Exercices de réduction d'endomorphismes en maths
Exercices de réduction d'endomorphismes en maths
Feuille d’exercices n◦ 7
Réduction d’endomorphismes
Montrer que toute matrice symétrique réelle d’ordre 2 est diagonalisable dans R.
Exercice 9 : racines carrées d’une matrice 3 × 3 trigonalisable - d’après oral II 2023 [correction]
1 0 0
Soit la matrice A = 0 2 −1 .
−2 2 −1
1. Trouver T triangulaire supérieure et P inversible telles que A = P T P −1 .
2. Trouver les matrices M de M3 (R) vérifiant M T = T M .
3. Montrer que si AM = M A alors tout vecteur propre de A est vecteur propre de M .
4. Résoudre M 2 = A dans M3 (R).
1 0 0 0
Exercice 15 : étude d’une matrice carrée d’ordre 2n particulière - d’après Mines-Télécom 2023
1 1 0 ··· ··· 0
0 1
1 0 ··· 0
.. . . . . . . . . ..
. . . . . . ∈ M2n (R).
Soit M = .. .. ..
. . . 1 0
0 ··· ··· 0 1 1
1 0 ··· ··· 0 1
1. Déterminer le noyau et le rang de M . Donner une base du noyau.
2. M est-elle diagonalisable dans C ? Donner ses valeurs propres.
qui est scindé dans R à racines simples. Donc A est diagonalisable dans R et Sp(A) = {2, 6} .
x x x x
En résolvant A =2 et A =6 , on détermine les sous-espaces propres de A :
y y y y
−1 3
E2 (A) = Vect(U1 ), U1 = et E6 (A) = Vect(U2 ), U2 = .
1 1
Donc B = (U1 , U2 ) est une base de R2 (assimilé à M2 (R)) formée de vecteurs propres de A
et on a :
−1 −1 3 2 0
A = P DP , où P = et D = .
1 1 0 6
M A = M (M 2 + M ) = M 3 + M 2 = (M 2 + M )M = AM (A et M commutent).
α2 0
−1 α 0 −1 2 0
2
M + M = A ⇐⇒ P P +P P =P P −1
0 β2 0 β 0 6
2
−1 α 0 α 0 −1 −1 2 0
⇐⇒ P P 2 + P P =P P P −1 P
0 β 0 β 0 6
2
α +α 0 2 0
⇐⇒ 2 =
0 β +β 0 6
⇐⇒ α2 + α = 2 et β 2 + β = 6
− 11 − 43 7 3
! !
4 1 3 −2 −3 4 4
M1 = , M2 = , M3 = , M4 = .
− 41 − 49 1 −1 −1 0 1 5
4 4
Donc, pour tout f ∈ LR (C), il existe (a, b) ∈ C2 tel que f = fa,b . Donc E ⊂ {fa,b , (a, b) ∈ C2 }.
• Si |b| < |Im(a)|, alors ∆ < 0 et χfa,b (X) n’est pas scindé dans R.
Dans ce cas, fa,b ∈ LR (C) n’est pas diagonalisable.
• Si |b| > |Im(a)|, alors ∆ > 0 et χfa,b (X) est scindé à racines simples dans R.
Dans ce cas, fa,b ∈ LR (C) est diagonalisable.
• Si |b| = |Im(a)|, alors ∆ = 0 et χfa,b (X) = (X − Re(a))2 est scindé dans R.
Dans ce cas, Sp(fa,b ) = {Re(a)} et fa,b ∈ LR (C) est diagonalisable ssi
Re(a) + Re(b) = Re(a)
Re(b) = 0
Im(b) − Im(a) = 0
Ma,b = Re(a)I2 ⇐⇒ ⇐⇒ Im(b) = 0 ⇐⇒ |b| = |Im(a)| = 0.
Im(a) + Im(b) = 0
Im(a) = 0
Re(a) − Re(b) = Re(a)
X −1 −1 −1
= 0 X +2 −1 = (X − 1) (X + 2)2 .
L2 ←L2 −L1
L3 ←L3 −L1 0 0 X +2
1 1 1
1 − (−2)n+1 n (1 − (−2)n )
3 3 (1 − (−2) ) 3
n 1 n 1 n+1 1
A = 3 (1 − (−2) ) 3 1 − (−2) 3 (1 − (−2)n )
1 n 1 n 1
3 (1 − (−2) ) 3 (1 − (−2) ) 3 1 − (−2)n+1
un
Si on pose Xn = vn , on a : ∀n ∈ N, Xn+1 = AXn .
wn
Par récurrence, ∀n ∈ N, Xn = An X0 (à faire). Donc
u0
1 − (−2)n+1 + v0 +w (1 − (−2)n )
u = 0
n 3 3
v0
1 − (−2)n+1 + u0 +w (1 − (−2)n ) .
∀n ∈ N, vn = 3 3
0
w0
1 − (−2)n+1 + u0 +v (1 − (−2)n )
wn = 0
3 3
Exercice 9 : racines carrées d’une matrice 3 × 3 trigonalisable - d’après oral II 2023 [énoncé]
X −1 0 0
1. χA (X) = 0 X −2 1 = (X − 1)(X 2 − X) = X(X − 1)2 . Donc Sp(A) = {0, 1}.
2 −2 X +1
x 0 x=0 x=0 x 0
A y = 0 ⇐⇒ 2y − z = 0 ⇐⇒ y = y ⇐⇒ y = y 1 .
z 0 −2x + 2y − z = 0 z = 2y z 2
| {z }
=u1
x x x=x x=0 x 0
A y = y ⇐⇒ y−z =0 ⇐⇒ y = y ⇐⇒ y = y 1 .
z z −2x + 2y − 2z = 0 z=y z 1
| {z }
=u2
χA étant scindé dans R, A est trigonalisable mais pas diagonalisable car dim(E1 (A)) = 1 < 2,
multiplicité de la valeur propre 1. A est donc semblable à une matrice triangulaire T dont les
coefficients diagonaux sont les valeurs propres de A comptées avec multiplicité.
Soit B = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 . det(u1 , u2 , e1 ) = −1 6= 0, donc B 0 = (u1 , u2 , e1 )
B
est une base de R3 telle que Au1 = 0R3 , Au2 = u2 et
1=1
x = −y
Ae1 = xu1 + yu2 + e1 ⇐⇒ 0=x+y ⇐⇒ , soit Ae1 = −2u1 + 2u2 + e1 .
y=2
−2 = 2x + y
0 0 −2 0 0 1
On a donc A = P T P −1 , avec T = 0 1 2 et P = 1 1 0 .
0 0 1 2 1 0
a b c
2. Soit M = d e f ∈ M3 (R). Alors M T = T M ssi
g h i
0 = −2g
b = −2h
−2a + 2b + c = −2i
0 = d + 2g b=d=g=h=0 a 0 2a − 2e
e = e + 2h ⇐⇒ c = 2a − 2e ⇐⇒ M = 0 e f .
−2d + 2e + f = f + 2i i=e 0 0 e
0=g
h=h
−2g + 2h + i = i
M A = AM =⇒ P ΓP −1 P T P −1 = P T P −1 P ΓP −1 =⇒ ΓT = T Γ.
P −1 P =I3
a 0 2a − 2e
Donc, d’après la question 2., M = P ΓP −1 , avec Γ de la forme 0 e f .
0 0 e
Remarque : On obtient ainsi que M u1 = au1 et M u2 = eu2 , et on en déduit que tout vecteur
propre de A, qu’il soit dans E0 (A) = Vect(u1 ) ou dans E1 (A) = Vect(u2 ), est aussi vecteur
propre de M (on peut aussi écrire cela à la question 3. et gagner du temps).
a 0 2a − 2e
Synthèse : Si M = P ΓP −1 , avec Γ = 0 e f alors on a :
0 0 e
2
a =0
a=0
2
2
2a − 2e = −2
M 2 = A ⇐⇒ P Γ2 P −1 = P T P −1 ⇐⇒ Γ2 = T ⇐⇒ ⇐⇒ e = ±1
e2 = 1
f = 1/e
2ef = 2
0 0 −2 0 0 2
On trouve deux solutions : M = P ΓP −1 , avec Γ = 0 1 1 ou Γ = 0 −1 −1 .
0 0 1 0 0 −1
Il reste à calculer P −1 par Gauss-Jordan, puis M = P ΓP −1 dans chaque cas (à faire).
X 0 0 1
0 X −1 0
χA (X) = = X × X(X 2 + 1) − (−1) × 1(X 2 + 1) = (X 2 + 1)2 = (X − i)2 (X + i)2 .
0 1 X 0
−1 0 0 X
A0 = I4 , A1 = A, A2 = −I4 , A3 = −A ...
Si A2p = (−1)p I4 alors A2(p+1) = (−1)p A2 = (−1)p+1 I4 .
Si A2p+1 = (−1)p A alors A2(p+1)+1 = (−1)p A3 = (−1)p+1 A.
(−1)p I4 si
(
n
n = 2p
Donc, par récurrence, pour tout n ∈ N, A = .
(−1)p A si n = 2p + 1
A(−A) = (−A)A = −A2 = I4 donc A est inversible, d’inverse A−1 = −A. Donc pour tout p ∈ N,
A−2p = (A−1 )2p = (−A)2p = A2p = (−1)p I4 et A−(2p+1) = (−A)2p+1 = −A2p+1 = (−1)p+1 A.
(−1)p I4 si
(
n = 2p
Donc pour tout n ∈ N, A−n = .
p+1
(−1) A si n = 2p + 1
1. On calcule K × C(a0 , a1 , a2 , a3 , a4 ) =
0 1 0 0 0 a0 a1 a2 a3 a4 a4 a0 a1 a2 a3
0 0 1 0 0 a4 a0 a1 a2 a3 a3 a4 a0 a1 a2
0 0 0 1 0 · a3 a4 a0 a1 a2 = a2 a3 a4 a0 a1 .
0 0 0 0 1 a2 a3 a4 a0 a1 a1 a2 a3 a4 a0
1 0 0 0 0 a1 a2 a3 a4 a0 a0 a1 a2 a3 a4
X −1 0 0 −1 0 0 0
0 X −1 0 X −1 0 0
= (−1)1+1 X + (−1)5+1 (−1) = X 5 − 1.
0 0 X −1 0 X −1 0
0 0 0 X 0 0 X −1
2π
Si on pose ω = ei 5 alors on a : Sp(K) = {1, ω, ω 2 , ω 3 , ω 4 } (racines 5-ièmes de l’unité) .
1 1
ω ω2
2 4
ω ,
Eω (K) = Vect(U2 ), où U2 = ω . De même, Eω2 (K) = Vect(U3 ), où U3 =
ω3 ω
ω 4 ω3
1 1
ω3
ω4
Eω3 (K) = Vect(U4 ), où U4 =
ω et Eω4 (K) = Vect(U5 ), où U5 =
ω3 .
ω4 ω2
ω2 ω
Donc B = (U1 , U2 , U3 , U4 , U5 ) est une base de R5 formée de vecteurs propres de K et, par la
formule de changement de base, on a :
1 1 1 1 1 1 0 0 0 0
1 ω ω2 ω3 ω4 0 ω 0 0 0
K = P DP −1 , où P =
2 4
1 ω ω ω ω3 et D =
0 0 ω2 0 0 .
1 ω3 ω ω4 ω2 0 0 0 ω3 0
1 ω4 ω3 ω2 ω 0 0 0 0 ω4
Ainsi, on obtient :
C(a0 , a1 , a2 , a3 , a4 ) = a4 K 4 + a3 K 3 + a2 K 2 + a1 K + a0 I5
= a4 P D4 P −1 + a3 P D3 P −1 + a2 P D2 P −1 + a1 P DP −1 + a0 P I5 P −1
= P (a4 D4 + a3 D3 + a2 D2 + a1 D + a0 I5 )P −1 ,
| {z }
=D1
λ2 = a4 ω 4 + a3 ω 3 + a2 ω 2 + a1 ω + a0 , λ3 = a4 ω 3 + a3 ω + a2 ω 4 + a1 ω 2 + a0 ,
λ4 = a4 ω 2 + a3 ω 4 + a2 ω + a1 ω 3 + a0 , λ5 = a4 ω + a3 ω 2 + a2 ω 3 + a1 ω 4 + a0 .
Donc C(a0 , a1 , a2 , a3 , a4 ) est diagonalisable, de valeurs propres λ1 , λ2 , λ3 , λ4 , λ5 ,
de sous-espaces propres respectivement associés E1 (K), Eω (K), Eω2 (K), Eω3 (K) et Eω4 (K) .
= ϕ(P ) + λϕ(Q).
ϕ(X k ) = k(2X −1)X k−1 +k(k −1)(X 2 −X −2)X k−2 = (k 2 +k)X k −k 2 X k−1 −2(k 2 −k)X k−2 .
0 −1 −4 0 ··· 0
.. . .. ..
. 2 −4 . .
. .
.. .. ..
. 0 6 . . 0
Donc A = .. .. .. .. ..
, qui est triangulaire supérieure.
. −2n2 + 2n
. . . .
.. ..
.. ..
. . −n2
. .
0 0 ··· ··· 0 n2 + n
χA (X) étant scindé dans R à racines simples, A est daigonalisable dans Mn+1 (R) .
m
X
ai ϕ(X i ), et deg(ϕ(X i )) = i si i ∈ 1, m (d’après la question 2.).
ϕ(P ) = a0 ϕ(1) +
|{z}
=0 i=1
Donc le coefficient dominant de ϕ(P ) est celui de am ϕ(X m ), c’est à dire am (m2 + m).
Si P est un vecteur propre associé à la valeur propre λk alors ϕ(P ) = λk P et, par identification
des coefficients dominants, on a :
am (m2 + m) = am (k 2 + k) ⇐⇒ m2 + m = k 2 + k.
am 6=0
5. Soit k ∈ [[0, n]]. D’après ce qui précède, il existe un vecteur propre Qk de degré k associé à la
valeur propre λk . Notons ak 6= 0 son coefficient dominant et posons Pk = a−1 k Qk .
Le polynôme Pk , étant non nul et colinéaire à Qk , est aussi un vecteur propre associé à λk .
De plus, Pk est unitaire (de coefficient dominant a−1 k ak = 1).
λk étant de multiplicité 1, l’espace propre associé est de dimension 1 et Eλk (ϕ) = Vect(Pk ).
Donc si P est un vecteur propre associé à λk distinct de Pk alors il existe α 6= 1 tel que
P = αPk , qui est de coefficient dominant α 6= 1. Ainsi, Pk est l’unique vecteur propre associé
à λk qui soit unitaire. Donc il existe
une unique famille (Pk )k∈[[0,n]] telle que Pk soit unitaire, de degré k et v.p. de ϕ associé à λk .
1
Donc P1 = X − . De même, P2 = X 2 + αX + β et ϕ(P2 ) = λ2 P2 ssi
2
2α − 4 = 6α α = −1
6X 2 + (2α − 4)X − α − 4 = 6(X 2 + αX + β) ⇐⇒ ⇐⇒ .
−α − 4 = 6β β = − 21
1
Donc P2 = X 2 − X − . De même, P3 = X 3 + αX 2 + βX + γ et ϕ(P3 ) = λ3 P3 ssi
2
= − 32
6α − 9 = 12α α
⇐⇒ 2β − 4α − 12 = 12β ⇐⇒ β = − 35 .
−β − 4α = 12γ γ = 11
20
3 3 11
Donc P3 = X 3 − X − X 2 + .
2 5 20
Remarque : pour la recherche des vecteurs propres Pi , on peut utiliser la matrice A.
= ϕ(P ) + λϕ(Q).
Donc ϕ est linéaire de E dans E, et donc ϕ ∈ L (E) .
n
Y
3. det(ϕ) = (k + 2)(k + 1) 6= 0 donc ϕ est bijective .
k=0
n
Y
χϕ (X) = (X − (k + 2)(k + 1)) est scindé à racines simples dans R. Donc ϕ est diagonalisable .
k=0
4. On pose λi = (i + 2)(i + 1). Ainsi, λ0 < λ1 < . . . < λn sont les valeurs propres de ϕ.
Soit Pi ∈ E non nul tel que ϕ(Pi ) = λi Pi (Pi est un vecteur propre de ϕ associé à λi ).
Notons k le degré de Pi et ak 6= 0 son coefficient dominant. D’après la question 2. et par linéa-
rité de ϕ, le terme de plus haut degré de ϕ(Pi ) est ak λk X k , alors que celui de λi Pi est ak λi X k .
Les valeurs propres étant distinctes, cela n’est possible que si k = i. Donc deg(Pi ) = i .
2. Soit λ ∈ Sp(f ). Il existe u ∈ R3 non nul tel que f (u) = λu. Donc
Comme f 3 (u) + f (u) = 0R3 , on a : λ3 u + λu = (λ3 + λ)u = 0R3 , avec u non nul.
3. Si u ∈ Im(f ), il existe v ∈ R3 tel que u = f (v), donc (f 2 + idR3 )(u) = f 3 (v) + f (v) = 0R3 et
donc u ∈ Ker(f 2 + idR3 ).
Si u ∈ Ker(f 2 + idR3 ), f 2 (u) + u = 0R3 , donc u = −f 2 (u) = f (−f (u)) ∈ Im(f ).
linéarité
Si f 6= 0L (R3 ) , il existe u ∈ Im(f ) non nul et, comme Im(f ) = Ker(f 2 + idR3 ), f 2 (u) = −u.
On note u3 ce vecteur et on pose u2 = f (u3 ). Ainsi, f (u2 ) = f 2 (u3 ) = −u3 et f (u3 ) = u2 .
Si u2 est nul alors f (u2 ) = 0R3 = −u3 : absurde car u3 est non nul ! Donc u2 n’est pas
linéarité
nul.
Si u2 et u3 sont colinéaires alors il existe un réel λ non nul tel que u2 = λu3 = f (u3 ) : absurde
car 0 est la seule valeur propre réelle possible ! Donc (u2 , u3 ) est libre dans Im(f ).
Par le théorème de la base incomplète, on peut compléter cette famille en une base B 0 =
(u1 , u2 , u3 ) de R3 et on a :
a 0 0
MatB0 (f ) = b 0 1 , avec a, b, c ∈ R, donc χf (X) = (X − a)(X 2 + 1).
c −1 0
Donc f admet a pour valeur propre réelle et, d’après 2., a = 0. Donc E0 (f ) = Ker(f ) est non
nul et on peut choisir u1 dans Ker(f ), car R3 = Ker(f ) ⊕ Im(f ). Ainsi, on a : f (u1 ) = 0R3 et
1.
0 0 0
MatB0 (f ) = 0 0 1 .
0 −1 0