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Cours sur l'Entrepreneuriat au Gabon

Le document présente le programme de cours sur les Principes Fondamentaux de l’Entrepreneuriat, dispensé par Dr. Joseph Stévy Mba Ollo à l'Institut Sous-Régional Multisectoriel de Technologie Appliquée. Il aborde des sujets tels que le choix de la forme juridique d'une entreprise, les différentes options de financement, et les formalités administratives nécessaires à la création d'entreprise au Gabon. Les informations incluent des détails sur les types de sociétés, les sources de financement, et les documents requis pour l'enregistrement des entreprises.

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Cours sur l'Entrepreneuriat au Gabon

Le document présente le programme de cours sur les Principes Fondamentaux de l’Entrepreneuriat, dispensé par Dr. Joseph Stévy Mba Ollo à l'Institut Sous-Régional Multisectoriel de Technologie Appliquée. Il aborde des sujets tels que le choix de la forme juridique d'une entreprise, les différentes options de financement, et les formalités administratives nécessaires à la création d'entreprise au Gabon. Les informations incluent des détails sur les types de sociétés, les sources de financement, et les documents requis pour l'enregistrement des entreprises.

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INSTITUT SOUS-REGIONAL MULTISECTORIEL DE TECHNOLOGIE

APPLIQUEE, DE PLANIFICATION ET D’EVALUATION DE PROJETS


------------------------------------
Institution Spécialisée de la CEMAC
BP 3910 Libreville – République Gabonaise
Site web : [Link]
Email : direction@[Link]

PROGRAMME DE COURS DU CYCLE LICENCE


PROFESSIONNELLE

LP-TC

Principes Fondamentaux de l’Entrepreneuriat

Chargé d’enseignement : Dr. Joseph Stévy Mba Ollo, Maitre-Assistant


des facultés des sciences économiques et gestion

Courriel : josephstevy7@[Link]

Téléphone : +241 77018809

Programme :

Période : du 11 au 15 décembre 2023

CONTENU

Chaque enseignant aura une semaine pour exécuter ses 30 heures de cours y compris le
contrôle continu. Il est libre d’effectuer autant de contrôles continus qu’il souhaite.
La semaine de cours compte cinq (05) jours, de lundi à vendredi, soit six (06) heures de cours
par jour.
Chaque jour peut-être comprise comme une séquence du cours. On aura donc :

Séquence 4 (jeudi) : Recherche de financement et choix de la forme juridique

Point 1 : Choix de la forme juridique

Les personnes souhaitant créer leur entreprise se trouvent vite face à un choix crucial : quelle
forme juridique choisir ? Les responsabilités, le capital social ou encore le régime fiscal qui s’y
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rapportent divergent fortement d’un statut à l’autre. Tour d'horizon des différents statuts
juridiques possibles.

Dans le cas du Gabon, le choix du statut juridique est encadré. En effet, l’Organisation pour
l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) qui regroupe aujourd’hui les 15 pays
de la Zone franc CFA (XAF) plus les Comores et la Guinée Conakry reconnait deux principaux
statuts juridiques : l’entreprise personnelle et les sociétés.

L’entreprise personnelle.

C’est celle dans laquelle la personne de l’entrepreneur et celle de l’entreprise ne font qu’un ;
leurs patrimoines se confondent. Evidemment, cette forme d’entreprise a des avantages et des
inconvénients que nous résumons dans un tableau ci-dessous.

Les sociétés.

Il existe plusieurs types de sociétés dont les plus répandues sont :

La société en nom collectif (SNC).

C’est une forme de société constituée par des personnes physiques qui se connaissent et se
font confiance et acceptent de courir ensemble des risques financiers d’exploitation. Tous les
associés ont la qualité de commerçant et répondent solidairement et indéfiniment des dettes
sociales. Il existe toutefois des règles relatives à la qualité de membre et à sa déchéance, le
principe étant l’unanimité pour la prise des décisions. Il n’existe pas de montant minimum de
capital, ni de délai de libération des apports et la société est administrée par un gérant.

La société en commandite simple (SCS).

Elle peut être créée par un ou plusieurs associés (commandités ou commanditaires)


indéfiniment et solidairement responsables des dettes sociales. Le capital est divisé en parts
sociales. Le montant du capital est fixé librement par les statuts. Les commandités sont des
commerçants. Ils peuvent gérer eux-mêmes la société. Les commanditaires ne sont pas des
commerçants. En conséquence, ils sont tenus du passif social qu’à concurrence de leurs
apports et ne peuvent s’immiscer dans la gestion de la société.

La société à responsabilité limitée (SARL).

Elle peut être créée par un ou plusieurs associés qui ne supportent les pertes qu’à concurrence
de leurs apports. Lorsqu’elle est constituée par un seul associé, elle prend le nom de SARL
unipersonnelle. Le montant minimum du capital est fixé à 100 000 FCFA divisé en parts
sociales d’une valeur nominale de 5 000 FCFA. La SARL est administrée par un ou plusieurs
gérants et un Commissaire aux comptes est obligatoire pour celles qui remplissent l’une des
conditions suivantes :

 capital supérieur à 10 000 000 FCFA,


 chiffre d’affaires supérieur à 250 000 000 FCFA,
 effectif permanent supérieur ou égal à 50 personnes.

La société anonyme (SA).

Elle peut être créée par plusieurs actionnaires. Cependant l’OHADA prévoit des cas de SA
ayant un actionnaire unique, il s’agit d’une SA unipersonnelle. Chaque actionnaire n’est
responsable qu’à concurrence de son apport et le capital de l’entreprise constitue la seule
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garantie pour les créanciers. La loi fixe le capital à 10 000 000 FCFA au minimum (divisé en
actions d’une valeur nominale de 10 000 FCFA au minimum) et 100 000 000 en cas d’appel
public à l’épargne ou d’inscription des titres à la bourse. Les SA ont deux modes de gestion :
 SA avec Administrateur Général (nombre d’actionnaire inférieur à 3),
 SA avec Conseil d’Administration (nombre d’actionnaire supérieur à 13).

Point 2 : Recherche de financement

Le financement de la création d’entreprise peut se faire par différents moyens. L’idéal est
d’obtenir, dans un premier temps, un financement par fonds propres. Ensuite, il sera possible
d’effectuer une demande de financement complémentaire à une banque.

Le financement par fonds propres : Il est également appelé financement permanent ou


financement par le haut de bilan. Les fonds propres sont généralement constitués des
apports personnels du dirigeant (épargne personnelle et contributions familiales) et des
associés éventuels.

Lors de la recherche des financements, il est courant de commencer par solliciter le cercle
proche. Cette démarche consiste à collecter des fonds auprès de membres de la famille, d’amis
ou d’autres relations.

Le prêt bancaire : Après être parvenu à financer ses besoins par des fonds propres, un
entrepreneur peut demander un financement à une banque. Généralement, la banque réclame
20 à 30 % d’apport.

Le prêt d’honneur : Il existe également la possibilité de trouver des aides à la création


d'entreprise ou des subventions régionales ou nationales, suivant la nature du projet. Ce type
de prêt se caractérise également par l'absence de garantie personnelle ou de caution. De plus,
il est généralement assorti d'un taux d'intérêt nul. Il est également comptabilisé au titre des
fonds propres de l'entreprise.

Les concours : De nombreuses associations, fondations, établissements d'enseignement et


autres organisations entrepreneuriales organisent des compétitions conçues pour les créateurs
d'entreprise ou les nouveaux dirigeants d'entreprise. Ces concours sont parfois ciblés vers des
publics spécifiques, tels que les jeunes entrepreneurs. Ils peuvent cibler également des
domaines particuliers, tels que le numérique, l'écologie, le commerce, ou encore l'économie
sociale et solidaire, par exemple. Les récompenses de ces concours comprennent souvent des
prix financiers, mais également l'opportunité de gagner en visibilité, de rencontrer des
partenaires potentiels et des investisseurs.

Le microcrédit : Les microcrédits sont typiquement offerts par des organismes associatifs.
L'octroi d'un microcrédit dépend de plusieurs critères :

1. Le porteur de projet : sa motivation, son expérience, ses compétences, et d'autres


facteurs similaires.
2. Le projet lui-même : son lieu d'implantation, son potentiel, ses prévisions de chiffre
d'affaires, et d'autres aspects pertinents.
3. La capacité de remboursement.

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Point 3 : Formalités administratives et légales de création d’entreprise

En fonction du choix effectué pour la forme juridique de l’entreprise, l’entrepreneur doit procéder
aux formalités administratives.

Dans le cas du Gabon, la rédaction des statuts incombe à l’investisseur qui peut soit s’attacher
les services d’un notaire, soit le faire lui-même, dans ce cas il devra par la suite les enregistrer
chez un notaire. Toutefois, il est conseillé aux investisseurs de s’attacher les services d’un
notaire pour besoin d’authenticité, d’impartialité et d’opposabilité. A cet effet, la loi prévoit des
seuils pour le paiement des honoraires dans cette profession en fonction du statut juridique.

Cependant, les statuts doivent obligatoirement être rédigés par voie notariée en cas d’apport
d’immeuble.

Le local et l’adresse professionnelle.

Il s’agit pour l’entrepreneur de fournir la preuve de l’existence d’un local pour son entreprise et
de sa localisation (adresse). Il est à noter que c’est l’une des pièces à fournir pour l’inscription
au registre de commerce. Deux cas de figure sont généralement observés :

 soit l’entrepreneur est locataire des locaux dans lesquels est implantée son entreprise,
dans ce cas il est soumis au régime juridique des baux commerciaux,
 soit l’activité exercée ne nécessite pas l’obtention d’un local pour recevoir la clientèle. Il est
alors permis d’envisager une simple domiciliation de l’entreprise. L’entrepreneur peut soit
recourir à une domiciliation collective dans des locaux communs à plusieurs entreprises,
soit recourir à une domiciliation temporaire à son propre domicile.

Pièces à fournir en fonction du type d’entreprise.

Après avoir constitué les éléments ci-dessus, l’entrepreneur devra se rendre au Centre de
Développement de l’Entreprise (CDE) qui est un guichet unique regroupant toutes les
administrations intervenant dans le processus de création d’entreprise. Le CDE remplace
l’ancien APIP. En fonction du statut juridique, il devra fournir les pièces suivantes :

Pour une entreprise personnelle :

 7 formulaires dûment remplis,


 3 copies de l’autorisation ou agrément technique, le cas échéant,
 3 copies de la carte nationale d’identité ou de la carte de séjour,
 1 extrait de l’acte de mariage et 1 copie,
 1 certificat de résidence et 1 copie (à retirer au CEDOC à 10 000 FCFA),
 1 copie du contrat de bail ou attestation de location légalisée,
 1 plan de localisation,
 1 quittance SEEG.

Les frais de dossier sont de :

 Pour les nationaux : 45 000 FCFA (soit 25 000 FCFA pour le CDE et 20 000 FCFA pour les
Greffes),
 Pour les expatriés : 95 000 FCFA (soit 75 000 FCFA pour le CDE et 20 000 FCFA pour les
Greffes).

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Pour une personne morale :

 9 formulaires dûment remplis,


 8 exemplaires des statuts à établir dans un cabinet (conforme au droit OHADA),
 5 copies de l’autorisation ou de l’agrément technique, le cas échéant,
 2 copies de la carte nationale d’identité ou de la carte de séjour ou du visa d’entrée du
gérant,
 2 extraits de casier judiciaires du gérant,
 1 plan de localisation,
 1 quittance SEEG.

Outre ces pièces doivent être ajoutés en supplément :

Pour les SA :

 5 expéditions de statuts,
 5 expéditions de déclaration notariée de souscription et de versement (DNSV),
 5 expéditions des procès-verbaux de délibération de la première séance du Conseil
d’Administration ou de l’Assemblée constitutive.

Pour les SARL : 3 exemplaires de la déclaration de régularité et de conformité.

Frais de dossier :

 Pour les nationaux : 95 000 FCFA (soit 50 000 FCFA pour le CDE et 45 000 FCFA pour les
Greffes),
 Pour les expatriés : 245 000 FCFA (soit 200 000 FCFA pour le CDE et 45 000 FCFA pour
les Greffes).

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