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Énergie éolienne : Concepts et systèmes

Ce cours sur les énergies renouvelables se concentre principalement sur l'énergie éolienne, en abordant les systèmes éoliens, les types d'éoliennes et leur intégration au réseau électrique. Il souligne l'importance des énergies renouvelables pour l'environnement et leur potentiel économique, tout en reconnaissant les défis liés à leur efficacité et leur capacité à remplacer les énergies conventionnelles. La Tunisie possède un potentiel éolien significatif, avec des variations régionales dans les ressources éoliennes disponibles.

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Énergie éolienne : Concepts et systèmes

Ce cours sur les énergies renouvelables se concentre principalement sur l'énergie éolienne, en abordant les systèmes éoliens, les types d'éoliennes et leur intégration au réseau électrique. Il souligne l'importance des énergies renouvelables pour l'environnement et leur potentiel économique, tout en reconnaissant les défis liés à leur efficacité et leur capacité à remplacer les énergies conventionnelles. La Tunisie possède un potentiel éolien significatif, avec des variations régionales dans les ressources éoliennes disponibles.

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Cours

Energies Renouvelables

Partie 1: Introduction générale& Energie éolienne

Jamel Belhadj
Professeur @ENSIT
Chercheur @LSE-Site ENSIT/ENIT

1
[Link]@[Link]

Grands points du cours

1. Notions sur les énergies renouvelables

2. Les systèmes éoliens


- Petites et grandes éoliennes
- Systèmes hybrides multi-sources
- Notions des puissances et Bilan d’énergie
- Parcs éoliens et critères d’interconnexion au réseau
(G.C.R)
2
Notions des énergies renouvelables

Définition et spécificité des énergies


renouvelables

Définition: Les énergies dites renouvelables par


définition sont potentiellement inépuisables

1. La nature peut les reconstituer assez


rapidement.

2. Contrairement au gaz, au charbon et au


pétrole, dont les réserves, constituées après
des millions d'années, sont limitées. 4
Les énergies solaires, éolienne, hydraulique,
géothermique et de biomasse sont les formes
les plus courantes et les plus exploitables.

1. Le soleil, origine de la vie et presque toutes


les sources d’énergies de la terre.

2. Un champ d’investigation pour l’homme, qui


cherche encore des sources d’énergies
inépuisables et non polluante pour progresser
en harmonie avec l’environnement.
5

La nature est généreuse

1. La terre reçoit environ 7000 GWh/ jour en


moyenne à la surface dues à l’énergie directe du
soleil.

1. On peut considérer exploitable 26 GkWh/Jour et


ça signifie milliers de fois la consommation
énergétique totale de l’humanité (1200 GkWh/an).

2. L’énergie reçue par la terre dans un jour est


équivalente à la consommation totale de l’énergie
pendant 27 ans.

Mais !!! CONVERSION- STOCKAGE 6


Deux solutions :

• L'énergie du Soleil ( Lumière, chaleur,


rayonnement ultraviolet) peut être transformée
en chaleur à l'aide de convertisseurs
héliothermiques

• L'énergie lumineuse du Soleil peut être


convertie en électricité grâce à des générateurs
photovoltaïques capables d'alimenter une
multitude d'appareils électriques

7
Effet photovoltaïque

Systèmes d’énergie renouvelable


1èr orientation : Grands systèmes: MW ( éoliennes de grande
puissance, parcs éoliens, centrales photovoltaïque CSP )
STOCKAGE
SOURCES RENOUVELABLES

CONVERSION
D’ENERGIE
RECEPTEURS

2ème orientation : Petits systèmes: Kw ( éolien, Photovoltaïque,


8
PAC, hybrides ) autonomes et /ou raccordés au réseau
Systèmes électriques les plus utilisés

-Les petits systèmes


Gamme de puissance jusqu’à 100kw

- Les grands systèmes


Gamme de puissance supérieure à 100kW

Grands systèmes : Exemple de grandes éoliennes

Parc Eolien de Sidi Daoued Energinet DK


10
Production : Onshore Production : Offshore
Grands systèmes

Hydraulique Energie des vagues

11

Petits systèmes : petites éoliennes

Éolienne à axe vertical


Éolienne à axe horizontal
Rotor de Savinous
VAWT HAWT 12
Petits systèmes: Mono-source
Biomasse Géothermique

Photovoltaïque

13

Petits systèmes : Systèmes hybrides multi-sources

14
Système hybride : Photovoltaïque – Eolien
Petits systèmes
Hydrogène ( vecteur d’énergie futur)
Pille à combustible ( Fuel cell)

Pile Ballard PEMFC de 80Kw

15

Trois facteurs militent en faveur des énergies


renouvelables :

1. Sauvegarde de l'environnement et
compétitivité des systèmes à E. R

2. Epuisement inévitable des ressources


limitées de la planète

3. Considérations économiques 16
Mais aussi : Les sources à énergies renouvelables sont :

- À puissance finie

- Non Dispatchable ( non commandable)

- Rendement des systèmes conversion faible

Conséquence

1. Les énergies renouvelables ne peuvent pas remplacer


dès aujourd'hui toutes les énergies conventionnelles

2. Elles peuvent suppléer l'énergie produite par les


services publics et enrichir la gamme des énergies
exploitées à l'heure actuelle
17

18
Stratégies à mettre en œuvre afin de satisfaire les besoins énergétiques
mondiales. En 2050
-Contribution de l’énergie renouvelable dans la production mondiale devrait
atteindre 20%
-Diminution de la contribution du pétrole, le charbon et le gaz naturel à 17,9%,
9,8%, et 26,4 respectivement.

19

Les systèmes éoliens


Grande éolienne – Parcs éoliens

20
Généralités sur l’énergie éolienne
Intérêt
Nouvel intérêt porté aux systèmes éoliens comme
source énergétique complémentaire depuis la moitié
des années 70

1. Chocs pétroliers successifs et la protection de


l’environnement des gaz à effet de serres

2. Evolution des technologies rend la conversion de


cette énergie de plus en plus efficace et donc son
utilisation
3. Economiquement compétitive par rapport aux
21
sources actuelles

Parmi toutes les énergies renouvelables


contribuant à la production d’électricité, l’énergie
éolienne tient actuellement le rôle de vedette.

- Ecologie

- Compétitivité
- Champs d’application

- Création d’emplois et de richesse. 22


Chantiers: Aménagement de l’infrastructure
23

Main d’œuvre qualifié, création des nouvelles filières

24
Depuis les années 80, les puissances moyennes
par aérogénérateurs sont passées:

50 kW à 200 kW (1990)

500kW (1998) à plus de 1MW

en 2002 (1,4 MW en Allemagne ) et 1,32 MW


à Sidi – Daoud

Actuellement:7MW onshore, 10 MW offshore.


25

Les raisons de cette croissance résident

-Forte volonté politique de


développement de cette filière

-Coûts de production qui deviennent de


plus en plus compétitifs.

Actuellement, en situation terrestre, une


installation de production éolienne coûte
à l’investissement, moins de 1 DT/Kw. La
production énergétique dépend ensuite
de l’intensité du vent. 26
Evolution des puissances installées de monde

27

70% Europe ( Espagne , Danemark: 20%)


Tunisie : 1%
28
( a très bien tôt 10%)
Evolution de la géométrie des éoliennes

29

Evolution des puissances et de la géométrie


des éoliennes

30
Source d’énergie primaire
Le Vent
Potentiel éolien

31

Le vent est le fluide moteur ‘ qui leur


permet de fournir l’électricité requise.

Le choix du type des aérogénérateurs


et l’estimation de l’énergie à produire en
dépendent étroitement.

La sélection d’un site pour


l’implantation d’une ou plusieurs
éoliennes nécessite essentiellement
l’évaluation et la mesure des ressources
en vent.

32
Les données météorologiques seront le meilleur
guide pour estimer les ressources éoliennes
disponibles, mais ces données ne sont que très
rarement collectées sur le site exact.

Ainsi, on doit toujours s’en servir avec beaucoup


de prudence.

La vitesse du vent se trouve très influencée par la


topographie et la rugosité de la zone environnante
et par les obstacles avoisinants. Dans la plupart
des cas, on risque de sous-estimer le potentiel
éolien si ces données ne sont pas ajustées pour le
site en question, même si celui-ci est situé à
proximité d’une station météorologique. 33

La mesure de la vitesse du vent se fait le plus


souvent par l'emploi d'un anémomètre à
coupelles qui se mettent à tourner autour de son
axe vertical.

En général, la vitesse du vent indiquée est la


moyenne des vitesses enregistrées pendant un
intervalle de 10 minutes en totalisant le nombre
de tours effectués.

En plus, l'anémomètre est également doté


d'une girouette indiquant la direction du vent.
34
(a) (b)

(c) (d)

Anémomètre Instruments de mesure du vent.


(a) Anémomètre à coupelles. (b) Girouette.
(c) Sonde de température. (d) Data Logger

35

36
Vitesse du Direction du
Spécification Température
vent vent

Intervalle de mesure 0-50 m/s 0°-360° -40°C-60°C


Seuil de
1.0 m/s 1.0 m/s -
fonctionnement
Limites d’humidité 0%-100% 0%-100% 0%-100%

Limites de Température -40°C-60°C -40°C-60°C -40°C-60°C

Erreur 3% 5° 1°C

Résolution 0.1 m/s 1° 0.1°C

Spécifications basique des instruments de mesure du vent.

37

Pour caractériser le vent, on s’appuie généralement


sur deux paramètres déterminants
-Une part la quantité d’énergie qu’il est susceptible
de fournir par le biais de sa vitesse,
-Autre part la direction de son déplacement.

L’estimation des ressources en énergie éolienne


présente une difficulté majeure vu que la quantité
d’énergie disponible varie avec la saison et l’heure du
jour.
Pour chiffrer la puissance éolienne disponible, qui
diffère de celle qui est récupérable à cause du
rendement des systèmes de conversion employés, on
l’évalue par le flux de l’énergie cinétique du vent en
écoulement à travers la section qui lui est
perpendiculaire (S). 38
Energie cinétique du vent

E c = 1 .m .v ²
2
1
Puissance du vent P= dE c
dt = .q.v 2

2
q : le débit d’air par unité de temps (kg/s).
q = dm = ρ.S.v
dt ρ : masse volumique de l’air = 1.22 Kg/m3

1
P = . ρ .S .v 3
2 1
P = .ρ.S . < v 3 >
Puissance moyenne du vent 2 39

Pour caractériser la puissance éolienne


disponible sur un site, on la détermine par unité
de surface :

P/S=½.ρ.<V3>

Quant à l’énergie éolienne annuelle moyenne


disponible par unité de surface, on la calcule en
faisant le produit de la puissance moyenne
disponible par unité de surfaceP/S avec le
nombre d’heures contenues dans une année H :

E=4,383.ρ.<V3>.
E : En kwh/m² .an.
H = 36525 . 24 = 8766 heures.
40
La Tunisie, de part sa situation géographique
possède un potentiel éolien très intéressant
dépassant les 500 MW.

Les régions méridionales et Centrales du pays


constituent les zones où le régime du vent est
important.

D’après des études faites à l’Institut National de


la Météorologie (INM), les ressources éoliennes
varient d’une région à l’autre, elles sont d’environ
900 kWh/m2/an dans certaines régions du Nord
Carte du vent
41

Gisement Eolien en Tunisie


Station E (kwh/m2/an
Tunis Carthage 405,576
Tabarka 171,881
Klibia 916 ,286
Tala 462,633
Gabès 330,203
Bizete 359,121
Jensouba 245,146
Kairouan 160,886
Monastir 598,571
Gafsa 170,819
Sfax 177,915
Sidi Bouzid 128,999
Tozeur 195,233
Jerba 270,963
Médnine 207,317
Ramada 223,856
42
El Borma 663,681
43

Le vent est un déplacement d’une masse d’air. Il


possède une vitesse et une direction.

-La vitesse est exprimée en m/s, km/h ou en nœuds


(1 nœud représente 1,852 km/h).

-La direction indique d'où provient le vent et elle


s'exprime en fonction de la rose des vents

44
Le mode le plus utilisé pour illustrer la loi de
distribution de la direction du vent est la rose des
fréquences qui joue un rôle très important dans la
localisation des sites appropriés à l'installation
d'éoliennes et dans l’estimation de l’énergie produite.

En effet, elle est établie à partir des fréquences


d’occurrence pour des intervalles donnés de la
vitesse et de la direction.

La rose des vents se subdivise en 36 secteurs de


10 degrés chacun.
Le rayon de chaque secteur indique la fréquence
relative de la direction du vent.

Lorsque sa vitesse est inférieure au seuil de


sensibilité des anémomètres, le vent est considéré
comme calme est sans direction associée. 45

0
35010 10
340 20
330 30
320 8 40
310 50
6
300 60
4
290 70

280 2 80

270 0 90

260 100

250 110

240 120
230 130
220 140
210 150
200 160
190 170
180

Rose de vent du site Sidi Daoud Cap Bon Tunisie (2001)


46
Extrait des résultats des mesures réalisées par la STEG à la centrale
éolienne de Sidi Daoud

47
Mesure de vitesse moyenne de vent du site Sidi Daoud

Modèle du vent utilisé pour étudier un système éolien


Vent fixe et vent variable

Vvent = Vbase + Vrampe + Vrafale + Vbruit

V base = V moyenne
V rampe = Echellon
V rafale = V max .sin( 2 .π
T .t)

V bruit = V min .sin( 100 . π


T .t)

Vbase = VMoyenne = 7.42 m/s


Vrampe = Echellon de vitesse de 1 m/s
Vrafal = Vent rafale de courte durée de Vmax = 14.5 m/s
48
Vbruit = Perturbation haute fréquence de Vmin = 0.25 m/s
Une analyse des mesure réelles du vent, montre que le modèle du vent
peut être sous la forme.

n
Vvent = V0 − (−1) i ⋅Vi ⋅ sin(wi t )
i =1
20

15
vitesse du vent

10

0 49
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
temps {s}

La vitesse du vent varie ainsi entre 0 et 16 m/s, ce qui


permet de balayer l’ensemble de la plage de puissance de
l’éolienne.
La période de cette vitesse est de 10 secondes,
horizon convenable pour les simulations du modèle
instantané. La vitesse moyenne sur cette durée vaut 7.42
m/s, ce qui permet de fonctionner à des puissances non
négligeables.

En effet, dans la réalité, le vent peut varier très


brutalement, ce qui implique des vitesses passant d’une
très faible à une très forte valeur en un temps très court,
et inversement. Ces variations brusques se traduisent par
des variations rapides de puissance éolienne,laquelle est
proportionnelle au cube de la vitesse du vent, cette
variation de puissance est susceptible de perturber le
réseau public. Il convient donc de se placer dans un cas
défavorable. 50
Cours
Energies Renouvelables & Efficacité Energétique

Partie 2: Systèmes éoliens

Jamel Belhadj
Professeur @ENSIT
Chercheur @LSE-Site ENSIT

[Link]@[Link] 1

2
Différents Types Technologies des
éoliennes

-Gamme de puissance

-Axe de rotation : VAWT- HAWT

- Génératrice : GAS ( IG-DFIG)- GS 3

Constitutions d’une éolienne


Dépend de la
Pale technologie
Système hydraulique de
réglage de l’inclinaison
des pales Accélérateur Génératrice
mécanique

Nacelle

Mat
4
Visualisation des paramètres à partir de la salle de contrôle

6
L’intégration

- d’un multiplicateur de vitesse


- et/ou des convertisseurs statiques dépend

fortement de la technologie de conversion


utilisée.

Entrainement de la machine par la turbine

•Attaque indirecte:

•Machine asynchrone à vitesse fixe.


•Machine asynchrone à vitesse variable.
•Machine asynchrone à double entrées.
•Machine synchrone excitée.

•Attaque directe (Direct Drive):

•Machine synchrone à aimant permanent.

8
Système éolien avec GAS à vitesse fixe

Fonctionnement à vitesse fixe (impossibilité Mppt).


Impossibilité de contrôle de P ou de Q.
Multiplicateur de vitesse nécessaire.
Pas besoin de convertisseurs statiques.
Faible coût .
9
Faible maintenance (sauf pour le multiplicateur).

Vitesse variant entre –50% et + 30% de la vitesse de synchronisme


Convertisseurs de petites taille.
Contrôle de la puissance active et réactive.
Nécessité de collecteur et de multiplicateur de vitesse
10
les systèmes de conversion utilisant une génératrice
asynchrone et un multiplicateur de vitesse, restent les
plus utilisés dans les parcs éoliens.

- Ces systèmes sont entraînés, dans la majorité des cas, à


une vitesse proche de 1500 tours/min et connectés
directement au réseau 50 Hz.

- La vitesse du vent augmente au-delà de sa valeur


nominale, la puissance est limitée aérodynamiquement
soit par le système « stall » ou « stall actif » ou
éventuellement par orientation des pales.

11

Dans la majorité des parcs éoliens, la puissance


unitaire installée est de l’ordre 2.5 MW.

Ce système de conversion, bien qu’il soit


économique et présentant une simplicité de
conception, donne lieu à plusieurs
inconvénients, tels que l’accrochage au réseau,
l’effet du flicker,

Absorption d’énergie réactive du réseau et


finalement il n’offre pas de degrés de libertés
pour répondre aux réglementations
d’interconnexion des parcs éoliens au réseau.
12
Vue d’intérieur de l’éolienne de grande puissance
13
(petite usine)

Equipements intérieurs : Gradateur de démarrage, disjoncteur, inverseur


14
….
Gradateur de
démarrage:
démarrage en
moteur
( montage à
thyristors)
15

Batterie de
condensateur
Compensation de
l’énergie réactive

Compensation par gradin : finesse de la compensation 16


Automate programmable (API) de
contrôle : Gradateur de démarrage et
compensation de l’énergie réactive

Dspace de contrôle de
l’éolienne en local

17

Côté
éolienne

18
Vers réseau
Procèdes de freinage de l’éolienne

2ème phase: freinage


mécanique ( patins)

1ere phase : Freinage aérodynamique: Aérofrein 19

Système éolien avec DFIG à vitesse variable

S
T

ω m

ω G
G.A.D.A

Vitesse variant entre –50% et + 30% de la vitesse de synchronisme


Convertisseurs de petites taille.
Contrôle de la puissance active et réactive.
Nécessité de collecteur et de multiplicateur de vitesse. 20
Principe et spécifications

-Le stator de la machine est directement raccordé


au réseau, la puissance électrique rotorique est
réinjectée au réseau

- Un redresseur et un onduleur permettant


l’adaptation des fréquences rotorique et statorique
et le contrôle de la puissance réactive.
- Les convertisseurs statiques sont dimensionnés
de sorte à véhiculer environ le tiers de la puissance
nominale. 21

Bien qu’elle soit avantageuse au niveau


variation de la vitesse et du dimensionnement
des CVS, elle donne lieu à certains
inconvénients:

- La présence d’un multiplicateur de vitesse,


maintenance du collecteur, difficulté de se
maintenir accrochées au réseau lors de défauts
transitoires.
- La puissance unitaire actuellement installée
est de l’ordre de 4.2 MW.

22
Système avec Génératrice Synchrone

Version 1: MS à excitation

23

Fonctionnement à vitesse variable..


Contrôle de P et de Q.
Convertisseurs surdimensionnés
Maintenance accrue(bagues au niveau rotor)

Impossibilité de fonctionner en iloté ( isolé)

24
Problème: Systèmes éoliens avec multiplicateur de vitesse
Problèmes des multiplicateurs de vitesse : Retour d’expérience ( sidi daoued)

25

Version 2: Entrainement direct : Direct Drive

26
• Système à V.V avec Double CVS
• Découplage totale machine/ réseau
• G.S à grand Nbre de paire de pôle
• Sans multiplicateur de vitesse

Possibilité de fonctionner en iloté ( isolé)


Démarrage et production sans le réseau

27

Problèmes de l’électronique de puissance


1000

500
Vs1{V}
Is1{A}

-500

-1000 28
8.52 8.54 8.56 8.58 8.6 8.62 8.64
time {s}
Version 3: Entrainement avec un
multiplicateur à un seul étage : Multibride

(1) : Roulement à rouleau. (2) multiplicateur de vitesse


29
(3) , (4) système de contrôle des pales.

30
31

Spectre de tendance des futures technologies

Source: Garrad Hassen Group Ltd « Future Wind Turbine Technology » DTU , Denmark, 14-15 Janvier 2009.
32
Dernière Installation : Turbine la plus puissante au monde :
ENERCON E-126: INSTALLEE EN ALLEMAGNE (EMDEN)

PUISSANCE: 7 MW (DD)

DIAMETRE DES PALES: 126 m

HAUTEUR DE LA TOUR: 138m

VITESSE DE ROTATION:12 tr/mn

PEUT SATISFAIRE ENVIRON 5000


FOYERS (Européens)
33

Énergie mécanique
Entrée (sous forme de vent

Transmissio Directe Multiplicateu


Heat loss dump
load

Type de Machines Machines Machines


machine synchrones synchrones asynchrones
multipolaires conventionnelles Conversion de
puissance

Rotor Rotor bobiné Aimant Rotor à Rotor


(contrôle de flux) permanent

Stator Bobiné Bobiné Bobiné Bobiné

Connexion Convertisseur de Convertisseur de Convertisseur de Small PE


au réseau puissance large puissance large puissance large converter

Sortie 34
Énergie électrique
Notions des puissances dans un système éolien

35

Notions des puissances : éolienne et récupérable


Énergie cinétique d’une masse M d’air qui se déplace avec une vitesse V

1 2
E = . M .V
2

1 3
Pe = . ρ . A .V
2

ρ=1.22kg/m3 : est la masse spécifique de l’air.36


Rendement du dispositif de conversion ( puissance mécanique récupérable

P
C e = 1
Pe
- Cp =f(λ,β) : Coefficient de performance de la turbine dépendant de λ et β.

λ : Coefficient de rapport de vitesse.

Ω ⋅R
λ =
V
Ω : La vitesse angulaire des pales (rad/s)

R : Le rayon ou la longueur des pales (m)


V : La vitesse du vent (m/s)

β : Angle de calage formé par la corde du profil et le plan de rotation de la


pale
(le plan perpendiculaire à l’axe de rotation).
37

u =Ω.r B
β
Bordde fuite
A c v

c
Bordd’attaque
v
Corde de référence
β Ω
38
Puissance mécanique récupérable par la turbine

1
Pm = ρ .π .R. 2 V .3 C P
2
Cpmax=0.593 : Limite de Betz

39

1
P = ∆E C = ρ . A ⋅ (V 12 − V 2
2
)
2

S
S2
S1 v1 v v2

→ → → → →
F = ρ . A .V ( V 1 − V 2 ) P = F .V = ρ.A.V 2 (V1 −40
V2 )
V + V2 V 2
V = 1 k =
V
2 1

1
P = ρ.A.V13(1+ k)2 (1− k)
4
dP
=0 2.(1+k).(1−k)−(1+k)2 =0
dk
1
k=
3

16 1 1
Pmax= × ρ.A.V1 ≈ 0.6 ρ.A.V13
3

27 2 2 41

42
Cp=(λ) : Différents nombres de pales

43

Cp=(λ, β) : Grandes éoliennes

(0.3− 0.00167β ) ⋅ sin(πλ + 0.1)


Cp (λ, β ) = − 0.00184(λ − 3)β
(13.5 − 0.3β )

Cp 0.35
beta=0°
Cp max beta=2°
0.3 beta=4°
beta=6°
0.25 beta=8°
beta=10°

0.2

0.15

0.1

0.05

0
0 1 2 3 4 5 6 6.6 7 8 9 10
Lamda max Lamda 44
Pour chaque éolienne il faut déterminer le Cp optimal

0.35

Bêta=0
Cp

Cp max

0.3
= 6.6

Cp = 0.3

0.25

0.2

0.15

0.1

0.05

Lamda opt

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Lamda

Extraction de la puissance maximale 45

Régulation de la puissance
P L im ita tio n d e
M .P .P .T p u is s a n c e

PN
??
P la g e d e p r o d u c tio n

v
vD vN vM

1. La zone , P= 0 (la turbine tourne mais ne fournit pas de la puissance)


2. La zone , dans laquelle la puissance fournie sur l’arbre dépend de la
vitesse du vent v.
3. La zone où la vitesse de rotation est maintenue constante
(régulation centrifuge) et la puissance Pt fournie reste égale à PN .
4. La zone , dans laquelle le système de sûreté du fonctionnement46
arrête le transfert de l’énergie.
Turbines à axe horizontal

Hélice au
vent

Hélice sous le
vent

47

Les turbines à axe horizontal sont actuellement les plus répandues car
leur rendement est supérieur à celui de toutes les autres machines

- Elles comportent des hélices à deux ou trois pales…

- Ces turbines ont un faible couple au démarrage mais qui augmente par
la suite
- Leur vitesse à bout de pale est très supérieure à celle du vent (jusqu’à
10 fois plus) et un bruit peut apparaître surtout si cette vitesse dépasse
(1/3) de la vitesse du son.

- Elles ne démarrent que pour des vitesses du vent le plus souvent


supérieures à 3m/s
- La longueur des pales peut être très grande, supérieure à 60m: les pales
seront soumises à des fatigues importantes dont les causes essentielles:

• La force centrifuge (traction sur le moyeu)


• Le poids des pales
• Les rafales dues aux vents forts qui entraînent une instabilité en
direction et en puissance.
48
Coefficient aérodynamique Cp en fonction de la vitesse de rotation
et le nombre de pales.

49

Classification des turbines à axe horizontal

Echelle Diamètre de l’hélice Puissance délivrée

Petite Moins de 12 m Moins de 100 kW


Moyenne 12 m à 45 m De 100kW à 1000
Grande 46 m et plus kW
1MW et plus

50
Turbine à axe vertical : petites éoliennes

51

Introduction – contexte du petit éolien

« PETIT EOLIEN »

Micro éoliennes Axe horizontal


P<500W

Mini éoliennes
500W<P<1kW
Axe vertical

Petites éoliennes
1kW<P<100kW

52
Exemples de réalisations

53

Exemple d’installation

? ?

54
Cp(λ) : faible et en cloche

C p( λ )= ao. λ3 + bo. λ2 + co. λ

(
Ceole=12.ρ.Sv. aoRv3.Ω2+bo.Rv2Ω.V +[Link].V ) 55

Bilan de puissance Turbine – Machine

Turbine éolienne Machine synchrone


Pertes inductives
Pertes Pertes Conversion Ls
inertielles inertielles électromagnétique
Source éolienne Jv Jm
v Céol,Ω Cméca,Ω Cem,Ω Es ,Is Us ,Is
1 P P P P P
P = ×ρ×S×v3 éol méca em em élec
vent2
Pertes d’efficacité Pertes par frottement Pertes résistives
Cp fm Rs
1 2 3
Énergie cinétique 1 Puissance 1 P
Puissance R = π R v Cp
Ec= mv2 disponible
P = Av3
récupérée 2
du vent 2 2
Cp= Cp(λ)

λ = RV.Ω
56
Vent moyen Vent instantané

Puissance électrique varie lentement


Puissance électrique proportionnelle en valeur instantanée % à la
en valeur moyenne à la puissance puissance éolienne : Filtres ( inerties
éolienne du systèmes )
57

Régulation de la puissance
P L im ita tio n d e
M .P .P .T p u is s a n c e

PN
??
P la g e d e p r o d u c tio n

v
vD vN vM

1. La zone , P= 0 (la turbine tourne mais ne fournit pas de la puissance)


2. La zone , dans laquelle la puissance fournie sur l’arbre dépend de la
vitesse du vent v.
3. La zone où la vitesse de rotation est maintenue constante
(régulation centrifuge) et la puissance Pt fournie reste égale à PN .
4. La zone , dans laquelle le système de sûreté du fonctionnement58
arrête le transfert de l’énergie.
Pourquoi la petite et la moyenne éolienne: Gamme de puissance (100Kw)

Idée de décentralisation de la production de l’énergie


électrique en petite quantité reste intéressante et de plus
en plus présente

1. Electrification rurale
2. Intégration à grande échelle en sites
Applications potentielles urbains ou aux bâtiments
3. Couplage avec d’autres sources (
SH): Réseau d’énergie iloté / ilotable

Contribution énergétique en sites


isolés « Secteur à zéro énergie » 59

60
Extension de la petite éolienne aux systèmes multi-
sources
Systèmes hybrides

61

62
Exemple de système hybride : Énergies – Eau

Processus de Pompage

Commande
et régulation
Eau brute Eau pure

Rejet

Processus du dessalement par O.I.


63

Système hybride pour


Système hybride pour le pompage
la télécommunication

64
Intérêt de la vitesse variable : Introduction du CVS

Pt
PN

n
nN
65

P [W] Pmax=f( opt)

Vv5
Vv4
Vv3
Vv2
Vv1
Ω [rad/s]

66
Redimensionnement des éoliennes par similitude
Dimensionnement
Rv
Rvref Lm
Lmref
v m Rm
Hvref Hv Rmref
Voilure Voilure
M.S
M.S

Rv Hv Rm Lm
α Rv = α Hv = α Rm = α Lm =
R vref H vref R mref Lmref

= Hv = = Rm =
Rv v
Lm m

α m = αv = P / Pref
Extrapolation des paramètres de la voilure et de la machine
67

Extension aux systèmes de très grandes puissances ( 1- 5Mw)


couplés à un réseau MT

Une ferme éolienne : Intégration dans réseau-MT

Dispatching et G.C.R- Réseau (Fonctions systèmes)

Défaut de type creux


de tension : accepté
par le parc éolien

68
Critères d’interconnexion des éoliennes au réseau

-Contrôle des puissances active et réactive


- Domaine de variation de la fréquence
- Harmoniques (Power Quality) Low Voltage Ride
- Facteur de puissance Through

69
Cous
Systèmes Photovoltaïques
Partie 1
Electricité Photovoltaïque: Intérêts, Développements et défis

Prof. Dr. Eng. Jamel Belhadj


Professeur @ ENSIT, DGE
Chercheur @ LSE-ENIT
[Link]@[Link]

J. Belhadj : version mars 2013

Soleil : Origine des toutes les énergies Renouvelables

Les énergies solaires, éolienne, hydraulique, géothermique et


de biomasse sont les formes les plus courantes et les plus
exploitables.

Hélios, Sol: Dieu du soleil Éole : Dieu du vent

J. Belhadj :2013 1/52


1. La terre reçoit environ 7000 GWh/ jour en
moyenne à la surface dues à l’énergie directe du
soleil.

2. On peut considérer exploitable 26 GkWh/Jour et


ça signifie milliers de fois la consommation
énergétique totale de l’humanité (1200 GkWh/an).

3. L’énergie reçue par la terre dans un jour est


équivalente à la consommation totale de l’énergie
pendant 27 ans.

Mais !!! CONVERSION- STOCKAGE

J. Belhadj : 2013 2/52

Deux solutions :
1. L'énergie du Soleil ( Lumière, chaleur,
rayonnement ultraviolet) peut être transformée
en chaleur à l'aide de convertisseurs
héliothermiques

2. L'énergie lumineuse du Soleil peut être


convertie en électricité grâce à des générateurs
photovoltaïques capables d'alimenter une
multitude d'appareils électriques

Effet photovoltaïque
J. Belhadj : 2013 3/52
Production de l’électricité solaire par la technologie
CSP (Concentrating Solar Power): Projet DESERTEC

J. Belhadj : 2013 4/52

Effet photovoltaïque

J. Belhadj : 2013 5/52


Etapes de fabrication: Cellule - système

J. Belhadj : 2013 6/52

Différentes Technologies du photovoltaïque

Modules Monocristallins Modules Polycristallins Modules Amorphes

-Meilleur -Prix du Watt -Rendement -Rendement


-Prix du Watt -Prix du Watt
rendement crête le plus élevé (13%) crête élevé faible (6%)
crête le plus
(15%) élevé
faible
-Puissance au -Sensible à -Puissance
-Puissance au -Très m² assez élevée l’ombrage et au m² la plus
-Moins sensible
m² la plus sensible à à la faible
à l’ombrage et à
élevée l’ombrage et -Grande température la température
à la disponibilité sur (perte de 18% (perte de 6% à
température le marché à 60°C) 60°C)
(perte de 22%
à 60°C)

J. 8Belhadj : 2013 7/52


Aujourd’hui : Dernière technologie: Photovoltaïque à concentration (CPV)

+
Rendement =40%

J. Belhadj : 2013 8/52

Notion : Puissance / surface


Cellule amorphe ( 50w/m2); Cellule monocristalline (180W/m2); celle Multicristalline (100W/m2)

Source : IEA -PVPS

J. Belhadj : 2013 9/52


Part de l’électricité solaire et développement futur

J. Belhadj : 2013 10/52

J. Belhadj : 2013 Source : Banque Suisse Sarasin, 2010 11/52


Evolution de nombre des installation

J. Belhadj : 2013 12/52

Production pv : 29.5 GW en 2011 39.7 GW en 2010 67.4 GW en2011

J. Belhadj : 2013 13/52


Installation autonome – Raccordées aux réseaux
Tendance vers les systèmes raccordés aux réseaux

Source : IEA -PVPS


J. Belhadj : 2013 14/52

Compétitivité économique des systèmes raccordés aux réseaux

PV raccordé au réseau ( petite et moyenne puissance ) : Rapport de 2 à 3 fois

J. Belhadj : 2013 15/52


Tendance vers les systèmes raccordés aux réseaux : 27.7 GW
2011
Production décentralisée de l’énergie
Eviter le stockage

Commutation de grid-connected en off-grid mode

• Application pour le résidentiel et Commercial (


BIPV)

• Centrale Photovoltaïque ( Very Large Scale PV


Station)
large industrial building; warehouses, airport
terminals or railway stations

J. Belhadj : 2013 16/52

J. Belhadj : 2013 17/52


Défis: Quatre facteurs fondamentaux

J. Belhadj : 2013 18/52

J. Belhadj : 2013 19/52


Systèmes Off Grid – Grid Connected : Toutes les gammes
de puissance

J. Belhadj : 2013 20/52

Systèmes autonomes : Toutes les gammes de puissance

Lampadaire photovoltaïque Plate forme pétrolière

J. Belhadj : 2013 21/52


Application pour les stations
Electrification rurale: Afrique
Télécommunications

J. Belhadj : 2013 22/52

Quelques Applications embarquées

Module solaire souple Les ailes de 63,4 m sont couvertes de 11.628 cellules
PV en si avec un rendement de 22% (Sunpower)

J. Belhadj : 2013 23/52


Grid Conected – Off Grid
Systèmes fixes ou avec suiveur solaire

J. Belhadj : 2013 24/52

Préfaisabilité : Situation géographique et métrologique du lieu du projet

Le lieu géographique de notre installation situé au nord-est de la Tunisie (au


Cap-Bon) qui est identifier essentiellement par :

Hémisphère Nord
Latitude : =36.9
J. Belhadj : 2013 25/52
Préfaisabilité : Evaluation des gisements

Atlas solaire mondial

E (Wh/m2.j)
9000
8000
7000
6000
5000
4000
3000 E (Wh/m2.j)
2000
1000
0

J. Belhadj : 2013 26/52

J. Belhadj : 2013 27/52


sin ( )
b= + cos ( ) ⋅a
tan ( s ) a

β β θs

! "
°

# $

J. Belhadj : 2013 28/52

! "

J. Belhadj : 2013 29/52


Phénomène de Mismatching et diodes antiparallèles

Effet sur le panneau Effet sur la puissance produite

J. Belhadj : 2013 30/52

Schéma équivalent d’une connexion Schéma équivalent d’une connexion série


série de cellules PV. de cellules PV avec diodes bypass.

J. Belhadj : 2013 31/52


Modèle électrique d’une cellule photovoltaïque
Ip

Rs
I Vd R sh R ch
ph Vp

une résistance « shunt » en parallèle (Rsh) modélise les courants


de fuite dus aux effets de bord de la jonction PN. Elle est de l'ordre de
quelques ohms (4 Ω– 30 Ω).
une résistance en série (Rs) modélise les pertes aux contacts et
connections. Elle est normalement très petite.

V p + Rs I p V p + Rs I p
I p = I ph − I s [exp( ) − 1] −
VT Rsh
nK B T
VT =
q

J. Belhadj :2013 32/52

Modèle d’un panneau photovoltaïque

La caractéristique du générateur photovoltaïque est


extrapolée à partir de celle d’une cellule:

- Ns cellules montées en série


- Np cellules montées en parallèle

1 V p Rs I p N pV p Rs I p
I p = N p I ph − I s exp( ⋅ ( + )) − 1 − −
VT N s Np N s Rsh Rsh

J. Belhadj : 2013 33/52


Panneau et générateur photovoltaïques

J. Belhadj : 2013 34/52

Caractéristiques Courant- tension, courant –puissance


8 4 80
400W

7 4 20

5.3A E=1000W/m²
6 3 60

5 E=800W/m² 3 00
Pv {W}
Ip {A}

4 2 40
E=600W/m²

3 1 80

2 1 20
75.5V

1 60

0 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 1 00
Vp {V }

Facteur de forme : Fill factor (FF)

V opt I opt
FF =
V co I cc
J. Belhadj : 2013 35/52
Effets des conditions climatiques

J. Belhadj : 2013 36/52

Un seul point de cette caractéristique permet un fonctionnement avec


le maximum de puissance délivrée par le générateur PV.

Ce point de fonctionnement à puissance maximale, qui correspond à


la tension et au courant du générateur PV, varie en fonction de
l’ensoleillement et la température.

Pour assurer un fonctionnement optimal, même si les conditions


climatiques varient, nous avons élaboré une commande MPPT qui
permet de générer la tension de référence.

J. Belhadj :2013 37/52


Performances d’un algorithme il faut tenir en compte de Effets des
conditions climatiques, robustesse et rendement énergétique, etc

J. Belhadj : 2013 38/52

Méthode statique
Cette méthode est basée sur la connaissance des
caractéristiques de tous les éléments constituant la chaîne
de puissance. Elle nécessite la pré-mémorisation des
caractéristiques statiques qui, à un , fait correspondre un
vecteur de commande.
Cette méthode présente des inconvénients tels que :
-Elle ne profite pas des enregistrements donnés par les
capteurs.
- Elle ne tient pas compte des variations de nombreux
paramètres constituant le modèle (vieillissement des
cellules, variation des résistances avec la température…).
Le moindre écart du modèle de la réalité engendre une
erreur sur la détermination du vecteur de commande
optimal.

J. Belhadj : 2013 39/58


Méthode dynamique: Cette méthode s’appuie sur l’asservissement
de la tension ( utilisation d’un module photovoltaïque ‘de référence’,
placé à côté du générateur à vide)
Pour les cellules photovoltaïques, le point de fonctionnement à
puissance maximale, correspond généralement à une tension égale à
environ 76% de la tension à vide.

J. Belhadj : 2013 40/52

J. Belhadj : 2013 41/52


Méthode de calcul de la dérivée de la puissance
Perturbation & Observation (P&O)

Cette méthode asservit le système à partir d’un calcul de


la dérivée de la puissance.
Le fonctionnement à puissance maximale correspond
évidemment à une dérivée nulle.

J. Belhadj : 2013 42/52

Implémentation en simulation et en pratique de la méthode


Perturbation & Observation (P&O)

J. Belhadj : 2013 43/52


Méthode de calcul de la dérivée de la puissance
Calcul de l’incrément de la conductance

J. Belhadj : 2013 44/52

Algorithme :incrément de la conductance

J. Belhadj : 2013 45/52


Commande d’un système photovoltaïque sur un bus
continu BT>50V

MPPT
Ip Is
DC +
Vp Vs C h arg e

DC -
B atteries 220V
P an ne au x s olaires

L D
Ie IL Is

Ic +
Q
Ve + Cpv C Vs Batterie Charge
-
-

J. Belhadj : 2013 46/52

GPV Ip IL Is

Ic L
Vp Ve C Vbat Batterie Charge
Cpv

β
1/Vbus

Vp Ip
IL
Voc Vp_ref Ic_ref VL Ve
- IL_ref -
Kv + PI -+ + PI -
+
Vp_ref

Régulation Cascade Tension- Courant


J. Belhadj : 2013 47/52
Commande d’un système photovoltaïque sur un bus
continu TBT<50V

Ip M PPT
Is
DC +
Vp
Vs C h a rg e

DC -
P a n n e a u s o la ire B a tte r ie s 4 8 V

Ip Ie
VL
IL Is
Icp
+
Ve +
_ C pv C Vs Batterie Charge

J. Belhadj : 2013 48/52

GPV IL L Is
Ip Ie

Ic
Vp Vs C Vbat Batterie
Charge
Cpv

1/ Vp_ref

Vp Ip
IL Vbat
Vco Vp_ref Ic_ref Ie Vp_ref
IL_ref
VL Vs
+- +- ++
Kv PI PI
-+
Vbat

Régulation Cascade Tension- Courant


J. Belhadj : 2013 49/52
Concept « système multi-sources » : Micro-Réseau électrique DC ou AC

Nœud d’interconnexion

Charge DC et/ou AC ( avec ou sans système de stockage)

Supervision et gestion de l’énergie: Intégration de la courbe de charge locale

J. Belhadj : 2013 50/52

Allemagne
2003

Grèce
2001

J. Belhadj : 2013 51/52


Applications potentielles en Tunisie

Dessalement d’eau par SH Pompage d’eau par système PV

J. Belhadj : 2013 52/52


Chapitre 3
Les Piles à Combustible
PAC

Prof. Dr. Eng. Jamel Belhadj


Professeur @ ENSIT, DGE
Chercheur @ LSE-ENSIT/ENIT
[Link]@[Link]

L’hydrogène : Vecteur d’énergie


Piles à combustibles
Fuel Cell
L’hydrogène est un nouveau vecteur énergétique, il peut
être associé aux piles à combustible pour le transport, la
production décentralisée et stockage d’énergie.
Cette une énergie de fusion pour le long terme et une
voie pour un avenir énergétique durable

Ce fuel de futur est caractérisé par :

- Densité d’énergie massique élevée : ~ 3 fois l’énergie


contenue dans l’essence (120 MJ/kg contre 44 MJ/kg)

- Elément abondant mais qui n’existe pratiquement à


l’état pur : constituant de l’eau (H2O) ou de composés
organiques (méthane CH4, charbon, biomasse…)
différents moyens de production

-Inodore, incolore, non toxique, pas d’impact


environnemental : la combustion de l’hydrogène
produit eau et chaleur

- Plus léger que l’air : il s’élève dans l’air et se dissipe


rapidement (4 fois plus vite que le gaz naturel)
Les propriétés énergétiques essentielles de l’hydrogène sont
les suivants :
- 1 kg H2 = 2.75 kg éq. Essence : Densité d’énergie volumique
faible : ~ 1/4 essence (8 MJ/L contre 32 MJ/L)
- L’hydrogène occupe plus de volume que l’essence : 1 litre
H2 liquide = 0.27 litre éq. Essence 1 litre essence = 5 litres H2
comprimé 700 bars

Associé aux piles à combustible, l’hydrogène présente une


efficacité énergétique et une flexibilité de la technologie
pour différents usages (électricité, transport, résidentiel,
industrie…) avec une bonne compétitivité économique
puisqu’il s’agit d’une énergie abondante, fiable et abordable
Cette introduction montre que l’hydrogène est une option
prometteuse...Mais il y’a une nécessite et un effort de
recherche important et une transition vers une nouvelle
infrastructure barrières à une économie hydrogène :

- Coût de production H2 (objectif : 4Dt/kg)


- Stockage H2 (> 500 km pour transport)
Coût pile à combustible (<50 Dt/kW pour transport)
- Sécurité, réglementation et normalisation
- Distribution H2 (investissement pour une nouvelle
infrastructure de distribution)
- Education (perception et acceptabilité du public)
- Les piles à combustible (PAC), dite en anglais Fuel Cell (FC) sont des
engins électrochimiques qui produisent l’électricité à partir d’une
réaction d’oxydation/réduction.

- Ces piles utilisent comme fuel d’entrée l’hydrogène et produisent le


courant électrique sous forme continu et l’eau.

- Ce principe est l’inverse au principe d’un électrolyseur qui


décompose l’eau en hydrogène (cathode) et oxygène (anode) par
passe d’un courant électrique.

- Techniquement l’oxygène est facile à obtenir de l’air, contrairement


pour l’hydrogène qui faut le produire au pré avant.

- Le principe de la pile à combustible est très vielleux, il date depuis


1839, découvert par un physicien et juriste très connu Sir William
Grove. Néanmoins à cause du prix élevé de la technologie, cet engin
électrochimique n’a pas été très utilisé jusqu’a la mission spatiale
Américaine « Gemini space missions » de 1960. Pour cette mission, les
piles à combustible ont montré une efficacité compares au nucléaire et
solaire.
Jeudi 22 OCTOBRE 2009

1839: Découverte de la pile H2/O2 en milieu acide par Sir William GROVE, juriste réputé au Royaume de
sa Majesté. Electrodes Pt/Pt ; 0.73 V ; qq mA/cm2. Batteries de 50 cellules W.R. GROVE, Philosophical
Magazine, Ser.3, 14 (1839) 127.
1895: Réalisation d'une"pile à charbon" de 1,5 kW en milieu KOH fondu.T = 450°C. Anode de coke-
Cathode de fer => transport ("Smokeless London").W.W. JACQUES, Harper's Magazine, 94 (1896) 144.
1933: Développement des premières piles industrielles H2/O2 en milieu KOH concentré .T = 80 à 200°C,
à PH2 = 40 bars, circulation d'électrolyte (chaleur à évacuer).
1954: Electrodes poreuses à diffusion de gaz(Ni) -P = 1 kW à5 kW. F.T. BACON, BaemaJournal, 6 (1954)
61.
1959 : Démonstration d'un tracteur électrique (pile BACON de 1,5 kW). H.R. IHRIG, Allis-Chalmers
Manufacturing Co., USA
1960 : Réalisation de piles BACON par Pratt and Whitney (UTC)
1970: Mission lunaire APPOLO sous l'égide de la NASA, puis navette spatiale.
1970 : Construction du premier véhicule électrique (Austin A40, 4 passagers) alimenté par une pile à
combustible AFC de 6 kW. Autonomie 300 km pour 2 kg d'hydrogène. Fonctionnement pendant 3 ans
(16 000 km parcourus). K.V. KORDESH, J. Electrochem. Soc., 118 (1971) 812.
1950: General Electric (USA) développe la 1ère pile H2/O2 à électrolyte à acide polymère(polystyrène
sulfoné) pour les missions GEMINI.
19681 kW ; 29 kg ; 37 mA/cm2 ; 500 hr opération => eau potable buvable à bord.
1967 : Programme TARGET-USA -PAFC -1 MW en1977 -4,5 MW en 1983.
1981 : Programme MOONLIGHT-MITI-Japon -PAFC -4,5 MW en 1983 -11 MW en 1991 (41 % de
rendement énergétique global).
1985 : Programme européen de la C.E.E. Bruxelles (Energie Non Nucléaire, JOULE, nième PCRD)
1989:1er colloque GROVE à Londres pour les 150 ans de la découverte des PAC.
1991 : Démonstration du bus expérimental de Ballard (Vancouver) 20 passagers -24 piles PEMFC de 5
kW -160 km d'autonomie.
1996 : Démonstration du NECAR II, véhicule expérimental Mercedes, Développé par Daimler-Benz et
alimenté par des piles PEMFC. P 50 kW -v 110 km/hr-autonomie 250 km (2x140 l H2, 250 bars).
1996 : Présentation, à la parade du véhicule électrique(MidosujiParade) lors de EVS-13 à Osaka en
Octobre, du véhicule RAV4 LEV de Toyota alimenté par une pile PEMFC de 20 kW (masse 120 kg) avec
stockage de H2 dans un hydrure métallique.
Equations électrochimiques : Modélisation

Caractéristique : Tension – courant et puissance –courant d’une cellule


PAC ensemble de cellules

Problème d’adaptation : comme pour le photovoltaïque


Caractéristique : Tension – courant et puissance –courant d’une cellule
Effet de la pression

Avantages des PAC:

+ Rendement énergétique élevé autour de 60%


+ Non polluante (Très faible et parfois zéro émission)
+ Très silencieuses, étant donné il n’a y’a pas des machines
tournantes (mise à part les faibles émissions sonores des pompes
et des ventilateurs)
+ densités d'énergie très élevées (> quelques kWhr/kg)

Inconvénients :
- Le prix de la technologie est encore très cher (autour de 10Dt le
Watt) : coût exorbitant pour les applications civiles
- Durée de vie très faible (autour de 1 an).
- difficultés de stockage de combustible gazeux : H2 , CH4,
- densités de puissance moyennes (100 < P < 1000 W/kg)
- utilisation de métaux précieux (Pt) en quantité trop élevée 1 à 5
g/kW pour les piles PAFC et PEMFC H2/air)
- Complexité technologique : circulation des fluides gestion
thermique, contrôle système, ...
Exemple de PAC commercialisées

Pile Ballard PEMFC de 80Kw

Les applications de la pile à combustible


Les piles à combustibles sont essentiellement utilisées pour produire de
l’énergie électrique (et éventuellement de la chaleur en cogénération) dans
une gamme de puissance très large
-1 W à quelques dizaines de MW) avec un rendement énergétique similaire
- Centrale électrique (1 à 10 MW)
- Véhicule électrique (10 à 200 kW)

Le véhicule électrique NECAR 5 (MERCEDES CLASS A) est équipée d’une pile à


combustible de 75kW PEMFC(4 kg LH2 ~ 60 litres ~ 400 km d’autonomie)
- Groupe Auxiliaire de Puissance (GAP de 1 à 100 kW)
- Générateur spatial (1 à 10 kW)
- Avions plus électrique et tout électrique : Airbus 380

- Applications domotiques (1 à 10 kW)


- Appareils électroniques portables (1 à 100 W)

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