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Nombres complexes : Concepts et Propriétés

Le document traite des nombres complexes, définissant leur ensemble, leur forme algébrique, et les opérations de base telles que l'addition et la multiplication. Il aborde également des concepts comme le conjugué d'un nombre complexe, ainsi que des propriétés géométriques liées à l'alignement et au parallélisme dans le plan complexe. Des exemples illustrent chaque concept, facilitant la compréhension des propriétés et des opérations sur les nombres complexes.

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Nombres complexes : Concepts et Propriétés

Le document traite des nombres complexes, définissant leur ensemble, leur forme algébrique, et les opérations de base telles que l'addition et la multiplication. Il aborde également des concepts comme le conjugué d'un nombre complexe, ainsi que des propriétés géométriques liées à l'alignement et au parallélisme dans le plan complexe. Des exemples illustrent chaque concept, facilitant la compréhension des propriétés et des opérations sur les nombres complexes.

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Nombres complexes .

8 Nouredddine AYYADI , 06 Juin 2023

I L’ ensemble des nombres complexes C.


1 Notion de nombre complexe.
Théorème 1
Il existe un ensemble noté C, appelé ensemble des nombres complexes, qui possède les
propriétés suivantes:

p C contient l’ensemble des nombres réels: R ⊂ C

p il existe un nombre complexe, noté i tel que i2 = −1 ( i 6∈ R ).

p tout nombre complexe z s’écrit de manière unique sous la forme z = a + ib, où a et b


sont des nombres réels.

C = {a + ib / a ∈ R ; b ∈ R et i2 = −1}.

Exemples 1

z = 3 + 2i ∈ C ; z2 = −5 ∈ R, donc z2 ∈ C ; z3 = 7 − 6i ∈ C ; . . .

2 Forme algébrique d’un nombre complexe.


Définition 1
Soit z ∈ C, il existe un unique couple (a, b) de R2 tel que z = a + ib.

1 L’écriture z = a + ib, où a ∈ R et b ∈ R s’appelle la forme algébrique du nombre


complexe z.

• a est la partie réelle de z, notée Re(z)


• b est la partie imaginaire de z, notée Im(z)

2 Un nombre complexe est réel lorsque sa partie imaginaire est nulle:


c-à-d z ∈ R ⇔ Im(z) = 0.

3 Un nombre complexe est dit imaginaire pur si sa partie réelle est nulle:
c-à-d z ∈ iR ⇔ Re(z) = 0.

Propriété 1
Égalité de deux nombres complexes.
Deux nombres complexes sont égaux si et seulement si ils ont la même partie réelle et la
même partie imaginaire :

a + ib = a0 + ib0 ⇔ a = a0 et b = b0.

© AYYADI Noureddine . 1/23 Nombres complexes . - 2 Bac - SM


Exemple 2
On considère le nombre complexe z = (2 + i)x2 + iy 2 + 4i(i − 1)x + 2i + 2
où x et y sont des nombres réels.
Déterminer l’ensemble des points M de coordonnées (x; y) tels que

1 z est réel.

2 z est imaginaire pur.

3 Im(z) = Re(z).

II Opérations sur les nombres complexes.


1 Addition et multiplication dans C.
Propriété 2
On pose z = a + ib, z 0 = a0 + ib0 et k un réel, on a :

© z + z 0 = (a + a0 ) + i(b + b0 ),

© z − z 0 = (a − a0 ) + i(b − b0 ),

© kz = ka + ikb,

© zz 0 = (aa0 − bb0 ) + i(ab0 + a0 b).

Remarques
1 Les règles de calcul sur les nombres réels s’étendent aux nombres complexes.

2 ∀(z, z 0 ) ∈ C2 : z × z 0 = 0 ⇔ z = 0 ou z 0 = 0.

Exemple 3
1 Exprimer sous forme algébrique le nombre complexe :
 1 2
Z = (2 + 3i)(3 − 4i) + 1 + i
2
2 Soit z un nombre complexe différent de −i.
1
Montrer que : ∈ R ⇐⇒ Imz = −1.
z+i
3 Résoudre dans C les équations suivantes :
1 + 3iz z+2
(E1 ) : (−1 + 4i)z + (1 − 2i) = iz + 3 (E2 ) : =i .
1 + 3z z−5

© AYYADI Noureddine . 2/23 Nombres complexes . - 2 Bac - SM


Exemple 4
1 a. Le nombre i est-il solution des équations suivantes:
• z 5789 = −1 • z 5790 = −1 • z 3578 = 1.
b. Soit n ∈ N. Calculer selon les valeurs de n , la somme 1 + i + i2 + · · · + in .
c. i. Calculer (1 + i)2 et (1 − i)2 .
ii. En déduire la forme algébriques desdeux nombres :
1 +
2024 2024 i 2031
(1 + i) + (1 − i) et .
1−i

1 3
2 Soit j = − + i
2 2
a. Calculer : j 2 et j 3 , puis déduire que j 2 + j + 1 = 0.
b. Soit n ∈ N. Calculer j n selon les valeurs de n.
c. Calculer la somme : 1 + j + j 2 + · · · + j 2022 .

Exemple 5
(1 + i)z − i
Pour tout C − {−1} , on pose Z 0 =
z+1

1 Déterminer l’ensemble des points M (z) pour que Z 0 , soit un nombre réel.

2 Déterminer l’ensemble des points M (z) pour que Z 0 , soit un nombre imaginaire
pur.

2 Représentation graphique d’un nombre complexe.


Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct (O; ~u; ~v ).

Définitions 2
ä Soit z = a + ib un nombre complexe , l’unique point M de coordonnées (a; b) est appelé
l’image du complexe z et on écrit M (z).

ä Au point M de coordonnées (a; b) on peut associer le nombre complexe z = a + ib,


On dit que z = a + ib est l’affixe du point M .

ä Au vecteur →

w de coordonnées (a; b) on peut associer le nombre complexe z = a + ib,
On dit que z = a + ib est l’affixe du vecteur →

w.

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5

4
M (4 + 3i)
3

2 →

w

1


v
−2 −1 →

u 1 2 3 4 5 6
−1

Propriétés 3
−→
1 Soient deux points A et B d’affixe zA et zB , alors l’affixe du vecteur AB est zB − zA .

2 Soient ~u et ~v deux vecteurs d’affixe z et z 0 , alors le vecteur ~u + ~v a pour affixe z + z 0 .

3 De plus, si k ∈ R, le vecteur k~u a pour affixe kz.

Exemples 6
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O; → −u ;→

v ).
On considère les points A, B et C d’affixes respectives :

b = 3i ; c = 2 − i.
a = 3 + 4i ;
−→ −−→
1 Déterminer l’affixe de chacun des vecteurs AB et BC.

2 Soit D le point du plan pour lequel ABCD est un parallélogramme .


Déterminer l’affixe de D.
−→ −→ −→
3 Soit E le point du plan défini par : AE = AB + AC

a. Déterminer l’affixe du point E.


b. Montrer que C est le milieu du segment [DE].

3 Conjugué d’un nombre complexe .


3.1 Définition et interprétation géométrique.
Définition 3
Soit z = a + ib, a ∈ R , b ∈ R, un nombre complexe.

On appelle conjugué de z, noté z, le nombre complexe z = a − ib.

Propriété 4
Dans le plan complexe, si le point M a pour affixe z, alors l’image M 0 de z est le symétrique
de M par rapport à l’axe des abscisses.

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4
M (a + ib)
3

−2 −1 1 2 3 4 5 6
−1

−2

−3 M 0 (a − ib)

−4

3.2 Le conjugué et opérations sur C.


Propriété 5
Soient z et z 0 deux nombres complexes, alors :

© z + z0 = z + z0. © z × z0 = z × z0.
z z
© z = z. © 0
= 0 avec z 0 6= 0.
z z
© (z n ) = (z)n avec z 6= 0. et n ∈ Z

© z ∈ R ⇐⇒ z = z. © z ∈ iR ⇐⇒ z = −z.
1 1
© Re(z) = (z + z). © Im(z) = (z − z).
2 2i

Exemples 7
 iz + 1  1−z
1 Simplifier l’expression suivante: A= − avec z 6= 0.
z z
2 Résoudre dans C l’équation : 5z + 3iz = 2 − 7i.

3 Soit z = x + iy tel que (x, y) ∈ R2


Déterminer tous les nombres complexes z dans chacun des cas suivants:
1 − iz z−1 3 + iz
• z2 + z + 1 ∈ R • ∈ iR • ∈ iR ∈R
1+z iz (1 + i)z − 1
√ √
4 Pour tout n ∈ Z , on pose Z1 = (5+6i)n +(5−6i)n et Z2 = ( 3+i)2n+1 +(i− 3)2n+1
Montrer que le nombre Z1 est réel et que le nombre Z2 est imaginaire pur.

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4 Interprétation complexe de l’alignement et du parallélisme.
Propriété 6
Soient A et B deux points d’affixes respectives zA et zB , alors l’affixe du point I le milieu
zA + zB
du segment [AB] est : zI = .
2

Propriété 7
Soient A ; B et C trois points deux à deux distincts d’affixes respectives zA ; zB et zC .
zC − zA
Alors les points A ; B et C sont alignés si et seulement si ∈ R.
zB − zA

Exemple 8
Soient M (z) , B(i) et N (iz) des points du plan avec z ∈ C.

Déterminer l’ensemble des points M pour que M, B et N soient alignés.

Exemple 9
On considère les points A ; B et C d’affixes respectives

zA = 3 + 4i ; zB = 5 + 6i et zC = 2 + 3i.
zC − zA
Calculer: , en déduire que les points A ; B et C sont alignés.
zB − zA

Propriété 8
Soient A ; B ; C et D quatre points du plan, d’affixes respectives zA ; zB ; zC
6 B et C 6= D. Alors:
et zD tels que A =
zD − zC
1 Les droites (AB) et (CD) sont parallèles si et seulement si ∈ R.
zB − zA
zD − zC
2 Les droites (AB) et (CD) sont orthogonaux si et seulement si ∈ iR.
zB − zA

Exemples 10
1 On considère dans le plan complexe les points A, B, C et D d’affixe respectives
zA = 3 + i, zB = 2 − 2i, zC = 2i et zD = 1 + 5i. Montrer que : (AB)//(CD).

2 On considère dans le plan complexe les points A, B et C d’affixe respectives


zA = 6 + 4i, zB = −1, zC = 2 − 2i . Montrer que le triangle ABC est rectangle en C.

Exemples 11
Pour tout z ∈ C, on considère les points A(−1) ; B(i) ; M (z) et N (z 2 ).

Déterminer l’ensemble des points M tels que les droites (BM ) et (AN ) soient parallèles.

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Propriété 9
Soient A et B deux points du plan d’affixes respectives zA et zB , et soient (α; β) ∈ R2 tel
que α + β 6= 0.

L’affixe du barycentre G du système pondéré {(A; α) ; (B; β)} est le complexe :

αzA + βzB
zG = .
α+β

Exemple 12
Soient x et y deux nombres réels. Soient les points A, B, C et G du plan complexe
d’affixes respectives:

zA = 1 + yi ; zB = 2i ; zC = x − i et zG = 1 + i.
Déterminer les valeurs des réels x et y pour que le point G soit le barycentre des points
pondérés (A; 2); (B; −1) et (C; 3).

Exemple 13
Soient c un nombre réel non nul et z un nombre complexe non nul.

On considère les points A, B, C, D et M d’affixes respectives 1, 1 + i, c, ic et z.

1 a. Montrer que A, D et M sont alignés ⇐⇒ (ic + 1)z + (ic − 1)z̄ = 2ic


(remarquer que c = c̄ )
b. Montrer que: (AD) ⊥ (OM ) ⇐⇒ (ic + 1)z − (ic − 1)z̄ = 0.

2 Soit h l’affixe du point H, le projeté orthogonal du point O sur (AD).

i
a. Montrer que : h − (1 + i) = (h − c).
c
b. En déduire que (CH) ⊥ (BH).

III Module et argument d’un nombre complexe.


Définition 4
Soit dans le plan complexe un point M d’affixe z = a + ib, a ∈ R, b ∈ R.
On appelle le module du nombre complexe z le réel positif , noté |z| défini par :
√ √
|z| = OM = z × z = a2 + b 2

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5

4
M (a, b)
3

b2
2

+
a2
= √
1

|
|z
−2 −1 1 2 3 4 5 6
−1

Exemple 14
Calcul du module des nombres complexes suivants :
√ √ √
© |3 + 4i| = 32 + 42 = 9 + 16 = 25 = 5.
p √ √
© |1 − i| = 12 + (−1)2 = 1 + 1 = 2.
p √ √
© | − 5 − 2i| = (−5)2 + (−2)2 = 25 + 4 = 29.

© | − 5| = 5.
√ √
© |9i| = 02 + 92 = 81 = 9.

Propriété 10
Pour tous points A et B d’affixes respectives zA et zB , on a :
−→
AB = ||AB|| = |zB − zA |

Exemple 15
On considère dans le plan complexe les points:
√ √
A(2) ; B(1 + i 3) ; C(3 + i 3)

Montrer que le triangle ABC est équilatéral.

Propriété 11
Pour tous nombres complexes z et z 0 :

© |z| = | − z| = |z| © |z × z 0 | = |z| × |z 0 | © |z| = 0 ⇔ z = 0


z |z|
© 0
= 0 ( avec z 0 6= 0 ) © (∀n ∈ Z) |z n | = |z|n ( avec z 6= 0 )
z |z |
© |z + z 0 | 6 |z| + |z 0 | (inégalité triangulaire.)

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Exemples 16
1 Déterminer le module de chacun des nombres complexes suivants:

√  1 + i 6 √ ( 3 + i)(2 + 2i)
• z1 = ( 2 + i)2 • z2 = • z3 = (1 + i 3)(4 − i) • z4 =
2i 3 + 4i
2 Pour chaque cas ci-dessous , déterminer et représenter l’ensemble des points M
d’affixes z qui vérifie :

• |z − i| = 4 • |z − 2i| = |z + i| • |iz − 3 + 4i| = |z + 2i|

Exemples 17
1 Soit u un nombre complexe tel que u 6∈ R.
Montrer que : (∀z ∈ C) |1 + uz| = |1 + uz| =⇒ z ∈ R.
n 1 o z + 2i
2 Pour tout z ∈ C − − i , on pose : Z = , montrer que :
2 2z + i
|z| = 1 ⇐⇒ |Z| = 1.

1 − iz
3 Soit z ∈ C , on définit z 0 = lorsque z 6= i
z−i
On note M, M 0 , A et B d’affixes respectives z, z 0 , i et −i.

a. Calculer AM × BM 0
b. Montrer que si le point M varie sur le cercle (C) de centre A(i) et de rayon 4 ,
1
alors le point M 0 varie sur un cercle (C 0 ) de centre B et de rayon .
2

Exemple 18
On considère dans C , l’équation : (E) : (z − 1)n = (z + 1)n avec n ∈ N.

1 Montrer que si z est une solution de l’équation (E), alors z est imaginaire pur.

2 Résoudre dans C l’équation (E).

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IV Argument et forme trigonométrique d’un nombre com-
plexe non nul.
1 Argument d’un nombre complexe non nul.
Définition 5
Soit dans le plan complexe un point M d’affixe z = a + ib, a ∈ R, b ∈ R.
On appelle argument du nombre complexe non nul z, noté arg(z), toute mesure en radians
−−→
de l’angle orienté: (→
−\
u , OM ) et on écrit :

−−→
arg(z) ≡ (→
−\
u , OM ) [2π]
≡ θ [2π]

4
M (z)
3

1


v θ

−2 −1 →

u 1 2 3 4 5 6
−1

Remarques
© Un nombre complexe non nul z a une infinité d’arguments:
Si θ est un de ces arguments, alors tous les autres sont de la forme θ + 2kπ, k ∈ Z.

© z ∈ R∗+ ⇔ arg(z) ≡ 0 [2π] © z ∈ R∗− ⇔ arg(z) ≡ π [2π]


π π
© z ∈ iR∗+ ⇔ arg(z) ≡ [2π] © z ∈ iR∗− ⇔ arg(z) ≡ − [2π]
2 2

Propriété 12
Soient z et z 0 deux nombres complexes non nuls . On a les relations suivantes :

© arg(z) ≡ − arg(z) [2π] © arg(−z) ≡ π + arg(z) [2π]


1
© arg(zz 0 ) ≡ arg(z) + arg(z 0 ) [2π]. © arg( ) ≡ − arg(z) [2π].
z
z
© arg( 0 ) ≡ arg(z) − arg(z 0 ) [2π] © arg(z n ) ≡ n arg(z) [2π] (n ∈ Z).
z

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2 Forme trigonométrique d’un nombre complexe.
Définition 6
Tout nombre complexe non nul z peut-être écrit sous la forme z = r(cos θ + i sin θ) avec :

ä arg(z) = θ ∈ R est l’argument de z

ä |z| = r ∈ R+∗ est le module de z

Cette écriture s’appelle écriture trigonométrique ou forme trigonométrique de z.

Notation simplifier : z = r(cos θ + i sin θ) = [r, θ].

Exemple 19
Écrire sous forme trigonométrique les nombres complexes suivants: √
• z1 = 3 • z2 = −4 • z3 = 2i • z4 = −1 + i • z5 = − 3 + i
√ √ √
• z6 = −17 • z7 = −6 3+6i • z8 = 5i • z9 = 6+i 2.

Exemples 20

1 Déterminer l’argument du nombre complexe Z = ( 3 + i)(1 + i)

2 Donner la forme algébrique du nombre complexe Z


5π 5π
3 En déduire les valeurs exactes de cos et sin .
12 12

Propriété 13
Soient z et z 0 deux nombres complexes non nuls tels que :
z = r(cos θ + i sin θ) = [r, θ] et z 0 = r0 (cos θ0 + i sin θ0 ) = [r0 , θ0 ]

© z = [r, −θ] © −z = [r, θ + π]


1 h1 i
© z × z 0 = [r, θ] × [r0 , θ0 ] = [r × r0 , θ + θ0 ] © = , −θ
z r
z [r, θ] hr
0
i
© = = , θ − θ © z n = [r, θ]n = [rn , nθ] (n ∈ Z).
z0 [r0 , θ0 ] r0

Exemple 21
1 a. Donner une forme trigonométrique
√ de chacun des nombres complexes suivants:
z1 = −3 − 3i et z2 = 1 + i 3
b. En déduire une forme trigonométrique des nombres complexes suivants :
z1 z4
• z1 × z2 • • 1 • z215
z2 z2
2 Soit θ un nombre réel .
Écrire sous forme trigonométrique chacun des nombres suivants:
√ √
z1 = (1 − i 3)(1 + i)(cos θ − i sin θ) et z2 = (1 + i 3)(1 − i)(sin θ + i cos θ)

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3 Relation entre la forme algébrique et une forme trigonométrique d’un
nombre complexe.
Propriété 14
Soient z = a + ib et z = r(cos θ + i sin θ) sont respectivement la forme algébrique et une
forme trigonométrique d’ un nombre complexe non nul z, on a alors :
√ a b
r= a2 + b 2 ; cos θ = ; sin θ =
r r

Exemple 22
Calcul d’un argument de nombres complexes :
 √
2 2 2
 cos θ = √ 2 = √ =


π π
√2
2 +2 2 2 2
Ô z1 = 2+2i : ⇒θ= ⇒ arg(2+2i) = .
2 2 2 4 4
 sin θ = √ = √ =


22 + 22 2 2 2

 1 1 1
 cos θ = q =√ =

 √ 2 4 2
√ 12√+ 3


√ π
Ô z2 = 1 + i 3 : ⇒θ=
3 2 3 3
sin θ = q =√ =



 √ 2 4 2
12 + 3

√ π
⇒ arg(1 + 3i) = .
3

V Angle de deux vecteurs et argument d’un complexe.


Propriété 15
Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct (O; ~u, ~v ).
Soient A ; B ; C et D quatre points distincts deux à deux , d’affixes respectives zA ;
zB ; zC et zD
−→
1 (→

u , AB) ≡ arg(zB − zA ) [2π].
−→ −→ z − z 
C A
2 (AB, AC) ≡ arg [2π].
zB − zA
−→ −−→ z − z 
D C
3 (AB, CD) ≡ arg [2π].
zB − zA

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Exemple 23
Dans le plan complexe, A, B et C sont les points d’affixes:
zA = 1 + i , zB = 4 + 5i , zC = 5 − 2i .
−→ −→ π
1 Montrer que AB = AC, puis que (AB, AC) ≡ − .
2
2 En déduire la nature du triangle ABC.

Propriété 16
Soient A ; B ; C et D quatre points distincts deux à deux , d’affixes respectives zA ;
zB ; zC et zD

1 A ; B et C sont alignés si et seulement si


z − z  z − z 
A C A C
arg ≡ 0 [2π] ou arg ≡π [2π]
zB − zC zB − zC
2 (AB)//(CD) si et seulement si
z − z  z − z 
D C D C
arg ≡0 [2π] ou arg ≡π [2π]
zB − zA zB − zA
3 (AB) ⊥ (CD) si et seulement si
z − z  π z − z  π
D C D C
arg ≡ [2π] ou arg ≡− [2π]
zB − zA 2 zB − zA 2
4 Les points A; B; C et D sont alignés ou cocycliques (appartenant au même cercle )

si et seulement si
zD − zA zD − zC
÷ ∈R
zB − zA zB − zC

Exemple 24
On considère les points A ; B et C d’affixes respectives
√ √ √
a = 2 + 2i 3 ; b = −4 + 4i 3 et c = −1 + i 3.
b−c
1 Déterminer l’argument de nombre complexe .
a−c
2 En déduire que les deux droites (AC) et (BC) sont perpendiculaires.

Exemple 25
√ √ √
Soient A(2 + 2i 3) ; B(2 − i 3) ; C(−1 + i 3) et D(−1 + i).
Montrer que : (AB)//(CD).

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Exemple 26
On considère les points A ; B ; C et D d’affixes respectives

zA = 3 + 4i ; zB = −2 + 3i ; zC = −2 − i et zD = −1 − 2i.
zD − zB
1 Calculer . Est-ce que les points A ; B et D sont alignés ?
zA − zB
2 a. Montrer que les points A ; B ; C et D sont cocycliques.
b. Déterminer le centre et le rayon du cercle qui les contient.

VI Forme exponentielle
1 Définitions et propriétés
Définition 7
Pour tout nombre réel θ, on pose : cos θ + i sin θ = eiθ .

Définition 8
Soit z = a + ib un nombre complexe non nul de module r = |z| et dont un argument est
θ = arg(z).
On note ce nombre z sous la forme z = r eiθ .
Cette écriture est appelée notation exponentielle de z.

On a alors z = r eiθ = r(cos θ + i sin θ) = r cos θ + ir sin θ = a + ib

Exemple 27
Différentes écritures d’un nombre complexe:

Forme algébrique Forme trigonométrique Forme exponentielle

√ h  π  π i √ −i π
1−i 2 cos − + i sin − 2e 4
4 4
√ h π   π i π
3+i 2 cos + i sin 2 ei 6
6 6

2 Règles de calcul en notation exponentielle


Propriété 17
Pour tous θ, θ0 ∈ R, tous r, r0 ∈ R+
∗ , tout n ∈ N :
0 0 n
© r eiθ × r0 eiθ = rr0 ei(θ+θ ) . © r eiθ = rn einθ .

r eiθ r 0
© 0 iθ0 = 0 ei(θ−θ ) . © r eiθ = r e−iθ © −r eiθ = r ei(θ+π) .
r e r

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Exemple 28
Écrire sous formes exponentielles les nombres complexes suivants :
√ z1
P z1 = 1 − i, P z2 = 3+i , P z1 × z2 , P , P z15 .
z2

VII Formules de MOIVRE et d’EULER


1 Formule de MOIVRE
Propriété 18
Pour tout θ ∈ R et tout n ∈ N : (cos θ + i sin θ)n = cos(nθ) + i sin(nθ).

Exemples 29
Factorisation de cos(2θ) et sin(2θ) :

Ô On a d’une part : (cos θ + i sin θ)2 = cos(2θ)+i sin(2θ) d’après la formule de MOIVRE,

Ô et d’autre part : (cos θ + i sin θ)2 = cos2 θ + 2i cos θ sin θ − sin2 θ par développement,

Ô d’où : cos(2θ) = cos2 θ − sin2 θ

Ô et sin(2θ) = 2 cos θ sin θ.

Exemple 30
 1 + i√3 20
1 Déterminer une forme algébrique du nombre complexe : .
1−i
√ √
2 Pour tout n ∈ Z , on pose An = ( 3 − i)n + ( 3 + i)n
En utilisant la formule de Moivre , montrer l’équivalence suivante:

An = 2n+1 ⇐⇒ n ≡ 0 [12].

2 Formules d’EULER
Propriété 19
eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ
Pour tout θ ∈ R : cos θ = et sin θ = .
2 2i

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Exemples 31
Linéarisation de sin2 x :
2
e − e−ix e2ix − 2 eix e−ix + e−2ix −2 + e2ix + e−2ix
 ix
2
Ô sin x = = = =
2i −4 −4
e2ix + e−2ix

1 1 
1− = 1 − cos(2x) .
2 2 2
1 − cos(2x)
Ô donc : sin2 x = .
2

Exemple 32
π 3π 5π 7π
1 Linéariser sin4 x , calculer la somme : S = sin4 + sin4 + sin4 + sin4
8 8 8 8
2 Linéariser cos4 x

3 Formules d’angle moitié .


Propriété 20
Soient θ et θ0 deux nombres réels quelconques , on a :

iθ iθ0 θ − θ0 i( θ+θ0 )
p e +e = 2 cos( )e 2
2
0 θ − θ0 i( θ+θ0 ) θ − θ0 i( θ+θ0 + π )
p eiθ − eiθ = 2i sin( )e 2 = 2 sin( )e 2 2
2 2

Deux cas particuliers:


θ θ θ θ θ θ π
p eiθ + 1 = 2 cos( ) ei( 2 ) et eiθ − 1 = 2i sin( ) ei( 2 ) = 2 sin( ) ei( 2 + 2 )
2 2 2
Exemples 33
Soit θ un nombre réel , déterminer , selon les valeurs de θ , une écriture exponentielle de
chacun des nombres complexes:
z3
z1 = 1 + cos θ + i sin θ ; z2 = 1 − sin θ + i cos θ ; z3 = 1 − cos θ + i sin θ ; z4 =
z1

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VIII Racine nème d’un nombre complexe non nul.
1 Racine nème de l’unité .
Propriété 21
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2.

On appelle racine nème de l’unité tout nombre complexe u tel que un = 1.


n o
L’ensemble des racines nème de l’unité est noté Un . On a donc : Un = z ∈ C / z n = 1

Exemple 34
Déterminer U3 et U4

Propriété 22
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2.
2kπ
Posons, pour tout k ∈ {0; 1; 2; · · · ; n − 1} : ωk = ei n . Alors :

1 Pour tout k ∈ {0; 1; 2; · · · ; n − 1} : ωk = ωn−k

2 Pour tout k ∈ {0; 1; 2; · · · ; n − 1} : ωk = ω1k


k=n−1
X
ème
3 La somme des n racines n de l’unité est nulle c-à-d ωk = 0.
k=0

4 Les racines nème de l’unité sont représentées dans le plan complexe par les sommets
d’un polygone régulier à n côtés inscrit dans le cercle trigonométrique , et dont l’un des
sommets est le point d’affixe 1.
Ce polygone est symétrique par rapport à l’axe des abscisses .

2 Racines nème d’un nombre complexe non nul.


Propriété 22
Soit Z un nombre complexe non nul et n un entier naturel supérieur ou égal à 2.

Une racine nème de Z est un nombre complexe z tel que z n = Z.

Propriété 23
Soit n ∈ N∗ − {1}} et Z un nombre complexe non nul d’argument ϕ : Z = |Z|eiϕ

Le nombre Z admet exactement n racines nème données par:


p ϕ 2π
zk = n |Z| ei( n +k n ) avec k ∈ {0; 1; 2; · · · ; n − 1}

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Exemple 35
1 Déterminer les racines cinquièmes du nombre complexe 1 − i.

− 2
2 a. Déterminer les racines cubiques du nombre complexe : a= (1 + i)
16
13π 13π
b. En déduire les valeurs de cos et sin
12 12
3 On considère dans C l’équation suivante : (E) : z 3 = 2 − 11i

a. Vérifier que : z0 = 2 − i est une solution de (E).


b. En déduire l’ensemble solution de l’équation (E).

Remarque
L’ensemble des racines nème de Z est : { z0 ω / ω ∈ Un } avec z0 est l’une des racines
nème de Z c-à-d z0n = Z.

Exemple 36
1 Déterminer les racines 7ème de l’unité .
2iπ
2 On pose: ω=e 7 ; A = ω + ω 2 + ω 4 et B = ω 3 + ω 5 + ω 6

a. Montrer que les nombres A et B sont conjugués .


b. Montrer que : ImA > 0.
Calculer A + B et A × B , puis déduire la valeur de A et de B.
c. En utilisant les questions précédentes , déterminer la valeur de chacune des
sommes
k=10
2π 4π 8π X 2kπ
S = cos + cos + cos ; T = sin( ).
7 7 7 k=4
7

IX Équations du second degré dans l’ensemble C.


1 Racines carrées d’un nombre complexe .
Propriété 24
Tout nombre complexe non nul Z admet exactement deux racines carrées opposées . Ce sont
les solutions dans C de l’équation z 2 = Z.

Exemple 37
Déterminer les racines carrées de chacun
√ des nombres complexes suivants:
√ i+ 3
−25i ; 9 + 40i ; 1 + 2i 2 ; √
i− 3

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2 Équation az 2 + bz + c = 0 où a , b et c des nombres complexes (a 6= 0).
Propriété 25
Soit az 2 + bz + c = 0 une équation du second degré où a; b; c ∈ C avec a 6= 0.
On pose ∆ = b2 − 4ac.

© Si ∆ 6= 0, l’équation admet deux solutions distinctes :


−b + δ −b − δ
z1 = et z2 = .
2a 2a
où δ 2 = ∆.
De plus, on a la factorisation de az 2 + bz + c = a(z − z1 )(z − z2 ).

© Si ∆ = 0, l’équation admet une unique solution , dite double , donnée par :


−b
z0 = .
2a
b 2
De plus, on a la factorisation de az 2 + bz + c = a(z + ).
2a

Exemple 38
Soit m ∈ C\{−1, 0, 1} On considère dans C l’équation (Em ) d’inconnue z.

(Em ) : mz 2 − (m − 1)2 z − (m − 1)2 = 0.


2
1 a. Montrer que le discriminant de l’équation (Em ) est ∆ = m2 − 1
b. Déterminer z1 et z2 les deux solutions de l’équation (Em )

2 On prend uniquement dans cette question m = eiθ avec 0 < θ < π.


Écrire z1 et z2 sous forme exponentielle.

Exemple 39
Soit α un nombre complexe non nul.

On considère dans l’ensemble des nombres complexes C l’équation d’inconnue z :



(Eα ) : z 2 − iα 3z − α2 = 0

1 a. Vérifier que le discriminant de (Eα ) est : ∆ = α2


b. Résoudre dans C l’équation (Eα )

2 Sachant que α = |α|eiλ (λ ∈ R), mettre les deux racines de l’équation (Eα ) sous la forme
exponentielle.

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3 Équation az 2 + bz + c = 0 où a , b et c des nombres réels (a 6= 0).
Propriété 26
Soit az 2 + bz + c = 0 une équation du second degré où a; b; c ∈ R avec a 6= 0.
On pose ∆ = b2 − 4ac.

© Si ∆ > 0, l’équation du second degré admet deux solutions réelles distinctes :


√ √
−b + ∆ −b − ∆
z1 = et z2 = .
2a 2a

© Si ∆ = 0, l’équation du second degré admet une unique solution réelle :


−b
z0 = .
2a

© Si ∆ < 0, l’équation du second degré admet deux solutions complexes conjuguées :


√ √
−b + i −∆ −b − i −∆
z1 = et z2 = .
2a 2a

Résulats:
Soient z1 et z2 les solutions de l’équation az 2 + bz + c = 0 (avec a 6= 0) , alors, on a :

¶ az 2 + bz + c = a(z − z1 )(z − z2 ).
b
· z1 + z2 = − .
a
c
¸ z1 × z2 = .
a

Exemple 40
On considère dans C l’équation suivante (E) suivante:

2
h √ i √ √
z − 4 + (1 + 2) i z + 4 2 i − 2 = 0

1 Montrer que (E) admet une solution imaginaire pure qu’on déterminera.

2 En déduire l’autre solution de l’équation (E).

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X Expression complexe d’une translation , d’une homothétie
et d’une rotation:
1 Écriture complexe d’une translation:
Propriété 27
Soit a un nombre complexe fixé, et → −u vecteur d’affixe a et soient M et M 0 deux points du
plan complexe d’affixes respectives z et z 0 .

M 0 est l’image de M par la translation de vecteur →



u si et seulement si

z 0 = z + a.
On dit que : z 0 = z + a est l’écriture complexe de la translation de vecteur →

u (a).

Exemple 41
1 Déterminer l’écriture complexe de la translation t de vecteur →

u tel que z−
u = 2+i .

2 Donner l’écriture complexe de la translation qui transforme A(2 − i) en B(−1 + 3i).

2 Écriture complexe d’une homothétie:


Propriété 28
Soit k un élément de R∗ − {−1} et Ω un point du plan complexe , d’affixe ω et soient M et
M 0 deux points du plan complexe d’affixes respectives z et z 0 .

M 0 est l’image de M par l’homothétie de centre Ω et de rapport k si et seulement si

z 0 − ω = k(z − ω).

On dit que : z 0 − ω = k(z − ω) est l’écriture complexe de l’homothétie de centre Ω(ω) et de


rapport k.

Exemples 42
1 Déterminer l’écriture complexe de l’homothétie h de centre Ω et de rapport 2 tel que
zΩ = −3 + i .

2 Déterminer l’écriture complexe de l’homothétie h de centre Ω et transforme A en B


avec zΩ = 1 + i ; zA = 3 + 2i et ‘, zB = 5 + 3i.

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3 Écriture complexe d’une rotation:
Propriété 29
Soit θ un nombre réel non nul, et Ω un point du plan complexe , d’affixe ω et soient M et
M 0 deux points du plan complexe d’affixes respectives z et z 0 .

M 0 est l’image de M par la rotation de centre Ω et d’angle θ si et seulement si

z 0 − ω = eiθ (z − ω).

On dit que : z 0 − ω = eiθ (z − ω) est l’écriture complexe de la rotation de centre Ω(ω) et


d’angle θ.

Exemples 43
π
1 Déterminer l’écriture complexe de la rotation r de centre Ω et d’angle tel que zΩ =
3
−3 + i.

2 Soit F l’application de (P ) vers (P ) qui à chaque point M (z) associe le point M (z),
associe le point M 0 (z 0 ) tel que :
π π
z 0 = ei 3 z + (1 + 2i)e−i 3 .

a. Montrer qu’il existe un unique point Ω(ω) tel que F (Ω) = Ω.


π
b. Vérifier que: z 0 − ω = ei 3 (z − ω).
c. Déterminer la nature de la transformation F ainsi que ses éléments caractéris-
tiques.

On dit que le point Ω est un invariant par la transformation F si F (Ω) = Ω.

XI Examens nationaux
1 Examen national S.N 2016
le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O, ~u, ~v ). On considère dans le plan com-
plexe deux points M1 et M2 tels que les points O, M1 et M2 sont distincts deux à deux et non alignés.

Soient z1 et z2 les affixes respectives des points M1 et M2 et soit M le point dont l’affixe z vérifie
2z1 z2
la relation : z =
z1 + z2
z1 − z z2
1 a. Montrer que: × = −1
z2 − z z1
b. En déduire que le point M appartient au cercle circonscrit au triangle OM1 M2
2 Montrer que si z2 = z1 alors M appartient à l’axe des réels.

3 On suppose que M2 est l’image de M1 par la rotation de centre O et de mesure d’angle α où


α est un réel de l’intervalle ]0; π[

a. Calculer z2 en fonction de z1 et de α

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b. Montrer que le point M appartient à la médiatrice du segment [M1 M2 ]

4 Soit θ un réel donné de l’intervalle ]0; π[

2 iθ
 z1 etiθ z2 sont
On suppose que  les deux solutions de l’équation :
6t − e + 1 t + e − 1 = 0

eiθ − 1
a. Sans calculer z1 et z2 vérifier que: z=2
eiθ + 1
b. Donner une écriture trigonométrique du nombre complexe z en fonction de θ.

2 Examen national S.R - 2020


Soit m un nombre réel non nul. On considère dans l’ensemble des nombres complexes C, les deux
equation suivantes :
(E) : z 2 + 2z + 1 + m2 = 0 et (F ) : z 3 + 2(1 − i)z 2 + 1 + m2 − 4i z − 2i 1 + m2 = 0.
 

1 Résoudre dans C l’équation (E).

2 a. Montrer que l’équation (F ) admet une solution imaginaire pure que l’on déterminera.
b. Résoudre dans C l’équation (F ).

3 Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O, ~u, ~v ) On Considère les deux
points : A(−1 + im) et B(−1 − im).
Soit Ω le milieu du segment [AB], A0 le milieu

0
du segment [OB] et B est le milieu du segment
−π
[OA] la rotation de centre Ω et d’angle transforme A en P (p), la rotation de centre A0
  2  
−π 0 −π
et d’angle transforme B en Q(q), la rotation de centre B et d’angle transforme
2 2
O en R(r)
1−i
4 a. Montrer que p = −1 + m, q= (−1 − im) et que r = q̄.
2
b. i. Vérifier que : q − r = −ip.
ii. En déduire que : OP = QR et les deux droites (OP ) et (QR) sont orthogonales.

Bon courage.

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