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Ndiébène Gandiol : Histoire et Économie

Ndiébène Gandiol est une commune rurale du Sénégal, située à 20 kilomètres de Saint-Louis, et fait partie de l'arrondissement de Rao. Historiquement, elle a été fondée par Ndiambé Diop et a servi de capitale à la province de Gandiol jusqu'à son annexion par la colonie du Sénégal en 1861. Les activités économiques de la commune incluent l'agriculture, la pêche et la récolte de sel, ce dernier étant particulièrement important pour le commerce local.

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Ndiébène Gandiol : Histoire et Économie

Ndiébène Gandiol est une commune rurale du Sénégal, située à 20 kilomètres de Saint-Louis, et fait partie de l'arrondissement de Rao. Historiquement, elle a été fondée par Ndiambé Diop et a servi de capitale à la province de Gandiol jusqu'à son annexion par la colonie du Sénégal en 1861. Les activités économiques de la commune incluent l'agriculture, la pêche et la récolte de sel, ce dernier étant particulièrement important pour le commerce local.

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Ndiébène Gandiol

communauté rurale du Sénégal

Ndiébène Gandiol est une commune du Sénégal situé à 20 kilomètres de la


ville de Saint-Louis, sur la Grande-Côte, non loin de l'embouchure du
fleuve Sénégal. Elle fait partie de l'arrondissement de Rao, du département de
Saint-Louis et de la région de Saint-Louis

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources


(décembre 2015).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous


connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici,
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vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».

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Ndiébène Gandiol
Administration
Pays Sénégal
Région Saint-Louis
Département Saint-Louis
Département Saint-Louis
Maire Pape Ndiaga FALL1
Géographie
Coordonnées 15° 52′ 52″ nord,
16° 30′ 00″ ouest
Altitude 1m
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Sénégal
Gandiol

Voir sur la carte topographique du


Sénégal
Voir sur la carte administrative du
Sénégal
modifier ([Link]
=Ndi%C3%A9b%C3%A8ne_Gandiol&action=edit
&section=0)

Historique
Ndiébéne Gandiol fut créé par un certain Ndiambé ou Ndieumbé Diop. Il fut un
chasseur provenant du Djolof toujours accompagné de son fidèle griot
Deuleuss Diouck. Pendant plusieurs années, il passa une partie de la saison
sèche pour chasser. La viande de ses proies était mise en boucanée « séél » et
leur servait de nourriture une fois de retour sur Djolof. Pendant une année,les
pluies, qui lui ont surpris dans la région, ont fait pourrir toutes ses provisions.
Après une longue méditation, il décida de rester car n'ayant plus de nourriture
en réserve. Il rejoignit le village de Gantour qui se trouvait être le plus près,et
qui daterait plus d'un siècle. Quelques années après son intégration,Ndiambé
épousa une fille du village et fut envoyé par les gens de Gantour auprès du
Damel du Kayor pour lui décrire l'état du lieu tout en revendiquant
l'appartenance de leur localité au roi du Kayor. D'innombrables taxes ont été
offertes à Damel à cet effet. Ndiambé fut à cette occasion nommé «Diawdine»
de cette région. Pour ne pas bouleverser la hiérarchie déjà établie à
Gantour,Ndiambé Diop fonda un nouveau village plus à l'Ouest de Gantour. Ce
village porte le nom de Ndiébéne. Ce fut une déformation du mot «Ndiobéne»
et toute la partie septentrionale de Gandiol lui fut confiée. Ce village fut l'un
des trois villages-mères de la province de Gandiol.

Après l’annexion de la province par le brac Diack Aram Bacar en 1749 des
suites de la bataille de Ndob, le kady, par ailleurs représentant du roi du Walo,
s'installa pour la première fois à Ndiébéne. À partir de ce moment Ndiébéne
devenait la capitale de la province de Gandiol et cela jusqu'à la cession de la
province à la colonie du Sénégal en 1861. Avant cette date toute decision
importante est prise à Ndiébéne: les batailles de Dign sakh (opposant le
Gandiol aux guerriers du walo), la bataille de Ricote quand les gandiol-gandiols
battaient contre les ravisseurs d'esclave(les maures du trarza), la bataille de
safilèm surnommée le conflit des épaves quand le Gandiol entrait en conflit
contre la colonie du Sénégal le 4 septembre 1826 ou même la signature du
traité entre la colonie du Sénégal et les gens de Gandiol le 15 décembre 1826.
La bataille de Safilèm fut la première défaite que la France eut enregistré en
Afrique.

Administration
De par sa position géographique, Ndiébène se situe au cœur de la région
historique du Gandiol.
Depuis 2014, avec l'adoption de l'Acte de 3 de la décentralisation, Ndiébène
Gandiol est le chef-lieu de la commune de Gandiol.

Organisation sociale et
traditionnelle
La société de Ndiébéne est très hiérarchisée : on note les « guéér » (les
nobles) et les « guéweul ».

Les nobles forment la classe dirigeante. Ce sont eux qui tiennent les
commandes du village (les chefs du village). C'est aussi à leur sein que les
imams sont choisis.

La classe des griots est très bien organisée. Ils étaient les interlocuteurs entre
administrateurs et administrés en échange de richesse et protection. Ils sont
les porte-parole et les informateurs pendant les cérémonies religieuses. Le
premier griot à s'installer dans le village de Ndiébéne fut Deuleuss Diouck,aïeul
des Diouck et fidèle compagnon de Ndiambé Diop premier chef dudit village.

Contrairement à maintenant toute union entre deux personnes de castes


différentes était bannie.

A Ndiébéne, on a une sorte d'organisation qui défie la charte de Kourou


kanfouga de 1235 pendant l'épopée de l'empire du Mali. Au moment où les
Diop descendant de Ndiambé, épaulés par la famille Diagne de Ndiandiéne, se
succèdent à la tête du village, les ministères de la défense et de l’intérieur sont
jusque-là entre les mains des Wade de Bayakh, qui assurent aussi l'intérim en
cas de vacance de poste. La justice est assurée par la famille Sèck de Ndiawar
Boye Sèck. La famille Tall de Talléne se charge des terres (ministère de la
décentralisation), etc.

Activités économiques
Les activités économiques sont très diversifiées et parfois complémentaires.
Qualifiés d'agriculteurs et de pêcheurs, les gens de Ndiébéne pratiquaient
aussi de l'élevage. La prospérité de son commerce est due par sa position
géographique et par son sel qui fut le produit le plus convoité. Les épaves, dont
le pays bénéficiait, étaient en fait la source du premier conflit armé entre
colonisateurs et autochtones sur les cotes sénégalaises.

Les gens de Ndiébéne furent pour la plupart des agriculteurs et utilisaient des
matérielles traditionnelles pour récolter du mil, du mais; du niébé, du manioc,
de l'oignon et des légumes. L'arachide constitue la seule culture industrielle.

La pêche est une activité libre à tout individu. Ses lieux (mer, fleuve, marigot)
se trouvaient dans un rayon de quelques kilomètres du [Link]
instruments étaient rudimentaires mais l'activité est rentable.

Le «mbaal-sanni», l'épervier est un instrument connu chez les gens de


Ndiébéne. Les gens l’utilisaient souvent pour satisfaire leurs besoins des repas
quotidiens. Cet instrument est plus commode et peut être à la portée de tous.
Son mode d'emploi est simple, il suffit juste de le lancer, à partir de la rive ou
de patauger un peu dans l'eau, pour prendre du poisson.

«le mbalou serre» ou filet dormant qu'on laisse dans le fleuve ou marigot
jusqu'au petit matin.

«Le lac-téér» ou chaîne de plage, un filet en arc de cercle que l'on récupérer au
niveau de la plage. Cet instrument est peu identique avec ce qu'on appelle
«killé», un instrument qui sert à attraper les crevettes, langoustes, etc.

la plupart des variétés de poissons et langoustes sont acheminer vers des lieux
de vente comme saint-Louis ou vers d'autres villages.

Si la chasse et l'élevage sont des activités peu pratiquées à Ndiébéne; la


récolte du sel est la principale activité des femmes du village. Ndiébéne est
entouré des marais salants, lieux de production du sel. Ils sont le résultat de la
transgression nouackchotien quand la mer a pénétré à l’intérieur des terres
jusqu'à 250 km en amont de l'embouchure. Parmi les marais salants appelés
aussi tann ou «takk» en langue locale, on peut citer Nianiou, Yéye, Deggar,
Niaakoul, Mbotou, Neubal, Maroume Birame Boye, Moop, etc.

Ce n'est qu’après un processus de quelques mois que les eaux pluviales qui
inondaient ces marais salants se transforment en sel. La qualité , la quantité du
sel varient selon les tann et la quantité d'eau accumulée pendant l'hivernage.
Le sel fut d'abord servi du payement d’impôt au Bourba jolof, du Brac, du
Damel et à la colonie du Sénégal mais maintenant une part est relevé sous
forme d’impôt à verser à l’État.

La récolte est très mouvementée et est la spécialité des femmes. Les quelques
hommes qui accompagnent sont surnommés les «diarafs».Ils sont choisis par
le grand diaraf qui n'est rien d'autre que celui qui aurait acheté les salines
après chaque hivernage à la colonie du Sénégal et maintenant c'est celui qui se
charge de veiller à la bonne marche des opérations de récolte et de répartition
des tas de sel. Pendant la répartition des tas, le tiers revient aux femmes
récolteuses, les deux tiers sont vendus pour s'acquitter des impôts non sans
enlever une part importante pour les diarafs.

Aujourd'hui, nombreuses sont les femmes qui y travaillent et le sel traverse


mime les frontières sénégalaises par l'intermédiaire des acheteurs venant de
partout.

Si les épaves restent des souvenirs lointains aux gens de Ndiébéne à qui le chef
bénéficiait le tiers des bateaux pillés, le commerce étend ses tentacules.

Étant un village situé à quelque 18 km de la première capitale du Sénégal, la


vente des produits agricoles,halieutiques et animalières se portent bien. Son
sel constitue une devise non négligeable pour les gens de Ndiébéne. Il leur
permet de se procurer, par l'intermédiaire des «jula», marchands des denrées
de premières nécessite.

Aujourd'hui à Ndiébéne se vend toutes sortes de marchandises de luxe digne


de son statut de chef lieu de la commune de Gandiol.

Notes et références

1. « Pape Ndiaga FALL prend le


pouvoir à Ndiébène
Gandiol », Ndarbuzz, 23
janvier 2022
Annexes

Articles connexes

Communauté rurale de
Ndiébène Gandiole
Parc national de la Langue de
Barbarie

Liens externes

PLD de Ndiébène Gandiol (http://


[Link]/etudes/pld/ndi
bene_gandiole.pdf) [archive]
(2010)
PLHA de la Communauté rurale
de Ndiébène Gandiole ([Link]
[Link]/PLHA/IDA/9
_PLHA%20final_Ndiebene%20
Gandiole_dec2011.pdf) [archive]
(2011)

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