PCSI1 Programme de colle : semaine 20 19—23/3/2018
Fonctions continues sur un intervalle
Rappels : Théorème des valeurs intermédiaires, fonctions continues sur un segment.
Fonctions continues croissantes : image d’un segment pour f continue croissante, d’un intervalle pour f
continue strictement croissante. Si f est monotone sur l’intervalle I, alors f est continue sur I si et seulement si
f (I) est un intervalle.
Théorème : si f est continue strictement monotone sur l’intervalle I, alors f établit une bijection de I sur
J = f (I) dont l’application réciproque est continue et a mêmes variations que f .
Fonctions dérivables d’une variable réelle
Définition de la dérivée en un point, interprétations graphiques : tangente et son équation, dérivée à droite et
√
ln(x + 1 + x2 )
à gauche, dérivable en x0 si et seulement f admet un DL1 (x0 ), exemple : dérivabilité de x 7→
x
prolongée en 0 par 1 (∗).
Fonction dérivée dérivable implique continue, opérations sur les dérivées (combinaison linéaire, produit (∗)
(démonstration ponctuelle avec le taux d’accroissement), quotient, composition (∗) (démonstration ponctuelle
avec les DL1 )). Si f est dérivable sur l’intervalle I et ∀x ∈ I, f 0 (x) 6= 0 alors f est bijective de I dans f (I) = J
1
et f −1 : J → I est dérivable avec (f −1 )0 = 0 (démontrée pour f 0 > 0).
f ◦ f −1
Dérivée successives classe C p et C ∞ , ensembles C p (I, R), C ∞ (I, R) et Dp (I, R) inclusions entre ces ensembles.
Pour f dérivable, f est de classe C p+1 ssi f 0 est de classe C p conséquence pour le cas C ∞ . Stabilité de la classe
C p par combinaisons linéaires, par produit (∗), par composition si g ◦ f existe, par quotient (si le dénominateur
ne s’annule pas), si f est C k>1 bijective de l’intervalle I dans J et ∀x ∈ I, f 0 (x) 6= 0 alors f −1 est C k .
Formule de Leibniz rappel (déjà vue).
Étude globale des fonctions dérivables : condition nécessaire d’existence d’extremum local dans le cas où f
est dérivable et dans le cas dérivable à droite ou à gauche seulement.
Théorème de Rolle et des accroissements finis avec interprétations géométriques et cinématiques, inéga-
lité des accroissements finis et corollaires, exemples : équivalent de arctan(x+1)−arctan(x) en +∞ (∗), équivalent
n
X 1
de Sn = .
k ln(k)
k=2
Fonctions lipschitziennes : elles sont continues, si f est de classe C 1 sur [a, b] alors f est lispchitzienne sur
[a, b].
Fonctions monotones dérivables CNS de croissance et de décroissance sur un intervalle (∗) (utilisation de
l’intérieur de I), corollaire de f monotone sur un intervalle et de fonction constante sur un intervalle. Analyse
◦
d’une condition nécessaire et suffisante de stricte croissance ({x ∈ I, f 0 (x) > 0} est dense dans I), corollaire si
f 0 > 0 sauf en un nombre fini de point(s) (ou en des points isolés) alors f est strictement croissante.
Prolongement si f est dérivable sur I \ {a} continue sur I et f 0 admet un limite en a. Soit lima f 0 ∈ R dans ce
cas f est dérivable sur I et f 0 (a) = lima f 0 soit lima f ∈ {±∞} dans ce cas f n’est pas dérivable en a mais sa
courbe admet une tangente verticale au point d’abscisse a. Corollaire pour une fonction de classe C 1 sur I \ {a}.
Étude de la dérivabilité de f donnée par f (x) = arcsin(1 − x3 ) (∗).
Suites un+1 = f (un ) : domaine stable et existence, points fixes, utilisation de la continuité et limites possibles,
étude : si f est k-contractante sur [a, b] alors elle est continue, admet un unique point fixe ` (∗) et un −−−−−→ `
n→+∞
avec |un − `| 6 k n |u0 − `|, utilisation de l’inégalité des accroissements finis.
Exemple : la suite définie par u0 = 0 et ∀n ∈ un+1 = cos(un ) converge vers le seul point fixe du cosinus (∗).
Consignes : Les colles doivent commencer par une démonstration ou un exercice à choisir dans la liste des
énoncés suivis d’un (∗). Durant la colle l’interrogateur peut demander des définitions ou des énoncés de propriétés
précis (avec les hypothèses adéquates). Ceux-ci doivent être parfaitement connus des étudiants.