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Température et Chaleur en Physique

Ce document traite de la thermodynamique, en se concentrant sur la température et la chaleur. Il définit la température comme une mesure de l'agitation des particules et présente les différentes échelles de température (Celsius, Kelvin, Fahrenheit), ainsi que les méthodes de mesure. La chaleur est décrite comme un transfert d'énergie entre corps, avec des notions de chaleur spécifique et latente, et souligne la distinction entre chaleur et température.

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Température et Chaleur en Physique

Ce document traite de la thermodynamique, en se concentrant sur la température et la chaleur. Il définit la température comme une mesure de l'agitation des particules et présente les différentes échelles de température (Celsius, Kelvin, Fahrenheit), ainsi que les méthodes de mesure. La chaleur est décrite comme un transfert d'énergie entre corps, avec des notions de chaleur spécifique et latente, et souligne la distinction entre chaleur et température.

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PHYSIQUE

MODULE 2-
2-3
Thermodynamique

Livret 2.3.a Température & Chaleur


Avril 2008

Centre de formation aéronautique agréé


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SOMMAIRE

1. LA TEMPERATURE .....................................................................................................................4
1.1. DEFINITION ..............................................................................................................................4
1.2. LES ECHELLES DE TEMPERATURES ....................................................................................4
L’échelle Celsius ..........................................................................................................................4
L’échelle Kelvin ............................................................................................................................4
L’échelle Fahrenheit.....................................................................................................................5
1.3. MESURES ET REPERAGES DE TEMPERATURES ................................................................5
Les thermomètres à dilatation des liquides ...................................................................................5
Les thermomètres à dilatation des solides ....................................................................................6
Les thermomètres électriques. ......................................................................................................6
2. LA CHALEUR ..............................................................................................................................6
2.1. DEFINITION ..............................................................................................................................6
2.2. CHALEUR SPECIFIQUE MASSIQUE .......................................................................................6
2.3. CHALEUR SPECIFIQUE MOLAIRE .........................................................................................7
2.4. CHALEUR LATENTE DE CHANGEMENT D’ETAT ..................................................................7
3. CONCLUSION..............................................................................................................................7

BIBLIOGRAPHIE
 Sciences physiques BEP chez NATHAN TECHNIQUE
 Sciences physiques BAC PRO chez HACHETTE TECHNIQUE

GLOSSAIRE
 unité SI : unité du Système International
 CTN : Coefficient de Température Négatif

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On confond souvent chaleur et température, et on va voir en quoi les deux grandeurs physiques
sont toutefois différentes, même si elles sont très liées.

1. La température
1.1. Définition
Dans la matière, les molécules, les atomes qui la constituent ne sont pas immobiles. Les
particules bougent extrêmement rapidement.
Cette agitation désordonnée des particules de l'objet est appelée agitation thermique.

La température mesure le degré d'agitation des particules : plus les molécules d'un objet
sont agitées, plus l’objet est chaud. Moins elles bougent, plus il est froid.

1.2. Les échelles de températures


L’ECHELLE CELSIUS
C'est Anders Celsius (1701-1744) qui eut l'idée de repérer les températures en associant deux
valeurs fixées à des propriétés de la matière aisément reproductibles.
Il choisit pour température zéro l'indication du thermomètre plongé dans de la glace fondante
et pour température 100, celle correspondant à l'eau bouillante. Il divisa ensuite l'intervalle
entre ces deux points fixes en cent parties égales, chacune portant le nom de degré.
Il définit ainsi l'échelle de température centésimale (on dit aussi parfois centigrade).
L'échelle de température couramment utilisée dans nos pays et qui nous sert à repérer les
températures usuelles est pratiquement la même que celle définie par Celsius. On l'appelle
échelle Celsius, les températures y sont évaluées en degrés Celsius (notés °C).
Il faut insister sur le fait que cette échelle de température constitue un repérage des
températures, qui permet de les situer les unes par rapport aux autres, mais en aucune façon
une mesure : il serait absurde de dire qu'un corps à 0 °C n'a pas de température, tout comme
affirmer qu'un corps à 20°C a une température deux fois plus élevée qu'un corps à 10 °C; ces
valeurs numériques sont liées au choix, tout à fait arbitraire, de la température de la glace
fondante pour la valeur 0°C. De la même façon, dire qu'une température est négative dans
l'échelle Celsius veut simplement dire qu'elle est inférieure à celle de la glace fondante.

L’ECHELLE KELVIN
Inventée par le mathématicien et physicien britannique sir William Thomson Kelvin au XIXe
siècle, l’échelle Kelvin est l'échelle de température couramment employée dans les domaines
scientifiques.
Elle repose sur le choix d'un seul point de référence, le point triple de l'eau, (pression et
température pour lesquelles les trois états de l’eau sont en équilibre) dont on peut fixer la valeur
par convention. Cette valeur est 273,15 K.
On effectue alors, non plus des repérages, mais des mesures de températures.
On peut aussi poser égale à T = 273,15 K la température d'équilibre entre la glace et l'eau sous
la pression normale. La température ainsi définie s'appelle température absolue.
Lorsque les particules du corps considéré ne sont plus en mouvement, le corps est le plus froid
possible. C'est ce qui définit le zéro absolu, qui est le zéro de l'échelle Kelvin.
La température 0 K correspond à une limite inférieure inaccessible.
Les températures sont donc toutes positives.

Le kelvin est l'unité SI de température

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L'échelle est ensuite définie pour qu'elle corresponde à un simple décalage par rapport à
l'échelle Celsius (pour des températures usuelles). 0 °C correspond à 273,15 K.
La relation qui lie le degré Celsius et le kelvin est :

T(K) = t(°C) + 273,15

Une variation de 1 °C est égale à une variation de 1 K

Attention : on dit Kelvin, et non pas degré Kelvin.


- 273,15 °C 0°C 100 °C Échelle Celsius

0K 273,15 K 373,15 K Échelle Kelvin

L’ECHELLE FAHRENHEIT
C'est le physicien allemand Gabriel Fahrenheit (1686-1736) qui inventa, en 1715, le premier
thermomètre sensible et fidèle. Il utilisa la dilatation d'une colonne de mercure placée dans un
fin tube de verre (pour que les différents thermomètres ainsi construits donnent des indications
identiques, il faut que la section du tube de verre soit constante tout au long de la colonne, ce
qui, au début du XVIIIe siècle, n'était pas si facile à réaliser). Il fut aussi le premier à proposer
une échelle de température (encore utilisée de nos jours dans les pays anglo-saxons). Il fixa la
valeur zéro pour la position de la colonne de mercure lorsque le thermomètre était plongé dans
un mélange de glace et de sel, qui correspond à la température la plus basse qu'il put réaliser
dans son laboratoire. Il attribua la valeur 100 pour la position de la colonne de mercure
correspondant à la température du corps humain. Il divisa alors la distance entre les deux
points en cent parties égales et appela chacune d'elle un degré, connu maintenant sous le nom
de degré Fahrenheit et noté 1 °F .
Actuellement, le degré Fahrenheit est fixé en attribuant la valeur 212 °F à la température de
l'eau bouillante, et la valeur 32 °F à la température de la glace fondante (toutes deux
mesurées à la pression atmosphérique).
La température en Celsius est liée à la température exprimée en Fahrenheits par la relation :

t (°F) = 32 + 1,8 t (°C).

1.3. Mesures et repérages de températures


L'appareil qui sert à repérer les températures s'appelle un thermomètre.
Les premiers dispositifs destinés à indiquer une température ont été inventés à la fin du XVI
siècle, par Galilée en particulier : c'était un tube ouvert rempli d'eau. L'influence de la pression
atmosphérique faussait donc les résultats. C'est en 1654 que le Grand Duc de Toscane,
Ferdinand II, inventa le tube scellé : le thermomètre à dilatation tel que nous le connaissons
était né.

LES THERMOMETRES A DILATATION DES LIQUIDES


Ce sont les plus répandus. Une variation de température provoque la dilatation du liquide mais
aussi de l'enveloppe en verre.
Dans la pratique, ces thermomètres couvrent une zone s'étendant de -180 °C à +650 °C suivant
le liquide choisi (mercure, alcool, toluène, pentane). Ils donnent de bons résultats mais il faut
pour cela apporter quelques corrections.

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LES THERMOMETRES A DILATATION DES SOLIDES


On peut les utiliser jusqu'à 1 000 °C et leur préci sion est de quelques degrés. On trouve aussi
des thermomètres bilame qui conviennent dans la régulation des températures de 30 °C à
300 °C.

LES THERMOMETRES ELECTRIQUES


Ils utilisent le fait que la résistance d'un filament métallique augmente avec la température.
Le métal le plus utilisé est le platine (-250 °C à 1 000 °C). Pour des températures ne dépassant
pas 300 °C, on peut utiliser le nickel.
On peut aussi utiliser une thermistance CTN qui est un composant électronique.

2. La chaleur
2.1. Définition
La chaleur est un mode de transfert d’énergie entre deux corps, non accompagné de
mouvement d’ensemble.
Elle se note Q et s’exprime en Joule (unité SI) ou en calorie (unité usuelle). 1cal = 4,18J

Remarque : par abus de langage, on appelle chaleur l’énergie transférée.

Un échange d’énergie sous forme de chaleur peut provoquer deux effets :


• une variation de température
• un changement d’état à température constante.

2.2. Chaleur spécifique massique


La chaleur spécifique massique d'un corps est la quantité de chaleur qu'il faut fournir à 1 kg de
ce corps pour élever sa température de 1 K (ou 1°C) .

Pour un corps de masse m, dont la température varie de Τ1 à Τ2, la quantité de chaleur mise en
jeu s’exprime par :
Q = m c ( T2 - T1 ) = m c ∆T

Q est la quantité de chaleur en joules (J) ; Q s’exprime aussi en calorie


m est la masse du corps en kg
c est la chaleur massique, en J /kg/K appelée aussi capacité thermique massique
Τ1 et Τ2 sont les températures en kelvin

1. Si Q > 0 : le corps a reçu de l’énergie sous forme de chaleur (réchauffement du corps)


2. Si Q < 0 : le corps a cédé de l’énergie sous forme de chaleur (refroidissement du corps)

Exemples : pour l'eau c = 1 cal/g/K= 4 180 J/kg /K

Métal c en J / (kg.K)
Al 900,0
Cu 386,4
Pb 127,7
Ag 236,1

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2.3. Chaleur spécifique molaire


Pour les gaz, on considère plutôt la chaleur molaire en J/mol/K (capacité calorifique d'une mole
de gaz ou capacité thermique molaire). On définit CP à pression constante et CV à volume
constant. (Voir livret 2.3b) et la quantité de chaleur est exprimée par :

QP = n CP ∆T ou QV = n CV ∆T

2.4. Chaleur latente de changement d’état


On appelle chaleur latente d’un corps L, l’énergie par unité de masse mise en jeu sous forme de
chaleur lors d’un changement d'état du corps à température constante et sous une pression
donnée.
Il existe, pour un même corps, trois chaleurs latentes associées aux trois changements d'état.
On note LV la chaleur latente de vaporisation et LF la chaleur latente de fusion et Ls la chaleur
latente de sublimation.

Pour un corps de masse m, la quantité de chaleur mise en jeu lors d’un changement d’état
s’exprime par :
Q=mL

Q est la quantité de chaleur en joules (J)


m est la masse du corps en kg
L est la chaleur latente en J/kg

3. Si Q > 0 : le corps a reçu de l’énergie sous forme de chaleur (fusion ou vaporisation)


4. Si Q < 0 : le corps a cédé de l’énergie sous forme de chaleur (liquéfaction ou solidification)

Exemple : pour l'eau : LF = 80 cal g-1, LV = 535 cal g-1 (sous 1 bar).

3. Conclusion
Un corps ne "possède" pas une quantité de chaleur déterminée, mais une certaine température.
Il fournit ou cède de l’énergie sous forme de chaleur en fonction des corps avec lesquels il entre
en contact et en fonction du type de transformation subie.

Donc ce que nous sentons quand nous touchons un objet, ce n'est pas directement la température,
mais « la chaleur » que cet objet nous donne ou nous prend.
Nous percevons bien la chaleur et non la température ! Pour vous en persuader, mettez une main
dans un bol d'eau chaude, l’autre main dans un bol d'eau froide, et ensuite les deux dans un bol
d'eau tiède : la première vous dira que cette eau est froide et la seconde que cette eau est chaude !

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