Cours de Pharmacotoxicologie USTO-MB
Cours de Pharmacotoxicologie USTO-MB
TOXICOLOGIE
2021-2022
Préambule
Le cours de pharmacotoxicologie est destiné aux étudiants de troisième année Licence,
spécialité Toxicologie. C'est une introduction générale aux bases de la pharmacologie et de la
toxicologie
Quand à la toxicologie, elle étudie les poisons, leur détection et leurs effets. Un poison est une
substance toxique, lorsqu’il pénètre dans l’organisme, par n’importe qu’elle voie et quelque
soit sa dose, provoque des troubles d’une ou de plusieurs fonctions vitales pouvant entrainer
la mort.
Contenu de la matière :
[Link]
- Antibiotiques
- Antiseptiques
- Hormones
- Vitamines
- Médiateurs chimiques
III. Pharmacocinétique
- Voies d’absorption
- Biotransformation
– Élimination
IV. Pharmacodynamique
- Notion de récepteurs
VI. Pharmacologie
- Cardiovasculaire et rénale
- Gastro-intestinal
- Antianémique
- Anticancéreux
TABLE DES MATIERES
1. Introduction 1
2. La pharmacologie 1
3. Relation entre la pharmacologie et les autres disciplines 1
4 Les différentes branches de la pharmacologie 2
5 Biopharmaceutique 5
6 Le médicament 5
6.1 Définition 8
6.2 Les fonctions du médicament 8
6.3 Origine des médicaments……8 8
6.4 Catégorie des médicaments 8
6.5 Dénomination des médicaments 10
1. Les Antibiotiques 23
2. Les Antiseptiques 30
3. Les Hormones 32
4. Les Vitamines 35
5. Les Médiateurs chimiques 37
1 Pharmacocinétique 38
1.1 Absorption 38
1.2 Distribution 43
1.3 Métabolisme 44
1.4 Elimination 46
2. Pharmacodynamique 49
2.1 Récepteurs 49
2.2 Cible moléculaire 49
2.3 Notion de Ligand 50
3. Interaction médicamenteuses d’ordre pharmacodynamique 52
4. Interaction médicamenteuses d’ordre pharmacocinétique 52
CHAPITRE V : La toxicité des médicaments
1. Définition de la Toxicologie 59
2. Toxique 59
3. Xénobiotique 59
4. Origine des Xénobiotiques 59
5. Modulation des effets toxiques 60
6. Les phases du processus d’intoxication 60
7. Les facteurs qui confèrent une toxicité un médicament 61
8. Différentes catégories d’intoxications Action toxique sur les biomolécules 63
9. Les principaux End point de toxicité médicamenteuse 65
CHAPITRE VI : PHARMACOLOGIE
1. Les Anticancéreux 71
2. Les Antianémiques 82
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Liste des figures :
Figure 1 : les secteurs de la pharmacologie
Figure 20 : Synthèse des dérivés de l'acide arachidonique et mode d'action des corticoides et des
A.I.N.S
Figure 29 :Toxicocinétique/Toxicodynamie
1. Introduction
La connaissance des drogues a crû parallèlement à celle des fonctions du corps (anatomie,
physiologie, biochimie) et de la chimie.
Les médicaments modernes sont développés en association par les structures universitaires et
industrielles.
2. La pharmacologie
D’un point de vue étymologique, le mot pharmacologie vient du grec pharmakon qui
désigne le médicament. Elle étudie les effets des produits biologiquement actifs sur
l’organisme et la façon dont il réagit à eux.
C’est la science des médicaments, la science des «drogues» (le mot «drogue» étant pris dans
le sens large de «toute substance chimique biologiquement active»).
Objectifs:
La pharmacologie est en relation avec toutes les branches du savoir qui concernent le soin à
l’homme et l’animal malades, c’est-à-dire:
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La pharmacologie est une discipline très vaste, qui présente différents secteurs ou branches
qui s’intriquent entre elles; les principales sont les suivantes:
La
pharmacologie
Figure 1 :
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La distribution;
Le métabolisme;
L’élimination.
RQ: La détermination des paramètres pharmacocinétiques d'une
substance active apporte les informations qui permettent de choisir les
voies d'administration et la forme galénique, et d'adapter les posologies
pour son utilisation future.
Pharmacodynamique Pharmacocinétique
Figure 2 :
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5.1. La libération : Lors de l'administration par voie orale d'un comprimé par
exemple, forme pharmaceutique solide, la première étape de la mise à disposition
du principe actif est sa libération. Elle diffère selon le type de formulation: pour un
comprimé, elle se fait généralement par désintégration de la forme solide, suivie
d'une désagrégation en particules de petite taille, pour faciliter la dissolution, qui est
l'étape suivante. Pour une forme gélule, cette étape se résume à l'ouverture de la
gélule. Dans le cas d'une forme suspension ou solution cette étape n'existe pas (pas
d’excipient).
Exposition au Réponse
médicament thérapeutique
ABSORPTION
ELIMINATION
Concentrations
Plasma
DISTRIBUTION
?
Concentrations
Biophase
PHARMACOCINETIQUE PHARMACODYNAMIE
Figure 3 :
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6.3. Métabolisme : Ensemble des processus qui modifient les structures chimiques
des composés administrés essentiellement : biotransformations hépatiques.
6.4. Elimination : Ensemble des processus qui permettent aux composés
administrés de quitter l’organisme :
Excrétion : urinaire, biliaire, salivaire, dans le lait, etc.
Métabolisation.
Paramètres pharmacocinétiques
Etapes Paramètres PK
1 - Absorption 1 - Biodisponibilité
3 - Métabolisme 3 - Clairance
Figure 3 :
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*MEDICAMENTS
1. Définition
On entend par médicament toute substance ou une composition présentée comme possédant
des propriétés curatives, préventives à l’égard des maladies humaines…ainsi que tout
produit administrée à l’homme ou à l’animal en vue d'établir un diagnostic médical ou de
restaurer, corriger ou modifier des fonctions organiques.
3. Origine
3.1. Végétale: L’utilisation des plantes en thérapeutique (Phytothérapie) est très
ancienne. on utilise soit la plante entière, soit les produits d’extraction qu’elles
fournissent. Plante entière ou parties de plantes, généralement utilisées sous forme
de tisanes:
Menthe (feuille) : sédative
Bourdaine (écorce) : laxatif
Eucalyptus (feuille) : antiseptique
Réglisse (racine) : diurétique
Produits d’extraction de plantes : Obtenir ces produits nécessite d’utiliser des
méthodes pour les extraire de la plante, les isoler puis les purifier.
Alcaloïdes : Substances organiques azotées comme :
La quinine : extraite de l’écorce de quinquina
La morphine : extraite de la capsule du pavot à opium
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3.6. Minérale: Ce sont souvent des produits minéraux naturels employés comme
principes actifs ou excipients de médicaments (Eau, Talc, Argiles, Bicarbonate de
sodium, Sulfate de magnésium).
Ex de médicament à base d’argile : Simiticone (Smecta*).
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Prescrire un médicament est un acte médical qui consiste en la rédaction d’une ordonnance,
indispensable et obligatoire à la délivrance par le pharmacien de médicaments contenant des
substances vénéneuses :
L’ordonnance doit être écrite lisiblement et doit être établie sur papier à en-tête précisant le
nom et l’adresse du médecin.
Elle doit comporter : la date, le nom, le sexe et l’âge du patient, les noms des médicaments, la
posologie, le mode d’administration, la durée de traitement pour chaque médicament et la
signature du médecin.
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Chapitre 2 : Les différentes Voies
d’administration des médicaments
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1. Introduction
Un médicament est un mélange de substance qui contient un principe actif mélangé avec des
excipients, Les excipients permettent d'administrer le médicament, ils vont également
conditionner le médicament. En principe, ils n'ont pas d'activité propre.
Médicament va s'attribuer soit au principe actif seul ou le mélange du principe actif et des
excipients.
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o Voies parentérales voie veineuse, voie musculaire, voie sous cutanée, voies
locales (articulaire, thécale (une injection intrathécale est une injection qui
se fait à l'intérieur d'une enveloppe de protection).
Les voies sans effractions concernent essentiellement les différents étages du tube digestif et
vont utiliser les capacités d’absorption de ce dernier.
La voie la plus utilisée concerne le passage à travers la muqueuse gastro-intestinale qui est
normalement le lieu de résorption des substances nutritives de l’alimentation et qui dispose
d’équipements enzymatiques orientés dans ce sens. Il s’agit d’une muqueuse, donc d’un tissu
vascularisé, de très grande surface si l’on tient compte des replis villositaires,
D’autres zones du tube digestif sont également utilisées et présentent des propriétés
spécifiques, qu’il s’agisse de l’extrémité orale ou de l’extrémité anale,
A coté du tube digestif, la surface cutanée représente une zone de grande dimension et qui est
aussi perméable à un certain nombre de substances,
Cette perméabilité est sélective mais bien réelle et les progrès récents de la galénique ont
permis de l’utiliser de façon tout à fait intéressante,
La voie pulmonaire est naturellement ouverte aux substances gazeuses et volatiles, elle est
utilisée depuis très longtemps, dans le cadre de paratiques différents, en particulier pour
l’absorption des composants de la fumée de tabac…
Lors de l’opportunité de pratiquer des soins médicamenteux dans des zones locales facilement
accessibles, des voies directes, dites locales ont pu être utilisée, voie cutanée lorqu’il s’agit
non plus d’utiliser la peau comme zone de transfert mais qu’il faut la traiter en tant qu’organe
malade, voie oculaire aussi par exemple,
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A coté de ces voies que l’on pourrait qualifié de naturelles, il est possible d’introduire de
façon plus brutale et agressive des médicaments dans l’organisme en les déposant directement
dans un tissu, une cavité après avoir rompu l’intégrité de l’enveloppe corporelle,
C’est le cas lorsqu’on dépose le médicament dans la profondeur du derme, dans une veine,
dans un muscle,
C’est également le cas lorsqu’on dépose un médicament pour une zone très limitée, pour une
action locale mais que cette zone n’est pas accessible normalement, cest par exemple le cas de
l’administration intra-articulaire,
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*l’Absorption par Voie orale: *Pour être absorbé un médicament doit être solubilisé :
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Intestin
Elimination hépatique
« Premier passage »
Elimination intestinale 17
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Cycle entérohépatique
Foie
Veine porte
Estomac
Voies biliaires
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En général :
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Propriétés physico-chimiques du PA :
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Chapitre 3 : Les principaux groupes des
substances actives
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1. Définition
Une substance antibiotique est un « médicament » qui a pour effet soit d'empêcher la
prolifération des bactéries (ce fut le cas du premier découvert, la pénicilline), soit de les tuer
de façon ciblée.
2. Historique
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Les antibiotiques prennent pour cible des enzymes intervenant dans la synthèse de la paroi
bactérienne. Cela entraîne la destruction des bactéries existantes.
Les β-lactames sont les principales enzymes intervenant dans ce mode d’action.
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L’antibiotique a des propriétés de surfactant* qui lui permettent de s’insérer parmi les
phospholipides de la membrane externe. Cela perturbe la perméabilité membranaire qui
augmente de façon anormale. La diffusion de substances hydrosolubles hors de la bactérie est
alors possible, ce qui entraîne sa destruction.
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• L’initiation
• L’élongation
• La terminaison
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• Résistance naturelle : toutes les souches d’une même espèce sont résistantes. On
rencontre ce type de résistance chez les souches sauvages, n’ayant jamais été en
contact avec un antibiotique.
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• La constitution en biofilm.
• Le spectre d’activité: C’est l’ensemble des germes sur lesquels l’ATB exerce son
action : bactériostatique ou bactéricide. Il traduit l’activité de cet ATB. On parle de
spectre : très large – large – moyen – étroit.
La plus faible concentration d’ATB permettant de détruire (bactéricidie) 99,9 % des bactéries
après 18 à 24 heures de contact avec l'antibiotique.
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8. Durée De Traitement
9. Choix de l’antibiothérapie
• De sa résistance,
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1. Définition :
Préparations ayant la propriété d'éliminer ou de tuer les microorganismes ou d'inactiver les
virus sur des tissus vivants (peau saine, muqueuses, plaies). Les préparations antiseptiques
sont présentées dans leur forme d'utilisation et sont utilisées telles quelles sauf exception
justifiée et autorisée. Elles présentent une activité antibactérienne, antifongique, antivirale.
La destination d'emploi des préparations antiseptiques est précisée : peau saine, muqueuses,
plaies, ainsi que la durée d'application nécessaire à l'obtention de l'activité.
En fonction de l'indication, l'inactivation par d'éventuelles "substances interférentes" ainsi que
les incompatibilités sont indiquées.
Elles n'altèrent pas les tissus sur lesquels elles sont placées (tolérance).
- certains antiseptiques présentent ces deux modes d’action en fonction des doses.
- d’autres ont toujours une action létale ou toujours une action bactériostatique ou
fongistatique quelle que soit la concentration utilisée.
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➢ Les antiseptiques majeurs (exp : dérivés iodés, dérivés chlorés, les alcools).
➢ Les antiseptiques intermédiaires et les antiseptiques mineurs (Ammonium quaternaires,
acide borique, acide salicylique, dérivés métallique).
➢ Les antiseptiques à déconseiller (dérivés mercuriels).
➢ Les produits considérés à tort comme antiseptiques (peroxyde d’hydrogène, colorant,
ether).
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3- Les hormones :
Les traitements des maladies hormonales ont pour objectif de corriger les anomalies de
fonctionnement des glandes endocrines et d’obtenir un retour à des taux normaux des
hormones dans le sang.
Les effets indésirables rapportés aux médicaments dépendent des : molécules prescrites, des
médicaments associés et de leurs prises régulières ou non.
Lorsqu’une glande endocrine ne produit pas assez d’hormone, il existe donc un déficit
hormonal qu’il est donc légitime de compenser pour revenir à une situation normale et
physiologique. C’est le cas fréquemment rencontré lorsqu’il existe une hypothyroïdie ou bien,
quand il existe un diabète de type 1 lié à une carence quasi-absolue en insuline ou bien encore
une insuffisance surrénale lente.
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En règle générale, la dose administrée chaque jour est fixe et correspond aux besoins du
patient. Cette dose varie d’une personne à l’autre, selon :- sa corpulence (sa masse corporelle,
exemple : une patiente pesant 55 kg en hypothyroïdie, aura besoin vraisemblablement de 75
microgrammes de Lévothyroxine alors qu’une patiente du même âge mais pesant 85 kg aura
plus besoin de 125 microgrammes !), son âge et son profil hormonal et éventuellement les
médicaments associés.
Lorsque l’activité d’une hormone produite par une glande endocrine s’avère insuffisante,
voire inappropriée (instable), il faut proposer un traitement stimulant hormonal visant à
corriger ce désordre.
Enfin, pour répondre plus particulièrement à la demande des femmes et notamment celles
ménopausées qui n’arrivent pas à stabiliser leur poids, voire à maigrir, certains médecins
n’hésitent pas à proposer des acides aminés destinées à stimuler la production d’hormones
sensées réduire les cellules graisseuses.
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En principe, dans le cadre des désordres hormonaux, ces médicaments à visée symptomatique
sont prescrits jusqu’à la correction des troubles hormonaux.
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1. Définition
Les compléments alimentaires comprennent principalement des vitamines, des sels minéraux,
des anti-oxydants qui se présentent sous la forme de gélules, capsules, ampoules ou tisanes.
Leur but est de combler une carence induite par une alimentation déséquilibrée. En effet, une
alimentation équilibrée doit fournir à l'organisme tous les nutriments nécessaires à son bon
fonctionnement. Mais l'alimentation entraîne parfois des carences en calcium, fer,
magnésium, vitamine D, fibres... qui peuvent être comblées par les compléments alimentaires.
2. Effets secondaires
Ces produits sont soumis à des doses journalières à ne pas dépasser. Les apports journaliers
recommandés, AJR, doivent être respectés.
Aucun complément alimentaire ne remplace les vitamines contenues dans les fruits et
légumes : manger une orange apporte suffisamment de vitamine c que prendre un comprimé
de VIT C.
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4. Quelques enquêtes
Enquête Suvimax : L'enquête [Link] de 2004, Suppléments en Vitamines et
Minéraux Antioxydants, a montré que la consommation de 5 fruits et légumes par jour
permettait d'apporter suffisamment de vitamines et sels minéraux, réduisant ainsi le
risque de cancers et la mortalité globale chez les hommes.
Etude américaine : L'étude Select, Essais de prévention du cancer par le sélénium et
la vitamine E, révèle les dangers pour la santé d'une supplémentation en vitamines.
Cette étude a permis de suivre depuis 2001, plus de 35.500 hommes issus de trois
pays, les Etats-Unis, le Canada et Porto Rico. L'étude a mis en évidence une
augmentation de 17% du risque de cancer de la prostate ont été constaté.
5. Conseils de prudence :
Prendre l'avis de son médecin ou d'un spécialiste si vous consommez des compléments
alimentaires pendant plusieurs mois ou années.
Ne pas prendre trop de vitamines ou de compléments alimentaires à la fois : certaines
associations ne sont pas recommandées, comme celles de la VIT C et du fer.
Ne prenez pas de compléments alimentaires sur une trop longue période ni en trop
grande quantité.
Respecter les apports journaliers recommandés, AJR.
Certains compléments alimentaires sont contre-indiqués avec des médicaments,
comme par exemple la Vitamine E et les anticoagulants.
Vérifiez sur les étiquettes les quantités de chaque produit et leur proportion par rapport
aux apports journaliers recommandés (AJR).
Ces produits devraient être réservés à certaines indications médicales précises,
notamment chez des personnes ayant un régime très restrictif.
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Médiateurs d’origine cellulaire qui sont soit préformés et séquestrés dans des granules
intracellulaires (le stimulus inflammatoire entraîne la dégranulation). Soit: synthétisés
de novo.
Les médiateurs exercent leur action en se fixant à des récepteurs membranaires des
cellules cibles:
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Figure 20 : Synthèse des dérivés de l'acide arachidonique et mode d'action des corticoides et des
A.I.N.S
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CHAPITRE 4 : PHARMACOCINETIQUE ET
PHARMACODYNAMIQUE
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[Link] PHARMACOCINETIQUE :
1. DEFINITION :
1.1. Résorption :
La résorption est le passage du médicament de son site d’application
(quel que soit son lieu d’administration) à la circulation générale.
Dans le cas de la voie orale, après libération du principe actif de sa forme
pharmaceutique, le médicament passe du tube digestif dans la
circulation générale en traversant la muqueuse digestive et l’épithélium
vasculaire.
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Un acide faible sous forme non ionisée, en milieu acide et son absorption
sera favorisée dans l’estomac.
A l’inverse, une base faible, très fortement ionisée en milieu acide, ne
sera pas absorbée au niveau de l’estomac mais sera absorbée au niveau
intestinal où le pH est plus élevé basique.
C’est le mode de transport le plus fréquent pour les drogues. Il existe un
gradient de concentration de part et d’autre de la membrane plasmique.
Ce transport suit la loi de Fick (passage du milieu le plus concentré vers le
moins concentré)
Ce processus va dans le sens d’un gradient de concentration.
Il ne consomme donc pas d’énergie.
Il n’est pas spécifique d’un médicament, n’est pas saturable, pas de
phénomène de compétition.
Dépend de la masse molaire de la substance médicamenteuse.
2-DIFFUSION FACILITÉE:
Se fait dans le sens du gradient de concentration, à l’aide d’un
transporteur.
Ne nécessite pas d’énergie
Phénomène spécifique et saturable
Il concerne des molécules non ionisées, liposolubles
3-TRANSPORT ACTIF:
On appelle transport actif le passage d’une substance à travers une
membrane contre un gradient de concentration.
Les principales caractéristiques de ce processus sont les suivantes :
Contre le gradient de concentration, à l’aide d’un transporteur (proteine
qui permet le passage de la molécule à travers la membrane)
Nécessite de l’énergie l’ATP
Transport saturable et spécifique: le nombre de transporteurs est limité,
de même que l’utilisation d’énergie
Parmi les mdts, les molécules proches des molécules physiologiques
peuvent bénéficier de ce type de transport
Exemple : Vitamine B12.
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AUTRES MÉCANISMES :
5- La filtration glomérulaire: passage de l’eau et de petites molécules à
travers les pores membranaires: passage de petites molécules dont le
diamètre= ou< aux diamètres des pores
6-la phagocytose et la pinocytose: Il y a parfois une invagination de la
membrane cellulaire qui englobe une gouttelette du milieu extérieur
dont le contenu est ensuite intégré à l’hyaloplasme. La pinocytose est
destinée pour des particules liquides. La phagocytose se produit pour des
éléments solides. (exemple mdts: ATB)
1- LA Biodisponibilité:
Définition :
La biodisponibilité d’un médicament correspond à la proportion de mdt
qui sera biologiquement disponible pour exercer un effet thérapeutique
C’est le pourcentage de la dose administrée qui atteint la circulation
générale et la vitesse avec laquelle elle l’atteint.
La biodisponibilité est caractéristique d’un médicament donné: elle est
variable en fonction de la voie d’administration et de la forme galénique
utilisée
Ex : biodisponibilité = 60% ; 60% de la dose à administrer est présente
dans la circulation générale
. 2- La Bioéquivalence:
Deux mdts sont dits « bioéquivalents » quand ils ont un profil
pharmacocinétique identique (les génériques)
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Peau, muscles.
Classe III : tissus encore moins irrigués
Tissu adipeux, moelle osseuse.
Classe IV : tissus très peu irrigués
Os, dents, tendons.
1.3. Métabolisme :
Après son absorption le médicament est distribué dans l’organisme, puis
éliminé soit sous forme inchangé, soit sous forme de métabolite.
Actif
enzyme
métabolites Inactif
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Phase I Phase II
Oxydation -Glucuronoconjugaison
Hydrolyse -Sulfoconjugaison
Réduction -Acétylation
◦ Oxydation
◦ Réduction
◦ Hydrolyses
La plupart sont réalisées essentiellement au niveau hépatique par les
cytochromes P450
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Les familles CYP1, CYP2 et CYP3 sont les principales enzymes concernées
par le métabolisme des médicaments
3. Lieu de la métabolisation :
Le lieu principal de la métabolisation
est le FOIE car il est riche en enzymes.
La métabolisation peut aussi avoir lieu dans d’autres organes :
Reins, Poumons, Tube digestif.
4. Conséquences de la métabolisation :
Un même médicament peut subir une ou plusieurs transformations
simultanées ou successives aboutissant à la formation de nombreux
métabolites.
5. quelques exemples :
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Phénobarbital hydroxyphénnobarbital
L-dopa Dopamine
Imipramine Démethylimipramine
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1.4. L’élimination :
1. Différentes voies d’élimination
a. Élimination rénale
L'élimination rénale est la principale voie d'excrétion des médicaments.
Le rein élimine la plus part des médicaments soit sous forme intact soit
sous forme métabolisée.
L'unité fonctionnelle rénale est le néphron.
A travers ses différents segments, il permettra l'élimination des
médicaments
a.1. [Link] filtration glomérulaire
La filtration glomérulaire est un processus
de filtration du plasma à travers une
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d. Eliminations diverses
Les sécrétions lacrymales, nasales, génitales, la peau, le lait maternel et
les phanères représentent des milieux dans lesquels les médicaments
peuvent être éliminés; mais n'ayant qu'un volume restreint, ils ne
participent qu'accessoirement à l'élimination des médicaments.
Exemples:
Les sulfamides apparaissent dans les larmes,
ainsi que la rifampicine qui est capable de les colorer en rouge.
Les tétracyclines, "éliminées" par la salive, colorent les dents en jaune
chez les enfants.
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II- LA PHARMACODYNAMIQUE :
*1.Définition :Pharmacodynamie :
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5. Notion de Ligand :
6. Notion d’Agoniste :
7. Agoniste Endogène :
8. Agoniste de Synthèse :
9. Agoniste entier :
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• « Interaction » médicamenteuse
– On considère que les IAM sont des modifications des effets des
mdts par la prise d’un autre mdt ou une autre substance
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A Récepteur Effet
pharmacologique
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Interactions pharmacodynamiques :
Effets
A + B = effet de A diminue
opposés
ANTAGONISME
A
+ B B Récepteur
Interactions pharmacodynamiques :
Augmentation des effets Via des mécanismes identiques
effet augmenté
A + B’ = SYNERGIE additive
Récepteur
A Même
Effets
B’ Récepteur
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Polycopie de cours de pharmacotoxicologie Dr TERBECHE R.
Interactions pharmacodynamiques :
Augmentation des effets Via des mécanismes identiques
effet augmenté
A + B’ = SYNERGIE additive
Récepteur
A Même
Effets
B’ Récepteur
Interactions pharmacodynamiques :
effet augmenté
A + B’ = SYNERGIE additive
Récepteur
A Même
Effets
B’ Récepteur
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Interactions pharmacodynamiques :
A B’
+ = effet augmenté ++++
SYNERGIE potentialisatrice
Récepteur1
A
Potentialisation
d’Effets
B’ Récepteur2
Paroi noyau
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biodisponibilité du médicament
ex : pénicillines
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2. La Distribution :
Rappels sur la distribution :
3. Métabolisme :
Le foie peut transformer le MDT en métabolites ( A’) :cette phase met en jeu
plusieurs agents: des enzymes et des transporteurs
Apparition de phénomène:
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Polycopie de cours de pharmacotoxicologie Dr TERBECHE R.
4. L’ELIMINATION :
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Chapitre 5 : La Toxicité des médicaments
Chapitre 5 La Toxicité des médicaments
1. La Toxicologie
Origine,
Propriété,
Mécanisme d’action,
De leur recherche,
2. Toxique ou poison
Substance qui après pénétration dans l’organisme provoque des troubles d’une ou plusieurs
fonctions vitales.
3. Xénobiotique
4. Origine
Produits ménagers,
Médicaments,
Aliments,
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Chapitre 5 La Toxicité des médicaments
Produits d’hygiène,
L’important c’est la dose : « Toutes les choses sont poison, et rien n'est sans poison; seule
la dose fait qu'une chose n'est pas un poison. » Paracelse 1533
Toute substance est toxique. Cette toxicité varie en fonction de la quantité, du temps
d’exposition et de l’état physiologique du patient. Voyons les différents facteurs liés à ces
effets toxiques ainsi que les différentes toxicités observées.
La (pharmaco)toxicologie
Toxicodynamie Toxicocinétique
Action Action
du toxique sur de l’organisme sur
l’organisme le toxique
Figure 29 :Toxicocinétique/Toxicodynamie
6. Les phases du processus d'intoxication
6.1. La phase d'exposition : mise en contact avec le toxique suivie de sa résorption
6.2. La phase toxico cinétique : elle commence après la résorption et aboutit à la
présence du toxique dans le milieu intérieur. La nature et l'intensité des effets d'un
xénobiotique sur un organisme sont en relation avec la concentration du produit
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Chapitre 5 La Toxicité des médicaments
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Chapitre 5 La Toxicité des médicaments
-Lactose: contre indiqué chez les personnes souffrant d’une galactosémie ou de syndrome de
malabsorption du glucose/galactose ou d’un déficit en lactase.
-Amidon de blé: peut provoquer des réactions allergiques chez personnes allergiques au blé,
des intolérances chez les personnes souffrantes de maladie cœliaque.
- Une morsure de serpent : peut être mortelle, alors que la toxicité du venin est neutralisée par
voie orale.
- L’inhalation de nicotine ou de monoxyde de carbone (CO): par voie pulmonaire est d’autant
plus dangereuse qu’il y a un passage direct dans la circulation générale.
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Chapitre 5 La Toxicité des médicaments
-Fer et thé.
-L’âge : la dépression respiratoire produites par les dérivés morphiniques (morphine, codéine)
et les benzodiazépines sont accentuées chez les nourrissons et les personnes âgées.
-Le poids et la masse corporelle: les posologies moyennes conseillées sont calculées pour un
adulte de 70kg et de surface corporelle de 1,73m². Toute modification importante en plus ou
en moins doit mener à la modification de la posologie.
Etat pathologique
-Une insuffisance cardiaque, rénale ou hépatique perturbera la cinétique du principe actif dans
l’organisme
Environnement
-La pollution sur le lieu de travail: contact avec des toxiques (amiante, solvants organiques, )
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Chapitre 5 La Toxicité des médicaments
-Intoxications aigue (short term): Elle résulte de l'administration d'une dose unique ou de
fractions de doses réparties sur 24 h. Elle entraîne la mort ou une anomalie particulière
comme les troubles nerveux, une altération de la formule sanguine.
Les études menées pour l’obtention de l’AMM consistent à déterminer cette dose d’essais sur
des animaux. La toxicité relative des produits est caractérisée par une valeur, la DL50 : la
Dose Létale qui tue la moitié de la population (des animaux).
-Intoxications sub aigues (à moyen terme) : Elle résulte de l'administration d'une substance
pendant une période allant de14 jours à 3 mois (expositions répétées pendant un temps limité).
-Effet local et effet systémique : L’effet local correspond à une action immédiate du produit
au niveau de la zone de contact : tube digestif, peau, appareil respiratoire.
-Toxicité directe : Ce sont des produits doués d'une grande réactivité chimique. Ils agissent
directement sur l'organisme (organes cibles) sans qu'aucune biotransformation. C'est le cas
d'agents alkylants (anticancéreux) très réactifs (sulfate de méthyle, diazométhane,
formaldéhyde).
-Toxicité indirecte : La substance n’est pas toxique tel quel mais nécessite une
métabolisation enzymatique préalable dans l'organisme pour qu’un effet toxique se manifeste
(foie).
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Chapitre 5 La Toxicité des médicaments
Leur interaction avec les protéines amènera à une nécrose plus ou moins réparable, à des
atteintes immunitaires. Tandis que l'interaction avec les acides nucléiques (ADN) pourra
déclencher l'apparition d'une mutation suivie éventuellement d'un processus tumoral.
Les effets réversibles disparaissent dès que l’exposition à la molécule toxique cesse. Les
effets irréversibles persistent voire progressent après la phase d’exposition.
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Chapitre 5 La Toxicité des médicaments
d’expositions. Parmi les toxiques ayant une liaison réversible avec leur site
moléculaire: les pesticides organophosphorés, les pesticides carbamates.
Action basée sur une liaison irréversible : ce type de réaction s’intéresse les
molécules chimiquement réactives, les effets toxiques dépend du type de
biomolécules touché. Les toxiques sont en principe toujours activés avant
d’exercer leur action et se sont les sites nucléophiles (NH2,SH) des
biomolécules qui sont visés ;les liaisons sont covalentes et stable. Parmi les
effets toxiques observés, on range la mutagenèse, la cancérogenèse, la
tetratogènèse, la sensibilisation allergique. Cette situation concerne les
radiations ionisantes.
Effet immédiat ou aigu et effet retardé ou chronique : Contrairement aux
effets immédiats ou aigus qui apparaissent rapidement après l’exposition,
certains effets apparaissent tardivement, comme par exemple l’effet
cancérogène qui survient plusieurs années après l’exposition, dans ce cas il
s’agit d’effet retardé ou chronique.
Cette chronologie variable dans les effets est liée à la fois à la dose de toxique et
au niveau d’exposition.
Le terme d’effet subaigu est employé pour décrire un état intermédiaire entre les
effets aigus et les effets chroniques.
Les toxiques ne produisent pas des effets de même intensité sur tous les organes
(ex. : le rein) ou les tissus (ex. : le sang). Des changements adaptatifs causés par
un produit chimique dans un tissu ou un organe peuvent être accompagnés de
changements fonctionnels et morphologiques.
Pour un tissu tel que celui du foie, qui a une importante capacité de régénération,
la majorité des atteintes sont réversibles ; au contraire, elles sont généralement
irréversibles lorsqu'il s'agit d'une atteinte du système nerveux. Des effets tels que
la cancérogénicité et la tératogénicité sont généralement considérés comme des
effets irréversibles.
9.2. Effet morphologique, fonctionnel ou biochimique
L’effet morphologique conduit à une modification tissulaire comme par exemple une
nécrose ou une néoplasie. Il est généralement irréversible. L’effet fonctionnel correspond à un
changement des fonctions d’un organe. Il est en général réversible comme par exemple la
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Chapitre 5 La Toxicité des médicaments
L’action se traduit par des mutations génétiques et/ou des modifications chromosomiques, les
gènes se situant en un point précis d’un chromosome. Les mutations au niveau du gène
correspondent à des modifications au niveau des molécules d’ADN. Le gène peut être morcelé
ou recombiné au niveau des segments d’ADN.
Il y a une corrélation importante entre effets mutagènes et cancérogènes pour une même
molécule
10.2. Cancérogenèse
L'ADN des chromosomes du noyau cellulaire est la cible privilégiée des agents cancérogènes
(produits chimiques, radiations ionisantes).
10.3. Tératogenèse
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Chapitre 5 La Toxicité des médicaments
Ce sont des substances qui agissent principalement sur l'embryon à des stades bien précis de
son développement et qui induisent une ou des anomalies, se manifestant par des
malformations.
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Chapitre 5 La Toxicité des médicaments
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Chapitre 5 La Toxicité des médicaments
Les mécanismes d'action d'un grand nombre de substances toxiques impliquent une élévation
de composés oxygénés dans la cellule, ce qui entraîne le stress oxydatif.
Des polluants de l'environnement tels que l'herbicide paraquat, les hydrocarbures halogénés,
les pesticides organochlorés (ex: heptachlore et DDT ), génèrent des intermédiaires réactifs,
le peroxyde d'hydrogène, le radical hydroxyle et l'ion superoxyde, capables d'endommager
les constituants des cellules et induire la toxicité.
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Chapitre 6 : Pharmacologie
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Chapitre 6 : Pharmacologie
1. Les anticancéreux
I- Généralité :
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Mode d'Action :Ils inhibent la synthèse des acides nucléiques en se substituant aux bases
puriques et pyrimidiques indispensables à cette synthèse. Ils agissent à la phase S du cycle
cellulaire, ils sont donc "phase-dépendants" et sont responsables de la mort de la cellule.
Antifolates : méthotrexate ® (méthotrexate)
Tomudex ® (raltitrexed)
Antipuriques :Fludara ® (fludarabine)
Antipyrimidiques : Aracytine ® (cytarabine)
Gemzar ® (gemcitabine), Fluorouracile ®(5FU)
III. AGENTS DU FUSEAU
Mode d’action : bloquent le contact des microtubules : pas de division cellulaire : mort des
cellules cancéreuses
Poison du fuseau : Oncovin ® (vincristine),
Velbe ®(vinblastine), Navelbine ® (vinorelbine)
Eldisine ® (vindésine)
Stabilisants du fuseau : Taxol ® (paclitaxel) et taxotère ® (docetaxel)
IV . INHIBITEURS DES TOPOISOMERASES
- Anti – topoisomérase I :
Mode d’action : Les topoisomérases sont des enzymes assurant la spiralisation /
déspiralisation de l'ADN après avoir créé des coupures transitoires de l'un (I) ou des deux (II)
brins, puis leur ligation, permettant une relaxation des forces de torsion générées au moment
de la réplication
Campto ® (irinotécan) et Hycamtin ® (topotécan)
- Anti- topoisomérase II:
intercalants :
Mode d’action : å un empêchement de la progression des ARN et ADN polymérases
å une inhibition de la réplication et de la transcription
Doxorubicine ®(doxorubicine)
Cérubidine ®(daunorubicine), Zavedos ® (idarubicine), Farmorubicine ® (épirubicine)
Dérivés de podophyllotoxine :
Mode d’action : stabilisent le complexe de clivage, empêchant l'étape de religation et
provoquent une coupure définitive des brins d'ADN
Vépeside ® (étoposide, étopophos)
V. AUTRES :
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- Bléomycine ®(bléomycine)
- Kidrolase ®(asparaginase)
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1-Alopécie :
-Toujours réversible
-10 jours après le début
-Repousse après plusieurs semaines
-Éventuellement changement de couleur ou d’aspect
2- Muscites :
-Elles débutent par un érythème de la muqueuse accompagné de sensations de brûlure
-Apparaissent ensuite des ulcérations et une douleur importante entraînant une dysphagie
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*Prévention :
3-Myelotoxicite :
- Thrombopénie
- Neutropénie :
- Anémie
- Neutropénies :
-Thrombopénies
Transfusion de plaquettes
-Anémie :
◦ Erythropoïétines
Darbepoietin (ARANESP®)
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- Des examens spécifiques peuvent être proposés en cas de signes d’appel cliniques
- -Contraception
- -Une adaptation des doses est souvent proposée chez le patient âgé.
XI-Interactions médicamenteuses :
Comme pour tous les médicaments, un risque de diminution des effets thérapeutiques ou
d’augmentation des effets toxiques est possible par interaction pharmacocinétique ou
pharmacodynamique. Compte tenu de la diversité des médicaments anticancéreux, le risque
doit être évalué au cas par cas mais quelques exemples sont donnés dans le tableau ci-
dessous:
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2 . Les Antianémiques
1-Rappel physiopathologique :
L'anémie est définie par un taux d'hémoglobine inférieur à 13g/dl et 12g/dl respectivement
chez les hommes et les femmes
Le fer est un des composants principaux de l'hème, présente dans différentes protéines comme
l'hémoglobine.
Une carence en fer conduit à une anémie arégénérative microcytaire.
L'anémie (la carence en fer) peut être la conséquence de pertes sanguines chroniques
(digestives hautes ou basses ou gynécologiques), de destruction périphérique excessive
(hémolyse) ou par insuffisance de production médullaire (carences en fer, vit B9 ou B12)
La vitamine B9 est indispensable à la synthèse de l'ADN. On la trouve dans les légumes ou
certaines céréales. Les conséquences d'une carence s'observent d'abord dans les globules
rouges. La carence entraine une anémie arégénérative macrocytaire.
La vitamine B12 est contenue dans les viandes, laitages et les oeufs. Elle participe à la
synthèse de l'ADN et donc de la multiplication cellulaire. Comme pour la vitamine B9, sa
carence occasionne une anémie arégénérative macrocytaire.
- L'érythropoïétine (plus connue EPO) est le facteur de croissance erythroblastique; elle est
synthétisée par le rein. En cas insuffisance rénale chronique sévère, les taux circulants
d'érythropoïétine s'abaissent, entrainant une anémie chronique, en l'absence de toute carence
en fer ou vitamine.
2- Les Antianémiques
Les antianémiques sont des médicaments destinés à lutter contre toutes les formes d'anémies.
Celles-ci correspondent à un trouble sanguin.
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vitamine B12 dans le sang, en fonction des besoins précis du patient. Les antianémiques
peuvent être administrés par voie orale ou encore par voie parentérale.
La foldine ou vitamine B9, "folates" est principalement donnée par voie orale. La carence
nécessite au moins 2 mois de traitement oral journalier
le fer, donné par voie orale sous forme de sels, pouvant également être administré par voie
intraveineuse. La carence pour être reconstituée demande 3 à 6 mois de traitement journalier
oral.
L'apport de fer, vitamine B9 ou B12 permettent, en cas de carence de l'une d'entre elles, de
reconstituer les réserves de l'organisme et de permettre à la moelle de synthétiser des
réticulocytes (l'anémie devient alors régénérative) jusqu'à normaliser le nombre de globules
rouges circulants et le taux d'hémoglobinémie.
L'utilisation de ces médicaments est contrindiquée en cas d'allergie au fer ou à l'un des
ingrédients du médicament concerné. Elle est également déconseillée lors d'une infection
rénale aiguë. Pour un traitement par injection intraveineuse, des antécédents d'asthme peuvent
également constituer une contrindication.
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Pour le fer: coloration des selles en noir (prévenir les patients), troubles digestifs fréquents
(nausées, diarrhée, constipation crampes intestinales) pouvant mener le patient à interrompre
le traitement
Erythropoïétines et analogues:
Fer:
-ferritinémie
Vitamine B9 et B12:
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Références bibliographiques
Polycopie : Pharmacotoxicologie Dr TERBECHE Ryme
Références bibliographiques
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