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Absorbance et loi de Beer-Lambert

Le document traite de l'absorbance des solutions colorées, en expliquant la loi de Beer-Lambert qui relie l'absorbance à la concentration des solutés. Il décrit également les méthodes de dosage par spectrophotométrie et de titrage, en précisant les conditions nécessaires pour déterminer la concentration d'un soluté dans une solution. Enfin, il illustre le titrage d'une solution aqueuse de diiode avec des ions thiosulfate, en détaillant le mode opératoire et les calculs associés.

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Absorbance et loi de Beer-Lambert

Le document traite de l'absorbance des solutions colorées, en expliquant la loi de Beer-Lambert qui relie l'absorbance à la concentration des solutés. Il décrit également les méthodes de dosage par spectrophotométrie et de titrage, en précisant les conditions nécessaires pour déterminer la concentration d'un soluté dans une solution. Enfin, il illustre le titrage d'une solution aqueuse de diiode avec des ions thiosulfate, en détaillant le mode opératoire et les calculs associés.

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1.4.

Absorbance d’une solution colorée


10. Illustration
Une espèce chimique B est présente dans une
solution. On obtient le spectre d’absorption de B en
envoyant sur la solution l’ensemble des radiations
visibles et UV (Ultraviolet) et en mesurant la partie
qu’elle en absorbe.

L’absorbance d’une solution notée Aλ, mesure sa


capacité à absorber la lumière de longueur d’onde λ.
Plus Aλ est grande, plus la solution absorbe cette
lumière.

λMAX est la longueur d’onde pour laquelle l’absorbance


de la solution est maximale.

Exercice : Déterminer λMAX dans le cas de la courbe ci-contre. En déduire la couleur de la


solution.

11. Loi de Beer Lambert


Propriété : Une solution contient un
soluté i à la concentration Ci. L’absorbance
Aλ de la solution due au soluté i et pour la
longueur d’onde λ, est proportionnelle à Ci.

D’où la formule : Aλ = kλ * Ci

Le dispositif expérimental permettant d’établir cette propriété est schématisé ci-dessus.

Remarques :
kλ est le coefficient directeur de la droite ci-contre.

kλ dépend de la nature du soluté ainsi que de la


quantité de solution traversée par la lumière.

kλ dépend de l’épaisseur L de la cuve selon la


formule suivante : kλ = ελ * L
(ελ s’appelle le coefficient d’extinction molaire de la
solution à la longueur d’onde λ).

Propriété : Si une solution contient plusieurs


solutés absorbant la radiation de longueur d’onde λ,
alors l’absorbance totale de la solution (Aλ) est la
somme de l’absorbance due à chacun des solutés
(A1, λ…) : Aλ = A1, λ + A2, λ + A3, λ + ….

Limite de la loi: Lorsque la concentration est trop importante, la loi de Beer-Lambert


cesse d’être valable : Aλ n’est plus proportionnelle à Ci.

ABBOU PREMIÈRE SPÉCIALITÉ 9


1.5. Dosage d’une solution
Définition : Le dosage d’une solution est la détermination de la concentration molaire (ou
massique) d’une espèce en solution.

12. Méthode spectrophotométrique


But : Détermination de la concentration de la solution S en une espèce colorée X dissoute
en solution.
Etape 1 : On fabrique plusieurs solutions de concentrations
connues en X.
Pour chaque solution, on mesure l’absorbance de la
solution à une longueur d’onde préalablement choisie
On trace un graphique, appelé courbe d’étalonnage (cf.
ci-contre), portant :
En ordonnée l’absorbance
En abscisse la concentration de la solution en X

Etape 2 : On mesure l’absorbance Asolution de la solution S.


On repère sur la courbe d’étalonnage le point
d’ordonnée Asolution. L’abscisse de ce point correspond à la valeur
de la concentration de la solution S en soluté X (notée Csolution)

Exercice du manuel : 49 p 38 (il faut le faire, mais il ne sera pas


corrigé en classe : cf. corrigé dans le manuel).

13. Titrage : principe


But : Détermination de la concentration (notée C0) en un soluté (noté X) d’une solution
(notée S0).

Hypothèses :
L’espèce chimique Y réagit avec X selon l’équation bilan : X + 3 Y = Z.
Cette réaction est totale et est très rapide, c’est-à-dire que lorsque X et Y sont mis en
présence, la réaction entre X et Y se produit (quasiment) instantanément.
Y et Z sont incolores et transparents et que X est rouge.

On appelle S1 une solution contenant le soluté Y à la concentration notée C1.

Expérience 1 :
On verse dans un bécher un volume V0 de S0. Le nombre de
mole de X présent dans le bécher vaut n0 = C0 * V0. On ajoute
dans le bécher un volume V1 se S1. Le nombre de mole de Y
présent dans le bécher vaut n1 = C1 * V1.

L’équation bilan de la réaction nous informe que les


proportions selon lesquelles X et Y réagissent sont de 1 pour
3:
1 mol de X réagit avec 3 mol de Y
0,4 mol de X réagit avec 1,2 mol de Y
n mol de X réagit avec 3 * n mol de Y
Etc...

ABBOU PREMIÈRE SPÉCIALITÉ 10


Par conséquent :
Si n1 < 3 *n0, alors Y est le
réactif limitant : tout Y a réagi et il
reste du X dans le bécher et la
coloration rouge de la solution
demeure (même si moins il y reste
de X, moins cette coloration est
vive).
Si n1 > 3 *n0, alors X est le
réactif limitant : tout X a réagi (et
solution est devenue incolore) et il
reste du Y dans le bécher.

Expérience 2 : On verse dans un bécher un volume V0 de S0. Le nombre de mole de


X présent dans le bécher vaut n0 = C0 * V0. On ajoute petit à petit dans le bécher de la
solution S1 à l’aide d’une burette graduée qui permet de contrôler l’ajout de S1 au goutte à
goutte :
Tant que n1 < 3 *n0 la solution dans
le bécher reste rouge.
Dès que n1 ≥ 3 *n0, la solution dans
le bécher est incolore.

Par conséquent, le moment précis où la


solution devient incolore (ce moment
s’appelle l’ « équivalence ») correspond au
moment où n1 = 3 *n0. Grâce à la burette
graduée, on peut déterminer précisément (à
la goutte près) le volume de solution S1 qui a
été ajouté à l’équivalence : on le note V1, EQ.

La relation qui lie n0 et n1 à l’équivalence


permet de déduire que C0, V0, C1 et V1 sont
liés par la relation : C1 * V1, EQ = 3 * C0 * V0

Bilan de l’expérience 2 :
Si S1 a été préparée avec soin, on connait la valeur de C1.
Si le prélèvement du volume V0 a été fait avec soin (c’est-à-dire avec une pipette
jaugée), on connaît la valeur de V0.
Si l’expérience 2 a été menée avec soin, on a pu déterminer avec précision V1, EQ, le
volume versé de S1 à l’équivalence.
Et alors, la valeur de C0 peut être calculée : C0 = C1 * V1, EQ / (3 * V0)

Remarques :
Un titrage repose sur deux conditions :
La réaction chimique doit être rapide et totale.
L’équivalence doit être repérable.
Il existe plusieurs façons de repérer l’équivalence :
Changement de couleur de la solution (comme dans l’exemple étudié).
Modification particulière d’une grandeur mesurable (pH, conductivité…).
...

ABBOU PREMIÈRE SPÉCIALITÉ 11


Vocabulaire : La solution contenant X et dont on veut connaître la concentration en X
s’appelle la solution titrée.
La solution que l’on ajoute progressivement à la solution contenant X, et qui
permet à la réaction chimique de se produire, s’appelle la solution titrante.
L’équivalence du titrage est la situation dans laquelle les réactifs de la
solution titrée et ceux de la solution titrante ont été ajoutés en proportions stœchiométriques.
Elle peut également être définie comme le point de « changement de réactif limitant »

14. Illustration : titrage d’une solution aqueuse de diiode


On veut titrer (i.e. déterminer) la concentration Ctitré d’une solution aqueuse en diiode (I2)
appelée S. On prépare à cet effet une solution aqueuse S’ contenant des ions thiosulfate
(S2O32-) en concentration connue Ctitrante.

Exercice 1 : Sachant que la réaction de S2O32- sur I2 est une réaction rédox faisant
intervenir les couples I2/I- et S4O62-/ S2O32-, montrer que l’équation bilan de la réaction s’écrit :
I2(aq) + 2 S2O32-(aq) = S4O62-(aq) + 2 I -(aq)

Remarques : La solution titrée est la solution S.


La solution titrante est la solution S’.
On admet que la réaction I2(aq) + 2 S2O32-(aq) = S4O62-(aq) + 2 I -(aq) est rapide et
totale.
Parmi l’ensemble des espèces chimiques intervenant au cours de ce titrage, I2
est la seule espèce colorée (brun, et même noire en présence d’empois d’amidon).

Mode opératoire :
On prélève avec précision (c’est-à-dire à l’aide d’une
pipette jaugée) un volume Vtitré de la solution titrée puis on la
verse dans un bécher. On plonge un barreau aimanté dans le
bécher que l’on pose sur un agitateur magnétique.

On remplit la burette graduée avec la solution titrante.

On verse la solution titrante dans le bécher petit à petit


tout en maintenant une légère agitation.

On guette la manifestation de l’équivalence


(changement de couleur dans cet exemple) et on note le
volume de solution titrante qui a été versé lorsque
l’équivalence est atteinte (ce volume est noté VEQ).

Exercice 2 : Cet exercice est relatif au titrage de la solution aqueuse de diiode qui vient
d’être présenté dans ce point.
1°/ Déterminer l’expression littérale de la quantité de matière de I2 présent initialement
dans le bécher, appelé ndiiode, en fonction de Ctitré et de Vtitré.
2°/ Décrire qualitativement l’évolution de la quantité de matière de I2 dans le bécher à
mesure que la solution titrante est versée dans le bécher.
3°/ Quelle observation permet de déterminer l’équivalence ?
4°/ Déterminer l’expression littérale de la quantité de matière de S2O32- versé à
l’équivalence, appelée nthiosulfate, en fonction de Ctitrante et de VEQ.
5°/ Montrer qu’à l’équivalence, nthiosulfate = 2 ndiiode.
6°/ En déduire une expression littérale de Ctitré en fonction de Ctitrante, VEQ, et Vtitré.
7°/ Réaliser l’application numérique du calcul de Ctitré dans le cas où :
Ctitrante = 5,00 * 10-2 mol.L-1 VEQ = 12,7 mL Vtitré = 20,0 mL

ABBOU PREMIÈRE SPÉCIALITÉ 12

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