PSE : Santé et Alimentation Essentielle
PSE : Santé et Alimentation Essentielle
Santé
Environnement
2020-2021
Reproduction Interdite
Propriété de l’école d’ameublement de Paris - La Bonne Graine
1
L’INDIVIDU ET SA SANTE p4
Les rythmes biologiques et le sommeil P5
L’alimentation adaptée au quotidian p6
Les conduites addictives et la prévention des addictions p 10
Les infections sexuellement transmissibles p 12
La maîtrise de la reproduction humaine: la contraception p 15
2
L’INDIVIDU DANS SON ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL p 34
3
L’INDIVIDU ET SA SANTE
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Les rythmes biologiques et le sommeil
Définition :
Tout être vivant vit selon des rythmes précis influencés par des facteurs temps extérieurs :
- le cycle quotidien sur 24 heures (cycle circadien)
- le cycle lunaire (mensuel)
- le cycle solaire (annuel).
- l’endormissement
- un sommeil lent et léger
- un sommeil lent profond et très profond (récupération physique). Ces deux stades
de sommeil durent environ 90 minutes.
- un sommeil paradoxal (rêve, mémorisation, récupération de la fatigue nerveuse)
d’une durée d’environ 20 minutes.
- Une période de latence (réveil de l’individu).
Une bonne hygiène de vie favorise la récupération. Il est conseillé de se coucher à des
heures régulières, éviter les excitants (café, jus d’oranges, coca…) et les activités
sportives avant le sommeil, dormir dans une chambre modérément chauffée, se relaxer
(musique, lecture…).
Les bains chauds font remonter la température du corps alors qu’à l’endormissement, la
température de celui-ci baisse.
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L’alimentation adaptée au quotidien
L’activité physique
Chaque jour, l'organisme dépense de l'énergie pour assurer ses fonctions vitales (
respiration, circulation, digestion, maintien de la température du corps...), et pour assurer
diverses fonctions variables suivant les individus et les moments ( travail, activités
quotidiennes, sport...).
Chaque jour, aliments et boissons devront apporter à l'organisme une quantité d'énergie
équivalente à ses dépenses.
On mesure les dépenses et les besoins énergétiques en kilojoule (KJ ); le Joule étant
l'unité internationale d'énergie. Cette unité remplace la Calorie, encore très utilisée mais
non admise dans le système des unités internationales.
1Kj= 0,24 Kcal
1Kcal= 4,18 Kj
Les besoins énergétiques de l'individu ne peuvent être couverts par l'intermédiaire d'un
seul aliment car aucun aliment ne contient toutes les substances qui composent
l'organisme. Le corps humain est composé d'eau: 66% ; de protides: 15,2%; de lipides:
13%; d'éléments minéraux: 5%; de glucides: 0,8% et de vitamines. Protides, lipides,
glucides, éléments minéraux, vitamines et eau sont des nutriments. Chaque jour,
aliments et boissons doivent apporter à l'organisme l'ensemble des nutriments dont il a
besoin pour se construire, se renouveler, fonctionner correctement.
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Noms des nutriments Principaux rôles % des besoins
énergétiques
7
Ces trois nutriments sont des nutriments non énergétiques.
Les sept groupes alimentaires
Manger équilibré, c'est consommer chaque jour des aliments de chacun des sept groupes
pour apporter à l'organisme tout ce dont il a besoin. C'est aussi éviter les erreurs
alimentaires, causes de nombreuses maladies. A notre époque, nombreux sont les
individus qui mangent"mal"; le petit déjeuner est sauté, les repas du midi sont rapides et
mal équilibrés. Il est très important d'équilibrer ses repas; en fait chaque repas a son
importance. Il est conseillé de manger au moins cinq fruits et légumes par jour (frais de
préférence mais sinon en conserves ou surgelés).
L'adulte doit prendre trois repas par jour; les enfants, adolescents, femmes enceintes et
femmes qui allaitent leur bébé doivent prendre quatre repas par jour; le nouveau-né doit
prendre 7 à 8 repas par jour.
Sur le plan gustatif le français mange bien toutefois, sur le plan diététique, il commet de
nombreuses erreurs alimentaires.
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Les conduites addictives et la prévention des addictions
Les substances psychoactives engendrent des troubles physiques et psychiques
qui peuvent avoir des conséquences au travail telles que :
- des sanctions
- des problèmes relationnels
- des accidents du travail
- de l’absentéisme
- une diminution de la qualité du travail
- une diminution du rendement.
Pour prévenir ce risque, le médecin du travail peut sensibiliser les salariés sur les
conséquences de la consommation de substances psychoactives et effectuer des
dépistages dans des conditions bien spécifiques et précisées dans le règlement intérieur.
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L'addiction se caractérise par la dépendance, c'est-à-dire l'impossibilité répétée de
contrôler un comportement et la poursuite de ce comportement en dépit de la
connaissance des conséquences négatives. Une conduite addictive peut être liée à
des produits (alcool, tabac, drogues ou substances psychoactives) ou non
(workaholisme notamment : investissement excessif dans le travail). Les problèmes
posés par des consommations occasionnelles ou répétées de substances
psychoactives (alcool, cannabis, médicaments...) sont préoccupants pour les
entreprises françaises. En effet, ces consommations peuvent mettre en danger la
santé et la sécurité des salariés, et notamment être à l'origine d'accidents du travail
(modification de la perception du risque et/ou prise de risque, perte d'attention ou
de vigilance, mise en danger du salarié lui-même ou de ses collègues…)
La prévention et la prise en charge des addictions est donc nécessaire dans les
entreprises. La prévention repose sur la mise en place d'une démarche collective. Il
faut notamment aboutir à un protocole accepté par tous dans l'entreprise précisant,
quand survient une situation où il y a danger, les modes d'intervention, les moyens
à mettre en oeuvre, les limites et les rôles de chacun sur les points suivants :
dépistage, suivi, prise en charge, retrait ou maintien au post
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Les infections sexuellement transmissibles
Définition:
les IST sont causées par des organismes microscopiques (bactéries ou autres ) et sont
contagieuses par les rapports sexuels. Elles sont actuellement en recrudescence.
4) Symptômes et traitements.
A) La blennoragie (ou chaude pisse ) :
Les symptômes apparaissent après une période d'incubation, entre 1 jour et 60 jours
après le rapport contaminant. Chez l'homme atteint, uriner devient douloureux et il y a
écoulement de pus. Chez la femme, il y a peu de signes au début mais l'infection peut
gagner les trompes. Mal soignée, cette maladie peut entraîner une stérilité. Le traitement
s'effectue par antibiotiques (pour la personne contaminée et si possible pour son ou ses
partenaires).
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durant ce stade de la maladie, on assiste à des éruptions cutanées très diverses pouvant
parfois passer pour des allergies. Cette phase se termine également par une apparente
guérison.
3ème phase
5 à 20 ans plus tard, les bactéries se sont développées et particulièrement dans les tissus
nerveux (cerveau, moelle épinière...) et dans le coeur. Ce dernier stade est mortel
Il est primordial de soigner cette IST durant le premier stade car ensuite il est trop tard. Le
traitement par antibiotiques est efficace s'il est pris précocement.
- l’hépatite B : elle peut entraîner à long terme une cirrhose ou un cancer du foie
- l’herpès génital : il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement pour guérir de cette
maladie.
- La chlamydiose : bactérie qui peut entraîner des stérilités.
Le sida
1) Définition:
syndrome d'immuno déficience acquise; ce qui signifie qu'il s'agit d'une maladie qui
affecte notre système immunitaire et cette maladie n'est pas héréditaire mais acquise au
contact du virus.
2) Le virus VIH:
le sida est provoqué par la destruction du système immunitaire par un virus: le VIH ( virus
de l'immunodéficience humaine ). Ce virus, une fois dans le sang pénètre dans les
lymphocytes et s'y multiplie, provoquant leur destruction. La maladie se manifeste par une
sensibilité à toutes les maladies infectieuses contre lesquelles l'organisme ne peut plus se
défendre et qui entraînent finalement la mort.
3) La contagion:
le virus VIH est fragile lorsqu'il est hors de l'organisme et meurt rapidement; c'est pourquoi
il se transmet exclusivement par des liquides biologiques ( sang, sperme ). Les trois
principales voies de contagion sont:
- sexuelle: tout rapport sexuel, avec un porteur du virus peut-être contaminant;
- sanguine: principalement chez les drogués, par échange de seringues souillées.
- d'une mère à son foetus: le virus peut traverser le placenta et une mère peut donc
contaminer son enfant.
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c) sida: il se manifeste par de multiples et inhabituelles infections des poumons, du
système digestif, du cerveau et de la peau. Il est parfois associé à certains cancers.
6) Les traitements :
Il n’existe pas encore de vaccin qui pourrait être utilisé à titre préventif contre cette
infection. Les malades infectés sont soignés par diverses méthodes et médicaments ;
entre autres, l’AZT et la trithérapie ou multithérapie (association de plusieurs médicaments
).
7) Les tests :
Document annexe
14
La maîtrise de la reproduction humaine : la contraception
Cette méthode est également appelée "méthode Ogino".Elle est basée sur l'existence
d'une montée thermique ovulatoire. La température du corps de la femme devient
supérieure à 37°C en période d'ovulation. Cette méthode ancienne permet de déterminer
la date de l'ovulation dans le cycle. Il faut donc relever les températures quotidiennement.
Des facteurs externes ( fatigue,stress,contrariétés,maladies...) peuvent perturber la date
de l'ovulation et rendre ainsi la méthode inefficace.
2- La méthode cyclique.
Etant donné que l'ovulation est censée commencer à partir du quatorzième jour du cycle
jusqu'au 17ème jour, la femme ne doit pas avoir de relations sexuelles durant cette
période. Mais , cela suppose que le cycle durant cette période d'ovulation soit régulier
pour être appliquée efficacement.
b) Le préservatif masculin.
Le préservatif représente actuellement le seul moyen contraceptif utilisé par l'homme. Il
est le seul moyen de protection vis-à-vis des agents des maladies sexuellement
transmissibles (MST) : syphilis, sida...
Il est efficace à 100 pour cent s’il est utilisé correctement.
c) Le diaphragme.
C'est l'équivalent féminin du préservatif. C'est un dôme de latex qui doit être positionné
de façon adéquate pour qu'il coiffe le col de l'utérus. Son efficacité dépend de son bon
positionnement et est augmentée par l'utilisation de crèmes spermicides. Sa mise en
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place demande un certain apprentissage. Il ne peut être retiré immédiatement après les
rapports.
d) Le stérilet.
C'est un objet en plastique de forme variable auquel est associé un fil de cuivre.
L'action du stérilet est à la fois mécanique et chimique (il empêche la nidation d'un
éventuel embryon).Le positionnement dans l'utérus doit être pratiqué par un médecin. La
surveillance du stérilet doit être périodique afin d'éviter une grossesse non désirée
toujours possible même en cas d'utilisation apparemment correcte.
e) le préservatif féminin : il se présente sous la forme d’un fourreau prélubrifié avec deux
anneaux flexibles à chaque extrémité
B) Le patch : il contient des hormones de synthèse. Il faut coller un patch durant trois
semaines consécutives et chaque semaine le placer à un endroit différent (bras, fesses,
ou ventre ). Le risque est qu’il se décolle.
C) L’ implant : c’est un petit bâtonnet qui contient une hormone. Il est placé sous la peau
pour une durée de trois ans. Il peut être incompatible avec la prise de certains
médicaments.
D) Le stérilet à la progestérone : c’est un petit dispositif en plastique qui est entouré d’un
cylindre contenant de la progestérone.
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L’INDIVIDU DANS SES ACTES
DE CONSOMMATION
Le budget et l’épargne p 18
Le crédit et le surendettement p 20
Les achats p 22
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Le budget et l’épargne
1) Le budget :
Définition :
C’est la prévision des recettes et des dépenses pour une période donnée. Pour gérer un
budget, il faut évaluer les recettes (salaires, prestations sociales…) et les dépenses
regroupées par poste (charges fixes, dépenses courantes, dépenses d’équipement et de
renouvellement) de manière à les équilibrer.
2) L’épargne :
Définition :
Elle correspond à la partie des revenus qui n’est pas dépensée. Les formules de
placements sont variées, elles dépendent de l’objectif (disponibilité des sommes
placées, rentabilité, sécurité de placement) du consommateur.
Les différents types d’épargne :
* Le livret A est un compte d'épargne rémunéré dont les fonds sont disponibles à tout moment. Les intérêts
sont exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Tous les établissements bancaires peuvent
le proposer.
* Le livret de développement durable est un produit d'épargne rémunéré dont les fonds sont disponibles à
tout moment. Tous les établissements bancaires peuvent le proposer.
* Le compte sur livret d'épargne populaire (LEP) est destiné à aider les personnes disposant de revenus
modestes à placer leurs économies dans des conditions maintenant leur pouvoir d'achat.
* Le livret jeune est un produit d'épargne réservé aux jeunes de 12 à 25 ans résidant en France. Toutes les
banques peuvent le proposer.
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* Le compte épargne logement (CEL) est un placement disponible, qui produit un intérêt et permet
d'obtenir un prêt immobilier à un taux privilégié.
* Le plan d'épargne logement (PEL) est une épargne bloquée qui produit des intérêts et peut permettre
d'obtenir un prêt immobilier. Les établissements de crédit ayant passé une convention avec l'État peuvent le
proposer.
* Le plan d'épargne retraite populaire (Perp) est un produit d'épargne à long terme qui permet d'obtenir, à
partir de l'âge de la retraite, un revenu régulier supplémentaire. Le capital constitué est reversé sous forme
d'une rente viagère. Il peut également être reversé sous forme de capital, à hauteur de 20 %. Le Perp
permet aussi d'utiliser l'épargne accumulée pour financer l'acquisition d'une première résidence principale.
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Le crédit et le surendettement
Les crédits
Définition :
Le crédit est l’opération qui permet au consommateur d’obtenir auprès d’un établissement
de crédit le versement de sommes d’argent pour financer l’acquisition d’un bien ou d’un
service. Le consommateur doit rembourser les sommes empruntées auxquelles s’ajoutent
les intérêts.
Il existe différentes formes de crédit :
- le crédit affecté : somme accordée pour un achat déterminé (acquisition d’un bien
par exemple)
- le crédit personnel : somme accordée sans que le demandeur ait à justifier la
nature de l’utilisation
- le crédit gratuit : somme remboursable sans intérêt, sur une durée limitée dans le
temps
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e) Le droit de rétractation des crédits à la consommation :
Si vous ne parvenez pas à faire face aux dettes que vous avez accumulées, vous pouvez saisir la
commission de surendettement des particuliers pour qu'elle examine votre situation et décide de solutions
visant au réaménagement voire à l'effacement de tout ou partie de vos dettes.
Pour que votre dossier soit recevable, votre situation de surendettement doit être caractérisée.
À ce titre, vous devez être dans l'impossibilité manifeste de faire face à l'ensemble de vos dettes non
professionnelles passées, présentes ou à venir, notamment :
• échéances de prêt immobilier non payées,
• échéances de prêts à la consommation non remboursés,
• impayés de loyers,
• arriérés d'impôts sur le revenu...
Il convient par ailleurs d'être de bonne foi au moment de la saisine, c'est-à-dire :
• ne pas avoir organisé votre insolvabilité,
• être sincère dans vos déclarations.
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Les achats
1) Le circuit des marchandises :
2) Le commerce équitable :
Le commerce équitable est une forme de commerce mondial qui a pour objectif de
payer un prix décent aux producteurs du Sud, de respecter les droits fondamentaux des
personnes et de l’environnement.
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3) Les différents modes de paiement :
Les espèces
• l'argent liquide
• le mandat postal
• le transfert d'argent
• chèque classique
• chèque de banque
La carte bancaire
• carte de retrait, pour retirer de l'argent aux distributeurs,
• carte de paiement à débit immédiat, pour régler ses achats au comptant,
• carte de paiement à débit différé, où les paiements sont cumulés en crédit et débités
en début de mois,
• carte de crédit, qui permet de payer à crédit remboursable par échéances mensuelles.
Le paiement dématérialisé
• le porte-monnaie électronique,
• le paiement en ligne.
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Les contrats et les assurances
Les assurances obligatoires et facultatives en France
La loi française impose une assurance pour couvrir certains risques fondamentaux.
D'autres assurances sont facultatives. Même si elles sont parfois fortement conseillées.
1) Quelles sont les assurances obligatoires?
Parmi les assurances obligatoires, il y a d'abord l'obligation absolue faite à chacun, de
réparer les dommages corporels et matériels causés à autrui:
- dans la vie courante,
- et particulièrement au volant d'un véhicule à moteur.
C'est ce qu'on appelle l'assurance de la Responsabilité Civile. En la matière, le défaut
d'assurance peut coûter très cher. Non seulement il faut indemniser soi-même les victimes,
mais en plus la loi peut ajouter de lourdes sanctions.
Les assurances sociales
Par ses institutions, l'Etat veille aussi à ce que chacun se soumette à l'obligation
d'assurance contre les risques sociaux: accidents du travail, maladie, invalidité, retraite.
Pour les salariés, c'est la Sécurité sociale qui s'en charge et les cotisations d'assurance
sont versées à la fois par les entreprises et les salariés.
L'assurance chômage n'est obligatoire que pour les salariés. Pour les indépendants elle est
facultative: ils ne souscrivent un contrat d'assurance chômage que s'ils le souhaitent.
Les autres risques à assurer
Certaines assurances sont obligatoires pour couvrir des risques spécifiques:
- les risques locatifs : sans un contrat d'assurance pour couvrir un dégât des eaux, un
incendie ou une explosion, tout propriétaire a le droit de résilier le bail,
- la responsabilité civile professionnelle: certaines activités professionnelles peuvent
occasionner des dommages corporels ou matériels. Elles ont donc une obligation
d'assurance, pour pouvoir faire face aux réparations et aux indemnisations.
2) Quelles sont les assurances facultatives?
Toutes les autres assurances sont facultatives, notamment les assurances individuelles:
accidents de la vie, décès, dépendance, animaux domestiques, voyages…Parmi les
assurances facultatives, certaines sont tout de même fortement conseillées, comme les
assurances complémentaire santé.
Et parfois, le facultatif devient obligatoire. C'est le cas de l'assurance scolaire: pour les
activités fixées par les programmes scolaires, elle n'est pas obligatoire mais elle est tout de
même exigée par les établissements lors des activités extra scolaires: sorties, classes
découvertes, séjours linguistiques.
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La fin des tarifs d’assurance spécifiques aux femmes
La France a ainsi prévu cette dérogation au sein du Code des assurances. Des tarifs
différenciés ont été proposés, notamment en matière d'assurance automobile, des
statistiques démontrant que les femmes, avaient statistiquement moins d'accidents que les
hommes.
Une association belge de consommateurs a cependant intenté une action devant la CJUE
pour faire invalider cette dérogation au titre du principe de non discrimination fondé sur le
sexe, contenu notamment dans la Charte des principes fondamentaux de l'Union
européenne, applicable dans tous les Etats-membres.
Dans sa décision en date du 1er mars 2011, la CJUE a considéré que cette dérogation
n'était pas compatible avec les objectifs de la Charte et était donc contraire au principe
d'égalité. Elle a laissé aux Etats-membres jusqu'au 21 décembre 2012 pour s'adapter.
En France, l'abandon du principe de discrimination des tarifs en fonction du sexe, prévu par
l'article A11-4 du Code des assurances, entrera officiellement en vigueur après l'adoption
d'un ou plusieurs arrêtés du Ministère de l'économie.
Source : [Link] 7 janvier 2013
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L’information et la protection du consommateur
Elles relèvent du Premier ministre et sont placées sous l’autorité du préfet du département.
Elles veillent à ce que les textes législatifs et réglementaires en matière de police
économique et de protection du consommateur soient appliqués.
Missions principales :
• Qualité et sécurité de l’alimentation (ex: contrôler les entreprises de restauration)
• Protection de la santé animale (ex : contrôler l’état sanitaire des animaux)
• Sécurité des consommateurs (ex : éviter la mise sur le marché de produits
dangereux)
• Protection de la vie économique des entreprises (ex :lutte contre les contrefaçons)
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La sécurité sanitaire du consommateur
L’Alerte Sanitaire
2) Le principe de précaution:
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Ce principe s’applique dans un contexte d’incertitude. On a identifié des risques possibles
mais il n’y a pas de preuves scientifiques suffisantes pour qu’ils soient avérés,
principalement dans le domaine de la santé et de l’environnement.
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L’INDIVIDU DANS SON PARCOURS
PROFESSIONNEL
L’apprentissage p 30
29
L' apprentissage
1) Définition
Les CFA sont les seuls établissements autorisés à assurer la formation théorique des
apprentis. Ils sont soumis au contrôle de l'Etat. Le temps passé au CFA par l'apprenti ne
peut être inférieur à 400 heures par an. Il est compris dans le temps de travail.
3) Le contrat d'apprentissage.
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5) La rupture du contrat
Le contrat d'apprentissage peut être rompu librement par l'apprenti ou par l'employeur
pendant la période d'essai ( 45 jours en entreprise).
Il peut être résilié pendant le reste de la durée du contrat si les deux parties sont d'accord.
Il peut également être résilié par le Conseil des Prudhommes en cas de fautes graves, de
manquements répétés de l'une des parties à ses obligations ou de l'inaptitude de
l'apprenti à apprendre le métier.
Il peut être rompu en cas de force majeure, de faute grave de l’apprenti, d’inaptitude
constatée par la médecine du travail ou en cas de décès de l’employeur (entreprise
unipersonnelle). Dans ce cas, la rupture prend la forme d’un licenciement.
Après respect d’un préavis, l’apprenti peut, à son initiative demander la rupture de son
contrat. Il devra, au préalable, solliciter le médiateur.
Si le CFA prononce l’exclusion définitive de l’apprenti, l’employeur peut engager à son
encontre une procédure de licenciement.
6) Le salaire de l'apprenti:
Les apprentis ont droit au remboursement d’une partie des frais de transport ( région
parisienne). Ils ont également droit aux allocations d’assurance chômage à la fin de leur
contrat. Les années d’apprentissage comptent pour la retraite.
En cas de changement de catégorie d’âge, l’augmentation intervient le mois qui suit la
date d’anniversaire.
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La formation professionnelle continue et la validation des acquis de
l’expérience
Définition: elle doit permettre aux salariés de s’adapter aux changements des techniques
et des conditions de travail. Elle doit favoriser leur promotion sociale .
Elle se traduit par:
* des stages organisés par l’entreprise
* des congés individuels de formation.
C’est un programme annuel de formation établi par l’employeur et obligatoire dans les
entreprises de plus de 50 salariés.
Il est mis en place par l’employeur; à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise. Ce plan doit
être négocié avec les organisations syndicales et l’employeur doit également consulter le
comité d’entreprise quand il existe et les délégués du personnel.
Un salarié ne peut refuser de participer à ces stages. Il est rémunéré pendant son
temps de formation.
Tout salarié est en droit de parfaire sa formation. Toutefois certaines conditions sont
nécessaires:
CPF :
- 24 heures par an cumulables sur 6 ans en dehors du temps de travail ou en partie
pendant le temps de travail
- 1 an d’ancienneté dans l’entreprise
- financement partiel ou total par l’entreprise
CIF :
- 1 an maximum (salariés en CDI)
- 24 mois d’ancienneté dont 12 dans l’entreprise
- financement par des organismes spécialisés
- le contrat de travail est suspendu.
Tout salarié peut, de sa propre initiative, suivre les cours de promotion sociale. Elle
s’adresse également aux demandeurs d’emploi.
Ils ont lieu le soir généralement ou le week-end. Certains peuvent être suivis par
correspondance.
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Les différents niveaux:
5) Le bilan de compétences
Toute personne engagée dans la vie active est en droit de faire valider les acquis de son
expérience professionnelle en vue de l’acquisition d’un diplôme, d’un titre à finalité
professionnelle ou d’un certificat de qualification.
Le demandeur doit avoir exercé pendant au moins trois ans une activité professionnelle,
salariée, non salariée ou bénévole, en rapport avec l’objet de sa demande. Cette
demande doit être déposée auprès d’un organisme de validation des acquis (Education
nationale).
La procédure peut conduire à l’obtention de tout ou partie du diplôme, titre ou certificat
demandé.
La recherche d’emploi
Pour effectuer une recherche d’emploi, on peut sélectionner des offres ou réaliser des
candidatures spontanées.
Certaines structures peuvent aider dans cette recherche. Ce sont :
- Pôle emploi (ancienne ANPE+ASSEDIC)
- La Mission Locale
- La Permanence d’accueil, d’information et d’orientation (PAIO). Ces deux
dernières structures s’adressent plus particulièrement aux jeunes de 16 à 25 ans.
Pour contacter les entreprises, il faut envoyer un curriculum vitae (CV) ainsi qu’une lettre
de motivation (généralement manuscrite).
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L’INDIVIDU DANS SON ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL
Le contrat de travail p 38
Le salaire p 41
Le CHSCT p 48
L’inspection du travail p 50
La durée du travail p 73
Le licenciement individuel p 76
34
Code du travail, conventions collectives, règlement intérieur
1) Le code du travail :
2) Le règlement intérieur :
37
Le contrat individuel de travail
1. Généralités.
• Définition:
Le contrat de travail est une convention par laquelle un salarié s'engage à travailler pour le
compte d'un employeur qui en contrepartie lui verse un salaire.
Le contrat peut-être conclu pour une durée déterminée ; dans ce cas,le contrat de travail
prend fin à la date prévue lors de la signature du contrat.
Il peut également être conclu pour une période indéterminée. Dans ce cas, le contrat peut
être rompu par l'une des parties, à tout moment en respectant certaines règles.
Nouveauté :
Pour concilier l'envie des salariés d'être en CDI avec le besoin de flexibilité des
employeurs, certaines entreprises ont mis en place le CDI en temps partagé : un seul
contrat pour le salarié qui a deux employeurs. Ce type de CDI est un moyen pour
l'employeur de rester flexible tout en évitant les futurs malus sur les contrats courts. "La
restauration, c'est un domaine où l'on ne peut pas savoir à l'avance le nombre de couverts
que l'on va faire", précise un restaurateur. En échange de frais d'adhésion, tout
l'administratif est délégué au groupement d'employeurs. Le CDI partagé est surtout utilisé
dans l'agriculture, mais pourrait être étendu à d'autres secteurs.
• Forme du contrat:
Le contrat de travail à durée indéterminée peut-être conclu verbalement ou par écrit. Il est
toutefois préférable de rédiger ce contrat par écrit pour éviter tout problème ultérieur.
Depuis 1979, le contrat de travail à durée déterminée doit être obligatoirement établi
par écrit.
*obligations du salarié:
-exécuter le travail convenu
-ne pas révéler les secrets de fabrication
-prendre soin du matériel confié
-se conformer aux ordres
-respecter le règlement intérieur
-travailler consciencieusement
*obligations de l'employeur:
-fournir le travail convenu
-verser le salaire
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-respecter la législation du travail.
Durant une maladie, le contrat de travail peut-être suspendu. Au delà d'une certaine durée
( suivant les conventions collectives ) la prolongation de la maladie peut entraîner un
licenciement.
En ce qui concerne la maternité, le contrat de travail est suspendu pendant une période
de six semaines avant l'accouchement et dix semaines après. Il n'est pas possible de
licencier une femme durant son congé maternité.
La grève entraîne également une suspension du contrat.
Le salarié perd son salaire mais à la fin de la suspension il retrouve son emploi et son
ancienneté lui reste acquise.
Pour éviter tout retour à l'esclavage, le Code Civil a interdit de s'engager à vie. Tout
contrat à durée indéterminée peut être rompu par l'une ou l'autre des parties.(cf. cours sur
le licenciement).
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Un CDD peut être conclu pour remplacer un salarié qui se trouve dans un des cas
suivants :
Le CDD à objet défini est conclu pour une durée minimale de 18 mois et une durée
maximale de 36 mois. Il ne peut pas être renouvelé (à vérifier suivant les accords de
branches et les dispositions conventionnelles)
Lorsqu’un contrat de travail à durée déterminée prend fin, il ne peut être recouru, pour
pourvoir le poste du salarié dont le contrat a pris fin, ni à un contrat à durée déterminée ni
à un contrat de travail temporaire, avant l’expiration d’une période (appelée « délai de
carence ») calculée en fonction de la durée du contrat incluant, le cas échéant, son ou
ses renouvellements.
a) le certificat de travail :il est interdit de faire figurer des mentions qui seraient
défavorables au salarié.
b) le reçu pour solde de tout compte:en signant ce reçu, le salarié reconnaît avoir reçu
toutes les sommes dues par l'employeur.
L'un des exemplaires du reçu pour solde de tout compte doit être remis au salarié.
Cependant, la loi n'oblige pas le salarié à le signer.
Le reçu pour solde de tout compte doit être remis au salarié, en main propre ou par une
lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR), à la date de fin du contrat de
travail.
- Si le salarié a signé le reçu pour solde de tout compte, il dispose de 6 mois suivant
la date de signature pour le contester.
- Si le salarié n'a pas signé le reçu pour solde de tout compte remis par l'employeur,
il peut le contester dans les 3 ans suivant la date de sa remise.
Le salarié effectue un travail à temps partiel si la durée du travail est inférieure à la durée
légale. Ce type de contrat doit être écrit. Il peut etre à durée déterminée ou indéterminée.
Le salarié à temps partiel a les mêmes droits que le salarié à temps plein.
7- Le travail temporaire.
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L'entreprise de travail temporaire embauche et rémunère des salariés qu'elle met à la
disposition d'autres entreprises. L'entreprise de travail temporaire reste donc l'employeur.
Un contrat de mission est remis au salarié. Le salarié temporaire doit recevoir une
rémunération équivalente à celle perçue par un salarié permanent au même poste, dans
la même entreprise.
En fin de mission, le salarié a droit à une indemnité de précarité égale à 10% de la
rémunération totale brute perçue pendant sa mission (avec conditions spécifiques ;
consulter le Code du Travail).
Le salaire
Définition: le salaire est la rémunération versée à la personne qui effectue un travail pour
le compte d'une autre, en vertu d'un contrat de travail.
* salaire au temps
* salaire aux pièces ou au rendement
* salaire au pourcentage (professions commerciales généralement )
* salaire au pourboire-service. Pourboires et service doivent être intégralement reversés
aux salariés, sous peine d'amende.
2 La fixation du salaire
En principe, le montant du salaire est librement discuté entre les parties dans le cadre
du contrat individuel de travail. Toutefois, la loi et les conventions collectives
apportent des restrictions à cette règle.
41
Le principe du salaire minimum a été institué en 1950 pour garantir aux plus défavorisés
une augmentation de leur salaire au moins égale à celle du coût de la vie.
Aucun salaire ne peut donc être inférieur au SMIC (sur la base de 35 ou 39 heures par
mois).
L'évolution du montant du SMIC est fonction:
* du coût de la vie: si les prix à la consommation augmentent de plus de 2%,le SMIC est
relevé dans la même proportion.
* le SMIC est relevé automatiquement au 1er Janvier de chaque année.
La loi du 22 décembre 1970 impose aux employeurs d'assurer, pour un même travail ou
un travail de valeur égale, de rémunération entre hommes et femmes. Mais en pratique le
respect de ce principe est difficile à assurer. Les femmes gagnent en général de 25 à 30
% de moins que les hommes.
Un des principaux rôles des conventions collectives est de fixer les salaires. Elles
déterminent , en général ,pour toutes les entreprises assujetties à la convention:
* le salaire minimum professionnel du travailleur sans qualification
* les coefficients hiérarchiques correspondant aux différentes qualifications prévues par la
convention.
L’intitulé de la convention figure sur le bulletin de salaire.
Lors du paiement du salaire, l'employeur doit,s ous peine d'amende, remettre au salarié
une pièce justificative: le bulletin de paie. Aucune forme n'est imposée pour
l'établissement du bulletin de paie, mais il doit obligatoirement comporter un certain
nombre de mentions ( [Link] bulletin de paie).
La fiche de paie doit être conservée à vie ( pour la constitution du dossier de retraite ). Les
mentions portées sur le bulletin de salaire doivent être reproduites sur un livre de paie. Il
doit être conservé pendant cinq ans par l'employeur à dater de sa clôture.
Il n'y a pas de date particulière pour le paiement du salaire toutefois, il ne devrait pas y
avoir plus d'un mois d'écart entre le paiement de deux salaires ( quelques jours de retard
sont tolérés). Tout salarié peut bénéficier d’un acompte après 15 jours de travail
A partir de 1500 euros, le salaire doit être réglé par chèque ou par virement bancaire. En
dessous de 1500 euros, le salarié peut demander à être payé en espèces. En général, la
paie est remise au salarié sur son lieu de travail. Il est interdit de la verser dans des débits
de boisson ou dans des magasins de vente , sauf pour les personnes qui y sont
employées.
4 La protection du salaire
L'employeur peut consentir des prêts à ses salariés mais chaque retenue sur salaire pour
le remboursement ne doit excéder 10 % de ce salaire.
42
En cas de difficultés de l'employeur, la loi a prévu que les salariés seraient payés avant
les autres créanciers de l'entreprise.
Si l'entreprise en cessation de paiement ne dispose pas d'assez d'argent pour payer les
salaires , ceux-ci sont versés aux salariés par le fonds de garantie de paiement des
salaires ( créé en 1973 et géré par les ASSEDIC).
Il est possible de faire une saisie-arrêt sur salaire pour payer les créanciers du salarié
(généralement pour payer les pensions alimentaires et le Trésor public).Toutefois ,seule
une fraction du salaire est saisissable.
Au XIXème siècle, les salariés se sont trouvés isolés face aux employeurs, maîtres de
l'emploi et des conditions de travail. Peu à peu, pour défendre leurs intérêts
professionnels, ils se sont groupés dans la clandestinité. Il fallut attendre la loi du 21
Mars 1884 pour que les syndicats soient reconnus légalement
b) la liberté syndicale:
- les syndicats peuvent être constitués librement; il suffit d'en écrire les statuts et de les
déposer à la mairie du lieu où se trouve le syndicat.
- tout salarié, indépendamment de son sexe, de sa nationalité ou de son âge peut adhérer
au syndicat de son choix. L'employeur ne doit pas prendre en considération
l'appartenance à un syndicat ou l'exercice d'une activité syndicale pour arrêter ses
décisions. Il ne peut refuser d'embaucher ni licencier un salarié pour ces seules
raisons.
43
d) les moyens de l'action syndicale:
le syndicat peut utiliser divers moyens de revendications tels que les demandes écrites ou
orales aux chefs d'entreprises, le déclenchement de grèves ou la critique des
décisions des Pouvoirs Publics. Il dispose des cotisations versées par les adhérents
pour financer ses actions. Jusqu'en 1968, l'action syndicale était pratiquement interdite
dans les entreprises. La loi du 27/12/68 a reconnu aux syndicats le droit de constituer
des sections syndicales dans les entreprises de plus de 50 salariés.
Dans les entreprises de plus de mille salariés, le chef d'entreprise doit mettre un local à la
disposition des délégués syndicaux. Les adhérents de chaque section syndicale peuvent
se réunir une fois par mois dans l'entreprise, en dehors du temps et des locaux de travail.
Dans les entreprises de moins de 50 salariés, un délégué du personnel peut être désigné
comme délégué syndical mais sans crédit d'heures supplémentaires. Le nombre des
délégués syndicaux est fonction du nombre de salariés dans l'entreprise
La loi accorde à chaque délégué un crédit d'heures qui sont payées comme des heures
de travail pour assurer ses fonctions . Les heures de délégation dépendent du nombre de
salariés .De plus, le délégué syndical est davantage protégé contre les licenciements;
l'inspecteur du travail devant donner son avis.
Tout comme les syndicats de salariés, les groupements d'employeurs ont pour objectif la
défense des intérêts professionnels de leurs membres. Ils sont constitués sous la forme
de syndicats ou de simples associations. Le plus important d'entre eux est le MEDEF. Il
assure la coordination et la représentation à l'échelon national et interprofessionnel de
divers groupements patronaux (ex: FNSEA, fédération nationale des syndicats
d'exploitants agricoles...).
3) les chambres de commerce et d'industrie
L’institution des délégués du personnel n’est obligatoire que dans les établissements
occupant au moins 11 salariés. Le nombre de délégués à élire est fonction du nombre de
salariés dans l’entreprise ( 11 à 25 salariés : 1 délégué ; 26 à 74 salariés : 2 délégués…).
La durée du mandat est de deux ans. Ils ont pour mission de présenter au chef
d’entreprise ou à ses représentants toutes les réclamations individuelles ou collectives
relatives aux salaires, à l’application du code du travail et des autres lois et règlements
concernant la protection sociale, l’hygiène et la sécurité, ainsi qu’à celle des conventions
et accords collectifs de travail applicable dans l’entreprise.
Les délégués sont habilités, à saisir, le cas échéant, l’inspection du travail. Ils
communiquent également au comité d’entreprise et au CHSCT les suggestions et les
observations du personnel sur les questions entrant dans leur champ de compétence
respective. Normalement, ils doivent se réunir une fois par mois avec le chef
d’établissement. Ils bénéficient d’heures de délégation, peuvent se déplacer librement à
l’intérieur de l’entreprise, peuvent procéder à des affichages et un local doit être mis à leur
disposition.
6) Le comité d’entreprise
Un comité d’entreprise doit être constitué dans toute entreprise dés lors qu’elle emploie
plus de 50 salariés.
Le chef d’entreprise en assure la présidence. Le nombre de représentants du personnel
est déterminé d’après l’effectif de l’entreprise ( 3 titulaires de 50 à 74 salariés). Ils sont
élus pour une durée de deux ans.
« Le comité d’entreprise assure ou contrôle la gestion de toutes les activités sociales et
culturelles établies dans l’entreprise prioritairement au bénéfice des salariés ou de leurs
familles, ou participe à cette gestion… »Code du travail, art L 432-8.
Les séances ont lieu au moins une fois par mois sur convocation de l’employeur. Dans les
entreprises de moins de 150 salariés, la réunion a lieu tous les deux mois.
Les conseils de prud'hommes sont des juridictions qui jugent les conflits individuels (à la
différence des conflits collectifs).Les conflits individuels sont des conflits nés à l'occasion
du contrat de travail entre l'employeur et le salarié. Cette juridiction est appelée
juridiction paritaire c'est à dire qu'elle est composée d'un nombre égal d'employeurs et
de salariés (ces représentants sont élus).
Aujourd'hui il existe au moins un conseil de prud'hommes dans le ressort de chaque
tribunal de grande instance (TGI ).
A- La conciliation:
46
Si la demande est supérieure à 4000 euros (montant qui change périodiquement, à
vérifier) , les parties peuvent faire appel devant la chambre sociale de la cour d'appel. Le
délai d'appel est d'un mois
47
Le CHSCT
L’effectif requis pour qu’il y ait un CHSCT dans une entreprise est de 50 salariés pendant
12 mois consécutifs.
Le CHSCT comprend :
• l’employeur ou son représentant
• une délégation salariale désignée par un collège constitué par les membres élus
du comité d’entreprise et les délégués du personnel
• le médecin du travail, le chef du service sécurité assistent, à titre consultatif aux
réunions du CHSCT.
Le CHSCT peut faire appel, à titre consultatif et occasionnel, à toute personne de
l’établissement ayant une qualification utile.
La durée du mandat est de deux ans et ce mandat est renouvelable. Tout salarié, dés lors
qu’il travaille dans l’établissement peut être désigné. Le mandat est cumulable avec un
autre mandat de représentant du personnel.
• Etudes et analyses
Le CHSCT dit procéder à l’analyse des risques professionnels et des conditions de travail
• Inspection de l’établissement
Le comité procède à l’inspection de l’établissement afin de vérifier l’application des
consignes concernant l’hygiène et la sécurité, le bon entretien et le bon usage des
dispositifs de protection.
• Actions de prévention
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Le CHSCT contribue à la promotion de la prévention des risques professionnels dans
l’établissement et suscite toute initiative qu’il estime utile dans cette perspective.
• Consultations obligatoires du comité
Le comité donne son avis sur le règlement intérieur. Il est consulté avant toute décision
d’aménagement important modifiant les conditions d’hygiène et de sécurité ou les
conditions de travail. Il émet un avis sur le rapport annuel et le programme annuel de
prévention élaboré par le chef d’établissement.
• Consultations par les représentants du personnel
La mission du CHSCT est complémentaire de celle du Comité d’entreprise.
B) Réunion du CHSCT
Le comité se réunit au moins tous les trimestres, et plus fréquemment en cas de besoin et
notamment dans les branches d’activité à haut risque. Les réunions ont lieu dans un local
approprié, au sein de l’établissement et pendant les heures de travail.
Il se réunit en cas d’accident grave.
L’inspecteur du travail doit être prévenu de toutes les réunions du comité et peut y
assister. L’ordre du jour de la réunion est établi par l’employeur et est transmis aux
membres du CHSCT ainsi qu’à l’inspecteur du travail au moins 15 jours avant la séance.
Modification
Au plus tard au 1er Janvier 2020, le Comité d’entreprise, les délégués du personnel et le
Comité hygiène-sécurité et conditions de travail fusionnent en une seule entité appelée
CSE (Comité social et économique).Ce CSE se substitue aux délégués du personnel (DP)
dans les entreprises de 11 à 49 salariés inclus et aux IRP (instances représentatives du
personnel) que sont le CE, les DP et le CHSCT dans les entreprises de 50 salariés et
plus. En conséquence, les élus CE, DP et CHSCT disparaissent et sont remplacés par
des élus ou membre du CSE.
Les délégués élus au CSE sont élus pour 4 ans mais ils ne pourront pas faire plus de 3
mandats successifs. Cependant un accord de branche professionnelle ou
d’entreprise peut réduire la durée du mandat à 2 ans.
Les élus du CSE doivent se mettre d’accord (majorité des suffrages exprimés soit 50% +
1) sur la liste des thèmes pour lesquels la décision de l’employeur doit être actée par les
élus (orientations stratégiques, situation économique et financière, politique sociale,
conditions de travail et emploi etc.).
Les élus sont répartis dans les commissions habituelles qui sont maintenues
(économique, formation, information et aide au logement des salariés, égalité
professionnelle, marchés des fournitures, prestataires et services etc.).
49
Le CSE se réunit 1 fois par mois dans les entreprises de 300 salariés et +, 1 fois tous les deux mois
dans les entreprises de moins de 300 salariés.
L’inspection du travail
1) Organisation.
2) Pouvoir de contrôle
Les inspecteurs et les contrôleurs du travail sont chargés de veiller à l'application des
dispositions du code du travail. Le cas échéant, ils constatent les infractions à ces
dispositions . Les obligations de contrôle concernent essentiellement:
- l'emploi (règlementation sur le cumul d'emplois, répression du travail clandestin, contrôle
de l'emploi de la main-d'oeuvre étrangère...).
- le contrat de travail ou convention et accords collectifs (respect du Smic, égalité de
salaires homme-femme, réglementation des pourboires, primes de transport,
rémunération des heures supplémentaires...).
- la durée du travail (respect de l'horaire affiché, horaires individualisés, congés annuels,
repos hebdomadaire...).
- l'hygiène et la sécurité (service médical du travail, respect du règlement intérieur...).
- les règles propres à certains salariés (travail des jeunes et des femmes, travail de nuit,
travail à domicile...).
- la représentation du personnel (élection des délégués du personnel...).
Modalités de contrôle:
- droit de visite de tout local où sont employés des salariés ou des apprentis y compris les
ateliers de famille. Ce droit de visite peut-être exercé en l'absence de l'employeur y
compris la nuit lorsque le travail est organisé la nuit.
- droit de communication de l'ensemble des livres, registres et documents rendus
obligatoires par le code du travail ( ex: livre de paie, registre du personnel...).
- droit de prélèvement portant sur les matières mises en oeuvre et les produits distribués
ou utilisés.
L'obstacle à contrôle est passible d'une amende de xxxx euros (à vérifier) et (ou) d'un
emprisonnement de deux mois à un an.
Conséquences du contrôle:
50
Lorsque l'inspecteur ou le contrôleur du travail constate une infraction, il dispose d'un
pouvoir d'appréciation sur les suites qu'il entend lui donner, suivant la gravité ou les
circonstances pour lesquelles cette constatation intervient. Trois possibilités s'offrent à lui:
- notifier une observation à l'employeur
- mise en demeure avant procès-verbal
- dresser directement un procès-verbal de l'infraction commise
4) Pouvoir de décision
L'inspecteur du travail peut intervenir (rôle d'arbitre) lorsqu'un désaccord est constaté ( ex:
mutation, inaptitude d'un salarié, congés de formation...).
51
La surveillance médicale du salarié : la médecine du travail
1) Organisation du service
Les services de santé au travail peuvent être propres à une seule entreprise ou communs
à plusieurs selon le nombre de salariés ou le nombre d’examens pratiqués. Un service
propre à l’entreprise doit être mis en place lorsque l’effectif atteint ou dépasse 200 salariés
ou que le nombre d’examens atteint ou dépasse 2134.
Pour un effectif inférieur à 413 salariés, l’entreprise doit adhérer à un service de santé
interentreprises.
Les services de santé au travail doivent disposer de locaux et de matériels et d’une salle
de repos contiguë aux locaux médicaux (pour les entreprises de plus de 1000 salariés).
Les employeurs ou les présidents des services de santé interentreprises doivent établir un
rapport annuel relatif à l’organisation, au fonctionnement et à la gestion financière du
service. Ce rapport doit être présenté à l’instance compétente (comités d’entreprise,
comités d’établissement…).
Les missions des services de santé au travail sont principalement exercées par le
médecin du travail. Il a libre accès aux lieux de travail , exerce une action sur le milieu de
travail et assure la surveillance médicale des salariés à l’embauche, au cours de
l’exécution du contrat de travail et après suspension du contrat pour maladie, maternité ou
accident.
52
3) Modalité des examens
Les examens ont en principe lieu dans le service de santé au travail de l’entreprise ou
dans le service interentreprises.
Le temps nécessité par ces examens médicaux est pris sur les heures de travail ou
rémunéré comme temps de travail s’ils ne peuvent avoir lieu pendant les horaires de
travail. Les frais de transport sont pris en charge par l’entreprise.
La loi Avenir professionnel prévoit, à titre expérimental, que les employeurs peuvent faire
passer aux apprentis la visite médicale d’information et de prévention auprès d’un
médecin de ville, lorsque le service de santé au travail n’est pas en mesure d’organiser
cette visite dans les 2 mois. Un décret du 28 décembre 2018 précise les modalités de
cette expérimentation. À l’issue de la visite, le médecin délivre à l’apprenti un document de
suivi, établi par arrêté (en attente de parution au jour où nous écrivons), attestant que la
visite a été réalisée. Il en communique une copie à l’employeur et au SST. Le cas
échéant, le médecin indique dans ce document que l’apprenti devra rencontrer un
médecin du travail.
Le médecin du travail peut proposer des mesures individuelles telles que des mutations
ou des transformations de postes ; justifiées par l’âge, la résistance physique ou l’état de
santé physique et mental des travailleurs.
En cas de désaccord entre le médecin du travail et le chef d’entreprise, la décision est
prise par l’inspecteur du travail.
53
Les vaccinations
54
Les troubles Musculo-Squelettiques
Introduction :
Les TMS représentent un grave problème de santé au travail partout dans le monde et
touchent plusieurs millions de travailleurs en Europe. Au-delà de la souffrance humaine,
ils sont à l’origine de déficits fonctionnels gênant l’activité professionnelle. Ils constituent
de, ce fait, un lourd fardeau économique pour la société à la fois parce que ce sont les
maladies professionnelles les plus fréquentes mais aussi parce qu’ils sont à l’origine d’un
important absentéisme et donc d’une perte d’efficacité pour l’entreprise (remplacement,
perte de qualité et de productivité, perturbations dans l’organisation du travail). Sans
compter les difficultés de reclassement d’un salarié atteint…
1) Pourquoi les troubles musculo-squelettiques surviennent-ils ?
Les TMS résultent d'un déséquilibre entre les capacités physiques du corps et les
sollicitations et contraintes auxquelles il est exposé. Ils peuvent apparaître rapidement.
Toutefois, ils s'installent le plus souvent de façon progressive après une longue période de
sollicitations intensives des parties du corps atteintes.
Toutes les activités peuvent entraîner leur apparition. Le lien entre des activités
professionnelles et la survenue et l'aggravation des TMS est aujourd'hui bien établi. C'est
pourquoi, beaucoup de ces TMS sont inscrits aux tableaux des maladies. Les loisirs (le
jardinage, le bricolage, la pratique sportive...) peuvent également provoquer leur
survenue.
2) Quels sont les facteurs favorisant les troubles musculo-squelettiques ?
Les facteurs favorisant les TMS sont multiples. Outre les activités professionnelles et
extra-professionnelles, les facteurs individuels jouent également un rôle.
Les facteurs biomécaniques
Il s’agit des mouvements de force, des postures extrêmes, telles que les gestes effectués
les bras au-dessus des épaules, les mouvements de torsion du poignet, du tronc, la
flexion et l'extension du coude, la répétition fréquente du même geste, mais également le
travail statique, les vibrations et chocs mécaniques, le froid...
Les contraintes psychosociales
Ces facteurs reposent sur la façon dont le travail est perçu par les salariés comme
l’insatisfaction d’un travail monotone, la tension engendrée par les délais à respecter, le
manque de reconnaissance professionnelle, les relations sociales dégradées, l'absence
de soutien du supérieur hiérarchique et des collègues ou l’insécurité de l’emploi.
Les contraintes organisationnelles
Elles sont liées à l'organisation et à l'environnement de travail.
Les facteurs individuels
L’âge, le sexe, ou encore l’état de santé (diabète, hypothyroïdie, rhumatisme
inflammatoire...) sont également à prendre en compte dans l’apparition de cette affection.
55
3) Le traitement des TMS
Si le traitement dépend évidemment de la localisation, certains gestes et
prescriptions se retrouveront systématiquement.
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Les accidents du travail et les accidents de trajet
Les accidents du travail et les maladies professionnelles bénéficient d'un régime
d'indemnisation plus favorable que les accidents et les maladies " ordinaires ".
1- Les bénéficiaires.
- tous les salariés
- certaines catégories de personnes n'ayant pas la qualité de salarié ( élèves de
l'enseignement technique, stagiaires, membres bénévoles de certains organismes ).
2- L'accident du travail.
" Est considéré comme accident du travail, quelle qu'en soit la cause, l'accident survenu
par le fait ou à l'occasion du travail " (article 415 du Code de la Sécurité Sociale ). Tout
accident survenu sur le lieu de travail et pendant le temps de travail est présumé être un
accident du travail. Un accident survenu pendant une grève ne sera pas un accident de
travail. Pour les salariés en mission, sont considérés comme accidents de travail ceux qui
résultent d'actes inhérents à la vie professionnelle. Les accidents dus à l'accomplissement
des actes de la vie courante ne sont pas considérés comme des accidents de travail.
En ce qui concerne les démarches, le salarié doit prévenir son employeur dans les 24
heures qui suivent l’accident. Il fait établir par un médecin un certificat médical indiquant
son état et les conséquences de l’accident et adresse le certificat d’arrêt de travail à son
employeur.
L’employeur doit déclarer l’accident dans les 48 heures par lettre recommandée avec
accusé de réception à la CPAM dont dépent la victime et adresse une attestation de
salaire. Il remet une feuille d’accident de travail à la victime lui permettant de se faire
soigner sans faire l’avance des frais.
L’accident du travail donne droit à des prestations en nature afin d’éviter l’avance des
frais et des prestations en espèces.
Les indemnités journalières remplacent le salaire et sont versées dés le lendemain de
l’accident par la CPAM. Les 28 premiers jours le salarié perçoit 60% du salaire journalier
et 80% à partir du 29ème jour. Ce sont des prestations en espèces.
3- L'accident de trajet.
Le salarié ne doit pas faire de détours dictés par l'intérêt personnel sauf "nécessités
essentielles de la vie courante (achat de denrées alimentaires, conduite d'un enfant chez
la nourrice ).
Si l'accident a lieu pendant une interruption de trajet, l'accident n'est pas un accident de
trajet.
L'accident doit avoir lieu pendant le temps "normal" nécessaire à l'accomplissement du
trajet.
57
- en cas d'incapacité permanente, la victime a droit à une rente dont le montant est
calculé d'après deux éléments: le taux d'incapacité et le salaire de base.
* le taux d'incapacité
la CPAM se base sur un barème officiel pour déterminer le taux d'incapacité réel ( ex:
perte des yeux 100%, amputation de la jambe au tiers supérieur 70% ). En fait, ce barème
n'est qu'indicatif car on tient compte également de l'état général, l'âge, les facultés
physiques et mentales, la qualification professionnelle de la victime.
* le salaire
le taux de la rente s'applique au salaire annuel perçu avant l'accident. Lorsque l'état de la
victime nécessite l'assistance d'une tierce personne, la rente est majorée. Elle peut être
révisée en cas de modification de l'état de la victime. Lorsque le taux d'incapacité est
inférieur à 10% et le montant de la rente inférieur à une certaine somme, cette rente est
obligatoirement convertie en un capital. C'est ce que la Sécurité Sociale appelle le " rachat
d'une rente ".Dans les autres cas, cette conversion est facultative et doit être demndée
dans un court délai.
* faute intentionnelle
si l'accident est dû à la faute intentionnelle de la victime, celle-ci perd tous ses droits
aux prestations au titre de la législation du travail mais peut obtenir les prestations en
nature de l'assurance maladie, c'est à dire le remboursement des soins.
La prévention
Elle est assurée par l'inspection du travail, la médecine du travail, les comités d'hygiène,
de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). La caisse nationale d'assurance maladie
( CNAM ) et les caisses régionales jouent également un rôle important de prévention.
58
Le risque biologique
Ce sont les micro-organismes ou microbes. Ils sont visibles au microscope; ce sont des
êtres unicellulaires donc formés d'une seule cellule. Il existe plusieurs catégories de
micro-organismes:
- les protozoaires (ex: amibes, toxoplasmose...) ils appartiennent au règne animal.
- les champignons (ex: levure de bière, moisissures, mycoses...), ils appartiennent au
règne végétal.
- les bactéries (ex: bacilles de Koch responsables de la tuberculose, staphylocoques qui
provoquent des furoncles par exemple...), ils appartiennent au règne végétal.
- les virus (ex: virus de la rougeole, de la poliomyélite...).Ils ne sont visibles qu'au
microscope électronique. Ce sont des parasites qui ne peuvent se développer qu'à
l'intérieur de cellules vivantes.
La chaleur modérée de 18 à 40°C favorise leur multiplication. Si la forte chaleur les détruit,
le froid ne fait que ralentir ou arrêter leur développement. Un taux d'humidité d'au
moins 16% est la condition nécessaire à leur multiplication. Les milieux acides, les
rayons ultra-violets et les rayons X, les antibiotiques et les antiseptiques leur sont
défavorables.
Les microbes se multiplient par division cellulaire. En 20 minutes, un microbe devient
adulte et peut alors se diviser en 2.
Tous les microbes ne sont pas nocifs pour l'organisme. Ils sont dangereux s'ils sont
pathogènes; dans ce cas, ils provoquent des maladies. Certains microbes vivent en
permanence dans l'organisme tels que les colibacilles de l'intestin, toutefois, ils
peuvent devenir pathogènes s'ils émigrent vers un autre organe.
Certains microbes ne sont pas dangereux et peuvent être utilisés pour la fabrication
d'aliments (levure de bière pour le pain, pénicillium pour le roquefort),pour la
fabrication de médicaments(pénicilium notatum pour la fabrication de la
pénicilline),pour l'épuration des eaux usées...
Certains microbes produisent des toxines. Ce sont des substances très dangereuses qui
sont des poisons pour l'organisme.
59
4- Comment évolue l'infection?
Si les microbes sont très nombreux, il y a formation de pus. Le pus est constitué de
globules blancs vivants et morts et de microbes vivants et tués.
Si les microbes ne sont pas détruits, l'infection s'étend aux ganglions lymphatiques; ceux-
ci deviennent gonflés et douloureux. Si les ganglions n'arrêtent pas la progression des
microbes, ceux-ci passent dans le sang et les voies lymphatiques ce qui peut provoquer
une infection généralisée ou septicémie parfois mortelle.
* les polynucléaires se déplacent vers le lieu de l'infection, ils englobent et détruisent les
microbes et renseignent les lymphocytes sur la nature des agresseurs.
* les lymphocytes B fabriquent des anticorps. Les anticorps ont une "mémoire" qui leur
permet de reconnaître les microbes contre lesquels ils doivent lutter. Les lymphocytes T
tuent par contact spécifique les cellules infectées.
7) Vaccin et sérum
La sérothérapie consiste à injecter directement chez le malade des anticorps qui sont
prêts pour neutraliser les germes ou les toxines. C’est ce qui est pratiqué par exemple en
cas de coupure et si le patient ignore si sa vaccination antitétanique est à jour. Cette
méthode est appelée méthode curative.
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La vaccination quant à elle permet d’obtenir une immunité durable, avant contamination.
On inocule au patient des « microbes atténués » de la maladie. L’immunité est maintenue
par des rappels du vaccin (ex : tétanos, diphtérie, poliomyélite…). La vaccination est
appelée méthode préventive.
Les dangers dépendent de la nature des produits (acide, solvant…), de leur concentration,
de leur stockage. Le danger peut également provenir d’un mélange entre deux produits
incompatibles qui peut provoquer des projections, un incendie, une explosion ou des
dégagements toxiques (ex : mélange de détergent et d’eau de javel = vapeurs toxiques).
L’intoxication aiguë résulte d’une absorption, d’une inhalation ou d’un contact.
L’intoxication chronique résulte d’une exposition à un produit chimique à des doses faibles
mais répétées.
A) Les effets :
Le risque mécanique
Définitions :
Les risques peuvent être d’origine technique (conception ou état des machines), ou
d’origine humaine (conditions d’utilisation). Les éléments dangereux sont divers : pièces
en mouvement, courroies, lames, mèches et forets, couteaux…
61
B) Les conséquences corporelles :
La plupart des accidents liés à l’utilisation des machines concernent les mains et les bras.
Les projections de pièces, de copeaux ou de liquides peuvent atteindre le visage ou les
yeux.
Les principaux dommages corporels possibles sont :
- la contusion : lésion produite sous l’effet d’un choc sans déchirure de la
peau
- l’écrasement : aplatissement d’un segment de membre sous l’effet d’un
choc
- la coupure : entaille de la peau par un outil
- l’amputation : sectionnement d’un membre ou d’un segment de membre par
un outil.
La peau est la principale cible du risque mécanique. Elle est constituée de trois couches
superposées : l’épiderme, le derme et l’hypoderme. L’épiderme empêche l’introduction
des micro-organismes et retient l’eau dans l’organisme. Le derme protège les nerfs et les
vaisseaux sanguins. L’hypoderme stocke les graisses. Il amortit les chocs et sert d’isolant
thermique. Il sert également de réserve d’énergie dans les efforts prolongés.
Annexe : En cas d’accident de travail, le salarié doit le déclarer dans les 24 heures à son
employeur. Celui-ci a 48 heures pour déclarer l’accident à la CPAM de l’assuré (Caisse
Primaire d’Assurance Maladie).
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Les risques spécifiques (bruit, poussières, éclairage, chimique…)
L’individu au poste de travail. Les différents risques
Les risques sont liés à une activité dynamique (s’asseoir, se lever, se déplacer) ou
statique ( travail de bureau, surveillance d’une machine…).
Source : [Link]
63
Les troubles musculo-squelettiques (TMS)
Le risque électrique
Ces accidents sont le plus souvent le résultat d’erreurs humaines (travail sur des appareils
défectueux, utilisation dans des conditions inadaptées, matériel ancien…)
Le passage du courant dans le corps humain peut provoquer des dommages allant de la
simple décharge à l’électrocution. La gravité des effets dépend de l’intensité du courant et
du trajet de l’électricité.
C) Les risques :
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couper le compteur électrique, débrancher un appareil qui fume ou qui sent
le brûlé…).
• Eviter les chocs électriques directs (ex : travail près d’une ligne électrique)
• Eviter les chocs électriques indirects (ex : canne à pêche conductrice de
courant, transport d’échelle, mettre à la terre les masses métalliques
Le bruit est une source d’information utile mais peut également constituer une nuisance (
variable selon les individus).
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L’exposition régulière peut entraîner une perte de sommeil, une grande fatigue, de
l’agressivité, des troubles de l’attention…Il peut entraîner des troubles cardio-vasculaires (
augmentation de la fréquence cardiaque, hausse de la tension artérielle…). Il peut être
source d’accidents.
C) La prévention
Les poussières sont des dispersions de particules solides dans l’atmosphère. Elles
présentent un risque d’explosion selon leur concentration dans l’atmosphère et de toxicité
pour l’homme car elles se déposent sur la peau et peuvent pénétrer dans l’organisme.
L’évaluation du risque pour l’homme dépend de :
- la matière : certaines poussières sont dites inertes (ex : farine) et d’autres sont
dites actives donc toxiques (ex : amiante, silice…)
- la granulométrie : elle correspond au diamètre des particules inhalées
susceptibles de se déposer le long du trajet des voies respiratoires jusqu’aux
alvéoles pulmonaires.
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Le moyen de protection individuelle à utiliser est le masque respiratoire. Il doit être adapté
au type de poussières présentes. Il existe trois types de masque à poussières selon la
spécificité du filtre.
Un mauvais éclairage peut-être à l’origine de fatigue visuelle qui se manifeste par des
troubles oculaires (picotements, brûlures, rougeurs, voile, taches sombres…).
Un éclairage efficace permet de se livrer à toute activité dans des conditions optimales
de confort visuel et de sécurité :
• assurer un niveau d’éclairement suffisant
• adapter l’éclairage à la tâche
• veiller à l’éclairage de son poste informatique
• se protéger les yeux (lunettes de sécurité, verres filtrants…).
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Les gestes de premiers secours
Définition :
Le destin d'un blessé dépend souvent des premiers gestes accomplis immédiatement
après l'accident. En l'absence de médecin, les témoins ont donc un rôle capital à jouer,
mais pour cela ils doivent être formés au secourisme et connaître les gestes à
accomplir et les erreurs à éviter.
Bien qu'il soit impossible de détailler les gestes à faire dans chaque cas de figure, la
prise en charge d'un blessé répond pratiquement toujours à quelques règles d'or que
nous allons évoquer ci-dessous.
Si vous vous laissez aller à la panique, vous augmenterez vos chances de commettre
des erreurs et vous communiquerez votre peur aux autres personnes présentes. La
plupart des initiatives malheureuses ou maladroites sont prises sous le coup de la
panique.
Respirez profondément, et évitez de crier si cela n'est pas nécessaire.
2) analysez la situation :
Regardez si tout danger est écarté ou s'il subsiste des risques (incendie, explosion,
éboulement, fils électriques,...). Tâchez dans la mesure du possible de les supprimer,
mais ne présumez pas de vos compétences (certains gestes ne peuvent être
exécutés que par des spécialistes ou par plusieurs personnes) et ne vous mettez pas
en danger vous-même.
Essayez de dénombrer les blessés et d'estimer la gravité de leur état. Ne vous fiez pas
uniquement à l'aspect des blessures ou aux cris des victimes, car ils ne reflètent pas
forcément la réalité. Les blessés prioritaires sont ceux qui présentent des
hémorragies importantes, et ceux qui sont inconscients (en particulier ceux qui ne
respirent plus ou dont le cœur ne bat plus).
En effet, une personne peut décéder en quelques minutes par suite d'une hémorragie
ou par asphyxie alors que des gestes simples (compression, bouche à bouche,
massage cardiaque, mise en position latérale de sécurité, ...) pourraient parfois la
sauver.
Les autres blessures sont soit sans risque immédiat pour la vie de la victime, soit elles
sont du ressort d'un professionnel.
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3) Appelez les secours des que possible :
Le rôle de l'apprenti sauveteur n'est pas de se substituer aux secours (qu'il s'agisse
des Pompiers (18), du SAMU (15), de la Police (17) ou d'un médecin traitant), mais
d'essayer de limiter les dommages corporels subis par la victime, voire de la
maintenir en vie en attendant l'arrivée de ces secours.
Alertez les secours dès que possible et fournissez leur un maximum d'informations
utiles sur la localisation de l'accident, les risques subsistant, le nombre et l'état des
victimes, ainsi que sur les mesures prises. Si vous êtes seul, l'alerte des secours
devra passer après les gestes d'extrême urgence que sont le bouche à bouche, le
massage cardiaque et l'arrêt des éventuelles hémorragies des victimes.
Tout déplacement d'un blessé peut entraîner des complications graves (surtout en cas
de blessures à la colonne vertébrale), donc évitez autant que faire se peut de le bouger
et administrez-lui les soins sur place.
S'il est impératif de déplacer un blessé pour parer à un péril imminent (voiture en feu,
risque d'explosion, ...) procédez avec une extrême prudence en suivant les règles des
dégagements d'urgence.
Une erreur classique consiste à donner à boire à un blessé. Cela doit pourtant être
évité car si le blessé est inconscient, il risque de s'étouffer. En outre, si le blessé doit
être opéré rapidement, il est nécessaire que son estomac soit vide.
- Adresse
- Etat du blessé
- Nombre de blessés
- Age du blessé
- Premiers soins prodigués à la victime
- Appliquer les consignes données au téléphone
- Ne pas raccrocher le premier
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Les déchets ménagers et leur gestion
Chaque français produit en moyenne 385 kilos de déchets par an. La participation des
citoyens est nécessaire à la réussite de la valorisation des déchets.
Les déchets ménagers sont produits par les ménages et les petits commerces. Pour les
réduire, une loi incite les fabricants à réduire la production des emballages. Elle oblige
aussi les communes à pratiquer la collecte, la récupération et la valorisation des déchets.
Les consommateurs sont participent au tri sélectif.
Les déchets posent des problèmes d’environnement à cause de leur volume et de leur
nature. Le stockage en décharge est devenu impossible à cause des nuisances trop
importantes ( fermentation, odeurs, dégradation des paysages…).
Les déchets toxiques abandonnés dans la nature ( ex : huiles de vidange, piles,
batteries…) sont responsables de la pollution des nappes phréatiques.
Certains matériaux tels que le papier, le verre, le plastique le métal ou le textile peuvent
être recyclés.
Le consommateur avisé doit participer à la protection de l’environnement.
Papier : 3 mois
Filtre de cigarette : 1 à 2 ans
Chewing-gum : 5 ans
Canette en alu : 10 à 100 ans
Gobelet plastique : 100 à 1000 ans
Bouteille en verre : 4000 ans
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d) trier les produits toxiques :
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La charge mentale au travail
Définition : pour mener à bien le travail demandé, un opérateur doit trouver des solutions
à un certain nombre de dysfonctionnements. Les activités mentales représentent une
charge pour l’individu, appelée charge mentale.
Elle peut provoquer des troubles physiques et psychologiques. On parle d’anxiété et d’état
de stress. Des problèmes personnels et familiaux peuvent s’ajouter aux contraintes
professionnelles. Si le stress se prolonge, il peut conduire à la dépression nerveuse.
4) Le harcèlement au travail :
La loi sur le harcèlement sexuel et moral sur le lieu de travail a été adoptée le 17/01.02.
Le harcèlement peut coûter un mois de prison et 15 000 euros d’amende à son auteur.
C’est au harceleur de démontrer qu’il n’a pas commis les faits qui lui sont reprochés.
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La durée du travail
L'employeur peut recourir aux heures supplémentaires dans la limite de 220 heures par an
et par salarié (130 heures dans le cadre d’une modulation du travail).Au delà de ce
contingent d'heures,l'employeur doit demander une autorisation à l'inspecteur du travail.
Les heures supplémentaires ne doivent pas avoir pour effet d'entraîner un dépassement
de la durée maximale du travail: 48 heures par semaine et 44 heures en moyenne sur 12
[Link] durée quotidienne du travail effectif d'un salarié ne peut excéder 10 heures.
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b) le repos compensateur:
La fatigue occasionnée par les heures supplémentaires est en partie compensée par un
repos supplémentaire appelé "repos compensateur".Le salarié a droit à un repos égal à 50
% des heures effectuées au delà de 41 heures par semaine,dans les entreprises de plus
de 20 salariés.
Dans les entreprises de moins de 20 salariés, les heures supplémentaires
accomplies dans la limite du contingent annuel ne donnent lieu à aucun repos
compensateur.
Le repos compensateur doit être pris par journée entière,dés que le droit du salarié atteint
huit [Link] repos ne peut être pris entre le 1er Juillet et le 31 Août.
La répartition des heures de travail dans la semaine peut se faire sur cinq ou six jours ou
même,avec l'accord du comité d'entreprise ou des délégués du personnel sur quatre jours
ou quatre jours et demi.
Il est possible de "moduler" cette durée de travail au cours de l'année.
Pour s'adapter à des variations saisonnières de la demande,une entreprise peut
demander à ses salariés de travailler plus longtemps que la durée légale à certaines
périodes,sans dépasser 44 heures par semaine et réduire cette durée hebdomadaire au
dessous de 39 heures à d'autres périodes,à condition que sur un an cette durée n'excède
pas 39 heures par semaine en [Link] tels accords ont été passés chez
Kronenbourg,France-Glace-Findus...
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La journée continue: après avis du comité d'entreprise,l'employeur peut réduire le temps
de pause à la mi-journée et adopter la pratique de la journée continue.
Les horaires individualisés ou "à la carte": une loi de 1973 a admis la pratique des
horaires individualisés,qui laisse la possibilité aux salariés de choisir,dans certaines
limites,leurs horaires.
Le travail de nuit: le travail de nuit est interdit pour les jeunes de moins de 18 [Link]
travail de nuit on entend le travail de 22 heures à 5 heures (interdit jusqu’à 6h du matin
pour les mineurs sauf les apprentis boulangers) Le travail de nuit doit donner lieu à
compensation:repos compensateur,majoration de rémunération ( loi du 3 Janvier 1991 ).
En règle générale, le temps d’habillage ou de déshabillage n’est pas compris dans le
temps de travail effectif ( sauf accord ou convention collective). La pause n’est obligatoire
qu’à la suite immédiate de six heures (20’ de pause) de travail effectif. Tout salarié doit
bénéficier de 30 mn minimum pour déjeuner.
2- Le repos hebdomadaire.
Le repos hebdomadaire a été institué pour tous les salariés par une loi de [Link] est
interdit d'occuper plus de six jours un même salarié.Le repos hebdomadaire doit être
donné le dimanche et avoir une durée minimale de 24 heures consé[Link],le
Code du Travail énumère une liste d'établissements autorisés à donner le repos
hebdomadaire par roulement:hôtels,restaurants,hôpitaux,musées,[Link] commerces
alimentaires de vente au détail peuvent également accorder le repos hebdomadaire à
leurs salariés un autre jour que le dimanche.
Cette loi remplace les PUCE et les zones touristiques par les zones commerciales (ZC) et
les zones touristiques (ZT). Les commerces des ZC et des ZT pourront ouvrir de droit le
dimanche moyennant un accord prévoyant l’attribution de contreparties aux salariés et la
garantie du volontariat. Les zones de rayonnement international, particulièrement
attractives pour les touristes, seront délimitées en zones touristiques internationales (ZTI).
Les commerces des ZTI pourront donner le repos hebdomadaire par roulement. Ils
pourront aussi ouvrir en soirée.
Concernant les "dimanches du maire" la loi permet de passer de cinq dimanches à douze.
Sur ces douze dimanches, cinq seront de droit pour les commerçants.
Concernant les droits des salariés, le principe du volontariat doit être assuré par
l’établissement d’un écrit explicite. La loi affirme le droit de refus du salarié et rend illégale
toute sanction ou mesure discriminatoire. En outre, un accord collectif doit garantir des
contreparties pour les salariés. Ces garanties seront adaptées aux possibilités des
entreprises.
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Le licenciement individuel
Le licenciement individuel ne peut être prononcé qu'à l'issue d'une procédure qui diffère
suivant la nature du licenciement. Dans le cas du licenciement individuel , le salarié est
licencié à cause de son comportement ou pour motif économique.
Le licenciement intervenu sans que ces règles aient été respectées est selon les cas
abusif ou irrégulier. L'employeur qui l'a prononcé s'expose à des sanctions pénales et
civiles.
1. MOTIF DU LICENCIEMENT.
• Légitimité du motif:
la loi exige que la rupture à l'initiative de l'employeur soit fondée sur un motif réel (exact et
objectif ) et sérieux ( d'une certaine gravité rendant impossible la continuation du travail
).Il est interdit de licencier une personne en raison de son origine, de son sexe, de ses
moeurs, de sa situation de famille, de sa race ou de sa religion.
• Motif personnel:
le licenciement peut avoir pour origine des causes tenant à la personne du salarié.Les
faits susceptibles d'être invoqués par l'employeur sont notamment les suivants: faute,
insuffisance professionnelle, attitude du salarié vis à vis de son travail ou de ses
collègues ou supé[Link] licenciement peut également être envisagé en cas de
maladie prolongée ou absences répétées pour maladie.
• Motif économique:
c'est un licenciement justifié par des considérations d'ordre économique ne tenant pas à la
personne du ou des salariés concerné[Link] n'existe pas réellement de définition dans les
textes juridiques mais, dans la majorité des cas, les licenciements sont envisagés en
raison des difficultés financières de l'entreprise.
la fin des travaux d'un chantier ne constitue pas à elle seule une cause réelle et sérieuse
ni un motif économique pouvant servir de base au licenciement d'un salarié.
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L'employeur qui envisage un licenciement doit convoquer l'intéressé à un entretien
préalable avant de lui notifier la rupture de son contrat ( par lettre recommandée ou remise
en main propre en lui indiquant l'objet de la convocation ).Le salarié peut se faire assister
par une personne de son choix appartenant toutefois au personnel de l'entreprise.
Cette convocation présente un caractère obligatoire. Dés lors qu'elle a été faite,
l'employeur peut poursuivre la procédure même si le salarié ne s'est pas présenté à
l'entretien.
Notification du licenciement:
S'il décide de congédier le salarié, l'employeur doit notifier le licenciement par lettre
recommandée avec demande d'avis de réception.
Contenu:
L'employeur est tenu d'indiquer le ou les motifs de licenciement dans la lettre le notifiant.
S'il désire dispenser le salarié d'effectuer le préavis, l'employeur doit le mentionner dans la
lettre recommandée.
Délai d'expédition:
Un délai minimum de réflexion de un jour franc doit s'écouler entre la date de l'entretien et
celle de l'envoi de la lettre recommandée.
: Déroulement de la procédure:
* entretien préalable
* mise en oeuvre de conventions de conversion ( 2 ans d'ancienneté nécessaires )
* notification du licenciement au salarié après l'expiration d'un délai minimum de sept jours
* notification à la DDTEFP ( Direction Départementale du Travail et de l'Emploi et de la
Formation rofessionnelle).
4. La rupture conventionnelle
Dans les conditions fixées par les articles L. 1237-11 à L. 1237-16 du Code du travail,
issus de la loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 « portant modernisation du marché du travail »
(JO du 26 juin), l’employeur et le salarié peuvent convenir d’un commun accord des
conditions de la rupture du contrat de travail à durée indéterminée (CDI) qui les lie.
Cette rupture conventionnelle du contrat de travail obéit à une procédure spécifique :
entretien(s) entre les deux parties, homologation de la convention… Elle est entourée d’un
certain nombre de garanties pour le salarié et lui ouvre droit, dans les conditions de droit
commun (activité préalable suffisante, recherche active d’emploi…), au bénéfice de
l’allocation d’assurance chômage.
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La rupture conventionnelle est une procédure qui permet à l’employeur et au salarié de
convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie.
Elle n’est possible que pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI).
La rupture conventionnelle est exclusive du licenciement ou de la démission ; elle ne peut
être imposée par l’une ou l’autre des parties.
Cette rupture résulte d’une convention signée par les parties au contrat, c’est -à-dire
l’employeur et le salarié ; cette convention est soumise aux dispositions impératives fixées
par le Code du travail (voir ci-dessous), destinées à garantir la liberté du consentement
des parties. Selon la Cour de cassation, l’existence d’un différend entre les parties au
contrat de travail n’affecte pas par elle-même la validité de la convention de rupture
conventionnelle conclue en application de l’article L. 1237-11 du code du travail (arrêt du
30 septembre 2013).
L'employeur doit délivrer au salarié un certificat de travail et doit lui faire signer un reçu
pour solde de tout compte ( délai de contestation : deux mois ).
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Les congés payés
Les congés payés ont été institués en France par la loi du 20 Juin [Link]'à cette
date, seuls bénéficiaient de congés annuels certaines catégories de salariés tels que les
fonctionnaires, les cheminots...
1. Conditions et durée.
Pour pouvoir bénéficier de congés payés, il faut avoir travaillé au moins un mois chez le
même employeur. Chaque salarié a droit à deux jours et demi ouvrables (du lundi au
samedi) par mois de travail effectif, soit 5 semaines de congés par an ou 30 jours
ouvrables.
Sont considérées comme temps de travail effectif:
-les périodes de congés payés et les repos compensateurs -
les périodes de congé de maternité ou d'adoption
-les périodes d'absence pour cause d'accidents du travail ou de maladie professionnelle
-les périodes d'absence pour congé individuel de formation.
S'il y a un jour férié chômé pendant le congé, sa durée est augmentée d'une journée.
Par contre, la maladie survenue pendant la durée du congé ne prolonge pas ce dernier,
sauf disposition contraire d'une convention collective.
Les jeunes et les apprentis âgés de moins de 22 ans au 30 Avril de l'année en cours ont
droit à un congé maximum de 30 jours ouvrables quelle que soit leur ancienneté dans
l'entreprise. Toutefois, les jours de congé qui peuvent alors s'ajouter à ceux auxquels leur
donne droit leur période de travail effectif ne sont pas rémunérés.
2. Le fractionnement du congé.
Le salarié ne peut prendre ses cinq semaines de congé en une seule fois. La durée des
congés pris d'affilée ne peut excéder 24 jours, soit 4 semaines. La cinquième semaine doit
donc être prise séparément en dehors de la période du 1er Mai au 31 Octobre.
Lorsque l'entreprise ferme pendant la période des congés, cette période de congés est
fixée par la convention collective, où à défaut deux mois à l'avance par l'employeur.
Lorsque l'entreprise ne ferme pas, les congés sont pris par roulement. L'ordre des départs
est fixé par l'employeur. Sauf circonstances exceptionnelles, les dates prévues ne
peuvent être modifiées dans le mois qui précède le départ en congé.
4- L'indemnité de congé.
Pendant ses congés, le salarié perçoit une indemnité versée par son employeur.
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- L'indemnité est égale au salaire qui aurait été perçu par le salarié s'il avait travaillé
pendant le congé.
Si le contrat de travail prend fin avant que le salarié ait pris ses congés payés, il a droit à
une indemnité compensatrice de congés correspondant à la durée effective de son travail.
b) les réductions SNCF (billet de congé annuel permettant d’obtenir 20% de réduction).
Rappel :
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