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PSE : Santé et Alimentation Essentielle

Le document traite de la santé, de la consommation et de l'environnement, en abordant des sujets tels que les rythmes biologiques, l'alimentation, les addictions, et les infections sexuellement transmissibles. Il souligne l'importance d'une bonne hygiène de vie, d'une alimentation équilibrée et de la prévention des addictions pour maintenir la santé des individus. Enfin, il évoque les responsabilités des employeurs et des employés dans la gestion des risques liés à la santé au travail.

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PSE : Santé et Alimentation Essentielle

Le document traite de la santé, de la consommation et de l'environnement, en abordant des sujets tels que les rythmes biologiques, l'alimentation, les addictions, et les infections sexuellement transmissibles. Il souligne l'importance d'une bonne hygiène de vie, d'une alimentation équilibrée et de la prévention des addictions pour maintenir la santé des individus. Enfin, il évoque les responsabilités des employeurs et des employés dans la gestion des risques liés à la santé au travail.

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Prévention

Santé
Environnement

2020-2021

Reproduction Interdite
Propriété de l’école d’ameublement de Paris - La Bonne Graine

1
L’INDIVIDU ET SA SANTE p4
Les rythmes biologiques et le sommeil P5
L’alimentation adaptée au quotidian p6
Les conduites addictives et la prévention des addictions p 10
Les infections sexuellement transmissibles p 12
La maîtrise de la reproduction humaine: la contraception p 15

L’INDIVIDU DANS SES ACTES DE


CONSOMMATION p17
Le budget et l’épargne p 18
Le crédit et le surendettement p 20
Les achats p 22
Les contrats et les assurances p 24
L’information et la protection du consommateur p 26
La sécurité sanitaire du consommateur p 27

L’INDIVIDU DANS SON PARCOURS


PROFESSIONNEL p 29
L’apprentissage p 30
La formation professionnelle continue et la validation de P 32
l’expérience
La recherche d’un emploi P 33

2
L’INDIVIDU DANS SON ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL p 34

Code du travail, conventions collectives, règlement intérieur p 35


Le contrat de travail p 38
Le salaire p 41
Les instances représentatives des personnels dans p 43
l’entreprise
Les conflits individuels du travail : les prud’hommes P 45
Le CHSCT p 48
L’inspection du travail p 50
La surveillance médicale du salarié : la médecine du travail p 52
Les troubles musculo-squelettiques p 55
Les accidents du travail et les accidents de trajet p 57
Les risques spécifiques (bruit, poussières, éclairage, p 59
chimique…)
Les gestes de secours p 68
Les déchets ménagers et leur gestion p 70
La charge mentale au travail p 72
La durée du travail p 73
Le licenciement individuel p 76
Les congés payés p 79

3
L’INDIVIDU ET SA SANTE

Les rythmes biologiques et le sommeil p5


L’alimentation adaptée au quotidien p6
Les conduites addictives et la prévention des addictions p10
Les infections sexuellement transmissibles p 12
La maîtrise de la reproduction humaine : la contraception p 15

4
Les rythmes biologiques et le sommeil

Définition :
Tout être vivant vit selon des rythmes précis influencés par des facteurs temps extérieurs :
- le cycle quotidien sur 24 heures (cycle circadien)
- le cycle lunaire (mensuel)
- le cycle solaire (annuel).

Le fonctionnement de l’organisme varie en fonction du temps (chronobiologie). Ces


rythmes sont des automatismes qui existent dés la naissance, totalement indépendants de
la volonté et gouvernés par une horloge biologique située dans le cerveau
(hypothalamus).

Le cycle du sommeil se décompose en plusieurs phases :

- l’endormissement
- un sommeil lent et léger
- un sommeil lent profond et très profond (récupération physique). Ces deux stades
de sommeil durent environ 90 minutes.
- un sommeil paradoxal (rêve, mémorisation, récupération de la fatigue nerveuse)
d’une durée d’environ 20 minutes.
- Une période de latence (réveil de l’individu).

Une nuit de sommeil se compose de plusieurs cycles (4 à 5 cycles de 1h30 à 2 h chacun).


Le travail avec des horaires décalés (horaires de nuit ou travail en 3x8 ou 2x8)
désynchronise les horloges biologiques et dégrade la santé des salariés. Il en va de
même pour les voyages avec de forts décalages horaires, le bruit, les couchers tardifs, les
sorties nocturnes répétées…

Une bonne hygiène de vie favorise la récupération. Il est conseillé de se coucher à des
heures régulières, éviter les excitants (café, jus d’oranges, coca…) et les activités
sportives avant le sommeil, dormir dans une chambre modérément chauffée, se relaxer
(musique, lecture…).
Les bains chauds font remonter la température du corps alors qu’à l’endormissement, la
température de celui-ci baisse.

5
L’alimentation adaptée au quotidien

L’activité physique
Chaque jour, l'organisme dépense de l'énergie pour assurer ses fonctions vitales (
respiration, circulation, digestion, maintien de la température du corps...), et pour assurer
diverses fonctions variables suivant les individus et les moments ( travail, activités
quotidiennes, sport...).
Chaque jour, aliments et boissons devront apporter à l'organisme une quantité d'énergie
équivalente à ses dépenses.
On mesure les dépenses et les besoins énergétiques en kilojoule (KJ ); le Joule étant
l'unité internationale d'énergie. Cette unité remplace la Calorie, encore très utilisée mais
non admise dans le système des unités internationales.
1Kj= 0,24 Kcal
1Kcal= 4,18 Kj

Exemples de dépenses énergétiques:

* 1 heure de sommeil = 65 Kcal


* 1 heure d'activités assises = 110 Kcal
* 1 heure de marche = 200 Kcal
* 1 heure de ski, de sciage de bois = 550 Kcal

Exemples de besoins énergétiques par catégorie d'individu ( moyenne ):

* adolescent de 13 à 15 ans: 12100 KJ/ jour


* homme sédentaire: 8800 KJ/jour
* femme sédentaire: 7500 KJ / jour
* activité moyenne : 13000 KJ/jour (homme) et 8400 KJ/jour (femme)
* activité très intense : 14600 KJ/jour (homme) et 10900 KJ/jour (femme)
* grossesse : 8300 à 9000 KJ /jour

Les besoins énergétiques ou quantitatifs sont fonction de l'âge et du sexe de l'individu.


Toutefois, d'autres facteurs tels que l'activité physique ou l'état de santé entrent en ligne
de compte (une femme enceinte ou qui allaite son bébé a des besoins énergétiques plus
importants de même qu'un travailleur de force). Les apports énergétiques doivent être
égaux aux dépenses.

Les besoins qualitatifs de l'organisme: il faut manger équilibré.

Les besoins énergétiques de l'individu ne peuvent être couverts par l'intermédiaire d'un
seul aliment car aucun aliment ne contient toutes les substances qui composent
l'organisme. Le corps humain est composé d'eau: 66% ; de protides: 15,2%; de lipides:
13%; d'éléments minéraux: 5%; de glucides: 0,8% et de vitamines. Protides, lipides,
glucides, éléments minéraux, vitamines et eau sont des nutriments. Chaque jour,
aliments et boissons doivent apporter à l'organisme l'ensemble des nutriments dont il a
besoin pour se construire, se renouveler, fonctionner correctement.

6
Noms des nutriments Principaux rôles % des besoins
énergétiques

Protides Construction des tissus 10 à 15 %


Lipides Production d'énergie calorifique 30 à 35%
Glucides Production d'énergie musculaire et 55%
Calorifique

Ces trois nutriments sont des nutriments énergétiques.

Eau Construction des tissus ( sang, muscles )


Transport des substances (autres nutriments, déchets...)

Eléments minéraux Construction de tissus (os...)

Vitamines Coordination (sont indispensables à l'assimilation des autres


nutriments).

7
Ces trois nutriments sont des nutriments non énergétiques.
Les sept groupes alimentaires

L'équilibre des repas et les erreurs alimentaires

Comment se nourrir correctement? En mangeant équilibré:

Manger équilibré, c'est consommer chaque jour des aliments de chacun des sept groupes
pour apporter à l'organisme tout ce dont il a besoin. C'est aussi éviter les erreurs
alimentaires, causes de nombreuses maladies. A notre époque, nombreux sont les
individus qui mangent"mal"; le petit déjeuner est sauté, les repas du midi sont rapides et
mal équilibrés. Il est très important d'équilibrer ses repas; en fait chaque repas a son
importance. Il est conseillé de manger au moins cinq fruits et légumes par jour (frais de
préférence mais sinon en conserves ou surgelés).
L'adulte doit prendre trois repas par jour; les enfants, adolescents, femmes enceintes et
femmes qui allaitent leur bébé doivent prendre quatre repas par jour; le nouveau-né doit
prendre 7 à 8 repas par jour.
Sur le plan gustatif le français mange bien toutefois, sur le plan diététique, il commet de
nombreuses erreurs alimentaires.

1- les prises alimentaires sont mal réparties dans la journée:


* le petit-déjeuner qui devrait couvrir 25% de nos besoins énergétiques journaliers est
généralement insuffisant ou inexistant (déjeuner 30%, goûter 15 % et dîner 30% ). Si le
petit déjeuner est supprimé, le temps écoulé entre le dernier repas du soir et le repas du
midi est trop long et peut entraîner une fatigue, une baisse de l'attention, des vertiges.
Tout cela est provoqué par une diminution des réserves énergétiques de l'organisme.

* certains aliments sont consommés en excès:


ce sont par exemple:
- le sucre (glucides à assimilation rapide) notamment sous forme de sucre en morceau, de
sodas, de confiseries...( problèmes médicaux: caries, obésité, diabète ).
8
- les matières grasses; elles sont responsables des principales maladies cardio-
vasculaires ( risques d'infarctus du myocarde, athérosclérose).
- la viande; risques d'hypertension, de troubles rénaux.
- le sel; risque d'oedème et hypertension
- l'alcool.

D'autres aliments sont les "parents pauvres de notre alimentation notamment:


* l'eau: il faudrait boire, en moyenne de 1 litre à 1,5 litre d'eau par jour (alterner les
marques ; chacune ayant des propriétés différentes)
* le lait: risque de décalcification chez les adultes et de rachitisme chez les enfants.
Toutefois, la consommation d'autres produits laitiers du type fromages ou yaourts
compense ce manque d'absorption de lait.

Les " Fast-Food" et leurs inconvénients:


* apport trop important de lipides et glucides
* apport énergétique trop important
* apport insuffisant de cellulose, vitamines, éléments minéraux.

9
Les conduites addictives et la prévention des addictions
Les substances psychoactives engendrent des troubles physiques et psychiques
qui peuvent avoir des conséquences au travail telles que :
- des sanctions
- des problèmes relationnels
- des accidents du travail
- de l’absentéisme
- une diminution de la qualité du travail
- une diminution du rendement.

Pour prévenir ce risque, le médecin du travail peut sensibiliser les salariés sur les
conséquences de la consommation de substances psychoactives et effectuer des
dépistages dans des conditions bien spécifiques et précisées dans le règlement intérieur.

1) les effets des substances psychoactives : Il


existe deux formes de dépendance :
- une dépendance physique : elle est liée au manque de produit ; le sujet est obligé de
consommer pour calmer la sensation de besoin et les troubles nerveux
apparaîssant dès qu’il est privé du produit
- une dépendance psychique : elle est liée aux effets anxyolytiques et antidépresseurs
; c’est un moyen d’accès vers un état de satisfaction intense.

2) la dangerosité de certaines substances psychoactives :

Produits Principaux effets indésirables et/ou Dépendance


nocifs
Tabac Toxicité pulmonaire et cardiaque, Psychique ( +++ )
cancers Physique ( ++ )
Alcool Ivresse, perte de contrôle de soi et de la Psychique ( +++ )
vigilance, perception visuelle et réflexes Physique ( +++ )
modifiés, toxicité hépatique, digestive,
coma, delirium tremens
Cannabis Toxicité pulmonaire, troubles de la Psychique ( ++ )
mémoire, déconcentration, perte de Physique ( + )
vigilance, perception visuelle et réflexes
modifiés…
Cocaïne Insomnie, instabilité d’humeur, Psychique ( +++ )
agressivité et violence, perte de Physique ( + )
mémoire, hallucinations

3) Les mesures de prévention possibles :


• mise en place par l’employeur d’une campagne d’information
• utilisation de l’alcootest par l’employeur conformément au règlement intérieur
• service d’écoute au sein de l’entreprise
• affichage des coordonnées des structures d’aide aux toxicomanes

Article de l’INRS, Institut National de la Recherche sur la Sécurité

10
L'addiction se caractérise par la dépendance, c'est-à-dire l'impossibilité répétée de
contrôler un comportement et la poursuite de ce comportement en dépit de la
connaissance des conséquences négatives. Une conduite addictive peut être liée à
des produits (alcool, tabac, drogues ou substances psychoactives) ou non
(workaholisme notamment : investissement excessif dans le travail). Les problèmes
posés par des consommations occasionnelles ou répétées de substances
psychoactives (alcool, cannabis, médicaments...) sont préoccupants pour les
entreprises françaises. En effet, ces consommations peuvent mettre en danger la
santé et la sécurité des salariés, et notamment être à l'origine d'accidents du travail
(modification de la perception du risque et/ou prise de risque, perte d'attention ou
de vigilance, mise en danger du salarié lui-même ou de ses collègues…)

La prévention et la prise en charge des addictions est donc nécessaire dans les
entreprises. La prévention repose sur la mise en place d'une démarche collective. Il
faut notamment aboutir à un protocole accepté par tous dans l'entreprise précisant,
quand survient une situation où il y a danger, les modes d'intervention, les moyens
à mettre en oeuvre, les limites et les rôles de chacun sur les points suivants :
dépistage, suivi, prise en charge, retrait ou maintien au post

11
Les infections sexuellement transmissibles

Définition:
les IST sont causées par des organismes microscopiques (bactéries ou autres ) et sont
contagieuses par les rapports sexuels. Elles sont actuellement en recrudescence.

1) Les principales maladies.


Ce sont des affections qui touchent principalement les organes génitaux qui se
manifestent par des démangeaisons et/ou des boutons ou cloques. Les agents
responsables de ces maladies peuvent être des bactéries (blennoragie, syphilis), des virus
(herpès, sida), mais aussi des animaux microscopiques unicellulaires ou des
champignons.
Si certaines de ces maladies ne semblent pas se manifester chez l'homme ou chez la
femme, elles n'en sont pas moins transmissibles lors d'un rapport sexuel.
En l'absence de traitement, leur complication peut entraîner des stérilités (blennoragie) et
même la mort ( syphilis, sida ).

2) L'évolution des IST dans le monde.


La recrudescence de nombreuses IST peut s'expliquer par la généralisation des voyages
qui favorisent la prolifération; par la multiplicité des partenaires et par l'apparente bénignité
de nombreux symptômes qui ne pousse pas à consulter un médecin.

3) La prévention des IST.


Mis à part le sida, les IST sont généralement faciles à soigner. La prévention repose sur
trois points essentiels:
- consulter un médecin en cas de doute
- prévenir son ou sa partenaire en cas de maladie sexuelle
- utiliser des préservatifs, seule méthode efficace contre les IST.

4) Symptômes et traitements.
A) La blennoragie (ou chaude pisse ) :
Les symptômes apparaissent après une période d'incubation, entre 1 jour et 60 jours
après le rapport contaminant. Chez l'homme atteint, uriner devient douloureux et il y a
écoulement de pus. Chez la femme, il y a peu de signes au début mais l'infection peut
gagner les trompes. Mal soignée, cette maladie peut entraîner une stérilité. Le traitement
s'effectue par antibiotiques (pour la personne contaminée et si possible pour son ou ses
partenaires).

B) La syphilis (ou vérole):

symptômes: on distingue trois stades:


1ère phase
30 jours après le rapport contaminant, elle dure 45 jours. Cette phase se manifeste par
des chancres (ulcérations, petites plaies circulaires le plus souvent indolores. Ces plaies
finissent par cicatriser, ce qui ne constitue en aucune manière une guérison.
2ème phase (durée: 1 à 2 ans )

12
durant ce stade de la maladie, on assiste à des éruptions cutanées très diverses pouvant
parfois passer pour des allergies. Cette phase se termine également par une apparente
guérison.
3ème phase
5 à 20 ans plus tard, les bactéries se sont développées et particulièrement dans les tissus
nerveux (cerveau, moelle épinière...) et dans le coeur. Ce dernier stade est mortel
Il est primordial de soigner cette IST durant le premier stade car ensuite il est trop tard. Le
traitement par antibiotiques est efficace s'il est pris précocement.

Il existe également d’autres infections :

- l’hépatite B : elle peut entraîner à long terme une cirrhose ou un cancer du foie
- l’herpès génital : il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement pour guérir de cette
maladie.
- La chlamydiose : bactérie qui peut entraîner des stérilités.

Le sida

1) Définition:
syndrome d'immuno déficience acquise; ce qui signifie qu'il s'agit d'une maladie qui
affecte notre système immunitaire et cette maladie n'est pas héréditaire mais acquise au
contact du virus.

2) Le virus VIH:
le sida est provoqué par la destruction du système immunitaire par un virus: le VIH ( virus
de l'immunodéficience humaine ). Ce virus, une fois dans le sang pénètre dans les
lymphocytes et s'y multiplie, provoquant leur destruction. La maladie se manifeste par une
sensibilité à toutes les maladies infectieuses contre lesquelles l'organisme ne peut plus se
défendre et qui entraînent finalement la mort.

3) La contagion:
le virus VIH est fragile lorsqu'il est hors de l'organisme et meurt rapidement; c'est pourquoi
il se transmet exclusivement par des liquides biologiques ( sang, sperme ). Les trois
principales voies de contagion sont:
- sexuelle: tout rapport sexuel, avec un porteur du virus peut-être contaminant;
- sanguine: principalement chez les drogués, par échange de seringues souillées.
- d'une mère à son foetus: le virus peut traverser le placenta et une mère peut donc
contaminer son enfant.

4) Les porteurs sains:


un porteur sain est un individu qui a la maladie mais qui ne présente aucun symptôme.
La maladie peut cependant survenir à tout moment. Les porteurs sains sont aussi
contagieux que les malades du sida. On décèle le virus par un test sur simple prise de
sang. Le porteur sain est aussi appelé séropositif.

5) Les symptômes de l'infection:


a) primo-infection: aucun symptôme dans 70 à 80 % des cas ( dans 20 à 30 % des cas on
distingue des manifestations de type grippales ).
b) sas: syndrome associé au sida; entre 6 mois et 7 ans après l'infection, un tiers des
séropositifs développent un sas ( herpès, perte de poids, fièvres..).

13
c) sida: il se manifeste par de multiples et inhabituelles infections des poumons, du
système digestif, du cerveau et de la peau. Il est parfois associé à certains cancers.

6) Les traitements :
Il n’existe pas encore de vaccin qui pourrait être utilisé à titre préventif contre cette
infection. Les malades infectés sont soignés par diverses méthodes et médicaments ;
entre autres, l’AZT et la trithérapie ou multithérapie (association de plusieurs médicaments
).

7) Les tests :

Les tests de dépistage peuvent se faire dans un laboratoire privé (remboursement si


prescription du médecin traitant ) ou dans un centre de dépistage anonyme et gratuit (
CDAG ). Lors d’une prise de risque liée au sida, il faut consulter un médecin au plus vite
ou se rendre aux urgences dans les 48 heures pour obtenir le traitement d’urgence.

Document annexe

Source :[Link] [Link]

14
La maîtrise de la reproduction humaine : la contraception

De tout temps, de l'Egypte pharaonique à la "révolution" de 1968 et au Mouvement


français pour le planning familial, en tout lieu, les femmes ont cherché à limiter le nombre
des naissances. Divers moyens mécaniques ou chimiques ont été mis en oeuvre malgré
les interdits de tous ordres. Ce n'est qu'après l'acceptation de l'idée de régulation des
naissances par la majorité de la population que sa législation a ouvert la voie aux
recherches qui ont abouti à des méthodes modernes et efficaces.

L'activité sexuelle de la femme est cyclique; la période du cycle est en moyenne de 28


jours. Le quatorzième jour du cycle a lieu l'ovulation,c'est à dire l'émission d'un ovocyte
dans les voies génitales. Sa durée de vie est d'environ 24 heures alors que les
spermatozoïdes ont une durée de vie de 48 à 72 heures. La femme n'est féconde que
pendant trois jours sur 28.

1- La méthode des températures.

Cette méthode est également appelée "méthode Ogino".Elle est basée sur l'existence
d'une montée thermique ovulatoire. La température du corps de la femme devient
supérieure à 37°C en période d'ovulation. Cette méthode ancienne permet de déterminer
la date de l'ovulation dans le cycle. Il faut donc relever les températures quotidiennement.
Des facteurs externes ( fatigue,stress,contrariétés,maladies...) peuvent perturber la date
de l'ovulation et rendre ainsi la méthode inefficace.

2- La méthode cyclique.
Etant donné que l'ovulation est censée commencer à partir du quatorzième jour du cycle
jusqu'au 17ème jour, la femme ne doit pas avoir de relations sexuelles durant cette
période. Mais , cela suppose que le cycle durant cette période d'ovulation soit régulier
pour être appliquée efficacement.

3- Les méthodes dites "mécaniques".

a) Le moyen ancestral: le coït [Link] méthode risquant d'entraîner des


problèmes psychologiques, il est préférable de ne pas y avoir recours. D'autre part, les
risques d'échec sont très importants.

b) Le préservatif masculin.
Le préservatif représente actuellement le seul moyen contraceptif utilisé par l'homme. Il
est le seul moyen de protection vis-à-vis des agents des maladies sexuellement
transmissibles (MST) : syphilis, sida...
Il est efficace à 100 pour cent s’il est utilisé correctement.

c) Le diaphragme.

C'est l'équivalent féminin du préservatif. C'est un dôme de latex qui doit être positionné
de façon adéquate pour qu'il coiffe le col de l'utérus. Son efficacité dépend de son bon
positionnement et est augmentée par l'utilisation de crèmes spermicides. Sa mise en

15
place demande un certain apprentissage. Il ne peut être retiré immédiatement après les
rapports.

d) Le stérilet.
C'est un objet en plastique de forme variable auquel est associé un fil de cuivre.
L'action du stérilet est à la fois mécanique et chimique (il empêche la nidation d'un
éventuel embryon).Le positionnement dans l'utérus doit être pratiqué par un médecin. La
surveillance du stérilet doit être périodique afin d'éviter une grossesse non désirée
toujours possible même en cas d'utilisation apparemment correcte.

e) le préservatif féminin : il se présente sous la forme d’un fourreau prélubrifié avec deux
anneaux flexibles à chaque extrémité

4- Les méthodes chimiques.

A) Les pilules contraceptives : agissent sur 'ensemble de l'organisme. La première


pilule fut mise au point en [Link] entraînait des troubles secondaires chez certaines
femmes. De plus,l'arrêt du traitement pouvait entraîner le développement de plusieurs
embryons. Aujourd’hui, plusieurs types de pilules sont sur le marché et sont adaptées à
chaque femme. Toutefois, pilule, tabac et hypertension ne font pas bon ménage.

B) Le patch : il contient des hormones de synthèse. Il faut coller un patch durant trois
semaines consécutives et chaque semaine le placer à un endroit différent (bras, fesses,
ou ventre ). Le risque est qu’il se décolle.

C) L’ implant : c’est un petit bâtonnet qui contient une hormone. Il est placé sous la peau
pour une durée de trois ans. Il peut être incompatible avec la prise de certains
médicaments.

D) Le stérilet à la progestérone : c’est un petit dispositif en plastique qui est entouré d’un
cylindre contenant de la progestérone.

E) L'anneau NUVARING : (diamètre = 54 mm et section = 4 mm) délivre une association


oestro-progestative de troisième génération, comme une pilule à 15 microgrammes.

16
L’INDIVIDU DANS SES ACTES
DE CONSOMMATION

Le budget et l’épargne p 18

Le crédit et le surendettement p 20

Les achats p 22

Les contrats et les assurances p 24

L’information et la protection du consommateur p 26


La sécurité sanitaire du consommateur p 27

17
Le budget et l’épargne
1) Le budget :

Définition :
C’est la prévision des recettes et des dépenses pour une période donnée. Pour gérer un
budget, il faut évaluer les recettes (salaires, prestations sociales…) et les dépenses
regroupées par poste (charges fixes, dépenses courantes, dépenses d’équipement et de
renouvellement) de manière à les équilibrer.

Déterminer et tenir correctement son budget familial est


devenu aujourd'hui une nécessité. Les avantages d'avoir une
comptabilité et une gestion précises sont multiples : maitriser
votre argent, comparer vos dépenses d'une année à l'autre,
les réorienter en fonction de vos objectifs, anticiper les
grosses factures et les mauvaises surprises ; personne
n'étant à l'abri des imprévus ou des accidents de la vie.

Quelques règles de base pour établir un budget familial :


• Il faut d'abord faire une liste de tous les revenus : salaires, allocations,
pensions, dividendes, etc.
• Ensuite il faut faire une liste de toutes less dépenses : fixes, variables
et superflues.
o Parmi les dépenses fixes : loyer (ou remboursement d'emprunt), taxe
foncière, taxe d'habitation, assurances (auto, maison), frais internet, etc.
o Parmi les dépenses variables (mais facilement chiffrables parce que
récurrentes) : électricité, gaz, téléphone, nourriture, vêtements,
fournitures scolaires, etc.
o Parmi les dépenses superflues : cinéma, restaurant etc.
• Après avoir répertorié le tout, il suffit de faire la somme des ressources et des
charges pour calculer si vos dépenses ne dépassent pas vos revenus, dans tous
les cas vous aurez des indications pour équilibrer vos comptes.
Source : [Link]

2) L’épargne :

Définition :
Elle correspond à la partie des revenus qui n’est pas dépensée. Les formules de
placements sont variées, elles dépendent de l’objectif (disponibilité des sommes
placées, rentabilité, sécurité de placement) du consommateur.
Les différents types d’épargne :
* Le livret A est un compte d'épargne rémunéré dont les fonds sont disponibles à tout moment. Les intérêts
sont exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Tous les établissements bancaires peuvent
le proposer.
* Le livret de développement durable est un produit d'épargne rémunéré dont les fonds sont disponibles à
tout moment. Tous les établissements bancaires peuvent le proposer.
* Le compte sur livret d'épargne populaire (LEP) est destiné à aider les personnes disposant de revenus
modestes à placer leurs économies dans des conditions maintenant leur pouvoir d'achat.
* Le livret jeune est un produit d'épargne réservé aux jeunes de 12 à 25 ans résidant en France. Toutes les
banques peuvent le proposer.

18
* Le compte épargne logement (CEL) est un placement disponible, qui produit un intérêt et permet
d'obtenir un prêt immobilier à un taux privilégié.
* Le plan d'épargne logement (PEL) est une épargne bloquée qui produit des intérêts et peut permettre
d'obtenir un prêt immobilier. Les établissements de crédit ayant passé une convention avec l'État peuvent le
proposer.
* Le plan d'épargne retraite populaire (Perp) est un produit d'épargne à long terme qui permet d'obtenir, à
partir de l'âge de la retraite, un revenu régulier supplémentaire. Le capital constitué est reversé sous forme
d'une rente viagère. Il peut également être reversé sous forme de capital, à hauteur de 20 %. Le Perp
permet aussi d'utiliser l'épargne accumulée pour financer l'acquisition d'une première résidence principale.

19
Le crédit et le surendettement

L’individu, consommateur avisé

Les crédits

Définition :

Le crédit est l’opération qui permet au consommateur d’obtenir auprès d’un établissement
de crédit le versement de sommes d’argent pour financer l’acquisition d’un bien ou d’un
service. Le consommateur doit rembourser les sommes empruntées auxquelles s’ajoutent
les intérêts.
Il existe différentes formes de crédit :
- le crédit affecté : somme accordée pour un achat déterminé (acquisition d’un bien
par exemple)
- le crédit personnel : somme accordée sans que le demandeur ait à justifier la
nature de l’utilisation
- le crédit gratuit : somme remboursable sans intérêt, sur une durée limitée dans le
temps

a) évaluer sa capacité de remboursement :

• ne pas dépasser 33 % de ses revenus


• faire un bilan prévisionnel (charges/revenus)

b) prendre connaissance des conditions de crédit :

• comparer les offres


• calculer le coût total du crédit (TAEG : taux annuel effectif global)
• délai de réflexion de 14 jours à compter de la date de signature

c) éviter l’excès de crédits :

• éviter les cartes de crédit proposées par les grands magasins


• éviter les crédits avec réserve d’argent (crédit revolving)
• envisager le rachat de crédits en cas de difficultés de
remboursement

d) prévenir la situation de surendettement :

• contacter les créanciers pour modifier l’échéancier des


remboursements
• consulter une association de consommateurs
• s’adresser à la commission de surendettement. Après étude de la
situation, elle propose un plan de redressement.

20
e) Le droit de rétractation des crédits à la consommation :

Le droit de rétractation est la possibilité qui est donnée à un emprunteur, lors de la


signature d'un contrat de crédit, de revenir sur sa décision d'engagement. Le contrat
n'est donc valable qu'une fois le délai de rétractation écoulé. En matière de crédit à la
consommation, l'emprunteur dispose d'un délai de 14 jours à partir de la date de
signature du contrat pour utiliser son droit de rétractation.
Procédure à suivre pour se rétracter
Le consommateur qui veut utiliser son droit de rétractation utilise le formulaire détachable
de rétractation, dont le verso ne doit comporter aucune autre mention que le nom et
l'adresse du prêteur. Ce formulaire doit être complété et signé, puis adressé au prêteur
par courrier en recommandé avec accusé de réception. L'emprunteur dispose de 14 jours
à partir de la signature du contrat pour effectuer cette démarche.

Saisir la commission de surendettement des particuliers

Si vous ne parvenez pas à faire face aux dettes que vous avez accumulées, vous pouvez saisir la
commission de surendettement des particuliers pour qu'elle examine votre situation et décide de solutions
visant au réaménagement voire à l'effacement de tout ou partie de vos dettes.
Pour que votre dossier soit recevable, votre situation de surendettement doit être caractérisée.
À ce titre, vous devez être dans l'impossibilité manifeste de faire face à l'ensemble de vos dettes non
professionnelles passées, présentes ou à venir, notamment :
• échéances de prêt immobilier non payées,
• échéances de prêts à la consommation non remboursés,
• impayés de loyers,
• arriérés d'impôts sur le revenu...
Il convient par ailleurs d'être de bonne foi au moment de la saisine, c'est-à-dire :
• ne pas avoir organisé votre insolvabilité,
• être sincère dans vos déclarations.

21
Les achats
1) Le circuit des marchandises :

Le circuit des marchandises, du producteur au consommateur est rarement direct. La


présence d’intermédiaires est souvent nécessaire mais plus ils sont nombreux plus le prix
payé par le consommateur est élevé.
Le coût d’un produit est lié à son coût de production (investissement matériel et humain
nécessaire à sa fabrication) et aux charges intermédiaires qui s’ajoutent tout au long du
circuit :
- les producteurs : matière première, main d’œuvre, marge bénéficiaire
- le grossiste : prix d’achat au producteur, transport, conditionnement, main d’œuvre,
marge bénéficiaire
- le détaillant : prix d’achat au grossiste, transport, marge bénéficiaire
- les consommateurs : payent le prix fort
Les supermarchés et hypermarchés s’adressent généralement à des centrales d’achat.

2) Le commerce équitable :

Le commerce équitable est une forme de commerce mondial qui a pour objectif de
payer un prix décent aux producteurs du Sud, de respecter les droits fondamentaux des
personnes et de l’environnement.

Deux critères permettent de déterminer si un produit est réellement issu du commerce


équitable :
- la présence de labels tels que Max Havelaar
- la qualité et le sérieux des importateurs ; organisations qui sont en contact direct
avec les producteurs.
-
Ex d’organisations :

• Solidarmonde : 1ère société française d’importation de produits équitables.


Les produits sont commercialisés principalement dans le réseau de boutiques
« Artisans du monde ». 25% du prix de vente revient au producteur
• Alter Eco : entreprise qui assure aux producteurs une plus juste rémunération
et de vraies perspectives de développement et offre aux consommateurs des
produits de grande qualité obtenus en garantissant la protection de
l’environnement.
• Artisanat Sel : association née pour offrir des débouchés commerciaux à des
artisans défavorisés des pays du Sud. C’est elle qui a été à l’origine de
l’introduction du café Max Havelaar dés 1991.
Ces organisations font partie de la Plate-forme pour le commerce équitable (PFCE).
C’est le seul organisme national de représentation des acteurs du commerce équitable.
Sa mission essentielle est de promouvoir le commerce équitable en France.
Il est possible de consulter plusieurs sites internet notamment [Link]

22
3) Les différents modes de paiement :

La banque peut fournir à ses clients les moyens de paiement suivants :

Les espèces
• l'argent liquide
• le mandat postal
• le transfert d'argent

• le TIP, titre interbancaire de paiement


• le prélèvement bancaire
• le virement bancaire

• chèque classique
• chèque de banque
La carte bancaire
• carte de retrait, pour retirer de l'argent aux distributeurs,
• carte de paiement à débit immédiat, pour régler ses achats au comptant,
• carte de paiement à débit différé, où les paiements sont cumulés en crédit et débités
en début de mois,
• carte de crédit, qui permet de payer à crédit remboursable par échéances mensuelles.
Le paiement dématérialisé
• le porte-monnaie électronique,
• le paiement en ligne.

23
Les contrats et les assurances
Les assurances obligatoires et facultatives en France

La loi française impose une assurance pour couvrir certains risques fondamentaux.
D'autres assurances sont facultatives. Même si elles sont parfois fortement conseillées.
1) Quelles sont les assurances obligatoires?
Parmi les assurances obligatoires, il y a d'abord l'obligation absolue faite à chacun, de
réparer les dommages corporels et matériels causés à autrui:
- dans la vie courante,
- et particulièrement au volant d'un véhicule à moteur.
C'est ce qu'on appelle l'assurance de la Responsabilité Civile. En la matière, le défaut
d'assurance peut coûter très cher. Non seulement il faut indemniser soi-même les victimes,
mais en plus la loi peut ajouter de lourdes sanctions.
Les assurances sociales
Par ses institutions, l'Etat veille aussi à ce que chacun se soumette à l'obligation
d'assurance contre les risques sociaux: accidents du travail, maladie, invalidité, retraite.
Pour les salariés, c'est la Sécurité sociale qui s'en charge et les cotisations d'assurance
sont versées à la fois par les entreprises et les salariés.
L'assurance chômage n'est obligatoire que pour les salariés. Pour les indépendants elle est
facultative: ils ne souscrivent un contrat d'assurance chômage que s'ils le souhaitent.
Les autres risques à assurer
Certaines assurances sont obligatoires pour couvrir des risques spécifiques:
- les risques locatifs : sans un contrat d'assurance pour couvrir un dégât des eaux, un
incendie ou une explosion, tout propriétaire a le droit de résilier le bail,
- la responsabilité civile professionnelle: certaines activités professionnelles peuvent
occasionner des dommages corporels ou matériels. Elles ont donc une obligation
d'assurance, pour pouvoir faire face aux réparations et aux indemnisations.
2) Quelles sont les assurances facultatives?
Toutes les autres assurances sont facultatives, notamment les assurances individuelles:
accidents de la vie, décès, dépendance, animaux domestiques, voyages…Parmi les
assurances facultatives, certaines sont tout de même fortement conseillées, comme les
assurances complémentaire santé.
Et parfois, le facultatif devient obligatoire. C'est le cas de l'assurance scolaire: pour les
activités fixées par les programmes scolaires, elle n'est pas obligatoire mais elle est tout de
même exigée par les établissements lors des activités extra scolaires: sorties, classes
découvertes, séjours linguistiques.

Les assurances emprunteur


Enfin, certains contrats d'assurances décès ou chômage sont obligatoires dans le cadre
d'une demande de crédit:
- crédit immobilier,
- crédit auto ou moto, crédit à la consommation.
Ce sont des assurances facultatives car la loi ne les impose pas. Cependant, elles sont le
plus souvent rendues obligatoires par les banques ou les établissements financiers. Si on
les refuse, on ne peut pas souscrire le crédit.
Une directive communautaire de 2004 prévoyait la possibilité pour les Etats-membres de
l'Union européenne de déroger exceptionnellement au principe de parité en matière
d'assurances (vie, automobile). Il était nécessaire néanmoins de le justifier par des études
statistiques fréquentes et publiques.

24
La fin des tarifs d’assurance spécifiques aux femmes
La France a ainsi prévu cette dérogation au sein du Code des assurances. Des tarifs
différenciés ont été proposés, notamment en matière d'assurance automobile, des
statistiques démontrant que les femmes, avaient statistiquement moins d'accidents que les
hommes.
Une association belge de consommateurs a cependant intenté une action devant la CJUE
pour faire invalider cette dérogation au titre du principe de non discrimination fondé sur le
sexe, contenu notamment dans la Charte des principes fondamentaux de l'Union
européenne, applicable dans tous les Etats-membres.
Dans sa décision en date du 1er mars 2011, la CJUE a considéré que cette dérogation
n'était pas compatible avec les objectifs de la Charte et était donc contraire au principe
d'égalité. Elle a laissé aux Etats-membres jusqu'au 21 décembre 2012 pour s'adapter.
En France, l'abandon du principe de discrimination des tarifs en fonction du sexe, prévu par
l'article A11-4 du Code des assurances, entrera officiellement en vigueur après l'adoption
d'un ou plusieurs arrêtés du Ministère de l'économie.
Source : [Link] 7 janvier 2013

25
L’information et la protection du consommateur

1) L’Institut National de la consommation ( INC) :

L’INC est un établissement public au service de tous les consommateurs et des


associations. Il informe les consommateurs sur leurs droits, procède à des essais
comparatifs, à des études techniques pour demander l’amélioration ou le retrait de certains
produits qu’il estime dangereux.
Il édite un magazine, « 60 millions de consommateurs » et produit également des
émissions de tv, « Conso mag ».

2) Les associations de consommateurs :


3)
Les consommateurs sont regroupés en associations pour représenter et défendre leurs
intérêts économiques et sociaux. Certaines associations sont centrées sur la
consommation, le logement, la qualité de vie ; d’autres sont syndicales ou familiales.
L’association la plus connue est UFC-Que Choisir, dont les domaines de compétences
sont la consommation et l’environnement.
Elle édite une revue mensuelle et chaque consommateur peut consulter son site internet
[Link]
Ses objectifs sont d’informer, de défendre les consommateurs et de représenter devant les
tribunaux leurs intérêts collectifs auprès des pouvoirs publics et des professionnels.

4) Les Directions Départementales de la protection des consommateurs :

Elles relèvent du Premier ministre et sont placées sous l’autorité du préfet du département.
Elles veillent à ce que les textes législatifs et réglementaires en matière de police
économique et de protection du consommateur soient appliqués.
Missions principales :
• Qualité et sécurité de l’alimentation (ex: contrôler les entreprises de restauration)
• Protection de la santé animale (ex : contrôler l’état sanitaire des animaux)
• Sécurité des consommateurs (ex : éviter la mise sur le marché de produits
dangereux)
• Protection de la vie économique des entreprises (ex :lutte contre les contrefaçons)

26
La sécurité sanitaire du consommateur

L’Alerte Sanitaire

1) Le système d’alerte sanitaire :


Une alerte alimentaire correspond à deux types de situation : la mise en évidence d’une
anomalie sur un produit, c’est-à-dire une non-conformité (germes, contaminants
chimiques, anomalie visuelle, odeur anormale...) et l’apparition de malades.
Les objectifs d’une alerte : faire cesser l’exposition du produit au consommateur (retirer
le produit des rayons des magasins concernés) ; éviter la contamination d’autres produits
(au sein de l’entreprise concernée) ; informer le consommateur qui a déjà acheté le produit.
Les 3 acteurs qui interviennent : les professionnels responsables de la qualité du
produit ; les services de contrôle (les directions de la protection des populations) et enfin
le consommateur responsable (respect des bonnes pratiques d’hygiène, respect des
DLC, etc.).
La Mission des urgences sanitaires (MUS) joue un rôle de chef d’orchestre national :
La MUS coordonne les alertes sanitaires au niveau national en recevant des informations
sur les non-conformités des produits et des signalements sur les cas humains.
Le système d’alertes sanitaires est efficace : des épisodes d’épidémie en France
ont prouvé l’efficacité du système français (ex. syndrome hémolytique lié au steak
haché dans le Nord de la France).

2) Le principe de précaution:
27
Ce principe s’applique dans un contexte d’incertitude. On a identifié des risques possibles
mais il n’y a pas de preuves scientifiques suffisantes pour qu’ils soient avérés,
principalement dans le domaine de la santé et de l’environnement.

Exemple 1 : les téléphones portables


Dans un rapport rendu ce mardi, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) ne
reconnaît aucun «effet avéré» des ondes électromagnétiques mais recommande
néanmoins de limiter l'exposition aux ondes. Une position contestée par Etienne Cendrier,
porte-parole de l'association Robin des Toits, qui réclame lui l’application du principe de
précaution. Pendant ce temps, les électro-hypersensibles absents du rapport, se protègent
comme ils peuvent. Et vont jusqu’à investir dans des vêtements anti-ondes.
Source : [Link] du 13/10/2013

Exemple 2 : le Bisphénol A (pour les biberons)


Dans le cas du bisphénol A, suffisamment d’études ont été menées pour que les risques
potentiels soient clairement identifiés : perturbation du développement hormonal et
neurologique, accroissement du risque de cancer, de diabète ou encore troubles du
comportement. La plupart de ces effets ont été observés chez les animaux ; leur
transposition à l’homme est à l’origine de l’incertitude sur le danger que représente notre
exposition actuelle au BPA. Les agences sanitaires ont considéré ces différentes études et
ont rendu leur avis aux gouvernants, leur présentant l’état des avancées scientifiques.
L’absence de consensus scientifique quant à la dangerosité du bisphénol A nous place bien
dans un cadre de précaution et non pas de prévention ou de prudence.

28
L’INDIVIDU DANS SON PARCOURS
PROFESSIONNEL

L’apprentissage p 30

La formation professionnelle continue et la validation de p 32


l’expérience

La recherche d’un emploi p 33

29
L' apprentissage
1) Définition

L'apprentissage est la plus ancienne des formations en alternance et comprend à la fois


une formation pratique assurée dans l'entreprise par le maître d'apprentissage qui initie
l'apprenti à son futur métier ; ainisi qu'une formation théorique obligatoire dispensée dans
un centre de formation d'apprentis sous forme de cours d'enseignement général et
professionnel.

2) Les centres de formation d'apprentis.

Les CFA sont les seuls établissements autorisés à assurer la formation théorique des
apprentis. Ils sont soumis au contrôle de l'Etat. Le temps passé au CFA par l'apprenti ne
peut être inférieur à 400 heures par an. Il est compris dans le temps de travail.

3) Le contrat d'apprentissage.

L'apprenti est un jeune travailleur titulaire d'un contrat d'apprentissage. Ce contrat


d'apprentissage est un contrat de travail de type particulier. La durée de ce contrat varie de
un à trois ans selon la profession, le niveau de diplôme préparé, et le niveau de formation
antérieur de l'apprenti. L'apprenti doit être âgé de 16 ans au moins à 25 ans au plus au
moment de son admission en apprentissage. L'apprenti doit trouver un maître
d'apprentissage agréé. La durée de travail hebdomadaire est de 35 heures ( tolérance de
40 heures par semaine).

* conditions pour être maître d'apprentissage:

- être majeur ou émancipé


- être agréé ( déclaré apte à former des apprentis ).
- le maître d'apprentissage ne doit pas accueillir plus de deux apprentis se trouvant dans la
même année de formation, s'il travaille seul dans son entreprise.
Le contrat est obligatoirement établi par écrit en au moins trois exemplaires.

4) Les obligations des parties au contrat

a) les obligations de l'apprenti:


- effectuer le travail qui lui est confié
- respecter le réglement intérieur de l'entreprise
- suivre avec assiduité les cours du CFA
- se présenter aux épreuves de l'examen

b) les obligations de l'employeur:


- assurer à l'apprenti une formation progressive
- inscrire l'apprenti au CFA
- verser un salaire
- inscrire l'apprenti à l'examen ( l’apprenti doit disposer d’un congé de cinq jours ouvrables
dans le mois qui précède l’examen, indépendamment des congés payés à condition
toutefois que le CFA n’organise pas de journées de révision).S’in n’accorde pas les 5 jours
de révision, l’employeur est passible d’une amende de 1500 euros ( Loi Rebsamen).

30
5) La rupture du contrat

Le contrat d'apprentissage peut être rompu librement par l'apprenti ou par l'employeur
pendant la période d'essai ( 45 jours en entreprise).
Il peut être résilié pendant le reste de la durée du contrat si les deux parties sont d'accord.
Il peut également être résilié par le Conseil des Prudhommes en cas de fautes graves, de
manquements répétés de l'une des parties à ses obligations ou de l'inaptitude de
l'apprenti à apprendre le métier.
Il peut être rompu en cas de force majeure, de faute grave de l’apprenti, d’inaptitude
constatée par la médecine du travail ou en cas de décès de l’employeur (entreprise
unipersonnelle). Dans ce cas, la rupture prend la forme d’un licenciement.
Après respect d’un préavis, l’apprenti peut, à son initiative demander la rupture de son
contrat. Il devra, au préalable, solliciter le médiateur.
Si le CFA prononce l’exclusion définitive de l’apprenti, l’employeur peut engager à son
encontre une procédure de licenciement.

6) Le salaire de l'apprenti:

SMIC ( Barème général)

Ancienneté du 16-17 ans 18-20 ans 21 ans et plus


contrat
1ère année 25% 41% 53%
2ème année 37% 49% 61%
3ème année 53% 65% 78%

Voir la convention collective de l’ameublement également ( ainsi que la


convention collective du bâtiment).
Taux horaire au 1er janvier 2019: 10,03 euros / heure

SMIC brut: 1521,22 euros brut pour 35 heures

Les apprentis ont droit au remboursement d’une partie des frais de transport ( région
parisienne). Ils ont également droit aux allocations d’assurance chômage à la fin de leur
contrat. Les années d’apprentissage comptent pour la retraite.
En cas de changement de catégorie d’âge, l’augmentation intervient le mois qui suit la
date d’anniversaire.

31
La formation professionnelle continue et la validation des acquis de
l’expérience

Définition: elle doit permettre aux salariés de s’adapter aux changements des techniques
et des conditions de travail. Elle doit favoriser leur promotion sociale .
Elle se traduit par:
* des stages organisés par l’entreprise
* des congés individuels de formation.

1) Participation des employeurs.

* entreprises de 10 salariés et plus:


1,50 % de la masse des salaires versés est consacrée à la formation professionnelle ( une
partie pour les congés individuels de formation et une autre pour les formations en
alternance).
* entreprises de moins de 10 salariés:
elles sont assujetties à des contributions plus réduites.

2) Le plan de formation dans l’entreprise.

C’est un programme annuel de formation établi par l’employeur et obligatoire dans les
entreprises de plus de 50 salariés.
Il est mis en place par l’employeur; à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise. Ce plan doit
être négocié avec les organisations syndicales et l’employeur doit également consulter le
comité d’entreprise quand il existe et les délégués du personnel.
Un salarié ne peut refuser de participer à ces stages. Il est rémunéré pendant son
temps de formation.

3) Le congé individuel de formation ( CIF ) et le compte personnel de formation


(CPF)

Tout salarié est en droit de parfaire sa formation. Toutefois certaines conditions sont
nécessaires:
CPF :
- 24 heures par an cumulables sur 6 ans en dehors du temps de travail ou en partie
pendant le temps de travail
- 1 an d’ancienneté dans l’entreprise
- financement partiel ou total par l’entreprise

CIF :
- 1 an maximum (salariés en CDI)
- 24 mois d’ancienneté dont 12 dans l’entreprise
- financement par des organismes spécialisés
- le contrat de travail est suspendu.

4) La promotion sociale ( FONGECIF, OPCA…)

Tout salarié peut, de sa propre initiative, suivre les cours de promotion sociale. Elle
s’adresse également aux demandeurs d’emploi.
Ils ont lieu le soir généralement ou le week-end. Certains peuvent être suivis par
correspondance.

32
Les différents niveaux:

- promotion professionnelle de 1er degré: niveaux CAP et BEP.


- promotion professionnelle de 2ème degré: permet d’accéder aux emplois d’agents
techniques et de techniciens.
- promotion supérieure du travail: elle s’adresse aux ingénieurs, techniciens supérieurs,
chercheurs, cadres supérieurs.

5) Le bilan de compétences

Le bilan de compétences permet à un salarié de faire le point sur ses expériences


passées, ses aptitudes et ses motivations. Généralement le salarié entreprend un bilan de
compétences lors d’un licenciement ou lorsqu’il envisage de changer d’activité. Les bilans
de compétences sont effectués par des entreprises spécialisées. Le salarié doit faire une
demande écrite auprès de son employeur pour une autorisation d’absence. Il doit remettre
cette demande 60 jours avant le début du congé.

6) La validation des acquis de l’expérience ( VAE )

Toute personne engagée dans la vie active est en droit de faire valider les acquis de son
expérience professionnelle en vue de l’acquisition d’un diplôme, d’un titre à finalité
professionnelle ou d’un certificat de qualification.
Le demandeur doit avoir exercé pendant au moins trois ans une activité professionnelle,
salariée, non salariée ou bénévole, en rapport avec l’objet de sa demande. Cette
demande doit être déposée auprès d’un organisme de validation des acquis (Education
nationale).
La procédure peut conduire à l’obtention de tout ou partie du diplôme, titre ou certificat
demandé.

La recherche d’emploi

Pour effectuer une recherche d’emploi, on peut sélectionner des offres ou réaliser des
candidatures spontanées.
Certaines structures peuvent aider dans cette recherche. Ce sont :
- Pôle emploi (ancienne ANPE+ASSEDIC)
- La Mission Locale
- La Permanence d’accueil, d’information et d’orientation (PAIO). Ces deux
dernières structures s’adressent plus particulièrement aux jeunes de 16 à 25 ans.

Pour contacter les entreprises, il faut envoyer un curriculum vitae (CV) ainsi qu’une lettre
de motivation (généralement manuscrite).

33
L’INDIVIDU DANS SON ENVIRONNEMENT
PROFESSIONNEL

Code du travail, conventions collectives, règlement intérieur p 35

Le contrat de travail p 38

Le salaire p 41

Les instances représentatives des personnels dans l’entreprise p 43

Les conflits individuels du travail : les prud’hommes P 45

Le CHSCT p 48

L’inspection du travail p 50

La surveillance médicale du salarié : la médecine du travail p 52

Les troubles musculo-squelettiques p 55

Les accidents du travail et les accidents de trajet p 57

Les risques spécifiques (bruit, poussières, éclairage, chimique…) p 59

Les gestes de secours p 68

Les déchets ménagers et leur gestion p 70

La charge mentale au travail p 72

La durée du travail p 73

Le licenciement individuel p 76

Les congés payés p 79

34
Code du travail, conventions collectives, règlement intérieur

1) Le code du travail :

Le code du travail recense l’ensemble des dispositions constituant la réglementation


du
travail (lois et décrets) dans un même
recueil.
Il régit l’ensemble des relations entre employeurs et salariés, du début à la fin de la
relation de travail : embauche, contrats, conditions de travail, relation de travail, durée
et temps de travail, suspension du contrat de travail, salaires et primes, formation
professionnelle, rupture du contrat de travail, accords collectifs et usages d’entreprise,
représentants du personnel, hygiène et sécurité, contrôles et contentieux, etc. Le code
du travail fixe les droits minimaux et les obligations maximales applicables à tous
les
salari
és.
De nombreuses obligations incombant aux chefs d’entreprise sont assorties de
sanctions pénales par le code du travail : ainsi des infractions concernant l’hygiène et
la sécurité, l’administration de l’entreprise, les droits individuels des salariés comme le
harcèlement moral, le harcèlement sexuel, ou encore les infractions relatives à
l’embauche et à l’emploi, à la législation sur la durée du travail et les congés payés,
mais aussi les infractions relatives aux droits collectifs des salariés (délit d’entrave,
droit à la négociation collective, etc.).

2) Le règlement intérieur :

Obligatoirement établi dans les entreprises ou établissements employant


habituellement au moins 20 salariés, le règlement intérieur fixe des règles dans deux
domaines :
• l’hygiène et la sécurité ;
• la discipline. En matière disciplinaire, il contient nécessairement un certain nombre de
clauses, lesquelles ne peuvent avoir un caractère discriminatoire ou porter atteinte aux
libertés
En cas d’illégalité, l’inspecteur du travail peut intervenir.
Comment est établi le règlement intérieur ?
Les entreprises ou établissements employant habituellement au moins 20 salariés
doivent mettre en place un règlement intérieur. Les étapes :
• rédiger le projet de règlement (avec si nécessaire des dispositions spéciales pour une
catégorie de personnel ou une division de l’entreprise) ;
• soumettre le projet au comité d’entreprise (ou s’il n’y en a pas, aux délégués du
personnel) et, pour les matières relevant de sa compétence, au CHSCT ;
• déposer le document en deux exemplaires au secrétariat-greffe des prud’hommes et
l’afficher sur les lieux de travail dans un endroit accessible ;
• communiquer le texte à l’inspecteur du travail.
Le règlement intérieur est affiché à une place convenable et aisément accessible dans
les lieux de travail ainsi que dans les locaux et à la porte des locaux où se fait
l’embauche.
Quelles sont les clauses obligatoires ?
Le règlement intérieur, obligatoirement écrit, fixe exclusivement :
35
• les règles générales et permanentes relatives à la discipline (conditions de circulation
dans ou en dehors de l’établissement, respect de l’horaire de travail…) et notamment,
la nature et l’échelle des sanctions (avertissement, mise à pied, …). Une sanction ne
peut alors être prononcée à l’encontre d’un salarié que si elle est prévue par le
règlement intérieur ; s’il s’agit d’une mise à pied disciplinaire, celle-ci ne sera licite que
si le règlement fixe sa durée maximale (Cass. soc., 26 oct. 2010) ;

• les mesures d’application de la réglementation en matière de santé et de sécurité dans


l’entreprise ou l’établissement, notamment les instructions prévues à l’article L. 4122-1
du code du travail ;
Sur le lieu de travail, aucune boisson alcoolisée autre que le vin, la bière, le cidre et le
poiré n’est autorisée. Toutefois, lorsque la consommation de ces boissons alcoolisées
est susceptible de porter atteinte à la sécurité et la santé physique et mentale des
travailleurs, l’employeur, en application de l’article L. 4121-1 du code du travail, prévoit
dans le règlement intérieur ou, à défaut, par note de service les mesures permettant
de protéger la santé et la sécurité des travailleurs et de prévenir tout risque d’accident.
Ces mesures, qui peuvent notamment prendre la forme d’une limitation voire d’une
interdiction de cette consommation, doivent être proportionnées au but recherché.
Le règlement intérieur rappelle :
• les dispositions relatives aux droits de la défense des salariés (procédure disciplinaire)
définis aux articles L. 1332-1 à L. 1332-3 du code du travail ou par la convention
collective applicable ;
• les dispositions relatives aux harcèlements moral et sexuel prévues par le code du
travail
… et celles interdites ?
Dans tous les cas, le contenu du règlement intérieur ne peut restreindre les droits des
personnes ou les libertés individuelles et collectives au-delà de ce qui est justifié par la
nature du travail à accomplir et proportionné au but recherché.
Interdire les conversations personnelles, imposer une tenue de travail alors que
l’intérêt de l’entreprise ne le justifie pas, prévoir des fouilles systématiques des
armoires individuelles… autant de mesures portant atteintes aux droits et libertés des
salariés. En revanche, autoriser le contrôle d’alcoolémie de salariés qui exercent des
fonctions susceptibles d’exposer des personnes ou des biens à un danger, est admis,
dès lors que les modalités de ce contrôle en permettent la contestation.
De même, le règlement intérieur ne peut contenir de dispositions discriminant les
salariés dans leur emploi ou leur travail, à capacité professionnelle égale, en raison de
leur origine, de leur sexe, de leurs moeurs, de leur orientation ou identité sexuelle, de
leur âge, de leur situation de famille ou de leur grossesse, de leurs caractéristiques
génétiques, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à
une ethnie, une nation ou une race, de leurs opinions politiques, de leurs activités
syndicales ou mutualistes, de leurs convictions religieuses, de leur apparence
physique, de leur nom de famille ou en raison de leur état de santé ou de leur
handicap.
L’intervention de l’inspecteur du travail :
A tout moment, l’inspecteur du travail peut exiger le retrait ou la modification des
clauses du règlement intérieur contraires aux prescriptions du code du travail. Sa
décision est communiquée aux représentants du personnel.

3) Les conventions collectives :

La convention collective traite de l'ensemble du droit du travail à un secteur donné


(contrat de travail, hygiène, congés, salaires, classification, licenciement...). Elle est
36
conclue par les organisations syndicales représentatives des salariés et les
organisations ou groupements d'employeurs. Son champ d'application est variable.
L'employeur doit l'appliquer sous certaines conditions.
Lorsqu'un employeur applique une convention collective, tous les salariés de
l'entreprise liés par un contrat de travail (CDD , période d'essai, CDI ...) sont
concernés.

La convention collective traite :


• des conditions d'emploi, de formation professionnelle et de travail des salariés,

• et de leurs garanties sociales.


Elle adapte les dispositions du code du travail aux situations particulières du secteur
d'activité concerné.
Elle comporte généralement un texte de base, souvent complété par des avenants, des
accords et des annexes.
Les dispositions de la convention collective peuvent être plus favorables pour le salarié
(durée du travail hebdomadaire inférieure à la durée légale de 35 heures, calcul de
l'indemnité de licenciement plus favorable que celui de l'indemnité légale...).
La convention collective peut contenir des dispositions que le code du travail ne prévoit
pas (prime de fin d'année, congés payés supplémentaires en fonction de l'ancienneté
dans l'entreprise...).

37
Le contrat individuel de travail
1. Généralités.

• Définition:

Le contrat de travail est une convention par laquelle un salarié s'engage à travailler pour le
compte d'un employeur qui en contrepartie lui verse un salaire.

• Durée du contrat de travail:

Le contrat peut-être conclu pour une durée déterminée ; dans ce cas,le contrat de travail
prend fin à la date prévue lors de la signature du contrat.
Il peut également être conclu pour une période indéterminée. Dans ce cas, le contrat peut
être rompu par l'une des parties, à tout moment en respectant certaines règles.

Nouveauté :

Pour concilier l'envie des salariés d'être en CDI avec le besoin de flexibilité des
employeurs, certaines entreprises ont mis en place le CDI en temps partagé : un seul
contrat pour le salarié qui a deux employeurs. Ce type de CDI est un moyen pour
l'employeur de rester flexible tout en évitant les futurs malus sur les contrats courts. "La
restauration, c'est un domaine où l'on ne peut pas savoir à l'avance le nombre de couverts
que l'on va faire", précise un restaurateur. En échange de frais d'adhésion, tout
l'administratif est délégué au groupement d'employeurs. Le CDI partagé est surtout utilisé
dans l'agriculture, mais pourrait être étendu à d'autres secteurs.

• Forme du contrat:
Le contrat de travail à durée indéterminée peut-être conclu verbalement ou par écrit. Il est
toutefois préférable de rédiger ce contrat par écrit pour éviter tout problème ultérieur.
Depuis 1979, le contrat de travail à durée déterminée doit être obligatoirement établi
par écrit.

• Contenu du contrat de travail:

Le contrat de travail définit les conditions de travail et de rémunération applicables au


salarié. Ces conditions ne peuvent être contraires à la loi ou aux conventions
collectives. Le contrat de travail peut prévoir une période d'essai. Dans ce cas,
chacune des parties peut rompre le contrat sans aucune formalité. Les salariés et les
employeurs ont des obligations qui leur sont propres:

*obligations du salarié:
-exécuter le travail convenu
-ne pas révéler les secrets de fabrication
-prendre soin du matériel confié
-se conformer aux ordres
-respecter le règlement intérieur
-travailler consciencieusement

*obligations de l'employeur:
-fournir le travail convenu
-verser le salaire
38
-respecter la législation du travail.

2-La suspension du contrat de travail.

• Suspension du fait du salarié:

Durant une maladie, le contrat de travail peut-être suspendu. Au delà d'une certaine durée
( suivant les conventions collectives ) la prolongation de la maladie peut entraîner un
licenciement.

En ce qui concerne la maternité, le contrat de travail est suspendu pendant une période
de six semaines avant l'accouchement et dix semaines après. Il n'est pas possible de
licencier une femme durant son congé maternité.
La grève entraîne également une suspension du contrat.

* Suspension du fait de l'employeur:

En cas de force majeure (événement imprévisible, insurmontable et irrésistible ) le contrat


de travail peut-être suspendu (ex: inondations, incendie...).
Des difficultés économiques ou techniques peuvent conduire l'employeur à arrêter
temporairement l'activité de l'entreprise. Les salariés seront en "chômage technique" et
bénéficieront d'allocations de chômage partiel.

- Conséquences de la suspension du contrat de travail:

Le salarié perd son salaire mais à la fin de la suspension il retrouve son emploi et son
ancienneté lui reste acquise.

3- La rupture du contrat de travail à durée indéterminée.

Si il y a rupture du fait de l'employeur, il s'agit d'un licenciement. Si c'est le salarié qui


décide de rompre son contrat de travail il s'agit dans ce cas d'une démission.

Pour éviter tout retour à l'esclavage, le Code Civil a interdit de s'engager à vie. Tout
contrat à durée indéterminée peut être rompu par l'une ou l'autre des parties.(cf. cours sur
le licenciement).

La rupture conventionnelle constitue le seul mode de rupture du contrat de travail à


l'amiable. Le salarié qui signe une rupture conventionnelle avec son employeur perçoit
une indemnité de rupture. Il a également droit aux allocations de chômage (s'il en remplit
les conditions d'attribution). La rupture conventionnelle est ouverte au salarié employé en
CDI dans le secteur privé, qu'il soit protégé ou non. Le dispositif ne s'applique pas aux
salariés en CDD ou en contrat temporaire, ni aux agents (titulaires et contractuels) de la
fonction publique. Le salarié qui signe une rupture conventionnelle homologuée perçoit
une indemnité spécifique de rupture conventionnelle, au terme de la rupture du contrat.

Cette indemnité spécifique ne peut pas être inférieure à l'indemnité de licenciement.

L'indemnité est due, quelle que soit l'ancienneté du salarié.

4-Le contrat de travail à durée déterminée.

39
Un CDD peut être conclu pour remplacer un salarié qui se trouve dans un des cas
suivants :

• salarié absent temporairement ou dont le contrat est suspendu (maladie, maternité,


congés payés, congé parental, etc.),
• salarié passé provisoirement à temps partiel (congé parental, congé pour créer ou
reprendre une entreprise, etc.),
• salarié ayant quitté définitivement l'entreprise et dans l'attente de la suppression du
poste.

Le CDD à objet défini est conclu pour une durée minimale de 18 mois et une durée
maximale de 36 mois. Il ne peut pas être renouvelé (à vérifier suivant les accords de
branches et les dispositions conventionnelles)

Lorsqu’un contrat de travail à durée déterminée prend fin, il ne peut être recouru, pour
pourvoir le poste du salarié dont le contrat a pris fin, ni à un contrat à durée déterminée ni
à un contrat de travail temporaire, avant l’expiration d’une période (appelée « délai de
carence ») calculée en fonction de la durée du contrat incluant, le cas échéant, son ou
ses renouvellements.

5-Les formalités de fin de contrat.

a) le certificat de travail :il est interdit de faire figurer des mentions qui seraient
défavorables au salarié.

b) le reçu pour solde de tout compte:en signant ce reçu, le salarié reconnaît avoir reçu
toutes les sommes dues par l'employeur.

L'un des exemplaires du reçu pour solde de tout compte doit être remis au salarié.
Cependant, la loi n'oblige pas le salarié à le signer.

Le reçu pour solde de tout compte doit être remis au salarié, en main propre ou par une
lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR), à la date de fin du contrat de
travail.

- Si le salarié a signé le reçu pour solde de tout compte, il dispose de 6 mois suivant
la date de signature pour le contester.
- Si le salarié n'a pas signé le reçu pour solde de tout compte remis par l'employeur,
il peut le contester dans les 3 ans suivant la date de sa remise.

6- Le contrat de travail à temps partiel.

Le salarié effectue un travail à temps partiel si la durée du travail est inférieure à la durée
légale. Ce type de contrat doit être écrit. Il peut etre à durée déterminée ou indéterminée.
Le salarié à temps partiel a les mêmes droits que le salarié à temps plein.

7- Le travail temporaire.

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L'entreprise de travail temporaire embauche et rémunère des salariés qu'elle met à la
disposition d'autres entreprises. L'entreprise de travail temporaire reste donc l'employeur.
Un contrat de mission est remis au salarié. Le salarié temporaire doit recevoir une
rémunération équivalente à celle perçue par un salarié permanent au même poste, dans
la même entreprise.
En fin de mission, le salarié a droit à une indemnité de précarité égale à 10% de la
rémunération totale brute perçue pendant sa mission (avec conditions spécifiques ;
consulter le Code du Travail).

Le salaire

Définition: le salaire est la rémunération versée à la personne qui effectue un travail pour
le compte d'une autre, en vertu d'un contrat de travail.

1. Les éléments du salaire

a) le salaire de base peut être calculé de diverses manières:

* salaire au temps
* salaire aux pièces ou au rendement
* salaire au pourcentage (professions commerciales généralement )
* salaire au pourboire-service. Pourboires et service doivent être intégralement reversés
aux salariés, sous peine d'amende.

b) les compléments de salaire:

Ils s'ajoutent au salaire de base et l'améliorent:


* les avantages en nature (nourriture, logement, chauffage...). Ces avantages en nature
font partie du salaire. Ils sont donc soumis à l'impôt sur le revenu et aux cotisations de
sécurité sociale (pour une valeur forfaitaire ).
* les primes et indemnités:
- les primes sont un élément du salaire (prime d'assiduité, prime de vacances, prime
d'ancienneté,...).Elles sont imposables et soumises à cotisations de sécurité sociale.
- les indemnités correspondent au remboursement des frais supportés par le salarié dans
le cadre de son travail (indemnité de déplacement , prime de salissure...).Elles ne sont
pas imposables ni soumises aux cotisations.
* les pourboires sont versés facultativement par les clients. Ils ne sont ni imposables ni
soumis aux cotisations.
• les heures supplémentaires.
En l'absence d'accord de branche, les heures supplémentaires sont rémunérées à + 25%
pour les huit premières heures et à + 50% pour les heures suivantes ( les heures
supplémentaires sont calculées à la semaine).

2 La fixation du salaire

En principe, le montant du salaire est librement discuté entre les parties dans le cadre
du contrat individuel de travail. Toutefois, la loi et les conventions collectives
apportent des restrictions à cette règle.

a) Le salaire minimum interprofessionnel de croissance ( SMIC ):

41
Le principe du salaire minimum a été institué en 1950 pour garantir aux plus défavorisés
une augmentation de leur salaire au moins égale à celle du coût de la vie.
Aucun salaire ne peut donc être inférieur au SMIC (sur la base de 35 ou 39 heures par
mois).
L'évolution du montant du SMIC est fonction:

* du coût de la vie: si les prix à la consommation augmentent de plus de 2%,le SMIC est
relevé dans la même proportion.
* le SMIC est relevé automatiquement au 1er Janvier de chaque année.

b) le blocage des salaires:


Le gouvernement peut décider, pendant un certain temps de bloquer les salaires
(notamment pour les fonctionnaires).

c) L'égalité des salaires masculins et féminins:

La loi du 22 décembre 1970 impose aux employeurs d'assurer, pour un même travail ou
un travail de valeur égale, de rémunération entre hommes et femmes. Mais en pratique le
respect de ce principe est difficile à assurer. Les femmes gagnent en général de 25 à 30
% de moins que les hommes.

d) Les conventions collectives:

Un des principaux rôles des conventions collectives est de fixer les salaires. Elles
déterminent , en général ,pour toutes les entreprises assujetties à la convention:
* le salaire minimum professionnel du travailleur sans qualification
* les coefficients hiérarchiques correspondant aux différentes qualifications prévues par la
convention.
L’intitulé de la convention figure sur le bulletin de salaire.

3 Le bulletin de paie et le livre de paie.

Lors du paiement du salaire, l'employeur doit,s ous peine d'amende, remettre au salarié
une pièce justificative: le bulletin de paie. Aucune forme n'est imposée pour
l'établissement du bulletin de paie, mais il doit obligatoirement comporter un certain
nombre de mentions ( [Link] bulletin de paie).
La fiche de paie doit être conservée à vie ( pour la constitution du dossier de retraite ). Les
mentions portées sur le bulletin de salaire doivent être reproduites sur un livre de paie. Il
doit être conservé pendant cinq ans par l'employeur à dater de sa clôture.
Il n'y a pas de date particulière pour le paiement du salaire toutefois, il ne devrait pas y
avoir plus d'un mois d'écart entre le paiement de deux salaires ( quelques jours de retard
sont tolérés). Tout salarié peut bénéficier d’un acompte après 15 jours de travail
A partir de 1500 euros, le salaire doit être réglé par chèque ou par virement bancaire. En
dessous de 1500 euros, le salarié peut demander à être payé en espèces. En général, la
paie est remise au salarié sur son lieu de travail. Il est interdit de la verser dans des débits
de boisson ou dans des magasins de vente , sauf pour les personnes qui y sont
employées.

4 La protection du salaire

L'employeur peut consentir des prêts à ses salariés mais chaque retenue sur salaire pour
le remboursement ne doit excéder 10 % de ce salaire.

42
En cas de difficultés de l'employeur, la loi a prévu que les salariés seraient payés avant
les autres créanciers de l'entreprise.

Si l'entreprise en cessation de paiement ne dispose pas d'assez d'argent pour payer les
salaires , ceux-ci sont versés aux salariés par le fonds de garantie de paiement des
salaires ( créé en 1973 et géré par les ASSEDIC).

Il est possible de faire une saisie-arrêt sur salaire pour payer les créanciers du salarié
(généralement pour payer les pensions alimentaires et le Trésor public).Toutefois ,seule
une fraction du salaire est saisissable.

Les instances représentatives des personnels dans l’entreprise

1. Les syndicats de salariés

Au XIXème siècle, les salariés se sont trouvés isolés face aux employeurs, maîtres de
l'emploi et des conditions de travail. Peu à peu, pour défendre leurs intérêts
professionnels, ils se sont groupés dans la clandestinité. Il fallut attendre la loi du 21
Mars 1884 pour que les syndicats soient reconnus légalement

a) définition et rôle des syndicats:

Un syndicat est un groupement de personnes exerçant la même profession , des


professions voisines ou des professions concourant à l'élaboration d'un même produit
(ex: l'automobile). Le but de ces organisations est de défendre les intérêts
professionnels de leurs membres. Le syndicat ne doit poursuivre une activité politique ;
toutefois, ils peuvent prendre position sur des problèmes économiques ou politiques
lorsque les mesures envisagées par le gouvernement ont une incidence sur les
intérêts matériels des salariés.

b) la liberté syndicale:

- les syndicats peuvent être constitués librement; il suffit d'en écrire les statuts et de les
déposer à la mairie du lieu où se trouve le syndicat.
- tout salarié, indépendamment de son sexe, de sa nationalité ou de son âge peut adhérer
au syndicat de son choix. L'employeur ne doit pas prendre en considération
l'appartenance à un syndicat ou l'exercice d'une activité syndicale pour arrêter ses
décisions. Il ne peut refuser d'embaucher ni licencier un salarié pour ces seules
raisons.

c) organisation des syndicats :

1 bureau confédéral à l'échelon national ( ex: FEN : Fédération de l'Education Nationale


). 1 fédération départementale ou une union départementale à l'échelon départemental
des sections syndicales d'entreprises à l'échelon local. Principales confédérations
syndicales en France:
CGT Confédération Générale du Travail créée en 1895
CFDT Confédération Démocratique du Travail créée en 1964
FO Force Ouvrière créé en 1947
CFTC Confédération Française des Travailleurs Chrétiens créée en 1919

43
d) les moyens de l'action syndicale:

le syndicat peut utiliser divers moyens de revendications tels que les demandes écrites ou
orales aux chefs d'entreprises, le déclenchement de grèves ou la critique des
décisions des Pouvoirs Publics. Il dispose des cotisations versées par les adhérents
pour financer ses actions. Jusqu'en 1968, l'action syndicale était pratiquement interdite
dans les entreprises. La loi du 27/12/68 a reconnu aux syndicats le droit de constituer
des sections syndicales dans les entreprises de plus de 50 salariés.

Dans les entreprises de plus de mille salariés, le chef d'entreprise doit mettre un local à la
disposition des délégués syndicaux. Les adhérents de chaque section syndicale peuvent
se réunir une fois par mois dans l'entreprise, en dehors du temps et des locaux de travail.
Dans les entreprises de moins de 50 salariés, un délégué du personnel peut être désigné
comme délégué syndical mais sans crédit d'heures supplémentaires. Le nombre des
délégués syndicaux est fonction du nombre de salariés dans l'entreprise

La loi accorde à chaque délégué un crédit d'heures qui sont payées comme des heures
de travail pour assurer ses fonctions . Les heures de délégation dépendent du nombre de
salariés .De plus, le délégué syndical est davantage protégé contre les licenciements;
l'inspecteur du travail devant donner son avis.

2) les groupements d'employeurs

Tout comme les syndicats de salariés, les groupements d'employeurs ont pour objectif la
défense des intérêts professionnels de leurs membres. Ils sont constitués sous la forme
de syndicats ou de simples associations. Le plus important d'entre eux est le MEDEF. Il
assure la coordination et la représentation à l'échelon national et interprofessionnel de
divers groupements patronaux (ex: FNSEA, fédération nationale des syndicats
d'exploitants agricoles...).
3) les chambres de commerce et d'industrie

Elles ont pour rôle de:


- représenter les intérêts économiques de leurs membres
- créer ou gérer certains services publics : ports, aéroports, foires et expositions..
- participer à la formation professionnelle : création d'établissements d'enseignement
- conseiller leurs membres en matière juridique, économique, fiscale...
Elles sont administrées par des commerçants et des industriels élus pour 6 ans (délégués
consulaires). Il existe au moins une chambre de commerce par département.

4) les chambres de métiers


Elles ont pour rôle de :
- tenir le répertoire des métiers: tout artisan doit y demander son inscription dans les 15
jours qui suivent le début de son activité professionnelle. Doivent y être immatriculés les
personnes employant moins de 11 salariés et exerçant à titre principal " une activité
professionnelle indépendante de production, de transformation, de réparation ou de
prestations de services, à l'exclusion de l'agriculture ou de la pêche".
- délivrer des diplômes d'artisan ou de maître artisan
- participer à la formation professionnelle
- représenter les intérêts professionnels et économiques de leurs membres
- conseiller les artisans.
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5) Les délégués du personnel

L’institution des délégués du personnel n’est obligatoire que dans les établissements
occupant au moins 11 salariés. Le nombre de délégués à élire est fonction du nombre de
salariés dans l’entreprise ( 11 à 25 salariés : 1 délégué ; 26 à 74 salariés : 2 délégués…).
La durée du mandat est de deux ans. Ils ont pour mission de présenter au chef
d’entreprise ou à ses représentants toutes les réclamations individuelles ou collectives
relatives aux salaires, à l’application du code du travail et des autres lois et règlements
concernant la protection sociale, l’hygiène et la sécurité, ainsi qu’à celle des conventions
et accords collectifs de travail applicable dans l’entreprise.
Les délégués sont habilités, à saisir, le cas échéant, l’inspection du travail. Ils
communiquent également au comité d’entreprise et au CHSCT les suggestions et les
observations du personnel sur les questions entrant dans leur champ de compétence
respective. Normalement, ils doivent se réunir une fois par mois avec le chef
d’établissement. Ils bénéficient d’heures de délégation, peuvent se déplacer librement à
l’intérieur de l’entreprise, peuvent procéder à des affichages et un local doit être mis à leur
disposition.

6) Le comité d’entreprise

Un comité d’entreprise doit être constitué dans toute entreprise dés lors qu’elle emploie
plus de 50 salariés.
Le chef d’entreprise en assure la présidence. Le nombre de représentants du personnel
est déterminé d’après l’effectif de l’entreprise ( 3 titulaires de 50 à 74 salariés). Ils sont
élus pour une durée de deux ans.
« Le comité d’entreprise assure ou contrôle la gestion de toutes les activités sociales et
culturelles établies dans l’entreprise prioritairement au bénéfice des salariés ou de leurs
familles, ou participe à cette gestion… »Code du travail, art L 432-8.
Les séances ont lieu au moins une fois par mois sur convocation de l’employeur. Dans les
entreprises de moins de 150 salariés, la réunion a lieu tous les deux mois.

Les conflits individuels du travail: le conseil de prud'hommes

Les conseils de prud'hommes sont des juridictions qui jugent les conflits individuels (à la
différence des conflits collectifs).Les conflits individuels sont des conflits nés à l'occasion
du contrat de travail entre l'employeur et le salarié. Cette juridiction est appelée
juridiction paritaire c'est à dire qu'elle est composée d'un nombre égal d'employeurs et
de salariés (ces représentants sont élus).
Aujourd'hui il existe au moins un conseil de prud'hommes dans le ressort de chaque
tribunal de grande instance (TGI ).

1. La compétence du conseil des prud'hommes.


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Les conseils de prud'hommes sont les seuls compétents pour statuer sur les litiges
individuels qui surviennent à l'occasion du contrat de travail(et du contrat
d'apprentissage également).Les prud'hommes sont incompétents en matière de
conflits collectifs.

2. Organisation du conseil des prud'hommes.


Le conseil des prud'hommes est divisé en cinq sections:
-industrie
-services commerciaux
-agriculture
-activités diverses
-encadrement

3. Election des conseillers.


Les listes électorales sont établies par les maires d'après les listes communiquées par les
employeurs. Les conseillers sont élus pour une durée de cinq ans et sont rééligibles.
Les élections ont lieu pendant le temps de travail.
Conditions pour être électeur:
* au moins 16 ans
*exercer une activité professionnelle ou être sous contrat
d'apprentissage *ne pas avoir subi de condamnation.
Conditions pour être éligible:
* Avoir au moins 21 ans
* Avoir la nationalité française
* Etre inscrit sur les listes électorales prud'hommales ou avoir été inscrit pendant trois ans
au moins.
4- Fonctionnement du conseil de prud'hommes.
Le conseil est saisi soit par une demande formulée au secrétariat du conseil soit par
la comparution volontaire des parties devant le bureau de conciliation. La procédure
comporte deux phases:
* tentative de conciliation
* jugement si la conciliation a échoué.

A- La conciliation:

Un conseiller employeur et un conseiller employé vont s'efforcer d'obtenir un accord


entre les parties. Les séances du bureau de conciliation ne sont pas publiques. Si la
conciliation aboutit, le conflit entre les deux parties est terminé.
Si la tentative de conciliation a échoué, il est dressé un procés-verbal de non
conciliation et l'affaire sera portée devant le bureau de jugement.
B- Le jugement:

Le bureau de jugement est composé d'au moins deux employeurs et deux


salariés.L'audience est publique.
En cas de partage des voix, il est fait appel, lors d'une séance ultérieure à un juge
départiteur qui est un juge du tribunal d'instance.
En conciliation comme en jugement, les parties sont tenues de comparaître en personne.
Elles peuvent se faire assister (conjoint, délégués des organisations syndicales, avocats,s
alariés ou employeurs appartenant à la même branche d'activité).

5- Les voies de recours.

46
Si la demande est supérieure à 4000 euros (montant qui change périodiquement, à
vérifier) , les parties peuvent faire appel devant la chambre sociale de la cour d'appel. Le
délai d'appel est d'un mois

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Le CHSCT

Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions


de Travail
1) Composition du CHSCT

L’effectif requis pour qu’il y ait un CHSCT dans une entreprise est de 50 salariés pendant
12 mois consécutifs.
Le CHSCT comprend :
• l’employeur ou son représentant
• une délégation salariale désignée par un collège constitué par les membres élus
du comité d’entreprise et les délégués du personnel
• le médecin du travail, le chef du service sécurité assistent, à titre consultatif aux
réunions du CHSCT.
Le CHSCT peut faire appel, à titre consultatif et occasionnel, à toute personne de
l’établissement ayant une qualification utile.

La durée du mandat est de deux ans et ce mandat est renouvelable. Tout salarié, dés lors
qu’il travaille dans l’établissement peut être désigné. Le mandat est cumulable avec un
autre mandat de représentant du personnel.

2) Les activités du CHSCT

« Le CHSCT a pour mission de contribuer à la protection de la santé physique et mentale


et de la sécurité des salariés de l’établissement et de ceux mis à sa disposition par une
entreprise extérieure, y compris les travailleurs temporaires, ainsi qu’à l’amélioration des
conditions de travail, notamment en vue de faciliter l’accès des femmes à tous les emplois
et de répondre aux problèmes liés à la maternité » ( article L. 236-2 du Code du travail).

A) L’accomplissement des missions :

• Etudes et analyses
Le CHSCT dit procéder à l’analyse des risques professionnels et des conditions de travail
• Inspection de l’établissement
Le comité procède à l’inspection de l’établissement afin de vérifier l’application des
consignes concernant l’hygiène et la sécurité, le bon entretien et le bon usage des
dispositifs de protection.

• Enquêtes à l’occasion des accidents


Quand un accident présente une certaine gravité, le CHSCT doit effectuer une enquête.
Celle-ci doit comporter une analyse du risque professionnel en vue d’aboutir à des
propositions quant aux actions de prévention et aux actions de formation à la sécurité.

• Actions de prévention

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Le CHSCT contribue à la promotion de la prévention des risques professionnels dans
l’établissement et suscite toute initiative qu’il estime utile dans cette perspective.
• Consultations obligatoires du comité
Le comité donne son avis sur le règlement intérieur. Il est consulté avant toute décision
d’aménagement important modifiant les conditions d’hygiène et de sécurité ou les
conditions de travail. Il émet un avis sur le rapport annuel et le programme annuel de
prévention élaboré par le chef d’établissement.
• Consultations par les représentants du personnel
La mission du CHSCT est complémentaire de celle du Comité d’entreprise.

B) Réunion du CHSCT
Le comité se réunit au moins tous les trimestres, et plus fréquemment en cas de besoin et
notamment dans les branches d’activité à haut risque. Les réunions ont lieu dans un local
approprié, au sein de l’établissement et pendant les heures de travail.
Il se réunit en cas d’accident grave.
L’inspecteur du travail doit être prévenu de toutes les réunions du comité et peut y
assister. L’ordre du jour de la réunion est établi par l’employeur et est transmis aux
membres du CHSCT ainsi qu’à l’inspecteur du travail au moins 15 jours avant la séance.

3) Rapport et programmes annuels

L’employeur est tenu de présenter au CHSCT un rapport annuel faisant le bilan de la


situation générale et des conditions de travail dans son établissement et concernant les
actions qui ont été menées au cours de l’année écoulée.
Il doit également présenter un programme annuel de prévention des risques
professionnels et d’amélioration des conditions de travail.
Le comité émet un avis sur le rapport et sur le programme. Il peut proposer un ordre de
priorité et l’adoption de mesures supplémentaires. Cet avis est transmis pour information à
l’inspecteur du travail.

Modification

Au plus tard au 1er Janvier 2020, le Comité d’entreprise, les délégués du personnel et le
Comité hygiène-sécurité et conditions de travail fusionnent en une seule entité appelée
CSE (Comité social et économique).Ce CSE se substitue aux délégués du personnel (DP)
dans les entreprises de 11 à 49 salariés inclus et aux IRP (instances représentatives du
personnel) que sont le CE, les DP et le CHSCT dans les entreprises de 50 salariés et
plus. En conséquence, les élus CE, DP et CHSCT disparaissent et sont remplacés par
des élus ou membre du CSE.

Les délégués élus au CSE sont élus pour 4 ans mais ils ne pourront pas faire plus de 3
mandats successifs. Cependant un accord de branche professionnelle ou
d’entreprise peut réduire la durée du mandat à 2 ans.

Les élus du CSE doivent se mettre d’accord (majorité des suffrages exprimés soit 50% +
1) sur la liste des thèmes pour lesquels la décision de l’employeur doit être actée par les
élus (orientations stratégiques, situation économique et financière, politique sociale,
conditions de travail et emploi etc.).

Les élus sont répartis dans les commissions habituelles qui sont maintenues
(économique, formation, information et aide au logement des salariés, égalité
professionnelle, marchés des fournitures, prestataires et services etc.).

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Le CSE se réunit 1 fois par mois dans les entreprises de 300 salariés et +, 1 fois tous les deux mois
dans les entreprises de moins de 300 salariés.

L’inspection du travail

L'inspection du travail fait partie des services extérieurs du travail et de l'emploi.


L'inspecteur du travail est un fonctionnaire recruté par concours (bac +3 ). Il est assisté de
contrôleurs du travail. Ils sont chargés:
* du contrôle de l'application des dispositions légales et réglementaires relatives au
régime du travail.
* du conseil aux employeurs et aux salariés.
* de la conciliation à l'occasion de la négociation des conventions collectives ou de
règlements de conflits collectifs du travail.
* de l'arbitrage

1) Organisation.

L'inspection du travail est organisée en sections d'inspections; elle comprend des


inspecteurs assistés dans leurs contrôles, enquêtes et missions par des contrôleurs
placés sous leur autorité. Avant d'exercer leurs attributions, les inspecteurs du travail
prêtent serment de ne pas révéler les secrets de fabrication et, en général, les procédés
d'exploitation dont ils pourraient prendre connaissance dans l'exercice de leurs fonctions.

2) Pouvoir de contrôle

Les inspecteurs et les contrôleurs du travail sont chargés de veiller à l'application des
dispositions du code du travail. Le cas échéant, ils constatent les infractions à ces
dispositions . Les obligations de contrôle concernent essentiellement:
- l'emploi (règlementation sur le cumul d'emplois, répression du travail clandestin, contrôle
de l'emploi de la main-d'oeuvre étrangère...).
- le contrat de travail ou convention et accords collectifs (respect du Smic, égalité de
salaires homme-femme, réglementation des pourboires, primes de transport,
rémunération des heures supplémentaires...).
- la durée du travail (respect de l'horaire affiché, horaires individualisés, congés annuels,
repos hebdomadaire...).
- l'hygiène et la sécurité (service médical du travail, respect du règlement intérieur...).
- les règles propres à certains salariés (travail des jeunes et des femmes, travail de nuit,
travail à domicile...).
- la représentation du personnel (élection des délégués du personnel...).
Modalités de contrôle:

- droit de visite de tout local où sont employés des salariés ou des apprentis y compris les
ateliers de famille. Ce droit de visite peut-être exercé en l'absence de l'employeur y
compris la nuit lorsque le travail est organisé la nuit.
- droit de communication de l'ensemble des livres, registres et documents rendus
obligatoires par le code du travail ( ex: livre de paie, registre du personnel...).

- droit de prélèvement portant sur les matières mises en oeuvre et les produits distribués
ou utilisés.
L'obstacle à contrôle est passible d'une amende de xxxx euros (à vérifier) et (ou) d'un
emprisonnement de deux mois à un an.

Conséquences du contrôle:
50
Lorsque l'inspecteur ou le contrôleur du travail constate une infraction, il dispose d'un
pouvoir d'appréciation sur les suites qu'il entend lui donner, suivant la gravité ou les
circonstances pour lesquelles cette constatation intervient. Trois possibilités s'offrent à lui:
- notifier une observation à l'employeur
- mise en demeure avant procès-verbal
- dresser directement un procès-verbal de l'infraction commise

3) Rôle de conseil et de conciliation

L'inspection du travail a une mission de conseil et de conciliation pour:


* prévenir les conflits individuels du travail ou contribuer à leur conciliation amiable
* prévenir les conflits collectifs ou concilier les parties en présence
* mettre en oeuvre le processus d'élaboration ou de révision des conventions collectives
* faciliter la tâche des représentants du personnel.

4) Pouvoir de décision

Dans un certain nombre de circonstances, l'inspecteur du travail dispose d'un pouvoir de


décision, sous forme, le cas échéant, d'autorisation (ou de refus d' autorisation ).
Certains licenciements exigent une autorisation préalable de l'inspection du travail (ex:
licenciement de représentants du personnel, délégués syndicaux...).
Il peut autoriser des heures supplémentaires, l'emploi de jeunes de plus de 14 ans
pendant les vacances scolaires...
Il peut accorder des dérogations à la réglementation relative à la durée du travail, à
l'interdiction du travail de nuit. Il peut également décider d'interrompre un chantier en cas
de danger grave et imminent menaçant les salariés.

L'inspecteur du travail peut intervenir (rôle d'arbitre) lorsqu'un désaccord est constaté ( ex:
mutation, inaptitude d'un salarié, congés de formation...).

51
La surveillance médicale du salarié : la médecine du travail

Introduction : Obligatoire dans toutes les entreprises, la surveillance médicale des


salariés est confiée à des services dits de santé au travail. Le rôle des médecins du travail
est exclusivement préventif et consiste à éviter toute altération de la santé des travailleurs,
notamment en surveillant les conditions d’hygiène du travail, les risques de contagion et
l’état de santé physique et mental des travailleurs.

1) Organisation du service

Les services de santé au travail peuvent être propres à une seule entreprise ou communs
à plusieurs selon le nombre de salariés ou le nombre d’examens pratiqués. Un service
propre à l’entreprise doit être mis en place lorsque l’effectif atteint ou dépasse 200 salariés
ou que le nombre d’examens atteint ou dépasse 2134.
Pour un effectif inférieur à 413 salariés, l’entreprise doit adhérer à un service de santé
interentreprises.
Les services de santé au travail doivent disposer de locaux et de matériels et d’une salle
de repos contiguë aux locaux médicaux (pour les entreprises de plus de 1000 salariés).
Les employeurs ou les présidents des services de santé interentreprises doivent établir un
rapport annuel relatif à l’organisation, au fonctionnement et à la gestion financière du
service. Ce rapport doit être présenté à l’instance compétente (comités d’entreprise,
comités d’établissement…).

2) Les missions de la médecine du travail

Les missions des services de santé au travail sont principalement exercées par le
médecin du travail. Il a libre accès aux lieux de travail , exerce une action sur le milieu de
travail et assure la surveillance médicale des salariés à l’embauche, au cours de
l’exécution du contrat de travail et après suspension du contrat pour maladie, maternité ou
accident.

• la visite médicale d’embauche est obligatoire et doit être effectuée au plus


tard avant l’expiration de la période d’essai. Cet examen a pour but de
rechercher si le salarié n’est pas atteint d’une affection dangereuse pour les
autres salariés et s’assurer qu’il est médicalement apte au poste auquel il
est envisagé de l’affecter.
• La visite périodique doit être effectuée au moins tous les 24 mois en vue
de s’assurer du maintien de l’aptitude du salarié au poste de travail occupé.
D’autre part, tout salarié peut bénéficier d’un examen médical à sa demande
ou à la demande de l’employeur. Une surveillance médicale particulière est
exercée pour les salariés exerçant une activité à risques. Le médecin du
travail peut prescrire des examens complémentaires qui sont à la charge de
l’employeur ou du service de santé interentreprises.
• La visite de reprise est obligatoire après un arrêt maladie d’au moins 3
semaines, après un congé maternité, une absence pour cause de maladie
professionnelle ou une absence d’au moins 8 jours à la suite d’un accident
du travail.

52
3) Modalité des examens

Les examens ont en principe lieu dans le service de santé au travail de l’entreprise ou
dans le service interentreprises.
Le temps nécessité par ces examens médicaux est pris sur les heures de travail ou
rémunéré comme temps de travail s’ils ne peuvent avoir lieu pendant les horaires de
travail. Les frais de transport sont pris en charge par l’entreprise.

La loi Avenir professionnel prévoit, à titre expérimental, que les employeurs peuvent faire
passer aux apprentis la visite médicale d’information et de prévention auprès d’un
médecin de ville, lorsque le service de santé au travail n’est pas en mesure d’organiser
cette visite dans les 2 mois. Un décret du 28 décembre 2018 précise les modalités de
cette expérimentation. À l’issue de la visite, le médecin délivre à l’apprenti un document de
suivi, établi par arrêté (en attente de parution au jour où nous écrivons), attestant que la
visite a été réalisée. Il en communique une copie à l’employeur et au SST. Le cas
échéant, le médecin indique dans ce document que l’apprenti devra rencontrer un
médecin du travail.

3) Propositions de mesures individuelles

Le médecin du travail peut proposer des mesures individuelles telles que des mutations
ou des transformations de postes ; justifiées par l’âge, la résistance physique ou l’état de
santé physique et mental des travailleurs.
En cas de désaccord entre le médecin du travail et le chef d’entreprise, la décision est
prise par l’inspecteur du travail.

5) Actions sur le milieu de travail

Le médecin a un rôle de conseiller du chef d’entreprise, des salariés, des représentants


du personnel et des services sociaux pour toutes les questions de condition de travail,
d’hygiène et de sécurité. Il doit consacrer à ses missions en milieu de travail le tiers de
sont temps de travail. Il est consulté sur les projets de constructions ou aménagements
nouveaux, de modification des équipements. Il doit avoir libre accès aux lieux de travail et
peut effectuer ou faire effectuer des prélèvements, analyses ou mesures qu’il estime
nécessaires.
Il établit chaque année un rapport d’activité ainsi qu’un plan d’activité portant sur les
risques, les postes et les conditions de travail.

53
Les vaccinations

Institut national de prévention et d'éducation pour la santé

54
Les troubles Musculo-Squelettiques

Introduction :
Les TMS représentent un grave problème de santé au travail partout dans le monde et
touchent plusieurs millions de travailleurs en Europe. Au-delà de la souffrance humaine,
ils sont à l’origine de déficits fonctionnels gênant l’activité professionnelle. Ils constituent
de, ce fait, un lourd fardeau économique pour la société à la fois parce que ce sont les
maladies professionnelles les plus fréquentes mais aussi parce qu’ils sont à l’origine d’un
important absentéisme et donc d’une perte d’efficacité pour l’entreprise (remplacement,
perte de qualité et de productivité, perturbations dans l’organisation du travail). Sans
compter les difficultés de reclassement d’un salarié atteint…
1) Pourquoi les troubles musculo-squelettiques surviennent-ils ?
Les TMS résultent d'un déséquilibre entre les capacités physiques du corps et les
sollicitations et contraintes auxquelles il est exposé. Ils peuvent apparaître rapidement.
Toutefois, ils s'installent le plus souvent de façon progressive après une longue période de
sollicitations intensives des parties du corps atteintes.
Toutes les activités peuvent entraîner leur apparition. Le lien entre des activités
professionnelles et la survenue et l'aggravation des TMS est aujourd'hui bien établi. C'est
pourquoi, beaucoup de ces TMS sont inscrits aux tableaux des maladies. Les loisirs (le
jardinage, le bricolage, la pratique sportive...) peuvent également provoquer leur
survenue.
2) Quels sont les facteurs favorisant les troubles musculo-squelettiques ?
Les facteurs favorisant les TMS sont multiples. Outre les activités professionnelles et
extra-professionnelles, les facteurs individuels jouent également un rôle.
Les facteurs biomécaniques
Il s’agit des mouvements de force, des postures extrêmes, telles que les gestes effectués
les bras au-dessus des épaules, les mouvements de torsion du poignet, du tronc, la
flexion et l'extension du coude, la répétition fréquente du même geste, mais également le
travail statique, les vibrations et chocs mécaniques, le froid...
Les contraintes psychosociales
Ces facteurs reposent sur la façon dont le travail est perçu par les salariés comme
l’insatisfaction d’un travail monotone, la tension engendrée par les délais à respecter, le
manque de reconnaissance professionnelle, les relations sociales dégradées, l'absence
de soutien du supérieur hiérarchique et des collègues ou l’insécurité de l’emploi.
Les contraintes organisationnelles
Elles sont liées à l'organisation et à l'environnement de travail.
Les facteurs individuels
L’âge, le sexe, ou encore l’état de santé (diabète, hypothyroïdie, rhumatisme
inflammatoire...) sont également à prendre en compte dans l’apparition de cette affection.

55
3) Le traitement des TMS
Si le traitement dépend évidemment de la localisation, certains gestes et
prescriptions se retrouveront systématiquement.

- Mise au repos du membre ou de l’articulation concerné : cette mise au repos doit


être complète en cas de signes patents et le fait de réduire le geste ou de le faire a
minima est souvent insuffisant voire même dangereux
- Antalgiques et/ou anti-inflammatoires prescrits par votre médecin traitant
- Séances de physiothérapie en fonction de la localisation du problème
- Chirurgie dans les cas résistant au traitement et au repos.
- Reprise du travail avec aménagement des postes de travail, en évitant les gestes
hyper spécialisés et en favorisant les changements de poste par polyvalence des
employés.

56
Les accidents du travail et les accidents de trajet
Les accidents du travail et les maladies professionnelles bénéficient d'un régime
d'indemnisation plus favorable que les accidents et les maladies " ordinaires ".

1- Les bénéficiaires.
- tous les salariés
- certaines catégories de personnes n'ayant pas la qualité de salarié ( élèves de
l'enseignement technique, stagiaires, membres bénévoles de certains organismes ).

2- L'accident du travail.

" Est considéré comme accident du travail, quelle qu'en soit la cause, l'accident survenu
par le fait ou à l'occasion du travail " (article 415 du Code de la Sécurité Sociale ). Tout
accident survenu sur le lieu de travail et pendant le temps de travail est présumé être un
accident du travail. Un accident survenu pendant une grève ne sera pas un accident de
travail. Pour les salariés en mission, sont considérés comme accidents de travail ceux qui
résultent d'actes inhérents à la vie professionnelle. Les accidents dus à l'accomplissement
des actes de la vie courante ne sont pas considérés comme des accidents de travail.

En ce qui concerne les démarches, le salarié doit prévenir son employeur dans les 24
heures qui suivent l’accident. Il fait établir par un médecin un certificat médical indiquant
son état et les conséquences de l’accident et adresse le certificat d’arrêt de travail à son
employeur.
L’employeur doit déclarer l’accident dans les 48 heures par lettre recommandée avec
accusé de réception à la CPAM dont dépent la victime et adresse une attestation de
salaire. Il remet une feuille d’accident de travail à la victime lui permettant de se faire
soigner sans faire l’avance des frais.
L’accident du travail donne droit à des prestations en nature afin d’éviter l’avance des
frais et des prestations en espèces.
Les indemnités journalières remplacent le salaire et sont versées dés le lendemain de
l’accident par la CPAM. Les 28 premiers jours le salarié perçoit 60% du salaire journalier
et 80% à partir du 29ème jour. Ce sont des prestations en espèces.
3- L'accident de trajet.

C'est l'accident survenu au salarié sur le trajet aller-retour entre:


- son lieu de travail
- sa résidence principale
- sa résidence secondaire
- un lieu où le salarié se rend de façon habituelle pour des motifs d'ordre familial
- le restaurant, la cantine, ou le lieu où le salarié prend habituellement ses repas.

Le salarié ne doit pas faire de détours dictés par l'intérêt personnel sauf "nécessités
essentielles de la vie courante (achat de denrées alimentaires, conduite d'un enfant chez
la nourrice ).
Si l'accident a lieu pendant une interruption de trajet, l'accident n'est pas un accident de
trajet.
L'accident doit avoir lieu pendant le temps "normal" nécessaire à l'accomplissement du
trajet.

57
- en cas d'incapacité permanente, la victime a droit à une rente dont le montant est
calculé d'après deux éléments: le taux d'incapacité et le salaire de base.

* le taux d'incapacité
la CPAM se base sur un barème officiel pour déterminer le taux d'incapacité réel ( ex:
perte des yeux 100%, amputation de la jambe au tiers supérieur 70% ). En fait, ce barème
n'est qu'indicatif car on tient compte également de l'état général, l'âge, les facultés
physiques et mentales, la qualification professionnelle de la victime.

* le salaire
le taux de la rente s'applique au salaire annuel perçu avant l'accident. Lorsque l'état de la
victime nécessite l'assistance d'une tierce personne, la rente est majorée. Elle peut être
révisée en cas de modification de l'état de la victime. Lorsque le taux d'incapacité est
inférieur à 10% et le montant de la rente inférieur à une certaine somme, cette rente est
obligatoirement convertie en un capital. C'est ce que la Sécurité Sociale appelle le " rachat
d'une rente ".Dans les autres cas, cette conversion est facultative et doit être demndée
dans un court délai.

* en cas de décès de la victime


les frais funéraires sont pris en charge ( en partie seulement ) par la CPAM.
Certains proches ont droit à une rente (conjoint survivant, enfants à charge et ascendants
à charge ).

* faute inexcusable et faute intentionnelle


- si l'accident est dû à la faute inexcusable de la victime, la caisse peut réduire le montant
de la rente. Par contre les droits aux autres prestations sont intégralement maintenus.
- si l'accident est dû à la faute inexcusable de l'employeur, la victime a droit:
* à une majoration de rente
* à la réparation de ses souffrances physiques et morales, du préjudice esthétique, du
préjudice résultant de la perte ou de la diminution de ses possibilités de promotion
professionnelle.

* faute intentionnelle
si l'accident est dû à la faute intentionnelle de la victime, celle-ci perd tous ses droits
aux prestations au titre de la législation du travail mais peut obtenir les prestations en
nature de l'assurance maladie, c'est à dire le remboursement des soins.

si l'accident est dû à la faute intentionnelle de l'employeur, la victime peut demander à à


l'auteur de l'accident une indemnité complémentaire afin d'obtenir la réparation intégrale
du préjudice. La caisse de sécurité sociale peut se retourner contre l'auteur de l'accident
pour obtenir le remboursement des prestations qu'elle a dû verser à la victime.

La prévention
Elle est assurée par l'inspection du travail, la médecine du travail, les comités d'hygiène,
de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). La caisse nationale d'assurance maladie
( CNAM ) et les caisses régionales jouent également un rôle important de prévention.

58
Le risque biologique

1. Quels sont les agents responsables des maladies?

Ce sont les micro-organismes ou microbes. Ils sont visibles au microscope; ce sont des
êtres unicellulaires donc formés d'une seule cellule. Il existe plusieurs catégories de
micro-organismes:
- les protozoaires (ex: amibes, toxoplasmose...) ils appartiennent au règne animal.
- les champignons (ex: levure de bière, moisissures, mycoses...), ils appartiennent au
règne végétal.
- les bactéries (ex: bacilles de Koch responsables de la tuberculose, staphylocoques qui
provoquent des furoncles par exemple...), ils appartiennent au règne végétal.
- les virus (ex: virus de la rougeole, de la poliomyélite...).Ils ne sont visibles qu'au
microscope électronique. Ce sont des parasites qui ne peuvent se développer qu'à
l'intérieur de cellules vivantes.

La chaleur modérée de 18 à 40°C favorise leur multiplication. Si la forte chaleur les détruit,
le froid ne fait que ralentir ou arrêter leur développement. Un taux d'humidité d'au
moins 16% est la condition nécessaire à leur multiplication. Les milieux acides, les
rayons ultra-violets et les rayons X, les antibiotiques et les antiseptiques leur sont
défavorables.
Les microbes se multiplient par division cellulaire. En 20 minutes, un microbe devient
adulte et peut alors se diviser en 2.

2. Tous les microbes sont-ils dangereux pour l'organisme?

Tous les microbes ne sont pas nocifs pour l'organisme. Ils sont dangereux s'ils sont
pathogènes; dans ce cas, ils provoquent des maladies. Certains microbes vivent en
permanence dans l'organisme tels que les colibacilles de l'intestin, toutefois, ils
peuvent devenir pathogènes s'ils émigrent vers un autre organe.
Certains microbes ne sont pas dangereux et peuvent être utilisés pour la fabrication
d'aliments (levure de bière pour le pain, pénicillium pour le roquefort),pour la
fabrication de médicaments(pénicilium notatum pour la fabrication de la
pénicilline),pour l'épuration des eaux usées...
Certains microbes produisent des toxines. Ce sont des substances très dangereuses qui
sont des poisons pour l'organisme.

3- Comment les microbes pénètrent-ils dans l'organisme?


a) voie aérienne
b) voie cutanée
c) voie digestive
d) voie sexuelle.

Lorsqu'un microbe se propage d'un individu à un autre, il y a contagion. Si de nombreux


individus sont atteints, il y a épidémie. Quand un microbe pénètre dans l'organisme et
provoque des troubles, il y a infection.

59
4- Comment évolue l'infection?

Lorsque des microbes pathogènes pénètrent dans l'organisme, ne réaction inflammatoire


locale se produit au point d'entrée des microbes.
Signes de cette réaction:

- accumulation de plasma et de lymphe: gonflement ou oedéme.


- réactions chimiques dégageant de l'énergie calorifique: chaleur.
- irritation des terminaisons nerveuses: douleur.
- afflux de sang, dilatation des capillaires sanguins: rougeur.

Si les microbes sont très nombreux, il y a formation de pus. Le pus est constitué de
globules blancs vivants et morts et de microbes vivants et tués.
Si les microbes ne sont pas détruits, l'infection s'étend aux ganglions lymphatiques; ceux-
ci deviennent gonflés et douloureux. Si les ganglions n'arrêtent pas la progression des
microbes, ceux-ci passent dans le sang et les voies lymphatiques ce qui peut provoquer
une infection généralisée ou septicémie parfois mortelle.

5- Comment l'organisme fait-il face à l'infection?

L'organisme possède des défenses naturelles qui sont:

- la peau et ses sécrétions


- les globules blancs
- les ganglions lymphatiques, organes producteurs de globules blancs ainsi que la rate.

Il existe deux sortes de globules blancs:

* les polynucléaires se déplacent vers le lieu de l'infection, ils englobent et détruisent les
microbes et renseignent les lymphocytes sur la nature des agresseurs.
* les lymphocytes B fabriquent des anticorps. Les anticorps ont une "mémoire" qui leur
permet de reconnaître les microbes contre lesquels ils doivent lutter. Les lymphocytes T
tuent par contact spécifique les cellules infectées.

6) Lorsque notre système de défense se trompe de cible: les allergies.

Les allergies peuvent être alimentaires, respiratoires ou cutanées. L'organisme de


l'individu allergique va fabriquer des anticorps contre des substances normalement
inoffensives appelées allergènes. Lors du contact anticorps-allergène, il y a libération
d'une substance appelée l'histamine; c'est cette substance qui provoque les troubles.
Dans ce cas, le médecin prescrit un médicament spécifique anti-histaminique. Il peut
parfois s’avérer nécessaire de consulter un allergologue.

7) Vaccin et sérum

La sérothérapie consiste à injecter directement chez le malade des anticorps qui sont
prêts pour neutraliser les germes ou les toxines. C’est ce qui est pratiqué par exemple en
cas de coupure et si le patient ignore si sa vaccination antitétanique est à jour. Cette
méthode est appelée méthode curative.

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La vaccination quant à elle permet d’obtenir une immunité durable, avant contamination.
On inocule au patient des « microbes atténués » de la maladie. L’immunité est maintenue
par des rappels du vaccin (ex : tétanos, diphtérie, poliomyélite…). La vaccination est
appelée méthode préventive.

Les risques professionnels


Le risque chimique

Les dangers dépendent de la nature des produits (acide, solvant…), de leur concentration,
de leur stockage. Le danger peut également provenir d’un mélange entre deux produits
incompatibles qui peut provoquer des projections, un incendie, une explosion ou des
dégagements toxiques (ex : mélange de détergent et d’eau de javel = vapeurs toxiques).
L’intoxication aiguë résulte d’une absorption, d’une inhalation ou d’un contact.
L’intoxication chronique résulte d’une exposition à un produit chimique à des doses faibles
mais répétées.

A) Les effets :

- bénins : brûlures passagères, irritations


- graves : cancers par exemple

B) Prévenir le risque chimique :

- identifier les produits chimiques (étiquetage)


- évaluer le risque chimique (stockage, ne pas fumer…)
- organiser les locaux (atmosphère ventilée)
- se protéger (port de vêtements spécifiques, lunettes de protection, gants,
masques…)

Le risque mécanique

A) Les risques liés à l’utilisation des machines :

Définitions :

- danger : cause capable de provoquer une lésion


- situation dangereuse : situation dans laquelle une personne est exposée à
un ou plusieurs dangers
- événement dangereux : événement susceptible de causer un dommage
pour la santé
- dommage : lésion et / ou atteinte à la santé

Les risques peuvent être d’origine technique (conception ou état des machines), ou
d’origine humaine (conditions d’utilisation). Les éléments dangereux sont divers : pièces
en mouvement, courroies, lames, mèches et forets, couteaux…

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B) Les conséquences corporelles :

La plupart des accidents liés à l’utilisation des machines concernent les mains et les bras.
Les projections de pièces, de copeaux ou de liquides peuvent atteindre le visage ou les
yeux.
Les principaux dommages corporels possibles sont :
- la contusion : lésion produite sous l’effet d’un choc sans déchirure de la
peau
- l’écrasement : aplatissement d’un segment de membre sous l’effet d’un
choc
- la coupure : entaille de la peau par un outil
- l’amputation : sectionnement d’un membre ou d’un segment de membre par
un outil.

La peau est la principale cible du risque mécanique. Elle est constituée de trois couches
superposées : l’épiderme, le derme et l’hypoderme. L’épiderme empêche l’introduction
des micro-organismes et retient l’eau dans l’organisme. Le derme protège les nerfs et les
vaisseaux sanguins. L’hypoderme stocke les graisses. Il amortit les chocs et sert d’isolant
thermique. Il sert également de réserve d’énergie dans les efforts prolongés.

C) Prévenir les risques mécaniques :

• respect de la législation en vigueur (ex : mise aux normes des machines)


• respect des règles d’utilisation des machines (suivre une formation, ne pas
enlever les sécurités, repérer les systèmes d’arrêt d’urgence…
• utiliser les EPI (équipements de protection individuelle)

Les mesures de prévention sont classées par niveaux :

1- prévention intrinsèque : suppression ou réduction du danger (ex :


automatisation d’un système)
2- protection collective et individuelle : moyens de protection
collective (ex : ventilation, carter de protection…) et individuelle (
ex : bouchons d’oreilles, lunettes de protection…)
3- information et formation de l’opérateur : correspond à la
formation (ex : formation aux gestes de premiers secours) et à
l’information (ex : affiches, plan d’évacuation en cas d’incendie…).

Annexe : En cas d’accident de travail, le salarié doit le déclarer dans les 24 heures à son
employeur. Celui-ci a 48 heures pour déclarer l’accident à la CPAM de l’assuré (Caisse
Primaire d’Assurance Maladie).

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Les risques spécifiques (bruit, poussières, éclairage, chimique…)
L’individu au poste de travail. Les différents risques

Les risques liés à l’activité physique

Les risques sont liés à une activité dynamique (s’asseoir, se lever, se déplacer) ou
statique ( travail de bureau, surveillance d’une machine…).

Les atteintes de la colonne vertébrale

La colonne vertébrale est un empilement de 7 vertèbres cervicales, 12 vertèbres


thoraciques ou dorsales, 5 vertèbres lombaires et des vertèbres soudées du sacrum et du
coccyx
Des gestes inadaptés et de mauvaises postures provoquent des douleurs à différents
niveaux de la colonne vertébrale. Certaines douleurs persistantes peuvent être
handicapantes.
Le lumbago est une douleur musculaire violente dans le bas du dos, avec difficulté pour
se redresser.
La sciatique est un lumbago dont la douleur se prolonge à l’arrière de la cuisse et de la
jambe jusqu’au pied.
La hernie discale est une douleur due à un disque qui s’est déplacé et qui appuie sur les
nerfs.
Les déformations de la colonne vertébrale sont des scolioses, des cyphoses et des
lordoses.

Apprendre à soulever une charge

Source : [Link]

63
Les troubles musculo-squelettiques (TMS)

La fatigue musculaire provoque un épuisement des réserves énergétiques des cellules


musculaires et une production importante de déchets. Cette fatigue se traduit
principalement par les phénomènes de courbatures et de crampes.
Les TMS touchent principalement les muscles, les tendons (éléments de liaison entre un
muscle et un os) et les nerfs (assurent le cheminement des ordres moteur du cerveau vers
les muscles ou des informations sensitives des récepteurs vers le cerveau).
La douleur est souvent le seul signe des TMS associée à une gêne pour effectuer des
mouvements. Cela peut se traduire par des fatigues musculaires ou des inflammations (
tendinites).

Les mesures de prévention

Elles sont variées et portent par exemple sur :


l’aménagement des postes de travail
utilisation des aides techniques mécanisées (chariot élévateur)
utilisation des aides à la manutention (pinces, poignées, ventouses…)
port des équipements de protection individuelle (gants, genouillères,
chaussures de sécurité…)
formation aux techniques gestuelles
surveillance médicale des salariés.

Le risque électrique

A) Les accidents d’origine électrique :

Ces accidents sont le plus souvent le résultat d’erreurs humaines (travail sur des appareils
défectueux, utilisation dans des conditions inadaptées, matériel ancien…)

B) Les effets sur l’organisme :

Le passage du courant dans le corps humain peut provoquer des dommages allant de la
simple décharge à l’électrocution. La gravité des effets dépend de l’intensité du courant et
du trajet de l’électricité.

C) Les risques :

• action sur les muscles


• action sur la peau
• action sur l’appareil respiratoire (contractions involontaires)
• action sur le cœur (arrêt cardiaque)

D) Se protéger contre le risque électrique :

• Appliquer les principes de base de la sécurité électrique (débrancher un


appareil avant de le nettoyer ou de le démonter, faire attention à l’humidité,

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couper le compteur électrique, débrancher un appareil qui fume ou qui sent
le brûlé…).
• Eviter les chocs électriques directs (ex : travail près d’une ligne électrique)
• Eviter les chocs électriques indirects (ex : canne à pêche conductrice de
courant, transport d’échelle, mettre à la terre les masses métalliques

Le risque lié au bruit

Le bruit est une source d’information utile mais peut également constituer une nuisance (
variable selon les individus).

A) Les caractéristiques du bruit :

L’intensité du bruit se mesure en décibels (DB).La fréquence se mesure en Hertz (HZ).


L’homme entend les sons dont la fréquence est comprise entre 20 et 20 000 hertz.

B) Les effets sur la santé :

Ils dépendent de l’intensité sonore, de la fréquence et du temps d’exposition.


Le bruit peut provoquer une fatigue auditive mais peut également conduire à une surdité
définitive. On distingue trois stades de surdité :
• 1er stade : le sujet ne se rend pas compte de sa perte d’audition
• 2ème stade : le sujet ne comprend plus distinctement ce qui se dit
• 3ème stade : la surdité est profonde et irréversible

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L’exposition régulière peut entraîner une perte de sommeil, une grande fatigue, de
l’agressivité, des troubles de l’attention…Il peut entraîner des troubles cardio-vasculaires (
augmentation de la fréquence cardiaque, hausse de la tension artérielle…). Il peut être
source d’accidents.

C) La prévention

Elle s’effectue en agissant à la source sur la propagation et la réception des ondes et en


proposant des protections collectives (isolation des parois de l’atelier, encoffrement…) ou
individuelles ( bouchons d’oreilles, casques de protection…) : .

• diminuer les bruits au travail (mesures de prévention et de protection, modification


d’équipements, pose de matériaux ou de panneaux pour isoler…).
• Réduire les bruits de la vie quotidienne (baisser le volume de la musique, respect
des voisins, entretien de son véhicule…)
• Se protéger contre le bruit (protections individuelles, casques, boules QUIES…)

Les risques liés aux poussières


A) Les caractéristiques des poussières

Les poussières sont des dispersions de particules solides dans l’atmosphère. Elles
présentent un risque d’explosion selon leur concentration dans l’atmosphère et de toxicité
pour l’homme car elles se déposent sur la peau et peuvent pénétrer dans l’organisme.
L’évaluation du risque pour l’homme dépend de :
- la matière : certaines poussières sont dites inertes (ex : farine) et d’autres sont
dites actives donc toxiques (ex : amiante, silice…)
- la granulométrie : elle correspond au diamètre des particules inhalées
susceptibles de se déposer le long du trajet des voies respiratoires jusqu’aux
alvéoles pulmonaires.

B) Les conséquences de l’inhalation des poussières :

Dans le cas de la pénétration cutanée, généralement cela se traduit par un eczéma de


contact. Il y a un phénomène allergique. On constate souvent une conjonctivite avec
larmoiements et gonflement des paupières.
En cas d’inhalation, une partie des poussières est bloquée au niveau des sinus. Ils ont
pour rôle de filtrer l’air inspiré, de le réchauffer et de l’humidifier avant qu’il ne pénètre
dans la trachée puis dans les bronches. En cas d’empoussièrement important, la
muqueuse peut évoluer lentement vers un cancer (notamment chez l’ébéniste).
Les poussières les plus fines atteignent les alvéoles pulmonaires. La réaction immédiate
est l’asthme et s’accompagne parfois de troubles plus bénins tels que la rhinite
(écoulement nasal, éternuements). Quelques mois après l’exposition, d’autres symptômes
peuvent apparaître : fièvre, toux, expectorations, difficultés à respirer. Cela peut conduire
à des bronchites chroniques.

C) Les mesures de prévention du risque des poussières :

La protection collective passe par une aspiration adaptée du local et / ou de la machine.


Un renouvellement de l’air est nécessaire.

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Le moyen de protection individuelle à utiliser est le masque respiratoire. Il doit être adapté
au type de poussières présentes. Il existe trois types de masque à poussières selon la
spécificité du filtre.

Le risque lié à l’éclairage

Un mauvais éclairage peut-être à l’origine de fatigue visuelle qui se manifeste par des
troubles oculaires (picotements, brûlures, rougeurs, voile, taches sombres…).
Un éclairage efficace permet de se livrer à toute activité dans des conditions optimales
de confort visuel et de sécurité :
• assurer un niveau d’éclairement suffisant
• adapter l’éclairage à la tâche
• veiller à l’éclairage de son poste informatique
• se protéger les yeux (lunettes de sécurité, verres filtrants…).

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Les gestes de premiers secours

Définition :

Le destin d'un blessé dépend souvent des premiers gestes accomplis immédiatement
après l'accident. En l'absence de médecin, les témoins ont donc un rôle capital à jouer,
mais pour cela ils doivent être formés au secourisme et connaître les gestes à
accomplir et les erreurs à éviter.
Bien qu'il soit impossible de détailler les gestes à faire dans chaque cas de figure, la
prise en charge d'un blessé répond pratiquement toujours à quelques règles d'or que
nous allons évoquer ci-dessous.

1) gardez votre calme :

Si vous vous laissez aller à la panique, vous augmenterez vos chances de commettre
des erreurs et vous communiquerez votre peur aux autres personnes présentes. La
plupart des initiatives malheureuses ou maladroites sont prises sous le coup de la
panique.
Respirez profondément, et évitez de crier si cela n'est pas nécessaire.

2) analysez la situation :

Regardez si tout danger est écarté ou s'il subsiste des risques (incendie, explosion,
éboulement, fils électriques,...). Tâchez dans la mesure du possible de les supprimer,
mais ne présumez pas de vos compétences (certains gestes ne peuvent être
exécutés que par des spécialistes ou par plusieurs personnes) et ne vous mettez pas
en danger vous-même.

Essayez de dénombrer les blessés et d'estimer la gravité de leur état. Ne vous fiez pas
uniquement à l'aspect des blessures ou aux cris des victimes, car ils ne reflètent pas
forcément la réalité. Les blessés prioritaires sont ceux qui présentent des
hémorragies importantes, et ceux qui sont inconscients (en particulier ceux qui ne
respirent plus ou dont le cœur ne bat plus).

En effet, une personne peut décéder en quelques minutes par suite d'une hémorragie
ou par asphyxie alors que des gestes simples (compression, bouche à bouche,
massage cardiaque, mise en position latérale de sécurité, ...) pourraient parfois la
sauver.

Les autres blessures sont soit sans risque immédiat pour la vie de la victime, soit elles
sont du ressort d'un professionnel.

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3) Appelez les secours des que possible :

Le rôle de l'apprenti sauveteur n'est pas de se substituer aux secours (qu'il s'agisse
des Pompiers (18), du SAMU (15), de la Police (17) ou d'un médecin traitant), mais
d'essayer de limiter les dommages corporels subis par la victime, voire de la
maintenir en vie en attendant l'arrivée de ces secours.

Alertez les secours dès que possible et fournissez leur un maximum d'informations
utiles sur la localisation de l'accident, les risques subsistant, le nombre et l'état des
victimes, ainsi que sur les mesures prises. Si vous êtes seul, l'alerte des secours
devra passer après les gestes d'extrême urgence que sont le bouche à bouche, le
massage cardiaque et l'arrêt des éventuelles hémorragies des victimes.

4) Ne déplacez pas inutilement un blessé :

Tout déplacement d'un blessé peut entraîner des complications graves (surtout en cas
de blessures à la colonne vertébrale), donc évitez autant que faire se peut de le bouger
et administrez-lui les soins sur place.

S'il est impératif de déplacer un blessé pour parer à un péril imminent (voiture en feu,
risque d'explosion, ...) procédez avec une extrême prudence en suivant les règles des
dégagements d'urgence.

5) Ne faites pas boire un blessé :

Une erreur classique consiste à donner à boire à un blessé. Cela doit pourtant être
évité car si le blessé est inconscient, il risque de s'étouffer. En outre, si le blessé doit
être opéré rapidement, il est nécessaire que son estomac soit vide.

Rappel des quatre actions à effectuer en cas d’accident :


1) Protéger (protéger le blessé et éviter un autre accident)
2) Examiner
3) Alerter (15, 18 ou 112)
4) Secourir

- Adresse
- Etat du blessé
- Nombre de blessés
- Age du blessé
- Premiers soins prodigués à la victime
- Appliquer les consignes données au téléphone
- Ne pas raccrocher le premier

69
Les déchets ménagers et leur gestion

Chaque français produit en moyenne 385 kilos de déchets par an. La participation des
citoyens est nécessaire à la réussite de la valorisation des déchets.

A) La production des déchets ménagers :

Les déchets ménagers sont produits par les ménages et les petits commerces. Pour les
réduire, une loi incite les fabricants à réduire la production des emballages. Elle oblige
aussi les communes à pratiquer la collecte, la récupération et la valorisation des déchets.
Les consommateurs sont participent au tri sélectif.

B) L’impact des déchets sur l’environnement :

Les déchets posent des problèmes d’environnement à cause de leur volume et de leur
nature. Le stockage en décharge est devenu impossible à cause des nuisances trop
importantes ( fermentation, odeurs, dégradation des paysages…).
Les déchets toxiques abandonnés dans la nature ( ex : huiles de vidange, piles,
batteries…) sont responsables de la pollution des nappes phréatiques.
Certains matériaux tels que le papier, le verre, le plastique le métal ou le textile peuvent
être recyclés.
Le consommateur avisé doit participer à la protection de l’environnement.

Exemples de délais avant décomposition totale :

Papier : 3 mois
Filtre de cigarette : 1 à 2 ans
Chewing-gum : 5 ans
Canette en alu : 10 à 100 ans
Gobelet plastique : 100 à 1000 ans
Bouteille en verre : 4000 ans

C) Participer au traitement des déchets :

a) jeter au bon endroit :

- conteneurs pour vêtements


- poubelles spécifiques ( huiles de vidange, piles, alu..)
- verres et papiers dans des conteneurs adaptés

b) réduire les emballages :

- acheter des recharges


- réutiliser les sacs plastique
- réutiliser les flacons

c) utiliser les déchets végétaux :

- décomposition des déchets verts (compost pour le jardin)

70
d) trier les produits toxiques :

- déposer les huiles de vidange dans les collecteurs ou les déposer


chez un garagiste
- rapporter les médicaments périmés ou non utilisés chez le
pharmacien (CYCLAMED est un organisme chargé du traitement )
- déposer les piles et batteries dans les magasins
- apporter les restes de peinture et solvants à la déchetterie

71
La charge mentale au travail

Définition : pour mener à bien le travail demandé, un opérateur doit trouver des solutions
à un certain nombre de dysfonctionnements. Les activités mentales représentent une
charge pour l’individu, appelée charge mentale.

1) Les facteurs de charge mentale :

La charge mentale est liée à des problèmes d’organisation, d’état du matériel,


d’ambiances ( sonore, lumineuse, thermique ) et de cadences de production.
La qualité des relations avec les collègues et la hiérarchie a une influence sur la charge
mentale.

2) Les effets de la charge mentale sur la santé :

Elle peut provoquer des troubles physiques et psychologiques. On parle d’anxiété et d’état
de stress. Des problèmes personnels et familiaux peuvent s’ajouter aux contraintes
professionnelles. Si le stress se prolonge, il peut conduire à la dépression nerveuse.

3) Limiter la charge mentale et le stress :

• gérer le stress de la vie quotidienne (sport, alimentation équilibrée, repos…)


• gérer le stress au travail (pauses, repos, consulter le médecin du travail ou
une assistant sociale…).

4) Le harcèlement au travail :

La loi sur le harcèlement sexuel et moral sur le lieu de travail a été adoptée le 17/01.02.
Le harcèlement peut coûter un mois de prison et 15 000 euros d’amende à son auteur.
C’est au harceleur de démontrer qu’il n’a pas commis les faits qui lui sont reprochés.

72
La durée du travail

1. La durée hebdomadaire du travail.

Jusqu'en 1841,il n'existait pas de durée maximale légale de la journée de [Link]


1841,une loi limite la journée de travail à 8heures pour les enfants de 8 à 12 ans et à 12
heures pour les enfants de 12 à 16 ans.
-1848: journée de travail de 12 heures pour tous les ouvriers.
-1892: journée de 11 heures pour les femmes et les jeunes de 16 à 18 ans.
-1919: journée de 8 heures pour tous les salariés.
-1936: semaine de 40 heures.
-1982: semaine de 39 heures.
-2000 : semaine de 35 heures ( dans les entreprises de plus de 20 salariés, dans la
plupart des cas).

La durée légale du travail correspond au nombre d'heures qu'un salarié doit


normalement effectuer par semaine.

a) les heures supplémentaires:

L'employeur peut recourir aux heures supplémentaires dans la limite de 220 heures par an
et par salarié (130 heures dans le cadre d’une modulation du travail).Au delà de ce
contingent d'heures,l'employeur doit demander une autorisation à l'inspecteur du travail.
Les heures supplémentaires ne doivent pas avoir pour effet d'entraîner un dépassement
de la durée maximale du travail: 48 heures par semaine et 44 heures en moyenne sur 12
[Link] durée quotidienne du travail effectif d'un salarié ne peut excéder 10 heures.

Les heures supplémentaires effectuées au delà de 35 heures donnent droit à une


rémunération plus importante:
• + 25% de la 36ème à la 43ème heure
• + 50% à partir de la 44ème heure.
• Les heures supplémentaires se décomptent par semaine civile ( du lundi au
dimanche). L’employeur peut décider la récupération des heures plutôt que leur
[Link] cadres dirigeants ne sont pas soumis aux règles sur la durée du
travail et ne peuvent donc prétendre au paiement d’heures supplémentaires.

73
b) le repos compensateur:
La fatigue occasionnée par les heures supplémentaires est en partie compensée par un
repos supplémentaire appelé "repos compensateur".Le salarié a droit à un repos égal à 50
% des heures effectuées au delà de 41 heures par semaine,dans les entreprises de plus
de 20 salariés.
Dans les entreprises de moins de 20 salariés, les heures supplémentaires
accomplies dans la limite du contingent annuel ne donnent lieu à aucun repos
compensateur.
Le repos compensateur doit être pris par journée entière,dés que le droit du salarié atteint
huit [Link] repos ne peut être pris entre le 1er Juillet et le 31 Août.

c) les heures d'équivalence:

Dans certaines professions,les salariés ayant des périodes d'inaction


(ex:cliniques,restauration,gardiens de nuit...) le personnel peut faire plus de 39 heures par
[Link] heures ne sont en aucun cas des heures supplémentaires.
exemples:
-cuisiniers: 48 heures
-gardiens de nuit: 52h39
- préposés des services incendie : 44h51.
Il faut consulter les conventios collectives propres à chaque métier.

d) les aménagements de l'horaire de travail.


L'employeur fixe lui-même les horaires de travail,après avis du comité
d'entreprise.L'horaire doit être affiché dans l'entreprise et communiqué à l'inspecteur du
travail.

La répartition des heures de travail dans la semaine peut se faire sur cinq ou six jours ou
même,avec l'accord du comité d'entreprise ou des délégués du personnel sur quatre jours
ou quatre jours et demi.
Il est possible de "moduler" cette durée de travail au cours de l'année.
Pour s'adapter à des variations saisonnières de la demande,une entreprise peut
demander à ses salariés de travailler plus longtemps que la durée légale à certaines
périodes,sans dépasser 44 heures par semaine et réduire cette durée hebdomadaire au
dessous de 39 heures à d'autres périodes,à condition que sur un an cette durée n'excède
pas 39 heures par semaine en [Link] tels accords ont été passés chez
Kronenbourg,France-Glace-Findus...

74
La journée continue: après avis du comité d'entreprise,l'employeur peut réduire le temps
de pause à la mi-journée et adopter la pratique de la journée continue.
Les horaires individualisés ou "à la carte": une loi de 1973 a admis la pratique des
horaires individualisés,qui laisse la possibilité aux salariés de choisir,dans certaines
limites,leurs horaires.
Le travail de nuit: le travail de nuit est interdit pour les jeunes de moins de 18 [Link]
travail de nuit on entend le travail de 22 heures à 5 heures (interdit jusqu’à 6h du matin
pour les mineurs sauf les apprentis boulangers) Le travail de nuit doit donner lieu à
compensation:repos compensateur,majoration de rémunération ( loi du 3 Janvier 1991 ).
En règle générale, le temps d’habillage ou de déshabillage n’est pas compris dans le
temps de travail effectif ( sauf accord ou convention collective). La pause n’est obligatoire
qu’à la suite immédiate de six heures (20’ de pause) de travail effectif. Tout salarié doit
bénéficier de 30 mn minimum pour déjeuner.

2- Le repos hebdomadaire.

Le repos hebdomadaire a été institué pour tous les salariés par une loi de [Link] est
interdit d'occuper plus de six jours un même salarié.Le repos hebdomadaire doit être
donné le dimanche et avoir une durée minimale de 24 heures consé[Link],le
Code du Travail énumère une liste d'établissements autorisés à donner le repos
hebdomadaire par roulement:hôtels,restaurants,hôpitaux,musées,[Link] commerces
alimentaires de vente au détail peuvent également accorder le repos hebdomadaire à
leurs salariés un autre jour que le dimanche.

Des dérogations à ce principe sont [Link] règle générale,le préfet autorise ou


refuse l'ouverture de l'entreprise le [Link] Loi Macron modifie la législation sur le
travail du dimanche : La loi Macron s’appuie sur les conclusions du rapport Bailly : la
spécificité du dimanche doit être respectée, il faut donner des marges de décisions aux
acteurs locaux tout en renforçant les droits des salariés travaillant le dimanche.

Cette loi remplace les PUCE et les zones touristiques par les zones commerciales (ZC) et
les zones touristiques (ZT). Les commerces des ZC et des ZT pourront ouvrir de droit le
dimanche moyennant un accord prévoyant l’attribution de contreparties aux salariés et la
garantie du volontariat. Les zones de rayonnement international, particulièrement
attractives pour les touristes, seront délimitées en zones touristiques internationales (ZTI).
Les commerces des ZTI pourront donner le repos hebdomadaire par roulement. Ils
pourront aussi ouvrir en soirée.

Concernant les "dimanches du maire" la loi permet de passer de cinq dimanches à douze.
Sur ces douze dimanches, cinq seront de droit pour les commerçants.

Concernant les droits des salariés, le principe du volontariat doit être assuré par
l’établissement d’un écrit explicite. La loi affirme le droit de refus du salarié et rend illégale
toute sanction ou mesure discriminatoire. En outre, un accord collectif doit garantir des
contreparties pour les salariés. Ces garanties seront adaptées aux possibilités des
entreprises.

75
Le licenciement individuel

Le licenciement individuel ne peut être prononcé qu'à l'issue d'une procédure qui diffère
suivant la nature du licenciement. Dans le cas du licenciement individuel , le salarié est
licencié à cause de son comportement ou pour motif économique.
Le licenciement intervenu sans que ces règles aient été respectées est selon les cas
abusif ou irrégulier. L'employeur qui l'a prononcé s'expose à des sanctions pénales et
civiles.

1. MOTIF DU LICENCIEMENT.

• Légitimité du motif:

la loi exige que la rupture à l'initiative de l'employeur soit fondée sur un motif réel (exact et
objectif ) et sérieux ( d'une certaine gravité rendant impossible la continuation du travail
).Il est interdit de licencier une personne en raison de son origine, de son sexe, de ses
moeurs, de sa situation de famille, de sa race ou de sa religion.

• Motif personnel:

le licenciement peut avoir pour origine des causes tenant à la personne du salarié.Les
faits susceptibles d'être invoqués par l'employeur sont notamment les suivants: faute,
insuffisance professionnelle, attitude du salarié vis à vis de son travail ou de ses
collègues ou supé[Link] licenciement peut également être envisagé en cas de
maladie prolongée ou absences répétées pour maladie.

• Motif économique:

c'est un licenciement justifié par des considérations d'ordre économique ne tenant pas à la
personne du ou des salariés concerné[Link] n'existe pas réellement de définition dans les
textes juridiques mais, dans la majorité des cas, les licenciements sont envisagés en
raison des difficultés financières de l'entreprise.

Cas particulier des licenciements pour fin de chantier:

la fin des travaux d'un chantier ne constitue pas à elle seule une cause réelle et sérieuse
ni un motif économique pouvant servir de base au licenciement d'un salarié.

2. PROCEDURE DE LICENCIEMENT INDIVIDUEL

Tout licenciement individuel, quels que soient l'effectif de l'entreprise ou l'ancienneté du


salarié concerné, doit intervenir dans des conditions imposées par le Code du
[Link] dispositions s'appliquent à toutes les entrerises ou professions soumises à
la législation du travail.

76
L'employeur qui envisage un licenciement doit convoquer l'intéressé à un entretien
préalable avant de lui notifier la rupture de son contrat ( par lettre recommandée ou remise
en main propre en lui indiquant l'objet de la convocation ).Le salarié peut se faire assister
par une personne de son choix appartenant toutefois au personnel de l'entreprise.
Cette convocation présente un caractère obligatoire. Dés lors qu'elle a été faite,
l'employeur peut poursuivre la procédure même si le salarié ne s'est pas présenté à
l'entretien.

Entretien avec le salarié:

Au cours de l'entretien, l'employeur est tenu d'indiquer l e ou les motifs de la décision


envisagée et de recueillir les explications du salarié.

Notification du licenciement:

S'il décide de congédier le salarié, l'employeur doit notifier le licenciement par lettre
recommandée avec demande d'avis de réception.

Contenu:

L'employeur est tenu d'indiquer le ou les motifs de licenciement dans la lettre le notifiant.
S'il désire dispenser le salarié d'effectuer le préavis, l'employeur doit le mentionner dans la
lettre recommandée.

Délai d'expédition:

Un délai minimum de réflexion de un jour franc doit s'écouler entre la date de l'entretien et
celle de l'envoi de la lettre recommandée.

3. LICENCIEMENT INDIVIDUEL POUR MOTIF ECONOMIQUE

: Déroulement de la procédure:

* entretien préalable
* mise en oeuvre de conventions de conversion ( 2 ans d'ancienneté nécessaires )
* notification du licenciement au salarié après l'expiration d'un délai minimum de sept jours
* notification à la DDTEFP ( Direction Départementale du Travail et de l'Emploi et de la
Formation rofessionnelle).

4. La rupture conventionnelle

Dans les conditions fixées par les articles L. 1237-11 à L. 1237-16 du Code du travail,
issus de la loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 « portant modernisation du marché du travail »
(JO du 26 juin), l’employeur et le salarié peuvent convenir d’un commun accord des
conditions de la rupture du contrat de travail à durée indéterminée (CDI) qui les lie.
Cette rupture conventionnelle du contrat de travail obéit à une procédure spécifique :
entretien(s) entre les deux parties, homologation de la convention… Elle est entourée d’un
certain nombre de garanties pour le salarié et lui ouvre droit, dans les conditions de droit
commun (activité préalable suffisante, recherche active d’emploi…), au bénéfice de
l’allocation d’assurance chômage.

77
La rupture conventionnelle est une procédure qui permet à l’employeur et au salarié de
convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie.
Elle n’est possible que pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI).
La rupture conventionnelle est exclusive du licenciement ou de la démission ; elle ne peut
être imposée par l’une ou l’autre des parties.
Cette rupture résulte d’une convention signée par les parties au contrat, c’est -à-dire
l’employeur et le salarié ; cette convention est soumise aux dispositions impératives fixées
par le Code du travail (voir ci-dessous), destinées à garantir la liberté du consentement
des parties. Selon la Cour de cassation, l’existence d’un différend entre les parties au
contrat de travail n’affecte pas par elle-même la validité de la convention de rupture
conventionnelle conclue en application de l’article L. 1237-11 du code du travail (arrêt du
30 septembre 2013).

5. FORMALITES A LA RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL

L'employeur doit délivrer au salarié un certificat de travail et doit lui faire signer un reçu
pour solde de tout compte ( délai de contestation : deux mois ).

78
Les congés payés

Les congés payés ont été institués en France par la loi du 20 Juin [Link]'à cette
date, seuls bénéficiaient de congés annuels certaines catégories de salariés tels que les
fonctionnaires, les cheminots...

1. Conditions et durée.

Pour pouvoir bénéficier de congés payés, il faut avoir travaillé au moins un mois chez le
même employeur. Chaque salarié a droit à deux jours et demi ouvrables (du lundi au
samedi) par mois de travail effectif, soit 5 semaines de congés par an ou 30 jours
ouvrables.
Sont considérées comme temps de travail effectif:
-les périodes de congés payés et les repos compensateurs -
les périodes de congé de maternité ou d'adoption
-les périodes d'absence pour cause d'accidents du travail ou de maladie professionnelle
-les périodes d'absence pour congé individuel de formation.

La durée totale du congé est proportionnelle au temps de travail effectué dans


l'entreprise pendant la période de référence (1er Juin de l'année précédente au 31
Mai de l'année en cours).

S'il y a un jour férié chômé pendant le congé, sa durée est augmentée d'une journée.
Par contre, la maladie survenue pendant la durée du congé ne prolonge pas ce dernier,
sauf disposition contraire d'une convention collective.

Les jeunes et les apprentis âgés de moins de 22 ans au 30 Avril de l'année en cours ont
droit à un congé maximum de 30 jours ouvrables quelle que soit leur ancienneté dans
l'entreprise. Toutefois, les jours de congé qui peuvent alors s'ajouter à ceux auxquels leur
donne droit leur période de travail effectif ne sont pas rémunérés.

2. Le fractionnement du congé.
Le salarié ne peut prendre ses cinq semaines de congé en une seule fois. La durée des
congés pris d'affilée ne peut excéder 24 jours, soit 4 semaines. La cinquième semaine doit
donc être prise séparément en dehors de la période du 1er Mai au 31 Octobre.

3. Période des congés et ordre des départs.

Lorsque l'entreprise ferme pendant la période des congés, cette période de congés est
fixée par la convention collective, où à défaut deux mois à l'avance par l'employeur.

Lorsque l'entreprise ne ferme pas, les congés sont pris par roulement. L'ordre des départs
est fixé par l'employeur. Sauf circonstances exceptionnelles, les dates prévues ne
peuvent être modifiées dans le mois qui précède le départ en congé.

4- L'indemnité de congé.
Pendant ses congés, le salarié perçoit une indemnité versée par son employeur.

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- L'indemnité est égale au salaire qui aurait été perçu par le salarié s'il avait travaillé
pendant le congé.
Si le contrat de travail prend fin avant que le salarié ait pris ses congés payés, il a droit à
une indemnité compensatrice de congés correspondant à la durée effective de son travail.

5- Les autres congés:

- congé pour naissance ou adoption:14 jours ouvrables pour le chef de famille


- congé maternité: 16 semaines (26 semaines à partir du 3ème enfant)
- congé d'adoption pour la femme salariée ou son conjoint: 10 semaines
- congé de formation
- congés pour évènements familiaux:
* mariage: 4 jours
* pacs : 4 jours
* décès d'un enfant:5 jours
* décès du conjoint, du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d’un frère, d’une
sœur : 3 jours
* mariage d'un enfant: 1 jour
- congé individuel de formation
- congé sabbatique : sous certaines conditions (durée de 6 à 11 mois, 36 mois
d’ancienneté requis)
- congé pour création d'entreprise.

6- Aides accordées aux salariés en congés payés:

a) les chèques vacances (dans certaines entreprises ou par le biais de la CAF…)

b) les réductions SNCF (billet de congé annuel permettant d’obtenir 20% de réduction).

Rappel :

Jours ouvrables : du lundi au samedi


Jours ouvrés : jours qui correspondent aux jours d’ouverture de l’entreprise

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