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Attachement et sexualité chez les femmes

La dyspareunie, en particulier la vestibulodynie provoquée, affecte un pourcentage significatif de femmes préménopausées, entraînant des difficultés sexuelles et une détresse psychologique. Cette étude examine les relations entre l'attachement, la douleur, le fonctionnement et la satisfaction sexuelle chez des couples, en utilisant un modèle statistique pour analyser les effets des partenaires et le rôle médiateur de l'affirmation sexuelle. Les résultats montrent que l'attachement anxieux et évitant est associé à une satisfaction sexuelle plus faible, tandis que l'affirmation sexuelle des femmes améliore la satisfaction sexuelle des hommes.

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Attachement et sexualité chez les femmes

La dyspareunie, en particulier la vestibulodynie provoquée, affecte un pourcentage significatif de femmes préménopausées, entraînant des difficultés sexuelles et une détresse psychologique. Cette étude examine les relations entre l'attachement, la douleur, le fonctionnement et la satisfaction sexuelle chez des couples, en utilisant un modèle statistique pour analyser les effets des partenaires et le rôle médiateur de l'affirmation sexuelle. Les résultats montrent que l'attachement anxieux et évitant est associé à une satisfaction sexuelle plus faible, tandis que l'affirmation sexuelle des femmes améliore la satisfaction sexuelle des hommes.

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UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL

L'ATTACHEMENT, L ' AFFIRMATION DE SOI ET L ' ADAPTATION SEXUELLE DES

FEMMES PRÉSENTANT UNE DYSPAREUNIE ET LEURS PARTENAIRES: UN MODÈLE DE

MÉDIATION

ESSAI

PRÉSENTÉ

COMME EXIGENCE PARTIELLE

DU DOCTORAT EN PSYCHOLOGIE

PAR

BIANCA LECLERC

JUIN 2015
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
Service des bibliothèques

Avertissement

La diffusion de cet essai doctoral se fait dans le respect des droits de son auteur, qui a
signé le formulaire Autorisation de reproduire et de diffuser un travail de recherche de
cycles supérieurs (SDU-522 - Rév.0?-2011 ). Cette autorisation stipule que
«conformément à l'article 11 du Règlement no 8 des études de cycles
supérieurs, [l'auteur] concède à l'Université du Québec à Montréal une licence non
exclusive d'utilisation et de publication de la totalité ou d'une partie importante de [son]
travail de recherche pour des fins pédagogiques et non commerciales . Plus
précisément, [l'auteur] autorise l'Université du Québec à Montréal à reproduire, diffuser,
prêter, distribuer ou vendre des copies de [son] travail de recherche à des fins non
commerciales sur quelque support que ce soit, y compris l'Internet. Cette licence et
cette autorisation n'entraînent pas une renonciation de [la] part [de l'auteur] à [ses] droits
moraux ni à [ses] droits de propriété intellectuelle. Sauf entente contraire , [l'auteur]
conserve la liberté de diffuser et de commercialiser ou non ce travail dont [il] possède un
exemplaire.»
REMERCIEMENTS

Je tiens d 'abord à remercier ma directrice de recherche, Ore Sophie Bergeron,


pour la qualité de son travail de révision, pour sa patience, et pour avoir pris soin de
souligner les forces de mon travail, et non seulement les manques. Je tiens à remercier
Ore Audrey Brassard qui a grandement contribué aux analyses statistiques, de même
qu 'à la révision de l'article accepté au périodique A rchives of Sexua/ Behavior. Je
tiens à souligner le soutien de My-Loan Truong qui a travaillé bénévolement comme
assistante de recherche. Je remercie en même temps toutes les collègues du
laboratoire de recherche sur la douleur gynécologique que j'ai croisées pendant ces
longues années.

Bien sûr, j'ai été accompagnée par de nombreuses personnes sur mon parcours.
Je tiens à remercier mon conjoint Simon Hardy, qui a été ma principale source de
soutien. Il a su m'encourager, m'aider à respecter mes limites, et me pousser dans les
bons moments. Ce doctorat, il l'a porté avec moi. Du fond du cœur, je tiens à
remercier mes amies du doctorat : Priscilla, Danièle, Tina et Jacinthe. Vous
comprenez le doctorat en psychologie pour l'avoir vécu de l'intérieur, avec tous les
efforts et les luttes émotionnelles que cela peut impliquer. Vous êtes à mes yeux des
modèles à suivre, et je me sens privilégiée d 'avo ir eu la chance de vous connaître de
plus près. Si j'avais à recommencer, je le ferais sans hésiter, juste pour ces rencontres
qui donnent toute la signification humaine au parcours.

Pour terminer, je remercie ma famille. C'est à partir de vous que mon chemin
s'est tracé jusqu 'ici.

À vous tous, merci infiniment !


TABLE DES MATIÈRES

REMERCIEMENTS ...... ............ .......... .......... .. .. .. .......... ....... ..... ... ............ .................... ii
LISTE DES TABLEAUX ............. ...... ............. ... .. ... ... ....... ................ ....... ......... .... .... .. vi
LISTE DES FIGURES ................. ..... ....... .......... ................................................ ...... ...vii
RÉSUMÉ ..................... ........... .. .. ......... ...................................................................... viii
ABSTRACT ................ .. .............................. ....... ................... ......... ..... ....... ........ .......... ix
INTRODUCTION ..................................... .................................. ... ... .. .. .................... .... 1
CHAPITRE 1: CADRE CONCEPTUEL, OBJECTIFS ET HYPOTHÈSES .. ......... .. .. .4
1.1 Recension des écrits .. ................................................ ............ ............... ................ 4
1.1.1 Définition, critères diagnostics et classification de la vestibulodynie ... ...... .4
1.1.2 Modèles biopsychosociaux de la douleur .... ...... .......... .. ....... .... .................... 6
1.1.3 Justification du choix des variables ........... .......... ... .. .... ...... ............. .. ..... .. .... 7
1.1.4 Éléments de la théorie de 1'attachement ...... ... ........... .... ... ...... ... ....... ............ 9
1.1 .5 Sexualité et attachement ............ .................. .. ...... ......... .. ...... ....... ....... .... .... 11
1.1 .6 Vestibulodynie et attachement.. .......... .............. ..... ......... ... ............ ............. 14
1. 1.7 Proposition d'une variable médiatrice : l' affirmation de soi ....... .............. . 16
1.1.8 Objectifs et hypothèses de la recherche ...... ..... ... .......... ... .... .... ........ ........... 20
CHAPITRE II: PRESENTATION DE L'ÉTUDE ................. .... ......... ........................ 23
Attachment, sexual assertiveness, and sexual outcomes in women with provoked
vestibu lodynia and their partners: A mediation mode l ......... ...... .... .... ... .. ................ 24
Abstract .... .. .............................. ..... ... ..... .......... ........ ........ .. ...... .... .... .......... ... ....... ..... 25
Introduction ... ........ ... ..................... .. ........................... ............... ... .. ........ .... ...... ........ 27
Methods ..... ... ......... .......... ...... ...... ... .. ............... .. ... ......... ... ... .... ..... ........ ... ... ....... .. ..... 33
Participants ..... ....... ...... .. ................. .. ....... ........... .. .. ... ....... .... .. .... ............ ........... ... 33
Measures .... .. .. .. ..... ......... ..... .... .......... ............. .... ........... .... ... .. .. ...... .......... ...... .. .. .. 34
Procedure ... .... .... ... ... ............ .. ...... .. .... .... .... ... ..... ..... ...... .. ..... .... .. ..... .. ......... .......... 37
Data analyses .............. ...... .... ....... .. .... ... .... ... .......... ........................... ........ .... ....... 38
Results ... ............. ........ ......... .. .... ......... ....... .... .. .. ... ........... .. .......... .... ... ............ .... .. .... 39
Descriptive Statistics .. ................ .. ...... ..................... .... .... ..... .. ..... ........ ....... .... ... ... 39
Zero-arder Correlations ...... :.......... ..... ...... .. .... .. .. .......... ..... .. .. .... .......... ... ...... .. .... . 39
Attachment in relation to Sexual Outcomes ........ ............... ...... ... ... ........ ..... .. ......40
Mediation of Sexual Outcomes by Sexual Assertiveness ............ ..... .... .. ...... ...... .41
Discussion ... .... ... .... ... .. .. .... .. .. .. ... ......... .... .. .. ......... ... .. .... ... .. .. .......... ....... ... ........ .... .... 42
References .. .......... .. ... ........... ... ... ..... ... .. ....... ..... ....... ... ............... ........... .......... ....... ... 48
IV

Tables and Figures ............................................. .................................... .................. 57


CHAPITRE lii: DISCUSSION GÉNÉRALE ........................ .. ................................... 61
3.1 Rappel des objectifs et hypothèses de recherche ............ ...... ...... .............. .. .... .. . 61
3.2 Principaux résultats et interprétation .......................... ................ ....................... 62
3.3 Limites et contributions cliniques et théoriques ................................................ 74
APPENDICE A
CERTIFICAT D'ÉTHIQUE DU DÉPARTEMENT DE PSYCHOLOGIE DE
L'UQAM .. .. ...... ..... ...................... ......... ........ .......... ..... ............ .. ...................... ........ .... 77
APPENDICE B
APPROBATION ÉTHIQUE DU CHUM ................ ............ .............. .............. ........... 79
APPEN DICE C
FORMULAIRES DE CONSENTEMENT ........ .................. .. ...... .. ............................. 81
APPENDICE D
CAHIERS QUESTIONNAIRES DE L'ÉTUDE ......................................................... 87
D.l Version des femmes .......................................... .. ........ .. .................... .. .............. 88
D .2 V ers ion des partenaires ................................ .............. .................. .... ............... 109
RÉFÉRENCES .. .............. .. ... ................ .................... ................................................. 123
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1. Means and standard devi ations for attachment dimensions and sexuality
outcomes in women and men (N= 101) .. ...... ... . ... .. . . ...... . ... ... . ... .... ... .. . . .. .... .. 57

Tableau 2. Correlations between attachment dimensions and main sexual outcomes in


women and their partners (N= 101 ) ....... .. .. .. . . . .. .......... . . . . ... ..... ... .. ........ . . .. . ..58
LISTE DES FIGURES

Figure 1. Sexual assertiveness as a mediator of the relationship between attachment


and sexual satisfaction .. ... :-.: ..... . ................ . ................... . ........................ 59

Figure 2. Sexual assertiveness as a mediator of the relationship between attachment


and sexual functioning ......................... .. . .. ....... .. ..... . .. .... ........................ 60
RÉSUMÉ

La dyspareunie touche de 15 à 21% des femmes préménopausées de la


population générale. La vestibulodynie provoquée (VP), un trouble de douleur
localisé au vestibule vaginal, en est la cause la plus fréquente. Ce trouble est associé à
des difficultés sur le plan du fonctionnement et de la satisfaction sexuelle.
L'attachement est une variable pertinente à étudier en lien avec la vestibulodynie
puisqu'elle est associée autant à l'expérience de la douleur qu'à la sphère sexuelle . La
théorie de l'attachement a donc été utilisée afin de mieux comprendre l'adaptation
sexuelle des couples qui sont confrontés à la VP . La présente étude a évalué les
associations entre l'attachement, la douleur, le fonctionnement sexuel et la
satisfaction sexuelle chez un échantillon de l 0 l couples dont la femme présente une
VP. Le modèle statistique « Actor-Partner Interdependence Mode! » (APIM) a été
utilisé afin de tenir compte de l'interdépendance des données des couples et
investiguer les effets acteurs, ainsi que les effets partenaires. Cette étude a aussi
vérifié le rôle de 1'affirmation sexuelle de soi en tant que médiateur de ces
associations. Les participantes ont complété une mesure d'intensité de douleur, et les
deux membres du couple ont complété des mesures d'attachement
romantique, d'affirmation sexuelle, de fonctionnement sexuel et de satisfaction
sexuelle. Les résultats ont montré que les dimensions de l'attachement ne prédisaient
pas l'intensité de la douleur. Les femmes plus anxieuses et plus évitantes dans leur
attachement présentaient une plus faible satisfaction sexuelle. Les femmes plus
évitantes dans leur attachement présentaient un plus faible fonctionnement sexuel.
L'affirmation sexuelle est ressortie comme un médiateur significatif de ces
associations. Finalement, les effets partenaires ont montré une plus grande
satisfaction sexuelle chez les hommes lorsque la femme s'affirmait davantage. En
conclusion, les résultats de l'étuc;ie soulignent l' importance de s'attarder à des
variables interpersonnelles telles que l'attachement lorsque nous tentons de
comp,rendre l'adaptation sexuelle des couples confrontés à une problématique de VP.

Mots clés : Vestibulodynie provoquée, dyspareunie, attachement, affirmation


sexuelle, fonctionnement sexuel, satisfaction sexuelle.
ABSTRACT

Provoked vestibulodynia (PVD) is a prevalent women's sexual pain


disorder, which is associated with sexual function difficulties. Attachment theory
has been used to understand adult sexual outcomes, providing a useful framework
for examining sexual adaptation in couples confronted with PVD. Research to
date indicates that anxious and avoidant attachment dimensions correlate with
worse sexual outcomes in comrnunity and clinical samples. The present study
examined the association between attachment, pain, sexual function and sexual
satisfaction in a sample of 101 couples in which the women presented with PVD .
The Actor-Partner Interdependence Model was used in order to investigate both
actor and partner effects. This study also examined the role of sexual assertiveness
as a mediator of these associations via structural equation modeling. Women
completed measures of pain intensity and both members of the couple completed
measures of romantic attachment, sexual assertiveness, sexual function and
satisfaction. Results indicated that attachment dimensions did not predict pain
intensity. Both anxious and avoidant attachment were associated with lower
sexual satisfaction. Only attachment avoidance predicted lower sexual function in
women. Partner effects indicated that higher sexual assertiveness in women
predicted higher sexual satisfaction in men. Finally, women' s sexual assertiveness
was found to be a significant mediator of the relationship between their
attachment dimensions, sexual function and satisfaction. Findings highlight the
importance of examining how anxious and avoidant attadu;nent may lead to
difficulties in sexual assertiveness and to less satisfying sexual interactions in
couples where women suffer from PVD .

Keywords: Provoked Vestibulodynia; dyspareunia; attachment; sexual assertiveness;


sexual function ; sexual satisfaction
INTRODUCTION

La dyspareunie, qui signifie une douleur ressentie pendant les relations


sexuelles, touche de 15 à 21% des femmes préménopausées de la population générale
(Harlow, Wise & Stewart, 2001 ). La vestibulodynie provoquée (VP) en est la forme
la plus fréquente. Définie comme une douleur localisée au vestibule vaginale, la
vestibulodynie est un problème de santé relativement méconnu de la population
générale et trop souvent mal diagnostiqué par les professionnels de la santé. Il n'est
pas rare de voir des femmes consulter plusieurs professionnels de la santé avant
d 'obtenir un diagnostic de vestibulodynie et ce, après plusieurs années de douleurs
récurrentes (Harlow et al., 2001 ). Avant de recevoir un traitement, les femmes
atteintes de vestibulodynie auront consulté en moyenne trois médecins et souffert de
douleurs vulvo-vaginales pour une durée moyenne de cinq années consécutives
(Harlow et al., 2001). Pourtant, la prévalence de vestibulodynie est très élevée. Une
étude épidémiologique conduite auprès de 1500 jeunes femmes américaines âgées
entre 18 et 29 ans a démontré qu'environ une femme sur cinq souffrait de douleur
pendant les relations sexuelles (Laumann, Paik & Rosen, 1999). Dans le cas
spécifique de la vestibulodynie, sa prévalence est actuellement évaluée à 12%
(Harlow et al., 2001). Au delà de la douleur, la vestibulodynie est aussi associée à des
déficits au niveau de la fonction sexuelle, à des niveaux plus élevés de détresse
psychologique (Desrochers, Bergero n, Landry & Jodoin, 2008).
Malgré la prévalence élevée et 1' impact considérable de la douleur sur la santé
des femmes atteintes de vestibulodynie, peu d 'études nous informent sur l'étiologie
de ce problème. Pour 1' instant, certains facteurs de risques biomédicaux et
psychologiques ont été proposés afin d'expliquer le développement et le maintien de
la vestibulodynie. Selon Zolnoun, Hartmann, Lamvu, As-Sanie, Maixner et Steege
(2006), la vestibulodynie résulterait de la convergence d'une variété de mécanismes
pathophysiologiques incluant : ( 1) un déséqui libre entre les forces pro-
inflammatoires et anti-inflammatoires du système immunitaire menant à une tendance
de la muqueuse vaginale à développer une réaction inflammatoire accrue; (2) une
dysfonction des muscles du plancher pelvien ; (3) une histoire d 'expos ition à des
traumatismes de la muqueuse vaginale (p. ex., acco uchement, infections vaginales
2

répétées); (3) des déficits au niveau de la régulation du système nerveux central


impliqué dans le traitement des signaux de douleur; (4) de même que la modulation
de la douleur par certaines variables psychologiques.
Ces résultats cadrent avec la recherche dans le domaine plus général des
douleurs chroniques où les modèles biopsychosociaux sont de plus en plus reconnus
(Asmundson & Wright, 2004; Vlaeyen & Linton, 2000). Il est maintenant bien
démontré que l'expérience de douleur est influencée par une série de variables à la
fois biologiques et psychologiques. Plus spécifiquement, la recherche indique que
certaines variables psychologiques sont des antécédents de la chronicisation des
problèmes de douleur (Gatchel & Turk, 1999; Vlaeyen & Linton, 2000). Ainsi,
certaines caractéristiques psychologiques interagiraient avec les déterminants
biologiques et rendraient un individu plus à risque de développer un problème de
douleur chronique lorsqu'il fait face à une douleur aigue. L'anxiété, la peur de la
douleur, l'hypervigilance, la catastrophisation et l'évitement comportemental figurent
parmi les déterminants psychologiques les mieux documentés (Vlaeyen & Linton,
2000).
Les modèles biopsychosociaux de la douleur identifient également les
variables relationnelles au sein des variables potentiellement impliquées dans
l'étiologie et la modulation des expériences de douleur. Suite à une recension
répertoriant seize études concernant le rôle des variables relationnelles dans les
problématiques de douleurs chroniques, Kiecolt-Glaser et Newton (200 1) concluent
que l'ajustement dyadique est associé à l'expérience de la douleur et aux incapacités
qui en découlent. La majorité de ces études a été réalisée auprès de participants
souffrant de douleurs lombaires chroniques, ainsi que des douleurs arthritiques
(ostéoarthrite, arthrite rhumatoïde). À ce jour, quelques études ont exploré ce lien
chez les couples dont la femme présente une dyspareunie (Bois, Bergeron, Rosen,
McDuff & Grégoire, 2013; Desrosiers, Bergeron, Meana, Leclerc, Binik & Khalifé,
2008; Lemieux, Bergeron, Steben & Lambert, 2013; Meana, Binik, Khalifé, &
Cohen, 1998; Rosen, Bergeron, Glowacka, Delisle & Baxter, 20 12; Rosen, Bergeron,
Leclerc, Lambert & Ste ben, 201 0). Les résultats de Meana et al. (1998) ont révélé que
l'ajustement dyadique prédisait de manière indépendante les scores de douleur chez
les femmes présentant une dyspareunie. Trois études ont montré que les réponses du
3

partenaire face à la douleur étaient associées à l'expérience de douleur (Desrosiers et


al., 2008; Rosen et al., 2010, 2012). Notamment, les comportements de soll icitude
(démonstration de sympathie et préoccupations excessives à propos de la douleur) et
d'hostilité sont associés à des douleurs plus intenses chez les femmes présentant une
vestibulodynie provoquée (Desrosiers et al., 2008 ; Rosen et al., 2010, 2012). Lemieux
et al. (2013) se sont intéressés à une variable cognitive chez les partenaires, soit la
catastrophisation qu i est définie comme étant une présence de pensées exagérément
négatives à propos de la douleur. Ces pensées peuvent survenir pendant 1'expérience
de douleur, ou dans l' antic ipation .de celle-ci . Lemieux et al. (20 13) ont montré que la
catastrophisation du partenaire était associée à l'expérience de douleur de la femme
qui présente une vestibulodynie provoquée. Des pensées moins catastrophiques chez
le partenaire sont associées à des douleurs moins intenses chez la femme. Finalement,
une plus grande intimité sexuelle a été associée à un plus grand sentiment d'efficacité
personnel à propos de la douleur dans un échantillon de femmes présentant une
vestibulodynie provoquée (Bois et al., 20 13).
Il est étonnant qu'aussi peu d'études se soient intéressées au rôle des variables
relationnelles dans le cas spécifique de la dyspareunie considérant le contexte
relationnel qui entoure ce problème de douleur. En effet, on peut penser que le rôle du
partenaire risque d ' être encore plus important chez cette population unique. La
vestibulodynie étant une dou leur récurrente déclenchée par une pression exercée au
niveau du vestibule vaginal, celle-ci est donc typiquement déclenchée lors des
relations sexuelles. Ainsi, le partenaire est non seulement un témoin intime de
l' expérience douloureuse de la femme, mais il contribue directement au
déclenchement de la douleur. De plus, compte tenu du fait que la douleur interfère
avec les relations sexuelles, les conséquences néfastes de la douleur sont également
vécues par le partenaire.
Tel que mentionné précédemment, très peu de recherches se sont intéressées
au rôle des variables relationnelles chez les couples dont la femme souffre de
douleurs vulvo-vaginales chroniques, et ce, malgré la pertinence du contexte
spécifique à ce type de douleur. Le présent essai vise donc à pallier ce manque en
investiguant le rôle d ' une nouvelle variable relative au fonctionnement
interpersonnel, soit l' attachement romantique.
4

CHAPITRE I
CADRE CONCEPTUEL, OBJECTIFS ET HYPOTHÈ SES

Le premier chapitre de cet essai doctoral s'intéresse à la vestibulodynie et à


l'adaptation sexuelle des couples qui font face à cette problématique. Dans un premier
temps, la prévalence, la classification et les critères diagnostiques de la
vestibulodynie seront présentés. Par la suite, nous nous intéresserons aux modèles
biopsychosociaux de la douleur en portant une attention particulière aux variables
psychologiques impliquées dans l'adaptation à un problème de douleur chronique,
dont les variables interpersonnelles. Nous justifierons les raisons qui nous amènent à
penser que l'attachement est une variable pertinente à étudier pour comprendre
l'adaptation sexuelle des couples confrontés à la vestibulodynie. Des éléments de la
théories de l'attachement seront présentés, de même qu'une recension des écrits sur le
lien entre l'attachement et la sexualité. Nous expliquerons les raisons qui nous
amènent à penser que la vestibulodynie est un problème qui est susceptible de faire
ressortir les insécurités d'attachements, ainsi que le lien avec les comportements
d'affirmation sexuelle que nous ciblons comme variable médiatrice. Nous terminerons
ce premier chapitre en précisant nos objectifs et hypothèses de recherche.

1.1 Recension des écrits

1.1.1 Définition, critères diagnostics et classification de la vestibulodynie

Le plus récent système de classification de la vulvodynie a été publié en 2004 par les
membres de la Société internationale pour l'étude des maladies vulvo-vaginales
(ISSVD) (Moyal-Barracco & Lynch, 2004). Le terme vulvodynie a été retenu pour
décrire toutes les formes de douleurs vulvo-vaginales ne pouvant être expliquées par
des maladies spécifiques. Ensuite, la vulvodynie a été divisée en deux formes, une
forme généralisée et une forme localisée. La vestibulodynie est classifiée dans cette
deuxième catégorie, soit la vulvodynie localisée. Comme son nom l' indique, la
vestibulodynie est caractérisée par une douleur au niveau du vestibule vaginal. Le
terme vestibulodynie est une nouvelle appellation. Jusqu'à tout récemment, le terme
vestibulite vulvaire était utilisé pour décrire ce type de douleur. La vestibulodynie
5

peut être soit provoquée, non provoquée (spontanée), ou mixte (provoquée et non-
provoquée) (Moyal-Barracco & Lynch, 2004).

La vestibulodynie fait également partie d ' un groupe plus général de douleurs


localisées aux organes génitaux: la dyspareunie. Le DSM-IV-TR (2001) classifie la
dyspareunie dans la catégorie des dysfonctions sexuelles. Elle y est définie comme
une douleur génitale présente lors des relations sexuelles (critère A). La localisation
exacte de la douleur n'est pas spécifiée dans les critères du DSM-IV -TR. La
dyspareunie y est plutôt définie en fonction de son interférence avec les activités
sexuelles. Cette classification est présentement critiquée puisque la dyspareunie ne se
manifeste pas uniquement dans le contexte de la sexualité. Elle est également
déclenchée dans d ' autres circonstances non-sexuelles telles que l'insertion de
tampons hygiéniques, et pourrait renvoyer à un syndrome de douleur qui existe bien
avant la première relation sexuelle (Landry & Bergeron, 2009) .

Plus spécifiquement, la vestibulodynie est définie selon trois critères


diagnostics établis par Friedrich (1987) . Ces critères sont connus sous le nom de
triade de Friedrich: (1) la présence de douleur sévère lors du contact avec le vestibule
vaginal ou lors de tentative de pénétration; (2) une sensibilité à la pression localisée
au niveau du vestibule vaginal; (3) et présence de degrés variés d'érythème au niveau
du vestibule vaginal. Par contre, ce dernier critère n'est pas fidèle puisqu'il a été
démontré que la douleur pouvait être présente sans érythème (Bergeron, Binik,
Khalifé, Pagidas, Glazer, Meana & Am sel, 2001; Masheb, Lozano, Richman, Minkin,
& Kerns, 2004). La vestibulodynie peut également se présenter sous deux formes.
Dans la forme primaire, la douleur survient dès la première tentative de relation
sexuelle avec pénétration, tandis que dans la forme secondaire, l' apparition de la
douleur est précédée d ' une période de relations sexuelles non-douloureuses.
6

1.1.2 Modèles biopsychosociaux de la douleur

Avant l'apparition des modèles biopsychosociaux, la douleur était perçue comme un


phénomène essentiellement sensoriel. On croyait que l'intensité de la douleur était
directement proportionnelle à la gravité de la lésion. Le phénomène de la douleur était
alors restreint à la stimulation de nocicepteurs suite à une lésion tissulaire
quelconque. Le signal de douleur était ensuite transmis via la maëlle épinière
jusqu'au cerveau, où la douleur était finalement perçue (Melzack & Wall, 1989). Or,
plusieurs études ont montré que cette relation ne tient pas la route, et que la gravité de
la lésion ne prédit pas de manière fiable l' intensité de la douleur perçue (Melzack &
Wall, 1989).

Melzack et Wall (1965), avec leur théorie du portillon, ont été les premiers à proposer
un modèle explicatif de la douleur qui intègre à la fois des facteurs physiologiques et
psychologiques (Turk & Fior, 1999). La théorie du portillon a non seulement mené à
la reconnaissance du rôle joué par les facteurs psychologiques dans la douleur, mais
elle suggère également comment certains mécanismes physiologiques du système
nerveux central (SNC) peuvent sous-tendre ce phénomène. Selon leur modèle, le
portillon fait référence à un mécanisme au niveau de la corne dorsale de la maëlle
épinière. Un système composé de deux types de fibres neuronales agirait de manière à
contrôler la transmission de l'influx nerveux porteur du message de douleur. La
douleur dépendrait donc de l'équilibre entre l'activité de ces deux types de fibres
(Turk & Fior, 1999). Plus spécifiquement, la théorie du portillon pose l' hypothèse
que les fibres caractérisées par un petit diamètre, les fibres amyélinisées, favorisent la
transmission du signal douloureux vers le cerveau. Quant au deuxième type de fibre,
les fibres myélinisées à diamètre large, elles auraient l'effet contraire d ' inhiber la
transmission du signal douloureux vers le cerveau . Une partie de ces fibres
inhibitrices provient en fait du cerveau. Ces fibres descendantes forment un système
de contrôle inhibiteur diffus qui exerce une inhibition tonique sur la douleur (Melzack
& Katz, 2004) Ainsi, la perception de la douleur dépendrait à la fois de l' activité
ascendante, mais aussi de 1'activité descendante du système nerveux central.
7

Plusieurs études se sont intéressées à 1' identification de facteurs psychologiques


pouvant être impliqués dans la perception de la douleur. Les variables les mieux
documentées sont l'anxiété, la peur de la douleur, l'hypervigilance, les pensées
catastrophiques, de même que certaines stratégies de coping inadaptées telles que
l'évitement comportemental (Asmundson & Wright, 2004; Vlaeyen & Linton, 2000).
Ces facteurs psychologiques ont récemment été regroupés dans un seul modèle qui
intègre plusieurs autres modèles biopsychosociaux inspirés de la théorie du portillon :
le modèle intégré diathèse-stress de la douleur chronique (Asmundson & Wright,
2004).

1.1.3 Justification du choix des variables

L'attachement est une variable pertinente à étudier en lien avec la vestibulodynie


puisqu'elle semble être associée autant à l'expérience de la douleur qu'à la sphère
sexuelle. Déjà, en 1973, Bowlby lui-même avait identifié la douleur comme une
expérience susceptible d'activer le système d'attachement (Bowlby, 1973). Pourtant,
il aura fallu attendre quelques décennies avant que les scientifiques ne s'intéressent au
rôle de l'attachement dans l'expérience de la douleur. La recherche actuelle montre
que les styles d'attachement dysfonctionnels sont associés à l'anticipation négative et
la réaction inappropriée à toutes sortes de dangers tel la douleur qui représente une
menace pour l'intégrité corporelle (Mikulincer et Shaver, 2003). Pour l' instant, les
recherches qui se sont intéressées à la relation entre l'attachement et la douleur se
sont surtout penchées sur des aspects intrapersonnels de l' attachement, c'est-à-dire
que les individus manifestant une insécurité d'attachement se représentent la douleur
comme une menace exagérée. En effet, quelques études montrent l'existence d'une
relation entre les styles d'attachement, les seuils de sensibilité à la douleur, et diverses
variables intrapersonnelles qui prédisent habituellement 1' intensité de la douleur :
anxiété, peur de la douleur, hypervigilance, catastrophisation, sentiment d'efficacité
personnelle face à la douleur (Ciechanowski, Sullivan, Jensen, Romano, & Summers,
2003; Mc Williams & Asmundson, 2007; Meredith, Strong & Feeney, 2006) .
8

Au delà de la douleur, la vestibulodynie est aussi associée à des déficits au niveau du


fonctionnement sexuel. Pour 1' instant, la nature corrélationnelle des études ne nous
permet pas de conclure que la douleur est à l'origine de ces déficits sexuels. La
plupart des options thérapeutiques validées de manière empirique pour le traitement
de la vestibulodynie visent la réduction de la douleur. En réduisant la douleur, nous
nous attendons à observer comme conséquence une amélioration du fonctionnement
sexuel. Cependant, il semble que la diminution de la douleur n ' est pas toujours suivie
par une amélioration du fonctionnement sexuel tel que démontré dans une étude qui
compare l'efficacité de trois options thérapeutiques (Bergeron & al., 2001). Alors que
la vestibulectomie (chirurgie du vestibule) s'est montrée supérieure aux autres
traitements sur le plan de la réduction de la douleur, sa capacité à améliorer le
fonctionnement sexuel est équivalente aux autres options thérapeutiques, ce qui nous
laisse croire que la douleur à elle seule ne peut expliquer toute l'étendue des déficits
sexuels. Ainsi, d ' autres variables jouent probablement un rôle dans l' altération du
fonctionnement sexuel chez cette population spécifique de femmes.

Tout en reconnaissant que la douleur a certainement des conséquences importantes


sur la détérioration de la fonction sexuelle et que les recherches visant la réduction de
la douleur ont une place importante dans le traitement de la vestibulodynie, il pourrait
également être bénéfique de bonifier la recherche en explorant d' autres prédicteurs de
la fonction sexuelle chez cette population de femmes . L ' identification d'autres
prédicteurs du fonctionnement sexuel contribuerait certainement au développement
d'options thérapeutiques complémentaires aux traitements visant la réduction de la
douleur dans le but d' aider plus efficacement ces femmes à développer une vie
sexuelle satisfaisante.

Parmi les variables interpersonnelles les plus susceptibles d' influencer la sphère
sexuelle figure la notion d' attachement. Au cours des dix dernières années, une
trentaine de recherches ont été publiées démontrant des liens entre l'attachement et la
sexualité. Ces études réfèrent à différents aspects de la sexualité tel que les sentiments
et les pensées que les gens entretiennent à propos de la sexualité, les fantaisies
sexuelles, les motivations sexuelles, les comportements de coercition, les
, - - - - - - - - - - - - -- - -- - ----------- ----

comportements à risque, le fonctionnement et la satisfaction sexuelle. Comme la


vestibulodynie est associée de manière constante à des difficultés sexuelles, elle
constitue une problématique de choix pour investiguer l'association entre
l' attachement et la santé sexuelle. La capacité d' attachement pourrait bien expliquer
pourquoi certains couples réussissent mieux que d' autres à adapter leur sexualité
lorsque confrontés à la vestibulodynie. Ainsi, le présent essai permettra d ' améliorer
notre connaissance quant aux associations entre la notion d'attachement et la
sexualité dans un échantillon clinique de femmes présentant une vestibulodynie. De
plus, cette étude inclus la perspective du partenaire en évaluant comment les styles
d'attachement des deux membres du couple vont être associés aux variables
d' ajustement sexuel.

1.1.4 Éléments de la théorie de l'attachement

La théorie de l'attachement a d'abord été développée par Bowlby (1973 , 1982) pour
expliquer comment les donneurs de soins servaient de figure d' attachement aux
enfants. Cette théorie stipule que les interactions précoces entre l' enfant et ses
principales figures d'attachement vont permettre à ce dernier de construire des
modèles cognitifs à propos des relations interpersonnelles. Hazan et Shaver (1987)
ont étendu la théorie de l'attachement aux relations adultes en proposant que ces
modèles cognitifs ont tendance à persister à l'âge adulte. Ce sont alors les partenaires
amoureux qui serviraient de figures d'attachement. Selon la théorie de l'attachement,
les donneurs de soins qui sont suffisamment disponibles et qui fournissent des
réponses appropriées aux enfants vont permettre le développement de représentations
mentales positives à propos des relations interpersonnelles, ce qui résultera en un
attachement sûr. Les individus qui possèdent une organisation d ' attachement sécurisé
ont appris qu'ils peuvent avoir confiance que la figure de soin sera disponible et
répondra de manière appropriée lorsque le besoin se fait sentir. En conséquence, ces
individus sécurisés dans leur attachement manifestent des comportements de coping
adaptés lorsqu'ils sont confrontés à des situations stressantes. Par exemple, ils savent
chercher la proximité d' une figure significative en cas de détresse. À l'opposé, le
10

contact avec des figures d'attachement qui ne sont disponibles que de manière
sporadique, qui sont chroniquement indisponibles, ou qui répondent de manière
inappropriée aux besoins de l'enfant, vont mener à la construction de représentations
mentales négatives des relations interpersonnelles . En conséquence, les individus
confrontés à de telles figures d'attachement vont développer des stratégies
comportementales alternatives pour s ' adapter à cet environnement social difficile.

La théorie de l'attachement décrit deux stratégies différentes pour caractériser les


individus avec des organisations d'attachement dites insécurisées : les stratégies
d'hyperactivation et de désactivation du système d'attachement. Par exemple, un
individu peut s ' adapter à une figure d' attachement sporadiquement disponible en
développant des comportements excessifs de recherche de proximité (stratégie
d'hyperactivation) . Autrement dit, l'intensité des comportements de recherche de
proximité est augmentée dans le but de maximiser les chances que l'enfant obtienne
une réponse de la part de sa figure d ' attachement. Par contre, quand les tentatives
d'obtenir des réponses d ' une figure d ' attachement se soldent par des échecs à
répétition, un individu peut alors s'adapter en réduisant ses comportements de
recherche de proximité. Cette dernière adaptation mène à des patterns d'évitement de
l' intimité (stratégies de désactivation) (Cooper et al., 2006; Mikulincer & Shaver,
2007; Shaver & Mikulincer, 2006).

La tradition de la psychologie sociale utilisent une approche catégorielle de


1' attachement et classifie les individus à 1' intérieur de quatre type d'organisation
d'attachement: sécurisé, anxieux, évitant et désorganisé (Bartholomew, 1990;
Bartholomew & Horowitz, 1991). La recherche montre que ces quatre typologies
peuvent être décomposées en deux dimensions sous-jacentes: l'attachement anxieux
et évitant (Brennan, Clark & Shaver, 1998; Brennan & Shaver, 1995; Fraley &
Waller, 1998). L ' attachement anxieux réfère à l'anxiété à propos de l'abandon et du
rejet. Les individus anxieux dans leur attachement craignent que leur figure
d'attachement ne fournira pas le soutien nécessaire en cas de besoin. Ils ont tendance
à utiliser des stratégies d ' hyperactivation dans le but d'assurer la proximité avec les
Il

figures significatives. Leur désir élevé pour la proximité et l'intimité peut mener à des
comportements d ' accrochage (clinginess behaviors). Dans leurs relations amoureuses,
ils adoptent souvent une attitude d' hypervigilance quant aux indices qui pourraient
indiquer l' indisponibilité de la figure d ' attachement. Ils ont tendance à entretenir des
inquiétudes et des doutes concernant la possibilité que leur partenaire pourrait arrêter
de les aimer. Cette insécurité peut mener à de fréquentes demandes de réassurances.

L ' attachement évitant réfère à l' évitement de l' intimité. Les individus manifestant des
degrés élevés d'attachement évitant entretiennent l'attente que les autres ne seront pas
disponibles en cas de besoin. Ils se sont adaptés à des figures indisponibles en
désactivant leur système d'attachement. Contrairement aux individus anxieux, ils ne
demandent pas de soutien aux autres en cas de détresse et manifestent plutôt une
inhibition des comportements de recherche de proximité. Par conséquent, ces
individus disposent d ' un style de coping indépendant et auto-suffisant. Ils sont en
général inconfortables avec l'intimité et préfère conserver une distance émotionnelle
face aux figures d'attachement, ce qui résulte en un faible investissement dans les
relations interpersonnelles (Brennah, Clark & Shaver, 1998; Hazan & Shaver, 1994;
Mikulincer & Shaver, 2007).

1.1.5 Sexualité et attachement

La recherche empirique a permis de documenter plusieurs associations entre le


système d' attachement et le système sexuel, qui implique de manière inhérente des
interactions sociales très intimes . L'attachement anxieux est associé à l'érotophilie, à
des fantaisies sexuelles plus fréquentes , à une prévalence plus élevée d' infidélité, à
des relations sexuelles plus précoces, à une fréquence plus élevées de relations
sexuelles ainsi qu'à un désir sexuel augmenté suite à une rupture amoureuse (Bogeart
& Sadava, 2002; Birnbaum, 2007; Brassard et al., 2007; Davis, Shaver & Vernon,
2003). Ces résultats de recherche nous amènent à penser que les stratégies
d'hyperactivation observées chez les individus anxieux pourraient se traduire dans la
12

sphère sexuelle en une motivation sexuelle exacerbée qui pourrait servir à combler
des besoins d'attachement. Les recherches investiguant les motivations sexuelles
appuient cette hypothèse et montrent que les individus plus anxieux dans leur
attachement ont tendance à s'engager dans des relations sexuelle pour établir une
proximité émotionnelle avec le partenaire, pour se rassurer quant à l' intérêt du
partenaire, pour prévenir les conflits dans la relation, pour éviter l'abandon ou la
désaprobation du partenaire (Davis, Shaver & Vernon, 2004; Cooper et al., 2006;
Impett & Peplau, 2002; Schachner & Shaver, 2004; Tracy, Shaver, Albino & Cooper,
2003).

Par ailleurs, les individus manifestant un attachement évitant ont des relations
sexuelles plus tardivement, ont tendance à éviter les relations sexuelles, expriment
des fantaisies sexuelles romantique moins fréquentes à propos de leur partenaire et
présentent une fréquence moins élevée de relations sexuelles (Brassard et al., 2007;
Cooper, Shaver & Collins, 1998, Gentzler & Kerns, 2004; Tracy et al, 2003).
Lorsqu'ils s'engagent dans une interaction sexuelle, leurs expériences sont de nature
moins intime, moins émotionnelles, temporaires et dénuées d'engagement (Birnbaum,
2007; Cooper et al., 1998, 2006; Gentzler & Kerns, 2004; Schachner & Shaver, 2002;
Brennan & Shaver, 1995). Leurs motivations pour s'engager dans des interactions
sexuelles sont moins reliés à des aspects interpersonnels de la sexualité et leur
attention est plus souvent dirigé vers la satisfaction de leurs propres besoins
(Birnbaum, Reis, Mikulincer, Gilliath & Orpaz, 2006; Shachner & Shaver, 2004). Ces
comportements sexuels précédemment mentionnés correspondent aux stratégies de
désactivation généralement observés chez les individus évitants. Ces stratégies
permettent d'empêcher que ces individus expérimentent des interactions à haut niveau
d'intimité qui pourraient déclencher chez eux un grand inconfort. Mais si cet
évitement des aspects intimes de la sexualité aide à prévenir un certain inconfort, il se
pourrait également que ces comportements empêchent ces individus d'accéder à
certains aspects plaisants de la sexualité. À cet effet, la recherche montre que les
individus évitants décrivent moins de plaisir sexuel, sont plus suceptible de
manifester des aversions de nature cognitive et affective envers la sexualité et sont
généralement moins satisfaits de leurs interactions (Birnbaum, 2007; Birnbaum et al.,
13

2006; Butzer & Campbell, 2008 ; Davis et al., 2006 ; Fricker & Moore, 2002; Tracy et
al., 2003).

Bien que les résultats de recherche montrent que les formes d ' attachement
insécurisées pourraient avoir des implications négatives sur plusieurs aspects de la
sexualité, seulement cinq études ont spécifiquement investigué les associations avec
le fonctionnement sexuel (Birnbaum, 2007; Brassard et al., 2007; Cohen & Belsky,
2008; Costa & Brody, 2011; Stephenson & Meston, 2011). Birnbaum et al. (2007) ont
évalué le fonctionnement sexuel dans un échantillon de 96 femmes adultes avec un
inventaire validé de 13 items qui cible quatre dimensions du fonctionnement sexuel
tel que l' excitation sexuelle et la réponse orgasmique. Ils ont trouvé que seul
l' attachement anxieux prédisait une plus faible excitabilité sexuelle ainsi qu'une plus
faible capacité orgasmique (Birnbaum, 2007). Stephenson et Meston (2011) ont
également évalué le fonctionnement sexuel à l' aide d ' un questionnaire auto-rapporté
mesurant diverses composantes du fonctionnement sexuel chez un échantillon de 200
étudiantes universitaire. Les auteurs ont seulement inclut une mesure d ' attachement
anxieux (pas de mesure d ' attachement évitant) . Leurs résultats n'ont pas montré
d'association entre les scores d'attachement anxieux et les scores de fonctionnement
sexuel. Cohen et Belsky (2008) ont ciblé leur investigation sur la réponse orgasmique
seulement chez un échantillon de 323 femmes. Ils ont évalué la fréquence orgasmique
pendant quatre différentes activités sexuelles et ont trouvé que seule la dimension
évitante prédisait la réponse orgasmique. Un degré plus élevé d'attachement évitant
était associé à une fréquence orgasmique diminuée (Cohen & Belsky, 2008) . Plus
récemment, avec un échantillon de 80 femmes universitaires, Costa et Brody (2011)
ont montré que l'attachement anxieux était associé à une fréquence diminuée
d ' orgasme vaginal , défini comme un orgasme déclenché par la pénétration vaginale
uniquement (sans stimulation clitoridienne concomitante). Par contre l' attachement
anxieux était associé à une plus grande fréquence d ' orgasmes déclenchés par
l' utilisation d' un vibrateur et une plus grande fréquence d'orgasmes anaux. Quant à
l'attachement évitant, il était aussi associé à une plus grande fréquence d'orgasmes
déclenchés par l' utilisation d ' un vibrateur (Costa & Brody, 2011) . Brassard et al.
(2007) ont évalué si les participants avaient fait l' expérience d ' un problème sexuel
14

(par exemple, un problème érectile ou une difficulté de lubrification). Ils ont enquêté
273 couples hétérosexuels issus de la communauté générale et ont trouvé que les
hommes évitant rapportaient plus de problèmes sexuels et que cette association tenait
uniquement quand la partenaire présentait également un attachement évitant. Ces
résultats indiquent que des interactions entre les styles d'attachement des partenaires
d'un couple peuvent contribuer à prédire des difficultés sexuelles (Brassard et al.,
2007).

Comme pour le cas du fonctionnement sexuel, un petit nombre d'études se sont


intéressées à l' association entre la satisfaction sexuelle et les insécurités
d'attachement (Birnbaum, 2007; Butzer & Campbell, 2008; Davis et al., 2006 ;
Fricker & Moore, 2002; Stephenson & Meston, 2011). Des degrés plus élevés
d'attachement anxieux et évitant ont tous les deux été associés à une plus faible
satisfaction sexuelle (Birnbaum, 2007; Butzer & Campbell, 2008; Davis et al., 2006;
Fricker & Moore, 2002; Stephenson & Meston, 2011 ). Davis et al. (2006) ont
investigué trois types de satisfaction sexuelle et ont montré que les associations entre
la notion d'attachement et la satisfaction sexuelle variaient en fonction du type de
satisfaction sexuelle évaluée. Par exemple, ils ont trouvé que les individus anxieux
dans leur attachement rapportaient une moins grande satisfaction émotionnelle
pendant les interactions sexuelles, alors que l'attachement évitant était plutôt associé
à une plus faible satisfaction physique (Davis et al., 2006).

Une limite importante de la recherche en attachement et sexualité est le manque


d'inclusion des deux membres du couple dans les études. Parce que les organisations
d'attachement déterminent de quelle manière nous interagissons en relation avec les
personnes significatives, incluant de quelle manière nous interagissons sur le plan
sexuel, il est fort probable que les orientations d ' attachement n ' influencent pas
seulement les variables individuelles (effet acteur), mais aussi les variables de ces
personnes significatives (effet partenaire). Trois études ont commencé à documenter
l'influence de l'organisation d'attachement d'un individu sur les variables sexuelles
de son partenaire (effets partenaires). Par exemple, Butzer (2008) a montré que les
15

individus qui sont en couple avec un partenaire évitant expriment une plus faible
satisfaction sexuelle. Selon les résultats de Impett et Peplau (2002), l'organisation
d ' attachement d ' un partenaire peut prédire les motivations sexuelles de l'autre
partenaire. Ils ont trouvé que les individus qui sont en couple avec des partenaires
anx ieux dans leur attachement s'engagent plus souvent dans une relation sexuelle
dans le but de faire plaisir au partenaire ou pour éviter une réaction de colère. Quant
aux individus qui sont en couple avec des partenaire évitants dans leur attachement,
ils auraient davantage tendance à s'engager dans des relations sexuelles dans le but de
satisfaire leur propre plaisir. Finalement, Brassard et al. (2007) ont trouvé des
interactions entre les organisations d ' attachement des partenaires pour prédire la
fréquence des relations sexuelles et des problèmes sexuels.

1.1 .6 Vestibulodynie et attachement

La théorie de l'attachement postule que le système d'attachement est activé quand


un individu est confronté à trois sources de détresse (Davis, Shaver &Vernon, 2003).
La présente étude fait l' hypothèse que la vestibulodynie est un problème de santé
susceptible d'activer le système d ' attachement par le biais de ces trois sources de
détresse. Tout d'abord, le système d ' attachement est déclenché lorsqu'un individu est
confronté à une menace personnelle, comme la faim ou un danger physique. Parce
que la douleur représente une menace pour l'intégrité corporelle, la vestibulodynie
pourrait déclencher le système d ' attachement via cette première voie. Deux ièmement,
le système d' attachement est déclenché quand un individu est confronté à une
situation qui dépasse ses ressources personnelles. Ce second déclencheur s ' applique
également dans le cas de la vestibulodynie, une problématique qui dépasse non
seulement les ressources personnelles des femmes atteintes, mais en plus celles
des professionnels de la santé qui ne sont pas toujours bien informés au sujet de cette
problématique. C'est pourquoi tant de femmes cumulent des expériences d'échec en
tentant de trouver des solutions dans les cabinets médicaux, les laissant avec un
sentiment d'impuissance envers leur condition . Gordon, Manijeh, McComb,
16

Melegari et Sharp (2003) ont montré que 54% des femmes interrogées ne font pas
confiance à leur médecin pour gérer efficacement leur douleur.

La perception d ' une menace envers la relation avec une figure d ' attachement est la
troisième source de détresse qui déclenche le système d'attachement (Davis et
al., 2003; Mikulincer, Gilliath & Shaver, 2002). Tel que mentionné
précédemment, 76,6% des femmes interrogées par Gordon et al. (2003) craignaient
que la vestibulodynie ne ruine leur relation amoureuse, ce qui suggère que les femmes
peuvent interpréter la vestibulodynie comme une menace envers leur relation
amoureuse. Parce que les individus anxieux dans leur attachement sont
hypersensibles aux indices qui pourraient signifier la perte d'un partenaire (Fraley &
Shaver, 1997), leur tendance à percevoir la vestibulodynie comme une menace
pour le couple pourrait être particulièrement importante. Les résultats de Birnbaum et
al. (2006) offrent un appui à cette hypothèse en montrant que les individus anxieux
dans leur attachement sont plus susceptibles de développer des doutes quant à la
solidité de leur relation amoureuse lorsqu'ils sont confrontés à des expériences
sexuelles négatives. Plus précisément, ils ont observé que ces individus ont une
tendance plus marquée à adopter la croyance que la sexualité sert de
« baromètre » de la relation de couple. Autrement dit, la satisfaction sexuelle est
interprétée comme un indice signifiant une bonne santé conjugale, alors que les
difficultés sexuelles sont interprétées comme un indice que la relation est menacée.
Parce que la vestibulodynie est typiquement associée à des déficits au niveau du
fonctionnement et de la satisfaction sexuelle (Desrochers et al., 2008), cela pourrait
contribuer à déclencher des insécurités interpersonnelles chez les individus qui
sont particulièrement sensibles aux expériences de perte interpersonnelle.

Granot, Zisman-IIani, Ram , Goldstick et Yovell (20 11) ont été les premiers à publier
une étude mettant en lien la notion d'attachement et la dyspareunie. Ils ont utilisé à la
fois la mesure en continu et catégorielle pour investiguer la présence d' insécurités
d'attachement au sein d'un groupe de 45 femmes souffrant de dyspareunie. En ce qui
concerne leur mesure en continu, ils ont trouvé des scores d'évitement plus élevés
17

dans le groupe dyspareunie en comparaison au groupe témoin sans douleur. En ce qui


concerne les mesures catégorielles, ils ont trouvé une plus grande incidence
d'insécurité d'attachement dans le groupe dyspareunie comparativement au groupe
témoin sans douleur, et ont montré que des scores plus élevés d'attachement évitant
prédisaient une plus grande intensité de douleur. Sur la base de ces constatations,
Granot et al. (20 11) ont suggéré que la dyspareunie pourrait possiblement être une
conséquence d'attitudes contradictoires face aux relations intimes, comme le désir
d'intimité et de proximité contrasté à une peur de l'abandon.

1.1.7 Proposition d ' une variable médiatrice: l'affirmation de soi

Plusieurs raisons nous amènent à croire que les comportements d'affirmation de soi
pourraient nous aider à comprendre les associations entre 1' attachement et la
sexualité. Le concept d'affirmation sexuelle inclus deux composantes. La première
composante est la capacité à affirmer ses préférences sexuelles, habileté qui semble
compromise chez les individus anxieux dans leur attachement qui manifestent une
tendance à déférer leurs besoins sexuels en faveur de ceux du partenaire (Davis et al.,
2006). Quand la peur de perdre le partenaire active le système d'attachement, les
individus anxieux dans leur attachement ont tendance à manifester des
comportements visant à atténuer leur crainte. Face à une menace de perte
interpersonnelle, ils adoptent des comportements qui favorisent le maintien de la
relation, comme une recherche de proximité qui peut aller jusqu'à des comportements
d' accrochage excessifs (Bowlby, 1969, 1982; Cooper et al., 2006; Mikulincer &
Shaver, 2007; Shaver & Mikulincer, 2006) . Birnbaum , Weisberg et Simpson (2010)
ont démontré que la perception d'une menace à la relation amoureuse déclenchait un
désir de satisfaire les besoins sexuels du partenaire chez les femmes plus anxieuses
dans leur attachement, suggérant que leur sexualité pourrait être davantage orientée
vers la satisfaction des besoins du partenaire.

Birnbaum et al. (20 10) a constaté que les individus anxieux dans leur attachement
avaient tendance à utiliser la sexualité pour combler leurs besoins d'attachement. Ils
18

sont particulièrement enclins à utiliser les relations sexuelles pour réparer une relation
perçue comme étant menacée (Birnbaum et al., 2010). Accepter de continuer à
pratiquer la pénétration vaginale malgré la douleur pourrait bien tenir lieu de
stratégie visant à maintenir la relation de couple. En acceptant les
pénétrations douloureuses, la femme favoriserait la satisfaction sexuelle de son
partenaire et rassurerait du même coup sa crainte que la vestibulodynie puisse
conduire à la perte de son partenaire.

L'étude réalisée par Gordon et al. (2003) appuie l' hypothèse selon laquelle les
femmes atteintes de vestibulodynie sont particulièrement enclines à accepter de
s'engager dans des activités de pénétrations vaginales douloureuses, nous
laissant croire que ces femmes pourraient avoir des difficultés à affirmer
leurs limites dans le contexte de la sexualité. Leurs résultats indiquent que seulement
22% des femmes interrogées avaient mis fin à des relations sexuelles à cause de la
douleur. L'étude qualitative de Ayling & Ussher (2008) montre que certaines femmes
sont prêtes à tolérer des symptômes assez sévères tels que des saignements abondants,
des attaques de panique, 1' impression de se faire violer, et plusieurs jours de sensation
de brûlure suivant la pénétration. Hallam-Jones, Wylie, Osborne-Cribb, Harrington
et Walters (2001) soulignent également cette tendance des femmes présentant une
vestibulodynie de continuer à pratiquer la pénétration vaginale, malgré la douleur et
la satisfaction limitée qu'elles tirent de ces expériences. Ces auteurs notent que peu de
femmes mettent l'accent sur la pratique d' activités sexuelles alternatives qui ne
seraient pas douloureuses (Hallam-Jones et al., 2001 ), ce qui suggère que leur
sexualité pourrait être davantage orientée vers la satisfaction des besoins du
partenaire. Lorsqu'on les interroge sur les raisons pour lesquelles elles choisissent
de s'engager dans des relations sexuelles douloureuses, l'obligation de plaire au
partenaire est l'explication la plus fréquente, avec 27,3% des répondants qui affirment
se reconnaître dans cet item (Gordon et al. 2003).

L'anxiété d' attachement apparaît comme une variable potentiellement intéressante


pour expliquer la tendance de certaines femmes à consentir à des activités sexuelles
non désirées, un concept très proche de l' affirmation de soi. La deuxième composante
19

de l' affirmation sexuelle de soi réside dans la capacité à affirmer ses limites sexuelles,
qui inclut la capacité de refuser de s'engager dans des pratiques sexuelles non-
désirées. L' affirmation sexuelle est considérée comme une habileté essentielle pour le
développement d' une sexualité saine et agit à titre de protection contre les
comportements sexuels à risque comme les relations sexuelles non-protégées menant
à des grossesses non-désirées ou des maladies transmises sexuellement (Morokoff et
al., 1998). Deux études ont montré que les individus anxieux dans leur attachement
étaient plus susceptibles de consentir à des relations sexuelles non désirées, ou
autrement dit à faire preuve d'acquiescement sexuel (Impett & Peplau, 2002 ; Genztler
& Kerns, 2004). Une troisième étude réalisée par Davis et al. (2006) constate que les
individus présentant une anxiété d' attachement ont davantage tendance à adopter une
attitude de déférence sexuelle, c'est-à-dire à se conformer aux désirs sexuels de son
partenaire.

Les raisons évoquées par les femmes pour expliquer ces comportements portent à
croire que l'acquiescement sexuel pourrait avoir une fonction de maintien de la
relation amoureuse. La recherche sur les motivations sexuelles appuie cette hypothèse
en montrant que les individus anxieux dans leur attachement sont plus susceptibles
de s'engager dans des relations sexuelles dans le but d'établir une proximité affective
avec le partenaire, se rassurer quant à l'intérêt de leur partenaire, prévenir les
conflits dans la relation, répondre aux besoins sexuels du partenaire, éviter l'abandon,
la colère ou la désapprobation du partenaire (Davis et al., 2004; Schachner & Shaver,
2004; Tracy et al., 2003; Cooper et al., 2006; lmpett &Pep lau, 2002 ; Lewin, 1985;
O'Sullivan & Allgeier, 1998; Shetland & Hunter, 1995).

Ces dynamiques rendent les individus anxieux dans leur attachement plus à risque de
consentir à des activités sexuelles non-désirées qui pourraient en retour avoir des
effets néfastes sur leur fonctionnement sexuel et satisfaction sexuelle (Gentzler &
Kerns, 2004; Impett & Peplau, 2002). Ainsi, nous croyons que la variable
d' affirmation sexuelle pourrait jouer un rôle de médiateur dans la relation entre
l' attachement et l' adaptation sexuelle des femmes présentant une vestibulodynie. Des
études ont montré que l'affirmation sexuelle est associée à de meilleures fonction et
20

satisfaction sexuelles (Hulbert, 1991). Dans le contexte de la douleur vulvo-vaginale,


la capacité d'affirmation de ses limites sexuelles et de communiquer ses préférences
sexuelles pourrait être un facteur déterminant dans l'expérience de la douleur et
l'adaptation sexuelle des couples qui sont confrontés à la vestibulodynie. Si les
comportements d 'acq uiescement sexuel ont le potentiel de permettre à la femme de
réguler sa peur d 'être abandonnée par le partenaire, ces comportements risquent
cependant d 'avo ir un impact négatif sur la douleur et le fonctionnement sexuel sur
une perspective à long terme. Les difficultés d'affirmation sexuelle pourraient amener
ces femmes à accumuler des expériences de douleur répétées, comportement
potentiellement dommageable, car il est maintenant reconnu que la douleur aigüe peut
passer vers un stade chronique lorsque les nocicepteurs sont stimulés de manière
soutenue ou répétée (Harper, 2007). De plus, chaque fois qu'une femme choisit
d'accepter de s'engager dans une relation sexuelle douloureuse, elle choisit aussi
d'associer le contexte sexuel avec un stimulus aversif, ce qui pourrait
également contribuer à inhiber le désir et l'excitation sexuelle.

Contrairement aux individus anxieux dans leur attachement, les individus


évitants manifestent plutôt une inhibition des comportements de recherche de
proximité résultant en un style de personnalité indépendant et auto-suffisant. Ces
derniers sont généralement mal à l'aise avec l'intimité et préfèrent garder une distance
émotionnelle en relation avec les figures d'attachement, conduisant à des
relations interpersonnelles à faible investissement (Brennan et al., 1998; Hazan &
Shaver, 1994; Mikulincer & Shaver, 2007; Shaver & Mikulincer, 2006; ). Leurs
motivations pour s'engager dans des interactions sexuelles ne sont pas liées à des
aspects interpersonnels de la sexualité et leur attention est plus orientée vers la
satisfaction de leurs besoins sexuels, contrairement aux anxieux qui sont orientés vers
les besoins de l'autre (Birnbaum et al., 2006; Schachner & Shaver, 2004). Ils sont
aussi moins susceptibles de désirer leur partenaire lorsque la relation amoureuse est
menacée, ce qui suggère qu'ils pourraient être moins enclins à manifester des
comportements d 'acquiescement sexuel tel qu 'observé chez les individus anxieux
dans leur attachement (Birnbaum et al., 201 0). Pourtant, la recherche montre que
l'attachement évitant est également associé à une tendance à se conformer à des
, - - - - -- - - - - - - - -- - - - - - - -

21

relations sexuelles non désirées, quoique les motivations sous-jacentes aux


comportements semblent différentes (lmpett & Peplau, 2002; Genztler &
Kerns, 2004). Comme pour les individus anxieux, les études tendent à démontrer que
les individus évitants décrivent moins de plaisir lié à la sexualité, sont plus
susceptibles de manifester des aversions sexuelles, que ce soit sous forme cognitive
ou affective, et sont généralement moins satisfaits de leurs interactions
sexuelles (Birnbaum, 2007; Birnbaum et al., 2006; Brassard, Peloquin, Dupuy,
Wright & Shaver, 2012; Butzer & Campbell, 2008; Davis et al., 2006; Fricker &
Moore, 2002; Tracy et al., 2003).

1.1.8 Objectifs et hypothèses

Parce que la vestibulodynie est un problème qui implique les deux membres du
couple et que chacun manifeste ses propres réponses pour s' adapter à cette situation,
la présente étude adopte une approche dyadique. Les réponses de chaque partenaire
peuvent interagir et créer des dynamiques relationnelles qui seraient impossibles à
identifier en évaluant la perspective d'un seul des membres du couple. Les styles
d' attachement des deux partenaires sont susceptibles de contribuer à l' adaptation
sexuelle du couple. Jusqu ' à maintenant, très peu d' études ont investigué les
associations entre l'attachement et la sexualité en incluant la perspectives des deux
membres du couple, ce qui est considéré comme une limite importante selon
Mikulincer et Shaver (2007), qui recommandent que des études dyadiques soient
conduites afin que soient mieux reflétées les dynamiques relationnelles entre les
partenaires. Des efforts récents pour élaborer un cadre théorique sur le lien
attachement et sexualité ont également critiqué le fait que la recherche se soit limitée
à étudier ces associations de manière très descriptive, soit avec des études
corrélationnelles (Dewitte, 2012) . Maintenant que nous avons identifié plusieurs
associations entre les dimensions de l' attachement et des variables liées à la sexualité,
Dewitte (2012) souligne le besoin d' aller préciser les mécanismes qui pourraient
expliquer ces associations, en allant cibler des variables médiatrices. De plus, peu
d' études ont investigué ces associations dans des échantillons d' individus qui
22

présentent des difficultés sexuelles. Cette étude vise donc à combler les lacunes de la
recherche actuelle en adoptant une approche dyadique, en proposant un médiateur
pour expliquer le lien attachement-sexualité, et en ciblant une population clinique de
couples où la femme présente une vestibulodynie.

Spécifiquement, la présente étude vise à exammer les associations entre les


dimensions de l'attachement, la douleur, ainsi que deux variables d'adaptation
sexuelle (fonctionnement sexuel et satisfaction sexuelle) dans un échantillon de
couples dont la femme présente une vestibulodynie provoquée. Un deuxième objectif
de l'étude est d 'aller vérifier si l'affi rmation sexuelle est une variable médiatrice qui
pourrait expliquer les relations entre les dimensions de l' attachement et les variables
d'adaptation sexuelle. Nous avons utilisé le «Actor-Partner Interdependence
Model» (Kenny, Kashy, & Cook, 2006) pour plusieurs raisons. Il a l'avantage de
positionner le couple en tant qu ' unité d'analyse. Il permet d'évaluer à la fois les effets
acteurs et les effets partenaires. Finalement, il permet de contrôler pour la non-
indépendance des données de couple.

Une première hypothèse postule que des degrés plus élevés d'attachement anxieux et
évitant seront associés à des douleurs plus intenses chez la femme. Ensuite, une
seconde hypothèse postule que des degrés plus élevés d 'attachement anxieux et
évitant seront associés à des niveaux plus faibles de fonction et satisfaction sexuelles.
Ces associations seront explorées pour les deux membres du couple en
contrôlant pour la nature interdépendante des données dyadiqu es (effets acteurs). La
troisième hypothèse concerne l' investigation des effets partenaires. Nous faisons
l' hypothèse que des degrés plus élevés d 'attachement anxieux et évitant chez un
partenaire seront associés à des scores plus faibles d 'adaptation sexuelle chez l'autre
partenaire (effets partenaires). La quatrième hypothèse porte sur la médiation. Nous
postulons que les craintes typiques qui caractérisent 1'attachement anxieux et évitant
pourraient être associées à des difficultés d'affirmation de soi, qui pourraient à leur
tour avoir un impact négatif sur la sphère sexuelle. Autrement dit, nous allons
examiner la possibilité que l'affirmation de soi agisse à titre de variable médiatrice
23

dans la relation entre les insécurités d'attachement et l'adaptation sexuelle chez les
couples dont la femme présente une vestibulodynie.
24

CHAPITRE Il
PRÉSENTATION DE L'ÉTUDE

L'article présenté dans le chapitre suivant intitulé « Attachment, sexual


assertiveness, and sexual outcomes in women with provoked vestibulodynia and their
partners : A mediation mode! »est actuellement sous presse au périodique Archives of
Sexual Behavior.
24

TITLE

Attachment, sexual assertiveness, and sexual outcomes in women with provoked vestibulodynia

and their partners: A mediation madel


25

ABSTRACT

Provoked vestibulodynia (PVD) is a prevalent women's sexual pain disorder, which is

associated with sexual function difficulties. Attachment theory has been used to understand adult

sexual outcomes, providing a useful framework for examining sexual adaptation in couples

confronted with PVD. Research to date indicates that anxious and avoidant attachment

dimensions correlate with worse sexual outcomes in community and clinical samples. The

present study examined the association between attachment, pain, sexual function and sexual

satisfaction in a sample of 101 couples in which the women presented with PVD. The Actor-

Partner Interdependence Madel was used in arder to investigate both actor and partner effects.

This study also examined the raie of sexual assertiveness as a mediator of these associations via

structural equation modeling. Women completed measures of pain intensity and both members

of the couple completed measures of romantic attachment, sexual assertiveness, sexual function

and satisfaction. Results indicated that attachment dimensions did not predict pain intensity. Both

anxious and avoidant attachment were associated with lower sexual satisfaction. Only attachment

avoidance predicted lower sexual function in women. Partner effects indicated that higher sexual

assertiveness in women predicted higher sexual satisfaction in men. Finally, women's sexual

assertiveness was found to be a significant mediator of the relationship between the ir attachment

dimensions, sexual function and satisfaction. Findings highlight the importance of exarnining

how anxious and avoidant attachment may lead to difficulties in sexual assertiveness and to less

satisfying sexual interactions in couples where women suffer from PVD.


26

KEYWORDS

Provoked Vestibulodynia; Attachment; Sexual Assertiveness; Sexual Function; Sexual

Satisfaction
27

INTRODUCTION

Provoked vestibulodynia (PVD), a subset of vulvodynia, is a frequent cause of

dyspareunia, or pain during intercourse (Meana & Binik, 1994). Defmed as pain located at the

vulvar vestibule, PVD affects 12% ofwomen in the general population (Harlow, Wise, &

Stewart, 2001). Beyond the experience of pain, PVD is associated with sexual functioning

impairments such as low sexual desire, diminished sexual arousal, impaired orgasmic capacity

and reduced sexual satisfaction (Desrochers, Bergeron, Landry, & Jodoin, 2008). According to a

recent etiological mode! (Zolnoun et al., 2006), PVD could result from the convergence of a

variety of pathophysiological mechanisms including the modulation of pain by psychosocial

variables. A growing body of research suggests that interpersonal variables such as couple

functioning and partner responses are associated with pain intensity and pain behaviors (Kiecolt-

Glaser & Newton, 2001). To date, only a handful of studies have explored these associations

among women with vulvo-vaginal pain. Despite the fact that PVD is not necessarily associated

with general relationship maladjustment (Smith & Pukall, 2011), two cross-sectional studies

have shown that specifie partner responses toward pain, such as increased solicitousness and

negative responses, can predict higher pain intensity and modulate sexual satisfaction (Desrosiers

et al., 2008; Rosen, Bergeron, Leclerc, Lambert, & Steben, 201 0).

One important interpersonal aspect of PVD is the negotiation of sexual intercourse with

the partner. Qualitative research suggests that many women are tom between their desire to meet

their partner's sexual needs and their desire to avoid the emotional and physical suffering of

enduring painful intercourse (Ayling & Ussher, 2008). Despite the pain and limited satisfaction

they derive from intercourse, studies indicate that the majority ofwomen with vulvar pain

choose to continue engaging in vaginal penetration (Gordon, Panahian-Jand, McComb, Melegari,


28

& Sharp, 2003; Hallam-Jones, Wylie, Osborne-Cribb, Harrington, & Walters, 2001).

Unfortunately, engaging in unwanted painful sexual intercourse on a regular basis may promote

the development of chronic pain in women with PVD, since it is now recognized that repetitive

pain experiences contribute to the sensitization ofnociceptors (Gebhart, 2007; Harper & Schug,

2007; Mense & Schaible, 2007).

Attachment theory can provide a useful framework for understanding why women

consent to painful sexual experiences. Attachment patterns are constructed within early

experiences with primary caregivers, who then become attachment figures (Mikulincer &

Goodman, 2006). Hazan and Shaver (1987) have extended attachment theory to the context of

romantic love and recent studies suggest that attachment patterns are closely linked to adult

sexual cognitions, emotions and behaviors (Cooper et al., 2006; Dewitte, 2012). Adult

attachment styles are conceptualized as regions in a continuous two-dimensional space resulting

in four styles of attachment (Brennan, Clark, & Shaver, 1998). Attachment anxiety and

attachment avoidance are the two main dimensions of insecure attachment. Based on these two

dimensions, four attachment styles can be derived: (1) secure attachment, which is a combination

oflow anxiety and low avoidance, (2) fearful attachment, which is a combination ofhigh anxiety

and high avoidance, (3) preoccupied attachment (high anxiety and low avoidance), and (4)

disrnissing attachment (high avoidance and low anxiety). The present research focuses on

anxious and avoidant attachment dimensions (anxiety about rejection and avoidance of intimacy)

and their link with pain and sexual outcomes in a sample ofwomen with PVD. It also

investigates the potential role of sexual assertiveness in the mediation ofthese associations.

Anxiously attached individuals are hypersensitive to eues that could signify the Joss of

the partner (Fraley & Shaver, 1997). Attachment theory makes the assumption that the
29

attachment system will be triggered when an individual perceives a threat to a relationship with

an attachment figure (Davis, Shaver, & Vernon, 2003; Mikulincer, Gillath, & Shaver, 2002).

Negative sexual experiences are particularly likely to be interpreted as a relationship threat by

anxiously attached individuals. Birnbaum, Reis, Mikulincer, Gillath and Orpaz (2006) observed

that anxiously attached individuals have a marked tendency to adopt the belief that sexuality

serves as a barometer of the romantic relationship. Therefore, they are more susceptible to

develop doubts about their relationship when confronted with negative sexual experiences.

Because PVD is associated with deficits regarding sexual functioning and satisfaction, it could

contribute to trigger interpersonal insecurities among individuals who are particularly sensitive

to experiences of interpersonalloss. Interestingly, a web-based survey conducted among 428

women with vulvar pain found that 76.6 % of participants feared that their pain might ruin their

relationship, which suggests that PVD might be a trigger for attachment insecurities (Gordon et

al., 2003).

When fear of losing the partner activates the attachment system, anxiously attached

individuals tend to manifest certain behaviors in order to attenuate their fear. In the face of

relationship threat, they adopt behaviors that promote relationship maintenance such as excessive

proximity seeking or clinging (Cooper et al., 2006; Mikulincer & Shaver, 2007; Shaver &

Mikulincer, 2006). Birnbaum, Weisberg and Simpson (2010) have found that anxiously attached

individuals rely heavily on sex to meet their attachment needs. In the face of relationship threat,

they are particularly prone to use sex to repair the threatened relationship (Birnbaum et al.,

201 0). Agreeing to continue practicing vaginal penetration despite pain and not being assertive

about their sexual preferences could weil serve as strategies aimed at maintaining the romantic

relationship in women with PVD. By accepting painful penetration, the woman would promote
30

the sexual satisfaction of her partner and at the same time reassure her own fear that pain could

lead to the eventualloss of her partner. However, in a long-term perspective, these non-assertive

behaviors may have detrimental effects on pain, sexual functioning and satisfaction.

Correlational studies already show that attachment anxiety is associated with poorer sexual

experiences (Birnbaurn, 2007; Brassard, Peloquin, Dupuy, Wright, & Shaver, 2012; Butzer &

Campbell, 2008; Costa & Brody, 2011 ; Davis et al. , 2006; Gentzler & Kerns, 2004) and greater

sex-related worries (Birnbaurn et al., 2006; Davis et al., 2006). Two studies using a dyadic

approach have shown interesting partner effects indicating that an individual's attachment can

predict their partner' s sexual outcome (Brassard et al. , 2012; Butzer & Campbell, 2008). More

specifically, Brassard et al. (2012) found that men's attachment anxiety was associated with

higher sexual dissatisfaction in women.

In contrast to anxiously attached individuals, avoidant individuals manifest inhibited

proximity seeking behaviors, resulting in an independent and self-reliant style of coping. They

generally feel uncomfortable with intimacy and prefer to keep emotional distance from

attachment figures, leading to low investrnent in interpersonal relationships (Hazan & Shaver,

1994; Mikulincer & Shaver, 2007; Shaver & Mikulincer, 2006). Their motivations for engaging

in sexual interactions are less related to interpersonal aspects of sexuality (Schachner & Shaver,

2004). Research has begun to show that avoidant attachment is also associated with a tendency to

be less assertive sexually and to comply with unwanted sex, although motivation underlying this

behavior would be different (Gentzler & Kerns, 2004; Impett & Peplau, 2002). Evidence shows

that individuals higher in avoidant attachment report less sex-related pleasure (Birnbaum et al.,

2006; Tracy, Shaver, Albino, & Cooper, 2003), are more likely to manifest aversive sexual

affects and cognitions (Birnbaurn, 2007; Birnbaum et al. , 2006), and are generally less satisfied
31

with their sexual interactions (Brassard et al., 2012; Butzer & Campbell, 2008; Davis et al.,

2006; Fricker & Moore, 2002). Further, two dyadic studies indicated that partners of individuals

with higher attachment avoidance report lower sexual satisfaction (Brassard et al., 2012; Butzer

& Campbell, 2008).

Because PVD is a sexual problem that impacts both members of the couple and that each

manifests his or her own responses to adapt to this challenging condition, we adopted a dyadic

approach. The responses of each partner can interact and create relationship dynamics that

cannot be captured when assessing only the perspective of one member of the couple.

Attachment styles ofboth partners are likely to contribute to the couple's sexual adaptation.

Until now, very few studies investigating the sex-attachment link have included both partners'

perspectives, which is considered to be an important limitation according to Mikulincer and

Shaver (2007), who recommend conducting dyadic studies to better reflect the interactional

dynamic between partners' attachment insecurities. Recent efforts to elaborate a theoretical

perspective on the sex-attachment link have also criticized the fact that research has been limited

to studying this association in a descriptive manner (Dewitte, 2012). Pathways that mediate the

sex-attachment link need to be identified. Moreover, few studies have investigated this

association in samples comprising individuals who present with actual sexual difficulties. This

research aims to fill these gaps by adopting a dyadic approach and proposing a new mediator that

could potentially explain how attachment might be associated with sexual outcomes in a sample

ofwomen with PVD and their partners, namely sexual assertiveness.

It is plausible that sexual assertiveness could mediate the relationship between attachment

insecurities and sexual impairments. The concept of sexual assertiveness refers to the ability to

communicate openly about sexual matters including the initiation of sexual activity, refusai of
32

unwanted sexual activities, communication of sexual preferences and negotiation of desirable

sexual behavior such as contraceptive use and safer-sex behavior (Morokoff et al., 1997; Pierce

& Hurlbert, 1999). The ability to assert one ' s sexual preferences seems to be irnpaired in women

with attachment anxiety, who may be more likely to respond to their partners' sexual needs rather

than to their own (Davis et al., 2006). The assertion of one' s sexual limits, which refers to the

capacity to refuse to engage in unwanted sexual practices, also seems to be impaired in women

with attachment anxiety as seen in sexual compliance studies (Gentzler & Kems, 2004; Impett &

Peplau, 2002). Sexual assertiveness is considered an essential skill for the healthy development

of sexuality, protecting individuals from risky sexual behavior (Morokoff et al., 1997). It is also

associated with better sexual functioning and satisfaction (Hurlbert, 1991 ). In the context of

vulvo-vaginal pain, the ability to assert one's sexuallimits and to comrnunicate sexual

preferences might be an important factor in determining the experience of pain and the sexual

adaptation of couples who are confronted with this challenging condition.

The present study examined the associations between attachment dimensions, sexual

assertiveness, pain as well as sexual function and satisfaction in a sample of couples in which the

woman suffers from PVD. We used the Actor-Partner Interdependence Model (Kenny, Kashy, &

Cook, 2006) because it has the advantage of positioning the couple as the unit of analysis,

enables the assessment of actor and partner effects, and controls for the non-independence of the

dyadic data. More specifically, we hypothesized that higher degrees of anxious and avoidant

attachment would be associated with higher levels of women' s pain and lower levels of sexual

functioning and satisfaction in both members of the couple (actor effects). We also predicted that

higher degrees of anxious and avoidant attachment in one partner would be associated with

worse sexual outcomes in the other partner (partner effects). We further hypothesized that the
33

typical fears that characterize attachment anxiety and avoidance could bring women with PVD to

exhibit difficulties regarding sexual assertiveness, which in turn would be related to their pain

and sexuality outcomes. Thus, we examined whether sexual assertiveness mediated the

relationship between attachment dimensions, pain, sexual functioning and sexual satisfaction in

women with PVD.

METHOD

Participants

Women were recruited from July 2006 through July 2009 via different means such as

gynecologists' referrals, local media advertisements (newspapers, magazines targeting adult

female readers, and references from other research teams studying a similar population). Women

recruited in gynecological clinics met with a research assistant who explained what study

participation entailed. Women who were recruited via advertisements contacted a research

assistant by telephone. A research assistant conducted a structured interview in order to screen

women for eligibility. The screening interview aimed to ensure that the women's symptoms

corresponded to PVD. Women who met the inclusion criteria were then asked to solicit the

participation of their sexual partner. Partners who agreed to parti ci pate were included in the

study as male participants. Ali couples were heterosexual. The sample of couples included 41 %

recruited at visits to physicians, 7 % recruited at visits to other health professionals (e.g. ,

psychologist, physiotherapist), 44 % recruited through advertisements, 7 % recruited via

participation in another PVD study, and 1 % unknown. The gynecologist confirmed the diagnosis

ofPVD with the cotton- swab test when women were recruited in medical clinics. Paired t-tests

revealed that women whose diagnosis was confirmed with a gynecological exam were not

significantly different from the rest of the sample in terms of pain intensity (t = -.619, p = .946),
34

sexual functioning (t = .639,p = .172), sexual satisfaction (t = -.657, p = .584) and sexual

assertiveness (t = .267, p = .755). A total of 143 couples were recruited and 126 of them returned

both questionnaires, a response rate of 88 %. Ten couples were eliminated because of missing

data, and 15 couples were eliminated because they had not been sexually active in the last four

weeks, for a final sample size of 101 couples.

The study sample consisted of 101 heterosexual couples engaged in a committed

relationship for at !east six months, in which the woman presented with PVD. Women's

inclusion criteria were the following: (a) 18 years of age or older, (b) pain of a minimal duration

of six months and occurring during at least 75% of vaginal penetration attempts, (c) presence of

pain located in the vulve-vaginal area (i.e. entrance of the vagina), (d) pain intensity of at least 4

on a scale of 0-10. Women who had continuous (or unprovoked pain) were excluded, as weil as

women whose pain was not located in the vulve-vaginal region (e.g. deep dyspareunia). Finally,

women who were pregnant, who presented an active vaginal infection, vaginismus, or a major

medical and/or psychiatrie illness were also excluded. There was no inclusion criterion for the

partner and the only exclusion criterion was age less than 18 years. Non-sexually active couples

were excluded.

Measures

Pain Intensity

Pain intensity during intercourse was measured using a horizontal analog scale ranging

from 0 to 10. Women were invited to circle on paper the number that best corresponded to the

average pain intensity they felt during the last 6 months. The validity of this type of scale is weil

documented (Jensen & Karoly, 2001). It correlates positively and significantly with other pain

intensity measures (Jensen & Karoly, 2001). Only women answered the pain intensity scale.
35

Romantic Attachment

The two dimensions of romantic attachment were measured using the Experiences in

Close Relationships Scale-Revised (ECR-R) (Fraley, Waller, & Brennan, 2000). This 36-item

scale consists oftwo 18-item subscales assessing anxiety about rejection and avoidance of

intimacy. Both members of the couple indicated to which extent they agreed with each item

according to a 7-point Likert scale ranging from 1 (strongly disagree) to 7 (strongly agree). One

score for each dimension was computed by averaging items of each subscale, higher scores

indicating higher attachment anxiety and avoidance. Fraley et al. (2000) have provided evidence

for the reliability and validity of the ECR-R. In the current sample, Cronbach's alphas were .90

and .83 for the anxiety subscale, and .86 and .81 for the avoidant subscale, for women and men

respectively.

Sexual Assertiveness

We assessed our participants' ability to assert themselves in sexual situations using the

25-item Hurlbert Index of Sexual Assertiveness (Hurlbert, 1991). Participants were asked to rate

how strongly they agree to each statement with a 5-point Likert scale ranging from 1 (none of the

time) to 5 (all of the time) . The summation of each item provides a global score of sexual

assertiveness ranging from 0 to 100, higher scores representing a better capacity to be assertive

with sexual partners. Reliability and validity have been well demonstrated (Apt & Hurlbert,

1992; Hurlbert, 1991; Pierce & Hurlbert, 1999). In the current sample, Cronbach' s alphas were

.91 and .89 respectively for women and men.

Women 's Sexual Functioning

Women's sexual functioning was assessed using the Female Sexual Function Index

(Rosen et al., 2000). Its 19 items were designed to assess six domains of sexual function: sexual
36

desire, subjective arousal, lubrication, orgasm, sexual satisfaction, as well as pain. Higher scores

indicate healthier sexual functioning . Several studies have demonstrated the excellent reliability

and validity of this self-report measure (Meston, 2003 ; Rosen et al., 2000; ter Kuile, Brauer, &

Laan, 2006; Wiege!, Meston, & Rosen, 2005). In addition, the FSFI's psychometrie properties

have been specifically validated in a sample of women with vulvodynia, a broader category of

genital pain encompassing provoked vestibulodynia (Masheb, Lozano-Blanco, Kohom, Minkin,

& Kems, 2004). In this sample, Cronbach' s alpha was .85.

Partner 's Sexual Functioning

The men' s version of the Sexual History Form was used to investigate partners' sexual

functioning (Nowinski & LoPiccolo, 1979). This self-report measure consists of 28 multiple

choice questions referring to various areas of sexual function such as frequency of sexual

activity, sexual desire, arousal, orgasm, pain and sexual satisfaction. A global surnmary score can

be calculated by averaging 12 selected items reflecting overalllevel of sexual functioning. This

global score varies between 0 and 1, with higher scores representing greater dysfunction.

Research has shown that the SHF global score possessed good temporal stability in addition to

adequate internai consistency coefficients (Creti et al. , 1998). Regarding discriminant validity,

the SHF can distinguish between sexually dysfunctional and healthy men (Creti et al. , 1998).

Sorne items refer to the attainment of orgasm through vaginal penetration. Considering that a

significant proportion of women with PVD are unable to practice vaginal penetration, the scale

needed to be adapted to the current population. Therefore, two items were deleted to irnprove the

internai consistency of the scale. The Cronbach alpha in this sample was .68 .

Sexual Satisfaction
37

The Global measure of Sexual Satisfaction (GMSEX) developed by Lawrance and Byers

(1995 , 1998) was used to assess satisfaction with the sexual relationship. Both members ofthe

couple were asked to describe their sexual relationship based on the following bipolar adjectives

scale: good-bad, pleasant-unpleasant, positive-negative, satisfying-unsatisfying, valuable-

worthless. Ratings were given according to a 7-point Likert scale for each pairs of adjectives

ranging from 7 (good, pleasant, positive, etc.) to 1 (bad, unpleasant, negative, etc.). Higher scores

indicate greater satisfaction, with possible scores ranging between 5 and 35. The GMSEX has

been shown to have good test-retest reliability, high internai consistency, as well as adequate

convergent validity (Byers & MacNeil, 2006; Lawrance & Byers, 1995, 1998). In the present

study, Cronbach' s alphas were respectively .89 and .88 for women and men.

Procedure

Women recruited in gynecology clinics who were eligible and consented to participate in

the study were given two different envelopes, one for them and one for the partner. Couples who

were recruited by advertisements and contacted by phone were sent the same packages by mail.

Each package contained consent forms, the previously described questionnaires, as well as basic

sociodemographic questions. Couples were asked to answer questionnaires separately and to

refrain from consulting each other's answers. Follow-up phone calls were made every two weeks

to facilitate a higher return rate of questionnaires, up to a maximum of six calls. Once couples

had retumed both questionnaires, they were offered compensation for their participation, which

consisted of a 30-minute telephone consultation with a clinical sexologist on our research team.

Couples who were unavailable for the telephone consultation received written documents

containing equivalent information. This study was approved by the Institutional review boards of

the university and university hospital where the research took place.
38

Data Analyses

Because of the dyadic nature of our sample, which implies non-independence of the data,

The Actor-Partner Interdependence Madel (Kenny et al., 2006) was used to examine associations

between [Link] dimensions, pain, and two different sexual outcomes: sexual satisfaction and

sexual functioning. Choosing APIM instead of usual regression strategies prevented us from

making type I or type II errors, which is a risk when performing traditional regressions with non-

independent data. SPSS was used to conduct APIM analyses. Attachment anxiety and avoidance

figured as independent variables. Each dimension of attachment was used to predict two sexual

outcomes: sexual satisfaction and sexual function. First, actor and partners ' effects were

examined. Actor effects are the association between the individual' s independent variable and his

or her own outcomes, while partner effects are the associations between an individual ' s

independent variable and his or her partner's outcomes.

Because we used two different questionnaires to measure sexual functioning in men and

women, a transformation was applied to men' s scores to make them comparable to women' s

scores (see Adjusted score of sexual functioning in Table 1). We created a dyad-structure data set

from an individual-structure data set by merging records. Then, data were standardized and

gender was recoded: women (-1) and men (1). [Link] variables from both partners ofthe

dyad were correlated as well as error terms of outcomes. Separate analyses were performed for

anxiety and avoidance dimensions. Second, mediation analyses using the AMOS structural

equation modeling program were performed to investigate whether sexual assertiveness could

mediate the relationship between attachment dimensions and sexual outcomes. The AMOS

structure equation modeling is also based on APIM and takes into account the non-independence

ofthe data.
39

RESULTS

Descriptive Statistics

Women's mean pain intensity during intercourse was 7.3 on a 0 to 10 scale. The majority

of couples were cohabitating (84.5 %) and 31.0 % reported being married. Mean age was similar

for men and women with a mean of 3 5 years for women and 37 for men. Years of education

were also similar with a mean of 16 years for both partners, which corresponds to a bachelor

degree. The couple median annual income fell within the category ranging from 60,000 and

70,000$CDN. Participants were mostly Canadians. Means and standard deviations for

attachment dimensions and outcome variables are shown in Table 1. Men and women' s

attachment scores did not differ significantly according to a paired t test. Each variable was

exarnined for normality of distribution. The following variables required corrective

transformations to restore skewness: pain intensity, attachment for women and men, sexual

functioning for women and men, and sexual satisfaction for men. Kurtosis was normal for all

variables.

Zero-order Correlations

Correlations between attachment dimensions, sexual function, sexual satisfaction and

sexual assertiveness can be found in Table 2. Zero-order correlations between attachment

variables showed that women's attachment anxiety and avoidance dimensions were positively

related, indicating that women who tend to be anxiously attached also tend to report higher

attachment avoidance. Men's scores displayed the same pattern: men's attachment anxiety scores

were positively related to men's attachment avoidance. Women's attachment anxiety was not

related to partners ' attachment dimensions, however their avoidance scores were positively

related to both of the partners' attachment dimensions. Higher attachment avoidance in women
40

was associated with higher attachment anxiety in men. Higher attachment avoidance in women

was also associated with higher attachment avoidance in mal participants. This result highlights

the non-independence of our data therefore justifying the necessity of choosing a statistical

procedure that controls for this phenomenon. Zero order correlations were computed between

pain intensity scores and beth dimensions of attachment. Results indicated that neither

attachment anxiety or attachment avoidance scores were correlated with pain intensity.

Therefore, no further analyses involving pain were conducted. Zero-order correlations were also

computed between socio-demographic variables and main outcomes. Correlations were all below

.30 and therefore no covariate needed to be included in the main analyses.

Attachment in Relation to Sexual Outcomes

With regard to sexual satisfaction, acter effects were observed for beth dimensions of

attachment. An ac tor effect was detected for the anxiety dimension in women only. Higher

attachment anxiety scores were associated with lower levels of sexual satisfaction in women (/J =

-.23, p = .01). No acter effect was observed for men with regard to attachment anxiety (/J = -.07,

p =. 55). An actor effect was found between attachment avoidance and sexual satisfaction for

women (/J = -.20,p = .04) and men (/J = -.24, p = .02). Specifically, higher avoidance scores were

associated with lower sexual satisfaction in men and women. With regard to sexual functioning,

only an acter effect was found for the avoidant dimension in women (/J = -.20, p = .02). Higher

avoidant scores were associated with lower levels of sexual functioning in women.

As for sexual assertiveness, APIM analyses revealed acter effects for beth dimensions of

attachment, meaning that individuallevels of attachment anxiety and avoidance were associated

with individuallevels of sexual assertiveness. Higher attachment anxiety in men (/J = -.26, p =

.01) and women (/J = -.22, p = .02) was associated with the ir own lower levels of sexual
41

assertiveness. The same pattern was observed regarding the avoidance dimension of attachment

for men (j3 = -.36, p = .01) and women (j3 = -.36, p = .01). Actor effects showed that higher

individuallevels of attachment avoidance were associated with lower individuallevels of sexual

assertiveness, in both men and women.

Mediation of Sexual Outcomes by Sexua1 Assertiveness

As a preliminary condition to perform mediation analysis, we also investigated whether

sexual assertiveness would be a significant predictor of sexual outcomes. Actor effects were

detected for both sexual function and satisfaction with regard to sexual assertiveness as the

independent variable. Higher sexual assertiveness predicted better sexual functioning in both

men (j3 = .16, p = .01) and women (j3 = .39,p = .001). Higher sexual assertiveness predicted

better sexual satisfaction in women only (j3 = .53,p = .001). One partner effect was detected in

the associations between sexual assertiveness and sexual outcomes. Higher scores of sexual

assertiveness in women predicted higher sexual satisfaction in men (j3 = .35 , p = .001).

Preliminary APIM results provided adequate support for sexua1 assertiveness being a

potential mediator of the association between attachment dimensions and the two remaining

sexual outcomes: sexual satisfaction and functioning. Four path analyses using AMOS were

conducted to test the mediational role of assertiveness. To determine whether the indirect path

through the mediator was significant, we computed 90 % confidence intervals around the

estimates using 1000 bootstrapping samples (Preacher & Hayes, 2008). We required a/Id/ratio

below 3, a comparative fit index (CFI) equal to or greater than .90, and a root mean square error

approximation (RMSEA) lower than .08. Results revealed that sexual assertiveness completely

mediated the association between: (a) attachment anxiety and sexual satisfaction in women (j3 =-

.13 [-.21; -.OS],p = .004); (b) attachment avoidance and sexual satisfaction in women (j3 = -.22 [-
42

.34; -.11 ], p = .002); and (c) attachment avoidance and sexual functioning in women (/J = -.19 [-

.30; -.09] ,p = .002). Mediation figures are presented in Figure 1 and 2 with goodness of fit

indices.

DISCUSSION

Using a dyadic approach, the primary goal of the present study was to examine

associations between attachment dimensions, pain and sexual outcomes in a sample of women

with PVD and their partners. A secondary objective was to identify a potential mediator ofthese

associations- sexual assertiveness. The data yielded five main findings : (a) Attachment

dimensions did not predict pain intensity; (b) Higher attachment anxiety and avoidance both

predicted lower sexual satisfaction; (c) Only the avoidance dimension predicted lower sexual

functioning in women; (d) One partner effect was detected in the relation between sexual

assertiveness and sexual outcomes; (e) Women' s sexual assertiveness was found to be a

significant mediator of the relationship between their attachment dimensions and sexual

outcomes.

Results showed no association [Link] attachment dimensions and pain intensity, in

contrast to tho se of Granot, Zisman-Ilani, Ram, Goldstick, & Yovell (20 11), who fou nd that

higher avoidance scores predicted higher pain intensity. Our results also contrast with those of

studies among other chronic pain populations, which suggest that attachment insecurities would

be linked to higher pain ratings (MacDonald & Kingsbury, 2006; Mc Williams, Cox, & Enns,

2000; Meredith, Strong, & Feeney, 2006). A small variance in pain intensity scores might

explain why pain does not co-vary with attachment variables in our sample. Studies also differ in

the way they measure attachment dimensions as well as pain intensity.


43

In terms of sexuality outcomes, higher attachment anxiety and avoidance both predicted

lower sexual satisfaction in couples with PVD. These results are similar to the ones found in

community sample studies (Birnbaum, 2007; Butzer & Campbell, 2008 ; Davis et al., 2006;

Fricker & Moore, 2002) as well as in studies of clinically distressed couples (Brassard et al.,

2012). Many reasons can explain why anxiously attached women with PVD are less satisfied

with their sexual experiences. Fear of losing the partner might bring anxiously attached women

to focus on the satisfaction of the ir partner' s need to the point that they forget to pay attention to

their own sexual sensations. Accordingly, anxiously attached individuals are less likely to

approach sexuality with a hedonistic attitude, suggesting that they might not have access to high

levels of sexual pleasure. This might be even truer in the context of PVD where pain limits the

potential for sexual pleasure. Moreover, the presence ofPVD might exacerbate the tendency of

anxiously attached women to carry on sex-related worries. The experience ofworries during

sexual interactions and an overinvestment in the partner' s experience might occupy a large

proportion of the attentional field, leaving little space to focus on physical sensations of pleasure,

which seems essenti al in building heightened experiences of pleasure (Kleinplatz & Menard,

2007). In the case of avoidant individuals, the intimate context of sexual intercourse coupled

with the challenges brought upon by the pain might explain why avoidant attachment also

predicts lower sexual satisfaction. A voidantly attached men and women may lack the

communication skills and capacity for intimacy needed to ensure satisfying sexual interactions in

spite of the pain.

Our results corroborated those of other studies showing that attachment avoidance, but

not anxiety, predicts aspects of sexual functioning (Brassard, Shaver, & Lussier, 2007; Cohen &

Belsky, 2008). Cohen & Belsky (2008) found that only the avoidant dimension of attachment
44

predicted impairments in orgasmic response in a sample of323 women from the community.

Brassard et al. (2007) also found that only attachment avoidance was associated with more

sexual problems in men, and that this association held only when the women also presented

avoidance. On the other hand, our results did not replicate previous findings showing that

attachment anxiety was associated with lower sexual functioning and impaired orgasmic

response in women (Bimbaum, 2007; Costa & Brady, 2011). This divergence might be

explained by the fact that our sample was comprised of women who present with a vulvo-vaginal

pain problem known to affect all aspects of sexual function, often to clinicallevels (Desrochers

et al., 2008). Previous studies have used community based or student samples. Scores of sexual

functioning might have a greater range ofvariability in the general population and a smaller

range in more homogenous samples such as the present one. Comparisons between studies are

further complicated by the fact that researchers have used different ways of measuring sexual

functioning. To date, only four studies have explored links between attachment dimensions and

various components of sexual functioning and only Bimbaum (2007) has used a global measure

of sexual functioning comprising four components. Two studies have focused on orgasmic

response only (Cohen & Belsky, 2008; Costa & Brady, 2011) and the last study investigated the

presence of a sexual problem in individuals consulting from the community (Brassard et al.,

2007). The association between sexual functioning and attachment avoidance was only

significant for women, suggesting that the relationship between attachment and sexual

functioning might differ across gender. This highlights the importance of investigating this

relationship separately in men and women.

Only one partner effect was significant in this study. Results showed that higher scores of

sexual assertiveness in women predicted higher sexual satisfaction in men. This result could be
45

explained by the fact that assertive women are more willing to discuss openly about sexuality,

including sexual difficulties. The openness to discuss sexual issues could lead to productive

problem solving strategies. This attitude may prevent couple from developing a widespread

avoidance of ali sexual interactions. More assertive women may try to find creative ways of

engaging in sexual activities in which the woman's pain is minimal or absent. Moreover, in the

context ofPVD, an open dialogue where both partners can express how the woman's pain

impacts the ir sexuallives may favour intimacy, which is a key factor for sexual satisfaction

(Bois, Bergeron, Rosen, McDuff, & Grégoire, 2013; Kleinplatz & Menard, 2007). Non-assertive

women who are less willing to talk about their pain may create more sexual distance, thereby

promoting sexual dissatisfaction among partners.

Our mediation results suggest that sexual assertiveness is an important variable in the

understanding of the association between attachment and sexual outcomes. More specifically,

sexual assertiveness completely mediated the association between attachment dimensions and

sexual satisfaction, and between attachment avoidance and sexual functioning in women with

PVD. This result confirms our prediction that anxiously attached women may lack the ability to

assert their sexual preferences, as seen in a study among college students indicating a tendency

for anxiously attached individuals to defer their sexual needs over to partners (Davis et al.,

2006). Insecurely attached individuals may lack the ability to assert their sexuallimits. Studies

found that both avoidant and anxious attachment were linked to more sexual compliance, that is

the tendency to engage in unwanted but consensual sexual practices (Gentzler & Kems, 2004;

Impett & Peplau, 2002). Our results suggest that these difficulties in asserting both sexual

preferences and limits may explain the lower sexual satisfaction and sexual functioning

impairments found in insecurely attached individuals. The ability to refuse to engage in


46

unwanted sexual practices is an important aspect of sexual assertiveness, which becomes even

more crucial in the context of PVD where vaginal penetration can cause significant pain to

women's genitals. In this context, engaging in unwanted sexual interactions could contribute to

promote sexual dissatisfaction in anxiously attached women with PVD, as well as in avoidant

ones. Moreover, repetitive pain experiences could contribute to the sensitization ofnociceptors,

thereby promoting the persistence of pain (Harper & Schug, 2007).

Although this study expands our knowledge conceming the sex-attachment link in a

sample of couples presenting with sexual difficulties, the correlational nature of our design limits

conclusions that can be drawn. Because attachment styles generally origin from early

experiences with caregivers, it is likely that attachment patterns could be positioned as

antecedents of sexual dynamics. On the other hand, the experience of orgasm triggers the release

of oxytocin, a neuropeptide that is also central in fostering the attachment system (Carmichael,

Warburton, Dixen, & Davidson, 1994; Carter, 1998; Diamond, 2003; Fisher, 1998; Fisher, Aron,

Mashek, Li, & Brown, 2002). Thereby, it is likely that the sex-attachment link rnight be

bidirectional, both processes reinforcing each other, mediated by a neurobiological substrate

such as oxytocin (Dewitte, 2012). In addition, the generalisation of our results is limited. The

associations were found in a specifie population of heterosexual couples in which women

presented with PVD. These findings need to be replicated in couples with other sexual

difficulties and in same-sex couples. Our measures were also limited. It would have been

interesting to use a measure of sexual satisfaction that distinguishes between satisfaction derived

from the physical aspects of sexuality (e.g. genital pleasure) and satisfaction derived from the

more affectionate and intimate aspects (e.g. cuddling, kissing), since anxious and avoidant
47

individuals seem to differ in their preferences for these two components of sexual satisfaction

(Brennan et al. , 1998; Davis et al., 2006; Gentzler & Kems, 2004; Hazan & Shaver, 1994).

Despite these limitations, this study expands our knowledge concerning the associations

between attachment and sexual outcomes in a sample ofwomen with PVD. Moreover, few

studies investigating associations between attachment and sexuality have included both members

of the couple. Results shed light on important interpersonal dynamics that can take place in the

lives of couples dealing with PVD, and how these dynamics can have implications for sexual

satisfaction and function. Findings highlight the importance of exploring attachment orientations

and examining how typical characteristics of attachment anxiety and avoidance may be

associated with difficulties in sexual assertiveness and with less satisfying sexual interactions. As

advocated by Johnson and Zuccarini (2010), an attachment-oriented approach offers an

integrated mode! of sexuality placed in the context of the couple. More clinicat attention toward

the negotiation of sexual practices in couples with PVD appears warranted, with a focus toward

alleviating the pressure that is often put on intercourse, promoting the development of sexual

flexibility, and giving the couple an opportunity to explore together in a more secure context

the ir sexuality while experiences of pain, frustration and disappointment are temporarily

minimized.
48

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57

Table 1 Means and Standard Deviations for Attachment Dimensions and Sexuality
Outcomes in Women and Men (N = 10 1)

Women Men

Variables M(range) SD M(range) SD

Attachment anxiety 2.58 (1 -7) 1.09 2.43 (1-7) .78

Attachment avoidance 2.61 (1-7) .85 2.45 (1-7) .70

Sexual assertiveness 84.34 (25 -125) 16.85 94.26 (25 -125) 13.59

Sexual functioning a 17.22 (2-26) 7.28 0.3349 (0.1593-1.000) .0689

Sexual functioning b NIA NIA 24.52 (2-26) 2.65

Sexual satisfaction 23 .01 (5-35) 6.04 24.43 (5-35) 6.00

a Original scores for sexual functioning; Adjusted score for sexual functioning .
58

Table 2 Correlations between attachment dimensions and main sexual outcomes in women and their partners (N= 101)

Variables 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

1. Anxiety W

2. Avoidance W .395 **

3. Assertiveness W -.238* -.426* *

4. Satisfaction W -.236* -.247** .532**

5. Functioning W .044 -.303** .303** .377**

6. Anxiety M .143 .266** -.060 -.045 .00 1

7. Avoidance M .124 .337** -.242** -.058 -.121 .472**

8. Assertiveness M .034 -.154 .146 .056 .294** -.228* -.380**

9. Satisfaction W -.008 -.149 .385** .484** .396** -.058 -.211* .107

10. Functioning M .032 -.082 .100 .079 .250* * -.108 -.040 .465** .159

*p < .05, **p <.01. ***p < .001.

Anxiety W = women's attachment anxiety; Avoidance W = women' s attachment avoidance; Assertiveness W = women's
sexual assertiveness; Satisfaction W = women's sexual satisfaction; Functioning W = women's sexual functioning; Anxiety M
= men' s attachment anxiety; Avoidance M = men' s attachment avoidance; Assertiveness M = men 's sexual asset1iveness;
Satisfaction M = men 's sexual satisfaction; Functioning M = men's sexual functioning.
59

r = .161 r=.341**

W Anxiety MAnxiety W Avoidance MAvoidance

-.240* -.275 ** -.423*** -.401 ***

w M M
R2 = .058 w 2
Assertiveness R2 = .076 Assertiveness R = .16 1

.523 *** .377*** .516*** .332***

W Sexual M Sexual W Sexual M Sexual


satisfaction satisfaction satisfaction satisfaction

R2 = .273 R2 = .277 R2 = .163

r = .338** r = .371 ***

;}ldf= .989, CFI = 1.00, NFI = .911 , x2!df= 1.529, CFI = .980, NFI = .950,
RMSEA = .000 [.000; .116] RMSEA = .073 [.000; .180]
Note. W = Women. M = Men Note. W = Women. M =Men

Figure 1. Sexual assertiveness as a mediator in the relationship between attachment and sexual satisfaction.
60

r= .l61 r= .341**

W Anxiety MAnxiety W Avoidance MAvoidance

-.240* -.275** -.423*** -.401 ***

w M M
R2 = .058 R2 = .076 w R2 =.161
As serti veness 2
Assertiveness R = · 179 Assertiveness Assertiveness

.448*** .464*** .449*** .463***

W Sexual M Sexual W Sexua1 M Sexual


functioning functioning functioning functioning

R2 = .200 R2 = .216 R2 = .215

r = .189 r = .189

x}ldf= .178, CFI = 1.00, NFI = .983 , x21df= .753 , CFI = 1.00, NFI = .951 ,
RMSEA = .000 [.000; .000] RMSEA = .000 [.000; .103]
Note. W = Women. M = Men Note. W = Women. M =Men

Figure 2. Sexual assertiveness as a mediator in the relationship between attachment and sexual functioning.
61

CHAPITRE III
DISCUSSION GÉNÉRALE

Le dernier chapitre de cet essai doctoral vise à élaborer davantage et à


synthétiser le contenu des chapitres précédents. Les objectifs et hypothèses de
recherche seront d'abord rappelés, suivis des résultats principaux de l'étude ainsi que
de l' interprétation des résultats. Finalement, ce chapitre se conclura sur les limites et
contributions cliniques et théoriques de l'essai .

3.1 Rappel des objectifs et hypothèses de recherche

Le but de la présente étude était d'examiner les associations entre les dimensions de
l' attachement, la douleur et les variables d 'aj ustement sexuel dans un échantillon de
femmes présentant une vestibulodynie provoquée et leurs partenaires. Elle utilise une
approche dyadique en incluant les deux membres du couple. Un deuxième objectif
était d'identifier une variable médiatrice pour expliquer ces associations, soit
l'affirmation sexuelle de soi. L'examen des données a permis de faire ressortir cinq
résultats principaux: (!) les dimensions de l'attachement ne sont pas associées à
l' intensité de la douleur; (2) des degrés plus élevés d'attachement anxieux et évitant
sont tous deux associés à une plus faible satisfaction sexuelle (effets acteurs); (3) un
degré plus élevé d'attachement évitant est associé à un plus faible fonctionnement
sexuel chez la femme seulement (effet acteur); (4) un seul effet partenaire a été
détecté dans l'association entre la variable d'affirmation de soi et les variables
d'ajustement sexuel; (5) l'affirmation de soi de la femme s'est révélée être une
variable médiatrice pour expliquer l'assoc iation entre les dimensions de son
attachement et les variables de son ajustement sexuel.
62

3.2 Principaux résultats et interprétation

Les résultats n' ont pas montré d' association entre les dimensions de l' attachement et
l' intensité de la douleur. Ce résultat n' appuie pas nos hypothèses, et va à l' encontre
des éléments théoriques présentés dans l' Introduction. La théorie de l' attachement
identifiait la douleur comme une expérience susceptible d' activer le système
d' attachement (Bowlby, 1973). Les gens présentant des styles d'attachement
dysfonctionnels auraient tendance à anticiper la douleur avec une attitude plus
anxieuse, ce qui influencerait la perception de la douleur. L'appréhension anxieuse de
la douleur est l' élément central du modèle de douleur chronique diathèse-stress
d' Asmundson et Wright (2004). L ' appréhension anxieuse est à l' origine des réactions
inadaptées face à la douleur, telles que l' hypervigilance, les biais cognitifs, et
l'évitement des situations qui ont été associées à l'expérience douloureuse.
L'appréhension anxieuse de la douleur explique la réactivité musculaire et l' état
d' alerte général du système nerveux autonome sympathique. Toutes ces réactions
inadaptées forment une boucle de rétroaction qui entretient la peur de la douleur et
mène à des déficits fonctionnels de plus en plus importants. Les pensées
catastrophiques à propos de la douleur entretiennent la peur de la douleur et toutes les
réactions physiologiques qui . en découlent. L'état d' alerte physiologique est
accompagné d'un état d ' hypervigilance cognitif qui amène l'individu à détecter
rapidement le moindre indice de douleur. Des sensations qui ne sont pas
nécessairement de nature nociceptive peuvent même être interprétées comme des
sensations de douleur en raison de ces biais cognitifs. Au final , l' état d'alerte
physiologique et l' hypervigilance facilitent la perception de la douleur.

Nos résultats contrastent avec ceux des études réalisées auprès d' échantillons
d' individus présentant d ' autres types de douleurs chroniques. Ces études suggèrent
également que les insécurités d' attachement seraient associées à des scores d' intensité
de douleur plus élevés (MacDonald & Kingsbury, 2006; McWilliams, Cox, & Enns,
2000; Meredith, Strong, & Feeney, 2006), alors que nos résultats ne montrent aucune
association. Nos résultats contrastent aussi avec ceux de Granot et al. (2011) qui ont
63

investigué le lien entre l' attachement et la douleur dans un échantillon de femmes


présentant des douleurs vaginales. Ils ont trouvé que les scores d ' attachement évitant
plus élevés étaient associés à des douleurs plus intenses. La faible variance de nos
scores d'intensité de douleur pourrait expliquer pourquoi ces scores ne covarient pas
avec les variables d'attachement dans notre échantillon. Les études diffèrent
également par la manière dont les dimensions de l' attachement ont été mesurées, de
même que les mesures d ' intensité de douleur. Ainsi, la faible variance et les
différences dans les instruments de mesurent pourraient expliquer la divergence entre
nos résultats et ceux des autres études.

Des niveaux plus élevés d ' attachement anxieux et évitant sont tous les deux associés
à une plus faible satisfaction sexuelle. Ces résultats sont similaires à ceux trouvés
dans des échantillons de la communauté générale (Birnbaum, 2007 ; Butzer &
Campbell, 2008; Davis et al., 2006; Fricker & Moore, 2002; Stephenson & Meston,
2011 ), de même que dans des échantillons cliniques de couples en détresse (Brassard
et al., 2012). Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi les femmes anxieuses dans
leur attachement sont moins satisfaites de leurs expériences sexuelles, et en particulier
les femmes présentant une vestibulodynie provoquée. La vestibulodynie pourrait
exacerber la tendance des individus anxieux dans leur attachement à entretenir des
inquiétudes à propos de la sexualité. Birnbaum et al. (2006) ont montré que les
individus anxieux dans leur attachement sont plus susceptibles de développer des
doutes quant à la solidité de leur relation amoureuse lorsqu'ils sont confrontés à des
expériences sexuelles négatives. Ils ont tendance à interpréter leurs difficultés
sexuelles comme un indice que la relation est possiblement menacée, ce qui
déclenche des inquiétudes. Ainsi, chez les femmes anxieuses dans leur attachement,
les difficultés sexuelles associées à la vestibulodynie pourraient être interprétées
comme une menace à la relation de couple et être à la source d ' inquiétudes qui
pourraient survenir pendant les relations sexuelles. Ces inquiétudes pourraient
contribuer à diminuer la satisfaction sexuelle chez les femmes anxieuses dans leur
attachement qui présentent une vestibulodynie.
64

La survenue des inquiétudes pendant les interactions sexuelles pourrait diminuer la


capacité de la femme à être pleinement présente à ses sensations sexuelles. Une des
causes des dysfonctions sexuelles serait la présence de distractions cognitives pendant
les activités sexuelles (Dove & Wiederman, 2011) . Les individus ayant cette tendance
seraient distraits par leurs pensées pendant leurs expériences sexuelles. Leur focus
attentionne! serait dirigé vers leurs pensées, ce qui les empêcherait de s' immerger
pleinement dans leurs expériences sexuelles. Les distractions cognitives se
présenteraient souvent sous la forme d' inquiétudes. La valence négative de ces
distractions amènerait ces individus à ressentir un état émotionnel négatif qui en
retour aurait un effet inhibiteur sur l' excitation sexuelle. Les distractions cognitives
de ce type diminueraient donc le fonctionnement sexuel de deux manières, en
empêchant l' individu d ' être pleinement attentif à ses sensations sexuelles, et en
provoquant des émotions négatives, dont l' anxiété. La capacité à concentrer son
attention sur les sensations sexuelles plaisantes apparaît essentiell e pour construire
des expériences de plaisir intense (Kleinplatz & Menard, 2007).

La crainte de perdre le partenaire est une inquiétude typiquement retrouvée chez les
femmes anxieuses dans leur attachement, ainsi que chez les femmes présentant une
vestibulodynie. Cette crainte pourrait amener les femmes à porter plus d'attention
vers la satisfaction des besoins du partenaire pendant les activités sexuelles. Cette
interprétation va dans le sens des résultats des études sur l' acquiescement sexuel qui
ont trouvé que les individus anxieux dans leur attachement avaient davantage
tendance à s' engager dans des activités sexuelles consentantes quoique non-désirées
(Gentzler & Kerns, 2004; Impett & Peplau, 2002) . Les comportements
d'acquiescement sexuel nous laissent penser que les individus qui manifestent ces
comportements accordent plus d'importance aux besoins des autres. Par exemple, la
satisfaction des besoins sexuels du partenaire semble plus importante que le respect
de leur absence de désir pour certaines activités sexuelles. En investissant plus
d'attention vers les besoins sexuels du partenaire, les femmes s'assurent que leur
partenaire est satisfait sur le plan sexuel. Si le partenaire est satisfait, elles sont moins
anxieuses à propos de l'intérêt du partenaire. Ainsi, leurs inquiétudes à propos de la
relation sont apaisées par l'attention portée à la satisfaction des besoins sexuels du
65

partenaire. Par contre, ce surinvestissement dans les besoins sexuels du partenaire


pourrait empêcher les femmes d'accorder de l'attention à leur propre expérience
sexuelle, ce qui pourrait contribuer à diminuer leur satisfaction sexuelle.

Les femmes anxieuses dans leur attachement pourraient également avoir tendance à
ne pas faire de demandes à leur partenaire. Par exemple, elles pourraient être
hésitantes à demander au partenaire de les satisfaire sexuellement. Elles pourraient
craindre d'être perçues comme étant exigeantes, ce qui pourrait déplaire au
partenaire. Tout comportement qui a le potentiel de déplaire au partenaire risque
d'être évité chez les femmes anxieuses dans leur attachement, car ces comportements
sont perçus comme des menaces à la relation amoureuse. Les incertitudes à propos
d'une relation compromettraient l'habileté à communiquer de manière efficace et
appropriée à propos de l'intimité sexuelle (Theiss, 2011). Les individus qui sont
incertains à propos d'une relation auraient tendance à éviter d'aborder certains sujets
plus sensibles et communiqueraient de manière plus indirecte. En retour, cette
tendance à communiquer de manière indirecte est associée à une satisfaction sexuelle
diminuée (Theiss, 2011 ). Cette association a été vérifiée autant pour les effets acteurs
que pour les effets partenaires. Par exemple, une femme qui communique de manière
indirecte est moins satisfaite sexuellement (effet acteur), et le partenaire d'une femme
qui communique de manière indirecte est également moins satisfait sexuellement
(effet partenaire). Dans le contexte de la vestibulodynie, si les femmes ne
communiquent pas directement leurs besoins sexuels à leurs partenaires, ces besoins
risquent d'être ignorés, et leurs partenaires risquent d'être insatisfaits sexuellement.
Le dévoilement des besoins sexuels, comme par exemple le dévoilement des
préférences sexuelles, est un facteur déterminant dans la satisfaction sexuelle.
Rheman, Rellini et Fallis (2011) ont montré qu'une plus grande capacité à dévoiler
ses préférences sexuelles était associée à des indices plus élevés de satisfaction et de
fonctionnement sexuel. MacNeil & Byers (2005) ont également démontré que le
dévoilement sexuel de soi contribuait à augmenter la satisfaction sexuelle. Ces
dévoilements de soi permettraient aux partenaires d ' améliorer leur connaissance des
préférences et aversions sexuelles, ce qui maximiserait les interactions sexuelles
positives (récompenses) et minimiserait les interactions sexuelles négatives (coûts).
66

Ainsi, la balance des récompenses comparativement aux coûts sexuels serait plus
favorable, et la satisfaction serait rehaussée (MacNeil & Byers, 2005) .

Dans le contexte de la vestibulodynie, la douleur limite l' accès aux plaisirs génitaux,
et à la satisfaction sexuelle. La femme est distraite par la sensation de douleur en soi,
ainsi que par une tendance à entretenir des pensées catastrophiques à propos de la
douleur (Desrochers et al., 2008). Ainsi, ces distractions supplémentaires sont
susceptibles d'éloigner davantage les femmes de la perception des sensations
sexuelles plaisantes. D ' ailleurs, les individus anxieux dans leur attachement ont
moins tendance à aborder la sexualité avec une attitude hédoniste. Ils accordent moins
d' importance aux plaisirs physiques de la sexualité (Brennan et al., 1998; Davis et al.,
2006; Gentzler & Kerns, 2004 ; Hazan & Shaver, 1994). Leur motivation sexuelle est
davantage axée sur la satisfaction de leurs besoins d' attachement. Ils utilisent la
sexualité pour établir une proximité émotionnelle avec le partenaire, pour se rassurer
quant à l' intérêt du partenaire, pour prévenir les conflits dans la relation, pour éviter
l'abandon ou la désapprobation du partenaire (Davis et al., 2004; Cooper et al., 2006;
Impett & Peplau, 2002; Schachner & Shaver, 2004; Tracy et al., 2003). Cette
orientation vers les besoins d' attachement, ainsi que le manque d' attention accordée
aux aspects plus sensoriels, pourraient expliquer pourquoi les femmes anxieuses dans
leur attachement sont moins satisfaites sexuellement, et ce dans le contexte particulier
de la vestibulodynie.

Nos résultats n'ont pas montré d' association entre l'attachement anxieux de l' homme
et sa satisfaction sexuelle. Certaines études ont démontré que les hommes anxieux
dans leur attachement étaient plus à risque de démontrer des comportements de
coercition sexuelle (Brassard et al., 2007). Par exemple, les hommes anxieux dans
leur attachement sont plus enclins à insister auprès de leur partenaire pour avoir des
relations sexuelles (Brassard et al., 2007). Ainsi, grâce à ces comportements
d' insistance, les hommes anxieux dans leur attachement sont peut-être plus en mesure
de réussir à obtenir la satisfaction de leurs besoins sexuels. Cette tendance pourrait
être renforcée si l' homme choisit une partenaire anxieuse dans son attachement. Cette
dernière risque d' être plus motivée à s'assurer que son partenaire soit satisfait
67

sexuellement. Elle risque de se soumettre plus facilement aux demandes insistantes de


l'homme anxieux dans son attachement, tel que le laissent penser les études sur
l' acquiescement sexuel (Gentzler & Kerns, 2004 ; Impett & Peplau, 2002). Par contre,
ces comportements d ' insistance auprès de la femme pourraient avoir des
répercussions négatives sur l' expérience sexuelle de la femme dans le contexte de la
vestibulodynie. Une femme qui ressent une douleur élevée et qui accepterait de céder
aux demandes insistantes de son partenaire en dépit d ' une douleur élevée risque de
vivre plus de détresse dans ses expériences sexuelles, en plus de risquer d'aggraver
son problème de douleur.

Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi les femmes et les hommes évitants dans
leur attachement sont moins satisfaits de leurs expériences sexuelles. Les individus
évitants ont généralement été en contact avec des figures de soins qui n' étaient pas
disponibles pour répondre à leurs besoins. En raison de ces expériences, ils ont
développé l' attente que les autres ne seront pas disponibles pour répondre à leurs
besoins. Ils ont développés une stratégie de désactivation, qui consiste à réduire leurs
demandes de soutien auprès des autres. Cette stratégie de désactivation leur permet
d'éviter la souffrance provoquée par l' indisponibilité de l' autre, alors qu ' ils sont dans
une situation de vulnérabilité. Ils ont appris à inhiber l' expression de leur détresse et
présentent un style de personnalité indépendant et auto-suffisant. Dans le contexte de
la douleur vaginale, les femmes évitantes pourraient avoir tendance à inhiber
l'expression de leur douleur, et de la détresse émotionnelle associée à l' expérience de
douleur. Lorsque la femme évitante choisit de ne pas exprimer sa douleur, le
partenaire peut ignorer que les relations sexuelles sont douloureuses pour celle-ci.
Ainsi, la femme est plus à risque d ' accumuler des expériences répétitives de douleur.
Ne connaissant pas l' existence de la douleur, le partenaire ne peut pas adapter ses
comportements sexuels afin de minimiser la douleur. Les femmes évitantes dans leur
attachement pourraient également avoir tendance à éviter d' ex primer leurs besoins
sexuels, parce qu ' elles ont développé l' attente que l' autre ne sera pas disponible pour
répondre à ces besoins. Ainsi, ces besoins risquent d'être négligés, voir ignorés.
Plusieurs activités sexuelles qui sont sans douleur peuvent contribuer à augmenter la
satisfaction sexuelle dans un contexte de vestibulodynie. En effet, la vestibulodynie
68

est un problème de douleur très localisé, et plusieurs zones érogènes sont préservées.
Lorsque le couple développe une sexualité diversifiée et investit la stimulation des
autres zones érogènes, la femme peut avoir accès à une grande quantité de plaisirs
sensoriels. Les femmes évitantes qui n'expriment pas leurs besoins sexuels sont
probablement moins enclines à chercher à combler leurs besoins sexuels en
diversifiant leurs pratiques sexuelles.

Les femmes et les hommes évitants pourraient également avoir tendance à éviter
d' exprimer les émotions qui sont provoquées par ce problème. La douleur vaginale
est une problématique qui est susceptible de provoquer plusieurs émotions négatives,
tel que la honte d'avoir un déficit sexuel, la frustration de ne pas pouvoir profiter des
plaisirs sexuels, la culpabilité de la femme face au partenaire qui est lui aussi privé
d' une expérience plaisante, la frustration du partenaire d'être privé d'une partie
importante de sa sexualité, la peur de faire mal à sa partenaire, l'impuissance devant
un problème de douleur chronique, le découragement, etc. Les individus évitants dans
leur attachement risquent d'être moins ouverts à dévoiler leur vécu émotionnel à leur
partenaire, et ainsi augmentent leur probabilité de maintenir leur détresse
émotionnelle. Leur tendance à inhiber leurs comportements de recherche de soutien
limite les opportunités d' obtenir de la compréhension et de la réassurance de la part
du partenaire. De plus, cette stratégie de désactivation ne favorise pas l'établissement
d' une communication axée sur la résolution de problème, où chacun des partenaires
tente de trouver des solutions afin de minimiser les conséquences négatives de la
douleur sur la sexualité. Ainsi, les couples où les individus sont évitants dans leur
attachement sont probablement moins enclins à trouver des solutions pour adapter la
sexualité à la douleur, et par conséquent, sont moins satisfaits.

Nos résultats corroborent ceux des études qui montrent que 1'attachement évitant
prédit des aspects du fonctionnement sexuel (Birnbaum, 2007 ; Brassard et al., 2007;
Cohen & Belsky, 2008). Birnbaum (2007) a montré que les deux dimensions de
l'attachement étaient associées à un fonctionnement sexuel diminué, mais que la
diminution était plus marquée pour l' attachement anxieux. Cohen et Belsky (2008)
ont trouvé que seulement l' attachement évitant était associé à une altération des
69

réponses orgasmiques. Brassard et al. (2007) ont aussi trouvé que l'attachement
évitant était associé à davantage de problèmes sexuels chez les hommes. Cette
association tenait seulement quand la partenaire femme présentait un attachement
évitant. Nos résultats divergent des études qui ont montré que l' attachement anxieux
était associé à un plus faible fonctionnement sexuel et à une altération des réponses
orgasmiques chez la femme (Birnbaum, 2007; Costa & Brody, 2011). Cette
différence pourrait être expliquée par le fait que notre échantillon comprenait des
femmes qui présentent une dysfonction sexuelle reconnue comme altérant toutes les
composantes du fonctionnement sexuel (Desrochers et al., 2008), alors que les études
précédentes comportaient des échantillons d ' étudiants ou d ' individus provenant de la
communauté générale. Les scores de fonctionnement sexuel pourraient avoir une plus
grande étendue de variabilité dans la population générale, et une plus petite étendue
dans un échantillon homogène comme celui de la présente étude.

La comparaison entre les études est compliquée par le fait que les chercheurs ont
utilisé différentes mesures de fonctionnement sexuel. Notamment, la mesure de
Birnbaum (2007) comprenait quatre composantes, dont l' excitation sexuelle, la
capacité orgasmique, la satisfaction sexuelle et l'intimité pendant les relations
sexuelles. La mesure de fonctionnement sexuel de la présente étude s' attardait à des
aspects plus physiques de la réponse sexuelle, dont le désir sexuel, 1'excitation
sexuelle, la lubrification, la capacité orgasmique, la douleur, la satisfaction . Le fait
que la mesure de fonctionnement sexuel de Birnbaum (2007) comprenne une
composante d ' intimité peut expliquer les divergences retrouvées entre les résultats de
nos études respectives. En effet, l' importance accordée à l' intimité est une
caractéristique qui distingue les individus anxieux des individus évitants dans leur
attachement. Les individus anxieux dans leur attachement accordent beaucoup plus
d'importance à l'intimité dans les relations sexuelles. Ils ont tendance à utiliser la
sexualité pour établir une proximité avec leur partenaire et combler leur besoin
d ' intimité (Cooper et al., 2006; Davis et al., 2006; Schachner & Shaver, 2004). À
l'opposé, les individus évitants dans leur attachement ne sont pas intéressés par la
composante intimité. Au contraire, ils se comportent de manière à éviter l' intimité et
ne sont pas motivés par 1' aspect relationnel de la sexualité (Cooper et al., 2006; Davis
70

et al., 2006; Schachner & Shaver, 2004).

Jusqu'à maintenant, seulement cinq études ont exploré les relations entre les
dimensions de l'attachement et les différentes composantes du fonctionnement
sexuel. Seulement deux études ont utilisé une mesure globale du fonctionnement
sexuel qui comprenait plusieurs composantes (Birnbaum, 2007 ; Stephenson &
Meston, 2011). Deux études ont concentré leur attention sur la réponse orgasmique
seulement (Cohen & Belsky, 2008; Costa & Brady, 2011) et la dernière étude a
investigué la présence d'un problème sexuel chez les individus issus de la
communauté générale (Brassard et al., 2007). Les résultats de Brassard et al. (2007)
montrent que l'association entre le fonctionnement sexuel et l'attachement évitant
était seulement significative pour les données de la femme, suggérant que cette
relation pourrait différer en fonction du genre de l'individu. Nos résultats appuient la
présence de différences de genre, autant pour l' étude de la satisfaction sexuelle, que
pour celle du fonctionnement sexuel. Par exemple, nos résultats ont montré une
association entre l'attachement anxieux et la satisfaction sexuelle chez les femmes
seulement. Quant à la variable de fonctionnement sexuel, nos résultats ont montré une
association avec l'attachement évitant chez les femmes seulement. Ce résultat illustre
l'importance d ' investiguer ces relations de manière séparée chez les hommes et les
femmes, et l'importance d'inclure les deux genres dans les recherches futures. La
plupart des études ont inclus uniquement des femmes dans leur échantillon
(Birnbaum, 2007; Cohen & Belsky, 2008; Costa & Brady; 2011; Stephenson &
Meston, 2011), ce qui constitue une limite importante de ce champ de recherche. Les
résultats trouvés chez les femmes ne peuvent être généralisés à la population
masculine, entre autre parce que les femmes approcheraient la sexualité de manière
plus interpersonnelle que les hommes (Birnbaum & Laser-Brandt, 2002). Ainsi, une
variable de nature interpersonnelle comme l'attachement risque d' influencer
différemment la sexualité des femmes et des hommes.

L'étude de Stephenson et Meston (20 11) apporte un éclairage supplémentaire quant à


l'importance de distinguer les concepts de satisfaction et de fonctionnement sexuel.
La mesure de fonctionnement sexuel inclus dans la présente étude, de même que
71

celle utilisée par Birnbaum (2007), comprend une composante de satisfaction


sexuelle, ce qui laisse croire que la satisfaction sexuelle ferait partie du
fonctionnement sexuel. Or, certaines études montrent que les difficultés sexuelles ne
sont pas toujours associées à des insatisfactions sexuelles (Ferenidou, Kapoteli,
Moisidis, Koutsogiannis, Giakoumelous & Hatzichristou, 2008; Stephenson &
Meston, 2010). Ces résultats nous amènent à nous questionner sur l' importance de
distinguer ces deux concepts de satisfaction et de fonctionnement sexuel. Certaines
variables pourraient même jouer le rôle de modérateur dans la relation entre
fonctionnement sexuel et satisfaction sexuelle, dont l' attachement anxieux
(Stephenson & Meston, 2011 ). Les difficultés sexuelles pourraient occasionner des
niveaux d' insatisfaction différents selon le niveau d' intimité dans la relation
amoureuse (Stephenson & Meston, 2010). Dans le contexte d' une relation amoureuse
où le niveau d' intimité est élevé, les difficultés sexuelles occasionneraient moins
d'insatisfaction chez les individus anxieux puisque que le besoin d'intimité peut être
comblé autrement que par la sexualité. Mais dans le contexte d' une relation
amoureuses où le niveau d'intimité est faible , les difficultés sexuelles
occasionneraient plus de détresse et d' insatisfaction puisque le besoin d' intimité ne
peut pas être comblé à travers la sexualité. Également, comme les femmes anxieuses
dans leur attachement sont moins motivées par les composantes physiques de la
sexualité (sensations sexuelles plaisantes), leur niveau de satisfaction sexuelle serait
moins influencé par la présence d'une dysfonction sexuelle. Par exemple, une femme
anxieuse dans son attachement pourrait être satisfaite sur le plan sexuel même en
présence d ' une capacité orgasmique diminuée, parce qu ' elle accorde moins
d' importance à cette composante de la sexualité. Par contre, elle pourrait être plus
insatisfaite sexuellement, si elle percevait une baisse d'intimité dans ses interactions
sexuelles. Ces différences dans les préférences envers différentes composantes de la
sexualité (plaisirs physiques comparativement aux aspects relationnels) nous
indiquent l' importance de réfléchir à la manière dont nous définissons le concept de
fonctionnement sexuel, de même que l'importance de faire la distinction entre les
notions de fonctionnement sexuel et de satisfaction sexuelle.

Un seul effet partenaire s'est révélé significatif dans la présente étude . Les résultats
72

montrent que des scores plus élevés d'affirmation sexuelle chez la femme étaient
associés à des scores plus élevés de satisfaction sexuelle chez les hommes. Ce résultat
pourrait être expliqué par le fait que les femmes qui s'affirment davantage sont plus
enclines à discuter ouvertement à propos de la sexualité. Les femmes qui s'affirment
davantage sont plus ouvertes à communiquer leurs fantasmes sexuels, ce qui en retour
contribuerait à alimenter le désir sexuel de l'homme. Les résultats de l' étude de
couple de Rheman et al. (2011) appuient nos conclusions. Leur étude montre que la
capacité des femmes à dévoiler leurs préférences sexuelles était associée à une
meilleure satisfaction sexuelle du partenaire. Dans leur échantillon, les auteurs ont
observé un taux élevé de dysfonction sexuelle chez les femmes, qui était associé à
plus d'insatisfaction sexuelle chez les hommes. Ils font l'hypothèse que la capacité
des femmes à dévoiler leurs préférences sexuelles pourraient jouer un rôle de
médiateur dans la relation entre le fonctionnement sexuel des femmes et la
satisfaction des hommes. Ainsi, malgré la présence d'une dysfonction chez la femme,
le partenaire pourrait trouver une meilleure satisfaction si cette dernière est plus
ouverte à dévoiler ses préférences sexuelles. Dans le contexte de la vestibulodynie
provoquée, où le fonctionnement sexuel est généralement diminué (Desrochers et al.,
2008), le dévoilement des préférences sexuelles pourrait être un facteur important
pour expliquer la satisfaction sexuelle des hommes. Or, une étude montre que les
femmes présentant une dyspareunie ont une plus faible capacité de communication
sexuelle de couple que celles d ' un groupe témoin (Pazmany, Bergeron, Verhaeghe,
Oudenhove & Enzlin, 2014) .

Les femmes dont les capacités d'affirmation de soi sont déficientes risquent d'être
moins enclines à dévoiler leur douleur. Lorsqu'une femme choisit de ne pas divulguer
sa douleur, une grande partie de son expérience sexuelle est cachée au partenaire, ce
qui pourrait contribuer à créer de la distance sur les plans affectif et sexuel, et
promouvoir les insatisfactions entre les partenaires. Les femmes plus affirmatives qui
communiquent à propos de leurs difficultés sexuelles favoriseraient un dialogue de
couple permettant l'établissement de stratégies de résolution de problème plus
efficaces. Cette attitude pourrait prévenir le développement de comportements
d'évitement souvent observés chez les femmes présentant une vestibulodynie (Meana,
73

2009). Certaines femmes ont tendance à éviter toute forme de contacts sexuels, de
peur que ceux-ci ne mènent à la pénétration douloureuse qui est redoutée. Ces
comportements d 'évitement peuvent se généraliser à la majorité des interactions
sexuelles, voir même les contacts physiques affectueux non-sexuels. La capacité à
affirmer ses limites au partenaire, et à les faire respecter, pourrait aider le couple à
baliser la sexualité par des règles claires qui permettent à la fois de minimiser la
douleur et de préserver les activités sexuelles qui ne sont pas douloureuses. Dans
certains cas, la douleur est trop intense pour permettre la pénétration, et un interdit de
pénétration peut aider à diminuer l'anxiété associée à cette activité. Dans d'autres cas,
la douleur est variable et la pénétration peut être préservée si les conditions sont
favorables, par exemple si l'excitation sexuelle de la femme est suffisante pour
permettre une pénétration minimalement douloureuse. La capacité de la femme à
communiquer sa douleur pendant les relations sexuelle est un outil nécessaire à une
bonne gestion de la douleur, de même que la capacité de la femme à mettre fin à une
pénétration lorsque la douleur atteint un seuil trop élevé. Finalement, les femmes plus
affirmatives pourraient être plus en mesure de trouver des manières créatives de
s'engager dans des activités sexuelles qui provoquent des douleurs minimales, ou des
activités où la douleur est absente. Plus encore, dans le contexte de la vestibulodynie,
un dialogue ouvert où les deu x partenaires peuvent exprimer comment la douleur
influence leurs vies sexuelles pourrait favoriser l'intimité, un facteur clé pour
expliquer la satisfaction sexuelle (Bois, Bergeron, Rosen, McDuff, & Grégoire, 2013;
Kleinplatz & Menard, 2007).

Nos résultats suggèrent que l' affirmation sexuelle de soi est une variable importante
pour comprendre les associations entre l'attachement et les variables d'ajustement
sexuel. Plus spécifiquement, les résultats montrent que l'affirmation sexuelle est un
médiateur dans la relation entre les dimensions de l'attachement et la satisfaction
sexuelle. Elle est également un médiateur dans la relation entre l'attachement évitant
et le fonctionnement sexuel chez les femmes présentant une vestibulodynie
provoquée. Ces résultats confirment notre hypothèse que les femmes anxieuses dans
leur attachement pourraient avoir des difficultés à affirmer leurs préférences
sexuelles, conformément à ce qui a été trouvé dans une étude auprès d'échantillons
74

d'étudiants universitaires, indiquant une tendance des individus anxieux dans leur
attachement à adopter une attitude de déférence de leur besoins sexuels au profit des
besoins de leur partenaire (Davis et al., 2006). Ces résultats vont également dans le
sens de l'hypothèse selon laquelle les individus insécures dans leur attachement
pourrait avoir des difficultés à affirmer leurs limites sexuelles. Les études antérieures
ont trouvé que les individus évitants et anxieux dans leur attachement manifestaient
davantage de comportements d'acquiescement sexuel, c'est-à-dire la tendance à
s'engager dans des activités sexuelles consentantes quoique non désirées (Gentzler &
Kerns, 2004 ; lmpett & Peplau, 2002). Nos résultats suggèrent que les difficultés à
affirmer les préférences et limites sexuelles pourraient expliquer les degrés plus
faibles de satisfaction et fonction sexuelles chez les individus insécures dans leur
attachement. La capacité de refuser de s'engager dans des pratiques sexuelles non
désirées est un aspect important de l'affirmation sexuelle, qui peut devenir essentiel
dans le contexte de la vestibulodynie où l'activité de pénétration vaginale peut causer
de la douleur significative aux organes génitaux féminins. Dans ce contexte,
s'engager dans des interactions sexuelles non désirées pourrait contribuer à
promouvoir les insatisfactions sexuelles chez les femmes qui présentent à la fois un
attachement insécure et une vestibulodynie. Également, s' engager dans des relations
sexuelles douloureuses et non désirées, et ce de manière répétée, pourrait contribuer à
sensibiliser les récepteurs de douleur et promouvoir la persistance de la douleur
(Harper & Schug, 2007).

3.3 Limites et contributions cliniques et théoriques

La nature corrélationnelle du projet limite les conclusions qui peuvent être tirées des
résultats de cette étude. Nous ne pouvons pas établir de liens causaux entre les
variables étudiées. Cependant, parce que les styles d'attachement prennent leur
origine dans les expériences précoces avec les figures de soins, il est possible que les
styles d' attachements puissent être positionnés comme des antécédents des
dynamiques sexuelles. D ' un autre côté, l'expérience de l'orgasme déclenche la
sécrétion d'une hormone nommée ocytocine, un neuropeptide qui joue un rôle central
75

dans la construction du système d' attachement (Carmichael, Warburton, Dixen, &


Davidson, 1994; Carter, 1998; Diamond, 2003; Fisher, 1998; Fisher, Aron, Mashek,
Li, & Brown, 2002). Ainsi, il est possible que la relation entre l' attachement et la
sexualité soit bidirectionnelle, les deux processus se renforçant entre eux, avec l' aide
d'un substrat neurobiologique tel que l'ocytocine (Dewitte, 2012).

La généralisation des résultats est aussi limitée. Ces associations ont été trouvées dans
une population spécifique de couples hétérosexuels où la femme présente une
vestibulodynie provoquée. Ces résultats auraient besoin d ' être répliqués chez les
couples présentant d' autres types de difficultés sexuelles, ainsi que chez les couples
homosexuels. Nos mesures sont également limitées. Il aurait été intéressant d'utiliser
une mesure de satisfaction sexuelle qui fait la distinction entre la satisfaction dérivée
des aspect physiques de la sexualité (par exemple, le plaisir génital) et la satisfaction
dérivée des aspects plus affectifs et intimes (par exemple, les caresses, baisers). Il
semblerait que les individus anxieux et évitant diffèrent quant à leur préférences pour
ces deux composantes de la satisfaction sexuelle (Brennan et al., 1998; Davis et al.,
2006; Gentzler & Kerns, 2004; Hazan & Shaver, 1994).

Malgré ces limites, le présent essai doctoral permet d' élargir nos connaissances
concernant les associations entre l'attachement et l' adaptation sexuelle des couples
dont la femme présente une vestibulodynie provoquée. Peu d'études jusqu'à présent
avaient investigué ces associations en incluant les deux partenaires du couple ainsi
que des analyses dyadiques, ce qui ressort comme une force de cette étude. Compte
tenu du fait qu'il s' agisse d'une population clinique, la taille de l' échantillon est
également une force de l'étude. Les résultats soulignent l'importance de s'attarder à
des variables interpersonnelles tel que l'attachement lorsque nous tentons de
comprendre l'adaptation sexuelle des couples confrontés à une problématique de
vestibulodynie provoquée. Les résultats mettent en lumières des dynamiques
interpersonnelles qui peuvent se produire dans la vie de ces couples. Les résultats
soulignent l'importance d' examiner comment les caractéristiques typiques de
l' attachement anxieux et évitant peuvent être associées à des difficultés d' affirmation
de soi, qui en retour sont associées à des difficultés sur le plan de la satisfaction
76

sexuelle et du fonctionnement sexuel. Tel que recommandé par Johnson et Zuccarini


(2010), une approche orientée vers l'attachement nous offre un modèle intégratif où
la sexualité est placée dans le contexte de la relation de couple, une autre force de
cette étude. Plus globalement, le présent essai contribue à l'avancement des
connaissances concernant les relations bidirectionnelles entre le couple et la sexualité,
et ce tant auprès de populations cliniques que non cliniques. En effet, très peu
d'études dans le domaine de la sexualité se sont penchées sur l'impact des facteurs
dyadiques sur la fonction et la satisfaction sexuelles - une lacune importante que le
présent essai vient combler (Dewitte, 2014).

Ces résultats pourraient être intéressants à appliquer dans le travail clinique auprès
des femmes atteintes de vestibulodynie. Les femmes présentant une vestibulodynie
provoquée, ainsi que leurs partenaires, pourraient bénéficier d 'interventions visant le
développement des habiletés d'affirmation de soi dans un contexte sexuel, et ce
autant en ce qui concerne l'affirmation de leurs préférences sexuelles, que leur
capacité à refuser de s'engager dans des activités non désirées. Cliniquement, il serait
intéressant de mettre l'accent sur le développement de la flexibilité sexuelle et le
respect des limites de chacun. Il serait également intéressant de s'attarder aux
habiletés de communication en général, et notamment à la capacité des couples à
entrer dans un mode de communication axé sur une résolution de problème efficace.
La douleur vaginale amène des limites réelles dans la sphère sexuelle, et une bonne
résolution de problème peut aider les couples à adapter leur sexualité à la présence de
douleur, où les activités sexuelles qui ne sont pas douloureuses sont maximisées. Une
communication qui ouvre la porte au dévoilement des insécurités relationnelles
typiques aux enjeux d'attachement, comme la peur d' être abandonné, pourrait
permettre aux couples de se rassurer et de rehausser leur niveau d'intimité, une autre
facteur favorable à la satisfaction sexuelle. Ceci donnerait au couple 1'opportunité
d'explorer ensemble leur sexualité dans un contexte où les insécurités de chacun
seraient minimisées.
77

APPENDICE A
Certificat d'éthique du çlépartement de psychologie de I'UQAM
78

UQÀM Camilo ins!iiUtionnol d'éthique


de la recherche avac des itres humains
UnL'/OISt té. du Ouéllcc aMontréa l

No. R2·041l12

Conformité à 1'<5thique en matière de recherche impliquant la participation de ~ujets


humains

Le Comité d'éthique de la recherche avec d<.'S êtres humains de l'UQAM a examiné le


protocole de recherche swvant:

Responsable(s) du projet : Sophie Bergeron


Unité: Département de sexologie
Titre du projet : «Dyadic detaminmJIS of pai11 and ulated p>yc!rose:mal impairmml ilt 700/Jitm
witlr vulvnr vcstibulitis ~:;ndrome•
~tudiant (sl réalisant leurs projets de mémoire ou do: lhèse: dans le cadre du présent
projet ou programme:
Marika Lnprist•-Mougeot et Ashley umicux, ~tudifll<ii.'S à ln mail ris;.• m sexologie; Mélanie fodoin ,
Gcncvièt>t' Dcsrodlt'rs cl Bianca Leclerc, ~tudiautes nu doclomt r11 psyclzologic.
Cc protocole de recherche est jugé conforme aux pratiques habituelles et n!pond aux
normes établiL-s par le «Cndn• normatif pour l't!tlziquc d~ ln recherche avec des lires 111111/llillS dt•
l'UQAM• .

Le projet est jugé recevable mt plan de l'éthique de la recherche avec des êtres humains.

Le présent certificat est valide jusqu'~u 31 mars 2009.

Membres du Comité

Marc Bélanger, Din.><:teur, Département de kinanthropologic


Henriette Bilodcau, Profcsscure, Département Org;misation et ressources humaines
René Binette, Directeur, Écomus&: du fier monde, Représentant de la collectivité
Shahir;~ l';~wzi. Enseignante retr:~itée de ln CSDM, Rcpréscntnnlc de ln collE:ctivité
Joseph )os y ~v y, Professeur, D~artcmcnt de sexologie ct lnstitut Santé ct Société
Frnncine M. Mayer, Professeure, Département des scienœs biologiques
Christian Saint-Germain, Professeur, Département de philosophie
jocelyne Th&iault, Profcsscure, Département de sexologie

12 mni 200!1
Date
79

APPENDICE B
Approbation éthique du CHUM
80

./CENTRE DE RECHERCHE . Ill


/ Comités cJ 'évaluo tion scicnti liquc cl d'éthique dt: ln recherche: -
..
~~ ~ ~
CHUM-
3981, boulevard St-Laurcn1 - Mc7.L 2 ·
Monuéol (Qu6bcc) 112\V 1YS

Téléphone : ~14 890 8000 - PoSic 14528


Télécopieur : 5 14 412 739·1
Courrjcf · k:trim<[Link] .chu m1'!-s!I!'>[Link]'' uc cp

Le 17 mars 2008

Docteur Bernard Lambert


Département de gynécologie
Hôpital Notre-Dame du CHUM

a/s Ore Sophie Bergeron


UQÀM/ Oépt. Sexologie
C.P. 8888, Suce. Centre-Ville
Montréal (Qc) H3C 3P8

Cher Docteur,

J'accuse réception en date du 13 mars 2008 de votre rapport annuel pour le projet susmentionné. Votre
projet a été approuvé initialement par le comité d'éthique le 24 mars 2006.

Étant donné que l'approbation annuelle du projet se fait à la date anniversaire de l'approbation initiale, je
renouvelle, ce jour, l'approbation de votre projet jusqu'au 24 mars 2009.

~~'· Doc""'·m" "'"'"''"' ""'"'"'"


André Lavoie, avocat
Vice-président
Comité d'éthique de la recherche
Équipe Saint-Luc du CHUM

AUkb

((NiltE HOSPITAliER DE ~UNMRSIT! OC MONTRUL


HOTEI.· OifU l~!;t .o<~l) HOI'IlAI. NOll!f·DAIJf ..L'J;IIt41 [Link]
J&aO. ru( ~lrrt · UrNm l s,(,O, IUt• Shcrbud,.! (U 1œ.t, rut S:.tinf-OtnK
loiO!Vtai(O"'bt<l M«\01~ (Ouibt<) ........ .. (Qu-1
111\Y IT8 IUL-4!•\1 HJ~l U
81

APPENDICE C
Formulaire de consentement
82

FORMULAIRE DE CONSENTEMENT PARTICIPANTE (v.l)

Déterminants dyadiques de la douleur et du fonctionnement psychosexuel chez des femmes


atteintes de vulvodynie et leurs partenaires

Projet subventionné par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)

Chercheure principale: Sophie Bergeron, Ph.D., professeure et psychologue, Université de


Montréal

Co-chercheurs: Nili Benazon, Ph.D., professeure et psychologue, Université de Toronto


Bernard Lambert, M.D., Centre Hospitalier de l'Université de Montréal
Marc Steben, M.D., Centre Hospitalier de l'Université de Montréal
Deana Funaro, M.D., Centre Hospitalier de l'Université de Montréal
Philippe Sauthier, M.D. , Centre Hospitalier de l'Université de Montréal
Samir Khalifé, M.D., Hôpital Général Juif de Montréal
Marie-Josée Dupuis, M.D., Centre Hospitalier de l'Université de Montréal

La présente étude est réalisée par un groupe multidisciplinaire de professionnels de la santé. Les
chercheurs principaux sont les psychologues Sophie Bergeron du département de psychologie de
l'Université de Montréal, situé au 90, avenue Vincent d'Indy, (514) 343-6972, et Nili Benazon du
département de psychiatrie de 1'Université de Toronto, situé au 250 Col lege Street, (416) 535-
8501. Les médecins sont les Dr Bernard Lambert, Dr Marc Steben, Dr Deana Funaro, et Dr
Philippe Sauthier de la Clinique VUVA, du Centre Hospitalier de l'Université de Montréal
(CHUM)- Pavillon Notre-Dame, située au 1560 rue Sherbrooke Est, (514) 890-8000, Dr Samir
Khalifé de 1' Hôpital Général Juif de Montréal, situé au 3755 , Côte Ste-Catherine, (514) 340-8222,
et Dr Marie-Josée Dupuis, de la Clinique de la Santé Sexuelle de la Femme, du Centre Hospitalier
de l'Université de Montréal (CHUM)- Pavillon Saint-Luc, situé au 1560, bou!. René-Lévesque
est, (514) 890-8000.

Objectif de l'étude
La présente étude a pour but d'élucider le rôle des variables conjugales impliquées dans la
douleur, les problèmes sexuels et la détresse psychologique auprès d'une population de femmes
souffrant de douleurs vulvo-vaginales provoquées (douleurs vulvaires ou vaginales provoquées
par une pression appliquée localement). Nous espérons que cette démarche vers une meilleure
compréhension des douleurs vulvo-vaginales aidera les professionnels de la santé à développer
des traitements plus efficaces pour les femmes qui souffrent de ce problème frustrant et
dérangeant.

Nature de votre participation


Vous répondrez à des questionnaires portant sur votre histoire médicale, votre douleur vulvo-
vaginale, votre sexualité, vos attitudes envers la douleur, votre relation de couple et vos
symptômes actuels, physiques et psychologiques (durée totale= 60 minutes). Ces questionnaires
vous seront ou bien remis en mains propres par un membre de l'équipe de recherche qui sera
présent lors des cliniques régulières de la clinique VUVA du Centre hospitalier de l' Université de
Montréal - Pavillon Notre-Dame, ou vous seront envoyés par courrier si votre médecin vous a
informée de cette étude ou si vous avez répondu à une publicité parue dans un journal. On vous
remettra/enverra en même temps une enveloppe pré-adressée et pré-affranchie afin que vous

82
83

puissiez retourner les questionnaires par la poste à l'équipe de recherche du Dre Sophie Bergeron
de l'Université de Montréal. De plus, on vous remettra/enverra dans une enveloppe scellée des
questionnaires destinés à être complétés par votre partenaire. Ces questionnaires seront
accompagnés d'un formulaire de consentement afin d'obtenir le consentement écrit de votre
partenaire ainsi que d'une enveloppe pré-adressée et pré-affranchie afin que votre partenaire
puisse retourner en toute confidentialité les questionnaires complétés par la poste à l'équipe de
recherche du Dre Sophie Bergeron à l'Université de Montréal.

Avantages personnels pouvant découler de votre participation


Votre participation à la présente étude scientifique pourra vous permettre de réfléchir à votre
problème de douleur vulvo-vaginale et de son impact sur votre vie sexuelle et sur votre vie de
couple.

Compensation
Vous bénéficierez d'une entrevue téléphonique d'une durée de trente minutes avec une sexologue
clinicienne de l'équipe de recherche du Dre Sophie Bergeron de l'Université de Montréal dont le
but sera de vous donner davantage d'information concernant votre problème de douleur vulvo-
vaginale.

Risques potentiels pouvant découler de votre participation


Certaines questions pourraient vous paraître intimes. Afin de prévenir le risque d'inconfort, vous
pourrez toujours refuser de répondre à certaines questions. Si l'inconfort persiste, vous pourrez en
faire part à la coordonnatrice de recherche de cette étude, My lène Desrosiers, 514-343 -6111 poste
47688, qui pourra vous référer à un professionnel de la santé approprié. Il n'y a aucun autre
risque à participer à cette étude.

Participation volontaire et droit de retrait


Vous pourrez poser des questions à propos de cette étude à n'importe quel moment et votre
participation est strictement volontaire. Vous pouvez en tout temps vous retirer de l'étude et
refuser de répondre à certaines questions sans que votre décision ne vous prive des services
professionnels auxquels vous avez droit.

Arrêt potentiel du projet


Votre participation à ce projet de recherche peut être interrompue par le chercheur pour des
raisons internes à la conduite du projet ou s'il croit que cela est dans votre intérêt.

Informations
Toute question sur votre participation, critiques ou plaintes peuvent être adressée à Sophie
Bergeron (514-343-6111 poste 5353). Si une plainte ne peut être réglée, vous pouvez faire valoir
vos droits auprès de la commissaire locale adjointe à la qualité des services, Hôpital Notre-Dame,
Madame Louise Brunelle au 514-890-8000 poste 2604 7.

Confidentialité
Toutes les informations recueillies pour cette étude seront gardées confidentielles. Les
questionnaires que vous aurez complétés seront conservés dans un dossier qui demeurera à la
disposition de l'équipe de recherche seulement et sera identifié uniquement par un numéro
d'identification. Toutes les informations recueillies lors de ce projet seront conservées et
entreposées de façon sécuritaire et confidentielle pendant les 5 années suivant la fin du présent

83
84

projet. Par la suite, ces informations seront détruites .

Droits légaux
En signant le présent formulaire, vous ne renoncez à aucun de vos droits légaux ni ne libérez le
chercheur, l'établissement où prend place cette étude ou l'organisme subventionnaire de leur
responsabilité civile ou professionnelle.

Consentement de la participante
De façon générale, les procédures de l'étude ont été expliquées à ma satisfaction et on a répondu
à toutes mes questions. Je suis d'accord pour prendre part à l'étude décrite dans ce document.

Je recevrai une copie signée de ce formulaire.

r-----------------------------------------------------------~

-·-··---·---------- -----·---
Signature (participante) Date

Nom

~ignature coo;donnah-icedereche~che
( )· - - - - - - Date

1.
Nom

J'ai expliqué le but, la nature, les risques et inconvénients de la présente étude à la participante et
ai répondu à toutes ses questions du meilleur de mes connaissances.

Signature (chercheur) Date

·-·--------..-----..-·-·---..--·--·--·---··-----·-----
Nom

84
85

FORMULAIRE DE CONSENTEMENT PARTENAIRE (v.l)

Déterminants dyadiques de la douleur et du fonctionnement psychosexuel chez des femmes atteintes de


vulvodynie et leurs partenaires

Projet subventionné par les Instituts de recherche en santé du Canada

Chercheure principale: Sophie Bergeron, Ph.D., professeure et psychologue, Université de Montréal

Co-chercheurs : Nili Benazon, Ph.D., professeure et psychologue, Université de Toronto


Bernard Lambert, M.D., Centre Hospitalier de l'Université de Montréal
Marc Steben, M.D., Centre Hospitalier de l'Université de Montréal
Deana Funaro, M.D., Centre Hospitalier de l'Université de Montréal
Philippe Sauthier, M.D., Centre Hospitalier de l'Université de Montréal
Sam ir Khalifé, M.D., Hôpital Général Juif de Montréal
Marie-Josée Dupuis, M.D., Centre Hospitalier de l'Université de Montréal

La présente étude est réalisée par un groupe multidisciplinaire de professionnels de la santé. Les chercheurs
principaux sont les psychologues Sophie Bergeron du département de psychologie de 1'Université de Montréal,
situé au 90, avenue Vincent d'Indy , (514) 343-6972, et Nili Benazon du département de psychiatrie de
l'Université de Toronto, situé au 250 College Street, (416) 535-8501. Les médecins sont les Dr Bernard
Lambert, Dr. Marc Steben, Dr Deana Funaro et Dr. Philippe Sauthier de la Clinique VUVA, du Centre
Hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) - Pavillon Notre-Dame, située au 1560 rue Sherbrooke Est,
(514) 890-8000, Dr Samir Khalifé de l' Hôpital Général Juif de Montréal, situé au 3755, Côte Ste-Catherine,
(514) 340-8222, et Dr Marie-Jasée Dupuis, de la Clinique de la Santé Sexuelle de la Femme, du Centre
Hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)- Pavillon Saint-Luc, situé au 1560, bou!. René-Lévesque est,
(514) 890-8000.

Objectif de l'étude
L'objectif de votre participation au présent projet de recherche est de recueillir de l'information à propos du rôle
du partenaire masculin dans 1'expérience des douleurs vulvo-vaginales et leur traitement. Nous espérons que
cette démarche vers une meilleure compréhension de la douleur vulvo-vaginale aidera les professionnels de la
santé à développer des traitements plus efficaces pour les femmes qui souffrent de ce problème frustrant et
dérangeant.

Nature de votre participation


Votre participation à la présente étude impliquera la complétion de questionnaires à propos de vos réactions à la
douleur, votre fonctionnement sexuel, votre satisfaction relationnelle et vos symptômes psychologiques actuels
(durée = 45 minutes). Une fois les questionnaires remplis, vous devrez les envoyer par courrier à Sophie
Bergeron- chercheure de 1'étude- dans 1'enveloppe de retour pré-affranchie qui vous a été fournie.

Avantages personnels pouvant découler de votre participation


Votre participation à cette étude pourrait bénéficier aux femmes qui souffrent de douleurs vulvo-vaginales en
aidant les chercheurs à clarifier Je rôle du partenaire dans l'expérience de la douleur et dans le traitement de ce
type de problème.

Risques potentiels pouvant découler de votre participation


Certains items des questionnaires peuvent vous paraître très intimes. Afin de prévenir tout risque d'inconfort,
vous pouvez choisir de ne pas répondre à certaines questions. Il n'y a aucun autre risque à participer à cette
étude.

Participation volontaire et droit de retrait

85
86

Vous pouvez poser des questions à propos de cette étude à n'importe quel moment et votre participation est
strictement volontaire. Vous pouvez en tout temps vous retirer de l'étude et refuser de répondre à certaines
questions sans que votre décision ne vous prive des services professionnels auxquels vous avez droit.

Informations
Toutes questions sur votre participation, critiques ou plaintes peuvent être adressées à Sophie Bergeron (514-
343-6111 poste 5353). Si une plainte ne peut être réglée, vous pouvez faire valoir vos droits auprès de la
commissaire locale adjointe à la qualité des services, Hôpital Notre-Dame, Madame Louise Brunelle au 514-
890-8000 poste 26047.

Confidentialité
Toutes les informations recueillies dans le cadre de cette étude seront gardées confidentielles. Une copie des
questionnaires sera conservée dans un dossier. Ce dossier demeurera à la disposition des membres de l' équipe
de recherche seulement et sera identifié par un numéro d' identification. À la fin de l'étude, tous les
questionnaires seront détruits.

Droits légaux
En signant le présent formulaire, vous ne renoncez à aucun de vos droits légaux ni ne libérez le chercheur,
1' établissement où prend place cette étude ou 1' organisme subventionnaire de leur responsabilité civile ou
professionnelle.

Consentement du participant
De façon générale, les procédures de 1'étude ont été expliquées à ma satisfaction et on a répondu à toutes mes
questions. Je suis d'accord pour prendre part à l'étude. Je garderai une copie de ce formulaire.

3-
Je recevrai une copie signée du présent formulaire de consentement

1,·~·-----. ·---·-..----··---·-----·--------·---
1 Signature (participant) --·-·---··-~--·-=----=.=-~:~~~~~·=--··-·
Date

·············-·-··-·--··-···-···-·-·····-·-----·--··-·-·-··-·····---··-··-· ···--·-········----·-··-·-·-·--·----···--
1 Nom -----------· ·------

[---·---····-·---·-·---··-·-·····-·····--··-···--······-··-·-·-·-··-··--·-··--····-····-·--··--·-·-··-
Signature (coordonnatrice de recherche)

Nom

J'ai expliqué le but, la nature, les risques et inconvénients de la présente étude au participant et ai répondu à
toutes ses questions du meilleur de mes connaissances.

Signature (chercheur) Date


Sophie Bergeron, Ph.D.
····--·---·--···-·-·---··---··---·-.. -·_,_,_,_,,,,_, _____ ,_, .. ,,,_,_,,,.~··--·-·-···-········-·- · ·-···-·-·· -

Nom

86
87

APPENDICE D
Cahier questionnaires ·de l'étude- version pour les femmes
88

Date: _ __ _ __ Numéro d'identification : _ _ _ __

Déterminants dyadiques de la douleur et du fonctionnement


psychosexuel chez des femmes atteintes de vulvodynie et leurs
partenaires

V ers ion pour les femmes

Laboratoire d'étude de la douleur gynécologique 514-987-3000 poste 2102

88
89

* Veuillez lire attentivement ces consignes générales avant de débuter. *

·!· Ce cahier comprend une série de questionnaires à compléter.

·:· Vous devez compléter ces questionnaires individuellement.

·:· Il est bien important de toujours lire la consigne propre à un questionnaire avant de le compléter.

·:· Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.

·:· Vous devez compléter tous les questionnaires dans la mesure du possible et faire bien attention de
répondre à toutes les questions. En cas d'inconfort, vous pourrez toujours refuser de répondre à
certaines questions.

·:· Si vous hésitez entre deux réponses, choisissez celle qui se rapproche le plus de votre situation.

·:· À moins d'avis contraire, vous ne devez donner qu'une seule réponse par question.

·:· Portez attention aux choix de réponses qw peuvent vaner d'un questionnaire à l'autre ams1 qu'à
l'intérieur d'un même questionnaire.

·:· Toutes les informations recueillies sont strictement confidentielles et votre participation est anonyme.

Nous tenons à vous remercier de votre généreuse participation qw contribuera a l'avancement de la


recherche scientifique.

Merci et bonne journée!

L'équipe du Laboratoire d'étude de la douleur gynécologique

89
90
.---------------------------------------------------------------------~
Questionnaire sociodémographique

1. Date de naissance
)OUf mo1s année

2. Âge: ans

3. Lieu de naissance :

1) Canada
2) États-Unis
3) Europe de l'Ouest
4) Europe de l'Est
5) Afrique
6) Asie
7) Australie
8) Moyen-Orient
9) Amérique Latine - Amérique du Sud
10) Caraibes

4. Quelle est la culture à laquelle vous vous sentez le plus étroitement liée?

1) Québécoise ou Canadienne française


2) Canadienne Anglaise
3) Américaine
4) Européenne de l'Ouest
5) Européenne de l'Est
6) Africaine
7) Asiatique
8) Australienne
9) Moyen-Orient
10) Latina-Américaine- Sud-Américaine
11) Caraibes

S. Quelle est votre langue maternelle?------- - --

6. Dans quelle religion avez-vous été élevée? - - - -- -- - - -

7. Combien d'années de scolarité avez-vous? (comptez à partir de la première année du primaire)

8. Quel est le revenu annuel approximatif de votre ménage? (Total de votre revenu et de celui de votre
partenaire avant impôt.)

1) $000- $9,999 5) $40,000- $49,999 9) $80,000- $89,999


2) $10,000- $19,999 6) $50,000- $59,999 10) $90,000- $99,999
3) $20,000- $29,999 7) $60,000 - $69,999 11) $100,000 et plus
4) $30,000 - $39,999 8) $70,000- $79,999

90
91
~-----------------------------------------------------------------------
Questionnaire sociodémographique

9. Lequel des points suivants décrit le mieux votre situation conjugale actuelle?

1) je cohabite avec mon partenaire


2) je suis mariée
3) je suis impliquée dans une relation amoureuse

10. Depuis combien de temps dure votre relation de couple (depuis combien de temps êtes-vous impliquée
dans une relation amoureuse avec votre partenaire actuel) ?

_______années ------~mots

91
r------------------------------------------------------------------------------------92
Histoire de la douleur

1. À quel âge avez-vous eu votre première relation sexuelle? _____ ans

2. Vous souvenez-vous de cette expérience comme ayant été quelque chose de douloureux?

1) Oui
2) Non 0 (Si« Non», sautez à la question 4)

3. Si oui, était-ce la même douleur que celle que vous ressentez maintenant?

1) Oui
2) Non

4. Depuis combien de temps ressentez-vous de la douleur pendant les relations sexuelles?

_ _ _ _année(s) _ _ _ _.m ols

5. Comment cela a-t-il commencé? (encerclez tout ce qui s'applique)

1) avec ma première relation sexuelle


2) après des infections vaginales répétées
3) après avoir accouché
4) sans raison apparente
5) quant j'ai changé de partenaire
6) après des infections urinaires répétées
7) avec l'arrivée de ma ménopause
8) après une chirurgie gynécologique
9) après un stress important (e.g. conflit conjugal, problèmes financiers, etc.)
10) après un avortement
11) autre_ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ ___

6. Avez-vous toujours ressenti de la douleur pendant les relations sexuelles depuis la première fois que
vous avez ressentie ce type de douleur?

1) oui
2) non, ça dépend du partenaire
3) non, quand j'ai arrêté de prendre la pilule, la douleur est disparue, puis est revenue
4) non, ça vient et ça part sans raison apparente
5) non, après avoir accouché, ça s'est arrêté temporairement et puis c'est revenu
6) non, après le traitement suivant , ça s'est arrêté et puis c'est revenu
7)non,autre.________ _ __ __ _ _ __ ___________

7. Avez-vous eu plus d'un partenaire sexuel depuis que la douleur a commencé?

1) Oui
2) Non

92
93
~--------------------------------------------------------------------~
Intensité d e la d ouleur - Sec tion à compléter pour les femmes ayant présentement des activités
sexuelles avec pénétration vaginale

**Si vous n'avez pas d 'activités sexuelles avec pénétration vaginale, sautez à la page 6. **

1. Durant les 6 derniers mois, environ combien de fois par mois avez-vous essayé d'avoir des relations
sexuelles avec pénétration vaginale? fois par mois

2. Durant les 6 derniers mois, environ combien de fois par mois le pénis en érection de votre partenaire
a-t-il pu pénétrer votre vagin (pénétration vaginale complète)? fois par mois.

3. À quel endroit de la région génitale ressentez-vous habituellement la douleur lors des activités
sexuelles avec pénétration vaginale?

1) à l'entrée du vagin
2) partout sur la vulve
3) à l'intérieur du vagin

4. Évaluez l'intensité moyenne de votre douleur vulve-vaginale des 6 derniers mois sur une échelle de 0 à
10

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
aucune douleur
douleur la plus intense

5. Durant les 6 derniers mois, avez-vous régulièrement ressenti de la douleur dans la région génitale lors
des situations suivantes? (encerclez tout ce qui s'applique)

1) friction due à des vêtements serrés


2) quand vous urinez
3) en urinant après une relation sexuelle
4) à l'insertion d'un tampon
5) en enlevant un tampon
6) durant la masturbation (seule)
7) lorsque votre partenaire vous stimule manuellement
8) lorsque votre partenaire vous stimule oralement
9) en insérant un ou plusieurs doigts dans votre vagin
10) lors d'un examen gynécologique régulier
11) lors d'activité(s) sportive(s)
12) douleur sans raison apparente, non liée à une activité spécifique
13) autre, veuillez spécifier_ ___________ __ _

93
94
r------------------------------------------------------------------------------------
Intensité de la douleur - Section à compléter pour les femmes n'ayant pas d'activités sexuelles
avec pénétration vaginale

** Si vous avez des activités sexuelles avec pénétration vaginale, sautez à la page 8. **
1. Depuis combien de temps vous n'avez pas eu d'activités sexuelles avec pénétration vaginale?

_ _ _ _ année(s) _____ mols

2. Quelle est la raison pour laquelle vous n'avez pas eu d'activités sexuelles avec pénétration vaginale
dans les 6 derniers mois?

1) Je n'ai pas de partenaire présentement


2) Ça fait trop mal
3) Je n'ai pas de désir sexuel
4) Mon partenaire a des problèmes d'érection
5) Mon partenaire n'a pas de désir sexuel
6) Mon p artenaire ou moi a peur de me faire mal
7)Autre_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ ____

3. Dans le passé, environ combien de fois par mois essayiez-vous d'avoir des relations sexuelles avec
pénétration vaginale? fois par mois

4. Dans le passé, environ combien de fois par mois le pénis en érection de votre partenaire pouvait-il
pénétrer votre vagin (pénétrations vaginales complètes)? fois par mois

5. À quel endroit de la région génitale ressentiez-vous habituellement la douleur lors des activités
sexuelles avec pénétration vaginale?

1) à l'entrée du vagin
2) partout sur la vulve
3) à l'intérieur du vagin

6. Évaluez l'intensité moyenne de votre douleur vulvo-vaginale des 6 derniers mois sur une échelle de 0 à
10

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
aucune douleur
douleur la plus intense

94
95
r------------------------------------------------------------------------------------
Intensité de la douleur - Section à compléter pour les femmes n'ayant pas d'activités sexuelles
avec pénétration vaginale

7. Avez-vous déjà régulièrement ressenti de la douleur dans la région génitale lors des situations
suivantes? (encerclez tout ce qui s'applique)

1) friction due à des vêtements serrés


2) quand vous urinez
3) en urinant après une relation sexuelle
4) à l'insertion d'un tampon
5) en enlevant un tampon
6) durant la masturbation (seule)
7) lorsque votre partenaire vous stimule manuellement
8) lorsque votre partenaire vous stimule oralement
9) en insérant un ou plusieurs doigts dans votre vagin
10) lors d'un examen gynécologique régulier
11) lors d'activité(s) sportive(s)
12) douleur sans raison apparente, non liée à une activité spécifique
13) autre, veuillez spécifier_ _ _ ____________

95
96
r------------------------------------------------------------------------------------
Questionnaire McGill- Melzack sur la douleur

**Con signes**

Le ques tionnaire McG ill - Melzack sur la douleur (MP Q) vous aide à décrire la douleur vulvo-vaginale que
vous ressentez. N oircissez la zon e douloureuse sur l'image corresp ondante du MPQ et com plétez le
questionnaire.

P our chacune des catégories d'adj ectifs, choisissez l'adj ectif qui décrit le mieux le type de douleur vulvo-
vaginale que vous ressen tez habituellem ent. Vous ne pouvez pas choisir plus d'un adjectif par
catégorie, mais vous n'êtes pas obligée d'en choisir un dans toutes les catégories. Vous devez
choisir uniquem ent les adj ectifs qui sont significatifs pour vous.

96
r------------------------------------------------------------------------------------97
Questionnaire McGill- Melzack sur la douleur

* Important: Choisissez un seul adjectif par catégorie, mais vous n'êtes pas obligée d'en choisir un dans
toutes les catégories.

La douleur ue ·e ressens au niveau vulvo-va ina/ est une douleur ...


1 Qui tremblote 11 Fatiguante PPI 0 Pas de douleur Section PPI :
Qui tremble Épuisante 1 Faible Évaluez
Qui palpite 2 Inconfortable l'intensité de
Qui bat 3 Forte votre douleur
Qui élance 4 Sévère en mettant un
Qui martèle 5 Insu ortable «X»
2 Par secousse 12 Ecoeurante
Brusque Étouffante Noircissez la zone douloureuse sur l'image correspondante
Ful ante
3 Qui pique 13 Epeurante
Qui perce Effrayante
Qui pénètre Terrifiante
Qui oi narde
4 Vive 14 Violente
Aigue Éreintante
Déchirante Cruelle
Tuante
Torturante
5 Qui pince 15 Déprimante
Qui presse Aveuglante
Qui ronge
Qui crampe

T
Qui écrase
6 Qui tiraille 16 Agaçante
Qui tire Exaspérante
Qui tord Intense
Horrible
Intolérable
7 Chaude 17 Qui s'étend
Brûlante Qui rayonne
Bouillante Qui rentre
Comme marqué Qui transperce
au fer rou e
8 Qui fourmille 18 Raide
Qui démange Engourdie
Cuisante Tendue
Cinglante Qui serre
Qui arrache
9 Sourde 19 Fraîche
Douloureuse Froide
Drue Glacée
Pénible
Poi nante

97
98
Q uestionnaire sur les exnériences amoureuses

C onsign e : Les énoncés suivants se rapportent à la manière dont vous vous sentez à l'intérieur de vos
relations amoureuses. Nous nous intéressons à la manière dont vous vivez votre relation actuelle.
Répondez à chacun des énoncés en indiquant jusqu'à quel point vous êtes en accord ou en désaccord.
Encerclez le chiffre correspondant à votre choix selon l'échelle suivante :

Fortement Neutre ou Fortement


en désaccord partagée en accord
1 2 3 4 5 6 7

Je trouve relativement facile de me rapprocher de mon


1 partenaire. 1 2 3 4 5 6 7

Je préfère ne pas montrer mes sentiments profonds à mon


2 partenaire. 1 2 3 4 5 6 7

Je m'inquiète à l'idée que mon partenaire amoureux ne se


3 soucie pas autant de moi que je me soucie de lui. 1 2 3 4 5 6 7

4 Mon désir d'être très près des gens les fait parfois fuir. 1 2 3 4 5 6 7
li n'est pas difficile pour moi de me rapprocher de mon
5 partenaire. 1 2 3 4 5 6 7

6 J'ai peur de perdre l'amour de mon partenaire. 1 2 3 4 5 6 7


Cela me met en colère de ne pas obtenir l'affection et le
7 soutien dont j'ai besoin de la part de mon partenaire. 1 2 3 4 5 6 7

Je me sens à l'aise de partager mes pensées intimes et mes


8 sentiments avec mon partenaire. 1 2 3 4 5 6 7

Je trouve difficile de me permettre de dépendre de mon


9 partenaire amoureux. 1 2 3 4 5 6 7

Je souhaite souvent que les sentiments de mon partenaire


10 envers moi soient aussi forts que mes sentiments envers lui. 1 2 3 4 5 6 7

Je trouve que mon partenaire ne veut pas être aussi près de


11 moi que je le souhaiterais. 1 2 3 4 5 6 7
12 Je ne me sens pas à l'aise de m'ouvrir à mon partenaire 1 2 3 4 5 6 7
amoureux.
13 J'ai peur qu'une fois que mon partenaire amoureux apprend 1 2 3 4 5 6 7
à me connaître, il n'aimera pas qui je suis vraiment.
14 Mon partenaire semble seulement me remarquer quand je 1 2 3 4 5 6 7
suis en colère.
15 Je deviens mal à l'aise lorsque mon partenaire amoureux veut 1 2 3 4 5 6 7
être très près de moi.

98
99
Q uestionnaire sur les expériences amoureuses

Fortement Neutre ou Fortement


en désaccord partagée en accord
1 2 3 4 5 6 7

16 Je discute habituellement de mes problèmes et de mes 1 2 3 4 5 6 7


préoccupations avec mon partenaire.
17 Lorsque je montre mes sentiments à mon partenaire 1 2 3 4 5 6 7
amoureux, j'ai peur qu'il ne ressente pas les mêmes
sentiments envers moi.

18 Il m'est facile d'être affectueuse envers mon partenaire. 1 2 3 4 5 6 7


Quelquefois, mon partenaire amoureux change ses
19 sentiments envers moi sans raison apparente. 1 2 3 4 5 6 7

Je m'inquiète souvent à l'idée que mon partenaire ne


20 m'aime pas vraiment. 1 2 3 4 5 6 7

Je me sens à l'aise de dépendre de mon partenaire


21 amoureux. 1 2 3 4 5 6 7

Il est aidant de me tourner vers mon partenaire en cas de


22 besoin. 1 2 3 4 5 6 7

23 Je ne m'inquiète pas souvent à l'idée d'être abandonnée. 1 2 3 4 5 6 7


Mon partenaire me comprend bien et comprend bien
24 mes besoins. 1 2 3 4 5 6 7

25 Mon partenaire amoureux me fait douter de moi-même. 1 2 3 4 5 6 7


Je suis très à l'aise d'être près de mon partenaire
26 amoureux. 1 2 3 4 5 6 7

Je m'inquiète souvent à l'idée que mon partenaire ne


27 voudra pas rester avec moi. 1 2 3 4 5 6 7

28 Je dis presque tout à mon partenaire. 1 2 3 4 5 6 7


Quand mon partenaire n'est pas à proximité, je
29 m'inquiète à l'idée qu'il pourrait s'intéresser à quelqu'un 1 2 3 4 5 6 7
d'autre que moi.
Je m'inquiète à l'idée que je ne serai pas à la hauteur des
30 autres. 1 2 3 4 5 6 7

Je m'inquiète beaucoup au sujet de mes relations


31 interpersonnelles. 1 2 3 4 5 6 7

32 Je discute avec mon partenaire de nos problèmes. 1 2 3 4 5 6 7


Je suis nerveuse quand mon partenaire se rapproche trop
33 de moi. 1 2 3 4 5 6 7

99
100
~----------------------------------------------------------------------
Q uestionnaire sur les expériences amoureuses

Fortement Neutre ou Fortement


en désaccord partagée en accord
1 2 3 4 5 6 7

34 Je m'inquiète rarement à l'idée que mon partenaire me 1 2 3 4 5 6 7


quitte.
35 Je trouve facile de dépendre de mon partenaire 1 2 3 4 5 6 7
amoureux.
Je préfère ne pas être trop près de mon partenaire
36 amoureux. 1 2 3 4 5 6 7

100
101
Index de H ulbert

S.V.P Veuillez encercler la réponse qui vous décrit le mieux. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises
réponses.

Jamais Rarement Parfois Souvent Toujours


1 2 3 4 5

1. Je me sens inconfortable de parler durant les relations


sexuelles. 1 2 3 4 5

2. En ce qui concerne la sexualité, je me sens timide. 1 2 3 4 5


3. J'initie le contact envers mon partenaire pour avoir
des relations sexuelles lorsque je le désire. 1 2 3 4 5

4. Je pense que je suis ouverte avec mon partenaire


concernant mes besoins sexuels. 1 2 3 4 5

s. Je prends plaisir à partager mes fantasmes sexuels


avec mon partenaire. 1 2 3 4 5

6. Je me sens à l'aise de parler de sexualité avec mes


ami(e)s. 1 2 3 4 5

7. Je communique mon désir sexuel à mon partenaire. 1 2 3 4 5


8. Il est difficile pour moi de me toucher durant les
relations sexuelles. 1 2 3 4 5

9. li est difficile pour moi de dire non même quand je


ne veux pas avoir de relations sexuelles. 1 2 3 4 5

10. Je suis hésitante à me décrire comme étant une


personne sexuelle. 1 2 3 4 5

11. Je me sens mal à l'aise de dire à mon partenaire


quelles sensations sont agréables. 1 2 3 4 5

12. J'affirme mes sentiments reliés à la sexualité. 1 2 3 4 5


13. Je suis hésitante à insister pour que mon partenaire
me satisfasse. 1 2 3 4 5

14. Je me retrouve à avoir des relations sexuelles lorsque


je ne le veux pas réellement. 1 2 3 4 5

15. Lorsqu'un comportement sexuel n'est pas agréable, je


le clis à mon partenaire. 1 2 3 4 5

16. Je me sens à l'aise de louanger sexuellement mon


partenaire. 1 2 3 4 5

17. li est facile pour moi de discuter de sexualité avec


mon partenaire. 1 2 3 4 5

18. Je me sens à l'aise d'initier les relations sexuelles avec


mon partenaire. 1 2 3 4 5

101
102
Index de Hulbert

Jamais Rarement Parfois Souvent Toujours


1 2 3 4 5

19. Je me retrouve à faire des activités sexuelles que je 1 2 3 4 5


n'aime pas.
20. Faire plaisir à mon partenaire est plus important que
mon propre plaisir. 1 2 3 4 5

21. Je me sens à l'aise de dire à mon partenaire comment


me toucher. 1 2 3 4 5

22. Je prends plaisir à me masturber jusqu'à l'orgasme. 1 2 3 4 5


23. Si quelque chose est agréable, j'insiste pour le faire à
nouveau. 1 2 3 4 5

24. Il est difficile pour moi d'être honnête à propos de


mes sentiments envers la sexualité. 1 2 3 4 5

25. J'essaie d'éviter de discuter à propos de la sexualité. 1 2 3 4 5

102
r--------------------------------------------------------------------------------103
Mesure globale de satisfaction sexuelle

Consigne : Globalement, comment décririez-vous votre relation sexuelle avec votre partenaire? Pour
chaque paire de mots, encerclez le chiffre qui décrit le mieux votre relation sexuelle.

1.

2. Très agréable Très désagréable


. ._1·- 3-._-_·J·--.__
1

·~·-·---·-r 2 , 1 ___.·
_ 7_ _L __. .~._.__L___s ____ .L · ·~· · · · · · _L
1 __

3. Très négative

2 1

4. Très insatisfaisante

5 4 3 2 1

:'~-~r-éc-iel ,j__,__~_____j____
s.
__. ._6_ _ 4
_____,_,___3__ 2
__S_a_n_s_,j_u :2
_ _ t_ _ _ 1J

103
104
~----------------------------------------------~~~------------------
Ind ex d e fonction sexuelle de la femme (FSFI)

Ces questions portent sur vos sentiments et réponses sexuelles des 4 d ernières semaines. Répondez aux
questions suivantes le plus honnêtement et le plus clairement possible. Vos réponses sont entièrement
confidentielles. Les définitions ci-dessous s'appliquent aux questions auxquelles vous aurez à répondre:

Activité sexuelle: Inclut les rapports sexuels, les caresses, les préliminaires et la masturbation.
Rapport sexu el: Pénétration vaginale (introduction du pénis dans le vagin).
Stimula tion sexuelle: Comprend des situations telles que les préliminaires avec un partenaire, la
masturbation, les fantasmes sexuels, etc.
Excitation sexu elle: L'excitation sexuelle est un état qui comporte des aspects physiques et mentaux.
L'excitation peut inclure des sensations de chaleur ou de picotement dans les
organes génitaux, de la lubrification (être «mouillée»), ou des contractions
musculaires.

Ne cochez qu'u ne seule réponse par question.

1. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous ressenti du désir ou de l'intérêt sexuel?

1. Presque toujours ou toujours.


2. La plupart du temps (plus de la moitié du temps).
3. Parfois (environ la moitié du temps).
4. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
5. Presque jamais ou jamais.

2. Au cours des 4 dernières semaines, comment évalueriez-vous votre degré de désir ou intérêt sexuel?
1. Très élevé.
2. Élevé.
3. Modéré.
4. Faible.
5. Très faible ou absent.

3. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence vous êtes-vous sentie excitée pendant des
activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps) .
4. Parfois (environ la moitié du temps) .
5. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.

104
105

Index de fonction sexuelle de la femme (FSFI)

4. Au cours des 4 dernières semaines, comment évalueriez-vous votre degré d'excitation sexuelle pendant
des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Très élevé.
3. Élevé.
4. Modéré.
5. Faible.
6. Très faible ou absent.

5. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point étiez-vous confiante de devenir excitée pendant
des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Confiance très élevée.
3. Confiance élevée.
4. Confiance modérée.
5. Confiance faible.
6. Confiance très faible ou absente.

6. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous été satisfaite de votre excitation
sexuelle pendant des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps).
4. Parfois (environ la moitié du temps).
5. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.

7. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence êtes-vous devenue lubrifiée («mouillée») pendant
des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps).
4. Parfois (environ la moitié du temps).
S. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.

105
106

Index de fonction sexuelle de la femme (FSFI)

8. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point était-il difficile de devenir lubrifiée («mouillée>>)
pendant des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Extrêmement difficile ou impossible.
3. Très difficile.
4. Difficile.
S. Quelque peu difficile.
6. Pas difficile.

9. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous maintenu votre lubrification jusqu'à la
fin des activités ou rapports sexuels?

1. Pas d'activité sexuelle.


2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps).
4. Parfois (environ la moitié du temps).
S. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.

1O. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point était-il difficile de maintenir votre lubrification
jusqu'à la fin des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Extrêmement difficile ou impossible.
3. Très difficile.
4. Difficile.
S. Quelque peu difficile.
6. Pas difficile.

11. Au cours des 4 dernières semaines, lorsque vous aviez une stimulation sexuelle ou un rapport sexuel, à
quelle fréquence avez-vous atteint l'orgasme Gouissance)?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps) .
4. Parfois (environ la moitié du temps).
S. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.

106
107

Index de fonction sexuelle de la femme (FSFI)

12. Au cours des 4 dernières semaines, lorsque vous aviez une stimulation sexuelle ou un rapport sexuel,
jusqu'à quel point était-il difficile pour vous d'atteindre l'orgasme Qouissance)?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Extrêmement difficile ou impossible.
3. Très difficile.
4. Difficile.
5. Quelque peu difficile
6. Pas difficile.

13. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point étiez-vous satisfaite de votre capacité à atteindre
l'orgasme Qouissance) pendant des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Très satisfaite.
3. Modérément satisfaite.
4. Également satisfaite et insatisfaite.
5. Modérément insatisfaite.
6. Très insatisfaite.

14. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point étiez-vous satisfaite du degré de proximité
émotive entre vous et votre partenaire lors d'activités sexuelles?

1. Pas d'activité sexuelle.


2. Très satisfaite.
3. Modérément satisfaite.
4. Également satisfaite et insatisfaite.
5. Modérément insatisfaite.
6. Très insatisfaite.

15. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point avez-vous été satisfaite de l'aspect sexuel de votre
relation avec votre partenaire?

1. Très satisfaite.
2. Modérément satisfaite.
3. Également satisfaite et insatisfaite.
4. Modérément insatisfaite.
5. Très insatisfaite.

107
108

Index de fonction sexuelle de la femme (FSFI)

16. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point avez-vous été satisfaite de votre vie sexuelle dans
son ensemble?
1. Très satisfaite.
2. Modérément satisfaite.
3. Également satisfaite et insatisfaite.
4. Modérément insatisfaite.
5. Très insatisfaite.

17. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous ressenti de l'inconfort ou de la douleur
pendant la pénétration vaginale?
1. Pas de pénétration vaginale.
2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps).
4. Parfois (environ la moitié du temps).
5. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.

18. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous ressenti de l'inconfort ou de la douleur
après la pénétration vaginale?
1. Pas de pénétration vaginale.
2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps).
4. Parfois (environ la moitié du temps) .
5. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.

19. Au cours des 4 dernières semaines, comment évalueriez-vous votre degré d'inconfort ou de douleur
pendant ou après la pénétration vaginale?
1. Pas de pénétration vaginale.
2. Très élevé.
3. Élevé.
4. Modéré.
5. Faible.
6. Très faible ou absent.

108
.........
0
\0
109

Date: _ _ _ __ _ Numéro d'identification: _ _ _ __

Déterminants dyadiques de la douleur et du fonctionnement


psychosexuel chez des femmes atteintes de vulvodynie et leurs
partenaires

Version partenaire

Laboratoire d'étude de la douleur gynécologique 514-987-3000 poste 2102

109
110

Procédure pour compléter les questionnaires

*Veuillez lire attentivement ces consignes générales avant de débuter. *

·:· Ce cahier comprend une série de questionnaires à compléter.

·:· Vous devez compléter ces questionnaires individuellement.

·:· Il est bien important de toujours lire la consigne propre à un questionnaire avant de le compléter.

·:· Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.

·:· Vous devez compléter tous les questionnaires dans la mesure du possible et faire bien attention de
répondre à toutes les questions. E n cas d'inconfort, vous pourrez toujours refuser de répondre à
certaines questions.

·:· Si vous hésitez entre deux réponses, choisissez celle qui se rapproche le plus de votre situation.

·:· À moins d'avis contraire, vous ne devez donner qu'une seule réponse par question.

·:· Portez attention aux choix de réponses qm peuvent vaner d'un questionnaire à l'autre ams1 qu'à
l'intérieur d'un même questionnaire.

•:• Toutes les informations recueillies sont strictement confidentielles et votre participation est anonyme.

Nous tenons à vous remerc1er de votre généreuse participation qm contribuera a l'avancement de la


recherche scientifique.

Merci et bonne journée!

L'équipe du Laboratoire d'étude de la douleur gynécologique

110
r-----------------------------------------------------------------------111
Questionnaire sociodémographique

1. Date de naissance
JOW: mo1s année

2. Âge: ans

3. Lieu de naissance:

1) Canada
2) États-Unis
3) Ew:ope de l'Ouest
4) Ew:ope de l'Est
5) Afrique
6) Asie
7) Australie
8) Moyen-Orient
9) Amérique Latine (Amérique du Sud)
10) Caraibes

4. Quelle est la cultw:e à laquelle vous vous sentez le plus étroitement lié?

1) Québécoise ou Canadienne française


2) Canadienne Anglaise
3) Américaine
4) Ew:opéenne de l'Ouest
5) Ew:opéenne de l'Est
6) Africaine
7) Asiatique
8) Australienne
9) Moyen-Orient
10) Latino-Américaine (Sud-Américaine)
11) Caraibes

5. Quelle est votre langue maternelle? _ _ _ _ _ _ _ _ __

6. Dans quelle religion avez-vous été élevé? _ _ _ _ _ _ _ _ __

7. Combien d'années de scolarité avez-vous? (comptez à partir de la première année du primaire)

111
112
Q uestionnaire sur les exnériences amoureuses

C onsigne : Les énoncés suivants se rapportent à la manière dont vous vous sentez à l'intérieur de vos
relations amoureuses. Nous nous intéressons à la manière dont vous vivez votre relation actu elle.
Répondez à chacun des énoncés en indiquant jusqu'à quel point vous êtes en accord ou en désaccord.
Encerclez le chiffre correspondant à votre choix selon l'échelle suivante:

Fortement Neutre ou Fortement


en désaccord partagé en accord
1 2 3 4 5 6 7

Je trouve relativement facile de me rapprocher de ma


1 partenaire. 1 2 3 4 5 6 7

Je préfère ne pas montrer mes sentiments profonds à ma


2 partenaire. 1 2 3 4 5 6 7

Je m'inquiète à l'idée que ma partenaire amoureuse ne se


3 soucie pas autant de moi que je me soucie d'elle. 1 2 3 4 5 6 7

4 Mon désir d'être très près des gens les fait parfois fuir. 1 2 3 4 5 6 7
Il n'est pas difficile pour moi de me rapprocher de ma
5 partenaire. 1 2 3 4 5 6 7

6 J'ai peur de perdre l'amour de ma partenaire. 1 2 3 4 5 6 7


Cela me met en colère de ne pas obtenir l'affection et le
7 soutien dont j'ai besoin de la part de ma partenaire. 1 2 3 4 5 6 7

Je me sens à l'aise de partager mes pensées intimes et mes


8 sentiments avec ma partenaire. 1 2 3 4 5 6 7

Je trouve difficile de me permettre de dépendre de ma


9 partenaire amoureuse. 1 2 3 4 5 6 7

J e souhaite souvent que les sentiments de ma partenaire


10 envers moi soient aussi forts que mes sentiments envers elle. 1 2 3 4 5 6 7

Je trouve que ma partenaire ne veut pas être aussi près de


11 moi que je le souhaiterais. 1 2 3 4 5 6 7
12 Je ne me sens pas à l'aise de m'ouvrir à ma partenaire 1 2 3 4 5 6 7
amoureuse.
13 J'ai peur qu'une fois que ma partenaire amoureuse apprend à 1 2 3 4 5 6 7
me connaître, elle n'aimera pas qui je suis vraiment.
14 Ma partenaire semble seulement me remarquer quand je suis 1 2 3 4 5 6 7
en colère.
15 Je deviens mal à l'aise lorsque ma partenaire amoureuse veut 1 2 3 4 5 6 7
être très près de moi.

112
- - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - - -- - - - - - - - - - -- -

113
Q uestionnaire sur les expériences amoureuses

Fortement Neutre ou Fortement


en désaccord partagé en accord
1 2 3 4 5 6 7

16 Je discute habituellement de mes problèmes et de mes 1 2 3 4 5 6 7


préoccupations avec ma partenaire.
17 Lorsque je montre mes sentiments à ma partenaire 1 2 3 4 5 6 7
amoureuse, j'ai peur qu'elle ne ressente pas les mêmes
sentiments envers moi.

18 Il m'est facile d'être affectueux envers ma partenaire. 1 2 3 4 5 6 7


Quelquefois, ma partenaire amoureuse change ses
19 sentiments envers moi sans raison apparente. 1 2 3 4 5 6 7

Je m'inquiète souvent à l'idée que ma partenaire ne


20 m'aime pas vraiment. 1 2 3 4 5 6 7

Je me sens à l'aise de dépendre de ma partenaire


21 amoureuse. 1 2 3 4 5 6 7

Il est aidant de me tourner vers ma partenaire en cas de


22 besoin. 1 2 3 4 5 6 7

23 Je ne m'inquiète pas souvent à l'idée d'être abandonné. 1 2 3 4 5 6 7


Ma partenaire me comprend bien et comprend bien mes
24 besoins . 1 2 3 4 5 6 7

25 Ma partenaire amoureuse me fait douter de moi-même. 1 2 3 4 5 6 7


Je suis très à l'aise d'être près de ma partenaire
26 amoureuse. 1 2 3 4 5 6 7

Je m'inquiète souvent à l'idée que ma partenaire ne


27 voudra pas rester avec moi. 1 2 3 4 5 6 7

28 Je dis presque tout à ma partenaire. 1 2 3 4 5 6 7


Quand ma partenaire n'est pas à proximité, je m'inquiète
29 à l'idée qu'elle pourrait s'intéresser à quelqu'un d'autre 1 2 3 4 5 6 7
que mo1.
Je m'inquiète à l'idée que je ne serai pas à la hauteur des
30 autres. 1 2 3 4 5 6 7

Je m'inquiète beaucoup au sujet de mes relations


31 interpersonnelles. 1 2 3 4 5 6 7

32 Je discute avec ma partenaire de nos problèmes. 1 2 3 4 5 6 7


Je suis nerveux quand ma partenaire se rapproche trop
33 de moi. 1 2 3 4 5 6 7

113
114
~----------------------------------------------------------------------------------
Q uestionnaire sur les expériences amoureuses

Fortement Neutre ou Fortement


en désaccord partagé en accord
1 2 3 4 5 6 7

34 Je m'inquiète rarement à l'idée que ma partenaire me 1 2 3 4 5 6 7


quitte.
35 Je trouve facile de dépendre de ma partenaire amoureuse. 1 2 3 4 5 6 7
Je préfère ne pas être trop près de ma partenaire
36 amoureuse. 1 2 3 4 5 6 7

114
115
Index de Hulbert

S.V.P Veuillez encercler la réponse qui vous décrit le mieux. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises
réponses.

Jamais Rarement P arfois Sou vent Toujours


1 2 3 4 5

1. Je me sens inconfortable de parler durant les relations


sexuelles. 1 2 3 4 5

2. En ce qui concerne la sexualité, je me sens timide. 1 2 3 4 5


3. J'irùtie le contact envers ma partenaire pour avoir des
relations sexuelles lorsque je le désire. 1 2 3 4 5

4. Je pense que je suis ouvert avec ma partenaire


concernant mes besoins sexuels. 1 2 3 4 5

S. Je prends plaisir à partager mes fantasmes sexuels


avec ma partenaire. 1 2 3 4 5

6. Je me sens à l'aise de parler de sexualité avec mes


ami(e)s. 1 2 3 4 5

7. Je communique mon désir sexuel à ma partenaire. 1 2 3 4 5


8. Il est difficile pour moi de me toucher durant les
relations sexuelles. 1 2 3 4 5

9. Il est difficile pour moi de dire non même quand je


ne veux pas avoir de relations sexuelles. 1 2 3 4 5

10. Je suis hésitant à me décrire comme étant une


personne sexuelle. 1 2 3 4 5

11. Je me sens mal à l'aise de dire à ma partenaire quelles


sensations sont agréables. 1 2 3 4 5

12. J'affirme mes sentiments reliés à la sexualité. 1 2 3 4 5


13. Je suis hésitant à insister pour que ma partenaire me
satisfasse. 1 2 3 4 5

14. Je me retrouve à avoir des relations sexuelles lorsque


je ne le veux pas réellement. 1 2 3 4 5

15. Lorsqu'un comportement sexuel n'est pas agréable, je


le dis à ma partenaire. 1 2 3 4 5

16. Je me sens à l'aise de louanger sexuellement ma


partenaire. 1 2 3 4 5

17. Il est facile pour moi de discuter de sexualité avec ma


partenaire. 1 2 3 4 5

18. Je me sens à l'aise d'initier les relations sexuelles avec


ma partenaire. 1 2 3 4 5

115
116
Index de H ulbert

Jamais Rarement Parfois Souvent Toujours


1 2 3 4 5

19. Je me retrouve à faire des activités sexuelles que je 1 2 3 4 5


n'aime pas.
20. Faire plaisir à ma partenaire est plus important que
mon propre plaisir. 1 2 3 4 5

21. Je me sens à l'aise de dire à ma partenaire comment


me toucher. 1 2 3 4 5

22. Je prends plaisir à me masturber jusqu'à l'orgasme. 1 2 3 4 5


23 . Si quelque chose est agréable, j'insiste pour le faire à
nouveau. 1 2 3 4 5

24. Il est difficile pour moi d'être honnête à propos de


mes sentiments envers la sexualité. 1 2 3 4 5

25. J'essaie d'éviter de discuter à propos de la sexualité. 1 2 3 4 5

116
117
~----------------------------------------------------------------------------------
Mesure g lobale de satisfaction sexuelle

Consig ne : Globalement, comment décririez-vous votre relation sexuelle avec votre partenaire? Pour
chaque paire de mots, encerclez le chiffre qui décrit le mieux votre relation sexuelle.

Très mauvais]
lTrès ~onn._e___._ _ _6__ _ _ [__
1.

s _ [_ __ ~]_3 L_ _:_~ 1 -·

2. Très agréable Très désagréable

7 6 5 3 2 1 1

- - - - - -..-·-·- · - - - -
3.

4 3 2

4. Très satisfaisante Très insatisfaisante

-·-.--~-----1-·--.- ~---J-.-~----I--~---·-. _ G=-·-1_.___


_l________. .:_ . . . . . . . . .
1
________

s. Très précieuse Sans aucune valeur

~7~1_6_]__s _~,4~~-3~~--
2 ~'--
1 ~

11 7
r-----------------------------------------------------------------------118
Formulaire d'histoire sexuelle

Veuillez indiquer la réponse la plus appropriée à chacune des questions suivantes. Si vous n'avez pas eu de
partenaire dans la dernière année, vous référer à vos expériences sexuelles passées ou vos expériences
masturbatoires.

1- À quelle fréquence avez-vous des activités ou des relations sexuelles avec votre partenaire?
D 1. Plus d'une fois par jour D 6. Une fois par deux semaines
D 2. Une fois par jour D 7. Une fois par mois
D 3. De 3 à 4 fois par semaine D 8. Moins d'une fois par mois
D 4. Deux fois par semaine D 9. Jamais
D s. Une fois par semaine

2- À quelle fréquence aimeriez-vous avoir des relations ou des activités sexuelles?


D 1. Plus d'une fois par jour D 6. Une fois par deux semaines
D 2. Une fois par jour D 7. Une fois par mois
D 3. De 3 à 4 fois par semaine D 8. Moins d'une fois par mois
D 4. Deux fois par semaine D 9. Jamais
D s. Une fois par semaine

3- Qui est habituellement l'initiateur de vos relations ou activités sexuelles?


D 1. Toujours moi D 4. Mon/ ma partenaire, habituellement
D 2. Moi, habituellement D S. Toujours mon/ma partenaire
D 3. Mon/ ma partenaire et moi-même en
proportion assez égale

4- Par qui préféreriez-vous que vos relations ou activités sexuelles soient initiées?
D 1. Toujours moi D 4. Mon/ma partenaire, de préférence
D 2. Moi, de préférence D S. Toujours mon/ma partenaire
D 3. Mon/ma partenaire et moi-même en
proportion assez égale

S- À quelle fréquence vous masturbez-vous?


D 1. Plus d'une fois par jour D 6. Une fois par deux semaines
D 2. Une fois par jour D 7. Une fois par mois
D 3. De 3 à 4 fois par semaine D 8. Moins d'une fois par mois
D 4. Deux fois par semaine D 9. Jamais
D s. Une fois par semaine

6- Depuis combien d'années avez-vous des relations sexuelles avec votre partenaire?
D 1. Moins de 6 mois D 4. De 4 à 6 ans
D 2. De 6 mois à un an D s. De 7 à 10 ans
D 3. De 1 à 3 ans D 6. Plus de 10 ans

118
11 9
~----------------------------------------------------------------------------------
Formulaire d 'histoire sexuelle

7- Combien de temps durent habituellement vos « Jeux préliminaires » avant d'avoir une relation
sexuelle?
0 1. Moins d'une minute 0 s. De 11 à 15 minutes
0 2. De 1 à 3 minutes 0 6. De 16 à 30 minutes
0 3. De 4 à 6 minutes 0 7. De 30 minutes à une heure
0 4. De 7 à 10 minutes

8- Quelle est la durée moyenne de vos relations sexuelles habituellement, c'est-à-dire, de la pénétration
jusqu'à l'orgasme de monsieur?
0 1. Moins d'une minute 0 6. De 11 à 15 minutes
0 2. De 1 à 2 minutes 0 7. De 15 à 20 minutes
0 3. De 2 à 4 minutes 0 8. De 20 à 30 minutes
0 4. De 4 à 7 minutes 0 9. Plus de 30 minutes
0 s. De 7 à 10 minutes

9- Dans l'ensemble, jusqu'à quel point diriez-vous que vos relations sexuelles avec votre partenaire sont
satisfaisantes pour vous?
0 1. Extrêmement insatisfaisantes 0 4. Légèrement satisfaisantes
0 2. Modérément insatisfaisantes 0 s. Modérément satisfaisantes
0 3. Légèrement insatisfaisantes 0 6. Extrêmement satisfaisantes

10- Dans l'ensemble, jusqu'à quel point diriez-vous que vos relations sexuelles avec votre partenaire sont
satisfaisantes pour elle/lui?
0 1. Extrêmement insatisfaisantes 0 4. Légèrement satisfaisantes
0 2. Modérément insatisfaisantes 0 s. Modérément satisfaisantes
0 3. Légèrement insatisfaisantes 0 6. Extrêmement satisfaisantes

11- Lorsque votre partenaire vous fait des avances, comment répondez-vous habituellement?
0 1. J'accepte habituellement avec plaisir 0 3. Je refuse souvent
0 2. J'accepte à contrecoeur 0 4. Je refuse habituellement

12- Si vous essayez, vous est-il possible d'atteindre l'orgasme par la masturbation?
0 1. Presque toujours (> 90 % du temps) 0 4. Rarement (25 % du temps)
0 2. Habituellement (75% du temps) 0 s. Jamais
0 3. Parfois (50 % du temps) 0 6. Je n'ai jamais essayé

13- Si vous essayez, vous est-il possible d'atteindre l'orgasme grâce aux caresses que votre partenaire vous
fait aux organes génitaux?
0 1. Presque toujours (> 90 % du temps) 0 4. Rarement (25 % du temps)
0 2. Habituellement (75% du temps) 0 s. Jamais
0 3. Parfois (50 % du temps) 0 6. Je n'ai jamais essayé

119
120
r--------------------------------------------------------------------------------
Formulaire d'histoire sexuelle

14- Si vous essayez, vous est-il possible d'atteindre l'orgasme par la relation sexuelle?
D 1. Presque toujours(> 90 % du temps) D 4. Rarement (25 % du temps)
D 2. Habituellement (75% du temps) D s. Jamais
D 3. Parfois (50 % du temps) D 6. Je n'ai jamais essayé

15- Quelle est votre réaction habituelle face à du matériel érotique ou pornographique (images, films,
livres)?
D 1. Très excité D 3. Pas excité
D 2. Quelque peu excité D 4. Réaction négative de dégoût,
répulsion, etc.

16- Est-ce que monsieur a de la difficulté à obtenir une érection avant le début de la relation sexuelle?
D 1. Jamais D 4. Parfois (50 % du temps)
D 2. Rarement(< 10 % du temps) D s. Habituellement (75% du temps)
D 3. À l'occasion(< 25% du temps) D 6. Presque toujours (> 90 % du temps)

17- Est-ce que monsieur a de la difficulté à conserver une érection une fois que la relation sexuelle a
débuté?
0 1. Jamais 0 4. Parfois (50 % du temps)
0 2. Rarement(< 10 % du temps) 0 s. Habituellement (75% du temps)
0 3. À l'occasion(< 25% du temps) D 6. Presque toujours (> 90% du temps)

18- (POUR FEMMES SEULEMENT) Pouvez-vous atteindre l'orgasme par la stimulation de vos
organes génitaux à l'aide d'un vibrateur ou d'autres moyens, tels que l'eau courante, frottement d'un
objet, etc.?
D 1. Presque toujours (> 90 % du temps) D 4. Rarement (25% du temps)
0 2. Habituellement (75% du temps) 0 s. Jamais
0 3. Parfois (50 % du temps) 0 6. Je n'ai jamais essayé

19- (POUR FEMMES SEULEMENT) Pouvez-vous atteindre l'orgasme durant la relation sexuelle si vos
organes génitaux sont caressés en même temps (par vous-même, votre partenaire, un vibrateur, etc.)?
D 1. Presque toujours(> 90% du temps) D 4. Rarement (25 % du temps)
0 2. Habituellement (75% du temps) 0 S. Jamais
0 3. Parfois (50% du temps) 0 6. Je n'ai jamais essayé

20- (POUR FEMMES SEULEMENT) Lorsque vous faites l'amour avec votre partenaire (« jeux
préliminaires» et relation sexuelle compris), remarquez-vous que certaines des choses suivantes vous
arrivent : accélération de votre respiration et de votre pouls, lubrification de votre vagin, sensations
plaisantes dans vos seins et vos organes génitaux?
0 1. Presque toujours(> 90 % du temps) 0 4. Rarement (25% du temps)
0 2. Habituellement (75 % du temps) 0 s. Jamais
D 3. Parfois (50 % du temps) D 6. Je n'ai jamais essayé

120
121

Formulaire d'histoire sexuelle

21- (POUR HOMMES SEULEMENT) Vous arrive-t-il d'éjaculer sans avoir de sensation agréable au
pénis?
D 1. Jamais 0 4. Parfois (50 % du temps)
D 2. Rarement(< 10% du temps) 0 5. Habituellement (7 5 % du temps)
D 3. À l'occasion(< 25% du temps) 0 6. Presque toujours(> 90% du temps)

LES QUESTIONS SUIVANTES S'ADRESSENT


À L'HOMME ET À LA FEMME

22- Est-ce qu'il arrive à monsieur d'éjaculer sans avoir une érection complète et dure?
0 1. Jamais 0 4. Parfois (50 % du temps)
0 2. ~arement (< 10 % du temps) 0 5. Habituellement (75% du temps)
0 3. A l'occasion(< 25% du temps) 0 6. Presque toujours(> 90 % du temps)

23- Est-ce qu'il arrive à monsieur d'atteindre l'orgasme alors qu'il tente une pénétration?
0 1. Jamais 0 4. Parfois (50 % du temps)
0 2. ~arement (< 10 % du temps) 0 5. Habituellement (75% du temps)
0 3. A l'occasion(< 25 % du temps) 0 6. Presque toujours (> 90 % du temps)

24- Est-ce que la pénétration est impossible en raison du manque de lubrification ou de la contraction du
vagin?
0 1. Jamais 0 4. Parfois (50% du temps)
0 2. Rarement(< 10 % du temps) 0 5. Habituellement (75% du temps)
0 3. À l'occasion(< 25 % du temps) 0 6. Presque toujours (> 90 % du temps)

25- Ressentez-vous de la douleur aux organes génitaux durant la relation sexuelle?


0 1. Jamais 0 4. Parfois (50 % du temps)
0 2. Rarement(< 10 % du temps) 0 5. Habituellement (75% du temps)
0 3. À l'occasion (< 25 % du temps) 0 6. Presque toujours(> 90% du temps)

26- À quelle fréquence ressentez-vous du désir sexuel? Il peut s'agir d'un désir de faire l'amour, de
projeter de faire l'amour, de se sentir frustré(e) sexuellement dû au manque d'activité sexuelle, etc.
0 1. Plus d'une fois par jour 0 6. Une fois par deux semaines
0 2. Une fois par jour 0 7. Une fois par mois
0 3. De 3 à 4 fois par semaine 0 8. Moins d'une fois par mois
0 4. Deux fois par semaine 0 9. Jamais
0 5. Une fois par semaine

27- Lorsque vous faites l'amour avec votre partenaire, est-ce que vous vous sentez excité(e) sexuellement?
0 1. Presque toujours(> 90 % du temps) 0 4. Rarement (25 % du temps)
0 2. Habituellement (75 % du temps) 0 5. Jamais
0 3. Parfois (50% du temps)

121
122

Formulaire d'histoire sexuelle

28- Lorsque vous faites l'amour avec votre partenaire, ressentez-vous des réactions émotives négatives
comme la peur, le dégoût, la honte ou la culpabilité?
0 1. Jamais 0 4. Parfois (50 % du temp s)
0 2. Rarement(< 10 % du temps) 0 5. Habituellement (75 % du temps)
0 3. À l'occasion(< 25 % du temps) 0 6. Presque toujours (> 90 % du temps)

29- Est-ce que votre partenaire atteint l'orgasme, jouit sans éjaculer (sperme qui sort du pénis)?
0 1. Jamais 0 4. Parfois (50% du temps)
0 2. Rarement(< 10 % du temps) 0 5. Habituellement (75% du temps)
0 3. À l'occasion(< 25 % du temps) 0 6. Presque toujours(> 90 % du temps)

122
123

RÉFÉRENCES

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