Attachement et sexualité chez les femmes
Attachement et sexualité chez les femmes
MÉDIATION
ESSAI
PRÉSENTÉ
DU DOCTORAT EN PSYCHOLOGIE
PAR
BIANCA LECLERC
JUIN 2015
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
Service des bibliothèques
Avertissement
La diffusion de cet essai doctoral se fait dans le respect des droits de son auteur, qui a
signé le formulaire Autorisation de reproduire et de diffuser un travail de recherche de
cycles supérieurs (SDU-522 - Rév.0?-2011 ). Cette autorisation stipule que
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supérieurs, [l'auteur] concède à l'Université du Québec à Montréal une licence non
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précisément, [l'auteur] autorise l'Université du Québec à Montréal à reproduire, diffuser,
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moraux ni à [ses] droits de propriété intellectuelle. Sauf entente contraire , [l'auteur]
conserve la liberté de diffuser et de commercialiser ou non ce travail dont [il] possède un
exemplaire.»
REMERCIEMENTS
Bien sûr, j'ai été accompagnée par de nombreuses personnes sur mon parcours.
Je tiens à remercier mon conjoint Simon Hardy, qui a été ma principale source de
soutien. Il a su m'encourager, m'aider à respecter mes limites, et me pousser dans les
bons moments. Ce doctorat, il l'a porté avec moi. Du fond du cœur, je tiens à
remercier mes amies du doctorat : Priscilla, Danièle, Tina et Jacinthe. Vous
comprenez le doctorat en psychologie pour l'avoir vécu de l'intérieur, avec tous les
efforts et les luttes émotionnelles que cela peut impliquer. Vous êtes à mes yeux des
modèles à suivre, et je me sens privilégiée d 'avo ir eu la chance de vous connaître de
plus près. Si j'avais à recommencer, je le ferais sans hésiter, juste pour ces rencontres
qui donnent toute la signification humaine au parcours.
Pour terminer, je remercie ma famille. C'est à partir de vous que mon chemin
s'est tracé jusqu 'ici.
REMERCIEMENTS ...... ............ .......... .......... .. .. .. .......... ....... ..... ... ............ .................... ii
LISTE DES TABLEAUX ............. ...... ............. ... .. ... ... ....... ................ ....... ......... .... .... .. vi
LISTE DES FIGURES ................. ..... ....... .......... ................................................ ...... ...vii
RÉSUMÉ ..................... ........... .. .. ......... ...................................................................... viii
ABSTRACT ................ .. .............................. ....... ................... ......... ..... ....... ........ .......... ix
INTRODUCTION ..................................... .................................. ... ... .. .. .................... .... 1
CHAPITRE 1: CADRE CONCEPTUEL, OBJECTIFS ET HYPOTHÈSES .. ......... .. .. .4
1.1 Recension des écrits .. ................................................ ............ ............... ................ 4
1.1.1 Définition, critères diagnostics et classification de la vestibulodynie ... ...... .4
1.1.2 Modèles biopsychosociaux de la douleur .... ...... .......... .. ....... .... .................... 6
1.1.3 Justification du choix des variables ........... .......... ... .. .... ...... ............. .. ..... .. .... 7
1.1.4 Éléments de la théorie de 1'attachement ...... ... ........... .... ... ...... ... ....... ............ 9
1.1 .5 Sexualité et attachement ............ .................. .. ...... ......... .. ...... ....... ....... .... .... 11
1.1 .6 Vestibulodynie et attachement.. .......... .............. ..... ......... ... ............ ............. 14
1. 1.7 Proposition d'une variable médiatrice : l' affirmation de soi ....... .............. . 16
1.1.8 Objectifs et hypothèses de la recherche ...... ..... ... .......... ... .... .... ........ ........... 20
CHAPITRE II: PRESENTATION DE L'ÉTUDE ................. .... ......... ........................ 23
Attachment, sexual assertiveness, and sexual outcomes in women with provoked
vestibu lodynia and their partners: A mediation mode l ......... ...... .... .... ... .. ................ 24
Abstract .... .. .............................. ..... ... ..... .......... ........ ........ .. ...... .... .... .......... ... ....... ..... 25
Introduction ... ........ ... ..................... .. ........................... ............... ... .. ........ .... ...... ........ 27
Methods ..... ... ......... .......... ...... ...... ... .. ............... .. ... ......... ... ... .... ..... ........ ... ... ....... .. ..... 33
Participants ..... ....... ...... .. ................. .. ....... ........... .. .. ... ....... .... .. .... ............ ........... ... 33
Measures .... .. .. .. ..... ......... ..... .... .......... ............. .... ........... .... ... .. .. ...... .......... ...... .. .. .. 34
Procedure ... .... .... ... ... ............ .. ...... .. .... .... .... ... ..... ..... ...... .. ..... .... .. ..... .. ......... .......... 37
Data analyses .............. ...... .... ....... .. .... ... .... ... .......... ........................... ........ .... ....... 38
Results ... ............. ........ ......... .. .... ......... ....... .... .. .. ... ........... .. .......... .... ... ............ .... .. .... 39
Descriptive Statistics .. ................ .. ...... ..................... .... .... ..... .. ..... ........ ....... .... ... ... 39
Zero-arder Correlations ...... :.......... ..... ...... .. .... .. .. .......... ..... .. .. .... .......... ... ...... .. .... . 39
Attachment in relation to Sexual Outcomes ........ ............... ...... ... ... ........ ..... .. ......40
Mediation of Sexual Outcomes by Sexual Assertiveness ............ ..... .... .. ...... ...... .41
Discussion ... .... ... .... ... .. .. .... .. .. .. ... ......... .... .. .. ......... ... .. .... ... .. .. .......... ....... ... ........ .... .... 42
References .. .......... .. ... ........... ... ... ..... ... .. ....... ..... ....... ... ............... ........... .......... ....... ... 48
IV
Tableau 1. Means and standard devi ations for attachment dimensions and sexuality
outcomes in women and men (N= 101) .. ...... ... . ... .. . . ...... . ... ... . ... .... ... .. . . .. .... .. 57
CHAPITRE I
CADRE CONCEPTUEL, OBJECTIFS ET HYPOTHÈ SES
Le plus récent système de classification de la vulvodynie a été publié en 2004 par les
membres de la Société internationale pour l'étude des maladies vulvo-vaginales
(ISSVD) (Moyal-Barracco & Lynch, 2004). Le terme vulvodynie a été retenu pour
décrire toutes les formes de douleurs vulvo-vaginales ne pouvant être expliquées par
des maladies spécifiques. Ensuite, la vulvodynie a été divisée en deux formes, une
forme généralisée et une forme localisée. La vestibulodynie est classifiée dans cette
deuxième catégorie, soit la vulvodynie localisée. Comme son nom l' indique, la
vestibulodynie est caractérisée par une douleur au niveau du vestibule vaginal. Le
terme vestibulodynie est une nouvelle appellation. Jusqu'à tout récemment, le terme
vestibulite vulvaire était utilisé pour décrire ce type de douleur. La vestibulodynie
5
peut être soit provoquée, non provoquée (spontanée), ou mixte (provoquée et non-
provoquée) (Moyal-Barracco & Lynch, 2004).
Melzack et Wall (1965), avec leur théorie du portillon, ont été les premiers à proposer
un modèle explicatif de la douleur qui intègre à la fois des facteurs physiologiques et
psychologiques (Turk & Fior, 1999). La théorie du portillon a non seulement mené à
la reconnaissance du rôle joué par les facteurs psychologiques dans la douleur, mais
elle suggère également comment certains mécanismes physiologiques du système
nerveux central (SNC) peuvent sous-tendre ce phénomène. Selon leur modèle, le
portillon fait référence à un mécanisme au niveau de la corne dorsale de la maëlle
épinière. Un système composé de deux types de fibres neuronales agirait de manière à
contrôler la transmission de l'influx nerveux porteur du message de douleur. La
douleur dépendrait donc de l'équilibre entre l'activité de ces deux types de fibres
(Turk & Fior, 1999). Plus spécifiquement, la théorie du portillon pose l' hypothèse
que les fibres caractérisées par un petit diamètre, les fibres amyélinisées, favorisent la
transmission du signal douloureux vers le cerveau. Quant au deuxième type de fibre,
les fibres myélinisées à diamètre large, elles auraient l'effet contraire d ' inhiber la
transmission du signal douloureux vers le cerveau . Une partie de ces fibres
inhibitrices provient en fait du cerveau. Ces fibres descendantes forment un système
de contrôle inhibiteur diffus qui exerce une inhibition tonique sur la douleur (Melzack
& Katz, 2004) Ainsi, la perception de la douleur dépendrait à la fois de l' activité
ascendante, mais aussi de 1'activité descendante du système nerveux central.
7
Parmi les variables interpersonnelles les plus susceptibles d' influencer la sphère
sexuelle figure la notion d' attachement. Au cours des dix dernières années, une
trentaine de recherches ont été publiées démontrant des liens entre l'attachement et la
sexualité. Ces études réfèrent à différents aspects de la sexualité tel que les sentiments
et les pensées que les gens entretiennent à propos de la sexualité, les fantaisies
sexuelles, les motivations sexuelles, les comportements de coercition, les
, - - - - - - - - - - - - -- - -- - ----------- ----
La théorie de l'attachement a d'abord été développée par Bowlby (1973 , 1982) pour
expliquer comment les donneurs de soins servaient de figure d' attachement aux
enfants. Cette théorie stipule que les interactions précoces entre l' enfant et ses
principales figures d'attachement vont permettre à ce dernier de construire des
modèles cognitifs à propos des relations interpersonnelles. Hazan et Shaver (1987)
ont étendu la théorie de l'attachement aux relations adultes en proposant que ces
modèles cognitifs ont tendance à persister à l'âge adulte. Ce sont alors les partenaires
amoureux qui serviraient de figures d'attachement. Selon la théorie de l'attachement,
les donneurs de soins qui sont suffisamment disponibles et qui fournissent des
réponses appropriées aux enfants vont permettre le développement de représentations
mentales positives à propos des relations interpersonnelles, ce qui résultera en un
attachement sûr. Les individus qui possèdent une organisation d ' attachement sécurisé
ont appris qu'ils peuvent avoir confiance que la figure de soin sera disponible et
répondra de manière appropriée lorsque le besoin se fait sentir. En conséquence, ces
individus sécurisés dans leur attachement manifestent des comportements de coping
adaptés lorsqu'ils sont confrontés à des situations stressantes. Par exemple, ils savent
chercher la proximité d' une figure significative en cas de détresse. À l'opposé, le
10
contact avec des figures d'attachement qui ne sont disponibles que de manière
sporadique, qui sont chroniquement indisponibles, ou qui répondent de manière
inappropriée aux besoins de l'enfant, vont mener à la construction de représentations
mentales négatives des relations interpersonnelles . En conséquence, les individus
confrontés à de telles figures d'attachement vont développer des stratégies
comportementales alternatives pour s ' adapter à cet environnement social difficile.
figures significatives. Leur désir élevé pour la proximité et l'intimité peut mener à des
comportements d ' accrochage (clinginess behaviors). Dans leurs relations amoureuses,
ils adoptent souvent une attitude d' hypervigilance quant aux indices qui pourraient
indiquer l' indisponibilité de la figure d ' attachement. Ils ont tendance à entretenir des
inquiétudes et des doutes concernant la possibilité que leur partenaire pourrait arrêter
de les aimer. Cette insécurité peut mener à de fréquentes demandes de réassurances.
L ' attachement évitant réfère à l' évitement de l' intimité. Les individus manifestant des
degrés élevés d'attachement évitant entretiennent l'attente que les autres ne seront pas
disponibles en cas de besoin. Ils se sont adaptés à des figures indisponibles en
désactivant leur système d'attachement. Contrairement aux individus anxieux, ils ne
demandent pas de soutien aux autres en cas de détresse et manifestent plutôt une
inhibition des comportements de recherche de proximité. Par conséquent, ces
individus disposent d ' un style de coping indépendant et auto-suffisant. Ils sont en
général inconfortables avec l'intimité et préfère conserver une distance émotionnelle
face aux figures d'attachement, ce qui résulte en un faible investissement dans les
relations interpersonnelles (Brennah, Clark & Shaver, 1998; Hazan & Shaver, 1994;
Mikulincer & Shaver, 2007).
sphère sexuelle en une motivation sexuelle exacerbée qui pourrait servir à combler
des besoins d'attachement. Les recherches investiguant les motivations sexuelles
appuient cette hypothèse et montrent que les individus plus anxieux dans leur
attachement ont tendance à s'engager dans des relations sexuelle pour établir une
proximité émotionnelle avec le partenaire, pour se rassurer quant à l' intérêt du
partenaire, pour prévenir les conflits dans la relation, pour éviter l'abandon ou la
désaprobation du partenaire (Davis, Shaver & Vernon, 2004; Cooper et al., 2006;
Impett & Peplau, 2002; Schachner & Shaver, 2004; Tracy, Shaver, Albino & Cooper,
2003).
Par ailleurs, les individus manifestant un attachement évitant ont des relations
sexuelles plus tardivement, ont tendance à éviter les relations sexuelles, expriment
des fantaisies sexuelles romantique moins fréquentes à propos de leur partenaire et
présentent une fréquence moins élevée de relations sexuelles (Brassard et al., 2007;
Cooper, Shaver & Collins, 1998, Gentzler & Kerns, 2004; Tracy et al, 2003).
Lorsqu'ils s'engagent dans une interaction sexuelle, leurs expériences sont de nature
moins intime, moins émotionnelles, temporaires et dénuées d'engagement (Birnbaum,
2007; Cooper et al., 1998, 2006; Gentzler & Kerns, 2004; Schachner & Shaver, 2002;
Brennan & Shaver, 1995). Leurs motivations pour s'engager dans des interactions
sexuelles sont moins reliés à des aspects interpersonnels de la sexualité et leur
attention est plus souvent dirigé vers la satisfaction de leurs propres besoins
(Birnbaum, Reis, Mikulincer, Gilliath & Orpaz, 2006; Shachner & Shaver, 2004). Ces
comportements sexuels précédemment mentionnés correspondent aux stratégies de
désactivation généralement observés chez les individus évitants. Ces stratégies
permettent d'empêcher que ces individus expérimentent des interactions à haut niveau
d'intimité qui pourraient déclencher chez eux un grand inconfort. Mais si cet
évitement des aspects intimes de la sexualité aide à prévenir un certain inconfort, il se
pourrait également que ces comportements empêchent ces individus d'accéder à
certains aspects plaisants de la sexualité. À cet effet, la recherche montre que les
individus évitants décrivent moins de plaisir sexuel, sont plus suceptible de
manifester des aversions de nature cognitive et affective envers la sexualité et sont
généralement moins satisfaits de leurs interactions (Birnbaum, 2007; Birnbaum et al.,
13
2006; Butzer & Campbell, 2008 ; Davis et al., 2006 ; Fricker & Moore, 2002; Tracy et
al., 2003).
Bien que les résultats de recherche montrent que les formes d ' attachement
insécurisées pourraient avoir des implications négatives sur plusieurs aspects de la
sexualité, seulement cinq études ont spécifiquement investigué les associations avec
le fonctionnement sexuel (Birnbaum, 2007; Brassard et al., 2007; Cohen & Belsky,
2008; Costa & Brody, 2011; Stephenson & Meston, 2011). Birnbaum et al. (2007) ont
évalué le fonctionnement sexuel dans un échantillon de 96 femmes adultes avec un
inventaire validé de 13 items qui cible quatre dimensions du fonctionnement sexuel
tel que l' excitation sexuelle et la réponse orgasmique. Ils ont trouvé que seul
l' attachement anxieux prédisait une plus faible excitabilité sexuelle ainsi qu'une plus
faible capacité orgasmique (Birnbaum, 2007). Stephenson et Meston (2011) ont
également évalué le fonctionnement sexuel à l' aide d ' un questionnaire auto-rapporté
mesurant diverses composantes du fonctionnement sexuel chez un échantillon de 200
étudiantes universitaire. Les auteurs ont seulement inclut une mesure d ' attachement
anxieux (pas de mesure d ' attachement évitant) . Leurs résultats n'ont pas montré
d'association entre les scores d'attachement anxieux et les scores de fonctionnement
sexuel. Cohen et Belsky (2008) ont ciblé leur investigation sur la réponse orgasmique
seulement chez un échantillon de 323 femmes. Ils ont évalué la fréquence orgasmique
pendant quatre différentes activités sexuelles et ont trouvé que seule la dimension
évitante prédisait la réponse orgasmique. Un degré plus élevé d'attachement évitant
était associé à une fréquence orgasmique diminuée (Cohen & Belsky, 2008) . Plus
récemment, avec un échantillon de 80 femmes universitaires, Costa et Brody (2011)
ont montré que l'attachement anxieux était associé à une fréquence diminuée
d ' orgasme vaginal , défini comme un orgasme déclenché par la pénétration vaginale
uniquement (sans stimulation clitoridienne concomitante). Par contre l' attachement
anxieux était associé à une plus grande fréquence d ' orgasmes déclenchés par
l' utilisation d' un vibrateur et une plus grande fréquence d'orgasmes anaux. Quant à
l'attachement évitant, il était aussi associé à une plus grande fréquence d'orgasmes
déclenchés par l' utilisation d ' un vibrateur (Costa & Brody, 2011) . Brassard et al.
(2007) ont évalué si les participants avaient fait l' expérience d ' un problème sexuel
14
(par exemple, un problème érectile ou une difficulté de lubrification). Ils ont enquêté
273 couples hétérosexuels issus de la communauté générale et ont trouvé que les
hommes évitant rapportaient plus de problèmes sexuels et que cette association tenait
uniquement quand la partenaire présentait également un attachement évitant. Ces
résultats indiquent que des interactions entre les styles d'attachement des partenaires
d'un couple peuvent contribuer à prédire des difficultés sexuelles (Brassard et al.,
2007).
individus qui sont en couple avec un partenaire évitant expriment une plus faible
satisfaction sexuelle. Selon les résultats de Impett et Peplau (2002), l'organisation
d ' attachement d ' un partenaire peut prédire les motivations sexuelles de l'autre
partenaire. Ils ont trouvé que les individus qui sont en couple avec des partenaires
anx ieux dans leur attachement s'engagent plus souvent dans une relation sexuelle
dans le but de faire plaisir au partenaire ou pour éviter une réaction de colère. Quant
aux individus qui sont en couple avec des partenaire évitants dans leur attachement,
ils auraient davantage tendance à s'engager dans des relations sexuelles dans le but de
satisfaire leur propre plaisir. Finalement, Brassard et al. (2007) ont trouvé des
interactions entre les organisations d ' attachement des partenaires pour prédire la
fréquence des relations sexuelles et des problèmes sexuels.
Melegari et Sharp (2003) ont montré que 54% des femmes interrogées ne font pas
confiance à leur médecin pour gérer efficacement leur douleur.
La perception d ' une menace envers la relation avec une figure d ' attachement est la
troisième source de détresse qui déclenche le système d'attachement (Davis et
al., 2003; Mikulincer, Gilliath & Shaver, 2002). Tel que mentionné
précédemment, 76,6% des femmes interrogées par Gordon et al. (2003) craignaient
que la vestibulodynie ne ruine leur relation amoureuse, ce qui suggère que les femmes
peuvent interpréter la vestibulodynie comme une menace envers leur relation
amoureuse. Parce que les individus anxieux dans leur attachement sont
hypersensibles aux indices qui pourraient signifier la perte d'un partenaire (Fraley &
Shaver, 1997), leur tendance à percevoir la vestibulodynie comme une menace
pour le couple pourrait être particulièrement importante. Les résultats de Birnbaum et
al. (2006) offrent un appui à cette hypothèse en montrant que les individus anxieux
dans leur attachement sont plus susceptibles de développer des doutes quant à la
solidité de leur relation amoureuse lorsqu'ils sont confrontés à des expériences
sexuelles négatives. Plus précisément, ils ont observé que ces individus ont une
tendance plus marquée à adopter la croyance que la sexualité sert de
« baromètre » de la relation de couple. Autrement dit, la satisfaction sexuelle est
interprétée comme un indice signifiant une bonne santé conjugale, alors que les
difficultés sexuelles sont interprétées comme un indice que la relation est menacée.
Parce que la vestibulodynie est typiquement associée à des déficits au niveau du
fonctionnement et de la satisfaction sexuelle (Desrochers et al., 2008), cela pourrait
contribuer à déclencher des insécurités interpersonnelles chez les individus qui
sont particulièrement sensibles aux expériences de perte interpersonnelle.
Granot, Zisman-IIani, Ram , Goldstick et Yovell (20 11) ont été les premiers à publier
une étude mettant en lien la notion d'attachement et la dyspareunie. Ils ont utilisé à la
fois la mesure en continu et catégorielle pour investiguer la présence d' insécurités
d'attachement au sein d'un groupe de 45 femmes souffrant de dyspareunie. En ce qui
concerne leur mesure en continu, ils ont trouvé des scores d'évitement plus élevés
17
Plusieurs raisons nous amènent à croire que les comportements d'affirmation de soi
pourraient nous aider à comprendre les associations entre 1' attachement et la
sexualité. Le concept d'affirmation sexuelle inclus deux composantes. La première
composante est la capacité à affirmer ses préférences sexuelles, habileté qui semble
compromise chez les individus anxieux dans leur attachement qui manifestent une
tendance à déférer leurs besoins sexuels en faveur de ceux du partenaire (Davis et al.,
2006). Quand la peur de perdre le partenaire active le système d'attachement, les
individus anxieux dans leur attachement ont tendance à manifester des
comportements visant à atténuer leur crainte. Face à une menace de perte
interpersonnelle, ils adoptent des comportements qui favorisent le maintien de la
relation, comme une recherche de proximité qui peut aller jusqu'à des comportements
d' accrochage excessifs (Bowlby, 1969, 1982; Cooper et al., 2006; Mikulincer &
Shaver, 2007; Shaver & Mikulincer, 2006) . Birnbaum , Weisberg et Simpson (2010)
ont démontré que la perception d'une menace à la relation amoureuse déclenchait un
désir de satisfaire les besoins sexuels du partenaire chez les femmes plus anxieuses
dans leur attachement, suggérant que leur sexualité pourrait être davantage orientée
vers la satisfaction des besoins du partenaire.
Birnbaum et al. (20 10) a constaté que les individus anxieux dans leur attachement
avaient tendance à utiliser la sexualité pour combler leurs besoins d'attachement. Ils
18
sont particulièrement enclins à utiliser les relations sexuelles pour réparer une relation
perçue comme étant menacée (Birnbaum et al., 2010). Accepter de continuer à
pratiquer la pénétration vaginale malgré la douleur pourrait bien tenir lieu de
stratégie visant à maintenir la relation de couple. En acceptant les
pénétrations douloureuses, la femme favoriserait la satisfaction sexuelle de son
partenaire et rassurerait du même coup sa crainte que la vestibulodynie puisse
conduire à la perte de son partenaire.
L'étude réalisée par Gordon et al. (2003) appuie l' hypothèse selon laquelle les
femmes atteintes de vestibulodynie sont particulièrement enclines à accepter de
s'engager dans des activités de pénétrations vaginales douloureuses, nous
laissant croire que ces femmes pourraient avoir des difficultés à affirmer
leurs limites dans le contexte de la sexualité. Leurs résultats indiquent que seulement
22% des femmes interrogées avaient mis fin à des relations sexuelles à cause de la
douleur. L'étude qualitative de Ayling & Ussher (2008) montre que certaines femmes
sont prêtes à tolérer des symptômes assez sévères tels que des saignements abondants,
des attaques de panique, 1' impression de se faire violer, et plusieurs jours de sensation
de brûlure suivant la pénétration. Hallam-Jones, Wylie, Osborne-Cribb, Harrington
et Walters (2001) soulignent également cette tendance des femmes présentant une
vestibulodynie de continuer à pratiquer la pénétration vaginale, malgré la douleur et
la satisfaction limitée qu'elles tirent de ces expériences. Ces auteurs notent que peu de
femmes mettent l'accent sur la pratique d' activités sexuelles alternatives qui ne
seraient pas douloureuses (Hallam-Jones et al., 2001 ), ce qui suggère que leur
sexualité pourrait être davantage orientée vers la satisfaction des besoins du
partenaire. Lorsqu'on les interroge sur les raisons pour lesquelles elles choisissent
de s'engager dans des relations sexuelles douloureuses, l'obligation de plaire au
partenaire est l'explication la plus fréquente, avec 27,3% des répondants qui affirment
se reconnaître dans cet item (Gordon et al. 2003).
de l' affirmation sexuelle de soi réside dans la capacité à affirmer ses limites sexuelles,
qui inclut la capacité de refuser de s'engager dans des pratiques sexuelles non-
désirées. L' affirmation sexuelle est considérée comme une habileté essentielle pour le
développement d' une sexualité saine et agit à titre de protection contre les
comportements sexuels à risque comme les relations sexuelles non-protégées menant
à des grossesses non-désirées ou des maladies transmises sexuellement (Morokoff et
al., 1998). Deux études ont montré que les individus anxieux dans leur attachement
étaient plus susceptibles de consentir à des relations sexuelles non désirées, ou
autrement dit à faire preuve d'acquiescement sexuel (Impett & Peplau, 2002 ; Genztler
& Kerns, 2004). Une troisième étude réalisée par Davis et al. (2006) constate que les
individus présentant une anxiété d' attachement ont davantage tendance à adopter une
attitude de déférence sexuelle, c'est-à-dire à se conformer aux désirs sexuels de son
partenaire.
Les raisons évoquées par les femmes pour expliquer ces comportements portent à
croire que l'acquiescement sexuel pourrait avoir une fonction de maintien de la
relation amoureuse. La recherche sur les motivations sexuelles appuie cette hypothèse
en montrant que les individus anxieux dans leur attachement sont plus susceptibles
de s'engager dans des relations sexuelles dans le but d'établir une proximité affective
avec le partenaire, se rassurer quant à l'intérêt de leur partenaire, prévenir les
conflits dans la relation, répondre aux besoins sexuels du partenaire, éviter l'abandon,
la colère ou la désapprobation du partenaire (Davis et al., 2004; Schachner & Shaver,
2004; Tracy et al., 2003; Cooper et al., 2006; lmpett &Pep lau, 2002 ; Lewin, 1985;
O'Sullivan & Allgeier, 1998; Shetland & Hunter, 1995).
Ces dynamiques rendent les individus anxieux dans leur attachement plus à risque de
consentir à des activités sexuelles non-désirées qui pourraient en retour avoir des
effets néfastes sur leur fonctionnement sexuel et satisfaction sexuelle (Gentzler &
Kerns, 2004; Impett & Peplau, 2002). Ainsi, nous croyons que la variable
d' affirmation sexuelle pourrait jouer un rôle de médiateur dans la relation entre
l' attachement et l' adaptation sexuelle des femmes présentant une vestibulodynie. Des
études ont montré que l'affirmation sexuelle est associée à de meilleures fonction et
20
21
Parce que la vestibulodynie est un problème qui implique les deux membres du
couple et que chacun manifeste ses propres réponses pour s' adapter à cette situation,
la présente étude adopte une approche dyadique. Les réponses de chaque partenaire
peuvent interagir et créer des dynamiques relationnelles qui seraient impossibles à
identifier en évaluant la perspective d'un seul des membres du couple. Les styles
d' attachement des deux partenaires sont susceptibles de contribuer à l' adaptation
sexuelle du couple. Jusqu ' à maintenant, très peu d' études ont investigué les
associations entre l'attachement et la sexualité en incluant la perspectives des deux
membres du couple, ce qui est considéré comme une limite importante selon
Mikulincer et Shaver (2007), qui recommandent que des études dyadiques soient
conduites afin que soient mieux reflétées les dynamiques relationnelles entre les
partenaires. Des efforts récents pour élaborer un cadre théorique sur le lien
attachement et sexualité ont également critiqué le fait que la recherche se soit limitée
à étudier ces associations de manière très descriptive, soit avec des études
corrélationnelles (Dewitte, 2012) . Maintenant que nous avons identifié plusieurs
associations entre les dimensions de l' attachement et des variables liées à la sexualité,
Dewitte (2012) souligne le besoin d' aller préciser les mécanismes qui pourraient
expliquer ces associations, en allant cibler des variables médiatrices. De plus, peu
d' études ont investigué ces associations dans des échantillons d' individus qui
22
présentent des difficultés sexuelles. Cette étude vise donc à combler les lacunes de la
recherche actuelle en adoptant une approche dyadique, en proposant un médiateur
pour expliquer le lien attachement-sexualité, et en ciblant une population clinique de
couples où la femme présente une vestibulodynie.
Une première hypothèse postule que des degrés plus élevés d'attachement anxieux et
évitant seront associés à des douleurs plus intenses chez la femme. Ensuite, une
seconde hypothèse postule que des degrés plus élevés d 'attachement anxieux et
évitant seront associés à des niveaux plus faibles de fonction et satisfaction sexuelles.
Ces associations seront explorées pour les deux membres du couple en
contrôlant pour la nature interdépendante des données dyadiqu es (effets acteurs). La
troisième hypothèse concerne l' investigation des effets partenaires. Nous faisons
l' hypothèse que des degrés plus élevés d 'attachement anxieux et évitant chez un
partenaire seront associés à des scores plus faibles d 'adaptation sexuelle chez l'autre
partenaire (effets partenaires). La quatrième hypothèse porte sur la médiation. Nous
postulons que les craintes typiques qui caractérisent 1'attachement anxieux et évitant
pourraient être associées à des difficultés d'affirmation de soi, qui pourraient à leur
tour avoir un impact négatif sur la sphère sexuelle. Autrement dit, nous allons
examiner la possibilité que l'affirmation de soi agisse à titre de variable médiatrice
23
dans la relation entre les insécurités d'attachement et l'adaptation sexuelle chez les
couples dont la femme présente une vestibulodynie.
24
CHAPITRE Il
PRÉSENTATION DE L'ÉTUDE
TITLE
Attachment, sexual assertiveness, and sexual outcomes in women with provoked vestibulodynia
ABSTRACT
associated with sexual function difficulties. Attachment theory has been used to understand adult
sexual outcomes, providing a useful framework for examining sexual adaptation in couples
confronted with PVD. Research to date indicates that anxious and avoidant attachment
dimensions correlate with worse sexual outcomes in community and clinical samples. The
present study examined the association between attachment, pain, sexual function and sexual
satisfaction in a sample of 101 couples in which the women presented with PVD. The Actor-
Partner Interdependence Madel was used in arder to investigate both actor and partner effects.
This study also examined the raie of sexual assertiveness as a mediator of these associations via
structural equation modeling. Women completed measures of pain intensity and both members
of the couple completed measures of romantic attachment, sexual assertiveness, sexual function
and satisfaction. Results indicated that attachment dimensions did not predict pain intensity. Both
anxious and avoidant attachment were associated with lower sexual satisfaction. Only attachment
avoidance predicted lower sexual function in women. Partner effects indicated that higher sexual
assertiveness in women predicted higher sexual satisfaction in men. Finally, women's sexual
assertiveness was found to be a significant mediator of the relationship between the ir attachment
dimensions, sexual function and satisfaction. Findings highlight the importance of exarnining
how anxious and avoidant attachment may lead to difficulties in sexual assertiveness and to less
KEYWORDS
Satisfaction
27
INTRODUCTION
dyspareunia, or pain during intercourse (Meana & Binik, 1994). Defmed as pain located at the
vulvar vestibule, PVD affects 12% ofwomen in the general population (Harlow, Wise, &
Stewart, 2001). Beyond the experience of pain, PVD is associated with sexual functioning
impairments such as low sexual desire, diminished sexual arousal, impaired orgasmic capacity
and reduced sexual satisfaction (Desrochers, Bergeron, Landry, & Jodoin, 2008). According to a
recent etiological mode! (Zolnoun et al., 2006), PVD could result from the convergence of a
variables. A growing body of research suggests that interpersonal variables such as couple
functioning and partner responses are associated with pain intensity and pain behaviors (Kiecolt-
Glaser & Newton, 2001). To date, only a handful of studies have explored these associations
among women with vulvo-vaginal pain. Despite the fact that PVD is not necessarily associated
with general relationship maladjustment (Smith & Pukall, 2011), two cross-sectional studies
have shown that specifie partner responses toward pain, such as increased solicitousness and
negative responses, can predict higher pain intensity and modulate sexual satisfaction (Desrosiers
et al., 2008; Rosen, Bergeron, Leclerc, Lambert, & Steben, 201 0).
One important interpersonal aspect of PVD is the negotiation of sexual intercourse with
the partner. Qualitative research suggests that many women are tom between their desire to meet
their partner's sexual needs and their desire to avoid the emotional and physical suffering of
enduring painful intercourse (Ayling & Ussher, 2008). Despite the pain and limited satisfaction
they derive from intercourse, studies indicate that the majority ofwomen with vulvar pain
& Sharp, 2003; Hallam-Jones, Wylie, Osborne-Cribb, Harrington, & Walters, 2001).
Unfortunately, engaging in unwanted painful sexual intercourse on a regular basis may promote
the development of chronic pain in women with PVD, since it is now recognized that repetitive
pain experiences contribute to the sensitization ofnociceptors (Gebhart, 2007; Harper & Schug,
Attachment theory can provide a useful framework for understanding why women
consent to painful sexual experiences. Attachment patterns are constructed within early
experiences with primary caregivers, who then become attachment figures (Mikulincer &
Goodman, 2006). Hazan and Shaver (1987) have extended attachment theory to the context of
romantic love and recent studies suggest that attachment patterns are closely linked to adult
sexual cognitions, emotions and behaviors (Cooper et al., 2006; Dewitte, 2012). Adult
in four styles of attachment (Brennan, Clark, & Shaver, 1998). Attachment anxiety and
attachment avoidance are the two main dimensions of insecure attachment. Based on these two
dimensions, four attachment styles can be derived: (1) secure attachment, which is a combination
oflow anxiety and low avoidance, (2) fearful attachment, which is a combination ofhigh anxiety
and high avoidance, (3) preoccupied attachment (high anxiety and low avoidance), and (4)
disrnissing attachment (high avoidance and low anxiety). The present research focuses on
anxious and avoidant attachment dimensions (anxiety about rejection and avoidance of intimacy)
and their link with pain and sexual outcomes in a sample ofwomen with PVD. It also
investigates the potential role of sexual assertiveness in the mediation ofthese associations.
Anxiously attached individuals are hypersensitive to eues that could signify the Joss of
the partner (Fraley & Shaver, 1997). Attachment theory makes the assumption that the
29
attachment system will be triggered when an individual perceives a threat to a relationship with
an attachment figure (Davis, Shaver, & Vernon, 2003; Mikulincer, Gillath, & Shaver, 2002).
anxiously attached individuals. Birnbaum, Reis, Mikulincer, Gillath and Orpaz (2006) observed
that anxiously attached individuals have a marked tendency to adopt the belief that sexuality
serves as a barometer of the romantic relationship. Therefore, they are more susceptible to
develop doubts about their relationship when confronted with negative sexual experiences.
Because PVD is associated with deficits regarding sexual functioning and satisfaction, it could
contribute to trigger interpersonal insecurities among individuals who are particularly sensitive
women with vulvar pain found that 76.6 % of participants feared that their pain might ruin their
relationship, which suggests that PVD might be a trigger for attachment insecurities (Gordon et
al., 2003).
When fear of losing the partner activates the attachment system, anxiously attached
individuals tend to manifest certain behaviors in order to attenuate their fear. In the face of
relationship threat, they adopt behaviors that promote relationship maintenance such as excessive
proximity seeking or clinging (Cooper et al., 2006; Mikulincer & Shaver, 2007; Shaver &
Mikulincer, 2006). Birnbaum, Weisberg and Simpson (2010) have found that anxiously attached
individuals rely heavily on sex to meet their attachment needs. In the face of relationship threat,
they are particularly prone to use sex to repair the threatened relationship (Birnbaum et al.,
201 0). Agreeing to continue practicing vaginal penetration despite pain and not being assertive
about their sexual preferences could weil serve as strategies aimed at maintaining the romantic
relationship in women with PVD. By accepting painful penetration, the woman would promote
30
the sexual satisfaction of her partner and at the same time reassure her own fear that pain could
lead to the eventualloss of her partner. However, in a long-term perspective, these non-assertive
behaviors may have detrimental effects on pain, sexual functioning and satisfaction.
Correlational studies already show that attachment anxiety is associated with poorer sexual
experiences (Birnbaurn, 2007; Brassard, Peloquin, Dupuy, Wright, & Shaver, 2012; Butzer &
Campbell, 2008; Costa & Brody, 2011 ; Davis et al. , 2006; Gentzler & Kerns, 2004) and greater
sex-related worries (Birnbaurn et al., 2006; Davis et al., 2006). Two studies using a dyadic
approach have shown interesting partner effects indicating that an individual's attachment can
predict their partner' s sexual outcome (Brassard et al. , 2012; Butzer & Campbell, 2008). More
specifically, Brassard et al. (2012) found that men's attachment anxiety was associated with
proximity seeking behaviors, resulting in an independent and self-reliant style of coping. They
generally feel uncomfortable with intimacy and prefer to keep emotional distance from
attachment figures, leading to low investrnent in interpersonal relationships (Hazan & Shaver,
1994; Mikulincer & Shaver, 2007; Shaver & Mikulincer, 2006). Their motivations for engaging
in sexual interactions are less related to interpersonal aspects of sexuality (Schachner & Shaver,
2004). Research has begun to show that avoidant attachment is also associated with a tendency to
be less assertive sexually and to comply with unwanted sex, although motivation underlying this
behavior would be different (Gentzler & Kerns, 2004; Impett & Peplau, 2002). Evidence shows
that individuals higher in avoidant attachment report less sex-related pleasure (Birnbaum et al.,
2006; Tracy, Shaver, Albino, & Cooper, 2003), are more likely to manifest aversive sexual
affects and cognitions (Birnbaurn, 2007; Birnbaum et al. , 2006), and are generally less satisfied
31
with their sexual interactions (Brassard et al., 2012; Butzer & Campbell, 2008; Davis et al.,
2006; Fricker & Moore, 2002). Further, two dyadic studies indicated that partners of individuals
with higher attachment avoidance report lower sexual satisfaction (Brassard et al., 2012; Butzer
Because PVD is a sexual problem that impacts both members of the couple and that each
manifests his or her own responses to adapt to this challenging condition, we adopted a dyadic
approach. The responses of each partner can interact and create relationship dynamics that
cannot be captured when assessing only the perspective of one member of the couple.
Attachment styles ofboth partners are likely to contribute to the couple's sexual adaptation.
Until now, very few studies investigating the sex-attachment link have included both partners'
Shaver (2007), who recommend conducting dyadic studies to better reflect the interactional
perspective on the sex-attachment link have also criticized the fact that research has been limited
to studying this association in a descriptive manner (Dewitte, 2012). Pathways that mediate the
sex-attachment link need to be identified. Moreover, few studies have investigated this
association in samples comprising individuals who present with actual sexual difficulties. This
research aims to fill these gaps by adopting a dyadic approach and proposing a new mediator that
could potentially explain how attachment might be associated with sexual outcomes in a sample
It is plausible that sexual assertiveness could mediate the relationship between attachment
insecurities and sexual impairments. The concept of sexual assertiveness refers to the ability to
communicate openly about sexual matters including the initiation of sexual activity, refusai of
32
sexual behavior such as contraceptive use and safer-sex behavior (Morokoff et al., 1997; Pierce
& Hurlbert, 1999). The ability to assert one ' s sexual preferences seems to be irnpaired in women
with attachment anxiety, who may be more likely to respond to their partners' sexual needs rather
than to their own (Davis et al., 2006). The assertion of one' s sexual limits, which refers to the
capacity to refuse to engage in unwanted sexual practices, also seems to be impaired in women
with attachment anxiety as seen in sexual compliance studies (Gentzler & Kems, 2004; Impett &
Peplau, 2002). Sexual assertiveness is considered an essential skill for the healthy development
of sexuality, protecting individuals from risky sexual behavior (Morokoff et al., 1997). It is also
associated with better sexual functioning and satisfaction (Hurlbert, 1991 ). In the context of
vulvo-vaginal pain, the ability to assert one's sexuallimits and to comrnunicate sexual
preferences might be an important factor in determining the experience of pain and the sexual
The present study examined the associations between attachment dimensions, sexual
assertiveness, pain as well as sexual function and satisfaction in a sample of couples in which the
woman suffers from PVD. We used the Actor-Partner Interdependence Model (Kenny, Kashy, &
Cook, 2006) because it has the advantage of positioning the couple as the unit of analysis,
enables the assessment of actor and partner effects, and controls for the non-independence of the
dyadic data. More specifically, we hypothesized that higher degrees of anxious and avoidant
attachment would be associated with higher levels of women' s pain and lower levels of sexual
functioning and satisfaction in both members of the couple (actor effects). We also predicted that
higher degrees of anxious and avoidant attachment in one partner would be associated with
worse sexual outcomes in the other partner (partner effects). We further hypothesized that the
33
typical fears that characterize attachment anxiety and avoidance could bring women with PVD to
exhibit difficulties regarding sexual assertiveness, which in turn would be related to their pain
and sexuality outcomes. Thus, we examined whether sexual assertiveness mediated the
relationship between attachment dimensions, pain, sexual functioning and sexual satisfaction in
METHOD
Participants
Women were recruited from July 2006 through July 2009 via different means such as
female readers, and references from other research teams studying a similar population). Women
recruited in gynecological clinics met with a research assistant who explained what study
participation entailed. Women who were recruited via advertisements contacted a research
women for eligibility. The screening interview aimed to ensure that the women's symptoms
corresponded to PVD. Women who met the inclusion criteria were then asked to solicit the
participation of their sexual partner. Partners who agreed to parti ci pate were included in the
study as male participants. Ali couples were heterosexual. The sample of couples included 41 %
participation in another PVD study, and 1 % unknown. The gynecologist confirmed the diagnosis
ofPVD with the cotton- swab test when women were recruited in medical clinics. Paired t-tests
revealed that women whose diagnosis was confirmed with a gynecological exam were not
significantly different from the rest of the sample in terms of pain intensity (t = -.619, p = .946),
34
sexual functioning (t = .639,p = .172), sexual satisfaction (t = -.657, p = .584) and sexual
assertiveness (t = .267, p = .755). A total of 143 couples were recruited and 126 of them returned
both questionnaires, a response rate of 88 %. Ten couples were eliminated because of missing
data, and 15 couples were eliminated because they had not been sexually active in the last four
relationship for at !east six months, in which the woman presented with PVD. Women's
inclusion criteria were the following: (a) 18 years of age or older, (b) pain of a minimal duration
of six months and occurring during at least 75% of vaginal penetration attempts, (c) presence of
pain located in the vulve-vaginal area (i.e. entrance of the vagina), (d) pain intensity of at least 4
on a scale of 0-10. Women who had continuous (or unprovoked pain) were excluded, as weil as
women whose pain was not located in the vulve-vaginal region (e.g. deep dyspareunia). Finally,
women who were pregnant, who presented an active vaginal infection, vaginismus, or a major
medical and/or psychiatrie illness were also excluded. There was no inclusion criterion for the
partner and the only exclusion criterion was age less than 18 years. Non-sexually active couples
were excluded.
Measures
Pain Intensity
Pain intensity during intercourse was measured using a horizontal analog scale ranging
from 0 to 10. Women were invited to circle on paper the number that best corresponded to the
average pain intensity they felt during the last 6 months. The validity of this type of scale is weil
documented (Jensen & Karoly, 2001). It correlates positively and significantly with other pain
intensity measures (Jensen & Karoly, 2001). Only women answered the pain intensity scale.
35
Romantic Attachment
The two dimensions of romantic attachment were measured using the Experiences in
Close Relationships Scale-Revised (ECR-R) (Fraley, Waller, & Brennan, 2000). This 36-item
scale consists oftwo 18-item subscales assessing anxiety about rejection and avoidance of
intimacy. Both members of the couple indicated to which extent they agreed with each item
according to a 7-point Likert scale ranging from 1 (strongly disagree) to 7 (strongly agree). One
score for each dimension was computed by averaging items of each subscale, higher scores
indicating higher attachment anxiety and avoidance. Fraley et al. (2000) have provided evidence
for the reliability and validity of the ECR-R. In the current sample, Cronbach's alphas were .90
and .83 for the anxiety subscale, and .86 and .81 for the avoidant subscale, for women and men
respectively.
Sexual Assertiveness
We assessed our participants' ability to assert themselves in sexual situations using the
25-item Hurlbert Index of Sexual Assertiveness (Hurlbert, 1991). Participants were asked to rate
how strongly they agree to each statement with a 5-point Likert scale ranging from 1 (none of the
time) to 5 (all of the time) . The summation of each item provides a global score of sexual
assertiveness ranging from 0 to 100, higher scores representing a better capacity to be assertive
with sexual partners. Reliability and validity have been well demonstrated (Apt & Hurlbert,
1992; Hurlbert, 1991; Pierce & Hurlbert, 1999). In the current sample, Cronbach' s alphas were
Women's sexual functioning was assessed using the Female Sexual Function Index
(Rosen et al., 2000). Its 19 items were designed to assess six domains of sexual function: sexual
36
desire, subjective arousal, lubrication, orgasm, sexual satisfaction, as well as pain. Higher scores
indicate healthier sexual functioning . Several studies have demonstrated the excellent reliability
and validity of this self-report measure (Meston, 2003 ; Rosen et al., 2000; ter Kuile, Brauer, &
Laan, 2006; Wiege!, Meston, & Rosen, 2005). In addition, the FSFI's psychometrie properties
have been specifically validated in a sample of women with vulvodynia, a broader category of
The men' s version of the Sexual History Form was used to investigate partners' sexual
functioning (Nowinski & LoPiccolo, 1979). This self-report measure consists of 28 multiple
choice questions referring to various areas of sexual function such as frequency of sexual
activity, sexual desire, arousal, orgasm, pain and sexual satisfaction. A global surnmary score can
global score varies between 0 and 1, with higher scores representing greater dysfunction.
Research has shown that the SHF global score possessed good temporal stability in addition to
adequate internai consistency coefficients (Creti et al. , 1998). Regarding discriminant validity,
the SHF can distinguish between sexually dysfunctional and healthy men (Creti et al. , 1998).
Sorne items refer to the attainment of orgasm through vaginal penetration. Considering that a
significant proportion of women with PVD are unable to practice vaginal penetration, the scale
needed to be adapted to the current population. Therefore, two items were deleted to irnprove the
internai consistency of the scale. The Cronbach alpha in this sample was .68 .
Sexual Satisfaction
37
The Global measure of Sexual Satisfaction (GMSEX) developed by Lawrance and Byers
(1995 , 1998) was used to assess satisfaction with the sexual relationship. Both members ofthe
couple were asked to describe their sexual relationship based on the following bipolar adjectives
worthless. Ratings were given according to a 7-point Likert scale for each pairs of adjectives
ranging from 7 (good, pleasant, positive, etc.) to 1 (bad, unpleasant, negative, etc.). Higher scores
indicate greater satisfaction, with possible scores ranging between 5 and 35. The GMSEX has
been shown to have good test-retest reliability, high internai consistency, as well as adequate
convergent validity (Byers & MacNeil, 2006; Lawrance & Byers, 1995, 1998). In the present
study, Cronbach' s alphas were respectively .89 and .88 for women and men.
Procedure
Women recruited in gynecology clinics who were eligible and consented to participate in
the study were given two different envelopes, one for them and one for the partner. Couples who
were recruited by advertisements and contacted by phone were sent the same packages by mail.
Each package contained consent forms, the previously described questionnaires, as well as basic
refrain from consulting each other's answers. Follow-up phone calls were made every two weeks
to facilitate a higher return rate of questionnaires, up to a maximum of six calls. Once couples
had retumed both questionnaires, they were offered compensation for their participation, which
consisted of a 30-minute telephone consultation with a clinical sexologist on our research team.
Couples who were unavailable for the telephone consultation received written documents
containing equivalent information. This study was approved by the Institutional review boards of
the university and university hospital where the research took place.
38
Data Analyses
Because of the dyadic nature of our sample, which implies non-independence of the data,
The Actor-Partner Interdependence Madel (Kenny et al., 2006) was used to examine associations
between [Link] dimensions, pain, and two different sexual outcomes: sexual satisfaction and
sexual functioning. Choosing APIM instead of usual regression strategies prevented us from
making type I or type II errors, which is a risk when performing traditional regressions with non-
independent data. SPSS was used to conduct APIM analyses. Attachment anxiety and avoidance
figured as independent variables. Each dimension of attachment was used to predict two sexual
outcomes: sexual satisfaction and sexual function. First, actor and partners ' effects were
examined. Actor effects are the association between the individual' s independent variable and his
or her own outcomes, while partner effects are the associations between an individual ' s
Because we used two different questionnaires to measure sexual functioning in men and
women, a transformation was applied to men' s scores to make them comparable to women' s
scores (see Adjusted score of sexual functioning in Table 1). We created a dyad-structure data set
from an individual-structure data set by merging records. Then, data were standardized and
gender was recoded: women (-1) and men (1). [Link] variables from both partners ofthe
dyad were correlated as well as error terms of outcomes. Separate analyses were performed for
anxiety and avoidance dimensions. Second, mediation analyses using the AMOS structural
equation modeling program were performed to investigate whether sexual assertiveness could
mediate the relationship between attachment dimensions and sexual outcomes. The AMOS
structure equation modeling is also based on APIM and takes into account the non-independence
ofthe data.
39
RESULTS
Descriptive Statistics
Women's mean pain intensity during intercourse was 7.3 on a 0 to 10 scale. The majority
of couples were cohabitating (84.5 %) and 31.0 % reported being married. Mean age was similar
for men and women with a mean of 3 5 years for women and 37 for men. Years of education
were also similar with a mean of 16 years for both partners, which corresponds to a bachelor
degree. The couple median annual income fell within the category ranging from 60,000 and
70,000$CDN. Participants were mostly Canadians. Means and standard deviations for
attachment dimensions and outcome variables are shown in Table 1. Men and women' s
attachment scores did not differ significantly according to a paired t test. Each variable was
transformations to restore skewness: pain intensity, attachment for women and men, sexual
functioning for women and men, and sexual satisfaction for men. Kurtosis was normal for all
variables.
Zero-order Correlations
variables showed that women's attachment anxiety and avoidance dimensions were positively
related, indicating that women who tend to be anxiously attached also tend to report higher
attachment avoidance. Men's scores displayed the same pattern: men's attachment anxiety scores
were positively related to men's attachment avoidance. Women's attachment anxiety was not
related to partners ' attachment dimensions, however their avoidance scores were positively
related to both of the partners' attachment dimensions. Higher attachment avoidance in women
40
was associated with higher attachment anxiety in men. Higher attachment avoidance in women
was also associated with higher attachment avoidance in mal participants. This result highlights
the non-independence of our data therefore justifying the necessity of choosing a statistical
procedure that controls for this phenomenon. Zero order correlations were computed between
pain intensity scores and beth dimensions of attachment. Results indicated that neither
attachment anxiety or attachment avoidance scores were correlated with pain intensity.
Therefore, no further analyses involving pain were conducted. Zero-order correlations were also
computed between socio-demographic variables and main outcomes. Correlations were all below
With regard to sexual satisfaction, acter effects were observed for beth dimensions of
attachment. An ac tor effect was detected for the anxiety dimension in women only. Higher
attachment anxiety scores were associated with lower levels of sexual satisfaction in women (/J =
-.23, p = .01). No acter effect was observed for men with regard to attachment anxiety (/J = -.07,
p =. 55). An actor effect was found between attachment avoidance and sexual satisfaction for
women (/J = -.20,p = .04) and men (/J = -.24, p = .02). Specifically, higher avoidance scores were
associated with lower sexual satisfaction in men and women. With regard to sexual functioning,
only an acter effect was found for the avoidant dimension in women (/J = -.20, p = .02). Higher
avoidant scores were associated with lower levels of sexual functioning in women.
As for sexual assertiveness, APIM analyses revealed acter effects for beth dimensions of
attachment, meaning that individuallevels of attachment anxiety and avoidance were associated
with individuallevels of sexual assertiveness. Higher attachment anxiety in men (/J = -.26, p =
.01) and women (/J = -.22, p = .02) was associated with the ir own lower levels of sexual
41
assertiveness. The same pattern was observed regarding the avoidance dimension of attachment
for men (j3 = -.36, p = .01) and women (j3 = -.36, p = .01). Actor effects showed that higher
sexual assertiveness would be a significant predictor of sexual outcomes. Actor effects were
detected for both sexual function and satisfaction with regard to sexual assertiveness as the
independent variable. Higher sexual assertiveness predicted better sexual functioning in both
men (j3 = .16, p = .01) and women (j3 = .39,p = .001). Higher sexual assertiveness predicted
better sexual satisfaction in women only (j3 = .53,p = .001). One partner effect was detected in
the associations between sexual assertiveness and sexual outcomes. Higher scores of sexual
assertiveness in women predicted higher sexual satisfaction in men (j3 = .35 , p = .001).
Preliminary APIM results provided adequate support for sexua1 assertiveness being a
potential mediator of the association between attachment dimensions and the two remaining
sexual outcomes: sexual satisfaction and functioning. Four path analyses using AMOS were
conducted to test the mediational role of assertiveness. To determine whether the indirect path
through the mediator was significant, we computed 90 % confidence intervals around the
estimates using 1000 bootstrapping samples (Preacher & Hayes, 2008). We required a/Id/ratio
below 3, a comparative fit index (CFI) equal to or greater than .90, and a root mean square error
approximation (RMSEA) lower than .08. Results revealed that sexual assertiveness completely
mediated the association between: (a) attachment anxiety and sexual satisfaction in women (j3 =-
.13 [-.21; -.OS],p = .004); (b) attachment avoidance and sexual satisfaction in women (j3 = -.22 [-
42
.34; -.11 ], p = .002); and (c) attachment avoidance and sexual functioning in women (/J = -.19 [-
.30; -.09] ,p = .002). Mediation figures are presented in Figure 1 and 2 with goodness of fit
indices.
DISCUSSION
Using a dyadic approach, the primary goal of the present study was to examine
associations between attachment dimensions, pain and sexual outcomes in a sample of women
with PVD and their partners. A secondary objective was to identify a potential mediator ofthese
associations- sexual assertiveness. The data yielded five main findings : (a) Attachment
dimensions did not predict pain intensity; (b) Higher attachment anxiety and avoidance both
predicted lower sexual satisfaction; (c) Only the avoidance dimension predicted lower sexual
functioning in women; (d) One partner effect was detected in the relation between sexual
assertiveness and sexual outcomes; (e) Women' s sexual assertiveness was found to be a
significant mediator of the relationship between their attachment dimensions and sexual
outcomes.
contrast to tho se of Granot, Zisman-Ilani, Ram, Goldstick, & Yovell (20 11), who fou nd that
higher avoidance scores predicted higher pain intensity. Our results also contrast with those of
studies among other chronic pain populations, which suggest that attachment insecurities would
be linked to higher pain ratings (MacDonald & Kingsbury, 2006; Mc Williams, Cox, & Enns,
2000; Meredith, Strong, & Feeney, 2006). A small variance in pain intensity scores might
explain why pain does not co-vary with attachment variables in our sample. Studies also differ in
In terms of sexuality outcomes, higher attachment anxiety and avoidance both predicted
lower sexual satisfaction in couples with PVD. These results are similar to the ones found in
community sample studies (Birnbaum, 2007; Butzer & Campbell, 2008 ; Davis et al., 2006;
Fricker & Moore, 2002) as well as in studies of clinically distressed couples (Brassard et al.,
2012). Many reasons can explain why anxiously attached women with PVD are less satisfied
with their sexual experiences. Fear of losing the partner might bring anxiously attached women
to focus on the satisfaction of the ir partner' s need to the point that they forget to pay attention to
their own sexual sensations. Accordingly, anxiously attached individuals are less likely to
approach sexuality with a hedonistic attitude, suggesting that they might not have access to high
levels of sexual pleasure. This might be even truer in the context of PVD where pain limits the
potential for sexual pleasure. Moreover, the presence ofPVD might exacerbate the tendency of
anxiously attached women to carry on sex-related worries. The experience ofworries during
sexual interactions and an overinvestment in the partner' s experience might occupy a large
proportion of the attentional field, leaving little space to focus on physical sensations of pleasure,
which seems essenti al in building heightened experiences of pleasure (Kleinplatz & Menard,
2007). In the case of avoidant individuals, the intimate context of sexual intercourse coupled
with the challenges brought upon by the pain might explain why avoidant attachment also
predicts lower sexual satisfaction. A voidantly attached men and women may lack the
communication skills and capacity for intimacy needed to ensure satisfying sexual interactions in
Our results corroborated those of other studies showing that attachment avoidance, but
not anxiety, predicts aspects of sexual functioning (Brassard, Shaver, & Lussier, 2007; Cohen &
Belsky, 2008). Cohen & Belsky (2008) found that only the avoidant dimension of attachment
44
predicted impairments in orgasmic response in a sample of323 women from the community.
Brassard et al. (2007) also found that only attachment avoidance was associated with more
sexual problems in men, and that this association held only when the women also presented
avoidance. On the other hand, our results did not replicate previous findings showing that
attachment anxiety was associated with lower sexual functioning and impaired orgasmic
response in women (Bimbaum, 2007; Costa & Brady, 2011). This divergence might be
explained by the fact that our sample was comprised of women who present with a vulvo-vaginal
pain problem known to affect all aspects of sexual function, often to clinicallevels (Desrochers
et al., 2008). Previous studies have used community based or student samples. Scores of sexual
functioning might have a greater range ofvariability in the general population and a smaller
range in more homogenous samples such as the present one. Comparisons between studies are
further complicated by the fact that researchers have used different ways of measuring sexual
functioning. To date, only four studies have explored links between attachment dimensions and
various components of sexual functioning and only Bimbaum (2007) has used a global measure
of sexual functioning comprising four components. Two studies have focused on orgasmic
response only (Cohen & Belsky, 2008; Costa & Brady, 2011) and the last study investigated the
presence of a sexual problem in individuals consulting from the community (Brassard et al.,
2007). The association between sexual functioning and attachment avoidance was only
significant for women, suggesting that the relationship between attachment and sexual
functioning might differ across gender. This highlights the importance of investigating this
Only one partner effect was significant in this study. Results showed that higher scores of
sexual assertiveness in women predicted higher sexual satisfaction in men. This result could be
45
explained by the fact that assertive women are more willing to discuss openly about sexuality,
including sexual difficulties. The openness to discuss sexual issues could lead to productive
problem solving strategies. This attitude may prevent couple from developing a widespread
avoidance of ali sexual interactions. More assertive women may try to find creative ways of
engaging in sexual activities in which the woman's pain is minimal or absent. Moreover, in the
context ofPVD, an open dialogue where both partners can express how the woman's pain
impacts the ir sexuallives may favour intimacy, which is a key factor for sexual satisfaction
(Bois, Bergeron, Rosen, McDuff, & Grégoire, 2013; Kleinplatz & Menard, 2007). Non-assertive
women who are less willing to talk about their pain may create more sexual distance, thereby
Our mediation results suggest that sexual assertiveness is an important variable in the
understanding of the association between attachment and sexual outcomes. More specifically,
sexual assertiveness completely mediated the association between attachment dimensions and
sexual satisfaction, and between attachment avoidance and sexual functioning in women with
PVD. This result confirms our prediction that anxiously attached women may lack the ability to
assert their sexual preferences, as seen in a study among college students indicating a tendency
for anxiously attached individuals to defer their sexual needs over to partners (Davis et al.,
2006). Insecurely attached individuals may lack the ability to assert their sexuallimits. Studies
found that both avoidant and anxious attachment were linked to more sexual compliance, that is
the tendency to engage in unwanted but consensual sexual practices (Gentzler & Kems, 2004;
Impett & Peplau, 2002). Our results suggest that these difficulties in asserting both sexual
preferences and limits may explain the lower sexual satisfaction and sexual functioning
unwanted sexual practices is an important aspect of sexual assertiveness, which becomes even
more crucial in the context of PVD where vaginal penetration can cause significant pain to
women's genitals. In this context, engaging in unwanted sexual interactions could contribute to
promote sexual dissatisfaction in anxiously attached women with PVD, as well as in avoidant
ones. Moreover, repetitive pain experiences could contribute to the sensitization ofnociceptors,
Although this study expands our knowledge conceming the sex-attachment link in a
sample of couples presenting with sexual difficulties, the correlational nature of our design limits
conclusions that can be drawn. Because attachment styles generally origin from early
antecedents of sexual dynamics. On the other hand, the experience of orgasm triggers the release
of oxytocin, a neuropeptide that is also central in fostering the attachment system (Carmichael,
Warburton, Dixen, & Davidson, 1994; Carter, 1998; Diamond, 2003; Fisher, 1998; Fisher, Aron,
Mashek, Li, & Brown, 2002). Thereby, it is likely that the sex-attachment link rnight be
such as oxytocin (Dewitte, 2012). In addition, the generalisation of our results is limited. The
presented with PVD. These findings need to be replicated in couples with other sexual
difficulties and in same-sex couples. Our measures were also limited. It would have been
interesting to use a measure of sexual satisfaction that distinguishes between satisfaction derived
from the physical aspects of sexuality (e.g. genital pleasure) and satisfaction derived from the
more affectionate and intimate aspects (e.g. cuddling, kissing), since anxious and avoidant
47
individuals seem to differ in their preferences for these two components of sexual satisfaction
(Brennan et al. , 1998; Davis et al., 2006; Gentzler & Kems, 2004; Hazan & Shaver, 1994).
Despite these limitations, this study expands our knowledge concerning the associations
between attachment and sexual outcomes in a sample ofwomen with PVD. Moreover, few
studies investigating associations between attachment and sexuality have included both members
of the couple. Results shed light on important interpersonal dynamics that can take place in the
lives of couples dealing with PVD, and how these dynamics can have implications for sexual
satisfaction and function. Findings highlight the importance of exploring attachment orientations
and examining how typical characteristics of attachment anxiety and avoidance may be
associated with difficulties in sexual assertiveness and with less satisfying sexual interactions. As
integrated mode! of sexuality placed in the context of the couple. More clinicat attention toward
the negotiation of sexual practices in couples with PVD appears warranted, with a focus toward
alleviating the pressure that is often put on intercourse, promoting the development of sexual
flexibility, and giving the couple an opportunity to explore together in a more secure context
the ir sexuality while experiences of pain, frustration and disappointment are temporarily
minimized.
48
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Table 1 Means and Standard Deviations for Attachment Dimensions and Sexuality
Outcomes in Women and Men (N = 10 1)
Women Men
Sexual assertiveness 84.34 (25 -125) 16.85 94.26 (25 -125) 13.59
a Original scores for sexual functioning; Adjusted score for sexual functioning .
58
Table 2 Correlations between attachment dimensions and main sexual outcomes in women and their partners (N= 101)
Variables 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1. Anxiety W
2. Avoidance W .395 **
10. Functioning M .032 -.082 .100 .079 .250* * -.108 -.040 .465** .159
Anxiety W = women's attachment anxiety; Avoidance W = women' s attachment avoidance; Assertiveness W = women's
sexual assertiveness; Satisfaction W = women's sexual satisfaction; Functioning W = women's sexual functioning; Anxiety M
= men' s attachment anxiety; Avoidance M = men' s attachment avoidance; Assertiveness M = men 's sexual asset1iveness;
Satisfaction M = men 's sexual satisfaction; Functioning M = men's sexual functioning.
59
r = .161 r=.341**
w M M
R2 = .058 w 2
Assertiveness R2 = .076 Assertiveness R = .16 1
;}ldf= .989, CFI = 1.00, NFI = .911 , x2!df= 1.529, CFI = .980, NFI = .950,
RMSEA = .000 [.000; .116] RMSEA = .073 [.000; .180]
Note. W = Women. M = Men Note. W = Women. M =Men
Figure 1. Sexual assertiveness as a mediator in the relationship between attachment and sexual satisfaction.
60
r= .l61 r= .341**
w M M
R2 = .058 R2 = .076 w R2 =.161
As serti veness 2
Assertiveness R = · 179 Assertiveness Assertiveness
r = .189 r = .189
x}ldf= .178, CFI = 1.00, NFI = .983 , x21df= .753 , CFI = 1.00, NFI = .951 ,
RMSEA = .000 [.000; .000] RMSEA = .000 [.000; .103]
Note. W = Women. M = Men Note. W = Women. M =Men
Figure 2. Sexual assertiveness as a mediator in the relationship between attachment and sexual functioning.
61
CHAPITRE III
DISCUSSION GÉNÉRALE
Le but de la présente étude était d'examiner les associations entre les dimensions de
l' attachement, la douleur et les variables d 'aj ustement sexuel dans un échantillon de
femmes présentant une vestibulodynie provoquée et leurs partenaires. Elle utilise une
approche dyadique en incluant les deux membres du couple. Un deuxième objectif
était d'identifier une variable médiatrice pour expliquer ces associations, soit
l'affirmation sexuelle de soi. L'examen des données a permis de faire ressortir cinq
résultats principaux: (!) les dimensions de l'attachement ne sont pas associées à
l' intensité de la douleur; (2) des degrés plus élevés d'attachement anxieux et évitant
sont tous deux associés à une plus faible satisfaction sexuelle (effets acteurs); (3) un
degré plus élevé d'attachement évitant est associé à un plus faible fonctionnement
sexuel chez la femme seulement (effet acteur); (4) un seul effet partenaire a été
détecté dans l'association entre la variable d'affirmation de soi et les variables
d'ajustement sexuel; (5) l'affirmation de soi de la femme s'est révélée être une
variable médiatrice pour expliquer l'assoc iation entre les dimensions de son
attachement et les variables de son ajustement sexuel.
62
Les résultats n' ont pas montré d' association entre les dimensions de l' attachement et
l' intensité de la douleur. Ce résultat n' appuie pas nos hypothèses, et va à l' encontre
des éléments théoriques présentés dans l' Introduction. La théorie de l' attachement
identifiait la douleur comme une expérience susceptible d' activer le système
d' attachement (Bowlby, 1973). Les gens présentant des styles d'attachement
dysfonctionnels auraient tendance à anticiper la douleur avec une attitude plus
anxieuse, ce qui influencerait la perception de la douleur. L'appréhension anxieuse de
la douleur est l' élément central du modèle de douleur chronique diathèse-stress
d' Asmundson et Wright (2004). L ' appréhension anxieuse est à l' origine des réactions
inadaptées face à la douleur, telles que l' hypervigilance, les biais cognitifs, et
l'évitement des situations qui ont été associées à l'expérience douloureuse.
L'appréhension anxieuse de la douleur explique la réactivité musculaire et l' état
d' alerte général du système nerveux autonome sympathique. Toutes ces réactions
inadaptées forment une boucle de rétroaction qui entretient la peur de la douleur et
mène à des déficits fonctionnels de plus en plus importants. Les pensées
catastrophiques à propos de la douleur entretiennent la peur de la douleur et toutes les
réactions physiologiques qui . en découlent. L'état d' alerte physiologique est
accompagné d'un état d ' hypervigilance cognitif qui amène l'individu à détecter
rapidement le moindre indice de douleur. Des sensations qui ne sont pas
nécessairement de nature nociceptive peuvent même être interprétées comme des
sensations de douleur en raison de ces biais cognitifs. Au final , l' état d'alerte
physiologique et l' hypervigilance facilitent la perception de la douleur.
Nos résultats contrastent avec ceux des études réalisées auprès d' échantillons
d' individus présentant d ' autres types de douleurs chroniques. Ces études suggèrent
également que les insécurités d' attachement seraient associées à des scores d' intensité
de douleur plus élevés (MacDonald & Kingsbury, 2006; McWilliams, Cox, & Enns,
2000; Meredith, Strong, & Feeney, 2006), alors que nos résultats ne montrent aucune
association. Nos résultats contrastent aussi avec ceux de Granot et al. (2011) qui ont
63
Des niveaux plus élevés d ' attachement anxieux et évitant sont tous les deux associés
à une plus faible satisfaction sexuelle. Ces résultats sont similaires à ceux trouvés
dans des échantillons de la communauté générale (Birnbaum, 2007 ; Butzer &
Campbell, 2008; Davis et al., 2006; Fricker & Moore, 2002; Stephenson & Meston,
2011 ), de même que dans des échantillons cliniques de couples en détresse (Brassard
et al., 2012). Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi les femmes anxieuses dans
leur attachement sont moins satisfaites de leurs expériences sexuelles, et en particulier
les femmes présentant une vestibulodynie provoquée. La vestibulodynie pourrait
exacerber la tendance des individus anxieux dans leur attachement à entretenir des
inquiétudes à propos de la sexualité. Birnbaum et al. (2006) ont montré que les
individus anxieux dans leur attachement sont plus susceptibles de développer des
doutes quant à la solidité de leur relation amoureuse lorsqu'ils sont confrontés à des
expériences sexuelles négatives. Ils ont tendance à interpréter leurs difficultés
sexuelles comme un indice que la relation est possiblement menacée, ce qui
déclenche des inquiétudes. Ainsi, chez les femmes anxieuses dans leur attachement,
les difficultés sexuelles associées à la vestibulodynie pourraient être interprétées
comme une menace à la relation de couple et être à la source d ' inquiétudes qui
pourraient survenir pendant les relations sexuelles. Ces inquiétudes pourraient
contribuer à diminuer la satisfaction sexuelle chez les femmes anxieuses dans leur
attachement qui présentent une vestibulodynie.
64
La crainte de perdre le partenaire est une inquiétude typiquement retrouvée chez les
femmes anxieuses dans leur attachement, ainsi que chez les femmes présentant une
vestibulodynie. Cette crainte pourrait amener les femmes à porter plus d'attention
vers la satisfaction des besoins du partenaire pendant les activités sexuelles. Cette
interprétation va dans le sens des résultats des études sur l' acquiescement sexuel qui
ont trouvé que les individus anxieux dans leur attachement avaient davantage
tendance à s' engager dans des activités sexuelles consentantes quoique non-désirées
(Gentzler & Kerns, 2004; Impett & Peplau, 2002) . Les comportements
d'acquiescement sexuel nous laissent penser que les individus qui manifestent ces
comportements accordent plus d'importance aux besoins des autres. Par exemple, la
satisfaction des besoins sexuels du partenaire semble plus importante que le respect
de leur absence de désir pour certaines activités sexuelles. En investissant plus
d'attention vers les besoins sexuels du partenaire, les femmes s'assurent que leur
partenaire est satisfait sur le plan sexuel. Si le partenaire est satisfait, elles sont moins
anxieuses à propos de l'intérêt du partenaire. Ainsi, leurs inquiétudes à propos de la
relation sont apaisées par l'attention portée à la satisfaction des besoins sexuels du
65
Les femmes anxieuses dans leur attachement pourraient également avoir tendance à
ne pas faire de demandes à leur partenaire. Par exemple, elles pourraient être
hésitantes à demander au partenaire de les satisfaire sexuellement. Elles pourraient
craindre d'être perçues comme étant exigeantes, ce qui pourrait déplaire au
partenaire. Tout comportement qui a le potentiel de déplaire au partenaire risque
d'être évité chez les femmes anxieuses dans leur attachement, car ces comportements
sont perçus comme des menaces à la relation amoureuse. Les incertitudes à propos
d'une relation compromettraient l'habileté à communiquer de manière efficace et
appropriée à propos de l'intimité sexuelle (Theiss, 2011). Les individus qui sont
incertains à propos d'une relation auraient tendance à éviter d'aborder certains sujets
plus sensibles et communiqueraient de manière plus indirecte. En retour, cette
tendance à communiquer de manière indirecte est associée à une satisfaction sexuelle
diminuée (Theiss, 2011 ). Cette association a été vérifiée autant pour les effets acteurs
que pour les effets partenaires. Par exemple, une femme qui communique de manière
indirecte est moins satisfaite sexuellement (effet acteur), et le partenaire d'une femme
qui communique de manière indirecte est également moins satisfait sexuellement
(effet partenaire). Dans le contexte de la vestibulodynie, si les femmes ne
communiquent pas directement leurs besoins sexuels à leurs partenaires, ces besoins
risquent d'être ignorés, et leurs partenaires risquent d'être insatisfaits sexuellement.
Le dévoilement des besoins sexuels, comme par exemple le dévoilement des
préférences sexuelles, est un facteur déterminant dans la satisfaction sexuelle.
Rheman, Rellini et Fallis (2011) ont montré qu'une plus grande capacité à dévoiler
ses préférences sexuelles était associée à des indices plus élevés de satisfaction et de
fonctionnement sexuel. MacNeil & Byers (2005) ont également démontré que le
dévoilement sexuel de soi contribuait à augmenter la satisfaction sexuelle. Ces
dévoilements de soi permettraient aux partenaires d ' améliorer leur connaissance des
préférences et aversions sexuelles, ce qui maximiserait les interactions sexuelles
positives (récompenses) et minimiserait les interactions sexuelles négatives (coûts).
66
Ainsi, la balance des récompenses comparativement aux coûts sexuels serait plus
favorable, et la satisfaction serait rehaussée (MacNeil & Byers, 2005) .
Dans le contexte de la vestibulodynie, la douleur limite l' accès aux plaisirs génitaux,
et à la satisfaction sexuelle. La femme est distraite par la sensation de douleur en soi,
ainsi que par une tendance à entretenir des pensées catastrophiques à propos de la
douleur (Desrochers et al., 2008). Ainsi, ces distractions supplémentaires sont
susceptibles d'éloigner davantage les femmes de la perception des sensations
sexuelles plaisantes. D ' ailleurs, les individus anxieux dans leur attachement ont
moins tendance à aborder la sexualité avec une attitude hédoniste. Ils accordent moins
d' importance aux plaisirs physiques de la sexualité (Brennan et al., 1998; Davis et al.,
2006; Gentzler & Kerns, 2004 ; Hazan & Shaver, 1994). Leur motivation sexuelle est
davantage axée sur la satisfaction de leurs besoins d' attachement. Ils utilisent la
sexualité pour établir une proximité émotionnelle avec le partenaire, pour se rassurer
quant à l' intérêt du partenaire, pour prévenir les conflits dans la relation, pour éviter
l'abandon ou la désapprobation du partenaire (Davis et al., 2004; Cooper et al., 2006;
Impett & Peplau, 2002; Schachner & Shaver, 2004; Tracy et al., 2003). Cette
orientation vers les besoins d' attachement, ainsi que le manque d' attention accordée
aux aspects plus sensoriels, pourraient expliquer pourquoi les femmes anxieuses dans
leur attachement sont moins satisfaites sexuellement, et ce dans le contexte particulier
de la vestibulodynie.
Nos résultats n'ont pas montré d' association entre l'attachement anxieux de l' homme
et sa satisfaction sexuelle. Certaines études ont démontré que les hommes anxieux
dans leur attachement étaient plus à risque de démontrer des comportements de
coercition sexuelle (Brassard et al., 2007). Par exemple, les hommes anxieux dans
leur attachement sont plus enclins à insister auprès de leur partenaire pour avoir des
relations sexuelles (Brassard et al., 2007). Ainsi, grâce à ces comportements
d' insistance, les hommes anxieux dans leur attachement sont peut-être plus en mesure
de réussir à obtenir la satisfaction de leurs besoins sexuels. Cette tendance pourrait
être renforcée si l' homme choisit une partenaire anxieuse dans son attachement. Cette
dernière risque d' être plus motivée à s'assurer que son partenaire soit satisfait
67
Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi les femmes et les hommes évitants dans
leur attachement sont moins satisfaits de leurs expériences sexuelles. Les individus
évitants ont généralement été en contact avec des figures de soins qui n' étaient pas
disponibles pour répondre à leurs besoins. En raison de ces expériences, ils ont
développé l' attente que les autres ne seront pas disponibles pour répondre à leurs
besoins. Ils ont développés une stratégie de désactivation, qui consiste à réduire leurs
demandes de soutien auprès des autres. Cette stratégie de désactivation leur permet
d'éviter la souffrance provoquée par l' indisponibilité de l' autre, alors qu ' ils sont dans
une situation de vulnérabilité. Ils ont appris à inhiber l' expression de leur détresse et
présentent un style de personnalité indépendant et auto-suffisant. Dans le contexte de
la douleur vaginale, les femmes évitantes pourraient avoir tendance à inhiber
l'expression de leur douleur, et de la détresse émotionnelle associée à l' expérience de
douleur. Lorsque la femme évitante choisit de ne pas exprimer sa douleur, le
partenaire peut ignorer que les relations sexuelles sont douloureuses pour celle-ci.
Ainsi, la femme est plus à risque d ' accumuler des expériences répétitives de douleur.
Ne connaissant pas l' existence de la douleur, le partenaire ne peut pas adapter ses
comportements sexuels afin de minimiser la douleur. Les femmes évitantes dans leur
attachement pourraient également avoir tendance à éviter d' ex primer leurs besoins
sexuels, parce qu ' elles ont développé l' attente que l' autre ne sera pas disponible pour
répondre à ces besoins. Ainsi, ces besoins risquent d'être négligés, voir ignorés.
Plusieurs activités sexuelles qui sont sans douleur peuvent contribuer à augmenter la
satisfaction sexuelle dans un contexte de vestibulodynie. En effet, la vestibulodynie
68
est un problème de douleur très localisé, et plusieurs zones érogènes sont préservées.
Lorsque le couple développe une sexualité diversifiée et investit la stimulation des
autres zones érogènes, la femme peut avoir accès à une grande quantité de plaisirs
sensoriels. Les femmes évitantes qui n'expriment pas leurs besoins sexuels sont
probablement moins enclines à chercher à combler leurs besoins sexuels en
diversifiant leurs pratiques sexuelles.
Les femmes et les hommes évitants pourraient également avoir tendance à éviter
d' exprimer les émotions qui sont provoquées par ce problème. La douleur vaginale
est une problématique qui est susceptible de provoquer plusieurs émotions négatives,
tel que la honte d'avoir un déficit sexuel, la frustration de ne pas pouvoir profiter des
plaisirs sexuels, la culpabilité de la femme face au partenaire qui est lui aussi privé
d' une expérience plaisante, la frustration du partenaire d'être privé d'une partie
importante de sa sexualité, la peur de faire mal à sa partenaire, l'impuissance devant
un problème de douleur chronique, le découragement, etc. Les individus évitants dans
leur attachement risquent d'être moins ouverts à dévoiler leur vécu émotionnel à leur
partenaire, et ainsi augmentent leur probabilité de maintenir leur détresse
émotionnelle. Leur tendance à inhiber leurs comportements de recherche de soutien
limite les opportunités d' obtenir de la compréhension et de la réassurance de la part
du partenaire. De plus, cette stratégie de désactivation ne favorise pas l'établissement
d' une communication axée sur la résolution de problème, où chacun des partenaires
tente de trouver des solutions afin de minimiser les conséquences négatives de la
douleur sur la sexualité. Ainsi, les couples où les individus sont évitants dans leur
attachement sont probablement moins enclins à trouver des solutions pour adapter la
sexualité à la douleur, et par conséquent, sont moins satisfaits.
Nos résultats corroborent ceux des études qui montrent que 1'attachement évitant
prédit des aspects du fonctionnement sexuel (Birnbaum, 2007 ; Brassard et al., 2007;
Cohen & Belsky, 2008). Birnbaum (2007) a montré que les deux dimensions de
l'attachement étaient associées à un fonctionnement sexuel diminué, mais que la
diminution était plus marquée pour l' attachement anxieux. Cohen et Belsky (2008)
ont trouvé que seulement l' attachement évitant était associé à une altération des
69
réponses orgasmiques. Brassard et al. (2007) ont aussi trouvé que l'attachement
évitant était associé à davantage de problèmes sexuels chez les hommes. Cette
association tenait seulement quand la partenaire femme présentait un attachement
évitant. Nos résultats divergent des études qui ont montré que l' attachement anxieux
était associé à un plus faible fonctionnement sexuel et à une altération des réponses
orgasmiques chez la femme (Birnbaum, 2007; Costa & Brody, 2011). Cette
différence pourrait être expliquée par le fait que notre échantillon comprenait des
femmes qui présentent une dysfonction sexuelle reconnue comme altérant toutes les
composantes du fonctionnement sexuel (Desrochers et al., 2008), alors que les études
précédentes comportaient des échantillons d ' étudiants ou d ' individus provenant de la
communauté générale. Les scores de fonctionnement sexuel pourraient avoir une plus
grande étendue de variabilité dans la population générale, et une plus petite étendue
dans un échantillon homogène comme celui de la présente étude.
La comparaison entre les études est compliquée par le fait que les chercheurs ont
utilisé différentes mesures de fonctionnement sexuel. Notamment, la mesure de
Birnbaum (2007) comprenait quatre composantes, dont l' excitation sexuelle, la
capacité orgasmique, la satisfaction sexuelle et l'intimité pendant les relations
sexuelles. La mesure de fonctionnement sexuel de la présente étude s' attardait à des
aspects plus physiques de la réponse sexuelle, dont le désir sexuel, 1'excitation
sexuelle, la lubrification, la capacité orgasmique, la douleur, la satisfaction . Le fait
que la mesure de fonctionnement sexuel de Birnbaum (2007) comprenne une
composante d ' intimité peut expliquer les divergences retrouvées entre les résultats de
nos études respectives. En effet, l' importance accordée à l' intimité est une
caractéristique qui distingue les individus anxieux des individus évitants dans leur
attachement. Les individus anxieux dans leur attachement accordent beaucoup plus
d'importance à l'intimité dans les relations sexuelles. Ils ont tendance à utiliser la
sexualité pour établir une proximité avec leur partenaire et combler leur besoin
d ' intimité (Cooper et al., 2006; Davis et al., 2006; Schachner & Shaver, 2004). À
l'opposé, les individus évitants dans leur attachement ne sont pas intéressés par la
composante intimité. Au contraire, ils se comportent de manière à éviter l' intimité et
ne sont pas motivés par 1' aspect relationnel de la sexualité (Cooper et al., 2006; Davis
70
Jusqu'à maintenant, seulement cinq études ont exploré les relations entre les
dimensions de l'attachement et les différentes composantes du fonctionnement
sexuel. Seulement deux études ont utilisé une mesure globale du fonctionnement
sexuel qui comprenait plusieurs composantes (Birnbaum, 2007 ; Stephenson &
Meston, 2011). Deux études ont concentré leur attention sur la réponse orgasmique
seulement (Cohen & Belsky, 2008; Costa & Brady, 2011) et la dernière étude a
investigué la présence d'un problème sexuel chez les individus issus de la
communauté générale (Brassard et al., 2007). Les résultats de Brassard et al. (2007)
montrent que l'association entre le fonctionnement sexuel et l'attachement évitant
était seulement significative pour les données de la femme, suggérant que cette
relation pourrait différer en fonction du genre de l'individu. Nos résultats appuient la
présence de différences de genre, autant pour l' étude de la satisfaction sexuelle, que
pour celle du fonctionnement sexuel. Par exemple, nos résultats ont montré une
association entre l'attachement anxieux et la satisfaction sexuelle chez les femmes
seulement. Quant à la variable de fonctionnement sexuel, nos résultats ont montré une
association avec l'attachement évitant chez les femmes seulement. Ce résultat illustre
l'importance d ' investiguer ces relations de manière séparée chez les hommes et les
femmes, et l'importance d'inclure les deux genres dans les recherches futures. La
plupart des études ont inclus uniquement des femmes dans leur échantillon
(Birnbaum, 2007; Cohen & Belsky, 2008; Costa & Brady; 2011; Stephenson &
Meston, 2011), ce qui constitue une limite importante de ce champ de recherche. Les
résultats trouvés chez les femmes ne peuvent être généralisés à la population
masculine, entre autre parce que les femmes approcheraient la sexualité de manière
plus interpersonnelle que les hommes (Birnbaum & Laser-Brandt, 2002). Ainsi, une
variable de nature interpersonnelle comme l'attachement risque d' influencer
différemment la sexualité des femmes et des hommes.
Un seul effet partenaire s'est révélé significatif dans la présente étude . Les résultats
72
montrent que des scores plus élevés d'affirmation sexuelle chez la femme étaient
associés à des scores plus élevés de satisfaction sexuelle chez les hommes. Ce résultat
pourrait être expliqué par le fait que les femmes qui s'affirment davantage sont plus
enclines à discuter ouvertement à propos de la sexualité. Les femmes qui s'affirment
davantage sont plus ouvertes à communiquer leurs fantasmes sexuels, ce qui en retour
contribuerait à alimenter le désir sexuel de l'homme. Les résultats de l' étude de
couple de Rheman et al. (2011) appuient nos conclusions. Leur étude montre que la
capacité des femmes à dévoiler leurs préférences sexuelles était associée à une
meilleure satisfaction sexuelle du partenaire. Dans leur échantillon, les auteurs ont
observé un taux élevé de dysfonction sexuelle chez les femmes, qui était associé à
plus d'insatisfaction sexuelle chez les hommes. Ils font l'hypothèse que la capacité
des femmes à dévoiler leurs préférences sexuelles pourraient jouer un rôle de
médiateur dans la relation entre le fonctionnement sexuel des femmes et la
satisfaction des hommes. Ainsi, malgré la présence d'une dysfonction chez la femme,
le partenaire pourrait trouver une meilleure satisfaction si cette dernière est plus
ouverte à dévoiler ses préférences sexuelles. Dans le contexte de la vestibulodynie
provoquée, où le fonctionnement sexuel est généralement diminué (Desrochers et al.,
2008), le dévoilement des préférences sexuelles pourrait être un facteur important
pour expliquer la satisfaction sexuelle des hommes. Or, une étude montre que les
femmes présentant une dyspareunie ont une plus faible capacité de communication
sexuelle de couple que celles d ' un groupe témoin (Pazmany, Bergeron, Verhaeghe,
Oudenhove & Enzlin, 2014) .
Les femmes dont les capacités d'affirmation de soi sont déficientes risquent d'être
moins enclines à dévoiler leur douleur. Lorsqu'une femme choisit de ne pas divulguer
sa douleur, une grande partie de son expérience sexuelle est cachée au partenaire, ce
qui pourrait contribuer à créer de la distance sur les plans affectif et sexuel, et
promouvoir les insatisfactions entre les partenaires. Les femmes plus affirmatives qui
communiquent à propos de leurs difficultés sexuelles favoriseraient un dialogue de
couple permettant l'établissement de stratégies de résolution de problème plus
efficaces. Cette attitude pourrait prévenir le développement de comportements
d'évitement souvent observés chez les femmes présentant une vestibulodynie (Meana,
73
2009). Certaines femmes ont tendance à éviter toute forme de contacts sexuels, de
peur que ceux-ci ne mènent à la pénétration douloureuse qui est redoutée. Ces
comportements d 'évitement peuvent se généraliser à la majorité des interactions
sexuelles, voir même les contacts physiques affectueux non-sexuels. La capacité à
affirmer ses limites au partenaire, et à les faire respecter, pourrait aider le couple à
baliser la sexualité par des règles claires qui permettent à la fois de minimiser la
douleur et de préserver les activités sexuelles qui ne sont pas douloureuses. Dans
certains cas, la douleur est trop intense pour permettre la pénétration, et un interdit de
pénétration peut aider à diminuer l'anxiété associée à cette activité. Dans d'autres cas,
la douleur est variable et la pénétration peut être préservée si les conditions sont
favorables, par exemple si l'excitation sexuelle de la femme est suffisante pour
permettre une pénétration minimalement douloureuse. La capacité de la femme à
communiquer sa douleur pendant les relations sexuelle est un outil nécessaire à une
bonne gestion de la douleur, de même que la capacité de la femme à mettre fin à une
pénétration lorsque la douleur atteint un seuil trop élevé. Finalement, les femmes plus
affirmatives pourraient être plus en mesure de trouver des manières créatives de
s'engager dans des activités sexuelles qui provoquent des douleurs minimales, ou des
activités où la douleur est absente. Plus encore, dans le contexte de la vestibulodynie,
un dialogue ouvert où les deu x partenaires peuvent exprimer comment la douleur
influence leurs vies sexuelles pourrait favoriser l'intimité, un facteur clé pour
expliquer la satisfaction sexuelle (Bois, Bergeron, Rosen, McDuff, & Grégoire, 2013;
Kleinplatz & Menard, 2007).
Nos résultats suggèrent que l' affirmation sexuelle de soi est une variable importante
pour comprendre les associations entre l'attachement et les variables d'ajustement
sexuel. Plus spécifiquement, les résultats montrent que l'affirmation sexuelle est un
médiateur dans la relation entre les dimensions de l'attachement et la satisfaction
sexuelle. Elle est également un médiateur dans la relation entre l'attachement évitant
et le fonctionnement sexuel chez les femmes présentant une vestibulodynie
provoquée. Ces résultats confirment notre hypothèse que les femmes anxieuses dans
leur attachement pourraient avoir des difficultés à affirmer leurs préférences
sexuelles, conformément à ce qui a été trouvé dans une étude auprès d'échantillons
74
d'étudiants universitaires, indiquant une tendance des individus anxieux dans leur
attachement à adopter une attitude de déférence de leur besoins sexuels au profit des
besoins de leur partenaire (Davis et al., 2006). Ces résultats vont également dans le
sens de l'hypothèse selon laquelle les individus insécures dans leur attachement
pourrait avoir des difficultés à affirmer leurs limites sexuelles. Les études antérieures
ont trouvé que les individus évitants et anxieux dans leur attachement manifestaient
davantage de comportements d'acquiescement sexuel, c'est-à-dire la tendance à
s'engager dans des activités sexuelles consentantes quoique non désirées (Gentzler &
Kerns, 2004 ; lmpett & Peplau, 2002). Nos résultats suggèrent que les difficultés à
affirmer les préférences et limites sexuelles pourraient expliquer les degrés plus
faibles de satisfaction et fonction sexuelles chez les individus insécures dans leur
attachement. La capacité de refuser de s'engager dans des pratiques sexuelles non
désirées est un aspect important de l'affirmation sexuelle, qui peut devenir essentiel
dans le contexte de la vestibulodynie où l'activité de pénétration vaginale peut causer
de la douleur significative aux organes génitaux féminins. Dans ce contexte,
s'engager dans des interactions sexuelles non désirées pourrait contribuer à
promouvoir les insatisfactions sexuelles chez les femmes qui présentent à la fois un
attachement insécure et une vestibulodynie. Également, s' engager dans des relations
sexuelles douloureuses et non désirées, et ce de manière répétée, pourrait contribuer à
sensibiliser les récepteurs de douleur et promouvoir la persistance de la douleur
(Harper & Schug, 2007).
La nature corrélationnelle du projet limite les conclusions qui peuvent être tirées des
résultats de cette étude. Nous ne pouvons pas établir de liens causaux entre les
variables étudiées. Cependant, parce que les styles d'attachement prennent leur
origine dans les expériences précoces avec les figures de soins, il est possible que les
styles d' attachements puissent être positionnés comme des antécédents des
dynamiques sexuelles. D ' un autre côté, l'expérience de l'orgasme déclenche la
sécrétion d'une hormone nommée ocytocine, un neuropeptide qui joue un rôle central
75
La généralisation des résultats est aussi limitée. Ces associations ont été trouvées dans
une population spécifique de couples hétérosexuels où la femme présente une
vestibulodynie provoquée. Ces résultats auraient besoin d ' être répliqués chez les
couples présentant d' autres types de difficultés sexuelles, ainsi que chez les couples
homosexuels. Nos mesures sont également limitées. Il aurait été intéressant d'utiliser
une mesure de satisfaction sexuelle qui fait la distinction entre la satisfaction dérivée
des aspect physiques de la sexualité (par exemple, le plaisir génital) et la satisfaction
dérivée des aspects plus affectifs et intimes (par exemple, les caresses, baisers). Il
semblerait que les individus anxieux et évitant diffèrent quant à leur préférences pour
ces deux composantes de la satisfaction sexuelle (Brennan et al., 1998; Davis et al.,
2006; Gentzler & Kerns, 2004; Hazan & Shaver, 1994).
Malgré ces limites, le présent essai doctoral permet d' élargir nos connaissances
concernant les associations entre l'attachement et l' adaptation sexuelle des couples
dont la femme présente une vestibulodynie provoquée. Peu d'études jusqu'à présent
avaient investigué ces associations en incluant les deux partenaires du couple ainsi
que des analyses dyadiques, ce qui ressort comme une force de cette étude. Compte
tenu du fait qu'il s' agisse d'une population clinique, la taille de l' échantillon est
également une force de l'étude. Les résultats soulignent l'importance de s'attarder à
des variables interpersonnelles tel que l'attachement lorsque nous tentons de
comprendre l'adaptation sexuelle des couples confrontés à une problématique de
vestibulodynie provoquée. Les résultats mettent en lumières des dynamiques
interpersonnelles qui peuvent se produire dans la vie de ces couples. Les résultats
soulignent l'importance d' examiner comment les caractéristiques typiques de
l' attachement anxieux et évitant peuvent être associées à des difficultés d' affirmation
de soi, qui en retour sont associées à des difficultés sur le plan de la satisfaction
76
Ces résultats pourraient être intéressants à appliquer dans le travail clinique auprès
des femmes atteintes de vestibulodynie. Les femmes présentant une vestibulodynie
provoquée, ainsi que leurs partenaires, pourraient bénéficier d 'interventions visant le
développement des habiletés d'affirmation de soi dans un contexte sexuel, et ce
autant en ce qui concerne l'affirmation de leurs préférences sexuelles, que leur
capacité à refuser de s'engager dans des activités non désirées. Cliniquement, il serait
intéressant de mettre l'accent sur le développement de la flexibilité sexuelle et le
respect des limites de chacun. Il serait également intéressant de s'attarder aux
habiletés de communication en général, et notamment à la capacité des couples à
entrer dans un mode de communication axé sur une résolution de problème efficace.
La douleur vaginale amène des limites réelles dans la sphère sexuelle, et une bonne
résolution de problème peut aider les couples à adapter leur sexualité à la présence de
douleur, où les activités sexuelles qui ne sont pas douloureuses sont maximisées. Une
communication qui ouvre la porte au dévoilement des insécurités relationnelles
typiques aux enjeux d'attachement, comme la peur d' être abandonné, pourrait
permettre aux couples de se rassurer et de rehausser leur niveau d'intimité, une autre
facteur favorable à la satisfaction sexuelle. Ceci donnerait au couple 1'opportunité
d'explorer ensemble leur sexualité dans un contexte où les insécurités de chacun
seraient minimisées.
77
APPENDICE A
Certificat d'éthique du çlépartement de psychologie de I'UQAM
78
No. R2·041l12
Le projet est jugé recevable mt plan de l'éthique de la recherche avec des êtres humains.
Membres du Comité
12 mni 200!1
Date
79
APPENDICE B
Approbation éthique du CHUM
80
Le 17 mars 2008
Cher Docteur,
J'accuse réception en date du 13 mars 2008 de votre rapport annuel pour le projet susmentionné. Votre
projet a été approuvé initialement par le comité d'éthique le 24 mars 2006.
Étant donné que l'approbation annuelle du projet se fait à la date anniversaire de l'approbation initiale, je
renouvelle, ce jour, l'approbation de votre projet jusqu'au 24 mars 2009.
AUkb
APPENDICE C
Formulaire de consentement
82
La présente étude est réalisée par un groupe multidisciplinaire de professionnels de la santé. Les
chercheurs principaux sont les psychologues Sophie Bergeron du département de psychologie de
l'Université de Montréal, situé au 90, avenue Vincent d'Indy, (514) 343-6972, et Nili Benazon du
département de psychiatrie de 1'Université de Toronto, situé au 250 Col lege Street, (416) 535-
8501. Les médecins sont les Dr Bernard Lambert, Dr Marc Steben, Dr Deana Funaro, et Dr
Philippe Sauthier de la Clinique VUVA, du Centre Hospitalier de l'Université de Montréal
(CHUM)- Pavillon Notre-Dame, située au 1560 rue Sherbrooke Est, (514) 890-8000, Dr Samir
Khalifé de 1' Hôpital Général Juif de Montréal, situé au 3755 , Côte Ste-Catherine, (514) 340-8222,
et Dr Marie-Josée Dupuis, de la Clinique de la Santé Sexuelle de la Femme, du Centre Hospitalier
de l'Université de Montréal (CHUM)- Pavillon Saint-Luc, situé au 1560, bou!. René-Lévesque
est, (514) 890-8000.
Objectif de l'étude
La présente étude a pour but d'élucider le rôle des variables conjugales impliquées dans la
douleur, les problèmes sexuels et la détresse psychologique auprès d'une population de femmes
souffrant de douleurs vulvo-vaginales provoquées (douleurs vulvaires ou vaginales provoquées
par une pression appliquée localement). Nous espérons que cette démarche vers une meilleure
compréhension des douleurs vulvo-vaginales aidera les professionnels de la santé à développer
des traitements plus efficaces pour les femmes qui souffrent de ce problème frustrant et
dérangeant.
82
83
puissiez retourner les questionnaires par la poste à l'équipe de recherche du Dre Sophie Bergeron
de l'Université de Montréal. De plus, on vous remettra/enverra dans une enveloppe scellée des
questionnaires destinés à être complétés par votre partenaire. Ces questionnaires seront
accompagnés d'un formulaire de consentement afin d'obtenir le consentement écrit de votre
partenaire ainsi que d'une enveloppe pré-adressée et pré-affranchie afin que votre partenaire
puisse retourner en toute confidentialité les questionnaires complétés par la poste à l'équipe de
recherche du Dre Sophie Bergeron à l'Université de Montréal.
Compensation
Vous bénéficierez d'une entrevue téléphonique d'une durée de trente minutes avec une sexologue
clinicienne de l'équipe de recherche du Dre Sophie Bergeron de l'Université de Montréal dont le
but sera de vous donner davantage d'information concernant votre problème de douleur vulvo-
vaginale.
Informations
Toute question sur votre participation, critiques ou plaintes peuvent être adressée à Sophie
Bergeron (514-343-6111 poste 5353). Si une plainte ne peut être réglée, vous pouvez faire valoir
vos droits auprès de la commissaire locale adjointe à la qualité des services, Hôpital Notre-Dame,
Madame Louise Brunelle au 514-890-8000 poste 2604 7.
Confidentialité
Toutes les informations recueillies pour cette étude seront gardées confidentielles. Les
questionnaires que vous aurez complétés seront conservés dans un dossier qui demeurera à la
disposition de l'équipe de recherche seulement et sera identifié uniquement par un numéro
d'identification. Toutes les informations recueillies lors de ce projet seront conservées et
entreposées de façon sécuritaire et confidentielle pendant les 5 années suivant la fin du présent
83
84
Droits légaux
En signant le présent formulaire, vous ne renoncez à aucun de vos droits légaux ni ne libérez le
chercheur, l'établissement où prend place cette étude ou l'organisme subventionnaire de leur
responsabilité civile ou professionnelle.
Consentement de la participante
De façon générale, les procédures de l'étude ont été expliquées à ma satisfaction et on a répondu
à toutes mes questions. Je suis d'accord pour prendre part à l'étude décrite dans ce document.
r-----------------------------------------------------------~
-·-··---·---------- -----·---
Signature (participante) Date
Nom
~ignature coo;donnah-icedereche~che
( )· - - - - - - Date
1.
Nom
J'ai expliqué le but, la nature, les risques et inconvénients de la présente étude à la participante et
ai répondu à toutes ses questions du meilleur de mes connaissances.
·-·--------..-----..-·-·---..--·--·--·---··-----·-----
Nom
84
85
La présente étude est réalisée par un groupe multidisciplinaire de professionnels de la santé. Les chercheurs
principaux sont les psychologues Sophie Bergeron du département de psychologie de 1'Université de Montréal,
situé au 90, avenue Vincent d'Indy , (514) 343-6972, et Nili Benazon du département de psychiatrie de
l'Université de Toronto, situé au 250 College Street, (416) 535-8501. Les médecins sont les Dr Bernard
Lambert, Dr. Marc Steben, Dr Deana Funaro et Dr. Philippe Sauthier de la Clinique VUVA, du Centre
Hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) - Pavillon Notre-Dame, située au 1560 rue Sherbrooke Est,
(514) 890-8000, Dr Samir Khalifé de l' Hôpital Général Juif de Montréal, situé au 3755, Côte Ste-Catherine,
(514) 340-8222, et Dr Marie-Jasée Dupuis, de la Clinique de la Santé Sexuelle de la Femme, du Centre
Hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)- Pavillon Saint-Luc, situé au 1560, bou!. René-Lévesque est,
(514) 890-8000.
Objectif de l'étude
L'objectif de votre participation au présent projet de recherche est de recueillir de l'information à propos du rôle
du partenaire masculin dans 1'expérience des douleurs vulvo-vaginales et leur traitement. Nous espérons que
cette démarche vers une meilleure compréhension de la douleur vulvo-vaginale aidera les professionnels de la
santé à développer des traitements plus efficaces pour les femmes qui souffrent de ce problème frustrant et
dérangeant.
85
86
Vous pouvez poser des questions à propos de cette étude à n'importe quel moment et votre participation est
strictement volontaire. Vous pouvez en tout temps vous retirer de l'étude et refuser de répondre à certaines
questions sans que votre décision ne vous prive des services professionnels auxquels vous avez droit.
Informations
Toutes questions sur votre participation, critiques ou plaintes peuvent être adressées à Sophie Bergeron (514-
343-6111 poste 5353). Si une plainte ne peut être réglée, vous pouvez faire valoir vos droits auprès de la
commissaire locale adjointe à la qualité des services, Hôpital Notre-Dame, Madame Louise Brunelle au 514-
890-8000 poste 26047.
Confidentialité
Toutes les informations recueillies dans le cadre de cette étude seront gardées confidentielles. Une copie des
questionnaires sera conservée dans un dossier. Ce dossier demeurera à la disposition des membres de l' équipe
de recherche seulement et sera identifié par un numéro d' identification. À la fin de l'étude, tous les
questionnaires seront détruits.
Droits légaux
En signant le présent formulaire, vous ne renoncez à aucun de vos droits légaux ni ne libérez le chercheur,
1' établissement où prend place cette étude ou 1' organisme subventionnaire de leur responsabilité civile ou
professionnelle.
Consentement du participant
De façon générale, les procédures de 1'étude ont été expliquées à ma satisfaction et on a répondu à toutes mes
questions. Je suis d'accord pour prendre part à l'étude. Je garderai une copie de ce formulaire.
3-
Je recevrai une copie signée du présent formulaire de consentement
1,·~·-----. ·---·-..----··---·-----·--------·---
1 Signature (participant) --·-·---··-~--·-=----=.=-~:~~~~~·=--··-·
Date
·············-·-··-·--··-···-···-·-·····-·-----·--··-·-·-··-·····---··-··-· ···--·-········----·-··-·-·-·--·----···--
1 Nom -----------· ·------
[---·---····-·---·-·---··-·-·····-·····--··-···--······-··-·-·-·-··-··--·-··--····-····-·--··--·-·-··-
Signature (coordonnatrice de recherche)
Nom
J'ai expliqué le but, la nature, les risques et inconvénients de la présente étude au participant et ai répondu à
toutes ses questions du meilleur de mes connaissances.
Nom
86
87
APPENDICE D
Cahier questionnaires ·de l'étude- version pour les femmes
88
88
89
·:· Il est bien important de toujours lire la consigne propre à un questionnaire avant de le compléter.
·:· Vous devez compléter tous les questionnaires dans la mesure du possible et faire bien attention de
répondre à toutes les questions. En cas d'inconfort, vous pourrez toujours refuser de répondre à
certaines questions.
·:· Si vous hésitez entre deux réponses, choisissez celle qui se rapproche le plus de votre situation.
·:· À moins d'avis contraire, vous ne devez donner qu'une seule réponse par question.
·:· Portez attention aux choix de réponses qw peuvent vaner d'un questionnaire à l'autre ams1 qu'à
l'intérieur d'un même questionnaire.
·:· Toutes les informations recueillies sont strictement confidentielles et votre participation est anonyme.
89
90
.---------------------------------------------------------------------~
Questionnaire sociodémographique
1. Date de naissance
)OUf mo1s année
2. Âge: ans
3. Lieu de naissance :
1) Canada
2) États-Unis
3) Europe de l'Ouest
4) Europe de l'Est
5) Afrique
6) Asie
7) Australie
8) Moyen-Orient
9) Amérique Latine - Amérique du Sud
10) Caraibes
4. Quelle est la culture à laquelle vous vous sentez le plus étroitement liée?
8. Quel est le revenu annuel approximatif de votre ménage? (Total de votre revenu et de celui de votre
partenaire avant impôt.)
90
91
~-----------------------------------------------------------------------
Questionnaire sociodémographique
9. Lequel des points suivants décrit le mieux votre situation conjugale actuelle?
10. Depuis combien de temps dure votre relation de couple (depuis combien de temps êtes-vous impliquée
dans une relation amoureuse avec votre partenaire actuel) ?
_______années ------~mots
91
r------------------------------------------------------------------------------------92
Histoire de la douleur
2. Vous souvenez-vous de cette expérience comme ayant été quelque chose de douloureux?
1) Oui
2) Non 0 (Si« Non», sautez à la question 4)
3. Si oui, était-ce la même douleur que celle que vous ressentez maintenant?
1) Oui
2) Non
6. Avez-vous toujours ressenti de la douleur pendant les relations sexuelles depuis la première fois que
vous avez ressentie ce type de douleur?
1) oui
2) non, ça dépend du partenaire
3) non, quand j'ai arrêté de prendre la pilule, la douleur est disparue, puis est revenue
4) non, ça vient et ça part sans raison apparente
5) non, après avoir accouché, ça s'est arrêté temporairement et puis c'est revenu
6) non, après le traitement suivant , ça s'est arrêté et puis c'est revenu
7)non,autre.________ _ __ __ _ _ __ ___________
1) Oui
2) Non
92
93
~--------------------------------------------------------------------~
Intensité d e la d ouleur - Sec tion à compléter pour les femmes ayant présentement des activités
sexuelles avec pénétration vaginale
**Si vous n'avez pas d 'activités sexuelles avec pénétration vaginale, sautez à la page 6. **
1. Durant les 6 derniers mois, environ combien de fois par mois avez-vous essayé d'avoir des relations
sexuelles avec pénétration vaginale? fois par mois
2. Durant les 6 derniers mois, environ combien de fois par mois le pénis en érection de votre partenaire
a-t-il pu pénétrer votre vagin (pénétration vaginale complète)? fois par mois.
3. À quel endroit de la région génitale ressentez-vous habituellement la douleur lors des activités
sexuelles avec pénétration vaginale?
1) à l'entrée du vagin
2) partout sur la vulve
3) à l'intérieur du vagin
4. Évaluez l'intensité moyenne de votre douleur vulve-vaginale des 6 derniers mois sur une échelle de 0 à
10
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
aucune douleur
douleur la plus intense
5. Durant les 6 derniers mois, avez-vous régulièrement ressenti de la douleur dans la région génitale lors
des situations suivantes? (encerclez tout ce qui s'applique)
93
94
r------------------------------------------------------------------------------------
Intensité de la douleur - Section à compléter pour les femmes n'ayant pas d'activités sexuelles
avec pénétration vaginale
** Si vous avez des activités sexuelles avec pénétration vaginale, sautez à la page 8. **
1. Depuis combien de temps vous n'avez pas eu d'activités sexuelles avec pénétration vaginale?
2. Quelle est la raison pour laquelle vous n'avez pas eu d'activités sexuelles avec pénétration vaginale
dans les 6 derniers mois?
3. Dans le passé, environ combien de fois par mois essayiez-vous d'avoir des relations sexuelles avec
pénétration vaginale? fois par mois
4. Dans le passé, environ combien de fois par mois le pénis en érection de votre partenaire pouvait-il
pénétrer votre vagin (pénétrations vaginales complètes)? fois par mois
5. À quel endroit de la région génitale ressentiez-vous habituellement la douleur lors des activités
sexuelles avec pénétration vaginale?
1) à l'entrée du vagin
2) partout sur la vulve
3) à l'intérieur du vagin
6. Évaluez l'intensité moyenne de votre douleur vulvo-vaginale des 6 derniers mois sur une échelle de 0 à
10
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
aucune douleur
douleur la plus intense
94
95
r------------------------------------------------------------------------------------
Intensité de la douleur - Section à compléter pour les femmes n'ayant pas d'activités sexuelles
avec pénétration vaginale
7. Avez-vous déjà régulièrement ressenti de la douleur dans la région génitale lors des situations
suivantes? (encerclez tout ce qui s'applique)
95
96
r------------------------------------------------------------------------------------
Questionnaire McGill- Melzack sur la douleur
**Con signes**
Le ques tionnaire McG ill - Melzack sur la douleur (MP Q) vous aide à décrire la douleur vulvo-vaginale que
vous ressentez. N oircissez la zon e douloureuse sur l'image corresp ondante du MPQ et com plétez le
questionnaire.
P our chacune des catégories d'adj ectifs, choisissez l'adj ectif qui décrit le mieux le type de douleur vulvo-
vaginale que vous ressen tez habituellem ent. Vous ne pouvez pas choisir plus d'un adjectif par
catégorie, mais vous n'êtes pas obligée d'en choisir un dans toutes les catégories. Vous devez
choisir uniquem ent les adj ectifs qui sont significatifs pour vous.
96
r------------------------------------------------------------------------------------97
Questionnaire McGill- Melzack sur la douleur
* Important: Choisissez un seul adjectif par catégorie, mais vous n'êtes pas obligée d'en choisir un dans
toutes les catégories.
T
Qui écrase
6 Qui tiraille 16 Agaçante
Qui tire Exaspérante
Qui tord Intense
Horrible
Intolérable
7 Chaude 17 Qui s'étend
Brûlante Qui rayonne
Bouillante Qui rentre
Comme marqué Qui transperce
au fer rou e
8 Qui fourmille 18 Raide
Qui démange Engourdie
Cuisante Tendue
Cinglante Qui serre
Qui arrache
9 Sourde 19 Fraîche
Douloureuse Froide
Drue Glacée
Pénible
Poi nante
97
98
Q uestionnaire sur les exnériences amoureuses
C onsign e : Les énoncés suivants se rapportent à la manière dont vous vous sentez à l'intérieur de vos
relations amoureuses. Nous nous intéressons à la manière dont vous vivez votre relation actuelle.
Répondez à chacun des énoncés en indiquant jusqu'à quel point vous êtes en accord ou en désaccord.
Encerclez le chiffre correspondant à votre choix selon l'échelle suivante :
4 Mon désir d'être très près des gens les fait parfois fuir. 1 2 3 4 5 6 7
li n'est pas difficile pour moi de me rapprocher de mon
5 partenaire. 1 2 3 4 5 6 7
98
99
Q uestionnaire sur les expériences amoureuses
99
100
~----------------------------------------------------------------------
Q uestionnaire sur les expériences amoureuses
100
101
Index de H ulbert
S.V.P Veuillez encercler la réponse qui vous décrit le mieux. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises
réponses.
101
102
Index de Hulbert
102
r--------------------------------------------------------------------------------103
Mesure globale de satisfaction sexuelle
Consigne : Globalement, comment décririez-vous votre relation sexuelle avec votre partenaire? Pour
chaque paire de mots, encerclez le chiffre qui décrit le mieux votre relation sexuelle.
1.
·~·-·---·-r 2 , 1 ___.·
_ 7_ _L __. .~._.__L___s ____ .L · ·~· · · · · · _L
1 __
3. Très négative
2 1
4. Très insatisfaisante
5 4 3 2 1
:'~-~r-éc-iel ,j__,__~_____j____
s.
__. ._6_ _ 4
_____,_,___3__ 2
__S_a_n_s_,j_u :2
_ _ t_ _ _ 1J
103
104
~----------------------------------------------~~~------------------
Ind ex d e fonction sexuelle de la femme (FSFI)
Ces questions portent sur vos sentiments et réponses sexuelles des 4 d ernières semaines. Répondez aux
questions suivantes le plus honnêtement et le plus clairement possible. Vos réponses sont entièrement
confidentielles. Les définitions ci-dessous s'appliquent aux questions auxquelles vous aurez à répondre:
Activité sexuelle: Inclut les rapports sexuels, les caresses, les préliminaires et la masturbation.
Rapport sexu el: Pénétration vaginale (introduction du pénis dans le vagin).
Stimula tion sexuelle: Comprend des situations telles que les préliminaires avec un partenaire, la
masturbation, les fantasmes sexuels, etc.
Excitation sexu elle: L'excitation sexuelle est un état qui comporte des aspects physiques et mentaux.
L'excitation peut inclure des sensations de chaleur ou de picotement dans les
organes génitaux, de la lubrification (être «mouillée»), ou des contractions
musculaires.
1. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous ressenti du désir ou de l'intérêt sexuel?
2. Au cours des 4 dernières semaines, comment évalueriez-vous votre degré de désir ou intérêt sexuel?
1. Très élevé.
2. Élevé.
3. Modéré.
4. Faible.
5. Très faible ou absent.
3. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence vous êtes-vous sentie excitée pendant des
activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps) .
4. Parfois (environ la moitié du temps) .
5. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.
104
105
4. Au cours des 4 dernières semaines, comment évalueriez-vous votre degré d'excitation sexuelle pendant
des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Très élevé.
3. Élevé.
4. Modéré.
5. Faible.
6. Très faible ou absent.
5. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point étiez-vous confiante de devenir excitée pendant
des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Confiance très élevée.
3. Confiance élevée.
4. Confiance modérée.
5. Confiance faible.
6. Confiance très faible ou absente.
6. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous été satisfaite de votre excitation
sexuelle pendant des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps).
4. Parfois (environ la moitié du temps).
5. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.
7. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence êtes-vous devenue lubrifiée («mouillée») pendant
des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps).
4. Parfois (environ la moitié du temps).
S. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.
105
106
8. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point était-il difficile de devenir lubrifiée («mouillée>>)
pendant des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Extrêmement difficile ou impossible.
3. Très difficile.
4. Difficile.
S. Quelque peu difficile.
6. Pas difficile.
9. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous maintenu votre lubrification jusqu'à la
fin des activités ou rapports sexuels?
1O. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point était-il difficile de maintenir votre lubrification
jusqu'à la fin des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Extrêmement difficile ou impossible.
3. Très difficile.
4. Difficile.
S. Quelque peu difficile.
6. Pas difficile.
11. Au cours des 4 dernières semaines, lorsque vous aviez une stimulation sexuelle ou un rapport sexuel, à
quelle fréquence avez-vous atteint l'orgasme Gouissance)?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps) .
4. Parfois (environ la moitié du temps).
S. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.
106
107
12. Au cours des 4 dernières semaines, lorsque vous aviez une stimulation sexuelle ou un rapport sexuel,
jusqu'à quel point était-il difficile pour vous d'atteindre l'orgasme Qouissance)?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Extrêmement difficile ou impossible.
3. Très difficile.
4. Difficile.
5. Quelque peu difficile
6. Pas difficile.
13. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point étiez-vous satisfaite de votre capacité à atteindre
l'orgasme Qouissance) pendant des activités ou rapports sexuels?
1. Pas d'activité sexuelle.
2. Très satisfaite.
3. Modérément satisfaite.
4. Également satisfaite et insatisfaite.
5. Modérément insatisfaite.
6. Très insatisfaite.
14. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point étiez-vous satisfaite du degré de proximité
émotive entre vous et votre partenaire lors d'activités sexuelles?
15. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point avez-vous été satisfaite de l'aspect sexuel de votre
relation avec votre partenaire?
1. Très satisfaite.
2. Modérément satisfaite.
3. Également satisfaite et insatisfaite.
4. Modérément insatisfaite.
5. Très insatisfaite.
107
108
16. Au cours des 4 dernières semaines, jusqu'à quel point avez-vous été satisfaite de votre vie sexuelle dans
son ensemble?
1. Très satisfaite.
2. Modérément satisfaite.
3. Également satisfaite et insatisfaite.
4. Modérément insatisfaite.
5. Très insatisfaite.
17. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous ressenti de l'inconfort ou de la douleur
pendant la pénétration vaginale?
1. Pas de pénétration vaginale.
2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps).
4. Parfois (environ la moitié du temps).
5. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.
18. Au cours des 4 dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous ressenti de l'inconfort ou de la douleur
après la pénétration vaginale?
1. Pas de pénétration vaginale.
2. Presque toujours ou toujours.
3. La plupart du temps (plus de la moitié du temps).
4. Parfois (environ la moitié du temps) .
5. Quelquefois (moins de la moitié du temps).
6. Presque jamais ou jamais.
19. Au cours des 4 dernières semaines, comment évalueriez-vous votre degré d'inconfort ou de douleur
pendant ou après la pénétration vaginale?
1. Pas de pénétration vaginale.
2. Très élevé.
3. Élevé.
4. Modéré.
5. Faible.
6. Très faible ou absent.
108
.........
0
\0
109
Version partenaire
109
110
·:· Il est bien important de toujours lire la consigne propre à un questionnaire avant de le compléter.
·:· Vous devez compléter tous les questionnaires dans la mesure du possible et faire bien attention de
répondre à toutes les questions. E n cas d'inconfort, vous pourrez toujours refuser de répondre à
certaines questions.
·:· Si vous hésitez entre deux réponses, choisissez celle qui se rapproche le plus de votre situation.
·:· À moins d'avis contraire, vous ne devez donner qu'une seule réponse par question.
·:· Portez attention aux choix de réponses qm peuvent vaner d'un questionnaire à l'autre ams1 qu'à
l'intérieur d'un même questionnaire.
•:• Toutes les informations recueillies sont strictement confidentielles et votre participation est anonyme.
110
r-----------------------------------------------------------------------111
Questionnaire sociodémographique
1. Date de naissance
JOW: mo1s année
2. Âge: ans
3. Lieu de naissance:
1) Canada
2) États-Unis
3) Ew:ope de l'Ouest
4) Ew:ope de l'Est
5) Afrique
6) Asie
7) Australie
8) Moyen-Orient
9) Amérique Latine (Amérique du Sud)
10) Caraibes
4. Quelle est la cultw:e à laquelle vous vous sentez le plus étroitement lié?
111
112
Q uestionnaire sur les exnériences amoureuses
C onsigne : Les énoncés suivants se rapportent à la manière dont vous vous sentez à l'intérieur de vos
relations amoureuses. Nous nous intéressons à la manière dont vous vivez votre relation actu elle.
Répondez à chacun des énoncés en indiquant jusqu'à quel point vous êtes en accord ou en désaccord.
Encerclez le chiffre correspondant à votre choix selon l'échelle suivante:
4 Mon désir d'être très près des gens les fait parfois fuir. 1 2 3 4 5 6 7
Il n'est pas difficile pour moi de me rapprocher de ma
5 partenaire. 1 2 3 4 5 6 7
112
- - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - - -- - - - - - - - - - -- -
113
Q uestionnaire sur les expériences amoureuses
113
114
~----------------------------------------------------------------------------------
Q uestionnaire sur les expériences amoureuses
114
115
Index de Hulbert
S.V.P Veuillez encercler la réponse qui vous décrit le mieux. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises
réponses.
115
116
Index de H ulbert
116
117
~----------------------------------------------------------------------------------
Mesure g lobale de satisfaction sexuelle
Consig ne : Globalement, comment décririez-vous votre relation sexuelle avec votre partenaire? Pour
chaque paire de mots, encerclez le chiffre qui décrit le mieux votre relation sexuelle.
Très mauvais]
lTrès ~onn._e___._ _ _6__ _ _ [__
1.
s _ [_ __ ~]_3 L_ _:_~ 1 -·
7 6 5 3 2 1 1
- - - - - -..-·-·- · - - - -
3.
4 3 2
~7~1_6_]__s _~,4~~-3~~--
2 ~'--
1 ~
11 7
r-----------------------------------------------------------------------118
Formulaire d'histoire sexuelle
Veuillez indiquer la réponse la plus appropriée à chacune des questions suivantes. Si vous n'avez pas eu de
partenaire dans la dernière année, vous référer à vos expériences sexuelles passées ou vos expériences
masturbatoires.
1- À quelle fréquence avez-vous des activités ou des relations sexuelles avec votre partenaire?
D 1. Plus d'une fois par jour D 6. Une fois par deux semaines
D 2. Une fois par jour D 7. Une fois par mois
D 3. De 3 à 4 fois par semaine D 8. Moins d'une fois par mois
D 4. Deux fois par semaine D 9. Jamais
D s. Une fois par semaine
4- Par qui préféreriez-vous que vos relations ou activités sexuelles soient initiées?
D 1. Toujours moi D 4. Mon/ma partenaire, de préférence
D 2. Moi, de préférence D S. Toujours mon/ma partenaire
D 3. Mon/ma partenaire et moi-même en
proportion assez égale
6- Depuis combien d'années avez-vous des relations sexuelles avec votre partenaire?
D 1. Moins de 6 mois D 4. De 4 à 6 ans
D 2. De 6 mois à un an D s. De 7 à 10 ans
D 3. De 1 à 3 ans D 6. Plus de 10 ans
118
11 9
~----------------------------------------------------------------------------------
Formulaire d 'histoire sexuelle
7- Combien de temps durent habituellement vos « Jeux préliminaires » avant d'avoir une relation
sexuelle?
0 1. Moins d'une minute 0 s. De 11 à 15 minutes
0 2. De 1 à 3 minutes 0 6. De 16 à 30 minutes
0 3. De 4 à 6 minutes 0 7. De 30 minutes à une heure
0 4. De 7 à 10 minutes
8- Quelle est la durée moyenne de vos relations sexuelles habituellement, c'est-à-dire, de la pénétration
jusqu'à l'orgasme de monsieur?
0 1. Moins d'une minute 0 6. De 11 à 15 minutes
0 2. De 1 à 2 minutes 0 7. De 15 à 20 minutes
0 3. De 2 à 4 minutes 0 8. De 20 à 30 minutes
0 4. De 4 à 7 minutes 0 9. Plus de 30 minutes
0 s. De 7 à 10 minutes
9- Dans l'ensemble, jusqu'à quel point diriez-vous que vos relations sexuelles avec votre partenaire sont
satisfaisantes pour vous?
0 1. Extrêmement insatisfaisantes 0 4. Légèrement satisfaisantes
0 2. Modérément insatisfaisantes 0 s. Modérément satisfaisantes
0 3. Légèrement insatisfaisantes 0 6. Extrêmement satisfaisantes
10- Dans l'ensemble, jusqu'à quel point diriez-vous que vos relations sexuelles avec votre partenaire sont
satisfaisantes pour elle/lui?
0 1. Extrêmement insatisfaisantes 0 4. Légèrement satisfaisantes
0 2. Modérément insatisfaisantes 0 s. Modérément satisfaisantes
0 3. Légèrement insatisfaisantes 0 6. Extrêmement satisfaisantes
11- Lorsque votre partenaire vous fait des avances, comment répondez-vous habituellement?
0 1. J'accepte habituellement avec plaisir 0 3. Je refuse souvent
0 2. J'accepte à contrecoeur 0 4. Je refuse habituellement
12- Si vous essayez, vous est-il possible d'atteindre l'orgasme par la masturbation?
0 1. Presque toujours (> 90 % du temps) 0 4. Rarement (25 % du temps)
0 2. Habituellement (75% du temps) 0 s. Jamais
0 3. Parfois (50 % du temps) 0 6. Je n'ai jamais essayé
13- Si vous essayez, vous est-il possible d'atteindre l'orgasme grâce aux caresses que votre partenaire vous
fait aux organes génitaux?
0 1. Presque toujours (> 90 % du temps) 0 4. Rarement (25 % du temps)
0 2. Habituellement (75% du temps) 0 s. Jamais
0 3. Parfois (50 % du temps) 0 6. Je n'ai jamais essayé
119
120
r--------------------------------------------------------------------------------
Formulaire d'histoire sexuelle
14- Si vous essayez, vous est-il possible d'atteindre l'orgasme par la relation sexuelle?
D 1. Presque toujours(> 90 % du temps) D 4. Rarement (25 % du temps)
D 2. Habituellement (75% du temps) D s. Jamais
D 3. Parfois (50 % du temps) D 6. Je n'ai jamais essayé
15- Quelle est votre réaction habituelle face à du matériel érotique ou pornographique (images, films,
livres)?
D 1. Très excité D 3. Pas excité
D 2. Quelque peu excité D 4. Réaction négative de dégoût,
répulsion, etc.
16- Est-ce que monsieur a de la difficulté à obtenir une érection avant le début de la relation sexuelle?
D 1. Jamais D 4. Parfois (50 % du temps)
D 2. Rarement(< 10 % du temps) D s. Habituellement (75% du temps)
D 3. À l'occasion(< 25% du temps) D 6. Presque toujours (> 90 % du temps)
17- Est-ce que monsieur a de la difficulté à conserver une érection une fois que la relation sexuelle a
débuté?
0 1. Jamais 0 4. Parfois (50 % du temps)
0 2. Rarement(< 10 % du temps) 0 s. Habituellement (75% du temps)
0 3. À l'occasion(< 25% du temps) D 6. Presque toujours (> 90% du temps)
18- (POUR FEMMES SEULEMENT) Pouvez-vous atteindre l'orgasme par la stimulation de vos
organes génitaux à l'aide d'un vibrateur ou d'autres moyens, tels que l'eau courante, frottement d'un
objet, etc.?
D 1. Presque toujours (> 90 % du temps) D 4. Rarement (25% du temps)
0 2. Habituellement (75% du temps) 0 s. Jamais
0 3. Parfois (50 % du temps) 0 6. Je n'ai jamais essayé
19- (POUR FEMMES SEULEMENT) Pouvez-vous atteindre l'orgasme durant la relation sexuelle si vos
organes génitaux sont caressés en même temps (par vous-même, votre partenaire, un vibrateur, etc.)?
D 1. Presque toujours(> 90% du temps) D 4. Rarement (25 % du temps)
0 2. Habituellement (75% du temps) 0 S. Jamais
0 3. Parfois (50% du temps) 0 6. Je n'ai jamais essayé
20- (POUR FEMMES SEULEMENT) Lorsque vous faites l'amour avec votre partenaire (« jeux
préliminaires» et relation sexuelle compris), remarquez-vous que certaines des choses suivantes vous
arrivent : accélération de votre respiration et de votre pouls, lubrification de votre vagin, sensations
plaisantes dans vos seins et vos organes génitaux?
0 1. Presque toujours(> 90 % du temps) 0 4. Rarement (25% du temps)
0 2. Habituellement (75 % du temps) 0 s. Jamais
D 3. Parfois (50 % du temps) D 6. Je n'ai jamais essayé
120
121
21- (POUR HOMMES SEULEMENT) Vous arrive-t-il d'éjaculer sans avoir de sensation agréable au
pénis?
D 1. Jamais 0 4. Parfois (50 % du temps)
D 2. Rarement(< 10% du temps) 0 5. Habituellement (7 5 % du temps)
D 3. À l'occasion(< 25% du temps) 0 6. Presque toujours(> 90% du temps)
22- Est-ce qu'il arrive à monsieur d'éjaculer sans avoir une érection complète et dure?
0 1. Jamais 0 4. Parfois (50 % du temps)
0 2. ~arement (< 10 % du temps) 0 5. Habituellement (75% du temps)
0 3. A l'occasion(< 25% du temps) 0 6. Presque toujours(> 90 % du temps)
23- Est-ce qu'il arrive à monsieur d'atteindre l'orgasme alors qu'il tente une pénétration?
0 1. Jamais 0 4. Parfois (50 % du temps)
0 2. ~arement (< 10 % du temps) 0 5. Habituellement (75% du temps)
0 3. A l'occasion(< 25 % du temps) 0 6. Presque toujours (> 90 % du temps)
24- Est-ce que la pénétration est impossible en raison du manque de lubrification ou de la contraction du
vagin?
0 1. Jamais 0 4. Parfois (50% du temps)
0 2. Rarement(< 10 % du temps) 0 5. Habituellement (75% du temps)
0 3. À l'occasion(< 25 % du temps) 0 6. Presque toujours (> 90 % du temps)
26- À quelle fréquence ressentez-vous du désir sexuel? Il peut s'agir d'un désir de faire l'amour, de
projeter de faire l'amour, de se sentir frustré(e) sexuellement dû au manque d'activité sexuelle, etc.
0 1. Plus d'une fois par jour 0 6. Une fois par deux semaines
0 2. Une fois par jour 0 7. Une fois par mois
0 3. De 3 à 4 fois par semaine 0 8. Moins d'une fois par mois
0 4. Deux fois par semaine 0 9. Jamais
0 5. Une fois par semaine
27- Lorsque vous faites l'amour avec votre partenaire, est-ce que vous vous sentez excité(e) sexuellement?
0 1. Presque toujours(> 90 % du temps) 0 4. Rarement (25 % du temps)
0 2. Habituellement (75 % du temps) 0 5. Jamais
0 3. Parfois (50% du temps)
121
122
28- Lorsque vous faites l'amour avec votre partenaire, ressentez-vous des réactions émotives négatives
comme la peur, le dégoût, la honte ou la culpabilité?
0 1. Jamais 0 4. Parfois (50 % du temp s)
0 2. Rarement(< 10 % du temps) 0 5. Habituellement (75 % du temps)
0 3. À l'occasion(< 25 % du temps) 0 6. Presque toujours (> 90 % du temps)
29- Est-ce que votre partenaire atteint l'orgasme, jouit sans éjaculer (sperme qui sort du pénis)?
0 1. Jamais 0 4. Parfois (50% du temps)
0 2. Rarement(< 10 % du temps) 0 5. Habituellement (75% du temps)
0 3. À l'occasion(< 25 % du temps) 0 6. Presque toujours(> 90 % du temps)
122
123
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