Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG -1-
Objectifs du Cours
En première année de licence IG, le cours Télématique et Réseaux poursuit les objectifs
ci-après :
- Exploiter le cadre conceptuel des réseaux ;
- Concevoir et configurer un réseau local;
- Partager les données et les ressources ;
- Réaliser la configuration d’un routeur ;
- Expliquer des notions nécessaires à l’administration d’un réseau informatique ;
Bibliographie Sélective
1. Danièle Dromard & Dominique Seret, Architecture des réseaux, 2ème édition, Pearson
France, 2010, 102 pages.
2. Pierre-Alain GOUPILLE, Technologie des ordinateurs et des réseaux (Cours et exercices
corrigés), Dunod, Paris, 2000, 408 pages.
3. Guy Pujolle, Cours réseaux et télécoms, EYROLLES, Paris, 2004, 512 pages.
4. Matthieu Nebra, Apprenez à créer votre site web avec HTML5 et CSS3, 2013, 248 pages.
5. Christophe Porteneuve, Bien développer pour le Web 2.0, Bonnes pratiques 2è édition,
EYROLLES, Paris, 2008, 673 pages.
6. Mathieu Nebra, Réussir son site web avec HTML et CSS, 2è édition, EYROLLES, Paris,
2008, 316 pages.
7. JOHN L. Hennessy et David A. Patterson, Architecture des ordinateurs: une approche
quantitative, 2e édit, International Thomson Publishing Compagny, Paris, France, 1996.
8. DANIEL CALI et Gabriel ZANY, Technologies de l’interconnexion des réseaux, Paris,
France, PUF, 1994.
9. Gérard BOUYER, Transmissions et réseaux de données, DUNOD, Paris, France, 1995.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Cours dispensé par :
CT Janvier T. SINDAMBIWE, Doctorant
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 2
Introduction
Le mot télématique provient de la fusion des mots TÉLÉcommunication et
inforMATIQUE. Il veut dire communiquer à distance via des ordinateurs. Pour ce faire,
on utilise un ordinateur, un modem, une ligne téléphonique et un logiciel de
communication. La télématique permet ainsi à des gens, peu importe l'endroit où ils
se trouvent, d'échanger des informations (d'abord du texte, mais aussi des images
et du son) par le biais d'ordinateurs. Un ensemble de services informatiques est ainsi
accessible par le truchement des moyens de télécommunications.
La télématique est à l’origine de plusieurs concepts tels qu’autoroutes de
l'information, inforoutes, autoroutes électroniques, nouvelles technologies des
communications et de cyberespace.... Ces mots, utilisés dans de multiples contextes,
servent à décrire, souvent indistinctement, ce qui existe présentement, tel l'Internet,
le Web-TV, ou encore des technologies plus familières comme le guichet automatique
ou la câblodistribution. Dans tout cela, on vise à ce que la télévision, le téléphone et
les ordinateurs soient tous reliés et puissent servir à la communication, à l'éducation
et, surtout, au commerce. La convergence technologique de ces moyens distincts de
communication devrait fondre en un seul médium l'ensemble des services
télématiques. Cette fusion nous donne les vidéo-conférences, le vidéophone, la
télévision sur mesure, les films à la carte, le télé-achat, le télé-enseignement, le télé-
travail, etc. Le mot inforoute fait donc référence à la convergence de l'ensemble des
moyens de communication.
En définitive, la télématique (communication ou telematic, en anglais», est un
néologisme qui fut inventé par les français Simon Nora et Alain Minc et signifiant «
imbrication croissante des ordinateurs et des télécommunications ». En effet, Les
informations multimédiatisées que nous recevons actuellement exigent la rencontre
de trois technologies qui sont l’informatique, la télécommunication et l’audiovisuelle.
Nous appelons téléinformatique cette « exploitation automatisée de systèmes
informatiques en utilisant des réseaux de communication ». La télématique est la
branche de l’informatique qui «ajoute à la téléinformatique la prise en compte des
informations audiovisuelles à partir de supports tels que les téléviseurs et les
télécopieurs ».
L'autoroute de l'information n'est pas un objet tangible et unique. Toutefois,
nous utilisons tous les jours des technologies qui en font partie ou qui s'y
apparentent. Le téléphone, le télécopieur et le courrier sont nos outils de travail
privilégiés depuis de nombreuses années.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 3
La télématique engendre depuis peu une autre accélération. Nous sommes de
plus en plus sollicités à réagir rapidement aux informations échangées.
Parallèlement, depuis le milieu des années 1980, les micro-ordinateurs sont eux aussi
entrés dans notre quotidien. Nous utilisons maintenant le traitement de texte, les
logiciels de comptabilité ou de mise en page, etc. Les micro-ordinateurs nous
permettent de stocker des quantités phénoménales d'informations et les traiter, de
les organiser, de les réviser et de les trier plus rapidement et plus efficacement.
L'inforoute naît du mariage, pour le meilleur et pour le pire, du téléphone et de
l'ordinateur, par le biais du modem. Les modems (Modulateur-DEModulateur)
servent à transférer, d'un ordinateur à un autre, des données informatiques
numériques (les 0 et les 1) par l'intermédiaire des lignes téléphoniques. Un modem
encode et décode des données afin de les transmettre par le même support que le
téléphone (c'est-à-dire le fil de cuivre). Les informations contenues sur deux
ordinateurs éloignés peuvent ainsi être partagées. De plus en plus, nous intégrons le
modem à nos pratiques de bureautique. Ainsi, la télématique permet le travail à
distance, notamment sur des documents résidants sur un autre ordinateur.
Par ailleurs, petit à petit, l'organisation des ordinateurs en réseau a gagné des
adeptes. Une notion qu'il convient maintenant de présenter.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 4
CHAP.I. GENERALITES SUR LES RESEAUX
INFORMATIQUES
1.0. DEFINITION ET ROLE
A la base, un réseau informatique désigne un moyen quelconque permettant
de relier deux ou plusieurs ordinateurs entre eux. Le terme générique « réseau »
définit un ensemble d’entités (objets, personnes, etc.) interconnectées les unes avec
les autres.
Un réseau permet ainsi de faire circuler des éléments matériels ou
immatériels entre chacune de ces entités selon des règles bien définies.
Selon les types d’entité concernés, on distingue le réseau de transport, le
réseau téléphonique, le réseau de neurones, le réseau des malfaiteurs, le réseau
informatique, … C’est ce dernier type qui fera l’objet de ce cours.
La mise en réseau (Networking) consiste à mettre en œuvre des outils et des
tâches permettant de relier des ordinateurs afin qu’ils puissent partager des
ressources en réseau.
Un réseau informatique peut servir au (à la) :
• Partage de ressources (fichiers, applications ou matériels, connexion à internet,
etc.).
• Communication entre personnes (courrier électronique, discussion en direct, etc.).
• Communication entre processus (entre des ordinateurs industriels par exemple).
• Garantie de l'unicité et de l'universalité de l'accès à l'information (bases de
données en réseau).
• Jeu vidéo multi-joueurs.
• …..
1.1. TERMINOLOGIE
• Nœud : Équipement (ordinateur, concentrateur, imprimante etc.) du réseau
informatique possédant une adresse physique.
• Nœud TCP/IP: Équipement fonctionnant avec le protocole TCP/IP.
• Adresse physique: Adresse unique attribuée par le fabricant, gérée par un
organisme international et inscrite de façon définitive dans l'équipement. Appelée
aussi adresse Ethernet ou adresse MAC (Media Access Control).
• Adresse logique: Adresse unique attribuée par les répondants informatiques
locaux et gérée par le NIC pour les adresses IP (organisme international).
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 5
• Paquet, trame: Information électrique transitant sur le réseau et représentant une
suite de bits. Il s'agit de l'unité de base du réseau (frame).
• Protocole: Description des mécanismes permettant la gestion des paquets
d'information et leur transition du réseau à l'application. Par extension, logiciel
(software) fonctionnant sur une machine et permettant cette gestion interne.
• Suite de protocoles: Ensemble de protocoles communiquant entre eux.
• Couches réseau: Composante protocole fonctionnant sur un équipement et lui
permettant de communiquer à travers le réseau.
• Media: Support permettant le passage de l'information: différents types de câble,
ondes hertziennes, laser etc.
• Bande passante: Comme en téléphonie ou en wi-fi, la bande passante détermine
la quantité d'informations capables de transiter par seconde sur un media donné.
• Backbone : Réseau physique (câble et matériel actif) servant de colonne
vertébrale au reste du réseau. En général composée de fibres optiques et assurant
parfois une plus grande bande passante (155Mbits/s).
• Interconnexion: Ensemble matériel et logiciel permettant la connexion
d'équipements utilisant des média et des protocoles différents.
• Segment physique: Câble ou ensemble de câbles reliés sans équipement
électronique d'interconnexion (il s'agit d'un seul domaine de collisions).
• Segment logique: Sous réseau regroupant des nœuds correspondant à un même
groupe d'adressage; un segment logique peut englober plusieurs segments
physiques.
1.2. ÉQUIPEMENTS RÉSEAU
Les principaux équipements matériels mis en place dans les réseaux locaux
sont:
- Le répéteur, permettant de régénérer un signal.
- Le concentrateur (hub), permettant de connecter plusieurs hôtes entre eux.
- Le pont (bridge), permettant de relier des réseaux locaux de même type.
- Le commutateur (switch) permettant de relier divers éléments tout en
segmentant le réseau.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 6
- La passerelle (gateway), permettant de relier des réseaux locaux de types
différents.
- Le routeur, permettant de relier de nombreux réseaux locaux de telle façon à
permettre la circulation de données d'un réseau à un autre de la façon optimale.
- Le B-routeur, associant les fonctionnalités d'un routeur et d'un pont.
1.3. TYPES DE RÉSEAUX INFORMATIQUES
On distingue différents types de réseaux selon leur taille, leur vitesse de
transfert des données ainsi que leur étendue. Les réseaux privés sont des réseaux
appartenant à une même organisation. On fait généralement trois catégories de
réseaux : LAN, MAN & WAN.
Il existe trois autres types de réseaux : les PAN (Personal Area Network), les
TAN (Tiny Area Network) identiques aux LAN mais moins étendus (2 à 3 machines)
et les CAN (Campus Area Network) identiques au MAN (avec une bande passante
maximale entre tous les LAN du réseau).
♦ LAN (Local Area Network)
Il s’agit d’un ensemble d’ordinateurs appartenant à une même organisation
et reliés entre eux dans une petite aire géographique par un réseau, souvent avec
une même technologie (la plus répandue étant Ethernet).
La vitesse de transfert de ce type de réseau varie entre 10 Mbps (pour
Ethernet) et 1 Gbps (pour FDDI) tandis que sa taille peut varier entre 100 et 1000
utilisateurs.
La frontière entre un réseau local et un réseau métropolitain est très floue. Les
principes de fonctionnement sont à peu près les mêmes. Un réseau local se
différencie surtout par des performances plus réduites : la distance généralement
beaucoup plus courte, les débits moins élevés.
♦ MAN (Metropolitan Area Network)
Les réseaux métropolitains ou MAN permettent d’interconnecter un certain
nombre de sites entre eux. Les MAN servent surtout à interconnecter des réseaux
locaux. Ils sont souvent appelés dans la littérature anglaise backbone, c’est–à–dire
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 7
épine dorsale. De ce fait, le nombre d’utilisateurs est limité et la distance couverte
est plus petite que pour les WAN.
♦ WAN (Wide Area Network) représentent les réseaux étendus. Le réseau
Transpac est un bon exemple de réseau public. Ce réseau est constitué de liaisons
point à point à haut débit entre des nœuds situés dans de grandes villes Françaises,
comme compagnies concurrentes peuvent utiliser le réseau pour transmettre des
données, la confidentialité doit être garantie. Le délai de transmission est assez
important, le message est recopié de nœud en nœud jusqu’à atteindre sa destination.
1.4. TOPOLOGIE D’UN RÉSEAU
Un réseau informatique est constitué d’ordinateurs reliés entre eux grâce à des
lignes de communication (câbles réseau par ex.) et des éléments matériels (cartes
réseau, ainsi que d’autres équipements permettant d’assurer la bonne circulation des
données). La topologie peut être physique ou logique.
1.4.1. Topologie physique
L’arrangement physique, c'est-à-dire la configuration spatiale du réseau est
appelé « topologie physique ». Au point de vue physique, on distingue généralement
les topologies suivantes :
a) Topologie en bus
Une topologie en bus est l’organisation la plus simple d’un réseau. En effet,
dans une topologie en bus tous les ordinateurs sont reliés à une même ligne de
transmission par l’intermédiaire de câble, généralement coaxial. Le mot « bus »
désigne la ligne physique qui relie les machines du réseau.
Cette topologie a pour avantage d’être facile à mettre en œuvre et de posséder
un fonctionnement simple. En revanche, elle est extrêmement vulnérable étant
donné que si l’une des connexions est défectueuse, l’ensemble du réseau en est
affecté.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 8
b) Topologie en étoile
Dans une topologie en étoile, les ordinateurs du réseau sont reliés à un
système matériel central appelé concentrateur (en anglais hub, littéralement moyen
de roue). Il s’agit d’une boîte comprenant un certain nombre de jonctions auxquelles
il est possible de raccorder les câbles réseau en provenance des ordinateurs. Celui-
ci a pour rôle d’assurer la communication entre les différentes jonctions.
Contrairement aux réseaux construits sur une topologie en bus, les réseaux
suivant une topologie en étoile sont beaucoup moins vulnérables car une des
connexions peut être débranchée sans paralyser le reste du réseau. Le point
névralgique de ce réseau est le concentrateur, car sans lui plus aucune
communication entre les ordinateurs du réseau n’est possible.
En revanche, un réseau à topologie en étoile est plus onéreux qu’un réseau à
topologie en bus car un matériel supplémentaire est nécessaire (le hub).
c) Topologie en anneau
Dans un réseau possédant une topologie en anneau, les ordinateurs sont situés
sur une boucle et communiquent chacun à leur tour.
En réalité, dans une topologie en anneau, les ordinateurs ne sont pas reliés en
boucle, mais reliés à un répartiteur (appelé MAU, Multistation Access Unit) qui va
gérer la communication entre les ordinateurs qui lui sont reliés en impartissant à
chacun d’entre eux un temps de parole.
Les deux principales topologies logiques utilisant cette topologie physique sont
Token Ring (anneau à jeton) et FDDI.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 9
d) Topologie en arbre
Aussi connu sous le nom de hiérarchique, il est divisé en niveaux. Le sommet,
de haut niveau, est connecté$ à plusieurs nœuds de niveau inférieur, dans la
hiérarchie. Ces nœuds peuvent être eux-mêmes connectés à plusieurs nœuds de
niveau inférieur. Le tout dessine alors un arbre, ou une arborescence. Le point faible
de ce type de topologie réside dans l'ordinateur "père" de la hiérarchie qui, s'il tombe
en panne, paralyse l’ensemble (les deux moitiés) du réseau.
e) Topologie maillée
Une topologie maillée correspond à plusieurs liaisons point à point. (Une unité
réseau peut avoir 1-N connexions point à point vers plusieurs autres unités.) Chaque
terminal est relié à tous les autres. L'inconvénient est le nombre de liaisons
nécessaires qui devient très élevé lorsque le nombre de terminaux l'est : s'il y a N
N .( N − 1 )
terminaux, le nombre de liaisons nécessaires est de 2 , fonction qui croît
comme N * 2.
Cette topologie se rencontre dans les grands réseaux de distribution
(Exemple : Internet). L'information peut parcourir le réseau suivant des itinéraires
divers, sous le contrôle de puissants superviseurs de réseau, ou grâce à des
méthodes de routage réparties.
1.4.2. Topologie logique
La topologie logique, par opposition à la topologie physique, représente la
façon dont les données transitent dans les lignes de communication. Les topologies
logiques les plus courantes sont Ethernet, Token Ring et FDDI.
a) Ethernet
Le principe du réseau Ethernet est apparu à la fin des années 70 dans les
milieux de chercheurs aux E.U. La méthode utilisée est la contention, tout le monde
peut prendre la parole quand il le souhaite. Mais alors, il faut une règle pour le cas
où deux stations se mettraient à parler au même moment.
La méthode Ethernet consiste pour une station, à écouter si une autre station
n’est pas aussi en train d’émettre. Si c’est le cas, la station cesse d’émettre et réémet
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 10
son message au bout d’un délai fixe. Cette méthode est aléatoire, en ce sens qu’on
ne peut prévoir le temps nécessaire à un message pour être émis, transmis et reçu.
La vitesse normalisée d’Ethernet est de 10 Mbps. Depuis 1992, les comités de
standardisation ont travaillé à un nouveau réseau Ethernet à 100 Mbps baptisé Fast-
Ethernet.
b) Token Ring
La méthode du jeton est dite déterministe puisqu’en fonction des
caractéristiques du réseau (nombre de stations et longueur du câble), on peut
déterminer le temps maximal que prendra un message pour atteindre son
destinataire. IBM est resté le principal acteur du monde Token Ring.
Le droit d’émettre est matérialisé par une trame particulière « le jeton ou
token ». Celui-ci circule en permanence sur le réseau. Une station qui reçoit le jeton
peut émettre une ou plusieurs trames (station maître). Si elle n’a rien à émettre, elle
se contente de répéter le jeton (station répéteur). Dans un tel système, les
informations transitent par toutes les stations actives.
Notons que le jeton n’a nullement besoin de contenir l’adresse d’un
destinataire, le destinataire est la station qui suit physiquement celle qui le détient
(technique du jeton non adressé).
c) FDDI (Fiber Distributed Data Interface)
FDDI est un réseau en anneau (double anneau), il utilise la fibre optique
multimode, le débit nominal est de 100Mbps et la distance maximale couverte de
100km. FDDI supporte jusqu’à 1000 stations distantes l’une de l’autre de moins de
2 km. Une version de FDDI sur paire torsadée existe (Twisted Pair Distributed Data
Interface), elle autorise des débits de 100 Mbps sur 100 mètres.
Pour accéder au support, une station doit posséder le jeton. Elle émet ses
données et génère un nouveau jeton. Chaque station retire de l’anneau les données
qu’elle y a déposées. Plusieurs trames de données issues de stations différentes
peuvent circuler sur l’anneau, mais il n’y a qu’un seul jeton.
TP :
1. Donnez la différence entre Intranet, Extranet et VPN.
2. Quelle association peut-on faire entre les cinq topologies physiques et
les trois topologies logiques ?
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 11
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 12
CHAP. II. CABLAGE DANS UN R.I.
2.1. CONSTITUANTS MATÉRIELS D'UN RÉSEAU LOCAL
Un réseau local est constitué d'ordinateurs reliés par un ensemble d'éléments
matériels et logiciels. Les éléments matériels permettant d'interconnecter les
ordinateurs sont les suivants :
• La carte réseau (parfois appelé coupleur): il s'agit d'une carte connectée sur la
carte-mère de l'ordinateur et permettant de l'interfacer au support physique, c'est-
à-dire aux lignes physiques permettant de transmettre l'information.
• Le transceiver (appelé aussi adaptateur): il permet d'assurer la transformation
des signaux circulant sur le support physique, en signaux logiques manipulables par
la carte réseau, aussi bien à l'émission qu'à la réception:
• La prise: il s'agit de l'élément permettant de réaliser la jonction mécanique entre
la carte réseau et le support physique
• Le support physique d'interconnexion: c'est le support (généralement filaire,
c'est-à-dire sous forme de câble) permettant de relier les ordinateurs entre eux.
2.2. CÂBLAGE RÉSEAU
L’étape de câblage, bien que contraignante, n’est pas à prendre à la légère :
sans câblage de bonne qualité, votre réseau ne pourra pas fonctionner de manière
fiable et satisfaisante.
Selon le cas, il n’est pas à exclure que vous ayez recours à un spécialiste. Au
même titre que le réseau électrique classique, le câblage réseau peut passer par des
goulottes, des prises encastrées, etc. C’est même la solution conseillée si vous voulez
relier un nombre important de machines (plus de cinq), et si le câblage s’étend sur
une distance importante.
2.2.1. Types de câbles
Pour relier les diverses entités d'un réseau, plusieurs supports physiques de
transmission de données peuvent-être utilisés. Une de ces possibilités est l'utilisation
de câbles. Il existe de nombreux types de câbles, mais on distingue généralement:
Le câble de type coaxial, La double paire torsadée et la fibre optique.
a) Le câble coaxial
Caractéristiques
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 13
Historiquement parlant, le câble coaxial est le premier type de câble qui ait
été utilisé pour monter les réseaux locaux.
Physiquement, le câble coaxial ressemble à du câble pour antenne TV, avec
une tige de cuivre recouverte d’isolant et des brins conducteurs. Toutefois, la qualité
de fabrication est assez différente et l’un ne peut pas remplacer l’autre. La couleur
de la gaine permet de les différentier : blanche pour un câble TV et noir pour un câble
réseau.
Quelques particularités de ce type d’installation :
- La vitesse est limitée, juste environ 1M de données transférées en une seconde ;
- La modularité : Un réseau coaxial peut en effet être agrandi en plaçant les
machines en T qui permet de relier les ordinateurs en série.
Son inconvénient majeur est que si le réseau est coupé en un point pour une
raison ou une autre (perturbation électromagnétique, câble sectionné), c’est le
réseau dans son intégralité qui tombe en panne.
Ainsi le manque de fiabilité, ajouté à l’impossibilité de faire évoluer la rapidité des
transferts, font que ce type de réseau tend à disparaître.
Composition du câble
Le câble coaxial (en anglais coaxial cable) a longtemps été le câblage de
prédilection, pour la simple raison qu'il est peu coûteux et facilement manipulable
(poids, flexibilité, ...). Un câble coaxial est constitué d’une partie centrale (appelée
âme), c'est-à-dire un fil de cuivre, enveloppé dans un isolant, puis d’un blindage
métallique tressé et enfin d'une gaine extérieure.
La gaine permet de protéger le câble de l'environnement extérieur. Elle est
habituellement en caoutchouc (parfois en Chlorure de polyvinyle: PVC,
éventuellement en téflon).
Le blindage (enveloppe métallique) entourant les câbles permet de protéger
les données transmises sur le support des parasites (autrement appelé bruit) pouvant
causer une distorsion des données.
L'isolant entourant la partie centrale est constitué d'un matériau diélectrique
permettant d'éviter tout contact avec le blindage, provoquant des interactions
électriques (court-circuit).
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 14
L'âme, accomplissant la tâche de transport des données, est généralement
composée d’un seul brin en cuivre ou de plusieurs brins torsadés.
Grâce à son blindage, le câble coaxial peut être utilisé sur de longues distances
et à haut débit (contrairement à un câble de type paire torsadée), on le réserve
toutefois pour des installations de base.
A noter qu'il existe des câbles coaxiaux possédant un double blindage (une
couche isolante, une couche de blindage) ainsi que des câbles coaxiaux à quadruple
blindage (deux couches isolantes, deux couches de blindage).
Classification
On distingue habituellement deux types de câbles coaxiaux:
o Le 10Base5 - Thick Ethernet- Câble coaxial épais
Le premier câble Ethernet à avoir été standardisé est le câble de type Thick
Ethernet ou Thicknet (normalisé 10Base5) appelé aussi Yellow Cable, ou 'tuyau
d'arrosage', en raison de sa dimension et de sa couleur. Il s'agit d'un câble coaxial
blindé de 50 Ohm, terminé, d'un diamètre de près de 2cm, utilisable sur une distance
de 500m sans ré- amplification du signal électrique. La bande passante est de
10Mbits/s.
Ses dimensions le rendent malaisé à poser et sa 'connectique' est délicate: en effet,
il faut perforer l'enveloppe du câble pour y introduire une aiguille permettant la
connexion sur un transceiver (émetteur) externe.
Physiquement, il s'agit d'un bus, puisque tous les nœuds se connectent les uns
à côté des autres (la distance entre deux connexions sur le câble doit être, pour des
raisons de physique électrique, d'un multiple de 1,5m).
La connexion d'une machine sur le réseau s'effectue à travers son port AUI (Access
Unit Interface) de 15 pôles, un câble AUI d'une longueur maximum de 5m et d'un
'Transceiver' permettant la jonction physique sur le câble coaxial.
o Le 10Base2 - Thin Ethernet.
Le câble coaxial fin de 50 Ohm, appelé aussi 'CheaperNet', terminé et facile à
poser est apparu après le Thick Ethernet et présente les caractéristiques suivantes:
- longueur maximum sans ré-amplification: 185m.
- connecteurs de type BNC à bayonnettes, branchement à l'aide de connecteurs en
'T', nbre de connexions maximum par segment de 185m: 30.
- bande passante de 10Mbits/s.
Il s'agit également de câble de type 'bus', puisque tous les nœuds se
connectent les uns à côté des autres. Sa connectique délicate en fait un câble
facilement sujet à des perturbations intermittentes difficilement éliminables.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 15
o Le 10Base-T - Câblage universel structuré (UTP/STP).
Ce câble reprend le principe du câble téléphonique puisqu'il s'agit d'un
câblage physique en étoile (chaque prise est reliée à un nœud central, appelé
répartiteur ou 'Hub'; il est donc structuré) à base de conducteurs en cuivre torsadés
entre eux afin de pallier l'absence d'un épais isolant (lutte contre la diaphonie).
Chaque câble est constitué de 8 conducteurs de cuivre, isolés par un
enrobage plastique et torsadés par paire. Un blindage (Shielded Twisted Pair)
extérieur peut être ajouté afin de lutter contre les phénomènes électromagnétiques
: c'est la solution qui a été adoptée sur le réseau des Hospices, vu l'environnement
'agressif' du CHUV. Ce type de câblage prend le nom d'universel, car il permet le
passage de différents types d’informations : réseau informatique Ethernet ou
TokenRing, téléphonie, domotique, vidéo, etc.
La distance maximum atteignable, en Ethernet et sans ré-amplification, sur
de tels câbles est de 100m (y compris les câbles de renvoi et les câbles de bureau !).
La bande passante potentielle, pour des câbles certifiés de catégorie 5, est de
100Mbits/s.
Connexion entre Thinnet et Thicknet
La connexion entre Thinnet et Thicknet se fait grâce à un transceiver. Il est
muni d’une prise dite "vampire" qui effectue la connexion physique réelle à la partie
centrale du Thinnet en transperçant l’enveloppe isolante. Le câble du transceiver
(drop cable) est branché sur un connecteur AUI (Attachment Unit Interface) appelé
également connecteur DIX (Digital Intel Xerox) ou connecteur DB 15 (SUB-D 15).
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 16
Connecteurs pour câble coaxial
Thinnet et Thicknet utilisent tous deux des connecteurs BNC (Bayonet-Neill-
Concelman ou British Naval Connector) servant à relier les câbles aux ordinateurs.
Dans la famille BNC, on trouve:
- Connecteur de câble BNC: il est soudé ou serti à l’extrémité du câble
- Connecteur BNC en T: il relie la carte réseau des ordinateurs au câble du Réseau
Prolongateur BNC: il relie deux segments de câble coaxial afin d’obtenir un câble
plus long.
- Bouchon de terminaison BNC: il est placé à chaque extrémité du câble d’un
réseau en Bus pour absorber les signaux parasites. Il est relié à la masse.
b) Câblage à paire torsadée
Dans sa forme la plus simple, le câble à paire torsadée (en anglais Twisted-
pair cable) est constitué de deux brins de cuivre entrelacés en torsade et recouverts
d’isolants.
On distingue généralement deux types de paires torsadées:
- Les paires blindées (STP: Shielded Twisted-Pair)
- Les paires non blindées (UTP: Unshielded Twisted-Pair).
Un câble est souvent fabriqué à partir de plusieurs paires torsadées regroupées
et placées à l’intérieur de la gaine protectrice. L’entrelacement permet de supprimer
les bruits (interférences électriques) dus aux paires adjacentes ou autres sources
(moteurs, relais, transformateur).
La paire torsadée est donc adaptée à la mise en réseau local d'un faible parc
avec un budget limité, et une connectique simple. Toutefois, sur de longues distances
avec des débits élevés, elle ne permet pas de garantir l’intégrité des données (c'est-
à-dire la transmission sans perte de données).
Description d’un câble cuivre
La paire torsadée est constituée de deux conducteurs de cuivre d’un diamètre
compris entre 0.4mm et 0.8mm (rarement 1mm). Les conducteurs sont isolés et
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 17
torsadés afin de diminuer la diaphonie. La plupart du temps, les paires torsadées
sont regroupées en quatre dans un câble protégé par un manteau de plastique.
Les câbles utilisés sur le réseau téléphonique comprennent de 2 à 2'400 paires
et ne sont pas blindés.
Les services téléphoniques traditionnels nécessitent une largeur de bande de
3,1 kHz (la bande passante comprise entre 3oo et 3400 Hz), or les câbles reliant les
centraux téléphoniques aux utilisateurs possèdent tous une bande passante
supérieure, de l’ordre de plusieurs centaines de kHz. C’est sur ce réseau d’accès câblé
que se sont développées les techniques xDSL.
En hautes fréquences, les problèmes liés à la distance sont les plus
contraignants (affaiblissement, diaphonie, distorsion de phase). Aux basses
fréquences, ce sont les difficultés liées aux bruits impulsionnels qui dominent sans
trop de difficulté jusqu’à 1 Mhz. Au-delà, leur utilisation devient délicate et elle
nécessite des systèmes de transmission très performants.
Types de câbles torsadés
- La paire torsadée non blindée (UTP)
Le câble UTP obéit à la spécification 10baseT. C’est le type de paire torsadée
le plus utilisé et le plus répandu pour les réseaux locaux. Voici quelques
caractéristiques:
· Longueur maximale d’un segment: 100 mètres.
· Composition: 2 fils de cuivre recouverts d’isolant.
· Normes UTP: conditionnent le nombre de torsions par pied (33cm) de câble en
fonction de l’utilisation prévue.
UTP: répertorié dans la norme Commercial Building Wiring Standard 568 de l’EIA/TIA
(Electronic Industries Association / Télécommunication Industries Association). La
norme EIA/TIA 568 a utilisé UTP pour créer des normes applicables à toutes sortes
de locaux et de contextes de câblage qui garantissent au public l’homogénéité des
produits. Ces normes incluent 10 catégories de câbles UTP:
· Catégorie 1: Câble téléphonique traditionnel (transfert de voix mais pas de
données).
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 18
· Catégorie 2: Transmission des données à 4Mbit/s maximum (RNIS). Ce type de
câble est composé de 4 paires torsadées.
· Catégorie 3: 10 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires
torsadées et de 3 torsions par pied.
· Catégorie 4: 16 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires
torsadées en cuivre.
· Catégorie 5: 100 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires
torsadées en cuivre.
· Catégorie 5e: 1000 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires
torsadées en cuivre.
· Catégorie 6: 1000 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires
torsadées en cuivre.
A ces 7 catégories, on ajoute les plus récentes qui sont CAT 6A, CAT 7 et CAT
7A.
La plupart des installations téléphoniques utilisent un câble UTP. Beaucoup de
locaux sont précâblés pour ce genre d’installation (souvent en nombre suffisant pour
satisfaire les futurs besoins). Si la paire torsadée préinstallée est de bonne qualité, il
est possible de transférer des données et donc l’utiliser en réseau informatique. Il
faut faire attention cependant aux nombres de torsades et aux autres caractéristiques
électriques requises pour une transmission de données de qualité.
Le problème majeur provient du fait que le câble UTP est particulièrement sujet
aux interférences (signaux d’une ligne se mélangeant à ceux d’une autre ligne). La
seule solution réside dans le blindage.
- La paire torsadée blindée (STP)
Le câble STP (Shielded Twisted Pair) utilise une gaine de cuivre de meilleure
qualité et plus protectrice que la gaine utilisée par le câble UTP. Il contient une
enveloppe de protection entre les paires et autour des paires. Dans le câble STP, les
fils de cuivre d’une paire sont eux-mêmes torsadés, ce qui fournit au câble STP un
excellent blindage, c'est-à-dire une meilleure protection contre les interférences).
D'autre part, il permet une transmission plus rapide et sur une plus longue distance.
• Les connecteurs pour paire torsadée
La paire torsadée se branche à l’aide d’un connecteur RJ-45. Ce connecteur
est similaire au RJ-11 utilisé dans la téléphonie mais différent sur certains points: le
RJ-45 (8 broches) est légèrement plus grand et ne peut pas être inséré dans une
prise de téléphone RJ-11 (4 ou 6 broches).
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 19
c) Fibre optique
La fibre optique est un câble possédant de nombreux avantages:
· Légèreté ;
· Immunité au bruit ;
· Faible atténuation ;
· Tolérance des débits de l'ordre de 100Mbps ;
· Largeur de bande de qlqs dizaines de Mhz à +eurs Ghz (fibre monomode).
Le câblage optique est particulièrement adapté à la liaison centrale
(backbone) entre répartiteurs (notamment entre plusieurs bâtiments), car elle
permet des connexions sur de longues distances (jusqu’à 60 km dans le cas de fibre
monomode) sans nécessiter de mise à la masse. De plus, ce type de câble est très
sûr car il est extrêmement difficile de mettre un tel câble sur écoute.
Toutefois, malgré sa flexibilité mécanique, ce type de câble ne convient pas
pour des connexions dans un réseau local car son installation est problématique et
son coût élevé. C'est la raison pour laquelle on lui préférera la paire torsadée ou le
câble coaxial pour de petites liaisons.
Au fil de l'évolution des composants électroniques, divers types de câblages
ont vu le jour enfin d’atteindre toujours les objectifs suivants:
- Grande bande passante.
- Possibilité d'utiliser ces câbles sur de longues distances.
- Faible encombrement, facile à poser et à installer.
- Connecteurs simples et résistants.
- Faible coût...
En rappel, la vélocité d'un signal électrique dans un câble est d'environ
200000km/s.
2.2.2. Sertissage des câbles UTP et la connectique
a) Câbles réseaux
Les câbles réseaux interviennent pour la technologie du réseau avec fil
contrairement au réseau sans fil (Wireless) pour la technologie WIFI qui transmet les
informations sous forme des ondes lumineuses.
Le câblage réseau est l’œuvre initiée par la norme CISCO.
Les broches 1-2 et 3-6 sont utilisées pour transmettre les informations. Lors
d’un câblage informatique à 1000 Mbit/s (1 Gbit/s), les 8 broches sont utilisées.
Lorsque l’on branche un poste de travail dans un concentrateur (hub) ou un
commutateur (switch), un câble droit doit être utilisé. Lorsque l’on doit brancher deux
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 20
postes de travail entre eux, un câble croisé doit être utilisé, sauf pour le cas d’une
communication en Gigabit où il faudra aussi utiliser un câble droit. Dans le câble
croisé, les paires utiles sont inversées, c’est-à-dire que la paire de transmission d’un
côté est connectée aux broches de réception de l’autre côté.
Certains équipements réseau modernes sont, cependant, capables de faire du
MDI/MDI-X, c’est-à-dire du (dé) croisement automatique en fonction du type de
câble utilisé, des adaptateurs réseaux et de la situation présente. Ce (dé) croisement
se fait de manière logicielle au niveau d’un des deux adaptateurs (ou sur le système
d’exploitation) après que ceux-ci se soient mis d’accord sur l’adaptateur à inverser.
Suivant la succession des couleurs nous retrouvons deux types de câblage
réseau suivants :
Câble droit ou parallèle
Le câble droit est utilisé pour connecter l’ordinateur à un hub ou un switch. Il
suit la succession des couleurs suivantes :
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 21
Câble Croisé
Le câble croisé est utilisé pour connecter deux appareils identiques ensemble
et ainsi s’affranchir d’un hub ou switch ; le croisement ci-dessous est valable pour
les connexions 1000 Mbit/s (Gigabit). La connexion d’un appareil à un switch ou à un
hub peut se faire par câble croisé à condition d’avoir un switch, un hub ou un
adaptateur réseau qui détecte le câblage (système de Croisement Auto MDI/MDI-X).
Depuis quelques années, la connexion entre deux PC peut se faire par câble non
croisé, la carte étant capable d’analyser si le câble est croisé ou non (natif pour les
cartes gigabit).
La succession des couleurs dans le câblage croisé se fait de la manière
suivante :
TP : Sertir les câbles droits et les câbles croisés. Matériels de base à utiliser
(Voir image en kit complet ci-dessous) :
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 22
[Link]. CONFIGURATION DU RÉSEAU TCP/IP
3.1. COUCHES RÉSEAUX
Le transport de données d’une extrémité à une autre d’un réseau nécessite un
support physique ou hertzien de communication. Pour que ces données arrivent
correctement au destinataire, avec la qualité de service exigée, il faut une
architecture logicielle ou matérielle.
3.1.1. Modèle OSI
Cette partie du cours aborde le modèle d’architecture en sept couches
développé par l’ISO et appelé « modèle de référence ». Cette valeur de sept
niveaux (couches) a pour origine un découpage en fonctions indépendantes. L’ISO a
mis au point le modèle OSI (Open Systems Interconnections) en 1984 comme
standard de communication entre les ordinateurs d’un réseau. En effet, aux origines
des réseaux, chaque constructeur avait un système propre, ce qui était à la base de
l’existence de plusieurs réseaux incompatibles.
Le rôle du modèle OSI consiste à standardiser la communication entre les
machines afin que différents constructeurs puissent mettre au point des produits
(logiciels ou matériels) compatibles.
Les couches basses s’intéressent au transport de l’information tandis que les
couches hautes correspondent à son traitement.
Une couche définit des fonctionnalités qui sont réalisées par un protocole
associé à la couche. Chaque couche rend un service à la couche située au-dessus.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 23
Autrement-dit, chaque couche se sert de la couche sous-jacente pour réaliser sa
fonction.
Aujourd’hui, on parle de deux modèles de référence après quelques évolutions.
Les correspondances entre ces deux modèles sont les suivantes :
Numéro de couche Nouveau modèle Ancien modèle
Couche 1 Niveau physique Couche physique
Couche 2 Niveau trame Couche liaison
Couche 3 Niveau paquet Couche réseau
Couche 4 Niveau message Couche transport
Couche 5 Niveau session Couche session
Couche 6 Niveau présentation Couche présentation
Couche 7 Niveau application Couche application
Le terme « couche » est utilisé pour évoquer le fait que les données transitant
sur le réseau, traversent plusieurs types de protocoles. Ainsi les données (paquets
d’informations) qui circulent sur le réseau sont traitées successivement par chaque
couche, qui vient rajouter un élément d’information (appelée en-tête) puis sont
transmises à la couche suivante.
Couche 1 : Niveau physique
Il fournit les moyens mécaniques, électriques, fonctionnels et procéduraux
nécessaires à l’activation, au maintien et à la désactivation des connexions physiques
destinées à la transmission des éléments binaires entre entités de liaison.
Ce premier niveau du modèle de référence a pour objectif de conduire les
éléments binaires à leur destination sur le support physique. C’est dans cette couche
où l’on trouve tous les matériels et logiciels nécessaires au transport correct des
éléments binaires, et notamment :
- Les interfaces de connexion des équipements informatiques, appelées jonctions ;
- Les modems qui transforment les signaux ;
- Les multiplexeurs concentrant plusieurs voies de communication distinctes vers
un même point distant;
- Les nœuds de transferts qui forment le matériel intermédiaire entre l’émetteur et
le récepteur ;
- Divers équipements spécifiques du réseau comme un satellite par exemple.
Couche 2 : Niveau trame
Il fournit les fonctions nécessaires pour transporter un bloc d’information,
appelé « trame », d’un nœud de transfert vers un autre. La fonction de base concerne
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 24
la reconnaissance du début et de la fin de ce bloc d’information, de sorte qu’il puisse
être transmis sur le support physique et capté correctement par le récepteur.
Couche 3 : Niveau paquet
Son rôle est de transporter les paquets d’un utilisateur jusqu’à un récepteur
connecté au réseau. En d’autres termes, le niveau paquet, que l’on appelle la couche
réseau dans le vocabulaire de la 1ère génération du modèle de référence, permet
d’acheminer correctement les paquets d’information jusqu’au récepteur connecté au
réseau en transitant par des nœuds de transfert intermédiaires. Si l’émetteur et le
récepteur ne sont pas situés sur un même réseau, un premier niveau paquet
transporte les données vers une passerelle. Un autre niveau paquet, pouvant être le
même que le premier, achemine les paquets sur le deuxième réseau traversé, et ainsi
de suite jusqu’à arriver au récepteur. Le niveau paquet ne va donc pas forcément
directement de l’émetteur au récepteur.
Le paquet à la différence de la trame, n’offre aucun moyen de reconnaissance
de son début ou sa fin et comporte trois fonctions principales :
- Le contrôle de flux qui évite les congestions dans le réseau ;
- Le routage qui permet d’acheminer les paquets d’informations vers leur
destination, au travers du maillage des routeurs.
- L’adressage qu’est la définition des adresses de routage ou de commutation.
Couche 4 : Niveau message
Il assure le transport des messages d’un client émetteur vers un client de
destination. C’est un transport dit de bout en bout, qui peut traverser plusieurs
réseaux sous-jacents.
En particulier, la couche transport (dans l’ancienne dénomination) doit utiliser
au mieux les ressources du réseau de communication en multiplexant, par exemple,
plusieurs clients sur un même circuit virtuel ou sur une même route.
Cette couche permet de compléter les fonctions offertes par les couches
précédentes et qui seraient jugées insuffisantes. Grâce à ce complément, l’utilisateur
doit obtenir une qualité de service susceptible de le satisfaire.
Couche 5 : Niveau session
Il fournit les moyens nécessaires à l’organisation et à la synchronisation du
dialogue entre les clients en communication. Le niveau session correspond à la
première couche de l’architecture non impliquée dans la communication proprement-
dite. Comme son nom l’indique, ce niveau a pour but d’ouvrir et de fermer des
sessions entre les utilisateurs.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 25
Comme il est inutile d’émettre de l’information s’il n’y a pas de récepteur, le
protocole de session s’assure que l’utilisateur distant ou son représentant (une boîte
aux lettres électroniques, par ex.) est bien présent.
Pour ouvrir une connexion avec une machine distante, la couche session doit
posséder un langage intelligible par l’autre extrémité. C’est pourquoi, avant d’ouvrir
une session, il est obligatoire de passer à la fois par le niveau présentation (couche
6), pour l’unicité du langage, et par le niveau application (couche 7), pour travailler
sur des paramètres définis d’une façon homogène.
Couche 6 : Niveau présentation
Il se charge de la syntaxe des informations que les entités d’application se
communiquent. En d’autres termes, la couche 6 met en forme les données pour les
rendre compréhensibles par le destinataire en fournissant la traduction de code des
caractères, la conversion des données et leur compression ainsi que leur cryptage.
Deux aspects complémentaires sont définis dans cette couche :
- La représentation des données transférées entre entités d’application ;
- La représentation de la structure des données à laquelle des entités se réfèrent
au cours de leur communication, ainsi que la représentation de l’ensemble des
actions effectuées sur cette structure de données.
La couche présentation procure un langage syntaxique commun à l’ensemble
des utilisateurs connectés.
Un langage spécifique, appelé ASN 1 (Abstract Syntax Notation One), ou
syntaxe abstraite n° 1, a été normalisé par l’ISO pour former le langage de base de
la couche présentation. C’est une syntaxe suffisamment riche pour prendre en
compte les grandes classes d’applications, comme la messagerie électronique, le
transfert des fichiers, le transactionnel, …
En résumé, le niveau présentation s’intéresse à la syntaxe, tandis que le niveau
application (couche 7) se charge de la sémantique.
Couche 7 : Niveau application
Il constitue la dernière couche du modèle de référence. Il fournir aux processus
d’application le moyen de s’échanger des informations par le biais du réseau sous-
jacent.
Par exemple, un utilisateur peut envoyer un message électronique à son
correspondant en utilisant les couches de protocole donnant accès au réseau.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 26
3.1.2. Modèle TCP/IP
Le modèle TCP/IP est très proche du modèle OSI. Afin de pouvoir appliquer ce
modèle à n’importe quelle machine, c'est-à-dire indépendamment du S.E., le modèle
TCP/IP a été décomposé en plusieurs modules effectuant chacun une tâche précise.
De plus, ces modules effectuent leurs tâches, les uns après les autres dans un ordre
précis. On a donc un système stratifié, c’est la raison pour laquelle on parle de modèle
en couches.
TCP/IP ne suit pas scrupuleusement les préconisations de l'ISO. Il ne compte
que les 4 couches suivantes :
Modèle TCP/IP Modèle OSI
Couche Désignation Désignation N° couche
Niveau 4 Couche Application Couche Application Niveau 7
Couche Présentation Niveau 6
Couche Session Niveau 5
Niveau 3 Couche Transport (TCP) Couche Message Niveau 4
Niveau 2 Couche Internet (IP) Couche Paquet Niveau 3
Niveau 1 Couche Accès Réseau Couche Trame Niveau 2
Couche Physique Niveau 1
Comme on peut le remarquer, les couches du modèle TCP/IP ont des tâches
beaucoup plus diverses que les couches du modèle OSI, étant donné que certaines
couches du modèle TCP/IP correspondent à plusieurs couches du modèle OSI.
Niveau 1 : Couche Accès réseau
Il spécifie la forme sous laquelle les données doivent être acheminées quel que
soit le type de réseau utilisé. Elle offre les capacités à accéder à un réseau physique
quel qu’il soit, c'est-à-dire les moyens à mettre en œuvre afin de transmettre des
données via un réseau.
Ainsi, la couche réseau contient toutes les spécifications concernant la
transmission des données sur un réseau physique, qu’il s’agisse de réseau local, de
connexion à une ligne téléphonique ou de n’importe quel type de réseau. Elle prend
en charge :
- L’acheminement des données sur la liaison ;
- La coordination de la transmission de données (synchronisation) ;
- Le format des données ;
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 27
- La conversion des signaux (analogiques/numériques) ;
- Le contrôle des erreurs à l’arrivée.
L’ensemble de ces tâches est réalisé par le S.E., ainsi que les pilotes du
matériel permettant la connexion au réseau.
Niveau 2 : Couche Internet
Cette couche est la plus importante car c’est elle qui définit les datagrammes,
et qui gère les notions d’adressage IP. Elle permet l’acheminement des datagrammes
(paquets de données) vers des machines distantes ainsi que de la gestion de leur
fragmentation et de leur assemblage à la réception. Bref, la couche Internet est
chargée de fournir le paquet de données (datagrammes) et contient les protocoles
IP, ARP, ICMP, RARP, IGMP. Les trois premiers étant les plus importants de cette
catégorie.
Niveau 3 : Couche Transport
Elle assure l’acheminement des données, ainsi que les mécanismes permettant
de connaître l’état de la transmission. Les protocoles des couches précédentes
permettaient d’envoyer des informations d’une machine à une autre. La couche
transport permet à des applications tournant sur des machines distantes de
communiquer. Le problème consiste à identifier ces applications.
En effet, suivant la machine et son S.E., l’application pourra être un
programme, une tâche, un processus, …
De plus, la dénomination de l’application peut varier d’un système à l’autre,
c’est la raison pour laquelle un système de numéro a été mis en place afin de pouvoir
associer un type d’application à un type de données, ces identifiants sont appelés
« ports ».
La couche transport contient deux protocoles permettant à deux applications
d’échanger des données indépendamment du type de réseau emprunté (c'est-à-dire
indépendamment des couches inférieures), il s’agit des protocoles TCP et UDP.
Niveau 4 : Couche Application
Elle est la couche située au sommet des couches de protocoles TCP/IP. Celle-
ci contient les applications réseaux permettant de communiquer grâce aux couches
inférieures.
Les logiciels de cette couche communiquent donc grâce à un des deux
protocoles de la couche inférieure c'est-à-dire TCP ou UDP.
Les applications de cette couche sont de différents types, mais la plupart sont
des services réseau càd des applications fournies à l’utilisateur pour assurer
l’interface avec le S.E. On peut les classer selon les services qu’ils rendent :
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 28
- Les services de gestion (transfert) de fichiers et d’impression ;
- Les services de connexion au réseau ;
- Les services de connexion à distance ;
- Les utilitaires Internet divers.
Elle englobe donc les applications standards du réseau : Telnet, SMTP, FTP,
NFS, RLOGIN, …
3.2. ADRESSAGE DU RESEAU
TCP/IP est une suite de protocoles utilisés sur Internet. Il représente la façon
dont les ordinateurs communiquent sur Internet. Pour cela, il se base sur l’adressage
IP, c'est-à-dire le fait de fournir une adresse IP à chaque machine du réseau afin de
pouvoir acheminer des paquets de données.
Le protocole TCP/IP a été créé à l’origine dans un but militaire et répond à un
certain nombre de critères, parmi lesquels :
- Le fractionnement des messages en paquets ;
- L’utilisation d’un système d’adresses ;
- L’acheminement des données sur le réseau (routage) ;
- Le contrôle des erreurs de transmission de données.
3.2.1. Adresse IP
Une machine est nommée de manière unique sur son réseau par son "adresse
IP" formée en binaire de 4 octets que l’on convertit en décimal en nombres compris
entre 0 et 255 séparés par des points.
Exemple :
10101100 00010100 10000000 00010111
[Link]
Une adresse IP a deux parties :
_ La partie gauche identifiant le réseau auquel appartient le nœud : partie réseau
appelée Net ID.
_ La partie droite identifiant le nœud lui-même : partie hôte ou machine appelée
Host ID.
3.2.2. Masque de sous-réseau (Subnet Mask)
Formé lui aussi en binaire de 4 octets que l’on convertit en décimal en nombres
compris entre 0 et 255 séparés par des points, le masque de sous-réseau permet
d'indiquer à une machine quelles sont les adresses IP de machines qui font partie de
son sous-réseau c'est-à-dire les machines avec lesquelles elle peut communiquer
sans routage.
Comme son nom l'indique, le masque de sous-réseau est un masque
numérique géré en arithmétique binaire : Si les "ET binaire" entre les adresses IP de
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 29
deux machines et le masque sont égaux alors les deux machines font partie du même
sous-réseau TCP/IP.
Exemple:
Soient le masque M = [Link] et les machines d'adresses IP
I1 = [Link] et I2 = [Link].
En binaire, le masque devient
M = 11111111.11111111.11111111.10000000
et les adresses :
I1 = 10101100.00010100.10000000.10100100
et
I2 = 10101100.00010100.10000000.11010101
3.2.3. Classes de réseaux
Les adresses IP sont donc réparties en classes, c'est-à-dire selon le nombre
d'octets qui représentent le réseau.
Classe A
Dans une adresse IP de classe A, le premier octet représente le réseau. Le
bit de poids fort (le premier bit, celui de gauche) est à zéro, ce qui signifie qu'il y a
27 (00000000 à 01111111) possibilités de réseaux, c'est-à-dire 128. Toutefois le
réseau 0 (00000000) n'existe pas et le nombre 127 est réservé pour désigner votre
machine, les réseaux disponibles en classe A sont donc les réseaux allant de [Link]
à [Link] (lorsque les derniers octets sont des zéros cela indique qu'il s'agit d'un
réseau et non d'un ordinateur!)
Les trois octets de droite représentent les ordinateurs du réseau, le réseau
peut donc contenir :
224-2 = 16777214 ordinateurs.
Une adresse IP de classe A, en binaire, ressemble à ceci :
0 xxxxxxx Xxxxxxxx xxxxxxxx xxxxxxxx
Classe B
Dans une adresse IP de classe B, les deux premiers octets représentent le
réseau. Les deux premiers bits sont 1 et 0, ce qui signifie qu'il y a 214 (10 000000
00000000 à 10 111111 11111111) possibilités de réseaux, c'est-à-dire 16384. Les
réseaux disponibles en classe B sont donc les réseaux allant de [Link] à
[Link]
Les deux octets de droite représentent les ordinateurs du réseau, le réseau
peut donc contenir : 216-2 = 65534 ordinateurs.
Une adresse IP de classe B, en binaire, ressemble à ceci :
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 30
10xXxxxxx Xxxxxxxx xxxxxxxx xxxxxxxx
Classe C
Dans une adresse IP de classe C, les trois premiers octets représentent le
réseau. Les trois premiers bits sont 1,1 et 0, ce qui signifie qu'il y a 2 21 (110 00000
00000000 00000000 à 110 11111 11111111 11111111) possibilités de réseaux,
c'est-à-dire 2097152. Les réseaux disponibles en classe C sont donc les réseaux
allant de [Link] à [Link]
L'octet de droite représente les ordinateurs du réseau, le réseau peut donc
contenir : 28-2 = 254 ordinateurs.
Une adresse IP de classe C, en binaire, ressemble à ceci:
110Xxxxx Xxxxxxxx xxxxxxxx xxxxxxxx
Classe D :
Les adresses de cette classe sont utilisées pour les communications multicast.
Le 1 er
octet d’une adresse IP de la classe D commence toujours par la séquence des
bits 1110, il est donc compris () 224 & 239. Un exemple d’adresse IP de classe D est
[Link], le masque de réseau n’étant pas défini.
Classe E :
Les adresses de cette classe sont réservées par IANA à un usage non
déterminé. Le 1er octet d’une adresse IP de la classe E commence toujours par la
séquence des bits 1111. Les adresses de la classe E débutent par [Link] et se
terminent en [Link], le masque de réseau n’étant pas défini.
3.2.4. Calcul de sous-réseaux
Pourquoi des sous-réseaux ?
Lorsqu’un réseau comporte un grand nombre de machines, il devient
nécessaire de subdiviser l’ensemble pour optimiser les échanges entre les machines.
Une segmentation physique par VPN est certainement la solution la plus
radicale car elle s’opère au niveau des couches 2 et 3 ; on constitue des réseaux
virtuels en programmant des commutateurs (switch) administrables. Cette tâche
supplémentaire dans la gestion d’un réseau est délicate de par sa rigidité. Elle exige
un plan physique de l’utilisation de chacune des prises réseaux de l’entreprise et
toute modification, aussi petite soit-elle, doit être répercutée sur tous les
commutateurs.
Sachant que la couche 4 de transport doit, de toutes façons, être gérée (par
le protocole TCP/IP), il peut se concevoir de subdiviser le réseau global en utilisant
une segmentation logique grâce au même protocole de transport. Cette méthode
s’appelle le « subnetting » ou la création de sous-réseaux. Elle permet d’éviter une
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 31
dégradation de la bande passante quand trop de machines sont sur le même réseau.
Si des routeurs (ils appartiennent à la couche 3) sont utilisés, le trafic de diffusion
des trames (broadcast) sera limité à chacun des sous-réseaux.
Un bon plan d’adressage IP peut donc offrir certains des avantages de la
segmentation physique en limitant le travail d’administration du réseau. Il n’offre
évidemment pas la même sécurité, mais assure un minimum de confort. Pour le
réseau pédagogique d’un grand établissement scolaire, ce minimum paraît suffisant
et contribue à une bonne gestion, à une bonne utilisation sans limiter les possibilités
offertes aux utilisateurs.
Le nombre de sous-réseaux dépend du nombre de bits que l’on attribue en
plus au réseau. Soit n ce nombre de bits, alors le nombre de sous-réseaux est donc :
2 n.
N Sous-réseaux
1 21=2
2 22=4
3 23=8
4 24=16
5 25=32
6 26=64
7 27=128
8 28=256 (Impossible pour la classe C)
3.2.5. Repérage ou détermination de la machine sur le réseau
Une machine est repérée sur le réseau par une adresse IP (IPx) associée à un
masque (Mx) qui sont chacun un nombre de 4 octets. Le masque sert à repérer le
réseau ou le sous-réseau auquel la machine appartient. Ces deux nombres sont en
général donnés en décimal, ce qui nous oblige à effectuer quelques petits calculs et
conversions.
Identification du réseau
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 32
Adresse de diffusion et nombre d’hôtes
L’adresse de diffusion (Bx) d’un réseau (ou d’un sous-réseau) est une adresse
réservée (la dernière des adresses possibles audit réseau). Cette adresse est utilisée
pour transmettre des informations (paquets) à tous les hôtes du sous-réseau (plus
exactement du domaine de diffusion) en même temps. Un paquet destiné à l’adresse
Bx est forcément transmis à toutes les machines de Rx. Les commutateurs diffusent
aussi les broadcast ; quand un de leurs parts reçoit une trame (suite de paquets)
pour Bx, il la diffuse sur tous les autres ports. Seuls les routeurs (et a fortiori la
segmentation physique) bloquent les broacast. Connaissant Mx et Rx, on trouve Bx
par un petit calcul en décimal ; on opère octet par octet, en considérant chacun des
octets de Rx, en y ajoutant la différence entre 255 et la valeur de l’octet
correspondant de Mx. On trouve :
B1=[Link] car R1=[Link] et M1=[Link] ;
B2=[Link] car R2=[Link] et M1=[Link] ;
B3=[Link] car R3=[Link] et M3=[Link].
La capacité maximale du réseau (ou du sous-réseau), appelée « nombre
d’hôtes » (Hx) ou nombre d’IP utilisables pour les machines, s’obtient aisément par
le nombre n de bits à 1 du masque Mx :
[ ]
H= 2 (32−n ) − 2 ; 2 adresses en moins car une est réservée pour l’adresse du sous-
réseau lui-même et l’autre pour la diffusion du sous-réseau (broadcast). 2 exposant
32-n, donne le nombre d’IPs max.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 33
Dans l’exemple 1, H1=254 ; dans l’exemple 2, H2=65 534 et dans l’exemple 3,
H3=62.
Plus Hx est grande et plus la bande passante du réseau s’amenuise et le trafic
de diffusion augmente.
A partir d’une adresse IP complète (ou CIDR), on peut obtenir tous les
renseignements précédemment définis.
Passerelle par défaut (Gateway) :
Il s'agit de l'adresse IP vers laquelle seront envoyés tous les paquets non
destinés à une machine du même sous-réseau que la machine source. Un routeur ou
un ordinateur assurant le routage sera installé à cette adresse pour les réceptionner
et assurer la transmission vers le sous-réseau destination.
Dans cette partie nous allons concevoir et monter un réseau local au sein du
Labo de l’ISP-BUNIA. Ledit réseau local comprendra trois machines. Les trois
machines auront des numéros IP ayant la même partie ID (192.168.0) qui est
l’adresse du réseau et des numéros hôtes différents ([Link]), ([Link])
et ([Link]).
On remarquera que ces adresses sont de la classe C parce que le premier
octet est compris entre 192 et 223. Nous prenons l’adresse de la classe C car le
nombre d’ordinateurs à interconnecter est inférieur à 255. De ce fait, le type de
protocole est TCP/IP car c’est lui qui requiert un numéro IP.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 34
3.3. GESTION D’UN RÉSEAU WORKGROUP
3.3.1. Configuration réseau et connectivité
Les machines sur un réseau local doivent s’identifier par leurs noms de façon
à éviter toute confusion entre elles. Nous pouvons choisir de travailler avec 4
ordinateurs des membres du comité de gestion de l’ISP, ordinateurs auxquels nous
attribuons respectivement les identifiants suivants : DG, SGAC, SGAD & AB, tous
appartenant au groupe de travail LAN COGE_ISP.
a) Simulation de configuration
Il suffit de le lancer l’application Cisco Packet Tracer comme toute autre
application Windows pour accéder à la fenêtre suivante :
- Dans la partie gauche en bas, vous trouvez les équipements utilisés pour monter
un réseau informatique.
- Pour amener un dessin dans la partie principale de la fenêtre, il suffit de cliquer
sur l’équipement correspondant (routeur, commutateur, câbles, hôtes, …) pour
afficher les dessins de la même catégorie dans la partie droite.
- Enfin, cliquez sur un sous-type pour le sélectionner puis dans la partie principale
de la fenêtre puis lâcher.
Exemple : Cliquez sur un ordinateur puis dans la partie centrale de la fenêtre pour
l’afficher.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 35
Pour configurer cet ordinateur de la Direction Générale nommé « DG », il faut cliquer-
dessus pour ouvrir la fenêtre de configuration puis cliquer sur l’onglet Config puis
sur FastEthernet pour attribuer l’adresse IP [Link] et le MSR [Link]
à l’ordinateur concerné.
Faites la même chose pour tous les ordinateurs du réseau en les reliant par un
commutateur pour obtenir la représentation suivante (Topologie en étoile):
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 36
Pour vérifier la configuration de l’ordinateur et la disponibilité de l’ordinateur identifié
par [Link] en utilisant respectivement les commandes ipconfig /all et ping
[Link], il faut cliquer sur l’onglet Desktop de la fenêtre puis sélection
Command Prompt.
Si nombre des paquets envoyés égal au nombre des paquets reçus, le réseau est
déjà établi. Faites de même pour les autres hôtes du réseau.
b) Configuration physique sous Windows
Etape1 : Attribution des adresses IP
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 37
Après le raccordement de tous les ordinateurs au commutateur, il faut
configurer l’un après l’autre.
- Ouvrez le Centre Réseau et Partage puis cliquez sur Modifier les paramètres
de la carte ;
- Faites un clic-droit sur Ethernet et sélectionnez la commande Propriétés ;
- Sélectionnez le protocole Internet IPV4 puis cliquez de nouveau sur Propriétés ;
- Entrez l’IP et le MSR après avoir coché Utiliser l’adresse IP suivante (méthode
statique) ;
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 38
- Enfin valider.
Faites de même pour tous les ordinateurs du réseau.
Etape2 : Création du groupe de travail
Cette étape consiste à attribuer à chaque ordinateur un nom et définir un même
groupe de travail pour l’ensemble du réseau. Les identifiants de nos quatre
ordinateurs sont : DG (pour le PC de la Direction Générale), SGAC (pour le PC du
Secrétariat Général Académique), SGAD (pour le PC du Secrétariat Général
Administratif) et AB (pour le PC de l’Administration du budget). On procède ainsi
comme suit :
- Cliquer-droit sur l’icône poste de travail (ordinateur) puis sélectionner de la
commande Propriétés ;
- Cliquer sur Modifier les paramètres dans la fenêtre système ;
- Sélectionner l’onglet Nom de l’ordinateur et cliquer sur Modifier enfin taper les
nouvelles informations.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 39
- Validez pour redémarrer votre PC.
Etape3 : Test de connectivité
L’étape suivante consiste à vérifier que les différents ordinateurs
communiquent bien ensemble. Cette vérification passe par le test matériel de la carte
réseau ainsi que celui des données au réseau. Les outils tels que ping, ipconfig /all,
telnet,… permettent de réaliser ces tests.
Pour vérifier la présence d’une machine sur le réseau, on exécute, à l’invite de
commande DOS, la commande ping suivi de l’adresse IP ou du nom de la machine.
Ex. ping [Link] suivi de l’appui sur la touche Entrée du clavier.
- ping nomduPC permet de vérifier que le nom donné à un ordinateur correspond
à la bonne adresse IP.
- ipconfig /all permet de connaître le détail de la configuration réseau de
l'ordinateur, et permet notamment de connaître l'adresse IP de la machine utilisée
si celle-ci a été attribuée automatiquement.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 40
3.3.2. Partage des ressources
Nous rappelons que le but de tout réseau local est de permettre entre autre
de:
- Relier les bureaux et les mettre en communication sans effectuer un déplacement
quelconque.
- Partager certains fichiers mis à la disposition de toutes les personnes de
l’organisation.
- Partager certains matériels tels que le lecteur de disquette, lecteur de CD,
l’imprimante, le scanneur,…
- Partager une base des données.
- Partage de l’internet.
- Envoyer/ recevoir des messages.
Partage des fichiers
Des fichiers et des dossiers d’une machine sur un réseau deviennent des
ressources du réseau à partir du moment où ils sont partagés sur l’ordinateur local.
Ici, il est question de placer les fichiers et dossiers à partager dans un répertoire bien
précis.
Le partage d’un répertoire et de ses contenus se fait de la manière suivante:
1ère étape: se rendre sur l’Explorateur Windows,
2ème étape: clic droit sur le répertoire à partager,
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 41
3ème étape: choisir la commande partager avec puis choisir l’option de partage
dans le menu contextuel.
5ème étape: Accorder les permissions.
Partage des lecteurs HDD et CD
On accède à ces ressources matérielles en double-cliquant l’icône poste de
travail se trouvant au bureau. On clique du coté droit de la souris sur l’une de ces
ressources. Comme on le voit sur la figure ci–après, on choisit de partager le lecteur
qu’on veut.
Sur le menu qui apparaît, on choisit la commande partager avec qu’on pointe
puis choisir l’option de partage pour amorcer le processus de partage. Sur la fenêtre
de partage, on accorde le nom de partage, la lettre du lecteur et les permissions. Dès
que l’on termine tout ceci, on valide en cliquant sur OK.
Partage de l’Imprimante.
L’accès à ce partage nécessite l’installation de l’imprimante, exactement de la
même manière que son installation sur la machine locale en précisant simplement
qu’il s’agit d’une imprimante réseau et non d’une imprimante locale. Une boite de
dialogue s’ouvre, permettant de parcourir le réseau pour chercher l’imprimante et
continuer l’installation classiquement. L’imprimante partagée change d’icône par
rapport à celle qui est locale.
Voici comment procéder :
- Connecter l’imprimante à une des machines en réseau. Une boite de dialogue se
présente, demandant si on veut installer l’imprimante.
- Cliquer sur suivant pour poursuivre avec l’installation.
- Sélectionner Local printer (cocher le bouton à option) car l’imprimante est
directement connectée à la présente machine et enfin suivant.
- Préciser le fabriquant et le modèle de l’imprimante puis cliquer sur suivant.
- Choisir le type de port de connexion de l’imprimante puis suivant.
- Poursuivre le processus jusqu'à la fin de l’installation.
- Cliquer-droit sur l’icône représentant l’imprimante puis choisir partager avec
enfin préciser les options de partage.
Après l’installation locale, procéder comme suit sur les autres machines du
réseau :
- Double-cliquer sur l’icône Favoris réseau (réseau).
- Double-cliquer sur l’icône Connexion réseau local.
- Double-cliquer sur le nom du groupe de travail.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 42
- Double-cliquer sur le nom de la machine sur laquelle est connectée et partagée
l’imprimante afin de visualiser les ressources qu’elle partage.
- Cliquer-droit sur l’icône de l’imprimante et choisir le bouton Connexion
(Connect).
- Choisir Non et puis sur suivant pour imprimante réseau.
- Cliquer sur suivant.
- Choisir Non et enfin sur Terminer.
Accès aux ressources partagées.
On peut accéder aux ressources partagées par deux moyens différents mais
tous deux équivalents.
1ère méthode : on accède aux ressources partagées en suivant exactement les
étapes suivantes :
- Démarrer-Exécuter ;
- Taper ce qui suit : \\ suivi du numéro IP de la machine target ;
- Double-cliquer sur le lecteur ou cliquer-droit dans le cas de l’imprimante.
2eme méthode :
- Double-cliquer sur Favoris réseau.
- Double-cliquer sur l’icône Réseau.
- Double-cliquer sur l’icône Réseau Microsoft Windows.
- Double-cliquer sur le Nom de l’ordinateur ayant la ressource partagée.
3.4. Configuration du routeur
a) Par simulation
Nous pouvons choisir d’interconnecter deux réseaux différents notamment le
réseau LAN COGE_ISP identifié par l’IP [Link] et le réseau LAN
SECTIONS_ISP identifié également pas l’IP [Link] chacun d’eux ayant 4
ordinateurs.
La configuration de chacun des ordinateurs de chaque réseau est identique à
celle qui vient d’être démontrée au point précédent à la seule différence de définir
une passerelle (Gateway) auquel l’ordinateur doit envoyer ses paquets.
Pour les ordinateurs du réseau LAN COGE_ISP, la passerelle sera
[Link] tandis que pour les ordinateurs du réseau LAN SECTIONS_ISP, elle
sera de [Link].
Voici comment le faire :
- Sélectionnez l’ordinateur à configurer ;
- Cliquez sur l’onglet Config ;
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 43
- Cliquez sur Settings pour attribuer une passerelle et sur Ethernet pour l’IP et le
MSR (Déjà fait précédemment).
- Faites de même pour tous les ordinateurs de chaque réseau pour arriver à
l’architecture suivante :
Pour configurer le routeur, il faut vérifier les ports utilisés par les deux réseaux
notamment les deux premiers ports à savoir : fastethernet 0/0 et fastethernet 0/1
puis procéder comme suit :
- Sélectionnez le routeur dans le simulateur pour ouvrir la fenêtre de configuration;
- Cliquez sur l’onglet CLI pour ouvrir l’interface puis configurez interface par
interface :
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 44
Les différentes commandes nous ont permis respectivement d’entrer dans la
configuration, configurer l’interface, attribuer l’IP et le MSR, activer l’interface et
quitter l’interface.
Pour voir les réseaux connectés au routeur, il faut utiliser la commande show ip
route étant sur la racine Router.
b) Configuration physique
Pour configurer un routeur physique, il faut d’abord entrer dans son interface
en passant par le navigateur web à l’aide de son adresse IP ou toute autre adresse
fournie par le fabricant.
Les détails relatifs à ce point sont à faire avec les étudiants au
laboratoire informatique.
3.5. Protocoles réseau
Plusieurs protocoles existent en réseau. Ici nous expliquons les protocoles
suivants : SMTP, UDP, TCP, POP, HTTP, FTP, IMAP, …
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 45
[Link]. RESEAUX SANS FIL
Introduction
Pratiquement inconnu, il y a encore quelques années, les réseaux locaux sans
fil (WLAN) sont, aujourd’hui, omniprésents dans notre société. Utilisant des ondes
radio, les WLAN existent pourtant depuis des années, mais l’augmentation de la
bande passante et la baisse des coûts a fait exploser leurs croissances.
Il faut savoir que les premiers WLAN, comme Aloha, ARDIS et Ricochet, offraient
des débits inférieurs à 1Mbit/s. Puis vint le standard 802.11 ratifié en 1997.
Les industries ont été les premières à utiliser les WLAN. Ce qui a eu comme
effet d’exposer les atouts des communications sans fil dont les coûts étaient encore
importants, il y a de ça quelques années. La vente de matériels nécessaires aux WLAN
ayant augmenté, les coûts ont fortement baissé rendant accessible cette technologie
au grand public.
Les réseaux WLAN au standard 802.11 ont une topologie LAN, mais présentent
de nombreuses différences dues à leur technologie. Plusieurs nouveaux points sont
à prendre en considération lors de l’installation d’un WLAN, tels que l’étude du site
(zone à couvrir), la qualité de service (QoS), la sécurité (qui à accès au
réseau ?) et la mobilité des équipements réseau.
4.1. Rappels sur le réseau Ethernet
Pour bien comprendre la technologie utilisée par les réseaux sans fil,
commençons par aborder quelques notions essentielles des réseaux locaux câblés
appelés Ethernet.
La plupart des réseaux utilisent une structure hiérarchique composée de trois
niveaux, à savoir :
• Accès : Assure la connectivité des stations de travail avec le réseau.
• Distribution : Segmente le réseau en domaines de broadcast1 de niveau 2 par
l’emploi de routeur ou de commutateur de niveau 3. Les services réseau, tels que
les listes de contrôle d’accès, ou ACL (Acces Control List), le filtrage de routes et la
traduction NAT (Network Address Translation), sont appliqués à ce niveau.
• Dorsale (ou backbone) : Achemine les trames2 aussi rapidement que possible
entre les niveaux de distributions. Aucun service réseau n’est habituellement
impliqué ici. La raison à cela est que la plupart des services nécessitent un
traitement des trames ou paquets, qui ralentit le débit. Ce niveau peut être linéaire
(couche 2 uniquement) ou hiérarchique (nécessitant un adressage de couche 3).
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 46
4.1.1. Ethernet 802.3
Ethernet 802.3 est un protocole réseau permettant la communication de toutes
les machines d’un réseau local par une même ligne de communication. Il appartient
donc au niveau deux du modèle d’interconnexion des systèmes ouverts (ou OSI en
anglais pour Open Systems Interconnexion). Ce niveau s’appelle “couche de liaison
de données”.
Il est composé des deux sous-couches suivantes:
- La sous-couche MAC (Media Access Control) contrôle l’accès au support
physique et gère les implémentations spécifiques d’une topologie.
- La sous-couche LLC (Logical Link Control) fournit un protocole simple de livraison
de trame en mode sans connexion. La principale caractéristique est qu’elle n’offre
aucun moyen permettant à l’émetteur de savoir si la trame a bien été reçue.
Les trames Ethernet 802.3 se composent de sept champs différents:
• Le préambule : Long de sept octets (un octet comporte 8 bits), il permet
d’indiquer à la station réceptrice qu’une trame est en cours de transmission sur le
support.
• Le SFD (Start of Frame Delimiter) : Long de 8 bits, ce champ indique au
récepteur que le contenu de la trame suit immédiatement.
• L’adresse de destination : Long de six octets, ce champ représente l’adresse de
la station à laquelle la trame est destinée.
• L’adresse source : De la même longueur que l’adresse de destination, ce champ
représente l’adresse de la station qui émet la trame.
• Le TLV (Type/Length Value) : Long de deux octets, ce champ identifie le type
de protocole de couche supérieure qui est encapsulé dans le champ de données ou
de charge utile. La valeur qu’il contient est qualifiée Ethertype.
• Les données ou charge utile : Ici sont représentés des paquets de niveaux
supérieurs. Ce champ a une taille minimale de 46 octets et maximale de 1500 octets
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 47
(1,5 Ko). Une taille minimale est requise afin que toutes les stations aient une
chance de recevoir la trame.
• Le FCS (Frame Chek Sequence) : Ce champ contient une valeur permettant de
contrôler si la trame a été correctement envoyée (la valeur est calculée à partir de
la séquence de bit de la trame et est comparée à l’arrivée par la station réceptrice).
4.1.2. Mécanisme CSMA/CD
Étant donné que toutes les stations d’un réseau local sont sur le même support,
il est nécessaire de contrôler l’utilisation de ce dernier. Ethernet emploie donc une
méthode d’accès partagé par écoute de la porteuse et détection de collision, appelée
CSMA/CD (Carrier Sense Multiple Acces with Collision Detection). Son principe est
simple: attendre que le support soit libre pour transmettre et détecter les collisions.
Une station dispose de trois méthodes pour envoyer des trames:
• L’adressage broadcast : La trame est envoyée à toutes les stations du domaine
de broadcast.
• L’adressage multicast : La trame est envoyée à un sous-ensemble de stations
du domaine de broadcast qui appartiennent à un groupe prédéfini.
• L’adressage unicast : La trame est envoyée à une seule station spécifique.
4.1.3. Support de transmission partagé
Ethernet suit plusieurs modèles de câblage, dont 10Base2, 10Base5, 10BaseT,
100BaseTX ect... Les stations sont raccordées physiquement à un équipement
d’interconnexion (switch, routeur,...) pour former une topologie physique en étoile.
Limité, au début, à une vitesse de 10 Mbit/s, la bande passante d’Ethernet passe à
100 Mbit/s, en 1995, avec la publication du standard 802.3u, puis à 1000 Mbit/s, en
1999, avec le standard 802.3z. Il est important de signaler que ces standards
jouissent une compatibilité descendante (une station au standard 802.3u peut
communiquer avec une station 802.3z).
4.2. LAN SANS FIL 802.11
Le marché des produits dotés d’une technologie WLAN est en plein essor.
Aujourd’hui, les ordinateurs portables, un nombre croissant de téléphones mobiles et
les consoles de jeux sont dotés de cette technologie. Tous les fournisseurs d’accès à
Internet proposent des solutions domestiques sans fil. La principale raison de cette
forte croissance est la facilité d’implémentation d’un réseau sans fil, et la baisse des
coûts de cette technologie.
4.2.1. Défis des WLAN
Nous avons vu, au point précédent, que les réseaux Ethernet sont pourvus d’une
technologie (CSMA/CD) pouvant détecter les collisions. Les stations 802.11 n’en sont
pas pourvues. Il faut donc mettre en place une autre technique afin d’éviter que deux
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 48
stations “se parlent” en même temps. La sous-couche MAC, doit, elle aussi, fournir
un accès équitable au support sans fil et doit donc offrir davantage de fonctions tout
en restant évolutive.
La sécurité est le problème crucial des réseaux sans fil : n’importe quel appareil
équipé, se trouvant dans la zone de couverture d’un réseau sans fil, peut capter les
trames transmises sur le support radio. Des systèmes d'authentification et de
chiffrement, que nous évoquerons plus loin, sont indispensables.
4.2.2. Topologies de réseaux sans fil
Les WLAN de norme 802.11 offrent trois types de topologies pour concevoir un
WLAN:
- IBSS (Independent Basic Service Set): Un IBSS est un ensemble de stations
communiquant directement entre elles. Un WLAN IBSS (aussi appelé ad hoc) est
donc formé par au moins deux stations, et représente un réseau autonome. Les
clients sont directement reliés les uns aux autres. La synchronisation est gérée
par les clients eux-mêmes. Ce genre de réseau est généralement petit et n’est
utilisé, en général, que pour l’échange occasionnel de fichiers.
- BSS (Basic Service Set): Un BSS est un ensemble de stations communiquant
entre elles via l'intermédiaire d’une station spéciale, appelée AP (Acces Point ou
point d’accès). L’AP peut disposer d’une connexion (uplink) vers un réseau câblé,
on est alors dans le cas d’un BSS d’infrastructure. Cette topologie est
généralement utilisée pour un réseau domestique.
- ESS (Extended Service Set) : Un ESS est un ensemble de BSS interconnecté
via un système de distribution (DS pour Distribution System). La plupart du
temps, le DS est un réseau câblé. Cette topologie est notamment utilisée à
l’Université de Genève.
Notons qu’un Service Set (ensemble des services) consiste en un groupement
logique d’équipements.
Dans un réseau sans fil, les données sont transmises sur une porteuse radio. Il
est fréquent d’une station réceptrice d’une groupe se trouve dans la même plage de
fréquence de plusieurs stations émettrices d’autres groupes. Afin de trier les signaux
reçus, la station émettrice préfixe un identifiant de service set, appelé SSID (Service
Set Identifier), aux données à transmettre.
4.2.3. Accès au support
Pour détecter les collisions, les WLAN 802.11 utilisent une méthode proche de
celle des réseaux Ethernet 802.3: l’accès partagé par l’écoute de la porteuse, ou
CMSA/CA (CMSA with Collision Avoidance). Cela consiste, pour une station, à écouter
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 49
le support pour détecter s’il y a un signal porteur et attendre, si c’est le cas, qu’il soit
libre avant de transmettre. Sur un réseau Ethernet, lorsque deux stations émettent
simultanément, le niveau du signal sur le câble augmente, leur indiquant qu’une
collision a lieu. Les WLAN n’ayant évidemment pas cette capacité, le mécanisme
d’accès est pensé pour éviter les collisions.
Si nous comparions le principe CMSA/CA à une audioconférence, voici
comment, elle se déroulerait cette dernière:
• Avant de prendre la parole, un participant indique pendant combien de temps il compte occuper le canal,
donnant une idée aux autres participants de leur durée d’attente avant de pouvoir s’exprimer à leur tour.
• Aucun participant ne peut intervenir avant que le temps de parole du participant en cours soit écoulé.
• Un participant ne peut savoir que sa voix a été entendue par les autres participants que s’il en reçoit la
confirmation.
• Si deux participants parlent en même temps, ils l’ignorent. Le fait de ne par recevoir de confirmation leur
indique toutefois qu’ils n’ont pas été entendus.
• Lorsqu’un participant ne reçoit pas de confirmation, il patiente pendant une durée aléatoire puis tente de
parler de nouveau.”
Une collision est donc détectée implicitement lorsque l’émetteur ne reçoit pas
l'acquittement de son envoi.
Une autre caractéristique importante des réseaux sans fil est la fragmentation
des trames qui est une fonction de la sous-couche MAC, elle vise à augmenter la
fiabilité des transmissions en décomposant chaque trame en fragment plus petit
envoyé individuellement. Le principe étant qu’un petit fragment a plus de chances
d’être transmis correctement. De plus, si un fragment subit une altération ou une
collision, seul le fragment, et non la trame entière, doit être retransmis.
4.2.4. Fonctions de la sous-couche MAC 802.11
Nous savons maintenant comment les stations 802.11 se partagent l’accès au
réseau sans fil. Voyons à présent comment les stations 802.11 choisissent un AP et
communiquent avec lui et comment fonctionne le mode d’économie d'énergie.
Ci-dessous les trois échanges requis entre une station et un AP pour communiquer:
a) Le processus de sondage qui consiste généralement, à émettre une trame
de requête probe sur chaque canal. Cette trame contient notamment des
informations sur la station émettrice (les plus importantes sont les débits supportés
(IE Supported Rates et l’ensemble de services auquel elle appartient (IE SSID)). Ce
processus à pour but de permettre à la station de connaître les AP qui se trouvent à
proximité. Lorsqu’un AP reçoit une telle requête, il répond par une trame de réponse
probe dont les champs principaux sont:
• Timestamp: C’est la valeur du temporisateur TSF qui sert à synchroniser l’horloge
de la station avec celle de l’AP.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 50
• Beacon Interval: Contient le nombre d’unités de temps entre les trames de balisage.
• Capability Information: Contient les informations sur les capacités des couches MAC
et PHY.
• IE SSID: Contient le SSID avec lequel l’AP est configuré.
• IE Supported Rates: Indique les débits supportés par l’AP.
• IE PHY Parameters: Fournit à la station des informations spécifiques à la couche
PHY.
Lorsque la station reçoit les trames de réponse probe des AP, elle peut, suivant
la configuration, se connecter automatiquement à un AP ou alors attendre la décision
de l’utilisateur de la station.
b) Le processus d’authentification est très important dans les WLAN car il permet
de déterminer qui est autorisé à accéder au réseau. Le standard 802.11 possède
deux modes différents: Open System et Shared Key. Pour simplifier, la station
envoie une requête d’authentification et l’AP lui renvoie une réponse
d’authentification.
c) Le processus d’association autorise ou non un AP à assigner un port logique à
la station sans fil. Il est initié par la station au moyen d’une trame de requête et
se termine par une réponse de l’AP lui indiquant le succès ou l’échec.
Une des fonctions intéressantes de la sous-couche MAC 802.11 est l’économie
d’énergie. Le principe est simple : la station désactive son dispositif sans fil. L’AP
auquel elle est associée met alors les trames destinées à la station dans un tampon.
À intervalles réguliers, la station réactive le dispositif radio et attend l’arrivée d’une
trame beacon d’AP lui indiquant la présence de trames à son intention. En mode
unicast, un intervalle d’écoute ou de réveil est défini par le client.
4.2.5. Couche physique 802.11
La couche physique (couche 1 du modèle OSI) est chargée de gérer les
connexions matérielles. Elle est divisée en deux parties: PLCP (Physical Layer
Convergence Protocol) et PMD (Physical Medium Dependant).
L’encapsulation des informations fournies par la couche liaison de données est
réalisée par la sous-couche PMD grâce à deux méthodes: il faut, en premier lieu,
choisir une méthode de transmission des informations, puis une méthode de codage.
Pour que les stations puissent communiquer entre elles, le standard 802.11
définit trois couches physiques:
• Le FHSS (Frenquency Hopping Spread Spectrum) ;
• Le DSSS (Direct Sequence Spread Spectrum) ;
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 51
• L’IR (Infra-Red) que nous ne détaillerons pas.
La technique DSSS consiste à émettre sur plusieurs fréquences données, on
appelle cela “étalement du spectre”. La bande allant de 2’400 à 2’483,5 MHz est
divisée en quatorze canaux de 20 MHz chacun. L’émetteur et le récepteur
communiquent sur un canal sélectionné (donc sur plusieurs fréquences). C’est sur
cette technique que s’appuie la norme 802.11. Elle a pour avantage d’augmenter le
débit en utilisant, au mieux, la bande passante, mais est très sensible aux
interférences. La grande popularité des appareils Wi-Fi a eu pour effet, selon la presse
spécialisée, de générer des saturations dans les WLAN de plusieurs zones urbaines,
leurs utilisateurs souffrent alors d’un débit amoindri.
La technique FHSS, quant à elle, consiste à découper la bande de fréquence en
septante-neuf canaux afin de “sauter” d’une fréquence à une autre. Ce découpage
nécessite de l’AP et de la station une synchronisation sur une séquence de sauts
précise. Ces derniers s’effectuent, en général, toutes les 300 à 400 ms. L’objectif
étant la diminution de collisions de trames lorsque plusieurs stations sans fil sont
dans la même zone géographique. Beaucoup moins sensible aux interférences, cette
technique est notamment utilisée par la technologie Bluetooth.
4.2.6. Trames 802.11
Nous abordons ici brièvement l’aspect des trames 802.11 DSSS. Elles
contiennent quatre champs principaux:
• Le préambule : Il contient deux éléments différents: Synch. qui est une séquence
de 128 bits utilisée pour la détection et la synchronisation et SFD (Start Frame
Delimiter) qui détermine le début de la trame.
• L’en-tête PCPL : Contient quatre sous-champs. Le premier, appelé Signal, indique
la modulation qui doit être utilisé pour la transmission et la réception des données
MAC. Le deuxième, nommé Service, n’est pas encore utilisé par le standard 802.11.
Le troisième champ, intitulé Lenght, indique le nombre d’octets que contient la
trame. Enfin, le dernier champ appelé CRC (Cyclic Redundancy Check), permet la
détection d’erreurs de transmission.
• Les données MAC : Cette partie sera détaillée ci-dessous.
• Le CRC : Contient un code binaire généré pour l’envoi afin de détecter la présence
d’erreurs survenues lors de la transmission.
A noter que dans le cas du DSSS, le préambule peut être court ou long et que
les trames PLCP sur FHSS sont légèrement différentes.
Les trames 802.11 au niveau de la couche MAC sont divisées en trois grandes
parties:
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 52
- L’en-tête : Il contient le Contrôle de trame (que nous détaillerons plus loin), la
Durée/ID qui indique la valeur d’une durée ou l’ID de la station dans le cas d’une
trame de pooling, Adresse 1 qui est l’adresse du récepteur, Adresse 2 qui est
l’adresse de l'émetteur, Adresse 3 qui est l’adresse de l’émetteur original ou celle
de destination, le Contrôle de séquence qui est utilisé pour représenter l’ordre des
différents fragments appartenant à la même trame et reconnaître des objets
dupliqués, et, enfin, Adresse 4 qui est utilisée lors d’une transmission d’un AP à
un autre.
- Le corps de la trame : Contient des informations sur couche supérieure.
- CRC : Calculé à partir de l’en-tête MAC afin de détecter d’éventuelles erreurs de
transmission.
4.2.7. Sécurité des WLAN
La sécurité est le plus gros problème des réseaux sans fil. Les équipements
802.11 communicants par onde radio, ils couvrent une zone plus étendue qu’on ne
le désirerait. Les AP transmettent les données en broadcast dans l'espoir que la
station réceptrice opère dans la même plage de fréquences, n’importe quelle autre
station opérant dans cette même plage reçoit aussi ces données. Bon nombre de
personnes ayant acquis un équipement 802.11, ne sachant pas sécuriser leurs
réseaux, laissent une porte grande ouverte à leurs voisins.
Deux composants sont requis pour assurer une sécurité minimale à un WLAN:
• Un moyen de déterminer qui peut exploiter le WLAN.
• Un moyen de garantir la confidentialité des données transmises.
La première exigence est assurée par des mécanismes d’authentification
permettant le contrôle d’accès au réseau local. La seconde est satisfaite par des
algorithmes de chiffrement. Les spécifications 802.11 définissent plusieurs
algorithmes de chiffrement, dont WEP (Wired Equivalent Privacy) et WPA (WiFi
Protected Access) qui sont les plus populaires, ainsi que deux méthodes
d’authentification: Open System Authentification et Shared Key Authentification.
Les algorithmes WEP et WPA utilisent un algorithme de chiffrement par flot RC4.
Également utilisé dans SSL, cet algorithme fonctionne de la façon suivante: “la clef
RC4 permet d’initialiser un tableau de 256 octets en répétant la clef autant de fois
que nécessaire pour remplir le tableau. Par la suite, des opérations très simples sont
effectuées : les octets sont déplacés dans le tableau, des additions sont effectuées,
etc. Le but est de mélanger autant que possible le tableau. Au final, on obtient une
suite de bits qui parait tout à fait aléatoire. Par la suite, on peut extraire des bits par
conséquent pseudo-aléatoires.”
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 53
Voici quand même un graphe récapitulatif représentant le processus dans le cas du
WEP (IV est le vecteur d’initialisation et ICV sert à contrôler l’intégrité de la trame):
Processus de chiffrement WEP
Processus de déchiffrement WEP
Abordons maintenant les deux mécanismes d’authentification spécifiés par le
standard 802.11. L’authentification Open System repose sur un algorithme qui
accepte toutes les requêtes d’authentification. Le contrôle d’accès, avec
l’authentification Open System, s’appuie sur la clé WEP ou WPA utilisée par l’AP et le
client. Ils ne peuvent communiquer que s’ils ont la même clef, dans le cas contraire,
les trames sont supprimées par le client et par l’AP. Si ce dernier n’a pas été configuré
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 54
pour utiliser une clef de chiffrement, n’importe quel équipement peut accéder au
WLAN et les trames sont transmises sans être cryptées.
L’authentification Shared Key exige que le chiffrement soit activé avec une
même clef sur le client et l’AP. Voici les étapes du processus tiré du livre “Réseaux
WiFi: notions fondamentales”.
1. Le client envoie à l’AP une requête pour l’authentification Shared Key.
2. L’AP répond avec un texte-challenge en clair.
3. Le client chiffre le texte-challenge et place le résultat dans une trame de réponse.
4. Si l’AP peut déchiffrer la trame et extraire le texte-challenge initial, le client reçoit
un message de réussite.
5. Le client peut accéder au WLAN.”
Contrairement à l’authentification Open System, le mode Shared Key requiert
que le chiffrement soit activé sur l’AP et la station pour permettre au client de
s’associer.
En complément à ces deux modes d’authentification spécifiés par le standard
802.11, de plus en plus de fabricants proposent l’authentification par adresse MAC.
Le principe est simple; il consiste à configurer l’AP avec une liste des adresses MAC
des stations autorisées à accéder au réseau. Lors de l’authentification, l’AP compare
l’adresse MAC du client effectuant la requête avec celles étant dans sa liste des
adresses autorisées, le processus d’authentification continue uniquement si l’adresse
du client est présente dans cette liste.
4.2.7. Failles du standard 802.11
Nous venons de survoler les différentes stratégies de sécurités des WLAN. Elles
n’en restent, cependant, pas inviolables. En voici, d’ailleurs, les différentes
vulnérabilités de ces mécanismes.
L’authentification Open System, comme cela a déjà été dit, ne permet pas de
vérifier si un client voulant se connecter à l’AP est autorisé à le faire. N’importe qui
peut donc accéder au réseau.
Plus ennuyeux, l’authentification Shared Key présente une faille importante.
Comme cela a été exposé préalablement, il y a, durant l’authentification,
transmission en clair d’un texte challenge par l’AP, celui-ci est ensuite renvoyé chiffré
par le client. N'importe quelle station, se trouvant dans la zone de couverture peut
recevoir ces deux textes. Il a aussi été dit que la séquence clef et le texte sont
combinés au moyen d’un “ou exclusif” (l’opérateur booléen XOR) dans le processus
de chiffrement WEP. Si l’attaquant capture le texte challenge et le texte chiffré, il lui
suffit d’appliquer l’opération XOR pour découvrir la séquence clé. Il peut alors
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 55
déchiffrer les trames de même longueur que la séquence, à condition que le vecteur
d’initialisation (IV) utilisé pour produire cette dernière soit le même que celui ayant
servi à chiffrer la trame.
L’authentification par adresse MAC n’est pas infaillible non plus. Les adresses
MAC sont transmises en clair dans les trames 802.11. Lorsqu’un client a accès au
réseau, il est alors possible de connaître son adresse MAC en collectant une trame.
Certaines cartes réseau 802.11, permettent de remplacer l’adresse MAC imposée par
le fabricant (UAA - Universally Administered Address) par une adresse voulue (LAA -
Locally Administered Address). Il s’agit donc d’usurpation de l’adresse MAC d’un client
valide.
Le problème de sécurité le plus important concerne le chiffrement WEP. Il est
en effet possible, en collectant passivement quelques centaines de milliers de trames
d’un WLAN, de connaître la clef WEP de ce dernier. Sur un WLAN à fort trafic, cette
opération peut être faite en quelques heures. Cette faille a trait à la façon dont WEP
implémente un des algorithmes de RC4. Un certain nombre de vecteurs d’initialisation
(IV) permettent d’obtenir des octets de la clef WEP par analyse statistique. Il existe,
aujourd’hui, des programmes collectant automatiquement le nombre de trames
nécessaire et délivrant instantanément la clef WEP.
Pour pallier à ces problèmes, l’IEEE a développé des extensions améliorant la
sécurité au sein des WLAN. Inclus dans la norme 802.11i ratifiée en 2003, le WPA est
une solution pour corriger les problèmes du WEP. Il est maintenant supporté par tous
les fabricants d’équipement WLAN.
Sans entrer des les détails, l’implémentation WPA a été prévue pour être utilisée
avec un serveur d’identification 802.1X distribuant différentes clefs à chaque
utilisateur. Il peut aussi être utilisé en mode PSK (Pre-Shared Key), mode dans lequel
une clef partagée est utilisée. Il utilise, comme WEP, un chiffrement par flot RC4 avec
une clef de 128 bits et un vecteur d’initialisation (IV) de 48 bits. Le principal atout du
WPA est le protocole TKIP (Temporal Key Integrity Protocol) qui a pour but
d’échanger dynamiquement les clefs lors d’une utilisation du système. De plus, WPA
possède un algorithme d’intégrité des données amélioré qui permet à un récepteur
de détecter les altérations potentielles du contenu d’une trame depuis son émission.
Le WPA comporte malgré tout des faiblesses: il est possible de contourner le
protocole TKIP, mais cela nécessite une importante quantité de calcul. Dernière
évolution en matière de chiffrement: le WPA2. Il utilise un chiffrement plus poussé
basé sur AES plutôt que sur RC4.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 56
4.3. Configuration du WLAN sans AP
Elle sera réalisée avec les étudiants d’abord sous DOS (invite de commande) et
sous Windows (Travaux en groupes) au laboratoire informatique.
4.4. Configuration du WLAN avec Routeur WiFi/AP
La première étape consistera à réaliser la configuration avec le simulateur cisco
en suivant les étapes ci-dessous :
Configuration du routeur sans fil : Cas de Packet Tracer
Étape 1 : Préparez le réseau.
a. Sélectionnez l’option Connections (connexions), symbolisée par un boulon
lumineux, en bas à gauche de Packet Tracer.
b. Cliquez sur Copper Straight-Through (cuivre droit), symbolisé par une ligne
noire continue.
c. Lorsque le curseur passe en mode de connexion, cliquez sur PC0 et choisissez
FastEthernet0. Cliquez sur WRS1 et choisissez Ethernet 1 pour connecter
l’autre extrémité du câble.
Notez que WRS1 comporte 2 portions de réseau : internal (interne) et
internet. Les ports Ethernet 1-4 et Wireless (sans fil) sont considérés
comme faisant partie de la portion internal, tandis que le port Internet
appartient à la portion Internet. Le WRS1 fera office de commutateur pour
les périphériques connectés sur sa portion interne et de routeur entre les deux
portions. Le PC0 est maintenant connecté à la portion interne (Ethernet 1).
Lorsque Packet Tracer a affiché les points verts de chaque côté de la
connexion entre le PC0 et le WRS1, passez à l’étape suivante.
Remarque : si les points verts n’apparaissent pas, assurez-vous que l’option
Show Link Lights (afficher les voyants des liaisons) est activée sous Options
> Preferences. Vous pouvez également cliquer sur Fast Forward Time
(avance rapide) juste au-dessus de la case à cocher Connections dans la
barre jaune.
Étape 2 : Configurez le PC0 pour qu’il utilise DHCP.
Pour accéder à la page de gestion du WRS1, PC0 doit communiquer sur le réseau.
Un routeur sans fil inclut généralement un serveur DHCP, ce dernier étant
normalement activé par défaut sur la portion interne du routeur. Pour que le PC0
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 57
puisse acquérir une adresse IP de WRS1, le PC0 reçoit les informations IP du
serveur DHCP sur WRS1.
a. Cliquez sur PC0 et sélectionnez l’onglet Desktop (bureau).
b. Cliquez sur IP Configuration (configuration IP) et sélectionnez DHCP.
Quelle est l’adresse IP de l’ordinateur ?
Quel est le masque de sous-réseau de l’ordinateur ?
Quelle est la passerelle par défaut de l’ordinateur ?
c. Fermez la fenêtre IP Configuration.
Remarque : Les valeurs peuvent varier dans la plage réseau du fait du
fonctionnement normal du DHCP.
Étape 3 : Connectez-vous au routeur sans fil.
a. Dans l’onglet Desktop (bureau) de PC0, choisissez Web Browser (navigateur
Web).
b. Tapez [Link] dans le champ de l’URL pour ouvrir la page de
configuration Web du routeur sans fil.
c. Utilisez admin comme nom d’utilisateur et mot de passe.
d. Sous le titre Network Setup (configuration réseau), à la page Basic Setup
(configuration de base), observez la plage d’adresses IP du serveur DHCP.
L’adresse IP du PC0 y figure déjà.
Étape 4 : Configurez le port Internet de WRS1.
Dans cette étape, WRS1 est configuré de sorte à transmettre les paquets des
clients sans fil jusqu’aux autres réseaux. Vous allez configurer le port Internet
sur WRS1 pour vous connecter à d’autres réseaux.
a. Dans Internet Setup (configuration Internet), en haut de la page Basic
Setup (configuration de base), faites passer la méthode d’adressage IP de
Automatic Configuration – DHCP (configuration automatique) à Static IP
(IP statique).
b. Tapez l’adresse IP à attribuer à l’interface Internet :
Adresse IP Internet : [Link]
Masque de sous-réseau : [Link]
Passerelle par défaut : [Link]
Laissez les autres paramètres tels quels.
c. Faites défiler la page vers le bas, puis cliquez sur Save Settings (enregistrer
les paramètres).
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 58
d. Cliquez sur Continue et passez à l’étape suivante.
Étape 5 : Configurez le SSID du WRS1.
a. Accédez à Wireless (sans fil) > Basic Wireless Settings (paramètres sans
fil de base).
b. Définir Network Name (SSID) comme ISP_WLAN. Les SSID sont sensibles à
la casse.
c. Faites défiler la fenêtre jusqu’en bas et cliquez sur Save Settings (enregistrer
les paramètres).
d. PC0 indique à présent une connexion sans fil sur WRS1.
e. Cliquez sur Continue et passez à l’étape suivante.
Étape 6 : Changez le mot de passe d’accès à WRS1.
a. Accédez à Administration > Management (gestion) et remplacez le mot de
passe actuel du routeur par cisco.
b. Faites défiler la fenêtre jusqu’en bas et cliquez sur Save Settings (enregistrer
les paramètres).
c. Utilisez le nom d’utilisateur admin et le mot de passe cisco pour vous
connecter au routeur sans fil.
d. Cliquez sur Continue et passez à l’étape suivante.
Étape 7 : Modifiez la plage d’adresses DHCP du WRS1.
Dans cette étape, vous allez remplacer l’adresse du réseau interne
[Link]/24 par l’adresse [Link]/24. Lorsque l’adresse du réseau
interne est modifiée, les adresses IP des périphériques du réseau interne doivent
être renouvelées pour recevoir les nouvelles adresses IP avant l’expiration du bail.
a. Accédez à la page Setup (configuration) > Basic Setup (configuration de
base).
b. Faites défiler la page vers le bas pour accéder à Network Setup (configuration
réseau).
c. L’adresse IP affectée à Routeur IP est [Link]. Remplacez-la par
[Link].
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 59
d. Faites défiler la fenêtre jusqu’en bas et cliquez sur Save Settings (enregistrer
les paramètres).
e. Notez que la plage d’adresses DHCP a été actualisée automatiquement pour
refléter le changement d’adresse IP de l’interface. Le navigateur Web affiche
Request Timeout (expiration de la requête) après un court délai. Pourquoi ?
f. Fermez le navigateur Web du PC0.
g. Dans l’onglet PC0 Desktop (bureau du PC0), cliquez sur Command Prompt
(invite de commande).
h. Tapez ipconfig /renew pour forcer le PC0 à acquérir de nouveau les
informations IP via DHCP.
i. Vérifiez votre résultat, vous devriez avoir 100 %.
Après cette configuration, un ordinateur WiFi peut se connecter au routeur sans fil
pour le partage des paquets sur le réseau.
Après cette simulation, l’enseignant dirigera les travaux en groupes relatifs à
la configuration d’un routeur physique ne suivant les mêmes étapes que dans Packet
Tracer.
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 60
TABLE DES MATIERES
Objectifs du Cours .......................................................................................................................- 1 -
Bibliographie Sélective ................................................................................................................- 1 -
Introduction..................................................................................................................................... 2
CHAP.I. GENERALITES SUR LES RESEAUX INFORMATIQUES........................................................... 4
1.0. DEFINITION ET ROLE.............................................................................................................4
1.1. TERMINOLOGIE ....................................................................................................................4
1.2. ÉQUIPEMENTS RÉSEAU ........................................................................................................5
1.3. TYPES DE RÉSEAUX INFORMATIQUES ..................................................................................6
1.4. TOPOLOGIE D’UN RÉSEAU....................................................................................................7
1.4.1. Topologie physique .......................................................................................................7
1.4.2. Topologie logique..........................................................................................................9
CHAP. II. CABLAGE DANS UN R.I.................................................................................................... 12
2.1. CONSTITUANTS MATÉRIELS D'UN RÉSEAU LOCAL .............................................................12
2.2. CÂBLAGE RÉSEAU ...............................................................................................................12
2.2.1. Types de câbles ...........................................................................................................12
2.2.2. Sertissage des câbles UTP et la connectique ..............................................................19
[Link]. CONFIGURATION DU RÉSEAU TCP/IP............................................................................. 22
3.1. COUCHES RÉSEAUX ............................................................................................................22
3.1.1. Modèle OSI ..................................................................................................................22
3.1.2. Modèle TCP/IP.............................................................................................................26
3.2. ADRESSAGE DU RESEAU .....................................................................................................28
3.2.1. Adresse IP ....................................................................................................................28
3.2.2. Masque de sous-réseau (Subnet Mask) ......................................................................28
3.2.3. Classes de réseaux.......................................................................................................29
3.2.4. Calcul de sous-réseaux ................................................................................................30
3.2.5. Repérage ou détermination de la machine sur le réseau ...........................................31
3.3. GESTION D’UN RÉSEAU WORKGROUP ...............................................................................34
3.3.1. Configuration réseau et connectivité..........................................................................34
3.3.2. Partage des ressources................................................................................................40
3.4. Configuration du routeur ...................................................................................................42
3.5. Protocoles réseau ..............................................................................................................44
[Link]. RESEAUX SANS FIL .......................................................................................................... 45
4.1. Rappels sur le réseau Ethernet ..........................................................................................45
4.1.1. Ethernet 802.3.............................................................................................................46
4.1.2. Mécanisme CSMA/CD .................................................................................................47
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 61
4.1.3. Support de transmission partagé................................................................................47
4.2. LAN SANS FIL 802.11 ..........................................................................................................47
4.2.1. Défis des WLAN ...............................................................................................................47
4.2.2. Topologies de réseaux sans fil.....................................................................................48
4.2.3. Accès au support .........................................................................................................48
4.2.4. Fonctions de la sous-couche MAC 802.11 ..................................................................49
4.2.5. Couche physique 802.11 .............................................................................................50
4.2.6. Trames 802.11.............................................................................................................51
4.2.7. Sécurité des WLAN ......................................................................................................52
4.2.7. Failles du standard 802.11 ..........................................................................................54
4.3. Configuration du WLAN sans AP ........................................................................................56
TABLE DES MATIERES .................................................................................................................... 60
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux
Notes de cours de Télématique et Réseaux I/L1 IG 62
Enseignement Supérieur et Universitaire
Institut Supérieur de Pédagogique de Bunia
ISP-BUNIA
B.P. 340 BUNIA
ispbunia2006@[Link]
NOTES DE COURS
DE TELEMATIQUE ET RESEAUX I
Destinées aux étudiants de première année de Licence de l’Option : Informatique de Gestion
Collection faite par : CT Janvier T. SINDAMBIWE, Doctorant
Support appartenant à ’étudiant(e) : ………...
………………………………………………………..
Juillet 2024
Cours dispensé par : Janvier TWIZERE S.,
Chef de Travaux