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Exercices de dérivabilité en mathématiques

Le document présente une série d'exercices de mathématiques axés sur l'étude de la dérivabilité de diverses fonctions. Chaque exercice est accompagné d'indications et de corrections détaillées, expliquant les conditions de continuité et de dérivabilité. Les exercices couvrent des concepts tels que les limites, les taux d'accroissement, et l'application de la formule de Leibniz.

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Exercices de dérivabilité en mathématiques

Le document présente une série d'exercices de mathématiques axés sur l'étude de la dérivabilité de diverses fonctions. Chaque exercice est accompagné d'indications et de corrections détaillées, expliquant les conditions de continuité et de dérivabilité. Les exercices couvrent des concepts tels que les limites, les taux d'accroissement, et l'application de la formule de Leibniz.

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Z

 ZZ
 Exo7 
Z 
ZZ

Année 2023
Exercices de mathématiques

Exercice 1. Étudier la dérivabilité des fonctions suivantes :

1
f1 (x) = x2 cos , si x ̸= 0 ; f1 (0) = 0;
x

1
f2 (x) = sin x · sin , si x ̸= 0 ; f2 (0) = 0;
x

|x| x2 − 2x + 1
f3 (x) = , si x ̸= 1 ; f3 (1) = 1.
x−1
Indications 1. Les problèmes sont seulement en 0 ou 1. f1 est dérivable en 0 mais pas f2 . f3 n'est
dérivable ni en 0, ni en 1.
Correction 1. 1. La fonction f1 x = 0. En eet x 7→ x1 est dérivable
est dérivable en dehors de

sur R et x 7→ cos x est dérivable sur R, donc par composition x 7→ cos x1 est dérivable sur R∗ .
2 ∗
Puis par multiplication par la fonction dérivable x 7→ x , la fonction f1 est dérivable sur R . Par
la suite on omet souvent ce genre de discussion ou on l'abrège sous la forme  f est dérivable sur
I comme somme, produit, composition de fonctions dérivables sur I .
Pour savoir si f1 est dérivable en 0 regardons le taux d'accroissement:

f1 (x) − f1 (0) 1
= x cos .
x−0 x
Mais x cos(1/x) tend vers 0 (si x → 0) car | cos(1/x)| ⩽ 1. Donc le taux d'accroissement tend
vers 0. Donc f1 est dérivable en 0 et f1′ (0) = 0.
2. Encore une fois f2 est dérivable en dehors de 0. Le taux d'accroissement en x=0 est :

f2 (x) − f2 (0) sin x 1


= sin
x−0 x x
sin x
Nous savons que
x → 1 et que sin 1/x n'a pas de limite quand x → 0. Donc le taux
d'accroissement n'a pas de limite, donc f2 n'est pas dérivable en 0.
3. La fonction f3 s'écrit :
|x||x − 1|
f3 (x) = .
x−1
ˆ Donc pour x⩾1 on a f3 (x) = x ; pour 0⩽x<1 on a f3 (x) = −x ; pour x<0 on a
f3 (x) = x.
ˆ La fonction f3 est dénie, continue et dérivable sur R \ {0, 1}. Attention ! La fonction
x 7→ |x| n'est pas dérivable en 0.
ˆ La fonction f3 n'est pas continue en 1, en eet limx→1+ f3 (x) = +1 et limx→1− f3 (x) = −1.
Donc la fonction n'est pas dérivable en 1.
ˆ La fonction f3 est continue en 0. Le taux d'accroissement pour x>0 est

f3 (x) − f3 (0) −x
= = −1
x−0 x
et pour x < 0,
f3 (x) − f3 (0) x
= = +1.
x−0 x
Donc le taux d'accroissement n'a pas de limite en 0 et donc f3 n'est pas dérivable en 0.

1
Exercice 2. Déterminer a, b ∈ R de manière à ce que la fonction f dénie sur R+ par :


f (x) = x si 0 ⩽ x ⩽ 1 et f (x) = ax2 + bx + 1 si x>1

soit dérivable sur R∗+ .

Indications 2. Vous avez deux conditions : il faut que la fonction soit continue (car on veut qu'elle
soit dérivable donc elle doit être continue) et ensuite la condition de dérivabilité proprement dite.

Correction 2. La fonction f est continue et dérivable sur ]0, 1[ et sur ]1, +∞[. Le seul problème est
en x = 1.

Il faut d'abord que la fonction soit continue en x = 1. La limite à gauche est limx→1− x = +1 et à
droite limx→1+ ax2 + bx + 1 = a + b + 1. Donc a + b + 1 = 1. Autrement dit b = −a.
Il faut maintenant que les dérivées à droite et à gauche soient égales. Comme la fonction f restreinte

à ]0, 1] est dénie par x 7→ x alors elle est dérivable à gauche et la dérivée à gauche s'obtient en
évaluant la fonction dérivée x 7→ 2√1 x en x = 1. Donc fg′ (1) = 21 .
f (x)−f (1)
Pour la dérivée à droite il s'agit de calculer la limite du taux d'accroissement
x−1 , lorsque x→1
avec x > 1. Or

f (x) − f (1) ax2 + bx + 1 − 1 ax2 − ax ax(x − 1)


= = = = ax.
x−1 x−1 x−1 x−1
Donc f est dérivable à droite et fd′ (1) = a. An que f soit dérivable, il faut et il sut que les dérivées
1
à droite et à gauche existent et soient égales, donc ici la condition est a= 2.
Le seul couple (a, b) que rend f dérivable sur ]0, +∞[ est
1
(a = 2 , b = − 12 ).
1
Exercice 3. Soit f : R∗ −→ R dénie par f (x) = x2 sin . Montrer que f est prolongeable par
x
continuité en 0 ; on note encore f la fonction prolongée. Montrer que f est dérivable sur R mais que
f ′ n'est pas continue en 0.

Indications 3. f est continue en 0 en la prolongeant par f (0) = 0. f est alors dérivable en 0 et


f ′ (0) = 0.

Correction 3. f est C∞ sur R∗ .

1. Comme | sin(1/x)| ⩽ 1 alors f tend vers0 quand x → 0. Donc en prolongeant f par f (0) = 0,
la fonction f prolongée est continue sur R.

2. Le taux d'accroissement est


f (x) − f (0) 1
= x sin .
x−0 x
Comme ci-dessus il y a une limite (qui vaut 0) en x = 0. Donc f est dérivable en 0 et f ′ (0) = 0.

3. Sur R∗ , f ′ (x) = 2x sin(1/x) − cos(1/x), Donc f ′ (x) n'a pas de limite quand x → 0. Donc f′ n'est
pas continue en 0.

Exercice 4. Calculer la fonction dérivée d'ordre n des fonctions f, g, h dénies par :

f (x) = sin x ; g(x) = sin2 x ; h(x) = sin3 x + cos3 x.

Indications 4. On ne cherchera pas à utiliser la formule de Leibniz mais à linéariser les expressions
trigonométriques.

Correction 4. 1. Selon que n ≡ 0 (mod 4), 1 (mod 4), 2 (mod 4), 3 (mod 4) alors f (n) (x) vaut
respectivement sin x, cos x, − sin x, − cos x.

2. La dérivée de sin2 x est 2 sin x cos x = sin 2x. Et donc les dérivées suivantes seront : 2 cos 2x, −4 sin 2x, −8 cos 2
Et selon que n ≡ 1 (mod 4), 2 (mod 4), 3 (mod 4), 0 (mod 4), alors g
(n) (x) vaut respectivement

2n−1 sin 2x, 2n−1 cos 2x, −2n−1 sin 2x, −2n−1 cos 2x.

2
3. sin(x)3 + cos(x)3 = − 14 sin(3x) + 43 sin(x) + 14 cos(3x) + 43 cos(x) et on dérive...

Exercice 5. Calculer les dérivées d'ordre n des fonctions :

2x − 5
f (x) = g(x) = ln(1 + x).
(x − 2)2 (x+ 1)(x − 3)

Exercice 6 (Formule de Leibnitz). Étant données u et v des fonctions dérivables à l'ordre n sur
l'intervalle I, montrer par récurrence que la dérivée d'ordre n du produit uv sur cet intervalle est :

n
X
(uv)(n) = Cnk u(k) v (n−k) .
k=0

En déduire les dérivées successives des fonctions :

x2 + 1
x 7→ x2 ex ; x 7→ x2 (1 + x)n ; x 7→ ; x 7→ xn−1 ln x.
(x + 1)2
Exercice 7. Etudier la dérivabilité sur R des applications suivantes :

x 1
f : x 7→ x|x|, g : x 7→ , h :7→ .
1 + |x| 1 + |x|
Exercice 8. Calculer les dérivées des fonctions :
p exp(1/x)+1
1. x 7→ 1 + x2 sin2 x, x 7→ exp(1/x)−1 .

2. x 7→ log( 1+sin(x)
1−sin(x) ), x 7→ (x(x − 2))1/3 .

Exercice 9. Soit f une fonction dérivable sur R.

1. Calculer la dérivée de x 7→ sin(f (x)2 ) et de x 7→ sin(f (x2 )).

2. On suppose f (x) ̸= 0 pour tout x ∈ R. Calculer la dérivée de x 7→ log(|f (x)|).

Exercice 10. Prolonger par continuité en 0 et étudier la dérivabilté de



1. f (x) = x ln x.
ex−1
2. g(x) = √ .
x

R → R

Exercice 11. Soit f : x 7→ ex si x < 0

x 7→ ax2 + bx + c sinon

2 3
Déterminer a, b, c pour que f soit C (et C ?).

Exercice 12. Soit f (x) = exp(− x12 ) si x ̸= 0 et f (0) = 0. Montrer que f est C∞ et que ∀n ∈
N f (n) (0) = 0.

Correction 12. La limite de f en 0 est 0, donc f est continue en 0. De même le taux d'accroissement
de f en 0 est f (x)/x qui tend vers 0. Donc f est dérivable en 0 et f ′ (0) = 0. En dehors de 0, on a
−2
f ′ (x) = 2e−x x−3 donc f ′ est continue en 0.
On continue de la même façon en remarquant que si f
(n) (x) = P (1/x) exp(−1/x2 ) où P est un

polynôme et f
(n) (0) = 0. Donc f (x) tend vers 0 si x tend vers 0. Donc f (n) est continue. De
(n)

plus f
(n) est dérivable en 0 car son taux d'accroissement vaut 1/xP (1/x) exp(−1/x2 ) qui tend vers 0,

donc f
(n+1) (0) = 0. En dehors de 0 on f (n+1) (x) = Q(1/x) exp(−1/x2 ) où Q est un polynôme. Et on

recommence...
n
a et b deux réels et f (x) = (x − a)n (x − b)n . f (n) (Cnk )2 .
P
Exercice 13. Soient Calculer et en déduire
k=0

3
Exercice 14. Soit f :R→R dénie par :

1
∀x ̸= 0, f (x) = e− x2 , f (0) = 0.

Montrer que f ∈ C ∞ (R, R) et calculer ses dérivées en 0.

−1 2
Exercice 15. Calculer la dérivée de x → ln cos(π + xx2 +1 ).

Exercice 16. La fonction x → cos x est-elle dérivable en 0 ?

Exercice 17. En quels points la fonction f :R→R dénie par :

∀x ∈ Q, f (x) = x2 , ∀x ∈ R − Q, f (x) = 0,

est-elle dérivable ?

Exercice 18. Montrer que le polynôme Pn déni par

n (n)
1 − t2

Pn (t) =

est un polynôme de degré n dont les racines sont réelles, simples, et appartiennent à [−1, 1].

Indications 18. Il faut appliquer le théorème de Rolle une fois au polynôme (1 − t2 )n , puis deux fois
à sa dérivée première, puis trois fois à sa dérivée seconde,...

Correction 18. Qn (t) = (1 − t2 )n est un polynôme de degré 2n, on le dérive n fois, on obtient un
polynôme de degré n. Les valeurs −1 et +1 sont des racines d'ordre n de Qn , donc Qn (1) = Qn (1) =

(n−1)
. . . = Qn (1) = 0. Même chose en −1. Enn Q(−1) = 0 = Q(+1) donc d'après le théorème de

Rolle il existe c ∈] − 1, 1[ telle que Qn (c) = 0.
′ ′ ′
Donc Qn (−1) = 0, Qn (c) = 0, Qn (−1) = 0. En appliquant le théorème de Rolle deux fois (sur [−1, c]
′′
et sur [c, +1]), on obtient l'existence de racines d1 , d2 pour Qn , qui s'ajoutent aux racines −1 et +1.
(n−1)
On continue ainsi par récurrence. On obtient pour Qn , n + 1 racines: −1, e1 , . . . , en−1 , +1. Nous
(n)
appliquons le théorème de Rolle n fois. Nous obtenons n racines pour Pn = Qn . Comme un polynôme
de degré n a au plus n racines, nous avons obtenu toutes les racines. Par constructions ces racines sont
réelles distinctes, donc simples.

Exercice 19. Etudier la fonction f : x 7→ x5 −5x+1 sur R et en déduire que l'équation x5 −5x+1 = 0
a trois solutions réelles.

Exercice 20. Montrer que le polynôme X n + aX + b, (a et b réels) admet au plus trois racines réelles.

Indications 20. On peut appliquer le théorème de Rolle plusieurs fois.

Correction 20. 1. Par l'absurde on suppose qu'il y a (au moins) quatre racines distinctes pour
Pn (X) = X n + aX + b. Notons les x1 < x2 < x3 < x4 . Par le théorème de Rolle appliqué trois
′ ′ ′ ′
fois (entre x1 et x2 , entre x2 et x3 ,...) il existe x1 < x2 < x3 des racines de Pn . On applique
′ ′ ′ ′
deux fois le théorème Rolle entre x1 et x2 et entre x2 et x3 . On obtient deux racines distinctes
′′ ′′
pour Pn . Or Pn = n(n − 1)X
n−2 ne peut avoir que 0 comme racines. Donc nous avons obtenu
une contradiction.

2. Autre méthode : Le résultat est évident si n ⩽ 3. On suppose donc n ⩾ 3. Soit Pn l'application


X 7→ Xn
+ aX + b de R dans lui-même. = ′
Alors Pn (X) nX n−1+a
s'annule en au plus
deux valeurs. Donc Pn est successivement croissante-décroissante-croissante ou bien décroissante-
croissante-décroissante. Et donc Pn s'annule au plus trois fois.

Exercice 21. Soit f une fonction n fois dérivable sur ]a, b[ s'annulant en n + 1 points de ]a, b[. Montrer
que si f (n) est continue, il existe un point x0 de ]a, b[ tel que f (n) (x0 ) = 0.

Indications 21. C'est encore Rolle de nombreuses fois

4
Correction 21. Comme f′ est dérivable, elle est continue. Comme f s'annule n + 1 fois, f ′ change de
signe (au moins) n+1 fois donc s'annule (au moins) n fois. On peut bien sûr recommencer, le résultat
en découle.

Exercice 22. Étant donné y un réel positif et n un entier naturel pair, montrer que (x + y)n = xn + y n
si et seulement si x = 0. Cas n impair ?

Exercice 23. Soit f une fonction continue et dérivable sur [a, +∞[ et telle que limx→∞ f (x) = f (a).
Montrer qu'il existe un élément c dans ]a, +∞[ tel que f ′ (c) = 0.

Exercice 24. Dans l'application du théorème des accroissements nis à la fonction

f (x) = αx2 + βx + γ

sur l'intervalle [a, b] préciser le nombre  c de ]a, b[. Donner une interprétation géométrique.

Correction 24. La fonction f R donc en particulier sur [a, b]. Le théorème


est continue et dérivable sur
des accroissement nis assure l'existence d'un nombre c ∈]a, b[ tel que f (b) − f (a) = f ′ (c)(b − a).
Mais pour la fonction particulière de cet exercice nous pouvons expliciter ce c. En eet f (b) − f (a) =
f ′ (c)(b − a) implique α(b2 − a2 ) + β(b − a) = (2αc + β)(b − a). Donc c = a+b 2 .
Géométriquement, le graphe P de f est une parabole. Si l'on prend deux points A = (a, f (a)) et
B = (b, f (b)) appartenant à cette parabole, alors la droite (AB) est parallèle à la tangente en P qui
a+b a+b
passe en M = (
2 , f ( 2 )). L'abscisse de M étant le milieu des abscisses de A et B .

Exercice 25. Appliquer la formule des accroissements nis à la fonction

f (x) = a + bx + ceαx

(où a, b, c, α sont réels, et c et α sont non nuls) sur l'intervalle [0, X].

1. Calculer  θ  en fonction de X.

2. En déduire que
1 eαx − 1
x 7→ ln
αx αx
est bornée sur R.

Exercice 26. Soit f une fonction deux fois dérivable sur [a, a + 2h]. Par introduction de la fonction

g(t) = f (a + t + h) − f (a + t)

montrer qu'il existe α dans ]0, 2[ tel que

f (a) − 2f (a + h) + f (a + 2h) = h2 f ′′ (a + αh).

Exercice 27. Soient x et y réels avec 0 < x < y.

1. Montrer que
y−x
x< < y.
ln y − ln x

2. On considère la fonction f dénie sur [0, 1] par

α 7→ f (α) = ln(αx + (1 − α)y) − α ln x − (1 − α) ln y.

De l'étude de f déduire que pour tout α de ]0, 1[

α ln x + (1 − α) ln y < ln(αx + (1 − α)y).

Interprétation géométrique ?

5
Indications 27. 1. Utiliser le théorème des accroissements nis avec la fonction t 7→ ln t

2. Montrer d'abord que f ′′ est négative. Se servir du théorème des valeurs intermédiaires pour f ′.
Correction 27. 1. Soit g(t) = ln t. Appliquons le théorème des accroissements nis sur [x, y]. Il
existec ∈]x, y[, g(y) − g(x) = g ′ (c)(y − x). Soit ln y − ln x = 1c (y − x). Donc ln y−x
y−ln x
= 1c . Or
x < c < y donc y1 < 1c < x1 . Ce qui donne les inégalités recherchées.
(x−y) 2
x−y
2. f ′ (α) = αx+(1−α)y − ln x + ln y . Et f ′′ (α) = − (αx+(1−α)y)2. Comme f ′′ est négative alors f′
x−y−y(ln x−ln y)
est décroissante sur [0, 1]. Or f ′ (0) = > 0 d'après la première question et de
y
même f ′ (1) < 0. Par le théorème des valeurs intermédiaires, il existe c ∈ [x, y] tel que f ′ (c) = 0.

Maintenant f est positive sur [0, c] et négative sur [c, 1]. Donc f est croissante sur [0, c] et
décroissante sur [c, 1]. Or f (0) = 0 et f (1) = 0 donc pour tout x ∈ [0, 1], f (x) ⩾ 0. Cela prouve
l'inégalité demandée.

3. Géométriquement nous avons prouvé que la fonction ln est concave, c'est-à-dire que la corde (le
segment qui va de (x, f (x)) à (y, f (y)) est sous la courbe d'équation y = f (x).
Exercice 28. Par application du théorème des accroissements nis à f (x) = ln x sur [n, n + 1] montrer
que
n
X 1
Sn =
k
k=1
tend vers l'inni quand n tend vers l'inni.

Indications 28. Une fois le théorème des accroissements nis utilisé vous obtenez une somme téléscopique.

1 1
Correction 28. Le théorème des accroissements nis donne : ln(n + 1) − ln(n) = cn (n + 1 − n) = cn ,
1 1
avec cn ∈ [n, n + 1]. Or cn ⩾ n donc
n ⩾ cn . Donc :
n n n
X 1 X 1 X
Sn = ⩾ = ln(k + 1) − ln(k) = ln(n + 1).
k ck
k=1 k=1 k=1

La dernière égalité s'obtient car la somme est téléscopique et ln 1 = 0. Donc Sn ⩾ ln(n + 1), donc
Sn → +∞.
Exercice 29. Étant donné α dans ]0, 1[, montrer que pour tout entier naturel n
α α
1−α
⩾ (n + 1)α − nα ⩾ 1−α .
(n + 1) n
En déduire la limite
n
X 1
lim .
n→∞ pα
p=1

x2 |x|
Exercice 30. Montrer que pour tout x ∈ R, |ex − 1 − x| ⩽ 2 e .

Indications 30. Le théorème des accroissements nis donne un résultat proche de celui souhaité à
un facteur près. Pour obtenir la majoration demandée on peut utiliser le théorème de Rolle avec une
fonction bien choisie.

Correction 30. Pour simplier nous supposons x > 0.


1. Appliquer le théorème des accroissements nis ne va pas être susant. En eet, soit f (x) =
ex − 1 − x. Alors il existe c ∈]0, x[ tel que f (x) − f (0) = f ′ (c)(x − 0).
f (x) = (ec − 1)x. Soit
Soit
x
maintenant g(x) = e −1 alors, par le théorème des accroissements nis sur [0, c] il existe d ∈]0, c[
′ c d x c
tel que g(c) − g(0) = g (d)(c − 0), soit e − 1 = e c. Donc e − 1 − x = f (x) = (e − 1)x = e cx.
d
x
Comme d ⩽ c ⩽ x, alors e − 1 − x ⩽ e x .
x 2

Cela donne une inégalité, mais il manque un facteur 1/2.

6
2. Nous allons obtenir l'inégalité par application du théorème de Rolle. Soit maintenant f (t) =
2
et − 1 − t − k t2 . Nous avons f (0)
= 0, x > 0 étant xé, nous choisisons k tel que f (x) = 0, (un tel
k existe car ex − 1 − x > 0 et x2 > 0). Comme f (0) = 0 = f (x) alors par Rolle il existe c ∈]0, x[
′ ′ t ′ ′ ′
tel que f (c) = 0. Mais f (t) = e − t − kt, donc f (0) = 0. Maintenant f (0) = 0 = f (c) donc il
′′ ′′ t ′′
existe (par Rolle toujours !) d ∈]0, c[ tel que f (d) = 0. Or f (t) = e − k , donc f (d) = 0 donne
2 2
k = ed . Ainsi f (x) = 0 devient ex − 1 − x = ed x2 . Comme d ⩽ x alors ex − 1 − x ⩽ ex x2 .
Exercice 31. Soit f : R −→ R dénie par f (x) = (1 − k)3 x2 + (1 + k)x3 où k est un nombre réel.
Déterminer les valeurs de k pour lesquelles l'origine est un extremum local de f .

Correction 31. f ′ (x) = 2(1−k)3 x+3(1+k)x2 , f ′′ (x) = 2(1−k)2 +6(1+k)x. Nous avons f ′ (0) = 0 et
f ′′ (0) = 2(1 − k)3 . Donc si k ̸= 1 alors, la dérivée seconde étant non nulle en x = 0, 0 est un extremum
3
(maximum ou minimum) local. Si k = 1 alors f (x) = 2x et bien sûr 0 n'est pas un extremum local.
Dans tous les cas 0 n'est ni un minimum global, ni un maximum global (regardez les limites en +∞
et −∞).

Exercice 32. Appliquer la règle de l'Hôpital aux calculs des limites suivantes :
 
1 1
lim − ,
x→0 sin2 x x2
lim (1 − cos x)cotan x.
x→0

Exercice 33. Calculer


cos(x4 ) − 1
lim ;
x→0 x4 ex
ln cos ax
lim ;
x→0 ln cos bx
 
1 1
lim x2 exp − exp .
x→0 x x+1
Exercice 34. Soit f ∈ C 2 (R) telle que ∀(x, y) ∈ R2 f (x + y)f (x − y) ⩽ f (x)2 . Montrer que ∀x ∈
R f (x)f ′′ (x) ⩽ f ′ (x)2 .
f (x)
Exercice 35. Soit f : R+ → R dérivable telle que lim f ′ = l. Montrer qu'alors lim = l.
+∞ +∞ x

Exercice 36. Déterminer les extremums de f (x) = x4 − x3 + 1 sur R.


Correction 36. f ′ (x) = 4x3 − 3x2 = x2 (4x − 3) donc les extremums appartiennent à {0, 34 }. Comme
f ′′ (x)
= = 6x(2x − 1). Alors f ′′ ne s'annule pas en 43 , donc 43 donne un extremum local (qui
12x2 − 6x
′′ ′′′
est même un minimum global). Par contre f (0) = 0 et f (0) ̸= 0 donc 0 est un point d'inexion qui
n'est pas un extremum (même pas local, pensez à un fonction du type x 7→ x ).
3

Exercice 37. Quel est le lieu des points d'inexion (puis des extrémums locaux) de fλ quand λ décrit
R, où :
fλ : x 7→ λex + x2 .
Indications 37. On distinguera les cas λ ⩾ 0 et λ < 0. Pour le cas λ < 0 on considerera des sous-cas.
Correction 37. fλ′ (x) = λex + 2x, fλ′′ (x) = λex + 2. Les points d'inexion sont
1. les racines de
fλ′′ , donc si λ ⩾ 0 il n'y a pas de point d'inexion, si λ < 0 alors il y a un point d'inexion en
xλ = ln(−2/λ).

2. Si λ⩾0 fλ′′ est toujours strictement positive, donc fλ′ est strictement croissante, en −∞
alors
′ ′
la limite de fλ est −∞, en +∞ la limite de fλ est +∞, donc il existe un unique réel yλ tel que

fλ (yλ ) = 0. fλ est décroissante sur ] − ∞, yλ ] et croissante sur [yλ , +∞[. Et en yλ nous avons un
minimum absolu.

7
3. Nous supposons λ < 0. Alors fλ′′ s'annule seulement en xλ . fλ′ est croissante sur ] − ∞, xλ ] et
décroissante sur [xλ , +∞[. Donc fλ′ a des racines si ′
et seulement si f (xλ ) ⩾ 0. Or f ′ (xλ ) =
−2 + 2xλ .

(a) Si λ = −2/e alors fλ′ (xλ ) = 0. Comme fλ′′ (xλ ) = 0 et fλ′′′ ne s'annule pas alors xλ est un
point d'inexion qui n'est pas un extremum local.

(b) Si λ > −2/e alors fλ′ (xλ ) < 0 donc fλ′ est négative donc f est strictement décroissante. Il
n'y a pas d'extremum local.

(c) Si −2/e < λ < 0 alors fλ′ (xλ ) > 0. Donc fλ′ s'annule en deux points, une fois sur ]−∞, xλ [ et
une sur ]xλ , +∞[. Ce sont des extremums locaux (minimum et maximum respectivement).

Exercice 38. Trouver les fonctions f :R→R dérivables en 0 telles que :

∃λ ∈ R+ − {1}, ∀x ∈ R, f (λx) = λf (x).

Exercice 39. Soit f R telle que f (ω) = ω. On dénit une suite (xn )n∈N par la donnée
dérivable sur
de x0 xn+1 = f (xn ). Montrer que si |f ′ (ω)| < 1, ∃ε > 0, ∀x0 ∈]ω − ε, ω + ε[, (xn )n∈N
et la récurrence

converge vers w, et que si |f (ω)| > 1 la suite (xn )n∈N converge vers w si et seulement si elle est

stationnaire (i.e. xn = ω à partir d'un certain rang). Que dire dans le cas |f (ω)| = 1 ?

Exercice 40. Soit f ∈ C 1 ([0; 1], R),telle que f (0) = 0. Calculer :

n
X k
lim f( ).
n→∞ n2
k=1

Exercice 41. Soient f, g : [a, b] −→ R deux fonctions continues sur [a, b] (a < b) et dérivables sur
]a, b[. On suppose

que g (x) ̸= 0 pour tout x ∈]a, b[.

1. Montrer que g(x) ̸= g(a) pour tout x ∈]a, b[.


f (b)−f (a)
2. Posons p= g(b)−g(a) et considérons la fonction h(x) = f (x) − pg(x) pour x ∈ [a, b]. Montrer que

h vérie les hypothèses du théorème de Rolle et en déduire qu'il existe un nombre réel c ∈]a, b[
tel que
f (a) − f (b) f ′ (c)
= ′ .
g(a) − g(b) g (c)
f ′ (x)
3. On suppose que limx→b− g ′ (x) = ℓ, où ℓ est un nombre réel. Montrer que

f (x) − f (b)
lim = ℓ.
x→b− g(x) − g(b)

4. Application. Calculer la limite suivante:

arccos x
lim √ .
x→1 −
1 − x2

Indications 41. 1. Raisonner par l'absurde et appliquer le théorème de Rolle.

2. Calculer h(a) et h(b).

3. Appliquer la question 2. sur l'intervalle [x, b].

4. Calculer f′ et g′.

Correction 41. Le théorème de Rolle dit que si h : [a, b] −→ R est une fonction continue sur l'intervalle
fermé [a, b] et dérivable sur l'ouvert ]a, b[ alors il existe c ∈]a, b[ tel que h′ (c) = 0.

8
1. Supposons par l'absurde, qu'il existe x0 ∈]a, b] tel que g(x0 ) = g(a). Alors en appliquant le
théorème de Rolle à la restriction de g à l'intervalle [a, x0 ] (les hypothèses étant clairement

vériées), on en déduit qu'il existe c ∈]a, x0 [ tel que g (c) = 0, ce qui contredit les hypothèses
faites sur g. Par conséquent on a démontré que g(x) ̸= g(a) pour tout x ∈]a, b].

2. D'après la question précédente, on a en particulier g(b) ̸= g(a) et donc p est un nombre réel bien
déni et h = f − p · g est alors une fonction continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[. Un calcul
simple montre que h(a) = h(b). D'après le théorème de Rolle il en résulte qu'il existe c ∈]a, b[ tel

que h (c) = 0. Ce qui implique la relation requise.

3. Pour chaque x ∈]a, b[, on peut appliquer la question 2. aux restrictions de f et g à l'intervalle
[x, b], on en déduit qu'il existe un point c(x) ∈]x, b[, dépendant de x tel que

f (x) − f (b) f ′ (c(x))


(∗) = ′ .
g(x) − g(b) g (c(x))
f ′ (t)
Alors, comme limx→b− g ′ (t) =ℓ et limx→b− c(x) = b, (car c(x) ∈]x, b[) on en déduit en passant

à la limite dans (∗) que


f (x) − f (b)
lim = ℓ.
x→b− g(x) − g(b)
Ce résultat est connu sous le nom de règle de l'Hôpital.

f (x) = arccos x et g(x) = 1 − 2 ∈ [0, 1]. Ces
4. Considérons les deux fonctions

√ x pour x ′
√ fonctions
sont continues sur [0, 1] et dérivables sur ]0, 1[ et f (x) = −1/ 1 − x2 , g (x) = −x/ 1 − x2 ̸= 0
pour tout x ∈]0, 1[. En appliquant les résultats de la question 3., on en déduit que

√ −1
arccos x 1−x2 1
lim √ = lim = lim = 1.
x→1 −
1 − x2 x→1− √ −x x→1− x
1−x2

Exercice 42. Soit n⩾2 un entier xé et f : R+ = [0, +∞[−→ R la fonction dénie par la formule
suivante:
1 + xn
f (x) = , x ⩾ 0.
(1 + x)n
1. (a) Montrer que f est dérivable sur R+ et calculer f ′ (x) pour x ⩾ 0.

(b) En étudiant le signe de f (x) sur R+ , montrer que f atteint un minimum sur R+ que l'on
déterminera.

2. (a) En déduire l'inégalité suivante:

(1 + x)n ⩽ 2n−1 (1 + xn ), ∀x ∈ R+ .

(b) Montrer que si x ∈ R+ et y ∈ R+ alors on a

(x + y)n ⩽ 2n−1 (xn + y n ).

Correction 42. 1. (a) Il est clair que la fonction f est dérivable sur R+ puisque c'est une fonction
rationnelle sans pôle dans cet intervalle. De plus d'après la formule de la dérivée d'un
quotient, on obtient pour x⩾0 :

n(xn−1 − 1)
f ′ (x) = .
(1 + x)n+1

(b) Par l'expression précédente f ′ (x) est du signe de xn−1 −1 sur R+ . Par conséquent on obtient:
f ′ (x)⩽ 0 pour 0 ⩽ x ⩽ 1 et f ′ (x) ⩾ 0 pour x ⩾ 1. Il en résulte que f est décroissante sur
[0, 1] et croissante sur [1, +∞[ et par suite f atteint son minimum sur R+ au point 1 et ce
minimum vaut f (1) = 2
1−n .

9
2. (a) Il résulte de la question 1.b que f (x) ⩾ f (1) pour tout x ∈ R+ et donc

(1 + x)n ⩽ 2n−1 (1 + xn ).

(b) En appliquant l'inégalité précédente avec x = b/a, on en déduit immédiatement l'inégalité


requise (le cas du couple (0, 0) étant trivial).

Exercice 43. On considère la fonction f : R → R dénie par


(
e1/t si t < 0
f (t) =
0 si t ⩾ 0

1. Démontrer que f est dérivable sur R, en particulier en t = 0.


2. Etudier l'existence de f ′′ (0).
3. On veut montrer que pour t < 0, la dérivée n-ième de f s'écrit

Pn (t) 1/t
f (n) (t) = e
t2n
où Pn est un polynôme.

(a) Trouver P1 et P2 .
(b) Trouver une relation de récurrence entre Pn+1 , Pn et Pn′ pour n ∈ N∗ .
4. Montrer que f est de classe C ∞.

Correction 43. 1. f est dérivable sur R∗− en tant que composée de fonctions dérivables, et sur R∗+
car elle est nulle sur cet intervalle ; étudions donc la dérivabilité en 0.
On a (
f (t) − f (0) e1/t /t si t < 0
=
t 0 si t > 0
or e1/t /t tend vers 0 quand t tend vers 0 par valeurs négatives. Donc f est dérivable à gauche et
à droite en 0 et ces dérivées sont identiques, donc f est dérivable et f ′ (0) = 0.
2. On a (
−e1/t /t2 si t < 0
f ′ (t) =
0 si t ⩾ 0
donc le taux d'accroissement de f′ au voisinage de 0 est
(
f ′ (t) − f ′ (0) −e1/t /t3 si t < 0
=
t 0 si t > 0
et il tend vers 0 quand t tend vers 0 par valeurs supérieures comme inférieures. Donc f admet
une dérivée seconde en 0, et f ′′ (0) = 0.
3. (a) On a déjà trouvé que f ′ (t) = −e1/t /t2 , donc f ′ (t) = P1 (t)/t2 e1/t si on pose P1 (t) = −1.
′′
Par ailleurs, f (t) = + e1/t (2/t3 ) = 1+2t
e1/t /t4 e1/t donc la formule est vraie pour n = 2 en
t4
posant P2 (t) = 1 + 2t.
Pn (t) 1/t
(b) Supposons que la formule est vraie au rang n. Alors f (n) (t) = t2n
e d'où
Pn′ (t)t2n − Pn (t)(2n)t2n−1 1/t Pn (t) 1/t
f (n+1) (t) = e + 2n e (−1/t2 )
t4n t
′ 2
P (t)t − (2nt + 1)Pn (t) 1/t
= n e
t2(n+1)
donc la formule est vraie au rang n + 1 avec

Pn+1 (t) = Pn′ (t)t2 − (2nt + 1)Pn (t).

10
4. Sur R∗− et sur R∗+ , f est indéniment dérivable, donc il sut d'étudier ce qui se passe en 0.
Montrons par récurrence que f est indéniment dérivable en 0, et que pour tout n ∈ N, f (n) (0) =
0. On sait que c'est vrai au rang 1. Supposons que f est n-fois dérivable, et que f (n) (0) = 0.
Alors le taux d'accroissement de f
(n) en 0 est :
(
f (n) (t) − f (n) (0) Pn (t)e1/t /t2n+1 si t < 0
=
t 0 si t > 0

et sa limite est 0 quand t tend vers 0 par valeurs supérieures comme inférieures. Donc f (n) est
dérivable en 0, et f
(n+1) (0) = 0. Donc l'hypothèse de récurrence est vériée au rang n + 1.
Par conséquent, f est de classe C ∞.
Exercice 44. Montrer que pour tout x ∈ R+ , sin(x) ⩽ x.
Exercice 45. Pour tout x ∈]1, +∞[ on pose f (x) = x ln(x) − x. Montrer que f est une bijection de
]1, +∞[ sur ] − 1, +∞[. On pose g = f −1 l'application réciproque de f. Calculer g(0) et g ′ (0).
Exercice 46. Étudier la continuité, la dérivabilité, la continuité de la dérivée pour les applications
suivantes :

1
1. f : x 7→ sin ( ) si x ̸= 0 et f (0) = 0.
x
1
2. g : x 7→ xsin ( ) si x ̸= 0 et f (0) = 0.
x
1
3. h : x 7→ x2 sin ( ) si x ̸= 0 et f (0) = 0.
x
Exercice 47. Soit g une fonction 2 fois dérivable sur [a, b] telle que g(a) = g(b) = 0 et g ′′ (x) ⩽ 0 pour
tout x ∈]a, b[. Montrer que pour tout x ∈]a, b[, g(x) ⩾ 0.
Exercice 48. Soit f : R → R une fonction deux fois dérivable telle que ∀x ∈ R on ait f (x) ⩾ 0,
f (x)
f ′ (x) ⩾0 ′′
et f (x) ⩾ 0. Étudier lim f (x) et lim .
x→∞ x→∞ x

Exercice 49. Soit f une application continue de [a, b] à valeurs dans R dérivable sur ]a, b]. Montrer
que si lim f ′ (x) existe, f est dérivable en a.
x→a

Exercice 50. Soit f : R+ → R∗+ une fonction bornée deux fois dérivable et telle qu'il existe α>0 tel
que, pour tout x ∈ R+ , on ait αf (x) ⩽ f ′′ (x).
1. (a) Montrer que f′ a une limite en +∞. Quelle est la valeur de cette limite ?

(b) Montrer que f est décroissante et que lim f (x) = 0.


+∞

2. (a) Soit g : x 7→ αf 2 (x) − (f ′ (x))2 . Montrer que g est croissante et a pour limite 0 en ∞.
√ √
(b) En posant f (x) = h(x) exp(− αx), montrer que, pour tout x ∈ R+ : f (x) ⩽ f (0) exp(− αx).

Exercice 51. Soit f une fonction continue de [0, 1] à valeurs dans R. Pour chaque n ∈ N, on note gn
1
la fonction x 7→ f (x + ) − f (x).
n
1
1. On suppose gn (x) > 0 pour tout x ∈ [0, 1 − [. Montrer que f (1) > f (0).
n
2. On suppose désormais que f (0) = f (1). Montrer que, pour chaque n ∈ N, la fonction gn s'annule
1
en au moins un point de l'intervalle [0, 1 − ].
n
Exercice 52. Pour tout n entier supérieur où égal à 2, on considère le polynôme de degré n à coecients
réels :
Pn (X) = X n + X n−1 + X 2 + X − 1

11
1. Soit n ⩾ 2. Montrer que Pn a une unique racine réelle positive que l'on nommera λn . (On pourra
étudier l'application X 7→ Pn (X).)

2. Montrer que la suite (λn )n⩾2 est croissante puis qu'elle converge vers une limite que l'on notera
ℓ.

3. Montrer que ℓ est racine du polynôme X 2 + X − 1. En déduire sa valeur.

Correction 52. 1. Pour tout n ⩾ 2 on a : Pn (0) = −1 et Pn (1) = 3. Comme l'application


X 7→ Pn (X) est continue, elle s'annulle en (au moins) un point de l'intervalle ]0, 1[. Comme par
ailleurs, pour tout X ′
positif, Pn (X)
= + (n − nX n−1 1)X n−2
+ 2X + 1 est strictement positif,
l'application X 7→ Pn (X) est strictement croissante sur R+ et s'annule en au plus un point de R+ .
En conséquence Pn a une unique racine positive λn qui de plus satisfait à l'inégalité 0 < λn < 1.

2. Pour tout X ∈]0, 1[, Pn (X) − Pn−1 (X) = X n − X n−2 < 0. En particulier Pn (λn−1 ) < 0 donc
λn > λn−1 . La suite (λn )n⩾2 est donc croissante et majorée (cf 1.) : elle est convergente.
 3   3 2 3
3. Pour tout n ⩾ 2 on a : λn + λn
n n−1 = −λ2 − λ + 1. Or P > + − 1 > 0 donc la
n n n
43 n 4 3 n+14
n
suite (λn + λn
n−1 ) n n−1 <
n∈N satisfait aux inégalités 0 < λn + λn + et converge vers
4 4
0. Il en va de même de la suite (−λ2n − λn + 1)n⩾2 . En passant à la limite, on√ obtient l'égalité :
−1 + 5
ℓ2 + ℓ − 1 = 0. La seule solution positive de cette équation étant , on a l'égalité :
√ 2
−1 + 5
ℓ= .
2
Remarques

1. L'inégalité 0 < λn < 1 (pour tout n ⩾ 2) n'implique pas que (λnn )n⩾2 converge vers 0. Par
1 1
exemple la suite (vn )n⩾1 dénie par vn = (1 − )n converge vers . (Pour le vérier appliquer le
n e
1. du problème à log (vn ).)
n
1  1  X 1  1 
2. La propriété lim ε = 0 n'implique pas que lim ε = 0. Par
n→∞ n + k n+k n→∞ n+k n+k
k=0
n
X 1
exemple... lim = log (2).
n→∞ n+k
k=0

Exercice 53. Soit f une fonction d'un intervalle I à valeurs dans R dérivable sur I. Montrer que les
propriétés suivantes sont équivalentes :

1. f est strictement croissante sur I.

2. f′ est positive ou nulle sur I et {x ∈ I; f ′ (x) > 0} est dense dans I.

Exercice 54. 1. Soit f une application de R dans R dérivable en 0. Montrer qu'il existe une
application ε de R dans lui-même telle que ∀x ∈ R : f (x) = f (0) + xf ′ (0) + xε(x) et lim ε(x) = 0.
x→0
Donner une interprtation géométrique de ce résultat.

2. En déduire les limites des suites (un )n⩾1 et (vn )n⩾1 dénies en posant, pour tout n ∈ N∗ :
3 1 α 1
un = (n + 1) − n 3 et vn = (1 + ) n .
n
3. Construire un exemple de suite (wn )n⩾1 avec, un < 1 pour tout n⩾1 et telle que lim wn = 1.
n→∞
(On pourra s'inpirer de l'exemple de (vn )n⩾1 ci-dessus.)

1 1
Exercice 55. 1. Montrer que pour tout x>0 on a : < log(x + 1) − log(x) < .
x+1 x

12
1 1
2. En déduire que pour tout entier n⩾1: log(n + 1) < 1 + + · · · + < 1 + log(n).
2 n
1 1
3. Posons un = 1 + + · · · + − log(n) Montrer que la suite (un )n∈N est décroisante et convergente.
2 n
Exercice 56. 1. Soit f une application continue d'un intervalle ]a, b[ à valeurs dans R, dérivable
en c ∈]a, b[. Montrer qu'il existe une (unique) application continue ε de ]a, b[ dans R telle que
f (c) = 0 et, pour tout x ∈]a, b[ distinct de c, on ait :

f (x) = f (c) + (x − c)f ′ (c) + (x − c)ε(x)

2. Montrer que la suite (Sn )n⩾1 de terme général :

n
1 1 1 X 1
Sn = + + ··· + =
n n+1 2n n+k
k=0

est décroissante et qu'elle converge vers une limite que l'on nommera S.
1
3. Pourquoi peut on dire, a priori, que ⩽ S ⩽ 1?
2
4. Soit f :] − 1, 1[→ R une application continue, dérivable en 0 et telle que f (0) = 0. Montrer que
la suite (σn (f ))n⩾1 de terme général :
     
1 1 1
σn (f ) = f +f + ··· + f
n n+1 2n

converge vers f ′ (0)S (utiliser 1.).

5. Montrer que σn (f ) = log (2) lorsque f est l'application x 7→ log (1 + x) et en déduire la valeur
de S.

6. Calculer la limite de la suite (σn )n⩾1 de terme général :

1 1 1
σn = sin + sin + · · · + sin .
n n+1 2n

7. Plus généralement, quelle est la valeur pour p ∈ N∗ donné, de la limite Sp de la suite (σn (p))n⩾1
de terme général :
pn
X 1
σn (p) = ?
n+k
k=0

f (x) − f (c)
Correction 56. 1. ε(x) = − f ′ (c). Comme f est continue, ε est continue sur ]a, b[−{c}
x−c
et la continuité en c de ε équivaut à la dérivabilité de f en c. L'unicité est évidente.
1 1 1 1 1
2. Pour tout n ⩾ 1, Sn+1 − Sn = + − < 0 (par exemple parce que < et
2n + 2 2n + 1 n 2n + 2 2n
1 1 1 1 1
< donc + < 2× ) donc la suite (Sn )n⩾1 est décroissante. Elle est
2n + 1 2n 2n + 2 2n + 1 2n
minorée (par 0) donc elle converge.

1 1 1 1 1
3. Pour tout 0 ⩽ k ⩽ n, ⩽ ⩽ donc (n + 1) × ⩽ Sn ⩽ (n + 1) × d'où, en passant
2n n+k n 2n n
1
à la limite, l'inégalité ⩽ S ⩽ 1.
2

13
4. Soit ε l'application de ] − 1, 1[ à valeurs dans R telle que f (x) = f ′ (0)x + ε(x). Pour tous
n, k ∈ N, n > 0, on a l'égalité :
 1  1 1  1 
f = f ′ (0) + ε
n+k n+k n+k n+k
n
X 1  1  1 1
donc σn (f ) − f ′ (0)S n = ε . Comme, pour tout k ⩾ 0, on a ⩽ , on en
n+k n+k n+k n
k=0
déduit les inégalités :

n
′ 1X  1  n+1  1 
|σn (f ) − f (0)Sn | ⩽ ε ⩽ max ε .
n n+k n 0⩽k⩽n n+k
k=0
 1 
Comme max ε ⩽ sup |ε(x)|, cette quantité converge vers 0 lorsque n tend vers l'inni
0⩽k⩽n n+k 1
x∈[0, n ]
(puisque ε est continue et s'annulle en 0).
 1  n + k + 1
5. Des égalités log 1+ = log = log (n + k + 1) − log (n + k) on déduit que :
n+k n+k
 2n + 1   1
σn (f ) = log (2n + 1) − log (n) = log = log 2 + .
n n
Comme la fonction logarithme est continue, (σn (f ))n⩾1 converge vers log (2) lorsque n tend vers
l'inni. Ainsi S = log (2).

6. Par les deux questions qui précédent il est immédiat que lim σn = log (2).
n→∞

7. Soit f :] − 1, 1[→ R une application continue, dérivable en 0 et telle que f (0) = 0. Soit ε
l'application de ] − 1, 1[ à valeurs dans R telle que f (x) = f ′ (0)x + ε(x).
On pose, pour tous n, k ∈ N, n > 0 :

pn pn
X 1  X 1
σn (p, f ) = f et Sn,p = .
n+k n+k
k=0 k=0

 1  1 1  1 
Pour tous n, k ∈ N, n > 0 on a l'égalité : f = f ′ (0) + ε d'où
n+k n+k n+k n+k
pn
′ 1X  1  pn + 1  1 
|σn (p, f ) − f (0)Sn,p | ⩽ ε ⩽ sup ε
n n+k n x∈[0, 1 ] n+k
k=0 n

donc cette diérence converge vers 0 lorsque n tend vers l'inni.

Lorsque f est la fonction x 7→ log(1 + x), on obtient (comme précédemment) que :

 1
σn (p, f ) = log ((p + 1)n + 1) − log (n) = log 1 + p +
n
puis que lim σn (p, f ) = log (p + 1) c'est à dire Sp = log (p + 1).
n→∞

Exercice 57. Soit f une fonction dérivable et a un réel. Soit h > 0 un nombre réel strictement positif
xé.

1. Montrer qu'il existe θ ∈]0, 1[ tel que

f (a + h) − 2f (a) + f (a − h)
= f ′ (a + θh) − f ′ (a − θh).
h

14
f (a + h) − 2f (a) + f (a − h)
2. Pour tout h ̸= 0 on note : φ(h) = . Montrer que si f ′′ (a) existe,
′′
h2
alors lim φ(h) = f (a).
h→0

Exercice 58. Soit I un intervalle ouvert contenant 0 et 1 et f :I →R une fonction dérivable. On


pose p = f (1) − f (0).

f (x) − f (0)
1. Soit g : [0, 1] → R la fonction dénie par g(0) = f ′ (0) et g(x) = sinon. Montrer que

x
si u est un réel compris entre f (0) et p alors il existe a ∈ [0, 1] tel que u = f ′ (a).
f (x) − f (1)
2. Soit h : [0, 1] → R la fonction dénie par h(1) = f ′ (1) et h(x) = sinon. Montrer que
x−1
si v est un réel compris entre f ′ (1) et p alors il existe b ∈ [0, 1] tel que v = f ′ (b).

3. Soit w un réel compris entre f ′ (0) et f ′ (1). Montrer qu'il existe c ∈ [0, 1] tel que w = f ′ (c).

Exercice 59. Soit P (X) un polynôme à coecients complexes de degré 3 ayant trois racines distinctes.
Montrer que les

racines de P sont dans le triangle ayant pour sommet les racines de P

Exercice 60. Soit f : [a, +∞[→ R une fonction de classe C 1, telle que

lim f (t) = f (a).


t→+∞

Montrer qu'il existe c ∈]a, +∞[ tel que f ′ (c) = 0.


Exercice 61. Montrer que
∀x ∈ R, | sin x| ⩽ |x|,
π
∀x ∈ [0, ], 1 − cos x ⩽ x sin x,
2
x
∀x ∈ [−1, 1], | arcsin x| ⩽ √ .
1 − x2
Exercice 62 (Limite double). Soit f :R→R continue en 0. Montrer que f est dérivable en 0, et
f ′ (0) =ℓ si et seulement si :

f (h) − f (−k)
∀ ε > 0, ∃ δ > 0 tq ∀ h, k ∈ ]0, δ[, − ℓ ⩽ ε.
h+k
Exercice 63 (Propriétés de parité et de périodicité). Soit f :R→R dérivable.

1. Que peut-on dire de f′ si on sait que f est paire ? impaire ? périodique ?

2. Que peut-on dire de f si on sait que f′ est paire ? impaire ? périodique ?

3. Montrer que si f′ est T -périodique et f (T ) ̸= f (0), alors f n'a pas de période (on étudiera f (nT )
pour n ∈ N).

Exercice 64 (Propriété de parité). Soit f : R → R de classe C 1 telle que la fonction t 7→ 2f (t) − tf ′ (t)
est paire. f est-elle paire ?

Correction 64. Contre-exemple : f (t) = t2 si t⩾0 et f (t) = −t2 si t < 0.


Exercice 65 (Injectivité locale). Soit f :R→R dérivable et a∈R tel que f ′ (a) ̸= 0.

1. Montrer qu'il existe un voisinage V de a tel que ∀ x ∈ V \ {a}, f (x) ̸= f (a).

2. Si f′ est continue au point a, montrer qu'il existe un voisinage V de a tel que f|V soit injective.

Exercice 66 (Dérivabilité de |f |). Soit f :R→R dérivable. Montrer que |f | admet en tout point
une dérivée à droite et une dérivée à gauche.

15
Exercice 67 (f
′ (x) →ℓ et f est bornée). Soit f :R→R dérivable et bornée telle que f ′ (x) → ℓ
lorsque x → +∞. Montrer que ℓ = 0.

Exercice 68 (lim∞ f ′ (x) = lim∞ f (x)/x ). Soit f : R → R dérivable telle que f ′ (x) → ℓ lorsque
f (x)
x → +∞. Montrer que
x → ℓ lorsque x → +∞.
Chercher un contrexemple pour la réciproque.
Rx
Exercice 69 (Centrale MP 2006). Soit f : R+ → R continue telle que f (x) t=0 f
2 (t) dt → ℓ ∈ R∗
lorsque x → +∞. Montrer qu'il existe α, β ∈ R∗ tels que f (x) ∼ xαβ en +∞.
Rx
Correction 69. Poser g(x) = t=0 f
2 (t) dt. On obtient (g 3 )′ (x) → 3ℓ2 lorsque x → +∞, ce qui
q

implique (classiquement) que g 3 (x) ∼ 3ℓ2 x, puis f (x) ∼ 3
3x .

Exercice 70 (Propriété des valeurs intermédiaires pour f ′ ). Soit f : [a, b] → R dérivable.

1. On suppose que : ∀ x ∈ [a, b], f ′ (x) ̸= 0. Montrer que f′ est de signe constant.

2. Dans le cas général, montrer que f ′ ([a, b]) est un intervalle.

Exercice 71 (Propriété des valeurs intermédiaires pour f ′ ). Soit f : [a, b] → R dérivable.

f (x)−f (y)
1. On note E = {(x, y) ∈ [a, b]2 tq x < y} et pour (x, y) ∈ E : φ(x, y) = x−y . Montrer que
φ(E) est un intervalle.

2. En déduire que f ′ ([a, b]) est un intervalle.

Exercice 72 (Règle de l'Hospital). Soient f, g : [a, b] → R dérivables avec : ∀ x ∈ ]a, b[, g ′ (x) ̸= 0.
f (b)−f (a) f ′ (c)
1. Montrer qu'il existe c ∈ ]a, b[ tel que :
g(b)−g(a) = g ′ (c) .
(Appliquer le théorème de Rolle à f − λg , où λ est un réel bien choisi)

f ′ (x) f (x)−f (a)


2. En déduire que si
g ′ (x) → ℓ lorsque x → a+ , alors
g(x)−g(a) → ℓ lorsque x → a+ (règle de

l'Hospital).

cos x−ex
3. Application : déterminer limx→0+ (x+1)ex −1 .

ln(sin x)−ln(cos x)
Exercice 73 (Recherche de limite). Trouver limx→π/4 sin x−cos x .


Correction 73. TAF ⇒ℓ= 2.

Exercice 74 (f (a) = f (b) = 0, f ′ (a)f ′ (b) > 0 ⇒ il existe un autre zéro). Soit f : [a, b] → R dérivable
′ ′
telle que f (a) = f (b) = 0, et f (a) > 0, f (b) > 0.

Montrer qu'il existe c ∈ ]a, b[ tel que f (c) = 0, et f (c) ⩽ 0.

Exercice 75 (f
′ (a) = f ′ (b)). Soit f : [a, b] → R dérivable telle que f ′ (a) = f ′ (b).
Montrer qu'il existe c ∈ ]a, b[ tel que f ′ (c) = f (c)−f
c−a
(a)
.

Exercice 76 (Tangentes passant par un point donné). Soit f : [a, b] → R dérivable, telle que f (a) =
f (b) = 0. Montrer que pour tout d ∈ R \ [a, b], il existe une tangente à Cf passant par le point (d, 0).

Exercice 77 (Rolle itéré). Soit f : [a, b] → R n fois dérivable.

1. Si f s'annule en n+1 points distincts dans [a, b], montrer qu'il existe c ∈ ]a, b[ tel que f (n) (c) = 0.

2. Si f (a) = f ′ (a) = · · · = f (n−1) (a) = f (b) = 0, montrer qu'il existe c ∈ ]a, b[ tel que f (n) (c) = 0.

Exercice 78 (Rolle à l'inni). Soit f : [a, +∞[ → R dérivable telle que f (x) → f (a) lorsque x → +∞.
Montrer qu'il existe x ∈ ]a, +∞[ tel que f ′ (x) = 0.

16
Exercice 79 (Formule des accroissements nis avec θ = 1/2). Soit f : R → R dérivable telle que :
a)f ′ a+b

∀ a, b ∈ R, f (b) − f (a) = (b − 2 . Montrer que f est polynomiale de degré inférieur ou égal à
2.

Correction 79. Dériver par rapport à a puis par rapport à b.

Exercice 80 (Fonction C∞ bornée). Soit f :R→R de classe C∞ bornée.

1. Montrer que si une dérivée, f (k) , k ⩾ 2, admet un nombre ni de zéros, alors les dérivées
précédentes, f
(p) , 1 ⩽ p < k , tendent vers 0 en ±∞.

2. En déduire que pour tout k ⩾ 2, f (k) s'annule au moins k−1 fois sur R.

Exercice 81 (Distance à la corde). Soit f : [a, b] → R de classe C2.

1. On suppose que f (a) = f (b) = 0. Soit c ∈ ]a, b[. Montrer qu'il existe d ∈ ]a, b[ tel que :

(c − a)(b − c) ′′
f (c) = − f (d).
2
(Considérer g(t) = f (t) + λ(t − a)(b − t) où λ est choisi de sorte que g(c) = 0)

2. Cas général : Soit c ∈ ]a, b[. Montrer qu'il existe d ∈ ]a, b[ tel que :

b−c c−a (c − a)(b − c) ′′


f (c) = f (a) + f (b) − f (d).
b−a b−a 2

Exercice 82 (Écart à un polynôme interpolateur). Soit f :R→R de classe C n , a1 , . . . , an n points


distincts dans RQ, et P le polynôme de Lagrange prenant les mêmes valeurs que f aux points ai . On
n
1
pose Q(x) = i=1 (x − ai ).
n!
Montrer que : ∀ b ∈ R, ∃ c ∈ R tq f (b) = P (b) + Q(b)f
(n) (c)

(considérer g(t) = f (t) − P (t) − λQ(t) où λ est choisi de sorte que g(b) = 0).

Exercice 83 (Polynômes de Legendre). On pose f (t) = (t2 − 1)n .

1. Montrer que : ∀ k ∈ {0, . . . , n − 1}, f (k) (1) = f (k) (−1) = 0.

2. Calculer f (n) (1) et f (n) (−1).

3. Montrer que f (n) s'annule au moins n fois dans l'intervalle ] − 1, 1[.

Correction 83. 1.

2. f (n) (1) = 2n n!, f (n) (−1) = (−2)n n!.

3.

Exercice 84 (Racines de xn + ax + b).


Soit n ∈ N, n ⩾ 2, et a, b ∈ R. Montrer que l'équation
xn + ax + b = 0 ne peut avoir plus de deux racines réelles distinctes si n est pair, et plus de trois racines
réelles distinctes si n est impair.

Exercice 85 (Racines de P (x) − ex ). Soit P un polynôme. Montrer qu'il existe au plus un nombre
ni de réels x tels que P (x) = ex .
1 1
Exercice 86 (Limite de 1/(n + 1) + · · · + 1/2n). On veut calculer ℓ = limn→∞ n+1 + ··· + 2n .

1. Montrer l'existence de ℓ.
 
1 1
→ ℓf ′ (0)

2. Soit f : [0, +∞[ → R dérivable telle que f (0) = 0. Montrer que f n+1 +···+f 2n
lorsque n → ∞.

17
3. On prend f (x) = ln(1 + x). Déterminer ℓ.
Pn k

Exercice 87 (Calcul de limite). Soit f : R → R dérivable telle que f (0) = 0. Chercher limn→∞ k=1 f n2
.

f ′ (0)
Correction 87.
2 .

Exercice 88 (Somme 1/k ln k ). Pour k ∈ N, k ⩾ 2, appliquer le théorème des accroissements nis à


1
x 7→ ln(ln x) sur [k, k + 1]. En déduire que la série de terme général k ln k est divergente.
′ ′
Exercice 89 (f (x)f (f (x)) = 1). Trouver toutes les applications f :R→R dérivables telles que :
(
∀ x ∈ R, f ′ (x)f ′ (f (x)) = 1
f (0) = 0 et f ′ (0) > 0.

Correction 89. f = id.

Exercice 90 (f ◦ f = f ). Soit f : [0, 1] → [0, 1] dérivable telle que f ◦ f = f. Montrer que f est
constante ou bien f = id[0,1] .

Exercice 91 (Dérivabilité uniforme). Soit f : [a, b] → R de classe C1. Démontrer que :

f (x) − f (y)
∀ ε > 0, ∃ δ > 0 tq ∀ x, y ∈ [a, b], si 0 < |x − y| < δ, alors− f ′ (x) ⩽ ε.
x−y
(
∀ x ∈ R, u(x) ̸= v(x)
Exercice 92 (Formes indéterminées). Soient u, v : R → R deux fonctions telles que :
limx→0 u(x) = limx→0 v(x) =

uv −v v
1. Chercher limx→0 u−v .

uv −v u
2. Chercher limx→0 uu −v v .

uv −v v
Correction 92. 1. AF ⇒ ∃ w(x) compris entre u(x) et v(x) tel que
u−v = vwv−1 → aa .

2. uv − v u = (uv − v v ) + (v v − v u ) = (u − v)(vw1v−1 − (ln v)v w2 )


uu − v v = (u − v)w3w3 (1 + ln w2 )
1−ln a
⇒ lim = 1+ln a .

Exercice 93 ((1 + k)(1 + k 2 ) . . . (1 + k n )). 1. Montrer que : ∀ x ⩾ −1, ln(1 + x) ⩽ x.

2. Soit k ∈ ] − 1, 1[. On pose un = (1 + k)(1 + k 2 ) . . . (1 + k n ). Montrer que la suite (un ) est


convergente (traiter séparément les cas k ⩾ 0, k < 0).

Correction 93. 1.

k
2. Pour k ⩾ 0, la suite (un ) est croissante et ln un ⩽ 1−k .
Pour k < 0, (u2n ) décroît et converge, et u2n+1 ∼ u2n .

Exercice 94 (Dérivée n-ème de cos3 x). Calculer la dérivée nème de la fonction x 7→ cos3 x.
3
Exercice 95 (Dérivée n-ème de arctan x et ex ). Établir une formule de récurrence pour les dérivées
successives des fonctions :
3
f : x 7→ arctan x et g : x 7→ ex .

Correction 95. (1 + x2 )f (n+1) + 2nxf (n) + n(n − 1)f (n−1) = 0 pour n ⩾ 1.


g (n+1) = 3x2 g (n) + 6nxg (n−1) + 3n(n − 1)g (n−2) pour n ⩾ 0.

Exercice 96 (Dérivée n-ème de (x3 + 2x2 − 5)e−x ). Calculer la dérivée nème


x 7→ (x3 + 2x2 − 5)e−x . de

(−1)n e−x x3 + (2 − 3n)x2 + (3n2 − 7n)x + (−n3 + 5n2 − 4n − 5) .



Correction 96.

18

Exercice 97 (Ensi Chimie P 94). Soit f (x) = ex 3 sin x. Calculer f (n) (x) pour n ∈ N.

Correction 97. f (n) (x) = 2n ex 3 sin(x + n π6 ).

Exercice 98 (Dérivée n-ème de xn (1 − x)n ). Calculer la dérivée nème de x 7→ xn (1 − x)n . En déduire


k 2
Pn 
la valeur de k=0 Cn .

dn
2
xn (1 − x)n = nk=0 n! Cnk (−1)n−k xn−k (1 − x)k .
 P
Correction 98.
dxn 2
xn = (−1)n n! nk=0 Cnk = (−1)n An2n .
P
coecient de

dn dn
n-èmes de tn−1 ln(t) et tn−1 e1/t ). tn−1 ln t , et tn−1 exp(1/t)
 
Exercice 99 (Dérivées Calculer
dtn dtn
(essayer n = 1, 2, 3).
(n−1)! (−1)n
Correction 99.
t ,
tn+1
exp(1/t).

Exercice 100 (Dérivée n-ème de f (x2 )). Soit f : R → R une fonction de classe Cn. On pose
g(x) = f (x2 ).
Pn
1. Montrer qu'il existe des entiers an,k tels que : ∀ x, g (n) (x) = k=[(n+1)/2] an,k f
(k) (x2 )(2x)2k−n .

2. Calculer an,k en fonction de n et k.

Correction 100. 1. an+1,k = an,k−1 + 2(2k − n)an,k .


n!
2. an,k = (n−k)!(2k−n)! .

Exercice 101 (Dérivée n-ème de


 f (1/x)). Soit f une fonction n fois dérivable sur un intervalle I ne
contenant pas 0, et g(x) = f x1 .
(n−1)(n−2)...(n−p) p (n−p) 1 
g (n) (x) = (−1)n n−1
P
Établir : p=0 x2n−p
Cn f x .
2
Exercice 102 (Dérivées de e−1/x ). Soit f :R→R
(
x ̸= 0 f (x) = exp − x12


f (0) = 0.

Montrer que f est de classe C∞ en 0 et : ∀ k ∈ N, f (k) (0) = 0.


f (2t)−f (t)
Exercice 103 ((f (2t) − f (t))/t). Soit f : R → R continue telle que
t →a (si t → 0. Montrer
que f est dérivable en 0 et f ′ (0) = a.
3x 4x3
Exercice 104 (sin x − 3x/π + 4x3 /π 3 ⩾ 0). On pose f (x) = sin x − π + π3
. Montrer que : ∀x⩾
0, f (x) ⩾ 0 (chercher le signe de f (4) ).

Exercice 105 (Courbes homothétiques). Soit a > 0, a ̸= 1. On note C la courbe d'équation : y = ln x,



et C celle d'équation : y = a ln x.

1. Montrer que C et C′ ont une et une seule tangente commune.

2. Montrer que C et C′ sont homothétiques.

Correction 105. 1. Au point d'abscisse α tq ln α = a ln a


1−a +1 pour C, et α′ = aα pour C′.
 
2. Centre = 0, a1−a
ln a
, rapport = a.

Exercice 106 (Matexo). Soit f une application dérivable de R dans R telle que ∀ x ∈ R, f (x)f ′ (x) ⩾
0. Montrer que f −1 (R∗ ) est un intervalle.

Correction 106. Si f change de signe, soit par exemple f (a) > 0, f (b) < 0, a < b et c =
sup{x tq f|[a,x] est croissante}. Alors f est croissante sur [a, c] et f (c) = 0, contradiction.

19
R a(x) 2
Exercice 107 (Mines MP 2000). Montrer que pour tout x réel, il existe a(x) unique tel que t=x et dt =
1. Montrez que a est indéniment dérivable, et que son graphe est symétrique par rapport à la deuxième
bissectrice.
Rx t2
Correction 107. Si l'on pose F (x) = t=0 e dt, on constate que a(x) = F −1 (1 + F (x)) ce qui prouve
l'existence, l'unicité et le caractère C
∞ de a. Pour la symétrie, il faut montrer que a(−a(x)) = −x soit
R −x 2
t=−a(x) et dt = 1 ce qui est immédiat.

Exercice 108 (φ(2x) = 2φ(x) (Centrale MP 2003)). Trouver toutes les fonctions φ : R → R dérivables
telles que ∀ x ∈ R, φ(2x) = 2φ(x).

Correction 108. Toute fonction linéaire φ : x 7→ ax convient. Réciproquement, si φ est solution


alorsφ(0) = 0. On note a = φ′ (0) et ψ(x) = φ(x) − ax : ψ est également solution et ψ ′ (0) = 0. Si
x ∈ R et n ∈ N alors ψ(x) = 2n ψ(x/2n ) → 0 lorsque n → ∞, d'où ψ = 0 et φ(x) = ax.

Exercice 109 (f

= f −1 (Ens Cachan MP∗ 2003)). On note E l'ensemble des fonctions f de classe C1
bijectives de ]0, +∞[ sur ]0, +∞[ telles que f ′ = f −1 .

1. Trouver un élément de E du type x 7→ cxm , où c et m sont réels.

2. Quelle est la limite en 0 de f ?

3. Montrer que f est un C∞ diéomorphisme de ]0, +∞[ sur ]0, +∞[.

4. Montrer que f admet un unique point xe.

5. Soit g un deuxième élément de E. Montrer que g admet le même point xe que f.

Correction 109. 1. m= 1+ 5
2 , c = m−1/m .

2.

3.

4. f et f′ ont des limites nulles en 0+


+∞ donc f (x) = ox→0+ (x) et x = ox→+∞ (f (x)),
et innies en
ce qui implique que f (x) − x ]0, +∞[. S'il y a deux points xes, a < b, alors par le
s'annule sur

thm. des accroissements nis l'équation f (x) = 1 admet une solution dans ]0, a[ et une dans ]a, b[,

en contradiction avec la bijectivité de f = f
−1 .

5. On note a le point xe de f , b celui de g et on suppose a ̸= b, par exemple a < b. On a g(x) < x
pour x ∈ ]0, b[ donc g(a) < a = f (a). Par conséquent g(x) < x ⩽ f (x) si x ∈ [a, b[ ; soit ]c, b[
+ +
le plus grand intervalle sur lequel g(x) < f (x). On a 0 ⩽ c < a, g(c ) = f (c ) ⩽ c et f , g
sont strictement croissantes, donc g
−1 (x) > f −1 (x) pour x ∈ ]c, b[. Ainsi g − f est strictement
+
croissante sur ]c, b[ a une limite nulle en c et est négative en b, c'est absurde.

Remarque : le point xe est le nombre d'or m. De plus, si f et g sont deux éléments de E
distincts alors f −g n'est de signe constant sur aucun voisinage de m− (même démonstration).

Exercice 110 (f + (1 + f ′ )2 ⩽ 1, Polytechnique


2 MP
∗ 2006). Soit f : R → R dérivable telle que
f2 + (1 + f ′ )2 ⩽ 1. Montrer que f est nulle.

Correction 110. On a f ′ ⩽ 0 donc f est décroissante sur R, et en particulier elle admet des limites
nies, a et b en −∞ et +∞ avec −1 ⩽ b ⩽ a ⩽ 1.
Supposons a > 0 : soit α ∈ ]0, a[. Il existe x0 ∈ R tel que ∀ x ⩽ x0 , f (x) ⩾ a − α > 0, d'où

f ′ (x) ⩽ −1 + a − α < 0. Ceci est incompatible avec le caractère borné de f , donc on a en fait a ⩽ 0.
On montre de même que b ⩾ 0 et comme b ⩽ a, on a nalement a = b = 0.

1 x f (x)
Exercice 111 (Déterminant). Soit f :R→R convexe et x < y < z. Montrer que 1 y f (y) > 0.
1 z f (z)

20
x1 x2 xn
Exercice 112 (Somme de fractions). Soient x1 , x2 , . . . , xn > 0. Montrer que
x2 + x3 + ··· + x1 ⩾ n.
xi n y1 +···+yn
Correction 112. yi = xi+1 ⇒ y1 ···yn ⩽ n .

Exercice 113 (Monotonie). Soit f :R→R convexe. Montrer que l'on a :


 soit f est croissante sur R.
 soit f est décroissante sur R.
 soit il existe a∈R tel que f est décroissante sur ] − ∞, a], puis croissante sur [a, +∞[.

Exercice 114 (Fonction convexe bornée). 1. Soit f : R+ → R convexe et bornée. Montrer que f
est décroissante.

2. Soit f :R→R convexe et bornée. Montrer que f est constante.

Exercice 115 (f convexe majorée par


( g ane). Soit f : R+∗ → R convexe et g : R+∗ → R ane. On

∀ x > 0, f (x) ⩽ g(x),


suppose :
f (1) = g(1).
Montrer que f = g .

Exercice 116 (Position par rapport à une asymptote). Soit f :R→R convexe telle que Cf admet
une asymptote d'équation y = mx + p en +∞.
Montrer que Cf est au dessus de cette asymptote.

Exercice 117 (Fonction convexe dérivable). Soit f :R→R convexe dérivable. Montrer que f′ est
continue.

Exercice 118 (Étude à l'inni). Soit f :R→R deux fois dérivable telle que : f ⩾ 0, f ′ ⩾ 0, f ′′ ⩾ 0.
f (x)
1. Étudier l'existence des limites (dans R) en +∞ de f (x), f ′ (x), x .

2. Même question pour les limites en −∞ de f (x), f ′ (x), et xf ′ (x).

Correction 118. 1.

2. f (x) → ℓ ∈ R, f ′ (x) → 0.
x
⩽ xf ′ (x) ⩽ 0 ⇒ xf ′ (x) → 0.

TAF entre x et x/2 ⇒ 2 f (x) − f 2

Exercice 119 (Zéro de f ′′ ). Soit f : [0, +∞[ → R deux fois dérivable telle que f (x) → f (0) lorsque
x → +∞. Montrer qu'il existe c ∈ ]0, +∞[ tel que f ′′ (c) = 0.

Exercice 120 (f ((x + y)/2) ⩽ (f (x) + f (y))/2). Soit f : [a, b] → R continue telle que : ∀ x, y ∈
x+y  f (x)+f (y)
[a, b], f 2 ⩽ 2 .
Montrer que f est convexe.

Exercice 121 (Suites adjacentes). Soit f : [a, b] → [c, d] convexe, bijective, croissante. On dénit les
suites (un ) et (vn ) par :

 
un + vn −1 f (un ) + f (vn )
a ⩽ u0 ⩽ v0 ⩽ b, un+1 = , vn+1 = f .
2 2
Montrer que (un ) et (vn ) convergent vers une même limite.

Exercice 122 (Polygone inscrit dans un cercle de périmètre maximum). Soit n⩾3 et A1 A2 . . . An
un polygone convexe à n côtés inscrit dans un cercle xé.
Montrer que le périmètre de ce polygone est maximal si et seulement si le polygone est régulier.

Exercice 123 (Fonctions logarithmiquement convexe). Soit f : R → R+∗ . Montrer que : (ln f est
convexe) ⇐⇒ (∀ α > 0, f α est convexe).

Exercice 124 (Limite de f (x) − xf ′ (x)). Soit f :R→R convexe dérivable.

21
1. Montrer que p = limx→+∞ (f (x) − xf ′ (x)) existe.

2. On suppose p ni. En utilisant le fait que f (x) − xf ′ (x) est bornée au voisinage de +∞, montrer
f (x)
que
x et f ′ (x) admettent une même limite m nie en +∞.

3. Montrer alors que f (x) − mx − p → 0 lorsque x → +∞.

Correction 124. 1. Fonction décroissante sur R+ .


 
f (x) f (x)−p f (x)−f (0)
2. f (x) − xf ′ (x) = −x2 dx
d
x . Donc, x 7→ x ↘ et x 7→ x ↗.

3. p ⩽ f (x) − mx ⩽ f (x) − xf ′ (x).

Exercice 125 (Fonction positive concave). Soit f : [0, +∞[ → [0, +∞[ concave.

f (x)
1. Montrer que la fonction x 7−→ x est décroissante sur ]0, +∞[.

2. Montrer que : ∀ x, y ⩾ 0, f (x + y) ⩽ f (x) + f (y).


 
f (x)−f (0) f (y)−f (0) f (x) f (y) 1 1
Correction 125. 1. Soient x<y :
x−0 ⩾ y−0 ⇒ x ⩾ y + f (0) x − y .

x
2. Pour x<y f (x + y) ⩽ tf (x) + (1 − t)f (y) avec t = x−y
: < 0,
 
xy f (x) f (y)
donc f (x + y) − f (x) − f (y) ⩽ x−y x − y ⩽ 0.

Exercice 126 (Constante d'Euler). Soit f : [0, +∞[ → R concave, dérivable, croissante.

1. Montrer que : ∀ x ⩾ 1, f (x + 1) − f (x) ⩽ f ′ (x) ⩽ f (x) − f (x − 1).


(
un = f ′ (1) + f ′ (2) + · · · + f ′ (n) − f (n)
2. On pose : Montrer que ces suites convergent.
vn = f ′ (1) + f ′ (2) + · · · + f ′ (n) − f (n + 1).

3. On prend f (x) = ln x. Soit γ = limn→∞ un (constante d'Euler). Calculer γ à 10−2 près.

Exercice 127 (Tangentes passant par un point). Soit f : R → R convexe dérivable, et A = (a, b) ∈ R2 .
Étudier le nombre maximal de tangentes à Cf passant par A.

Exercice 128 (Caractérisation des fonctions convexes ou concaves par le TAF). Soit f : R → R
dérivable telle que : ∀ a, b ∈ R tq a < b, ∃! c ∈]a, b[ tq f (b) − f (a) = (b − a)f ′ (c).
f (b)−f (a)
1. Montrer que pour tout a ∈ R, la fonction b 7−→ b−a est monotone sur ] − ∞, a[ et sur
]a, +∞[.

2. En déduire que f est strictement convexe ou strictement concave.

Exercice 129 (Pseudo-dérivée seconde). Soit f : R → R continue. On suppose que : ∀ x ∈


R, D2 f (x) = limh→0 f (x+h)+f (x−h)−2f
h2
(x)
existe.

1. Si f est de classe C2, calculer D2 f (x).

2. Soit f quelconque et a<b<c tels que f (a) = f (b) = f (c).


Montrer qu'il existe x ∈ ]a, c[ tq D2 f (x) ⩽ 0.
On suppose à présent que : ∀ x ∈ R, D2 f (x) ⩾ 0.

3. Soient a<b<c et P le polynôme de degré inférieur ou égal à 2 coïncidant avec f aux points
a, b, c. Montrer que P ′′ ⩾ 0.

4. Calculer P ′′ en fonction de a, b, c et f (a), f (b), f (c). En déduire que f est convexe.

22
Correction 129. 1.

2. Prendre x tel que f (x) soit maximal.

3.

4.

Exercice 130 (Fonction convexe non dérivable sur un sous ensemble dénombrable). Soit (an ) une
P∞ |x−an |
suite bornée de réels. On pose f (x) = n=0 3n .
Montrer que f est convexe, et n'est pas dérivable aux points an .
|h|
Correction 130. Pour a0 : f (a0 + h) − f (a0 ) − |h| ⩽ 2 .

Exercice 131 (Convergence simple + convexité => convergence uniforme sur un compact). Soit (fn )
une suite de fonctions convexes sur [a, b] convergeant simplement vers une fonction f supposée continue.
Soit ε > 0.

1. Montrer qu'il existe p ∈ N∗ tel que : ∀ x, y ∈ [a, b], |x − y| ⩽ b−a


p ⇒ |f (x) − f (y)| ⩽ ε.
On choisit un tel p, et on xe une subdivision (ak ) de [a, b] telle que ak = a + k b−a
p .

2. Soit t ∈ [0, 1]. Encadrer fn tak + (1 − t)ak+1 par deux fonctions anes de t en utilisant la
convexité de fn .

3. Montrer que la suite (fn ) converge uniformément vers f.

Exercice 132 (DL d'une fonction convexe). Soit f : R → R convexe dérivable telle que f (x) =
cx2
a + bx + + ox→0 (x2 ).
2
′′
Montrer que f est deux fois dérivable en 0 et f (0) = c

(encadrer f (x) par les taux d'accroissements de f entre x − εx, x et x + εx).

Exercice 133 (DL d'une fonction convexe). Soit f continue et croissante sur R+ . On pose F (x) =
Rx √
0 f, et l'on suppose que F (x) = x2 + o(x). Montrer que f (x) = 2x + o( x).

Correction 133. Soit F (x) = x2 + xG(x). On a pour h > 0 : f (x) ⩽ F (x+xh)−F


xh
(x)
= 2x + xh +
G(x+xh)−G(x) 2 √
+ G(x + xh). Soit ε > 0 et A tel que y ⩾ A ⇒ |G(y)| ⩽ ε . On prend h = ε/ x et on
h √ √ 2 √
obtient f (x) − 2x − ε x ⩽ ε x + ε d'où f (x) ⩽ 2x + o( x). L'inégalité inverse se montre de même.

f (b)−f (a)
Exercice 134 (***). Soit f ∈ C 1 ([a, b], R) telle que
b−a = sup{f ′ (x), x ∈ [a, b]}. Montrer que f
est ane.

Correction 134. f ′ est continue sur le segment [a, b] et donc est bornée sur ce segment. Soit M =

sup{f (x), x ∈ [a, b]}, et soit g la fonction ane qui prend les mêmes valeurs que f en a et b (c'est-
f (b)−f (a)
à-dire ∀x ∈ [a, b], g(x) = (x − a) + f (a) =) puis h = f − g . On va montrer que h = 0 sous
b−a
f (b)−f (a)
l'hypothèse M= b−a .

h [a, b] et, pour x ∈ [a, b], h′ (x) = f ′ (x) − f (b)−f


est dérivable sur
b−a
(a)
= f ′ (x) − M ⩽ 0. h est donc
décroissante sur [a, b]. Par suite, ∀x ∈ [a, b], 0 = h(b) ⩽ h(x) ⩽ h(a) = 0. Ainsi, ∀x ∈ [a, b], h(x) = 0,
ou encore f = g . f est donc ane sur [a, b].

Exercice 135 (*** Formule de Taylor-Lagrange). Soient a et b deux réels tels que a < b et n
un entier naturel. Soit f une fonction élément de C n ([a, b], R) ∩ Dn+1 (]a, b[, R). Montrer qu'il existe
c ∈]a, b[ tel que

n
X f (k) (a) (b − a)n+1 f (n+1) (c)
f (b) = (b − a)k + .
k! (n + 1)!
k=0

Indication. Appliquer le théorème de Rolle à la fonction g(x) = f (b)−Pnk=0 f (k) (x)


k! (b−x)k −A (b−x)
(n+1)!
n+1

où A est intelligemment choisi.

23
Correction 135. On a déjà g(b) = f (b) − f (b) = 0. Puisque a ̸= b, on peut choisir A tel que g(a) = 0
(n+1)! (k)
− nk=0 f k!(a) (b − a)k ).
P
(à savoir A = (f (b)
(b−a)n+1
Avec les hypothèses faites sur f , g est d'autre part continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[. Le théorème
de Rolle permet alors d'armer qu'il existe c ∈]a, b[ tel que g (c) = 0.

Pour x ∈]a, b[, on a

n n

X f (k+1) (x) X f (k) (x)
k (b − x)n
g (x) = − (b − x) + (b − x)k−1 + A
k! (k − 1)! n!
k=0 k=1
n n−1 n
X f (k+1) (x) X f (k+1) (x) (b − x)n X f (n+1) (x) (b − x)n
=− (b − x)k + (b − x)k + A =− (b − x)n + A
k! k! n! n! n!
k=0 k=0 k=0
(b − x)n
= (A − f (n+1) (x)).
n!
n
Ainsi, il existe c ∈]a, b[ tel que (b−c)
n! (A − f
(n+1) (c)) = 0, et donc, puisque c ̸= b, tel que A = f (n+1) (c).

L'égalité g(a) = 0 s'éxrit alors


n
X f (k) (a) (b − a)n+1 f (n+1) (c)
f (b) = (b − a)k + ,
k! (n + 1)!
k=0

pour un certain réel c de ]a, b[.


Exercice 136 (*** Formule des trapèzes). Soit f ∈ C 2 ([a, b], R) ∩ D3 (]a, b[, R). Montrer qu'il existe
c ∈]a, b[ tel que

b−a ′
f (b) = f (a) + (f (a) + f ′ (b)) − f (3) (c).
2
Indication. Appliquer le théorème de Rolle à g′ puis g où g(x) = f (x) − f (a) − x−a ′ ′
2 (f (x) + f (a)) −
A(x − a)3 où A est intelligemment choisi.
Que devient cette formule si on remplace f par F une primitive d'une fonction f de classe C1 sur [a, b]
et deux fois dérivable sur ]a, b[ ? Interprétez géométriquement.

x ∈ [a, b], posons g(x) = f (x) − f (a) − x−a ′ ′ 3


Correction 136. Pour
2 (f (x) + f (a)) − A(x − a) où A
1 b−a ′ ′
est choisi de sorte que g(b) = g(a) = 0 (c'est-à-dire A =
(b−a)3
(f (b) − f (a) − 2 (f (b) + f (a))).
2 3 1 2
f ∈ C ([a, b], R) ∩ D (]a, b[, R) et donc g ∈ C ([a, b], R) ∩ D (]a, b[, R). Pour x ∈ [a, b], on a :
1 x − a ′′
g ′ (x) = f ′ (x) − (f ′ (x) + f ′ (a)) − f (x) − 3A(x − a)2 ,
2 2
puis

1 1 x − a (3) x−a
g ′′ (x) = f ′′ (x) − f ′′ (x) − f (x) − 6A(x − a) = (−12A − f (3) (x)).
2 2 2 2
g est continue sur [a, b], dérivable sur ]a, b[ et vérie de plus g(a) = g(b). Donc, d'après le théorème de
Rolle, il existe d ∈]a, b[ tel que g′(d) = 0. De même, g′ est continue sur [a, d] ⊂ [a, b], dérivable sur
]a, d[(̸= ∅) et vérie de plus g ′ (a) = g ′ (d)(= 0). D'après le théorème de Rolle, il existe c ∈]a, d[⊂]a, b[
′′
tel que g (c) = 0 ou encore tel que A = −
1 (3)
(c) (puisque c ̸= a).
12 f
En écrivant explicitement l'égalité g(b) = 0, on a montré que :

b−a ′ 1
(f (b) + f ′ (a)) − f (3) (c)(b − a)3 .
∃c ∈]a, b[/ f (b) = f (a) +
2 12
1 2
Si f ∈ C ([a, b], R) ∩ D (]a, b[, R) et si F est une primitive de f sur [a, b], la formule précédente s'écrit :

b
b−a ′ b−a
Z
1 1
f (t) dt = F (b)−F (a) = (F (b)+F ′ (a))− F (3) (c)(b−a)3 = (f (b)+f (a))− f ′′ (c)(b−a)3 .
a 2 12 2 12

24
Donc, si f ∈ C 1 ([a, b], R) ∩ D2 (]a, b[, R),
b
b−a
Z
1
∃c ∈]a, b[/ f (t) dt = (f (b) + f (a)) − f ′′ (c)(b − a)3 .
a 2 12
Interprétation géométrique.
Rb
Si f est positive, A1 = a f (t) dt est l'aire du domaine D = {M (x, y) ∈ R2 / a ⩽ x ⩽ b et 0 ⩽
    
b−a a b b a
y ⩽ f (x)} et A2 = 2 (f (b) + f (a)) est l'aire du trapèze . Si
0 0 f (b) f (a)
M2 = sup{|f ′′ (x)|, x ∈ [a, b]} existe dans R, on a :

(b − a)3
|A1 − A2 | ⩽ M2 .
12

a b
Exercice 137 (**). Soit f une fonction convexe sur un intervalle ouvert I de R. Montrer que f est
continue sur I et même dérivable à droite et à gauche en tout point de I.

Correction 137. Supposons que f est convexe sur un intervalle ouvert I =]a, b[ (a et b réels ou innis).
Soit x0 ∈ I . On sait que la fonction pente en x0 est croissante.
Pour x ̸= x0 , posons g(x) = f (x)−f
x−x0
(x0 ) ′ ′
. Soit x un élément de ]x0 , b[. ∀x ∈]a, x0 [, on a g(x) < g(x ), ce
qui montre que g est majorée au voisinage de x0 à gauche. Etant croissante, g admet une limite réelle
f (x)−f (x0 )
quand x tend vers x0 par valeurs inférieures ou encore, limx→x0 , x<x0 existe dans R. f est
x−x0
donc dérivable à gauche en x0 . On montre de même que f est dérivable à droite en x0 .
Finalement, f est dérivable à droite et à gauche en tout point de ]a, b[. En particulier, f est continue
à droite et à gauche en tout point de ]a, b[ et donc continue sur ]a, b[.

Exercice 138 (*** Inégalités de convexité). 1. Soient x1 , x2 ,..., xn , n réels positifs ou nuls et α1 ,...,
αn , n réels strictement positifs tels que α1 +...+αn = 1. Montrer que xα1 1 ..xαnn ⩽ α1 x1 +...+αn xn .
√ x +...+xn
En déduire que n x1 ...xn ⩽ 1 .
n
1 1
2. Soient p et q deux réels strictement positifs tels que
p + q = 1.
ap q
(a) Montrer que, pour tous réels a et b positifs ou nuls, ab ⩽ p + bq avec égalité si et seulement
si a
p = bq .
(b) Soient a1 ,..., an et b1 ,..., bn , 2n nombres complexes. Montrer que :

n n n
!1/p n
!1/q
Hölder).
X X X X
ak bk ⩽ |ak bk | ⩽ |ak |p |bk |q (Inégalité de
k=1 k=1 k=1 k=1

(c) Montrer que la fonction x 7→ xp Hölder.


est convexe et retrouver ainsi l'inégalité de

(d) Trouver une démonstration directe et simple dans le cas p = q = 2 (inégalité de Cauchy -
Schwarz).
25
Correction 138. 1. La fonction f : x 7→ ln x est deux fois dérivable sur ]0, +∞[ et, pour x > 0,
f ′′ (x) = − x12 < 0. Par suite, f est concave sur ]0, +∞[. On en déduit que :

Xn Xn n
X
n n
∀n ∈ N, ∀(x1 , ..., xn ) ∈ (]0, +∞[) , ∀(α1 , ..., αn ) ∈ (]0, 1[) , ( αk = 1 ⇒ ln( αk xk ) ⩾ αk ln(xk ),
k=1 k=1 k=1

et donc par croissance de f sur ]0, +∞[,

n
Y n
X
xαk k ⩽ αk xk .
k=1 k=1

Si l'un des xk est nul, l'inégalité précédente est immédiate.


1
En choisissant en particulier α1 = ... = αn =
n , de sorte que (α1 , ..., αn ) ∈ (]0, 1[)n et que
P n
k=1 αk = 1, on obtient

√ 1
∀n ∈ N∗ , ∀(x1 , ..., xn ) ∈ ([0, +∞[)n , n
x1 ...xn ⩽ (x1 + ... + xn ).
n
2. (a) Soient p q deux réels strictement positifs vériant p1 + 1q = 1
et (de sorte que l'on a même
1 1 1
p < p + q = 1 et donc p > 1 et aussi q > 1).
Si a = 0 ou b = 0, l'inégalité proposée est immédiate.
ap xq
Soit alors a un réel strictement positif puis, pour x ⩾ 0, f (x) =
p + q − ax.
f est dérivable sur [0, +∞[q > 1) et pour x ⩾ 0, f ′ (x) = xq−1 − a. q étant un réel
(car
strictement plus grand que 1, q − 1 est strictement positif et donc, la fonction x 7→ x
q−1 est

strictement croissante sur [0, +∞[. Par suite,

f ′ (x) > 0 ⇔ xq−1 > a ⇔ x > a1/(q−1) .

f est donc strictement décroissante sur [0, a1/(q−1) ] et strictement croissante sur [a1/(q−1) , +∞[.
Ainsi,

1 1
∀x ⩾ 0, f (x) ⩾ f (a1/(q−1) ) = ap + aq/(q−1) − a.a1/(q−1) .
p q
1 1 p 1 q
Maintenant,
p + q =1 fournit q= p−1 puis q−1 = p−1 . Par suite, q−1 = p. Il en résulte
que

1 p 1 q/(q−1) 1 1
a + a − a.a1/(q−1) = ( + − 1)ap = 0.
p q p q
f est donc positive sur [0, +∞[, ce qui fournit f (b) ⩾ 0. De plus,

f (b) = 0 ⇔ b = a1/(q−1) ⇔ bq = aq/(q−1) ⇔ bq = ap .


Pn p
Pn q
(b) Soient A = k=1 |ak | et B = k=1 |bk | .
Si A = 0, alors ∀k ∈ {1, ..., n}, ak = 0 et l'inégalité est immédiate. De même, si B = 0.
Pn |ak | |bk |
Si A > 0 et B > 0, montrons que k=1 A1/p B 1/q ⩽ 1.
D'après a),

n n
X |ak | |bk | X 1 |ak |p 1 |bk |q 1 1
1/p 1/q
⩽ ( + )= .A + .B = 1,
A B p A q B pA qB
k=1 k=1

ce qu'il fallait démontrer.

26
(c) Pour p > 1, la fonction x 7→ xp est deux fois dérivable sur ]0, +∞[ et (xp )′′ = p(p − 1)xp−2 >
0. Donc, la fonction x 7→ xp est strictement convexe sur ]0, +∞[ et donc sur [0, +∞[ par
continuité en 0. Donc,

Pn p
λ k xk p
 Pn 
n nk=1 k=1 λk xk
∀(x1 , ..., xn ) ∈ (]0, +∞[) , ∀(λ1 , ..., λn ) ∈ ([0, +∞[) \{(0, ..., 0)}, Pn ⩽ P n ,
k=1 λk k=1 λk

et donc
n n n
1− p1 1
λk xpk ) p .
X X X
λ k xk ⩽ ( λk ) (
k=1 k=1 k=1

−1/p
On applique alors ce qui précède à λk = |bk |q puis xk = λ k |ak | (de sorte que λ k xk =
|ak bk |) et on obtient l'inégalité désirée.

(d) Pour p = q = 2, c'est l'inégalité de Cauchy-Schwarz démontrée dans une planche


précédente.

Exercice 139 (***I Polynômes de Legendre). Pour n entier naturel non nul donné, on pose Ln =
((X 2 − 1)n )(n) .

1. Déterminer le degré et le coecient dominant de Ln .

2. En étudiant le polynôme An = (X 2 − 1)n , montrer que Ln admet n racines réelles simples et


toutes dans ] − 1; 1[.

Correction 139. (X 2 − 1)n est de


1. degré 2n et donc, Ln est de degré 2n − n = n. Puis,
2n (n) ) = (2n)! .
dom(Ln ) = dom((X )
n!
(k)
2. 1 et−1 sont racines d'ordre n de An et donc racines d'ordre n−k de An , pour tout k élément
de {0, ..., n}.
(k)
Montrons par récurrence sur k que ∀k ∈ {0, ..., n}, An s'annule en au moins k valeurs deux à
deux distinctes de l'intervalle ] − 1, 1[.

Pour k = 1, An est continu sur [−1, 1] et dérivable sur ] − 1, 1[. De plus, An (0) = An (1) = 0 et
d'après le théorème de Rolle, A′n s'annule au moins une fois dans l'intervalle ] − 1, 1[.
(k)
Soit k {1, ..., n − 1}. Supposons que An s'annule en au moins k valeurs de ] − 1, 1[.
élément de
(k)
An s'annule de plus en 1 et −1 car k ⩽ n − 1 et donc s'annule en k + 2 valeurs au moins de
l'intervalle [−1, 1]. D'après le théorème de Rolle, An
(k+1)
s'annule en au moins k + 1 points de
] − 1, 1[ (au moins une fois par intervalle ouvert).
(k)
On a montré que ∀k ∈ {0, ..., n}, An s'annule en au moins k valeurs de ] − 1, 1[. En particulier,
(n)
An = Ln s'annule en au moins n réels deux à deux distincts de ] − 1, 1[. Puisque Ln est de
degré n, on a trouvé toutes les racines de Ln , toutes réelles, simples et dans ] − 1, 1[.

Exercice 140 (**). Déterminer dans chacun des cas suivants la dérivée n-ème de la fonction proposée :

x2 + 1
1) x 7→ xn−1 ln(1 + x) 2) x 7→ cos3 x sin(2x) 3) x 7→ 4) x 7→ (x3 + 2x − 7)ex .
(x − 1)3
Correction 140. 1. Pour n ⩾ 1, on a d'après la formule de Leibniz :

27
n  
n−1 (n)
X n
(x ln(1 + x)) = (xn−1 )(k) (ln(1 + x))(n−k)
k
k=0
n−1
X n
= (xn−1 )(k) (ln(1 + x))(n−k) (car (xn−1 )(n) ) = 0)
k
k=0
n−1
X n (n − 1)! (n − 1 − k)!
= xn−1−k (−1)n−1−k
k (n − 1 − k)! (x + 1)n−k
k=0
1 (n−k−1)
(car (ln(1 + x))(n−k) = ( ) ).
1+x

Puis, pour x = 0, (xn−1 ln(1 + x))(n) (0) = n.(n − 1)! = n!, et pour x ̸= 0,

n−1  
(n − 1)! X n x n−k (n − 1)! x n
(xn−1 ln(1 + x))(n) (x) = − (− ) =− ((1 − ) − 1)
x k x+1 x x+1
k=0
(n − 1)! (x + 1)n − 1
= .
x (x + 1)n

2. On sait dériver facilement des sommes ou plus généralement des combinaisons linéaires. Donc,
on linéarise :

1 1 1
cos3 x sin(2x) = (eix + e−ix )3 (− )(e2ix − e−2ix ) = − (e3ix + 3eix + 3e−ix + e−3ix )(e2ix − 2 + e−2ix )
8 4 32
1 5ix −ix −3ix 1
3ix
= − (e + e − 2e − 2e ix
+e + e−5ix ) = − (cos(5x) + cos(3x) − 2 cos(x))
32 16

Puis, pour n naturel donné :

1 n π π π
(cos3 x sin 2x)(n) = − (5 cos(5x + n ) + 3n cos(3x + n ) − 2cos(x + n )),
16 2 2 2
expression que l'on peut détailler suivant la congruence de n modulo 4.

3. On sait dériver des objets simples et donc on décompose en éléments simples :

X2 + 1 X 2 − 2X + 1 + 2X − 2 + 2 1 2 2
3
= 3
= + 2
+ .
(X − 1) (X − 1) X − 1 (X − 1) (X − 1)3

Puis, pour n entier naturel donné,

(n)
X2 + 1 (−1)n n! (−1)n (n + 1)! (−1)n (n + 2)!

= + 2 +
(X − 1)3 (X − 1)n+1 (X − 1)n+2 (X − 1)n+3
n
(−1) n!
= ((X − 1)2 + 2(n + 1)(X − 1) + (n + 2)(n + 1))
(X − 1)n+3
(−1)n n!(X 2 + 2nX + n2 + n + 1)
= .
(X − 1)n+3

4. La fonction proposée est de classe C∞ sur R en vertu de théorèmes généraux. La formule de


Leibniz fournit pour n ⩾ 3 :

28
n   3  
3 x (n)
X n 3 (k) x (n−k)
X n
((x + 2x − 7)e ) = (x + 2x − 7) (e ) = (x3 + 2x − 7)(k) (ex )(n−k)
k k
k=0 k=0
n(n − 1) n(n − 1)(n − 2)
= ((x3 + 2x − 7) + n(3x2 + 2) + (6x) + .6)ex
2 6
= (x3 + 3nx2 + (3n2 − 3n + 2)x + n3 − 3n2 + 4n − 7)ex .
2
Exercice 141 (***I). Montrer que la fonction dénie sur R par f (x) = e−1/x si x ̸= 0 et 0 si x=0
est de classe C
∞ sur R.
Correction 141. f est de classe
∞ sur
R∗ en vertu de théorèmes généraux.

Montrons par récurrence que ∀n ∈ N, ∃Pn ∈ R[X]/ ∀x ∈ R , f
(n) (x) = Pn (x) e−1/x2 .
x3n
C'est vrai pour n = 0 avec P0 = 1.

Soit n ⩾ 0. Supposons que ∃Pn ∈ R[X]/ ∀x ∈ R , f
(n) (x) = Pn (x) e−1/x2 . Alors, pour x ∈ R∗ ,
x3n

2 Pn (x) 1 1 2 Pn+1 (x) 2


f (n+1) (x) = (
3 3n
+ (Pn′ (x) 3n − 3nPn (x) 3n+1 )e−1/x = 3(n+1) e−1/x ,
x x x x 3

3 ′ 2
Pn + 1 = 2Pn + X Pn − 3nX Pn est un polynôme. On a montré que

Pn (x) −1/x2
∀n ∈ N, ∃Pn ∈ R[X]/ ∀x ∈ R∗ , f (n) (x) = e .
x3n
Montrons alors par récurrence que pour tout entier naturel n, f est de classe Cn sur R et que f (n) (0) =
0.
Pour n = 0, f R∗ et de plus, limx→0, x̸=0 f (x) = 0 = f (0). Donc, f est continue sur R.
est continue sur
Soit n ⩾ 0. Supposons que f est de classe C
n sur R et que f (n) (0) = 0. Alors, d'une part f

est de classe C
n sur R et C
n+1 ∗
sur R et de plus, d'après les théorèmes de croissances comparées,
(x) −1/x2
f (n+1) (x) = Pxn+1
3n+3 e tend vers 0 quand x tend vers 0, x ̸= 0. D'après un théorème classique
d'analyse, f est de classe C
n+1 sur R et en particulier, f
(n+1) (0) = lim (n+1) (x) = 0.
x→0, x̸=0 f
n
On a montré par récurrence que ∀n ∈ N, f est de classe C sur R et que f
(n) (0) = 0. f est donc de

classe C
∞ sur R.

1 x
x+1
< e < 1 + x1

Exercice 142 (**). Montrer que pour tout réel strictement positif x, on a : 1 + .
x

1 x
x+1
< e < 1 + x1

Correction 142. Montrons que (∀x > 0, 1 + . Soit x > 0.
x

1 x 1 x+1
   
1 1
1+ <e< 1+ ⇔ x ln(1 + ) < 1 < (x + 1) ln(1 + )
x x x x
1
⇔ x(ln(x + 1) − ln x) < 1 < (x + 1)(ln(x + 1) − ln x) ⇔ < ln(x + 1) − ln x <
x+1
Soit x un réel strictement positif xé. Pour t ∈ [x, x+1], posons f (t) = ln t. f est continue sur [x, x+1]
et dérivable sur ]x, x + 1[. Donc, d'après le théorème des accroissements nis, il existe un réel c dans
]x, x + 1[ tel que f (x + 1) − f (x) = (x + 1 − x)f ′ (c) ou encore
1
∃c ∈]x, x + 1[/ ln(x + 1) − ln x = ,
c
1 1
ce qui montre que ∀x > 0, x+1 < ln(x + 1) − ln x < x , et donc que

1 x 1 x+1
   
∀x > 0, 1 + <e< 1+ .
x x
Exercice 143 (**). Soit f une fonction dérivable sur R à valeurs dans R vériant f (0) = f (a) =
f ′ (0) = 0 pour un certain a non nul. Montrer qu'il existe un point distinct de O de la courbe
représentative de f en lequel la tangente passe par l'origine.

29
Correction 143.

a
Soit x0 un réel non nul. Une équation de la tangente (Tx0 ) à la courbe représentative de f au point
d'abscisse x0 est y = f ′ (x0 )(x − x0 ) + f (x0 ). (Tx0 ) passe par l'origine si et seulement si

x0 f ′ (x0 ) − f (x0 ) = 0.
f (x)

x ̸= 0
x si
Pour x réel, on pose g(x) = (g est la fonction pente à l'origine ).
0 si x = 0
Puisque f est continue et dérivable sur R, g est déjà continue et dérivable sur R .


Puisque f est dérivable en 0 et que f (0) = f (0) = 0, g est de plus continue en 0.
Finalement, g est continue sur [0, a], dérivable sur ]0, a[ et vérie g(0) = g(a)(= 0). D'après le
théorème de Rolle, il existe un réel x0 dans ]0, a[ tel que g (x0 ) = 0. Puisque x0 n'est pas nul, on

x f ′ (x )−f (x )

a g (x0 ) =
0 0 0 ′ ′
. L'égalité g (x0 ) = 0 s'écrit x0 f (x0 ) − f (x0 ) = 0 et, d'après le début de
x20
l'exercice, la tangente à la courbe représentative de f au point d'abscisse x0 passe par l'origine.

Exercice 144 (**** Toute fonction dérivée vérie le théorème des valeurs intermédiaires). Soit f une
fonction dérivable sur un intervalle ouvert I à valeurs dans R. Soient a et b deux points distincts de I

vériant f (a) < f ′ (b) et soit enn un ′ ′
réel m tel que f (a) < m < f (b).

f (a+h)−f (a) f (b+h)−f (b)


1. Montrer qu'il existe h>0 tel que
h <m< h .

f (y+h)−f (y)
2. Montrer qu'il existe y dans [a, b] tel que m= h puis qu'il exsite x tel que f ′ (x) = m.

Correction 144. 1. Soit m un élément de ]f ′ (a), f ′ (b)[. Puisque limh→0 f (a+h)−f


h
(a)
= f ′ (a) et que
f (b+h)−f (b)
limh→0 h = f ′ (b), on a (en prenant par exemple ε = Min{m − f ′ (a), f ′ (b) − m} > 0)

∃h1 > 0/ ∀h ∈]0, h1 [, (a + h ∈ I ⇒ f (a+h)−f


h
(a)
< m et
f (b+h)−f (b)
∃h2 > 0/ ∀h ∈]0, h2 [ (b + h ∈ I ⇒ h > m.

L'ensemble E = {h ∈]0, Min{h1 , h2 }[/ a + h et b + h sont dans I} n'est pas vide (car I est ouvert)
f (a+h)−f (a)
et pour tous les h de E , on a :
h < m < f (b+h)−f
h
(b)
.

h>0 est ainsi dorénavant xé.

2. La fonction f est continue sur I et donc, la fonction g : x 7→ f (x+h)−f


h
(x)
est continue sur [a, b].
D'après le théorème des valeurs intermédiaires, comme g(a) < m < g(b), ∃y ∈ [a, b]/ g(y) = m
f (y+h)−f (y)
ou encore ∃y ∈ [a, b]/ h = m.
f (y+h)−f (y)
Maintenant, d'après le théorème des accroissements nis, ∃x ∈]y, y + h[⊂ I/ m = h =
f ′ (x).
Donc une fonction dérivée n'est pas nécessairement continue mais vérie tout de même le théorème
des valeurs intermédiaires (Théorème de Darboux).

Exercice 145 (*IT). Etudier la dérivabilité à droite en 0 de la fonction f : x 7→ cos x.
Correction 145. Quand x tend vers 0 par valeurs supérieures,

√ √
cos( x) − 1 1 cos( x) − 1 1
= √ 2 →− .
x 2 ( x) /2 2
f est donc dérivable à droite en 0 et fd′ (0) = − 12 .

30
Autre solution. f est continue sur R et de classe C 1 sur R∗ en vertu de théorèmes généraux. Pour

x ̸= 0, f ′ (x) = − 2√1 x sin( x). Quand x tend vers 0, f ′ tend vers − 12 . En résumé, f est continue sur
R, de classe C 1 sur R∗ et f ′ a une limite réelle quand x tend vers 0 à savoir 0. On en déduit que f est
1 ′
de classe C sur R et en particulier, f est dérivable en 0 et f (0) = − .
1
2

Exercice 146 (**). Soit P un polynôme réel de degré supèrieur ou égal à 2.


1. Montrer que si P n'a que des racines simples et réelles, il en est de même de P ′.
2. Montrer que si P est scindé sur R, il en est de même de P ′.
Correction 146. Soit n⩾2 le degré de P.
1. Si P admet n racines réelles simples, le théorème de Rolle fournit au moins n − 1 racines réelles
deux à
′ ′
deux distinctes pour P . Mais, puisque P est de degré n − 1, ce sont toutes les racines
de P ′, nécessairement toutes réelles et simples.

(Le résultat tombe en défaut si les racines de P ne sont pas toutes réelles. Par exemple, P = X 3 −1
est à racines simples dans C mais P ′ = 3X 2 admet une racine double)

2. Séparons les racines simples et les racines multiples de P = (X − a1 )...(X − ak )(X −


P. Posons
b1 )α1 ...(X
− bl )αl où les
ai et les bj sont k + l nombres réels deux à deux distincts et les αj des
entiers supérieurs ou égaux à 2 (éventuellement k = 0 ou l = 0 et dans ce cas le produit vide
vaut conventionnellement 1).

P s'annule déjà en k + l nombres réels deux à deux distincts et le théorème de Rolle fournit
k + l − 1 racines réelles deux à deux distinctes et distinctes des ai et des bj . D'autre part, les bj

sont racines d'ordre αj de P et donc d'ordre αj −1 de P . On a donc trouvé un nombre de racines
Pl
(comptées en nombre de fois égal à leur ordre de multiplicité) égal à k + l − 1 + j=1 (αj − 1) =
Pl
k + j=1 αj − 1 = n − 1 racines réelles et c'est ni.
Exercice 147 (** Généralisation du théorème des accroissements nis). Soient f et g deux fonctions
continues sur [a, b] et dérivables sur ]a, b[.
Soit ∆ : [a, b] → R .
f (a) f (b) f (x)
x 7→ g(a) g(b) g(x)
1 1 1

1. Montrer que ∆ est continue sur [a, b], dérivable sur ]a, b[ et calculer sa dérivée.

2. En déduire qu'il existe c dans ]a, b[ tel que (g(b) − g(a))f ′ (c) = (f (b) − f (a))g ′ (c).

Correction 147. En pensant à l'expression développée de ∆, on voit que ∆ est continue sur [a, b],
dérivable sur ]a, b[ et vérie ∆(a) = ∆(b)(= 0) (un déterminant ayant deux colonnes identiques est
nul).
Donc, d'après le théorème de Rolle, ∃c ∈]a, b[/ ∆′(c) = 0.
Mais, pour x ∈]a, b[, ∆′ (x) = f ′ (x)(g(a) − g(b)) − g ′ (x)(f (a) − f (b)) (dérivée d'un déterminant).

L'égalité ∆ (c) =0 ′
s'écrit : f (c)(g(b) − g(a)) = g ′ (c)(f (b) − f (a)) ce qu'il fallait démontrer.
(Remarque. Ce résultat généralise le théorème des accroissements nis (g = Id est le théorème des
accroissements nis.))

Exercice 148 (**). Soit f de classe C 1 sur R∗+ telle que limx→+∞ xf ′ (x) = 1. Montrer que limx→+∞ f (x) =
+∞.
Correction 148. Puisque limx→+∞ xf ′ (x) = 1, ∃A > 0/ ∀x > 0, (x ⩾ A ⇒ xf ′ (x) ⩾ 21 ).
RSoit x un réelRxé supérieur ou égal à A. ∀t ∈ [A, x], f ′ (t) ⩾ 2x
1
et donc, par croissance de l'intégrale,
x ′ x 1
A f (t) dt ⩾ A 2t dt ce qui fournit :

1
∀x ⩾ A, f (x) ⩾ f (A) + (ln x − ln A),
2
et montre que limx→+∞ f (x) = +∞.

31
x
Exercice 149 (***). Soit f de classe C1 sur R vériant pour tout x f ◦ f (x) =
réel,
2 + 3. En
f (x)
remarquant que f (
x
2 + 3) = 2 + 3, montrer que f ′ est constante puis déterminer f .

Correction 149.

x f (x)
∀x ∈ Rf ( + 3) = f (f ◦ f (x)) = f ◦ f (f (x)) = + 3.
2 2
1 ′ x
Puisque f est dérivable sur R, on obtient en dérivant ∀x ∈ R, 2f (2 + 3) = 12 f ′ (x),
et donc

x
∀x ∈ R, f ′ ( + 3) = f ′ (x).
2
Soit alors x un réel donné et u la suite dénie par u0 = x et ∀n ∈ N, un+1 = 12 un + 3.
D'après ce qui précède, ∀n ∈ N, f ′ (x) = f ′ (un ). Maintenant, u est une suite arithmético-géométrique
et on sait que

1
∀n ∈ N, un − 6 = (u0 − 6)
2n
ce qui montre que la suite u converge vers 6. La

suite (f (un ))n⩾0 est constante, de valeur f ′ (x). f ′
étant continue sur R, on en déduit que

∀x ∈ R, f ′ (x) = lim f ′ (un ) = f ′ ( lim un ) = f ′ (6),


n→+∞ n→+∞

ce qui montre que la fonction f est constante sur R et donc que f est ane.
Réciproquement, pour x réel, posons f (x) = ax + b.

x 1
f solution ⇔ ∀x ∈ R, a(ax + b) + b =+ 3 ⇔ ∀x ∈ R, (a2 − )x + ab + b − 3 = 0
2 2
2 1 1 √ 1 √
⇔ a = et (a + 1)b = 3 ⇔ (a = √ et b = 3(2 − 2)) ou (a = − √ et b = 3(2 + 2)).
2 2 2
On trouve deux fonctions solutions, les fonctions f1 et f2 dénies par :

1 √ 1 √
∀x ∈ R, f1 (x) = √ x + 3(2 − 2) et f2 (x) = − √ x + 3(2 + 2).
2 2
Exercice 150 (***I). Soit f de classe C 1 sur R vériantlimx→+∞ (f (x) + f ′ (x)) = 0. Montrer que
limx→+∞ f (x) = limx→+∞ f ′ (x) = 0. (Indication. x
Considérer g(x) = e f (x)).

Correction 150. Montrons que limx→+∞ f (x) = 0.


Pour x réel, posons g(x) = ex f (x). g est dérivable sur R et ∀x ∈ R, g ′ (x) = ex (f (x) + f ′ (x)). Il s'agit
que si limx→+∞ e
−x g ′ (x) = 0 alors lim −x
donc maintenant de montrer x→+∞ e g(x) = 0.
Soit ε un réel strictement positif.

ε ε ε ε
∃A > 0/ ∀x ∈ R, (x ⩾ A ⇒ − < e−x g ′ (x) < ⇒ − ex ⩽ g ′ (x) ⩽ ex ).
2 2 2 2
Pour x réel donné supérieur ou égal à A, on obtient en intégrant sur [A, x] :

Z x Z x
ε ε ε
− (ex − eA ) = − et dt ⩽ g ′ (t) dt = g(x) − g(A) ⩽ (ex − eA ),
2 A 2 A 2
et donc

ε ε
∀x ⩾ A, g(A)e−x − (1 − eA−x ) ⩽ e−x g(x) ⩽ g(A)e−x + (1 − eA−x ).
2 2
Maintenant, g(A)e−x − 2ε (1 − eA−x ) et g(A)e−x + 2ε (1 − eA−x ) tendent respectivement vers − 2ε et
ε
2
quand x tend vers +∞. Donc,

32
ε ε
∃B ⩾ A/ ∀x ∈ R, (x ⩾ B ⇒ g(A)e−x − (1 − eA−x ) > −ε et < g(A)e−x − (1 − eA−x ) < ε.
2 2
Pour x ⩾ B, on a donc−ε < e−x g(x) < ε.
On a montré que ∀ε > 0, ∃B > 0/ ∀x ∈ R, (x ⩾ B ⇒ |e − xg(x)| < ε) et donc limx→+∞ e−x g(x) = 0
ce qu'il fallait démontrer.

33

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