Prévenir la propagation des infections en crèche
Prévenir la propagation des infections en crèche
1
Table des matières :
I. Remerciements. ...……………………………………………………… P3
2
X. Bibliographie. ………………………………………………………….
P23
XI. Annexes. ……………………………………………………………….
P25
I. Remerciements :
Je tiens tout d’abord à remercier toutes les personnes qui ont contribué, de près ou
de loin, à la réalisation de ce travail de fin d’études.
En premier lieu, je remercie chaleureusement les professeurs qui nous ont suivi
pendant ces 18mois de formations. Ça n’a pas toujours été facile pour eux comme
pour nous, mais c’est, en grande partie, grâce à eux que je vous présente, ce jour,
mon épreuve intégrée.
Merci aussi à Margo qui a toujours été là pour moi. Nous nous sommes soutenues
l’une et l’autre dans chacune des épreuves à passer durant cette année et demie.
Enfin, je ne saurais oublier mes amis, ma famille et mon copain pour leur soutien
moral, leur patience et leurs encouragements tout au long de cette aventure. Leur
présence a été ma plus grande source de motivation.
3
II. Introduction :
L'un des enjeux majeurs en milieu d'accueil, que ce soit dans des crèches, des écoles,
ou des établissements de santé, est de garantir la santé et la sécurité des enfants, des
usagers et du personnel en limitant la propagation des virus et des bactéries. La
transmission de ces agents pathogènes peut se faire rapidement au sein de groupes,
entraînant des épidémies et des perturbations importantes dans les structures d'accueil.
Ainsi, il est essentiel de mettre en place des pratiques rigoureuses et adaptées pour
réduire au maximum les risques de contamination. Cette épreuve intégrée s'intéressera
aux mesures préventives et aux protocoles de désinfection à adopter, à la gestion de
l'hygiène et à la sensibilisation des acteurs concernés, afin de limiter la propagation
des infections et garantir un environnement sain et sécurisé pour tous.
Lors de mon premier stage en crèche, nous nous sommes retrouvées avec des
épidémies de gastro-entérite, de pneumonie à mycoplasmes... Je me suis interrogée sur
les causes et comment y remédier. Au cours de ces réflexions, j’ai remarqué quelques
manquements en matière d’hygiène, de désinfection…
C’est pourquoi j’ai choisi ce sujet, afin de relever les mesures et pratiques
préconisées par l’ONE et autres organismes de prévention en matière de
santé.
4
III. Comprendre la propagation des maladies dans une crèche :
Pour ce point, je me suis inspirée des travaux suivants, « Guide sur la prévention et le
contrôle des infections dans les établissements de soins de longue durée (OMS, 2017) », «
Préventions et contrôle des infections dans les services de garde et école du Québec, guide
d’intervention » et des sites :
- Elsan Care
- Soin de nos enfants
- Naître et grandir
- Sciensano
- AVIQ
- L’institut pasteur
Tout d’abord les infections virales comme le rhume, la gastro-entérite virale, la varicelle, le
pied-main-bouche, les bronchites/bronchiolites ou encore la grippe.
o Le rhume peut être causé par plusieurs types de virus (le rhinovirus par exemple), il se
manifeste par des symptômes tels que le nez qui coule, la toux, le mal de gorge et dans
certains cas de la fièvre. Il se transmet par des gouttelettes de sécrétions respiratoires.
5
o La gastro-entérite virale, quant à elle, est souvent causée par le rotavirus ou le
norovirus. C’est une maladie très contagieuse qui se propage facilement dans les
milieux d’accueil. Ses principaux modes de transmission se font par voie direct (selles
ou vomissements d’une personne infectée), par voie indirect (surface contaminée par
les selles ou vomissements d’une personne contaminée), ses symptômes sont des
vomissements, de la dysenterie (diarrhée) et des douleurs abdominales.
o La varicelle est une maladie extrêmement contagieuse, causée par le virus varicelle-
zona, cette maladie se manifeste par des démangeaisons, de la fièvre, fatigue et une
éruption cutanée caractéristique (boutons qui ressemblent à des piqures d’insectes). On
les retrouve surtout au niveau du ventre, du dos, du cou ou du visage mais il peut y en
avoir sur tout le corps. La varicelle se transmet principalement par le contact cutanéo-
muqueux avec les lésions cutanées actives mais aussi par voie respiratoire, par
inhalation de fines particules infectieuses.
o Les bronchites et bronchiolites sont des maladies virales mais peuvent aussi être
bactériennes ou non infectieuses. Les bronchiolites virales sont provoquées
principalement par le virus respiratoire syncytial (VRS). Ce sont les plus fréquentes
chez les enfants car elles sont très contagieuses. C’est une maladie que l’on retrouve
particulièrement en hiver. Elle se transmet par voies respiratoires.
o La grippe provient du virus influenza. Il se transmet par voie directe et aérienne via
des microgouttelettes ainsi que par voie indirecte via les objets souillés par des
sécrétions respiratoires/nasopharyngées. Ses symptômes sont de la fièvre, des douleurs
musculaires ou articulaires, de la fatigue extrême, des maux de tête ainsi que de gorge
et parfois accompagné de nausées.
Ensuite il y a les infections bactériennes telles que les otites, les angines à streptocoque et les
pneumonies avec ou sans mycoplasme.
o Les otites : il y a plusieurs sortes d’otites mais celle qui nous concerne le plus en
milieu d’accueil est l’otite moyenne aigüe. Elle est souvent causée par une bactérie qui
infecte l’oreille moyenne. Ses symptômes sont des douleurs à l’oreille, de la fièvre et
de l’irritabilité.
o L’angine à streptocoque : elle touche plus particulièrement les enfant. Elle se transmet
par voie direct, par le contact avec la salive et les sécrétions nasales. Par voie indirect,
par des gouttelettes lors d’éternuement ou de toux. L’angine se manifeste par de la
fièvre, de gros maux de gorge, des difficultés à avaler, des ganglions enflés et
sensibles dans le cou.
7
C. Impact des maladies sur le développement des enfants et le
fonctionnement de la crèche.
8
IV. Législation et recommandations sanitaires :
9
vaccination est un moyen clé de prévenir les infections graves, comme la
pneumonie, la rougeole et la grippe. En cas de maladies contagieuses (comme
la grippe, la gastro-entérite, ou les infections respiratoires), il est essentiel de
mettre en place des mesures d'isolement pour les enfants malades et d'informer
rapidement les parents et les autorités sanitaires.2
A. Hygiène et assainissement :
a. Lavage des mains.
Il est essentiel et vital de maintenir une bonne hygiène des mains afin
d'éviter la propagation de germes infectieux et les épidémies.
Il est interdit de porter des bijoux (y compris les montres) et des faux
ongles. Effectivement, ils abritent des micro-organismes qui ne seront pas
forcément éliminés par le lavage des mains. Par ailleurs, les bijoux (comme
les bagues, les bracelets, les colliers...) peuvent causer des blessures aux
enfants (comme des éraflures ou des égratignures) ou être dérobés de
manière accidentelle.
Il faut que les ongles soient propres, courts et dépourvus de vernis. Il est
nécessaire de les nettoyer fréquemment, car il y a souvent une présence de
micro-organismes sous les ongles.
Deux méthodes sont recommandées pour maintenir une bonne hygiène des
mains : le nettoyage des mains par de l'eau courante et du savon (il est
préférable d’utiliser un
savon liquide au PH neutre), et la désinfection par une solution
hydroalcoolique.
L'hygiène des mains avec de l'eau courante et du savon est une action
cruciale et efficace pour empêcher la propagation de nombreux virus et
bactéries.
C'est pourquoi il est essentiel de mettre particulièrement en avant le
nettoyage des mains au sein des groupes d'enfants. On pourra renforcer ce
message en utilisant des affichettes, un logo, etc.
2
[Link]
10
b. Lavage et désinfection des surfaces et des jouets.
Lavage :
Quand ? : Il est nécessaire de nettoyer chaque jour les sols et toutes les
surfaces à laver, sans oublier les tapis de jeux et les coussins plastifiés pour
la psychomotricité, les robinets, les poignées de porte et les chasses d'eau,
en utilisant des détergents appropriés.
3
[Link]
11
quotidiennement.
Désinfection :
Quand ? : Selon le site de l’ONE, la désinfection doit être effectuée
quotidiennement sur les tables de repas des enfants, les coussins à langer et
les poubelles. En cuisine, elle se limite aux surfaces en contact avec des
aliments à risque (par exemple, volaille crue, œufs, légumes non lavés). La
désinfection est également requise lors d’épidémies ou en cas de
contamination des sols et surfaces par des liquides biologiques (sang,
selles, urines, vomissements, etc.).
12
B. Vaccination et suivi médical des enfants.
La vaccination assure une protection tant individuelle que collective. Bien que la
vaccination contre la poliomyélite soit la seule rendue obligatoire par la législation
belge, l'arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 2 mai 2019
mentionné précise que les enfants fréquentant un milieu d’accueil doivent être
vaccinés contre certaines maladies, conformément au schéma établi par la FW-B.
Cette obligation ne s'applique cependant pas dans les milieux d’accueil agréés par
les Communautés flamande et germanophone.
13
C. Gestion des maladies infectieuses : procédures à suivre.
La gestion des maladies infectieuses en crèche est encadrée par des directives
précises, principalement mises en œuvre par l’ONE.
Voici les grandes étapes de la procédure à suivre :
14
2. Communication avec les parents :
La crèche doit informer les parents en cas d’apparition d’une maladie
contagieuse dans l’établissement. Cela va permettre à chacun de prendre les
mesures nécessaires, comme surveiller l’apparition de symptômes chez leurs
enfants.
3. Prévention et hygiène :
Comme dit plus haut, il est essentiel d’avoir une bonne hygiène des mains et
des surfaces. Cela inclut le lavage régulier des mains, le nettoyage des jouets et
l’aération des locaux.
Il est important de sensibiliser les parents face aux maladies et aux épidémies. La
conformité des parents aux clauses médicales du projet d'accueil et leur
compréhension adéquate peuvent affecter la santé personnelle de leur enfant, tout
comme celle de tous les autres enfants qui y sont accueillis.
Les parents doivent être informés des règles à suivre, et pour cela, ils doivent être
sensibilisés non seulement à la sauvegarde de la santé de la collectivité, mais aussi
au bien-être de l’enfant malade.
Le milieu d'accueil souligne l'importance que les parents aient une option
alternative si leur enfant est écarté et les oriente dans ce sens.
Il est crucial d’insister sur le fait que l'enfant ne peut recevoir aucun médicament
(y compris en vente libre) dans le milieu d'accueil sans une autorisation médicale.
Cette exigence est incluse dans la réglementation qui indique que « sans une
attestation médicale, aucun médicament ne peut être administré à l'enfant en milieu
d'accueil ».
Le milieu d’accueil se trouve le long d’une grande route et est donc facile d’accès.
Il dispose d’un parking.
Le bâtiment comprend, au rez-de-chaussée, un hall d’accueil pour les parents, un
espace de vie spacieux où les enfants passent la journée et jouent et une cuisine.
Dans l’espace de vie, il y a un coin “change” et les « bébés » sont séparés des
15
« grands » par un assemblage de barrières.
L’espace “repos” se trouve à l’étage (3 chambres).
Le bâtiment dispose également, à l’arrière, d’un espace de jeu extérieur.
16
C. Tâches de l’auxiliaire de l’enfance dans une journée-type.
Horaire Tâches
17
7h -> +/- 9h Arrivée des enfants, la puéricultrice accueille chaque enfant.
8h -> 9h/9h30 1ère période de change, chaque enfant présent est changé. + la mise au lit des
enfants qui font des siestes le matin.
9h -> 10h Jeu libre, la puéricultrice laisse les enfants jouer librement et intervient
lorsqu’il le faut (changer un enfant, surveiller que les enfants ne se font pas
mal l’un l’autre,).
10h -> 10h30 2ème période de change + aller rechercher les enfants qui ne dorment plus.
11h30 -> 12h/12h30 Repas, les plus petits (ceux qui ne savent pas encore manger seul) sont assis
dans les chaises bébés, les plus grands sur une chaise à table. La puéricultrice
donne à manger aux plus petits et surveille les plus grands.
12h/12h30 -> 13h 3ème période de change + mise au lit des enfants.
14h -> 14h30 4ème période de change, les enfants qui sont réveillés sont amenés dans la salle
de jeu et changé.
15h30 -> 16h/16h30 Gouter, les plus petits sont assis dans les chaises bébés, les plus grands sur une
chaise à table. La puéricultrice donne à manger aux plus petits et surveille les
plus grands.
16h/16h30 -> 17h Dernière période de change, habillage des enfants et retour de certains enfants.
18
A. Quoi ?
Lors de mes 2 stages en crèche, nous avons été confrontés à des épidémies de gastro-
entérites et de pneumonies à mycoplasme. J’ai pu remarquer plusieurs fois que les
puéricultrices ne nettoient et désinfectent pas spécialement les coussins de change
après chaque enfant, que le lavage des mains n’est pas systématique et que les jeux ne
sont pas lavés et désinfectés aussi souvent qu’ils le devraient. Ce qui, à mon sens, peut
contribuer à une augmentation de la propagation des maladies.
En Février, lors de mon stage d’insertion, nous avons également eu une épidémie de
pneumonie à mycoplasme. Plusieurs enfants ont commencé à présenter des
symptômes comme de la fièvre, une toux persistante et des difficultés respiratoires.
Deux des enfants présentant ces symptômes se sont rapidement rendu chez le
pédiatre/médecin qui leur a fait une batterie de tests dont une prise de sang, qui a
révélé une infection à mycoplasme.
B. Où ?
19
C. Quand ?
Lors de mon stage d’observation, en novembre 2023 ainsi que pendant mon stage
d’insertion en février 2024.
2. La vaccination :
Que toutes les personnes (enfants comme personnel), qui viennent en milieu
d’accueil, soient vaccinées pour toutes maladies vaccinables notamment la
rougeole, la coqueluche et la grippe.
Mettre en place une politique d’exclusion temporaire pour les enfants malades
afin de limiter la propagation des infections.
Fournir des consignes précises aux parents sur les critères de retour à la crèche
(absence de fièvre sans médicament pendant 24 heures, etc.).
Garantir une bonne circulation de l’air dans les locaux pour réduire la
concentration des germes. Ouvrir régulièrement les fenêtres ou investir dans
des systèmes de ventilation adaptés.
Mais aussi promouvoir la santé globale, il est important d’encourager les activités physiques
et extérieures pour renforcer les défenses immunitaires des enfants. Nous pouvons aussi
intégrer des jeux éducatifs sur l’hygiène et la santé.
21
Il est important de continuer à se former dans son métier. Et pour ce faire, il existe plusieurs
formations intéressante pour le personnel en crèche qui ont pour thème : Prévention et
gestion des maladies infectieuses, vaccination et santé publique, allergies et maladies
chroniques, épidémies et pandémies, nutrition et immunité et plein d’autres.
IX. Conclusion :
22
surfaces et l’aération des espaces, sont des piliers essentiels pour limiter les risques
d’infection.
X. Bibliographie :
Images :
23
[Link]
%2FMagazine%2FAlimentation-et-nutrition%2FMicrobiote%2FCes-microbes-qui-nous-
veulent-du-bien-definition&psig=AOvVaw3xDMk9cQ0dUYWh6HB2eZ-
A&ust=1727676497692000&source=images&cd=vfe&opi=89978449&ved=0CBQQjRxqFw
oTCJiL59a-54gDFQAAAAAdAAAAABAJ
[Link]
%2Fsante-microbe-virus-bacterie-quelle-difference
%2F&psig=AOvVaw3z1hArVmHczJGKiSvGhbKL&ust=1732871068862000&source=imag
es&cd=vfe&opi=89978449&ved=0CBQQjRxqFwoTCOCEhvfV_okDFQAAAAAdAAAAA
BAE
[Link]
%2Fbrochuredetailpro%2Fbrochure%2Fhygiene-des-mains-du-materiel-et-des-equipements-
en-consultation%2F&psig=AOvVaw0C0fUtqRiTEOc9ODMVulE-
&ust=1732863413176000&source=images&cd=vfe&opi=89978449&ved=0CBQQjRxqFwo
TCKiPorO5_okDFQAAAAAdAAAAABAE
[Link]
%2Fbrochures%2Fbrochuredetail%2Fbrochure%2Fcalendrier-de-vaccination
%2F&psig=AOvVaw221la8ykvUQJ4NXaDK356m&ust=1732865084447000&source=imag
es&cd=vfe&opi=89978449&ved=0CBQQjRxqFwoTCJik69G__okDFQAAAAAdAAAAAB
AE
[Link]
pieds-mains-bouche
Sources :
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
angine
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
24
[Link]
[Link]
Guide sur la prévention et le contrôle des infections dans les établissements de soins de
longue durée (OMS, 2017).
Infection prevention and control guidance for long-term care facilities in the context of
COVID-19 (OMS, 2020).
XI. Annexes :
25
26
27
28