Ministère de l’éducation République du Mali
De l’Alphabétisation et des Langues Un Peuple – Un But –Une Foi
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Académie d’enseignement de
Bamako Rive Droite
COMPOSITION DE LA PREMIERE PERIODE
Année : 2016 – 2017 Série : TSECO Durée : 4 heures
Epreuve de : Economie Coef : 4
I. Analyse de document
Evolution des PIB sur Longue période
Taux de croissance annuel Etats-Unis France Chine Amérique Afrique Monde
moyen du PIB en % Latine
1820-1950 3,72 1,35 0,037 2,6 1,42 1,58
1950-1973 3,93 5,05 5,01 5,32 4,44 4,90
1973-1998 2,99 2,1 6,84 3,02 2,73 3,01
1998-2007 3,2 2,2 8,9 2,7 4,3 4,1
1- Interpréter les chiffres en gras soulignés
2- Calculer le TAAM du PIB de l’Afrique sur la période
3- Quel pays a enregistré u fort taux de croissance du PIB sur la période 1998-2007 ?
4- On suppose que le PIB de la France en 1973 fût de 9 315 900 000 5€ retrouvez le PIB
en 1950.
II. Dissertation
Sujet : L’activité économique est aujourd’hui une menace pour l’équilibre naturel de la
planète.
Consignes : A l’aide des documents et de tes connaissances personnelles, tu montreras en
quoi la croissance économique peut entrer en contradiction avec le développement durable
puis les conditions auxquelles elle se concilie avec ce dernier.
Sujet 1 : À quelles conditions la croissance économique est-elle compatible avec le
développement durable ?
Document 1
Émission de CO2 due à la combustion d’énergie
Part Évolution 20104-2005 Évolution 1990-2005
en % en % en %
Amérique du Nord 26,3 +0,6 + 21,2
dont : États-Unis 22,8 + 19,9
Amérique latine 3,5 +2,5 + 55,6
Europe et pays de l’ex- 24,5 - 0,2 - 16,7
URSS
dont UE à 27 14,7 - 1,1 - 3,1
Afrique 3,1 + 3,3 + 51,9
Moyen-Orient 4,6 + 5,5 + 111,4
Extrême-Orient 36,5 + 6,9 + 94,6
dont : Chine 20,8 + 11,2 + 127,3
Inde 4,2 + 3,3 + 95,5
Océanie 1,5 + 5,8 + 46,4
dont Australie 1,4 + 6,2 + 45,1
Monde 100 + 3,1 + 29,1
Source : Direction générale de l’énergie et des matières premières, « Les émissions de CO2 liées à la combustion
d’énergie dan le monde en 2005 », énergie et matières premières, novembre 2007.
Document 2
L’analyse économique considère la pollution comme un effet externe (1) négatif lié à l’utilisation
gratuite d’un bien d’environnement. Cette gratuité va conduire à son gaspillage, sa dégradation ou
pire, son épuisement. En effet, pour que l’allocation efficace des ressources rares puisse se réaliser
dans une économie de marché, il faut que les agents économiques supportent les conséquences de
leurs actes, qu’ils en paient le prix […]. Si la dégradation de l’environnement est considérée comme
une défaillance du marché, l’État peut soit se substituer à celui-ci, soit le corriger. L’État assure la
réalisation d’actions de protection et de restauration de l’environnement qui donnent lieu à des
dépenses publiques (gestion des déchets, épuration des eaux). Mais il s’agit aussi comme un régulateur
du marché, obligeant ou incitant les agents économiques à modifier leurs comportements dans un sens
favorable à l’environnement. La typologie (d’actions) la plus simple oppose les instruments
réglementaires aux instruments économiques. Les premiers imposent des contraintes, les normes par
exemple ; les seconds agissent sur le système de prix afin de fournir aux agents les incitations
monétaires destinées à modifier leurs comportements. Ce sont les taxes, les subventions et les marchés
de permis d’émission.
Source : Annie Vallée, « Développement et environnement : les solutions économiques aux problèmes
environnementaux », Cahiers français, n°337, mars-avril 2007.
Document 3
La part d’électricité à partir d’énergies renouvelables en Europe : comparaison entre les
résultats de 2004 et les objectifs pour 2010
en %
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
Portugal
Royaume-Uni
UE à 15
Finlande
Espagne
Italie
France
Allemagne
Irlande
Belgique
Grèce
Danemark
Luxembourg
Pays-Bas
Autriche
Suède
Part dans la production d'électricité Objectifs indicatifs pour 2010
Source : Observatoire de l’énergie et directive du Parlement européen du 27 septembre 2001 pour les objectifs
en 2010.
Document 4
Face à de nombreux problèmes d’environnement d’ampleur mondiale, les pays doivent unir leurs
efforts pour relever les défis les plus urgents de la planète et œuvrer en faveur du développement
durable.
Les pays en développement ont la possibilité de tire des enseignements de l’expérience des autres pays
et de « sauter des étapes » pour s’engager directement sur des voies de développement plus économes
en énergie et en ressources et plus respectueuses de l’environnement. Les pays doivent œuvrer de
concert pour diffuser connaissances, pratiques exemplaires et technologies afin de tirer mutuellement
profit de modes de production et de consommation plus durables à l’échelle mondiale […].
En ce qui concerne le changement climatique, plus les pays participant aux mesures d’atténuation
seront nombreux, et moins il sera coûteux de renduire les émissions à l’échelle mondiale. La mise en
place en 2008, par les seuls pays de l’OCDE, d’une taxe sur le carbone de 25 USD (2)/ tonne de CO2,
aboutirait en 2030 à une réduction de 43% des émissions de gaz à effet de serre dans ces pays. Il est
nécessaire de renforcer la gouvernance internationale de l’environnement afin d’assurer la mise en
œuvre d’accord internationaux permettant de faire face aux problèmes environnementaux.
Source : Docs. de l’OCDE, « Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon de 2030 » 2008.
Document 5
Évolution des consommations d’énergie, de l’intensité * et de la valeur ajoutée dans l’industrie
en France
140
valeur ajoutée
Consommations d'énergie
130
intensité énergetique
120
110
100
90
80
70
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Source : Benoit de Lapasse et Thomas Renaud « Face à la hausse des prix des énergies fossiles puis de
l’électricité », SESSI, Le 4 pages des statistiques industrielles, n° 204, décembre 2007.
*L’intensité énergétique est la quantité d’énergie consommée par unité de PIB. La baisse de l’intensité
énergétique correspond à une meilleure efficacité énergétique.
(Indices, base 100 en 1996)
Document 6
Pauvreté peut signifier dégradation accrue de l’environnement. D’une part, pour couvrir leurs besoins
vitaux, les populations pauvres sont contraintes à une destruction irréversible de leurs ressources ; la
déforestation et l’érosion qui en découle en sont un exemple. D’autre part, quand la survie est en jeu,
les préoccupations quand à la préservation de l’écosystème local à long terme sont reléguées au
second plan.
La nature constituant la base productive des populations pauvres, elles sont donc les premières
concernées et affectées par une dégradation de l’environnement. Face à des catastrophes naturelles qui
affectent leurs principales sources de revenus, les populations pauvres ne disposent pas d’un soutien
conséquent des pouvoirs publics et de possibilités d’indemnisation. De même les conséquences les
plus dommageables du réchauffement climatique porteront davantage sur les pays pauvre que sur les
zones tempérées des pays riches. De surcroît, la maîtrise technologique, qui permet en général
d’utiliser plus efficacement les ressources disponibles, leur fait défaut et entraîne souvent une
consommation destructive pour leur milieu. Le développement durable reconnait le principe d’une
double solidarité : entre les pays du nord et ceux du sud d’abord, et intergénérationnelle ensuite.
Source : Benoit Ferrandon, « Développement durable : la prise en compte de l’environnement ? ». Cahiers
français, n°317, novembre-décembre 2003.
1. Effet externe (ou externalité) : expression utilisée pour désigner toute situation où les activités d’un agent
économique ont des conséquences sur le bien-être d’autres agents, sans qu’il y ait des échanges ou des
transactions entre eux.
2. USD : dollars américains.