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Théories économiques et politiques publiques

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École Classique : Adam Smith (1723-1790) - “La recherche sur la nature et les

causes de la richesse des Nations” (1776) - Initiative individuelle, valeur du


travail, division du travail, main invisible, théorie des avantages absolus. David
Ricardo (1772-1823) - “Principes de l’économie politique et de l’impôt” (1817) -
Rendements décroissants, commerce international, théorie des coûts comparatifs.
Robert Malthus (1776-1834) - “Essai sur le principe de la population” (1803) -
Croissance démographique, ressources insuffisantes, loi de la population. Jean-
Baptiste Say (1767-1832) - “Traité d’économie politique” (1803) - Absence de
surproduction, loi des débouchés.
École Socialiste : Karl Marx (1818-1883) - “Le manifeste du parti communiste”
(1848), “Le capital” (1867) - Critique du capitalisme, histoire des classes,
travail créateur de valeur, plus-value, surproduction.
École Keynesienne : John Maynard Keynes (1883-1946) - “La théorie générale de
l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie” - Approche basée sur la demande,
multiplicateur, intervention de l’État. Joseph Schumpeter (1883-1950) -
“Capitalisme, socialisme et démocratie” (1942) - Dynamique économique, innovation,
destruction créatrice, cycle long.

Introduction : l’intervention de l’état dans l’économie Selon le courant théorique,


l’intervention de l’état dans l’économie devrait être plus ou moins forte (cours
1 !) Pour les libéraux, la « main invisible » guide les actions individuelles des
acteurs économiques vers la richesse et le bien commun, avec un marché auto-
régulateur équilibré par les agents rationnels et les prix fixés par tâtonnement,
nécessitant une très faible intervention de l’état (gendarme + cadre des marchés).
Pour les interventionnistes (keynésiens), Keynes justifie l’intervention de l’Etat
pour pallier les déficiences du marché, réguler l’économie, et favoriser la
croissance, avec un Etat providence assurant de plus en plus de fonctions
protectrices et régulatrices, bien que le coût (dette et déficit public) soit
débattu et réduit par des baisse des dépenses publiques. Le déficit public est un
solde annuel négatif, la dette publique la somme des dettes administratives,
mesurée en valeur absolue ou en pourcentage du PIB. La politique économique
consiste à arbitrer entre l’action et le coût, entre intérêt et financement.

Décisions prises par les pouvoirs publics pour atteindre des objectifs économiques
(croissance, emplois, stabilité des prix) et sociaux (santé, éducation, cohésion
sociale) ; ces variables sont interdépendantes. A travers la politique économique,
l’état assure trois fonctions : allocation des ressources pour des objectifs jugés
plus satisfaisants que ceux du marché, redistribution des revenus pour réduire les
inégalités et lutter contre l’exclusion, et régulation pour maintenir les
équilibres budgétaires, prix, consommation, production. Deux grandes familles de
politiques économiques : politique conjoncturelle et politique structurelle. La
politique conjoncturelle, à court terme, vise à remédier aux déséquilibres
économiques révélés par des indicateurs conjoncturels. La croissance est cyclique,
avec des phases de croissance et de décroissance. Les instruments de la politique
conjoncturelle incluent la régulation de la conjoncture. Les indicateurs de
conjoncture sont le taux de croissance du PIB, le taux de chômage, le taux
d’inflation, et le solde de la balance des paiements. Le carré magique, idéal
économique inatteignable, montre les contradictions entre indicateurs. La politique
monétaire, sous la responsabilité des banques centrales, vise la stabilité
monétaire et financière.

2.5- La politique budgétaire consiste en la prévision des recettes et dépenses de


l’état, avec un impact sur l’activité économique car le budget peut jouer un rôle
contra-cyclique ; le PLF établit les orientations et les moyens alloués aux
ministères et projets, réévaluant les niveaux d’imposition et de taxes. L’Etat se
finance par des coupes budgétaires, l’augmentation des impôts, ou l’endettement. En
2025, un budget pour réduire le déficit implique des dépenses et recettes
publiques. Les dépenses publiques visent à augmenter la demande par des travaux
publics ou redistribution sans augmenter les impôts, suivant le principe du
multiplicateur keynésien. Cependant, la politique budgétaire a ses limites : le
Pacte de stabilité et de croissance, l’efficacité du multiplicateur, et l’effet
boule de neige du déficit. La dette publique peut entraîner un cercle vicieux
d’endettement. La politique monétaire, sous la responsabilité des banques
centrales, vise la stabilité monétaire et financière ; en Europe, c’est la BCE qui
exerce cette politique monétaire.

Il faut fournir les liquidités nécessaires à la croissance de l’économie tout en


garantissant la stabilité de la monnaie (cf TD N°1) ; l’augmentation de la quantité
de monnaie disponible ne doit pas être trop faible (risque de limitation de
l’activité économique) ni trop rapide (risque d’inflation). La politique monétaire
conventionnelle est complétée par des mesures non conventionnelles comme le
quantitative easing, où la BCE a racheté des obligations d’Etat et de la dette
privée, mobilisant 115 milliards d’euros par mois en moyenne en 2019 et 1 650
milliards d’euros sur 2020. La politique non conventionnelle, second volet de la
politique économique, modifie profondément les structures de l’économie et les
comportements des agents économiques. La politique structurelle prévoit des projets
à long terme sur une période de 5 ans, avec des réformes structurelles et des
politiques comme la politique agricole (subventions, quotas PAC).

Introduction à la Conjuncture Économique Française : la conjoncture économique


permet d'évaluer l'état de l'économie française à un moment donné, en suivant
plusieurs indicateurs pour comprendre les tendances. Nous explorerons 10 de ces
indicateurs via des graphiques : 1. Croissance du PIB, indicateur clé de la
performance économique, une croissance positive signifie expansion. 2. Production
Industrielle, reflète la production, un niveau inférieur à 100 indique baisse. 3.
Exportations de Produits Industriels, indicateurs de la santé économique, une
baisse peut indiquer faiblesse de la demande internationale. 4. Indicateur
Synthétique du Climat des Affaires, reflète la confiance des entreprises, un niveau
supérieur à 100 indique un climat favorable. 5. Prix à la Consommation, indiquent
l'évolution des prix, une hausse peut indiquer inflation. 6. Emploi Salarié,
indicateur clé du marché du travail, une hausse signifie amélioration. 7. Taux de
Chômage, indicateur de la santé du marché du travail, un taux élevé signifie
faiblesse de l'emploi. 8. Consommation des Ménages, indicateur de la demande
domestique, une baisse peut indiquer réduction de la confiance des consommateurs.
9. Nouveaux Crédits aux Entreprises et aux Ménages, indiquent la dynamique du
crédit, une baisse peut indiquer réduction de l'investissement et de la
consommation. 10. Taux sur les Nouveaux Crédits, indiquent le coût du crédit, un
taux élevé peut dissuader les emprunts et les investissements.

Voici les points clés résumés et organisés : Le PIB est la somme des valeurs
ajoutées par toutes les branches d'activité, incluant la TVA et les droits de
douane, pour une période donnée, et sa croissance est quantitative ; il ne tient
pas compte de la nationalité des entreprises. Pendant le premier confinement de la
Covid (T1 2020), les contributions au PIB ont baissé, avec une consommation des
ménages en baisse inédite de -6,1 %, un investissement (FBCF) fortement en baisse
de -11,8 %, et une réduction du commerce extérieur freinant la croissance du PIB.
Les éléments du PIB incluent les contributions au PIB, la consommation,
l'investissement, la "Formation brute de capital fixe", et le solde commercial.
Pour comparer les pays, convertir toutes les monnaies en dollars, en tenant compte
de la Parité du Pouvoir d'Achat (PPA) pour égaliser les pouvoirs d'achat. Le PIB en
PPA ajuste les économies pour les comparer de manière plus équitable. Le PPA évalue
le coût d'un panier de biens et services, contrairement au taux de change qui
reflète les valeurs monétaires. L'indice Big Mac est un indicateur alternatif pour
comparer les pouvoirs d'achat. La croissance économique est cyclique et fluctuante,
avec un cycle économique alternant entre phases d'expansion et de récession. Les
fluctuations économiques affectent l'inflation, la confiance, le chômage, les
achats et les investissements. L'État doit réguler l'économie pour éviter les
crises prolongées et les déséquilibres.

Points Clés : L'État utilise son budget, son pouvoir réglementaire et la politique
monétaire pour influencer l'économie, nécessitant des politiques éclairées pour la
croissance. Pour favoriser la croissance, on peut améliorer la productivité par le
biais de la croissance démographique, de l'immigration positive, de l'emploi des
jeunes, des seniors et des femmes, et de l'augmentation du temps de travail.
Investir dans des équipements durables, optimiser l'utilisation des machines et
améliorer la technologie sont également cruciaux. La productivité au travail est
renforcée par l'apprentissage, l'éducation et la division du travail, contribuant à
la croissance économique. L'État soutient l'éducation, les infrastructures et la
recherche pour générer des externalités positives. Les politiques économiques
visent à augmenter la demande et améliorer la production, avec des relances mixtes
en cas de crise. Les interventionnistes favorisent la croissance par la relance de
la demande, suivant les idées de Keynes, avec les ménages, les entreprises et
l'État consommant et investissant dans des biens et services. Plus d'exportations
entraînent une croissance économique. Réduction des impôts, redistribution,
augmentation des revenus et réduction des prix stimulent la consommation. Les
dépenses publiques, comme les grands travaux, agissent comme des stabilisateurs
automatiques pour atténuer les fluctuations économiques. La croissance politique
nécessite une focalisation sur l'offre pour aider les entreprises à produire
davantage et de manière plus efficace, selon le principe de Say. Aider les sociétés
par des baisses d'impôts, de cotisations sociales, et des réductions de charges
améliore la compétitivité. Le débat économique et politique se concentre sur le
choix entre la politique de l’offre ou de la demande pour relancer la croissance,
avec une relance mixte combinant les aides aux entreprises et aux ménages.

La crise actuelle a souligné l'impasse de la croissance mercantiliste, avec des


appels à une croissance moins forte mais plus résiliente et soutenable, la question
de la pertinence des indicateurs de croissance traditionnels est soulevée, avec une
nécessité de réévaluer les métriques de performance économique. Depuis 2020, une
grande partie de la richesse mondiale a été accaparée par une petite fraction de la
population, soulignant les inégalités et les besoins de réformes fiscales. La
croissance économique est quantitative et réversible, tandis que le développement
est un processus de transformation à long terme des structures économiques,
politiques et sociales, le PIB total ne suffit pas à déterminer la richesse d'un
pays, le PIB par habitant est un indicateur plus pertinent, par exemple l'Inde a un
PIB par habitant de 1 940 $ (144ème mondial) contre 55 000 $ par habitant en
Australie (11ème mondial). L'IDH, créé en 1990 par les Nations Unies pour améliorer
l'analyse du développement, combinant le PIB par habitant, l'espérance de vie et le
niveau d'éducation, depuis 2020, l'impact climatique est inclus, l'IPH, indicateur
de pauvreté humaine, créé en 1997, évalue le risque de décès avant 40 ans, le taux
d'analphabétisme, les conditions de vie des enfants de moins de cinq ans et le taux
de chômage de longue durée. La croissance est un moyen subordonné, tandis que le
développement est une fin en soi, visant à réduire la pauvreté et améliorer le
niveau de vie. "Je voudrais que tu me donnes un coup de main pour terminer ce
projet." devient "Aide-moi à finaliser ce projet.", "La Covid a fait chuter l'IDH."
devient "L'IDH a baissé pour la deuxième année consécutive à cause de la Covid.",
"L'iPhone. L'IPH." devient "L'indicateur de pauvreté humaine (IPH).", "Son
remplaçant : l’indice de" devient "Remplacé par l'indice de" (sans complément, car
la fin de la phrase est manquante). L'IPM, Indice de Pauvreté Multidimensionnel,
souligne que la pauvreté est multidimensionnelle, évaluant les besoins de base d'un
ménage comme la santé, l'éducation, l'accès à l'eau et à l'électricité, et les
conditions de vie, l'IPF mesure les inégalités hommes-femmes en opportunités
économiques et politiques, l'IDT évalue la capacité d'un pays à innover et diffuser
ses innovations, le Coefficient de Gini mesure la répartition des revenus entre les
individus, variant de 0 (égalité totale) à 1 (inégalité maximale), les Indices du
Bonheur incluent le PIB par habitant, l'aide sociale, l'espérance de vie en bonne
santé, la liberté de choix de vie, la générosité et la perception de la corruption.
La croissance est essentielle pour le développement, favorisant la satisfaction des
besoins de base et les investissements dans l'éducation et la santé, le
développement peut aussi stimuler la croissance par une population éduquée et en
bonne santé. L'IPM évalue les besoins de base pour comprendre la pauvreté, le
Coefficient de Gini mesure l'inégalité des revenus, les Indices du Bonheur
combinent facteurs économiques et sociaux pour évaluer le bien-être, la croissance
est nécessaire mais doit être accompagnée de développement pour un bien-être
durable.

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