Open Access
Research
Connaissances et attitudes des relais communautaires sur les
fièvres hémorragiques à virus Lassa et Ebola dans le département
de la Donga (Nord Bénin)
Knowledge and attitudes of community volunteers on Lassa and Ebola viral
haemorrhagic fevers in the Donga Department (North Benin)
Cossi Angelo Attinsounon1,&, Cossi Athanase Hounnankan2, Comlan Albert Dovonou3, Cossi Adébayo Alassani3, Sourakatou
Salifou4
1
UER de Maladies Infectieuses et Tropicales, Faculté de Médecine, Université de Parakou, Bénin, 2Projet d’Intensification de la Lutte contre le
Paludisme, Ministère de la Santé, Bénin, 3Service de Médecine Interne, CHUD Borgou-Alibori, Parakou, Bénin, 4Zone Sanitaire Djougou Copargo
Ouaké, Ministère de la santé, Bénin
&
Corresponding author: Cossi Angelo Attinsounon, UER de Maladies Infectieuses et Tropicales, Faculté de Médecine, Université de Parakou,
Bénin
Mots clés: Attitude, connaissance, Ebola, Lassa, Bénin, relais communautaires, Afrique de l´Ouest
Received: 22/02/2017 - Accepted: 29/03/2017 - Published: 25/04/2017
Résumé
Introduction: L’objectif de cette étude était d’évaluer les connaissances et attitudes des relais communautaires vis-à-vis des fièvres hémorragiques à virus Ebola et
Lassa et leur implication dans la mise œuvre des activités de prévention de ces maladies. Méthodes: Une enquête transversale descriptive a été menée auprès des
relais communautaires recrutés par tirage au sort dans 40 villages du département de la Donga. Ces relais faisaient la prise en charge à domicile des maladies
respiratoires, diarrhéiques et du paludisme chez les enfants de moins de cinq ans. Un questionnaire anonyme a été administré par interview directe. Les données ont
été analysées à l’aide du logiciel Epi-info 3.5.1. Résultats: Au total 58 relais communautaires (RC) ont participé à cette enquête sur les 60 attendus. L’âge moyen était
de 38,7±10,6 ans avec un sex-ratio de 3,5. Il y avait majoritairement trente cinq cultivateurs (60,3%) et treize revendeuses (22,4%). Quarante huit enquêtés (82,8%)
reconnaissaient les deux maladies comme étant graves, mortelles et transmissibles. Les trois principales voies de transmission citées étaient le contact ou la
consommation de gibiers (87,9%), le contact direct avec les personnes infectées (74,1%) ou leurs cadavres (46,6%). Les principaux moyens préventifs énumérés
étaient en lien avec les voies de transmission. La fièvre (81,0%), les vomissements (81,0%) et la diarrhée (60,3%) venaient en tête des symptômes cités. Seulement
vingt-deux RC (37,9%) disposaient de gants mais les utilisaient rarement pour examiner les enfants malades. Quant à la conduite à tenir devant un cas suspect de
fièvre hémorragique virale Lassa ou Ebola, quarante-et-un relais communautaires (70,7%) feraient recours aux agents de santé sans toucher au malade, neuf (15,5%)
feraient appel à l’ambulance et huit (13,8%) transporteraient le cas sur leur propre moto ou sur un taxi-moto vers le centre de santé le plus proche. Conclusion: Le
renforcement des capacités des relais communautaires sur les fièvres hémorragiques virales contribuerait à l’amélioration de leurs connaissances sur ces épidémies
mortelles et à la qualité de leurs interventions dans la population.
Pan African Medical Journal. 2017; 26:229 doi:10.11604/pamj.2017.26.229.12072
This article is available online at: [Link]
© Cossi Angelo Attinsounon et al. The Pan African Medical Journal - ISSN 1937-8688. This is an Open Access article distributed under the terms of the Creative
Commons Attribution License ([Link] which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the
original work is properly cited.
Pan African Medical Journal – ISSN: 1937- 8688 ([Link])
Published in partnership with the African Field Epidemiology Network (AFENET). ([Link])
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Abstract
Introduction: This study aimed to evaluate the knowledges and attitudes of community volunteers on Lassa and Ebola viral haemorrhagic fevers
and their role in the implementation of activities for the prevention of these diseases. Methods: We conducted a cross-sectional descriptive survey
among community volunteers chosen by lot in 40 villages in the Donga Department. Children under five years of age with respiratory and diarrheal
diseases and malaria were treated by these community volunteers in their home. An anonymous questionnaire was administered by direct
interview. Data were analyzed using Epi-Info 3.5.1. Results: Out of 60 community volunteers potentially participating in this survey a total of 58
effectively participated. The average age of community volunteers was 38.7 ± 10.6 years with a sex-ratio of 3.5. The majority of the community
volunteers were farmers (thirty-five, 60.3%) and resellers (thirteen, 22.4%). Forty-eight respondents (82.8%) recognized the two diseases as
being serious, life-threatening and transmissible. The three main routes of transmission cited were the contact with or the consumption of
bushmeat (87.9%), the direct contact with infected people (74.1%) or with their corpses (46.6%). The main preventive measures listed were
related to the routes of transmission. Fever (81.0%), vomiting (81.0%) and diarrhea (60.3%) were at the top of the cited symptoms. Only twenty-
two community volunteers (37.9%) had gloves but they rarely used them to examine sick children. As regards the procedure to follow in case of
suspected Lassa or Ebola viral haemorrhagic fever , forty-one community volunteers (70.7%) would make use of community-based health workers
without touching the patient, nine (15.5%) would call for the ambulance and eight (13.8%) would take the patient to the nearest health center
using their own motorcycle or a [Link]: Strengthening community volunteers’ capacity to manage viral hemorrhagic fevers
would contribute to the improvement of their knowledge of these life-threatening epidemics and to the quality of population health interventions.
Key words: Attitude, knowledge, Ebola, Lassa, Benin, community volunteers, West Africa
Introduction identifiés par leurs pairs et formés sur la prise en charge des
maladies des enfants de moins de 5 ans et sur la promotion de la
santé dans leurs communautés. Dans le cadre de la prise en charge
A partir de mars 2014, l’Afrique de l’Ouest a connu la plus grande
du paludisme à domicile, ces relais réalisent des tests de diagnostic
épidémie meurtrière de la maladie à virus Ebola [1]. Plusieurs
rapide (TDR) du paludisme avant l’administration d’un antipaludique
dispositions à visée préventive et interventionniste ont été prises
aux enfants ayant la fièvre. Ils sont par conséquent régulièrement
dans plusieurs pays [1, 2]. Comme pour tester le dispositif mis en
victimes d’accidents d’exposition au sang sans être conscients de la
place pour répondre efficacement à une éventuelle épidémie de
gravité et du risque infectieux qu’ils encourent. Un questionnaire
maladie à virus Ebola, le Bénin a connu successivement deux
anonyme a été administré à travers une interview directe après le
épidémies de fièvre Lassa [3]. Le Bénin en effet fait partie des
consentement de chaque enquêté. Le questionnaire prenait en
zones à risque de la fièvre hémorragique à virus Lassa [4-6].
compte trois catégories de données que sont les données
Considérée comme endémique en milieu hospitalier où elle règne en
sociodémographiques, celles relatives aux connaissances et aux
tueuse des agents de santé dans les contextes de sécurité
attitudes des enquêtés. Les données ont été saisies et analysées à
insuffisante aux soins, la fièvre Lassa peut aussi faire l’objet
l’aide du logiciel Epi-info 3.5.1.
d’épidémie sporadique dans la population générale [3, 7, 8]. Le
Bénin depuis 2009 a développé une stratégie de prise en charge
intégrée des maladies de l’enfance en milieu communautaire
(PCIME- Communautaire). Cette stratégie est mise en œuvre par les Résultats
relais communautaires qui sont des personnes identifiées par leurs
paires et formées à la promotion de la santé. A cet effet, ils mènent Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés
des activités de communication pour un changement de
comportement d’une part et assure la prise en charge à domicile de Au total cinquante huit (58) relais communautaires (RC) ont
la toux, de la diarrhée et du paludisme chez les enfants de moins de participé à cette enquête sur les 60 attendus soit un taux de
cinq ans d‘autre part. C’est dans ce cadre qu’ils ont bénéficié d’un participation de 96,7%. L’âge moyen était de 38,7±10,6 ans avec
briefing d’une demi-journée sur les fièvres hémorragiques virales des extrêmes de 20 et 64 ans et le sex-ratio était de 3,5. Il s’agissait
(FVH) en vue de leur participation à la prévention de ces maladies majoritairement de cultivateurs (60,3%) suivis de revendeuses
dans leurs villages respectifs. Six mois après la fin de l’épidémie de (22,4%). La moitié avait un niveau primaire (Tableau 1).
fièvre Lassa au Bénin, nous avons mené cette étude en vue
d’apprécier les changements comportementaux induits, les Connaissances sur les maladies à virus Lassa et Ebola
connaissances acquises et les performances de ces acteurs
communautaires dans la lutte contre les fièvres hémorragiques Quarante neuf relais (84,5%) avaient reçu une formation d’une
virales. demi-journée sur les FHV six mois avant l’enquête. Ces formations
étaient conduites par les agents de santé de leurs aires sanitaires
respectives. Tous les cinquante huit (100%) relais communautaires
Méthodes déclaraient avoir eu des informations sur les FHV Lassa et Ebola à
travers les médias (radios et télévisions). Trente quatre relais
(58,6%) ne savaient pas qu’il y avait eu une épidémie de fièvre
Il s’agissait d’une enquête transversale menée en juillet 2015 auprès
Lassa au Bénin. Par contre, trois enquêtés (5,2%) estimaient que la
des relais communautaires recrutés de façon systématique dans
maladie à virus Ebola était diagnostiquée au Bénin. Quarante huit
quarante (40) villages tirés au sort dans les trois communes
relais (82,8%) reconnaissaient les deux maladies comme étant
(Djougou, Ouaké et Copargo) du département de la Donga au Nord-
graves, mortelles et transmissibles. Les trois principales voies de
Bénin. Les relais communautaires sont des volontaires villageois
transmission citées étaient le contact avec les animaux de brousse
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ou la consommation des gibiers (87,9%), le contact direct avec les d’eux ne faisait le lien entre les rongeurs et la fièvre Lassa d’une
sujets malades (74,1%) ou avec leurs cadavres (46,6%) (Figure 1). part et entre les chauves-souris et la maladie à virus Ebola d’autre
Aucun enquêté ne faisait le lien entre les rongeurs et la fièvre Lassa part. Ce constat est d’autant plus inquiétant que Mastomys
d’une part et entre les chauves-souris et la maladie à virus Ebola natalensis est très fréquent au Bénin et surtout au Nord-Bénin où ils
d’autre part. En ce qui concerne les manifestations cliniques des envahissent les greniers de conservation traditionnelle des céréales
deux maladies, la fièvre (81,0%), les vomissements (81,0%), la tels le mil et le sorgho. Ces rongeurs et les chauves-souris sont
diarrhée (60,3%) venaient en tête des symptômes cités par les RC également consommés dans plusieurs localités. En effet, la
(Figure 2). Les trois principaux moyens préventifs cités par les consommation de Mastomys constitue un facteur de risque de
enquêtés étaient proportionnellement en lien avec les voies de transmission de la fièvre Lassa [13 - 15] alors que la chauve-souris
transmission (Figure 3). Dix huit enquêtés (31,0%) déclaraient qu’il est l’un des principaux réservoirs de la maladie à virus Ebola
y avait un traitement curatif et un vaccin efficaces contre les virus [16, 17].
Ebola et Lassa.
Quant aux manifestations cliniques, les trois premiers signes cités
Attitudes et rôles joués dans la prévention des maladies à étaient : la fièvre, les vomissements et la diarrhée. En réalité ce
virus Lassa et Ebola sont des symptômes qu’ils rencontraient fréquemment chez les
enfants de moins de 5 ans. Les moyens de prévention cités par les
Cinquante trois RC (91,4%) menaient des activités de sensibilisation relais étaient en lien direct avec les voies de transmissions ce qui
sous forme de séance de causeries éducatives sur les FHV dans leur témoignait d’une certaine logique dans leur réponse. C’était
village. Les dernières séances remontaient à en moyenne 3,3 ± 2,0 l’éviction des viandes de la brousse, du contact direct avec les
mois avant le jour de l’enquête. Seulement vingt-deux RC (37,9%) malades ou leurs cadavres en cas de décès, et le lavage des mains.
disposaient de gants mais les utilisaient rarement pour examiner les Pour ce qui est du comportement des relais dans certaines
enfants malades. Cinq RC (8,6%) utilisaient les gants seulement au conditions d’exposition au risque de FHV, seulement 38%
moment de la réalisation des tests de diagnostic rapide du disposaient de gants mais ne les utilisaient pas pour examiner les
paludisme (TDR). Aucun d’eux ne disposait de blouse, tablier, enfants malades. Certains les utilisaient seulement pour faire les
solutions hydro-alcooliques, lunettes et masque de protection. TDR mais cela dans une très faible proportion. Aucun d’eux ne
Quant à la conduite à tenir devant un cas suspect de maladie à virus disposait des moyens de protection comme : blouse, tablier,
Ebola ou de fièvre Lassa, quarante-et-un RC (70,7%) feraient solutions hydro-alcooliques, lunettes, masque. Au niveau personnel,
recours aux agents de santé sans toucher au malade, neuf (15,5%) 40 % des relais n’observaient pas les mesures de prévention qu’ils
feraient appel à l’ambulance de la zone sanitaire et huit (13,8%) connaissaient et sont censés recommander dans leur communauté.
transporteraient le cas sur leur propre moto (8,6%) ou sur un taxi- Le gap entre la connaissance des moyens préventifs et le
moto (5,2%) communément appelé « zémidjan » en langue comportement réel des individus a été relevé dans certaines études
nationale béninoise vers le centre de santé le plus proche. [11, 14]. Devant un cas suspect de FVH, huit relais (13,8 %)
l’auraient transporté ou faire transporter sur une moto pour aller au
centre de santé contribuant ainsi à la propagation de la maladie. Il
Discussion est quand même louable de constater que ces relais malgré leur
limite en matière de connaissance et de comportement face aux
FVH, contribuaient à les prévenir à travers des séances de
Cette enquête était menée dans un contexte d’épidémie nationale
sensibilisation d’où la nécessité de renforcer leur capacité à travers
de la maladie à virus Lassa et dans un contexte régional voire
des formations et des supervisions de proximité.
international de maladie à virus Ebola. La cible se justifiait par le fait
qu’elle courait des risques infectieux liés aux soins car ils jouaient
dans leurs communautés le rôle d’agent de santé. Cette étude nous
a permis d’apprécier non seulement leurs connaissances sur les Conclusion
deux maladies, mais aussi, le rôle qu’ils jouaient dans la prévention
des deux FHV et l’attitude qu’ils adopteraient en cas d’épidémie de Cette étude a permis de constater que les relais communautaires
maladie à virus Ebola au Bénin. Les relais connaissaient ou ont plus avaient une connaissance globalement acceptable sur la maladie à
entendu parler de la maladie à virus Ebola que de la fièvre Lassa. Ils virus Ebola et la fièvre Lassa. Ils pourraient ainsi contribuer à
ignoraient dans 41% des cas qu’il y avait eu une épidémie de fièvre informer et éduquer leurs communautés sur les moyens préventifs
Lassa au Bénin mais par contre trois d’entre eux affirmaient qu’il y a de ces épidémies. Cependant, un gap important existait entre leur
eu plutôt des cas confirmés de maladie à virus Ebola au Bénin. C’est connaissance et leurs attitudes préventives. D’où la nécessité de
la preuve que l’épidémie de fièvre Lassa survenue au Bénin retenait renforcer leurs capacités sur les risques liés aux soins et de leur
moins d’attention dans la population béninoise et se serait plutôt fournir du matériel adéquat de protection.
noyée dans la phobie régionale provoquée par la maladie à virus
Ebola. Les enquêtes menées auprès des agents de santé qualifiés Etat des connaissances actuelle sur le sujet
par certains auteurs montraient une meilleure connaissance de la
maladie à virus Ebola par rapport à la fièvre Lassa [9-12]. Les études évaluant les connaissances, attitudes et
pratiques sur la maladie à virus Ebola et la fièvre Lassa
Du point de vue de leur ressemblance, environ 28% des relais s’intéressent souvent aux agents de santé donc à une
savaient que les deux maladies avaient les mêmes modes de cible ayant ou supposé avoir des pré-requis en matière de
transmission interhumaine et les mêmes symptômes. Les relais sécurité aux soins et de prévention des ces épidémies
avaient globalement une connaissance moyenne des modes de graves.
transmission des deux maladies. Ils ignoraient très souvent la
contamination par les liquides biologiques alors qu’ils réalisaient Contribution de notre étude à la connaissance
tous à domicile des TDR pour le dépistage du paludisme chez les
enfants. Ils ne maitrisaient pas les risques infectieux surtout viraux
Notre étude à l’avantage de s’intéresser aux relais
liés à la manipulation du sang et de tout liquide biologique. Ils
communautaires faisant fonction d’agents de santé dans
confondaient par ailleurs les réservoirs animaux des virus et aucun
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leur communauté et qui n’ont pas reçu une formation de
base sur la sécurité aux soins ni sur les épidémies; 5. Peterson AT, Moses LM, Bausch DG. Mapping transmission risk
Cette étude confirme qu’ils n’ont pas une bonne of Lassa fever in West Africa: the importance of quality control,
connaissance du risque lié aux soins médicaux, qu’ils ne sampling bias, and error weighting. PLoS ONE. 2014; 9(8):
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fournir le matériel de protection adéquat; 6. Fichet-Calvet E, Rogers DJ. Risk maps of Lassa fever in West
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protocole, enquête et relecture; Dovonou CA et Alassani CA:
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relecture et revue de littérature. Tous les auteurs ont contribué à la
conduite de ce travail. Tous les auteurs déclarent également avoir lu
10. Idris BJ, Inem V, Balogun M. Comparing the knowledge,
et approuvé la version finale du manuscrit.
attitude and practices of health care workers in public and
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Figure 3: Moyens de prévention des maladies à virus Lassa et before-and-after study. Human Resources for Health. 2016;
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Tableau 1: caractéristiques sociales et démographiques des cinquante-huit relais communautaires interviewés dans le département de la
Donga (Nord – Bénin)
Paramètres Effectifs %
20 - 40 41 70,7
Age (ans) 40 - 60 14 24,1
> 60 03 05,2
Total 58 100,0
Masculin 45 77,6
Genre
Féminin 13 22,4
Total 58 100,0
Cultivateurs 35 60,3
Profession Revendeuses 13 22,4
Artisans 10 17,3
Total 58 100,0
Primaire 29 50,0
Niveau d’instruction
Secondaire 29 50,0
Total 58 100,0
Figure 1: Modes de transmission des maladies à virus Lassa et Ebola cités par les cinquante-huit relais communautaires interviewés
dans la Donga (Nord-Bénin)
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Figure 2: Manifestations cliniques des maladies à virus Lassa et Ebola citées par les cinquante-huit relais communautaires
interviewés dans la Donga (Nord-Bénin)
Figure 3: Moyens de prévention des maladies à virus Lassa et Ebola cités par les cinquante-huit relais communautaires
interviewés dans la Donga (Nord-Bénin)
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