Statistique Descriptive et Mode
Statistique Descriptive et Mode
STATISTIQUE
DESCRIPTIVE
Support de cours
Ahmed TADLAOUI
SOMMAIRE
Chapitre I – Généralités 5
STATISTIQUE 5
STATISTIQUE DESCRIPTIVE 5
POPULATION 5
ÉCHANTILLON 5
UNITÉ STATISTIQUE, INDIVIDU, MEMBRE 5
CARACTÈRE 5
CARACTÈRE QUALITATIF 5
CARACTÈRE QUANTITATIF 6
SÉRIE STATISTIQUE 6
DISTRIBUTION STATISTIQUE 7
VARIABLE QUALITATIVE 13
VARIABLE QUANTITATIVE 15
et de position
MODE 19
MEDIANE 19
MOYENNE ARITHMETIQUE 21
MOYENNE GEOMETRIQUE 21
2 Statistique descriptive
MOYENNE HARMONIQUE 22
MOYENNE QUADRATIQUE 22
QUANTILES 22
ÉTENDUE 24
VARIANCE ET ECART-TYPE 24
COEFFICIENT DE VARIATION 25
Chapitre VI - La concentration 27
VALEURS GLOBALES 27
MEDIALE 27
COURBE DE CONCENTRATION (OU DE LORENZ) 28
INDICE DE GINI 28
Ajustement à la règle 31
Droite de MAYER 31
a) Covariance 32
c) Droites de régression 33
3 Statistique descriptive
Introduction 37
DÉFINITION 37
COMPOSANTES 37
Estimation de la tendance 38
MOYENNES MOBILES 39
AJUSTEMENT ANALYTIQUE 41
DONNÉES DÉSAISONNALISÉES 43
MODÈLE ADDITIF 43
MODÈLE MULTIPLICATIF 44
MÉTHODE DES MOYENNES MOBILES 46
COEFFICIENTS SAISONNIERS 46
4 Statistique descriptive
Chapitre I
Généralités
STATISTIQUE
On parle de statistique descriptive lorsqu’on décrit et analyse des données observées et qu’on tire
des conclusions valables uniquement pour l’ensemble étudié.
POPULATION
On désigne par le mot population tout ensemble étudié par la statistique. Il faut que la population
soit définie avec précision ; ceci peut se faire de deux manières :
• en extension, c’est-à-dire en dressant la liste explicite de tous les membres de la population
• en compréhension, à l’aide d’une propriété caractéristique qui permet de décider qui appartient
ou non à la population.
Exemples :
• si l’on veut étudier la durée de vie des ampoules électriques fabriquées par une compagnie, la
population considérée est l’ensemble de toutes les ampoules fabriquées par cette compagnie.
ÉCHANTILLON
Une unité statistique, un individu ou un membre est un élément constitutif d’une population ou
d’un échantillon.
CARACTÈRE
Toute propriété des individus d’une population est appelée caractère des individus.
CARACTÈRE QUALITATIF
5 Statistique descriptive
Si le caractère étudié admet des valeurs ou modalités non mesurables, on dit que le caractère est
qualitatif.
Exemples :
• la profession
• le sexe
• la nationalité
CARACTÈRE QUANTITATIF
Lorsque les modalités d’un caractère sont mesurables, on dit que ce caractère est quantitatif.
Exemples :
• l’âge
• la surface d’une habitation
• la vitesse
• la température
Exemples :
• le nombre d’enfant dans une famille
• le nombre de téléviseurs par foyer
Exemples :
• la taille d’un individu
• le poids…
SÉRIE STATISTIQUE
On appelle série statistique une liste de N observations faites pour un caractère d’une population.
Exemple 1 :
La série suivante résulte d’une courte enquête auprès de quelques personnes pour connaître leur
âge :
18 21 19 19 17 22 27 18 18 17 20 20 23
6 Statistique descriptive
NUMERO SALAIRE SEXE AGE ANC NIVEAU
1 129472 F 42 3 B
2 212696 M 54 10 B
3 210888 M 47 10 A
4 213692 M 47 1 B
5 202408 M 44 5 B
6 196132 M 42 10 A
7 97580 M 30 5 A
8 97580 F 52 6 A
9 172496 M 48 8 A
10 95900 F 58 4 A
11 212696 M 46 4 C
12 234060 M 36 8 C
13 225176 M 49 10 B
14 197532 F 55 10 B
15 179536 M 41 1 A
16 213716 F 52 5 B
17 186296 M 57 8 A
18 235872 F 61 10 B
19 212696 M 50 5 A
20 214508 M 47 10 B
21 196132 M 54 5 B
22 219924 M 47 7 A
23 250120 M 50 10 B
24 110100 F 38 3 A
25 97580 M 31 5 A
26 227536 M 47 10 A
DISTRIBUTION STATISTIQUE
Exercice
Déterminer la variable statistique, l’unité statistique, l’échantillon et la population étudiée dans les
cas suivants :
1. Etude des montants hors taxe des 1500 factures établies au mois de mars, par prélèvement
de 100 d’entre elles au hasard.
2. Etude du stock de 1000 boites de mouchoirs en fonction des modèles (homme, femme,
enfant)
7 Statistique descriptive
Chapitre II
Tableaux statistiques
Le nombre d'individus observé étant en général important, le tableau précédant ne permet pas
d'analyser l'information obtenue. Il est donc nécessaire de créer un tableau plus synthétique où les
observations identiques (possédant la même modalité) ont été regroupées.
8 Statistique descriptive
Numéro de la modalité Intitulé Effectif
1 Féminin 28
2 Masculin 43
TOTAL 71
j X
1 2
2 3
3 0
4 2
Tableau de distribution
5 4
6 1 0 4
7 2 1 5
8 2 2 9
9 4
3 3
10 5
11 1 4 7
12 2 5 2
9 Statistique descriptive
Application :
Nous étudions une population de 1000 entreprises selon le caractère modalité « forme juridique ».
Les modalités retenues : S.A (Société Anonyme), SARL (Société A Responsabilité Limitée), EI
(Entreprise Individuelle), SNC (Société en Nom Collectif).
Leurs effectifs respectifs : 200, 400, 340, 60.
T.A.F :
Présentez cette série dans un tableau.
10 Statistique descriptive
Exemple :
NB NUMERO NIVEAU
SEXE A B C Total
F 13 13 2 28
M 27 11 5 43
Total 40 24 7 71
Exercices
I / On considère les résultats bruts d’une enquête quant au classement selon la catégorie
socioprofessionnelle des patients d’un hôpital. On distingue les catégories suivantes :
Salariés (S), profession libérale (P), commerçant (C), et autres (A) y compris les inactifs. Les
résultats bruts sont:
SSSAASSCSAPSCPPSSSSCAACSSPPSSSCSPAAASPPSS
SAACCACPCPSSSSAAP
11 Statistique descriptive
II / Soit la statistique donnant la distribution des salaires hebdomadaires payés en dirhams à 65
ouvriers d’une société.
12 Statistique descriptive
Chapitre III
Représentations graphiques
Lorsqu'on observe un caractère sur des individus, on aboutit à un tableau de chiffres peu parlant.
L'objectif est de donner une représentation graphique de ce tableau qui permette d'un seul coup
d'œil d'avoir une idée de la manière dont se répartissent les individus.
VARIABLE QUALITATIVE
Exemple :
13 Statistique descriptive
Niveaux de formation
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
A B C
Exemple :
14 Statistique descriptive
Application :
VARIABLE QUANTITATIVE
Avant toute tentative de représentation, il y a lieu de distinguer entre variable discrète et variable
classée (regroupements en classes).
1) Variable discrète
Les valeurs discrètes xi prises par les variables sont placées sur l'axe des abscisses,
et les effectifs (ou les fréquences) sur l'axe des ordonnées. La hauteur du bâton est
proportionnelle à l'effectif.
15 Statistique descriptive
Remarque: les deux courbes sont symétriques par rapport à un axe horizontal d'ordonnée n/2 pour
les effectifs, ½ pour les fréquences.
On utilise l'effectif (fréquence) cumulé croissant pour répondre aux questions du style :
Quel est le nombre (%) d'individus dont la valeur du caractère est inférieure ou égale à x ?
On utilise l'effectif (fréquence) cumulé décroissant pour répondre aux questions du style :
Quel est le nombre (%) d'individus dont la valeur du caractère est strictement supérieure à x ?
Se souvenir:
(au plus x) équivalent à ( < x) donc utiliser N(x) ou F(x)
Exemple:
- (au plus 6) équivalent à (< 6) donc on pourra lire la fréquence cumulée croissante en 6, c-à-d.
F(6) = 0,3
- (plus de 6) équivalent à (> 6) donc on pourra lire la fréquence cumulée décroissante en 6, c.à.d.
F '(6) = 0,7
16 Statistique descriptive
Application :
2) Variable classée
• Diagramme différentiel : l'histogramme
C'est un ensemble de rectangles contigus, chaque rectangle associé à chaque classe ayant une
surface proportionnelle à l'effectif (fréquence) de cette classe.
Attention: Avant toute construction d'histogramme, il y a lieu de regarder si les classes sont
d'amplitudes égales ou inégales.
Le cas des classes d'amplitudes égales ne pose aucune difficulté car il suffit de reporter en
ordonnée l'effectif (la fréquence).
Dans le cas d'amplitudes inégales on reporte en ordonnée la densité di (effectif divisé par
l'amplitude de la classe)
17 Statistique descriptive
• Diagrammes cumulatifs
Exemple:
Application :
18 Statistique descriptive
Chapitre IV
Les caractéristiques de tendance centrale essayent de donner la valeur la plus représentative d'un
ensemble de valeurs numériques.
MODE :
C'est la valeur observée d'effectif maximum. Le mode n’est pas nécessairement unique.
Variable discrète: classer les données par ordre croissant. Celle d'effectif maximum donne le
mode.
Variable continue: la classe modale correspond à la classe ayant l'effectif maximum. Comme
pour le cas discret, on peut avoir deux classes modales. Toutes les valeurs de la classe modale
pouvant à priori se réaliser, par simplicité on prendra le centre de la classe modale.
Remarque : Le mode dépend de l’amplitude des classes. Les amplitudes des classes doivent être
égales, sinon il faut procéder à une rectification des classes.
Application :
Déterminer la valeur modale de la distribution précédente des 50 étudiants selon leur taille.
MEDIANE :
Les valeurs étant rangées par ordre croissant, c'est la valeur de la variable qui sépare les
observations en deux groupes d'effectifs égaux.
Variable discrète:
la détermination peut s'obtenir à partir du tableau statistique en recherchant la valeur de la variable
correspondant à une fonction cumulée égale à n/2 (effectif cumulé) ou ½ (fréquence cumulée). Il
est encore plus facile de lire sur les graphiques cumulatifs les abscisses des points d'ordonnée n/2
(effectif cumulé) ou ½ (fréquence cumulée). Si tout un intervalle a pour image n/2 ( ½ pour la
fréquence), on parlera d'intervalle médian (on peut prendre le milieu de l'intervalle comme
médiane).
19 Statistique descriptive
Application :
Variable classée:
l'abscisse du point d'ordonnée n/2 (½ pour la fréquence) se situe en général à l'intérieur d'une
classe. Pour obtenir une valeur plus précise de la médiane, on procède à une interpolation linéaire.
La valeur de la médiane peut être lue sur le graphique ou calculée analytiquement.
20 Statistique descriptive
Application :
MOYENNE ARITHMETIQUE :
Si xi sont les observations d'une variable discrète ou les centres de classe d'une variable continue,
La moyenne arithmétique est un paramètre de tendance centrale plus utilisé que les autres de par
ses propriétés algébriques:
a) Pour plusieurs populations d'effectifs n1, n2, ....., nk, de moyennes respectives
moyenne globale = moyenne des moyennes
Application :
Déterminez la taille moyenne des 50 étudiants dont la distribution par taille se présente comme
suit :
Taille en cm xi Nombre d’étudiants
150-160 16
160-165 6
165-170 12
170-175 14
175-180 2
Total 50
Eléments de réponse :
x = 168.3 cm
MOYENNE GEOMETRIQUE :
Si xi sont les observations d'une variable quantitative, la moyenne géométrique est égale à
21 Statistique descriptive
Ce type de moyenne est surtout utilisé pour calculer des pourcentages moyens.
r étant un taux d'accroissement, 1+r est appelé coefficient multiplicateur; et le coefficient
multiplicateur moyen est alors égal à la moyenne géométrique des coefficients multiplicateurs.
Exemple 2.3 Supposons que les taux d’intérêt pour 4 années consécutives soient
respectivement de 5, 10, 15, et 10%. Que va-t-on obtenir après 4 ans si je place 100 francs ?
– Après 1 an on a, 100 × 1.05 = 105 Fr.
– Apès 2 ans on a, 100 × 1.05 × 1.1 = 115.5 Fr.
– Après 3 ans on a, 100 × 1.05 × 1.1 × 1.15 = 132.825 Fr.
– Après 4 ans on a, 100 × 1.05 × 1.1 × 1.15 × 1.1 = 146.1075 Fr.
1,05+1,10+1,15+1,10
Si on calcule la moyenne arithmétique des taux on obtient : 𝑥̅ = = 1,10
4
Si on calcule la moyenne géométrique des taux, on obtient :
1
𝐺 = (1,05 × 1,10 × 1,15 × 1,10) ⁄4 = 1,099431377
Le bon taux moyen est bien G et non 𝑥̅ , car si on applique 4 fois le taux moyen G aux 100
francs, on obtient : 100 × 𝐺 4 = 100 × 1,0994313774 = 146.1075 Fr
MOYENNE HARMONIQUE :
Si xi sont les observations d'une variable quantitative, la moyenne harmonique est égale à
Remarque 2.3 Il est possible de montrer que la moyenne harmonique est toujours inférieure
ou égale à la moyenne géométrique qui est toujours inférieure ou égale à la moyenne
arithmétique.
𝐻 ≤ 𝐺 ≤ 𝑥̅
22 Statistique descriptive
MOYENNE QUADRATIQUE :
Si xi sont les observations d'une variable quantitative, la moyenne quadratique est égale à
QUANTILES :
Application :
Eléments de réponse :
Me = 124
Q1= 110 + (10x6)/16 = 113.7
Q3= 130 + (10x5)/13 = 133.8
Exercices
I - On étudie la distribution selon la distance de « domicile familial – travail » des salariés d’une
entreprise. Après répartition par classes, on obtient le tableau suivant:
II - On a mesuré la durée de vie de 400 lampes produites dans une usine. On a obtenu les résultats
suivants :
1. Présenter l’histogramme et le polygone des effectifs relatifs à cette distribution des durées
de vie.
2. Calculer le mode.
3. Déterminer le pourcentage des lampes dont la durée de vie est
• strictement inférieure à 700 heures.
• supérieure ou égale à 900 heures.
4. Calculer la médiane. Que représente cette valeur ?
5. Calculer le premier et le troisième quartile. Quels renseignements donnent-ils ?
6. Représenter sur un même graphique les courbes cumulatives croissante et décroissante.
7. Contrôler les résultats obtenus (médiane et quartiles) au moyen du graphique précédent.
8. Calculer la durée de vie moyenne des appareils électriques.
24 Statistique descriptive
Chapitre V
Caractéristiques de dispersion :
Comme leur nom l'indique, ces caractéristiques essayent de synthétiser par une seule valeur
numérique la dispersion de toutes les valeurs observées.
ÉTENDUE :
Application :
INTERVALLE INTERQUARTILE:
Application :
Reprenez les données de l’application sur les quartiles et calculez l’intervalle inter-quartile.
Eléments de réponse :
Q3-Q1=20
VARIANCE ET ECART-TYPE:
Si xi sont les observations d'une variable discrète ou les centres de classe d'une variable continue,
la variance
25 Statistique descriptive
On utilise plus couramment l'écart type qui est la racine carrée de la variance et qui a l'avantage
d'être un nombre de même dimension que les données (contrairement à la variance qui en est le
carré)
La variance est un paramètre de dispersion plus utilisé que les autres de par ses propriétés
algébriques:
COEFFICIENT DE VARIATION:
C'est un coefficient qui permet de relativiser l'écart type en fonction de la taille des valeurs. Il
permet ainsi de comparer la dispersion de séries de mesures exprimées dans des unités différentes
Applications
App.1- Les séries suivantes représentent la mesure d’un caractère auprès des individus d’une
population :
a. 6 1 8 10 5 4 11 3 2 9 7 12 13
b. 19 17 7 1 4 24 15 22 10 13
c. 15 12 17 15 20 15 20 15 15 9 7
d. 21 25 34 10 20 27 14 20 34
Dans chacun de ces cas calculez : la moyenne, la médiane, le mode ,la variance, l’écart type et le
coefficient de variation.
Eléments de réponse :
a. x=7, Me=7, pas de mode, σ²=14, σ=3.74, V=53.4%
b. x=13.2, Me=14, pas de mode, σ²=52.76, σ=7.26, V=55%
c. x=14.5, Me=15, Mo=15, σ²=14.61, σ=3.82, V=26.3%
d. x=22.8, Me=21, deux modes :20 et 34, σ²=59.28, σ=7.70, V=33.8%
Limites ni
1.02---1.23 5
1.24---1.45 7
1.46---1.67 4
1.68---1.89 1
1.90---2.11 4
2.12---2.33 6
2.34---2.55 3
2.56---2.77 1
Eléments de réponse :
x=1.757, Mo=1.345 (le centre de la classe modale), Me=1.648, σ²=0.238, σ=0.488, V=27.8%
26 Statistique descriptive
Exercice
(Seules les limites inférieures des classes sont comprises dans les classes)
Le lot sera-t-il accepté ?
27 Statistique descriptive
Chapitre VI
La concentration
L'objectif est de mesurer les inégalités dans la répartition d'une variable à l'intérieur d'une
population. Cette notion n'a d'intérêt que dans la mesure où les valeurs globales suivantes ont une
signification concrète.
VALEURS GLOBALES :
xi représentent les valeurs ponctuelles ou les centres des classes, ni les effectifs correspondants.
Les valeurs globales de la série (xi , ni) sont les quantités gi = ni xi
MEDIALE :
Application :
L’importance quantitative des portefeuilles de titres déposés dans une société de portefeuille
« Maroc Invest » en Kdh.
Importance du portefeuille en kdh f% f cumulé f’% f’cumulé
Moins de 10.000 41 41 2 2
10.000 à 50.000 37 78 15 17
50.000 à 100.000 10 88 11 28
100.000 à 200.000 6 94 13 41
200.000 à 500.000 4 98 19 60
500.000 à plus 2 100 40 100
Total 100 - 100 -
Eléments de réponse :
Me = 19730, Ml= 342105 kdh
28 Statistique descriptive
COURBE DE CONCENTRATION (OU DE LORENZ)
INDICE DE GINI
Propriétés:
EXERCICE SYNTHETIQUE :
29 Statistique descriptive
Dans une commune rurale, où aucune exploitation agricole n’atteint 123 Ha. La distribution des
100 exploitants en fonction de la superficie se présente comme suit :
Superficie en Ha : xi Le pourcentage des propriétaires fonciers :fi
Moins de 5 15
5 – 10 20
10 – 15 15
15 – 20 10
20 – 30 10
30 – 50 12
50 et plus 18
Total 100
Questions :
1- quelle est la population cible ?
quel est le caractère étudié ?
quel est le nombre de modalités ?
2- représentez graphiquement la distribution étudiée (simple et cumulative)
3- déterminez les différentes caractéristiques de tendance centrale
4- qu’en est-il de la dispersion ?
5- est-ce que la répartition des terres au sein de cette commune est équitable ?
Eléments de réponse :
1- population cible : les 100 exploitations
Caractère étudié : la superficie ; sa nature : quantitatif continu
Nombre de modalités : 7
3- X=28.55 Ha
Me = 15 Ha
Mo= 7.5 Ha
4- Etendue = 125 Ha
intervalle interquartile : Q1 ; Q3 = 7.5 ;38.33
coefficient de variation = 1.04
30 Statistique descriptive
EXERCICE
Une enquête réalisée par le ministère de l’agriculture sur 320 exploitations agricoles, a porté sur la
taille des superficies agricoles utiles (SAU). Les résultats son synthétisés dans le tableau suivant :
[1 , 5[ 170
[5 , 10[ 80
[10 , 40[ 30
[40 , 60[ 15
[60 , 80[ 10
[80 , 120[ 9
[120 , 200[ 6
Totaux 320
TAF
1. Compléter le tableau.
2. Construire la courbe de concentration de LORENZ .
3. Déterminer graphiquement :
• combien occupe 80 % des exploitations de la superficie totale.
• si on a une équi-répartition des superficies, repérer pour les 80 % des exploitations
la superficie totale.
4. Calculer l’indice de GINI. Interpréter.
31 Statistique descriptive
Chapitre VII
Régression et corrélation
Lorsqu'on observe deux variables quantitatives sur les mêmes individus, on peut s'intéresser à une
liaison éventuelle entre ces deux variables.
La régression fournit une expression de cette liaison sous la forme d'une fonction mathématique.
La corrélation renseigne sur l'intensité de cette liaison.
Lorsque le nuage de points (xi , yi) est à peu près rectiligne, on peut envisager d'exprimer la
liaison entre x et y sous forme de fonction affine y = a x + b
32 Statistique descriptive
c) Ajustement à une fonction exponentielle
Pour ajuster un nuage de points à une courbe puissance , il suffit de faire le changement
de variable Y = ln y , X = ln x , A = a , B = ln b , pour obtenir l'équation Y = AX + B , et d'utiliser
ensuite l'ajustement linéaire par la méthode des moindres carrés sur les points (Xi , Yi).
a) Covariance
33 Statistique descriptive
x et y varient dans le même sens
x et y varient en sens contraire
Attention:
Une forte causalité entre x et y implique une forte relation entre x et y qui n'est pas
forcément linéaire; on n'a donc pas obligatoirement une forte corrélation linéaire.
Une forte corrélation linéaire n'implique pas forcément une forte causalité.
c) Droites de régression
Dy/x : y = a x + b avec
La position des deux droites de régression l'une par rapport à l'autre donne un renseignement sur
l'intensité de la relation linéaire:
* droites de régression confondues relation fonctionnelle linéaire
* droites de régression perpendiculaires dont une de pente nulle indépendance
linéaire
* Plus les droites sont proches, plus la relation linéaire est importante
34 Statistique descriptive
Relations intéressantes:
r² = aa'
Application :
Les séries statistiques simples de deux variables continues X et Y se présentent comme suit :
Individus 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
X 2 12 13 7 6 3 12 10 9 7 4 2 10 6 3
Y 22 2 4 14 15 19 7 8 10 11 16 18 11 12 21
TAF : après avoir élaboré un tableau de contingence, en adoptant des classes d’amplitudes égales
à 4 unités pour la variable X et des amplitudes à 5 unités pour la variable Y, il vous est demandé
d’apprécier la liaison qui existe entre ces deux variables.
Eléments de réponse :
Y 2–7 7 – 12 12 – 17 17 – 22 n.j
X
2–6 0 0 2 3 5
6 – 10 0 3 2 0 5
10 – 14 3 2 0 0 5
ni. 3 5 4 3 15
Exercice 1
Le tableau suivant, donne l’évolution des frais de publicité xi et du chiffre d’affaire yi d’une
entreprise entre 2000 et 2007.
35 Statistique descriptive
Année xi yi
2000 2 52
2001 2.3 59
2002 2.6 60
2003 2.9 65
2004 3.2 70
2005 3.5 72
2006 3.8 73
2007 4.1 75
4. En supposant que l’évolution observée entre 2000 et 2007 se poursuive les années
suivantes, estimer graphiquement, au million d’euros près, le chiffre d’affaire prévisible
de cette entreprise en 2009 sachant que le montant des frais de publicité en 2009 est de 4.7
millions d’euros.
Exercice 2
Une entreprise envisage la fabrication d’un nouveau produit. Une étude a permis d’établir le
tableau suivant où, pour différentes observations, xi désigne la quantité de produit (en milliers
d’unités) que la clientèle est disposée à acheter, et yi le prix de vente en euros d’une unité :
xi 1.5 3 5 8 11 12
Ainsi, pour que la clientèle soit disposée à acheter 5000 unités, le prix de vente d’une unité doit
être fixé à 100 euros.
36 Statistique descriptive
4. Donner une équation de la droite d’ajustement de y en x, obtenue par la méthode des
moindres carrés.
5. D’après ce modèle, comment faut-il fixer le prix de vente d’une unité si l’on veut pouvoir
vendre au minimum 6500 unités ?
37 Statistique descriptive
Chapitre VIII
Séries chronologiques
Introduction
DÉFINITION
Une série chronologique est une série statistique ordonnée en fonction du temps.
Exemples : le cours journalier en bourse (à la clôture) d’une action, la température extérieure
relevée à un même endroit à 15h, etc.
L’étude de ces séries est intéressante car elle peut permettre de prévoir l’évolution du phénomène
observé dans le temps.
Voici une série chronologique indiquant le nombre de victimes dans des accidents de la route au
Luxembourg :
38 Statistique descriptive
COMPOSANTES
Sur la représentation graphique d’une série chronologique, on peut distinguer les composantes
fondamentales suivantes :
•les mouvements cycliques sur une grande période autour du trend. Ces mouvements
peuvent être périodiques (exemple : récession et expansion économique, etc.)
•les mouvements accidentels ou résiduels sont dus à des facteurs exceptionnels pour la
plupart imprévisibles (grève, risque de guerre, etc.)
Estimation de la tendance
Il est clair qu’afin de pouvoir estimer la tendance, c’est-à-dire le mouvement d’un phénomène
observé sur un grand intervalle de temps, il faut disposer d’une série statistique sur une longue
période.
Disposant de ces données, le premier travail consiste à effectuer une représentation graphique
adéquate permettant d’avoir une vue globale du phénomène étudié.
39 Statistique descriptive
MOYENNES MOBILES
Le principe de cette méthode est de construire une nouvelle série obtenue en calculant des
moyennes arithmétiques successives de longueur p fixe à partir des données originales. Chacune
de ces moyennes obtenues correspondra au “milieu” de la période pour laquelle la moyenne
arithmétique vient d’être calculée.
Exemple : le tableau ci-dessous contient des mesures d’un phénomène relevées à 9 instants
différents.
t1 t2 t3 t4 t5 t6 t7 t8 t9
4 6 5 3 7 5 4 3 6
Si nous calculons les moyennes mobiles d’ordre 3, nous obtenons les valeurs suivantes :
t1 t2 t3 t4 t5 t6 t7 t8 t9
4 6 5 3 7 5 4 3 6
5.00 4.67 5.00 5.00 5.33 4.00 4.33
6 + 5 + 3 + 7 + 5 26
Exemple : la valeur pour t4 vaut = = 5. 2
5 5
Cette fois-ci les deux valeurs extrêmes de la série sont perdues. On constate que si p est impair,
donc de la forme p = 2k + 1 , à chaque extrémité k valeurs sont perdues.
40 Statistique descriptive
En choisissant p pair, nous sommes confrontés au problème que les moyennes obtenues ne
correspondront pas à une abscisse existante, mais chevaucheront entre deux de ces valeurs.
Exemple : dans la série chronologique précédente, si nous calculons les moyennes mobiles
d’ordre 4, nous obtenons des valeurs pour t2.5 , t3.5, etc., ce qui n’est pas pratique. C’est pour cette
raison qu’on calcule une moyenne sur 5 valeurs mais en prenant soin de pondérer les deux valeurs
extrêmes par ½ au lieu de 1 pour les autres valeurs. Il faut quand même veiller à diviser par 4 (et
non par 5) ! Ceci nous garantit que chaque valeur n’est prise en compte qu’une seule fois.
t1 t2 t3 t4 t5 t6 t7 t8 t9
4 6 5 3 7 5 4 3 6
4.88 5.13 4.88 4.75 4.63
41 Statistique descriptive
AJUSTEMENT ANALYTIQUE
Si les données (brutes ou lissées) sur le graphique se présentent sous une forme ressemblant à une
courbe connue (droite, parabole, exponentielle, etc.), on peut essayer de dégager une forme
analytique pour cette courbe.
Nous ajustons cette courbe avec les méthodes étudiées au chapitre précédent.
Pour effectuer l’analyse des mouvements saisonniers, on essaie d’abord de déterminer si on est en
présence d’une série dans laquelle pour une observation O donnée :
Afin de faire cette distinction, on peut se baser sur une méthode graphique ou utiliser une méthode
analytique. Nous étudions ces méthodes sur un exemple concret en nous basant sur la série
chronologique “Nouvelles immatriculations de voitures particulières, commerciales et utilitaires
neuves selon le mois :
Septembre
Novembre
Décembre
Octobre
Janvier
Février
Année
Juillet
Avril
Mars
Août
Juin
Mai
1996 2006 3224 3789 4153 3100 2527 3015 1504 1847 2314 1673 1602
1997 2247 3862 3586 4047 2838 2727 2730 1648 2007 2450 1966 1695
1998 2433 3723 4325 4493 3399 3083 3247 1928 2377 2831 2388 2126
1999 3127 4437 5478 4384 3552 3678 3611 2260 2699 3071 2510 2182
2000 3016 4671 5218 4746 4814 3545 3341 2439 2637 3085 2737 2055
MÉTHODE DE LA BANDE
On fait un graphique représentant la série chronologique, puis on trace une droite passant
respectivement par les minima et par les maxima de chaque saison. Si ces deux droites sont
parallèles, nous sommes en présence d’un modèle additif. Dans le cas contraire, c’est un modèle
multiplicatif.
42 Statistique descriptive
Sur cet exemple, nous constatons que les deux droites ne sont pas parallèles, nous sommes donc
en présence d’un modèle multiplicatif.
MÉTHODE ANALYTIQUE
On calcule les moyennes et écarts-types pour chacune des périodes considérées et on calcule la
droite des moindres carrés = a x + b . Si a est nul, c’est un modèle additif, si a 0 , le modèle
est multiplicatif.
Moyenne Écart-type
1996 2562.8 850.7
1997 2650.3 782.3
1998 3029.4 803.6
1999 3415.8 946.6
2000 3525.3 1023.4
En calculant la droite des moindres carrés, on obtient a = 0.195 et b = 289.037, ce qui confirme
encore une fois que pour cet exemple, nous sommes bien en présence d’un modèle multiplicatif.
43 Statistique descriptive
Correction des variations saisonnières
DONNÉES DÉSAISONNALISÉES
Dans beaucoup de situations, il est préférable de travailler sur des données qui ne sont pas
affectées par un mouvement saisonnier. C’est pour cela que l’on transforme la série chronologique
initiale en données désaisonnalisées ou corrigées des variations saisonnières.
MODÈLE ADDITIF
Considérons la série statistique des chiffres d’affaires trimestriels (en millions de Dirhams) d’une
entreprise.
Trim 1 Trim 2 Trim 3 Trim 4 Trim 1 Trim 2 Trim 3 Trim 4 Trim 1 Trim 2 Trim 3 Trim 4 Trim 1 Trim 2 Trim 3 Trim 4
120 181 71 119 128 190 73 124 140 196 84 133 145 206 96 142
Le modèle de la série statistique est bien additif, pour s’en convaincre, il suffit d’employer la
méthode de la bande et de constater que la droite qui passe par les maxima et celle qui passe par
les minima sont parallèles.
Calculons les moyennes mobiles d’ordre 4 (puisque nous sommes en présence d’une série dont la
périodicité est de 4 trimestres).
Ensuite nous déterminons les différences saisonnières, c’est-à-dire les différences entre les valeurs
de la série statistique de départ et les valeurs des moyennes mobiles correspondantes.
44 Statistique descriptive
Ces différences vont nous servir pour obtenir les coefficients saisonniers non corrigés trimestriels.
Les coefficients saisonniers ne sont en fait que les moyennes des différences saisonnières pour
chacun des trimestres.
Nous supposons que la composante saisonnière est strictement périodique. L’effet net de la
composante saisonnière sur une période doit être nul car il est repris dans la tendance générale de
la série chronologique. Ceci nous amène donc à rectifier les coefficients saisonniers non corrigés
en leur retranchant la moyenne des coefficients saisonniers pour toutes les périodes.
Disposant maintenant des coefficients saisonniers corrigés, nous pouvons désaisonnaliser la série
chronologique en retranchant de chacune des valeurs initiales la valeur du coefficient saisonnier
correspondant.
45 Statistique descriptive
Le graphique ci-dessous reprend la série chronologique de départ ainsi que la série chronologique
désaisonnalisée.
MODÈLE MULTIPLICATIF
Nous verrons deux techniques pour désaisonnaliser une série statistique dans l’hypothèse d’un
modèle multiplicatif, de loin le plus fréquent en pratique.
46 Statistique descriptive
MÉTHODE DES MOYENNES MOBILES
En utilisant la méthode des moyennes mobiles, nous calculons les moyennes mobiles d’ordre égal
au nombre de périodes de la saison (mois, trimestre, année, etc.).
Septembre
Novembre
Décembre
Octobre
Janvier
Février
Année
Juillet
Avril
Mars
Août
Juin
1996 Mai 2573 2610 2628 2615 2599 2597
1997 2593 2587 2600 2612 2630 2646 2658 2660 2685 2734 2776 2815
1998 2851 2884 2911 2942 2976 3011 3058 3117 3195 3238 3240 3271
1999 3311 3340 3368 3391 3406 3413 3411 3416 3415 3419 3487 3534
2000 3517 3514 3518 3516 3526 3531
Après avoir calculé ces moyennes, on calcule les rapports saisonniers qui sont égaux aux données
de la série d’origine divisées par les moyennes mobiles correspondantes.
Novembre
Décembre
Octobre
Janvier
Février
Année
Juillet
Avril
Mars
Août
Juin
Mai
COEFFICIENTS SAISONNIERS
Nous effectuons ensuite les moyennes des rapports saisonniers pour chacune des périodes de la
saison. Ces moyennes sont les coefficients saisonniers.
Coefficients saisonniers
Septembre
Novembre
Décembre
Octobre
Somme
Janvier
Février
Juillet
Avril
Mars
Août
Juin
Mai
0.88 1.36 1.49 1.43 1.16 1.03 1.08 0.62 0.75 0.89 0.70 0.62 12.012
47 Statistique descriptive
On admet en général que la somme des coefficients saisonniers est égale au nombre de périodes
de la saison, dans notre exemple égale à 12 ou que la moyenne des coefficients saisonniers est
égale à 1. Dans notre cas, elle vaut 1.001.
Nous corrigeons les valeurs calculées en les divisant par cette moyenne.
Septembre
Novembre
Décembre
Octobre
Somme
Janvier
Février
Juillet
Avril
Mars
Août
Juin
Mai
0.88 1.36 1.49 1.43 1.16 1.03 1.08 0.62 0.75 0.89 0.70 0.62 12.00
Septembre
Novembre
Décembre
Octobre
Janvier
Février
Année
Juillet
Avril
Mars
Août
Juin
Mai
1996 2281 2372 2539 2908 2681 2447 2795 2432 2478 2608 2385 2580
1997 2555 2842 2403 2834 2455 2640 2531 2665 2692 2761 2803 2730
1998 2766 2740 2899 3146 2940 2985 3010 3118 3189 3190 3405 3424
1999 3555 3265 3671 3070 3072 3561 3348 3655 3621 3461 3578 3514
2000 3429 3437 3497 3323 4164 3432 3097 3944 3538 3476 3902 3309
Voici une représentation graphique sur laquelle nous avons reporté les données originales ainsi
que les données corrigées des variations saisonnières.
48 Statistique descriptive
MÉTHODE DES RAPPORTS À LA TENDANCE
Une autre façon de procéder pour désaisonnaliser une série chronologique consiste à calculer la
droite de régression des données en fonction des n périodes de la saison.
Dans notre exemple, nous établissons la droite de régression des ventes par rapport aux 60 (12
fois 5 saisons) périodes. Cette droite est d’équation y = 14.64 x + 2590.08 .
Calculons alors les valeurs pour chacune des périodes en nous basant sur la droite de régression
que nous venons d’établir. Nous obtenons le tableau suivant :
Novembre
Décembre
Octobre
Janvier
Février
Année
Juillet
Avril
Mars
Août
Juin
Mai
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
1996 2605 2619 2634 2649 2663 2678 2693 2707 2722 2737 2751 2766
1997 2780 2795 2810 2824 2839 2854 2868 2883 2898 2912 2927 2942
1998 2956 2971 2985 3000 3015 3029 3044 3059 3073 3088 3103 3117
1999 3132 3147 3161 3176 3190 3205 3220 3234 3249 3264 3278 3293
2000 3308 3322 3337 3352 3366 3381 3395 3410 3425 3439 3454 3469
Pour obtenir les rapports saisonniers, il suffit de diviser les valeurs originales par celles obtenues
en se basant sur la droite de régression.
49 Statistique descriptive
Tableau des rapports saisonniers
Septembre
Novembre
Décembre
Octobre
Janvier
Février
Année
Juillet
Avril
Mars
Août
Juin
Mai
1996 0.77 1.23 1.44 1.57 1.16 0.94 1.12 0.56 0.68 0.85 0.61 0.58
1997 0.81 1.38 1.28 1.43 1.00 0.96 0.95 0.57 0.69 0.84 0.67 0.58
1998 0.82 1.25 1.45 1.50 1.13 1.02 1.07 0.63 0.77 0.92 0.77 0.68
1999 1.00 1.41 1.73 1.38 1.11 1.15 1.12 0.70 0.83 0.94 0.77 0.66
2000 0.91 1.41 1.56 1.42 1.43 1.05 0.98 0.72 0.77 0.90 0.79 0.59
Nous calculons ensuite la moyenne pour chaque période obtenant ainsi les coefficients
saisonniers.
Coefficients saisonniers
Septembre
Novembre
Décembre
Octobre
Somme
Janvier
Février
Juillet
Avril
Mars
Août
Juin
Mai
0.86 1.34 1.49 1.46 1.17 1.02 1.05 0.63 0.75 0.89 0.72 0.62 12.00
Nous n’avons pas besoin d’ajuster ces coefficients puisque leur somme vaut 12 (nombre de
périodes par saison).
Finalement, nous obtenons de la même façon que précédemment les valeurs de la série
chronologique corrigées des variations saisonnières :
Novembre
Décembre
Octobre
Janvier
Février
Année
Juillet
Avril
Mars
Août
Juin
Mai
1996 2326 2412 2539 2846 2657 2471 2875 2371 2466 2605 2319 2590
1997 2606 2890 2403 2774 2432 2667 2603 2598 2679 2758 2725 2740
1998 2821 2786 2899 3079 2913 3015 3096 3039 3173 3187 3310 3437
1999 3626 3320 3671 3005 3044 3597 3443 3563 3603 3457 3479 3528
2000 3497 3495 3497 3253 4125 3467 3186 3845 3520 3473 3793 3322
Voici pour terminer une représentation graphique de la série originale, de la droite de régression et
de la série désaisonnalisée.
50 Statistique descriptive
PREVISION A COURT TERME
Lorsque le trend est obtenu par la méthode des moindres carrés, il est possible d'obtenir une
prévision postérieure à l'intervalle d'étude (à condition de rester dans des limites raisonnables), en
utilisant le modèle précédent. Pour une date t correspondant à un coefficient saisonnier St, la
tendance vaut Tt, et la prévision est donc donnée par Tt + St en modèle additif ou Tt . St en
modèle multiplicatif
Application
La société Jihane fabrique des jouets en plastique. Son activité a un caractère saisonnier très
marqué. On dispose des données suivantes relatives aux années N-2, N-1 et N :
N–2 N–1 N
Trimestre 1 18912 25052 27635
Trimestre 2 28362 37579 41440
Trimestre 3 33098 43837 48357
Trimestre 4 14178 18789 20718
Total 94550 125257 138150
TAF :
1. Représentez graphiquement cette série statistique
2. Calculez les coefficients saisonniers de cette série.
3. Déterminez la série corrigée des variations saisonnieres
4. Quelles sont les prévisions pour les années N+1, N+2, N+3 et N+4 ?
Eléments de réponse :
51 Statistique descriptive
60000
50000
40000
ventes
30000
20000
10000
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
trimestres
2.
Trimestre 1 Trimestre 2 Trimestre 3 Trimestre 4
yt y’t yt/y’t yt y’t yt/y’t yt y’t yt/y’t yt y’t yt/y’t
N–2 18912 28362 33098 24405 1.36 14178 26325 0.54
N-1 25052 28819 0.87 37579 30738 1.22 43837 31637 1.39 18789 32443 0.58
N 27635 33490 0.83 27635 34296 1.21 48357 20718
Coeff saisonniers 0.85 1.215 1.375 0.56
Trimestre 13 14 15 16
Prévision 39311 40702 42093 43484
Prévisions des ventes des trimestres 13, 14, 15 et 16 ( N+1, N+2, N+3 et N+4)
Trimestre 13 14 15 16
Prévision de la 39311 40702 42093 43484
tendance
Coeff. Saisonn. 0.85 1.215 1.375 0.56
Prévisions des 33414 49453 57878 24351
ventes
52 Statistique descriptive
Exercice 1
Une entreprise a relevé pendant quatre ans ses ventes trimestrielles (en milliers de Dirhams)
T1 T2 T3 T4
1987 102 100 104 108
1988 110 106 113 115
1989 117 115 120 122
1990 128 123 127 131
1991 134 130 - -
Exercice 2
T1 T2 T3 T4
1990 115 152 124 167
1991 117 162 130 187
1992 121 158 137 206
53 Statistique descriptive