Suites réelles et complexes en mathématiques
Suites réelles et complexes en mathématiques
7**Def : ∙ Une suite convergente est une suite ayant une limite finie.
• Une suite divergente est une suite non convergente i.e. une suite de limite infinie ou sans limite .
8NB : Trois cas possibles pour une suite réelle 𝒖 : 𝒖 a une limite finie ou bien 𝒖 a une limite infinie ou bien 𝒖 n’a pas de limite.
Deux cas possibles pour une suite complexe 𝒖 : 𝒖 a une limite finie ou bien 𝒖 n’a pas de limite.
9Application soit 𝑎 ∈]1, +∞[ 𝑒𝑡 𝑏 ∈ ℂ/ |𝑏| < 1. Montrer grâce aux définitions que lim 𝑎𝑛 = +∞ 𝑒𝑡 lim 𝑏𝑛 = 0.
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
• Montrons que ∀𝐴 ∈ ℝ+∗ , ∃𝑛0 ∈ ℕ/ ∀𝑛 ≥ 𝑛0 , 𝑎𝑛 ≥ 𝐴.
ln(𝐴)
Fixons 𝐴 ∈ ℝ+∗.Soit 𝑛 un entier naturel. 𝑎𝑛 ≥ 𝐴 ⟺
⏟ ln (𝑎𝑛 ) ≥ ln (𝐴) ⟺ 𝑛𝑙𝑛(𝑎) ≥ ln (𝐴) ⟺
⏟ 𝑛≥ .
ln(𝑎)
𝑐𝑎𝑟 𝑎 𝑛 >0 𝑒𝑡 𝐴>0 𝑐𝑎𝑟 𝑎>1
𝑒𝑡 ln 𝑠𝑡𝑟𝑖𝑐𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑜𝑛𝑐 ln(𝑎)>0
ln(𝐴) ln(𝐴)
Posons 𝑛0 = ⌊ ⌋ + 1. Alors ∀𝑛 ≥ 𝑛0 , 𝑛 ≥ 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑎𝑛 ≥ 𝐴. J’en conclus que lim 𝑎𝑛 = +∞.
ln(𝑎) ln(𝑎) 𝑛→+∞
• Montrons que ∀𝜀 ∈ ℝ+∗ , ∃𝑛0 ∈ ℕ/ ∀𝑛 ≥ 𝑛0 , |𝑏𝑛 | ≤ 𝜀.
ln(𝜀)
Soit 𝜀 ∈ ℝ+∗ . Soit 𝑛 ∈ ℕ. |𝑏𝑛 | ≤ 𝜀 ⟺ |𝑏|𝑛 ≤ 𝜀 ⟺
⏟ ln(|𝑏|𝑛 ) ≤ ln(𝜀) ⟺ 𝑛𝑙𝑛(|𝑏|) ≤ ln(𝜀) ⟺
⏟ 𝑛≥ .
ln(|𝑏|)
𝑐𝑎𝑟 |𝑏|𝑛 >0 𝑒𝑡 𝜀>0 𝑐𝑎𝑟 |𝑏|<1
𝑒𝑡 ln 𝑠𝑡𝑟𝑖𝑐𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑜𝑛𝑐 ln(|𝑏|)<0
ln(𝜀) ln(𝜀)
Posons 𝑛0 = ⌊ ⌋+ 1. Alors ∀𝑛 ≥ 𝑛0 , 𝑛 ≥ donc |𝑏𝑛 | ≤ 𝜀. J’en conclus que lim 𝑏𝑛 = 0.
ln(|𝑏|) ln(|𝑏|) 𝑛→+∞
10Exemple : Montrons que : une suite de nombres entiers est convergente sietssi elle est stationnaire.
⟸évident
⟹ Soit 𝑢 une suite de nombres entiers convergente de limite finie 𝐿. Montrons que 𝑢 est stationnaire.
1 1
Posons 𝜀 = ∈ ℝ+∗. Il existe un entier 𝑁 tel que ∀𝑛 ≥ 𝑁, |𝑢𝑛 − 𝐿| ≤ .
4 4
1
∀𝑛 ≥ 𝑁, |𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 | = |(𝑢𝑛+1 − 𝐿) − (𝑢𝑛 − 𝐿)| ≤ |(𝑢𝑛+1 − 𝐿)| + |(𝑢𝑛 − 𝐿)| ≤ . Comme 𝑢𝑛 𝑒𝑡 𝑢𝑛+1sont entiers et leur distance est strictement
2
inférieure à 1 dès que 𝑛 ≥ 𝑁, nécessairement ∀𝑛 ≥ 𝑁, 𝑢𝑛 = 𝑢𝑛+1. Ainsi, la suite (𝑢𝑛 ) est staionnaire, constante à partir du rang 𝑁 . J’en déduis que
∀𝑛 ≥ 𝑁, 𝑢𝑛 = 𝑢𝑁 = 𝐿.
11Théorème CARACTERE BORNÉ :
✓ **Toute suite convergente est bornée.
✓ Soit 𝑢 = (𝑢𝑛 ) une suite réelle qui tend vers un réel 𝐿. Soit (𝑎, 𝑏) ∈ ℝ² . si 𝑎 < 𝐿 < 𝑏 alors ∃𝑛1 ∈ ℕ/∀𝑛 ≥ 𝑛1 , 𝑎 ≤ 𝑢𝑛 ≤ 𝑏.
✓ Toute suite réelle de limite strictement positive (resp.négative) est strictement positive (resp. négative) à partir d’un certain rang.
✓ Toute suite qui tend vers +∞ (resp. −∞) n’est pas majorée (resp. minorée) ,mais est minorée (resp. majorée).
13**LIMITE FINIE : lim 𝑢𝑛 = 𝐿 𝑜ù 𝐿 finie sietssi lim 𝑢𝑛 − 𝐿 = 0 sietssi 𝑢𝑛 = 𝐿 + 𝑜+∞ (1) sietssi lim |𝑢𝑛 − 𝐿| = 0
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛→+∞
sietssi il existe une suite réelle (𝜀𝑛 ) telle que lim 𝜀𝑛 = 0 𝑒𝑡 ∀𝑛, |𝑢𝑛 − 𝐿| ≤ 𝜀𝑛 .
𝑛→+∞
14LIMITE PAR ENCADREMENT ( Théorème de gendarmes) Toute suite réelle encadrée par deux suites de même limite finie tend
aussi vers cette limite. Toute suite réelle supérieure à une suite de limite +∞ tend vers +∞. Toute suite réelle inférieure à une suite
de limite −∞ tend vers −∞ .
1 𝑛 5
15Exemples: [Link] qu’il existe un entier naturel 𝑁 tel que : ∀𝑛 ≥ 𝑁, (1 + 𝑛) ∈ [2 , 3].
1 1
𝑐𝑎𝑟 1+ >0 𝑙𝑛(1+ )
𝑛 1
𝑛
1 𝑛 1 𝑛 1
𝑛𝑙𝑛(1+ ) 1 ln (1+𝑡) ln (1+ )
𝑛
Posons 𝑢𝑛 = (1 + ) .Calculons lim 𝑢𝑛 : 𝑢𝑛 = (1 + ) =
⏞ 𝑒 𝑛 =𝑒 𝑛 . Or, lim = 1donc par composition, lim 1 = 1.
𝑛 𝑛→+∞ 𝑛 𝑡→0 𝑡 𝑛→+∞ 𝑛
5 5 5
Ainsi, lim 𝑢𝑛 = 𝑒 ∈ ] , 3[. Alors, comme 𝑒 ∈ ] , 3[, il existe un entier naturel 𝑁 tel que : ∀𝑛 ≥ 𝑁, 𝑢𝑛 ∈ [ , 3].
𝑛→+∞ 2 2 2
2 +𝑛 1
2. ∀𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑢𝑛 = ∑𝑛𝑘=𝑛² 2
. Montrer que 𝑢 converge et déterminer sa limite.
√𝑛 +𝑘
1 1 1 2 +𝑛 1 2 +𝑛 1 2 +𝑛 1
Soit 𝑛 ∈ ℕ∗ . ∀𝑘 ∈ ⟦𝑛2 , 𝑛2 + 𝑛⟧, 2 2 ≤ 2 ≤ 2 . Donc, ∑𝑛𝑘=𝑛² ≤ ∑𝑛𝑘=𝑛² ≤ ∑𝑛𝑘=𝑛²
√𝑛 +𝑛 +𝑛 √𝑛 +𝑘 √𝑛 +𝑛² √𝑛2 +𝑛2+𝑛 √𝑛2 +𝑘 √𝑛2 +𝑛²
𝑛2 +𝑛−𝑛2 +1 2 +𝑛 1 𝑛2 +𝑛−𝑛2 +1 𝑛+1 𝑛+1 𝑛+1 𝑛 1 𝑛+1 𝑛 1
Donc, 2 2 ≤ ∑𝑛𝑘=𝑛 ≤ 𝑝𝑢𝑖𝑠 ≤ 𝑢𝑛 ≤ . Or, ~ = 𝑒𝑡 ~ = . Donc les deux suites qui
√2𝑛2+𝑛 +∞ √2𝑛2 √2𝑛2 +∞ √2𝑛2
2
√𝑛 +𝑛 +𝑛 √𝑛2 +𝑘 √𝑛2 +𝑛2 √2𝑛2 +𝑛 √2𝑛2 √2 √2
1 1
encadrent (𝑢𝑛 ), ont la même limite . J’en déduis que ( 𝑢𝑛 ) converge aussi vers .
√2 √2
3) Soit 𝑢 et 𝑣 deux suites réelles telles que : ∀𝑛, 0 ≤ 𝑢𝑛 ≤ 𝑎 𝑒𝑡 0 ≤ 𝑣𝑛 ≤ 𝑏 𝑒𝑡 lim 𝑢𝑛 + 𝑣𝑛 = 𝑎 + 𝑏. Montrer, par encadrement que : lim 𝑢𝑛 =
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
𝑎 𝑒𝑡 lim 𝑣𝑛 = 𝑏.
𝑛→+∞
∀𝑛, 0 ≤
⏟ 𝑎 − 𝑢𝑛 ≤
⏟ (𝑎 − 𝑢𝑛 ) + (𝑏 − 𝑣𝑛 ) = 𝑎 + 𝑏 − (𝑢𝑛 + 𝑣𝑛 ). Alors la suite (𝑎 − 𝑢𝑛 ) étant encadrée par deux suites de limite nulle, le
𝑐𝑎𝑟 𝑢𝑛 ≤𝑎 𝑐𝑎𝑟 𝑏−𝑣𝑛≥0
théorème de limite par encadrement assure que lim 𝑎 − 𝑢𝑛 = 0 𝑖. 𝑒. lim 𝑢𝑛 = 𝑎. Alors comme ∀𝑛, 𝑣𝑛 = 𝑎 + 𝑏 − 𝑢𝑛 , lim 𝑣𝑛 = 𝑎 + 𝑏 − 𝑎 = 𝑏.
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛→+∞
III. Densité
16Déf : Soit 𝐴 et 𝐵 deux ensembles de ℝ tels que 𝐴 ⊂ 𝐵. 𝐴 est dense dans 𝐵 lorsqu’entre deux éléments distincts de 𝐵 se trouve
toujours au moins un élément de 𝐴.
22Par définition, si 𝐴 est une partie de ℝ non vide et majorée alors sup(𝐴) est le plus petit réel qui majore 𝐴.
Par convention : Si 𝐴 est une partie de ℝ non vide et non majorée, on dira que sup (𝐴) = +∞.
Par définition, si 𝐴 est une partie de ℝ non vide et minorée alors inf(𝐴) est le plus grand réel qui minore 𝐴.
Par convention : Si 𝐴 est une partie de ℝ non vide et non minorée, on dira que inf(𝐴) = −∞.
23Prop : 1. Si 𝐴 a un plus grand élément alors 𝐴 a une borne supérieure finie et sup(𝐴) = 𝑚𝑎𝑥 (𝐴).
2. Si 𝐴 admet une borne supérieure finie et sup(A) ∉ A alors 𝐴 n' admet pas de maximum.
3. Si 𝐴 a un plus petit élément alors 𝐴 a une borne inférieure finie et inf(𝐴) = 𝑚𝑖𝑛 (𝐴).
4. Si 𝐴 admet une borne inférieure finie et inf (𝐴) ∉ A alors 𝐴 n' admet pas de minimum.
25Théorème de caractérisation de la borne supérieure avec les suites : Soit 𝐴 une partie non vide de ℝ.
𝑀 𝑚𝑎𝑗𝑜𝑟𝑒 𝐴 𝑒𝑡
• Soit 𝑀 ∈ ℝ ∪ {+∞}. 𝑀 = sup(𝐴) sietssi {
il existe une suite d’éléments de 𝐴 de limite 𝑀.
𝑚 𝑚𝑖𝑛𝑜𝑟𝑒 𝐴 𝑒𝑡
• Soit 𝑚 ∈ ℝ ∪ {−∞}.𝑚 = inf(𝐴) sietssi { .
il existe une suite d’éléments de 𝐴 de limite 𝑚
26Exercices :
1
1) Soit 𝐴 = {1 − /𝑛 ∈ ℕ∗ }.
𝑛
1 1
∀𝑛 ∈ ℕ∗ , 0 ≤ 1 − < 1. Donc 𝐴 est bornée, 0 est un minorant de 𝐴 et 1 est un majorant de 𝐴 . De plus, 0 = 1 − ∈ 𝐴. Donc 0 = min (𝐴).
𝑛 1
1
Enfin, la suite (1 − ) ∗ est une suite d’éléments de 𝐴 qui converge vers 1. J’en déduis que 1 = sup(𝐴). Comme 1 ∉ 𝐴, 𝐴 n’a pas de maximum.
𝑛 𝑛∈ℕ
1
2) Déterminons les bornes sup 𝑒𝑡 inf 𝑑𝑒 𝐴 = {(−1)𝑛 + /(𝑝, 𝑛) ∈ ℕ∗ ²}.
𝑝+𝑛
1 1 1 3
𝐴 est une partie non vide de ℝ. Et ∀𝑛 ∈ ℕ∗ , ∀𝑝 ∈ ℕ∗ , −1 ≤ (−1)𝑛 ≤ 1 𝑒𝑡 0 < ≤ donc, −1 < (−1)𝑛 + ≤ . Donc 𝐴 est bornée. Ainsi, 𝐴
𝑝+𝑛 2 𝑝+𝑛 2
admet une bornée sup. et une borne inf. finies.
1
(−1) minore 𝐴 . Posons 𝑣𝑛 = (−1)2𝑛+1 + . Alors (𝑣𝑛 ) est une suite d’éléments de 𝐴 telle que : lim 𝑣𝑛 = −1. Donc, le théorème de
𝑛+(2𝑛+1) 𝑛→+∞
caractérisation séquentielle de la borne sup permet d’affirmer que inf(𝐴) = −1.
1 1 1 1 1 4 4
Si 𝑛 impair alors (−1)𝑛 + = −1 + < 0. Si 𝑛 pair alors n ≥ 2 donc ∀𝑝 ∈ ℕ∗ , 1 + ≥ 1 + ≥ (−1)𝑛 + > 0. Donc, majore 𝐴 et =
𝑝+𝑛 𝑝+𝑛 3 𝑝+2 𝑝+𝑛 3 3
1 4
(−1)2 + ∈ 𝐴. Ainsi, sup(𝐴) = max(𝐴) = .
1+2 3
3) Soit 𝐴 une partie de ℝ non vide et bornée et 𝜆 un réel non nul. On définit 𝜆𝐴 = {𝜆𝑎/𝑎 ∈ 𝐴}. Justifier que 𝐴 et 𝜆𝐴 admettent des bornes
supérieures et inférieures finies et trouver une relation entre leurs bornes sup et inf.
𝐴 une partie de ℝ non vide et bornée donc sup(𝐴) 𝑒𝑡 inf(𝐴) existent et sont finis et ∀𝑎 ∈ 𝐴, inf(𝐴) ≤ 𝑎 ≤ sup(𝐴).
Alors si 𝜆 > 0, ∀𝑎 ∈ 𝐴, λinf(𝐴) ≤ 𝜆𝑎 ≤ 𝜆 sup(𝐴) ; 𝑒𝑡 si 𝜆 < 0, ∀𝑎 ∈ 𝐴, λinf(𝐴) ≥ 𝜆𝑎 ≥ 𝜆 sup(𝐴). Donc, 𝜆𝐴 est bornée. De plus, A étant non vide, A
contient au moins un élément 𝑎0 , alors 𝜆𝑎0 est un élément de 𝜆𝐴 qui est donc non vide. J’en déduis que sup(𝜆𝐴) 𝑒𝑡 inf(𝜆𝐴) existent et sont finies.
𝜆 sup(𝐴) 𝑠𝑖 𝜆 > 0 𝜆 sup(𝐴) 𝑠𝑖 𝜆 < 0
Montrons que sup(𝜆𝐴) = { et inf(𝜆𝐴) = { .
𝜆 inf(𝐴) 𝑠𝑖 𝜆 < 0 𝜆 inf(𝐴) 𝑠𝑖 𝜆 > 0
Supposons 𝜆 < 0. Alors 𝜆 inf(𝐴) majore 𝜆𝐴 et 𝜆 sup(𝐴) minore 𝜆𝐴. De plus, d’après la caractérisation séquentielle des bornes, il existe une suites (𝑢𝑛 )
𝑢 ∈𝐴 lim 𝑢𝑛 = sup(𝐴) 𝜆𝑢 ∈ 𝜆𝐴 lim 𝜆𝑢𝑛 = 𝜆sup(𝐴)
et (𝑣𝑛 ) telles que : ∀𝑛, { 𝑛 𝑒𝑡 {𝑛→+∞ . Alors, ∀𝑛, { 𝑛 𝑒𝑡 {𝑛→+∞ . Donc, (𝜆𝑢𝑛 ) et (𝜆𝑣𝑛 ) sont deux
𝑣𝑛 ∈ 𝐴 lim 𝑣𝑛 = inf(𝐴) 𝜆𝑣𝑛 ∈ 𝜆𝐴 lim 𝜆 𝑣𝑛 = 𝜆 inf(𝐴)
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
suites d’éléments de 𝜆𝐴 qui tendent vers 𝜆sup(𝐴) 𝑒𝑡 𝜆inf(𝐴).Alors, la caractérisation séquentielle des bornes permet de conclure que 𝜆 inf(𝐴) =
𝑠𝑢𝑝(𝜆𝐴) 𝑒𝑡 𝜆 sup(𝐴) = 𝑖𝑛𝑓(𝜆𝐴).
De même on montre le cas 𝜆 < 0.
𝑥+2𝑦
4) Soit 𝐴 = { /(𝑥, 𝑦) ∈ [0,1]² }. Déterminer sup (𝐴) 𝑒𝑡 inf (𝐴).
𝑥+𝑦+1
0+2×0 2 1 1
Tout d’abord, 𝐴 est non vide car 0 = ∈ 𝐴. De plus, ∀(𝑥, 𝑦) ∈ [0,1] , 0 < 1 ≤ 𝑥 + 𝑦 + 1 ≤ 3 donc ≤ ≤ 1 𝑒𝑡 0 ≤ 𝑥 + 2𝑦 ≤ 3 et par
0+0+1 3 𝑥+𝑦+1
𝑥+2𝑦
suite, 0 ≤ ≤ 3. J’en déduis que 𝐴 est bornée.
𝑥+𝑦+1
J’en conclus que 𝑆𝑢𝑝(𝐴) et inf (𝐴) existent et sont finis. De plus, 0 minore 𝐴 et 0 ∈ 𝐴. Donc 0 = min(𝐴) = inf(𝐴).
𝑥+2𝑦 2(𝑥+𝑦+1)−(𝑥+2𝑦) 𝑥+2
Soit 𝑥 ∈ [0,1]. Soit 𝑓𝑥 : (𝑦 ↦ ). 𝑓𝑥 est dérivable sur [0,1] et ∀𝑦 ∈ [0,1], 𝑓𝑥 ′ (𝑦) = (𝑥+𝑦+1)2
= (𝑥+𝑦+1)2 > 0. Donc 𝑓𝑥 est strictement croissante
𝑥+𝑦+1
𝑥+2 𝑥+2𝑦
sur [0,1]. Alors 𝑓𝑥 (1) = 𝑚𝑎𝑥[0,1] 𝑓𝑥 ; autrement dit, ∀𝑥 ∈ [0,1], 𝑓𝑥 (1) = = 1 = 𝑚𝑎𝑥[0,1] 𝑓𝑥 =𝑚𝑎𝑥 { /𝑦 ∈ [0,1]}. J’en déduis que 1 mjore 𝐴 et
𝑥+2 𝑥+𝑦+1
𝑥+2𝑦
1∈ 𝐴. J’en conclus que 1 = 𝑚𝑎𝑥𝐴 = 𝑚𝑎𝑥 { /𝑥 ∈ [0,1] 𝑒𝑡 𝑦 ∈ [0,1] }.
𝑥+𝑦+1
28LIMITE D’UNE SUITE MONOTONE : Toute suite réelle monotone a toujours une limite. Une suite réelle 𝑢 croissante a une limite qui
est 𝑠𝑢𝑝{𝑢𝑛 /𝑛 ∈ ℕ}, cette limite est finie si 𝑢 est majorée et vaut +∞ sinon. Une suite 𝑢 décroissante a toujours une limite
𝑖𝑛𝑓{𝑢𝑛 /𝑛 ∈ ℕ} qui est finie si 𝑢 minorée et vaut −∞ sinon.
29COMPOSITION : Soit 𝑓 est une fonction de ℝ dans ℝ telle que à partir d’un certain rang, 𝑓 (𝑢𝑛 ) 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒.
✓ Si lim 𝑓 (𝑡) = 𝑚 𝑒𝑡 lim 𝑢𝑛 = 𝐿 𝑒𝑡 alors lim 𝑓 (𝑢𝑛 ) = 𝑚.
𝑡→𝐿 𝑛→+∞ 𝑛→+∞
✓ Si 𝑓(𝑡)~𝑡→𝐿 𝑔(𝑡) 𝑒𝑡 lim 𝑢𝑛 = 𝐿 𝑒𝑡 alors 𝑓 (𝑢𝑛 )~𝑛→+∞ 𝑔(𝑢𝑛 ).
𝑛→+∞
𝑝
✓ Si 𝑓(𝑡) = ∑𝑘=0 𝑎𝑘 𝑡 𝑘 + 𝑜0 (𝑡 𝑝 ) 𝑒𝑡 lim 𝑢𝑛 = 0 𝑒𝑡 alors 𝑓 (𝑢𝑛 ) = ∑𝑛𝑘=0 𝑎𝑘 (𝑢𝑛 )𝑘 + (𝑢𝑛 )𝑝 𝑜+∞ (1)
⏟ .
𝑛→+∞
𝑢𝑛𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑖𝑚𝑖𝑡𝑒
𝑛𝑢𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑛 +∞
30NB : 1. lim 𝑢𝑛 = 𝐿⟹ lim |𝑢𝑛 | = |𝐿|. La réciproque est fausse pour 𝐿 ≠ 0. (pour 𝐿 = 0, on retrouve 𝑛→+∞
lim 𝑢𝑛 = 𝐿⟺ lim |𝑢𝑛 − 𝐿| = 0)
𝑛→+∞
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
2. ∀𝑛, 𝑢𝑛 𝑣𝑛 = 𝑒 𝑣𝑛 ln(𝑢𝑛) . Ces suites donnent les 𝐹𝐼 : 1+∞ , 00 , +∞0 … pour lever ces indéterminées, il faut étudier ℎ𝑛 = 𝑣𝑛 ln(𝑢𝑛 ).
31NB : dès que vous savez que votre suite 𝑢 une limite, donnez un nom à cette limite. Pour trouver sa valeur, il suffit souvent de passer
à la limite dans la relation (implicite ou récurrente) vérifiée par 𝑢.
32Exemples :
1)Soient 𝑢 et 𝑣 deux suites réelles convergentes. On note 𝑀𝑛 = max(𝑢𝑛 , 𝑣𝑛 ) 𝑒𝑡 𝑚𝑛 = min(𝑢𝑛 , 𝑣𝑛 ). Justifier que : (𝑀𝑛 ) 𝑒𝑡 (𝑚𝑛 ) sont convergentes et
exprimer leur limite en fonction de celles de 𝑢 et de 𝑣.
Notons 𝐿 le limite de 𝑢 et 𝐿’ celle de 𝑣.
𝑢𝑛 +𝑣𝑛 +|𝑢𝑛 −𝑣𝑛 | 𝑢𝑛 +𝑣𝑛 −|𝑢𝑛 −𝑣𝑛 | 𝐿+𝐿′ +|𝐿−𝐿′ | 𝐿+𝐿′ −|𝐿−𝐿′|
∀𝑛, max(𝑢𝑛 , 𝑣𝑛 ) = 𝑒𝑡 min(𝑢𝑛 , 𝑣𝑛 ) = . D’après le théorème d’opérations sur les limites, comme et
2 2 2 2
𝐿+𝐿′ +|𝐿−𝐿′ | 𝐿+𝐿′ −|𝐿−𝐿′ |
ne sont pas des formes indéterminées, (𝑀𝑛 ) 𝑒𝑡 (𝑚𝑛 ) sont convergentes et lim 𝑀𝑛 = et lim 𝑚𝑛 = .
𝑛→+∞ 2 𝑛→+∞ 2
2)Soit 𝑢 une suite définie par : 𝑢0 = 3, 𝑢1 = 1 et ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛+2 = 𝑛𝑢𝑛+1 + 2𝑢𝑛 . Montrer que 𝑢 est divergente.
On montre par récurrence double que ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 > 0 : 𝑢0 > 0, 𝑢1 > 0 𝑒𝑡 ∀𝑛, (𝑢𝑛+1 > 0, 𝑢𝑛 > 0 ⟹ 𝑢𝑛+2 = 𝑛𝑢𝑛+1 + 2𝑢𝑛 > 0). Alors, ∀𝑛 ∈
ℕ∗ , 𝑢𝑛+2 − 𝑢𝑛+1 = (𝑛
⏟ − 1) 𝑢⏟ 𝑛+1 + 2𝑢
⏟𝑛 > 0. Donc, la suite 𝑢 est strictement croissante à partir du 1. J’en déduis que la suite 𝑢 admet une limite notée
≥0 >0 >0
𝐿 telle que 𝐿 ∈ ℝ+∗ ∪ {+∞}. Alors 𝐿 = lim 𝑢𝑛 = lim 𝑢𝑛+1 = lim 𝑢𝑛+2.
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛→+∞
1 2 1 2
Imaginons un instant 𝐿 ∈ ℝ+∗. ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛+2 = 𝑢𝑛+1 + 𝑢𝑛 . Donc 0 = lim 𝑢𝑛+2 = lim 𝑢𝑛+1 + 𝑢𝑛 = 𝐿 + 0. Donc 𝐿 = 0 ce qui est
𝑛 𝑛 𝑛→+∞ 𝑛 𝑛→+∞ 𝑛
impossible. Ainsi, 𝐿 = +∞.
33Théorème de Césaro (SAVOIR REFAIRE et connaitre le résultat) :
1
Soit 𝑢 une suite réelle , 𝐿 un réel et 𝑣 la suite définie par 𝑣𝑛 = ∑𝑛−1
𝑘=0 𝑢𝑘 . 𝑛
a. lim 𝑢𝑛 = 0 ⟹ lim 𝑣𝑛 = 0 . En déduire que : lim 𝑢𝑛 = 𝐿 ⟹ lim 𝑣𝑛 = 𝐿. .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛→+∞
b. lim 𝑢𝑛 = +∞ ⟹ lim 𝑣𝑛 = +∞ .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
1è𝑟𝑒 𝐼.𝑇
1
a. ∙Je suppose que lim 𝑢𝑛 = 0. Soit 𝜀 ∈ ℝ+∗ . ∀𝑛, |𝑣𝑛 | = | (∑𝑛−1
𝑘=0 𝑢𝑘 )| =
⏞
≤ ∑𝑛−1
𝑘=0|𝑢𝑘 |. (∗∗)
𝑛→+∞ 𝑛
𝜖 𝜀 𝜀 𝜀
Comme lim 𝑢𝑛 = 0, ∃𝑛0 ∈ ℕ tel que : ∀𝑛 ≥ 𝑛0 , |𝑢𝑛 | ≤ . Donc ∀𝑛 ≥ 𝑛0 + 1, ∑𝑛−1 𝑛−1
𝑘=𝑛0 |𝑢𝑘 | ≤ ∑𝑘=𝑛0 = (𝑛 − 𝑛0 ) ≤ 𝑛 .
𝑛→+∞ 2 2 2 2
𝑛0 −1 𝑛0 −1 𝑛0 −1 𝜀 1 1 𝜀
Alors, Donc ∀𝑛 ≥ 𝑛0 + 1 > 0, ∑𝑛−1 𝑛−1 𝑛−1
𝑘=0|𝑢𝑘 | = ∑𝑘=0 |𝑢𝑘 | + ∑𝑘=𝑛0|𝑢𝑘 | ≤ ∑𝑘=0 |𝑢𝑘 | + 𝑛 2. Et, 𝑛 ∑𝑘=0|𝑢𝑘 | ≤ (𝑛 ∑
⏟𝑘=0 |𝑢𝑘 |) + 2.
𝑛𝑜𝑡é 𝛼
𝑛0 −1 1 1 1 𝜖
𝛼 = ∑𝑘=0 |𝑢𝑘 | est indépendant de 𝑛 , est donc une constante. Par conséquent, lim 𝛼 = 0. Donc, ∃𝑛1 ∈ ℕ tel que : ∀𝑛 ≥ 𝑛1 , | 𝛼| = 𝛼 ≤ .
𝑛→+∞ 𝑛 𝑛 𝑛 2
1 𝜀 𝜀
Posons 𝑁 = max(𝑛0 , 𝑛1 ). Alors ∀𝑛 ≥ 𝑁, ∑𝑛−1
𝑘=0|𝑢𝑘 | ≤ + = 𝜀. Donc d’après l’inégalité (**),je peux affirmer que ∀𝑛 ≥ 𝑁, |𝑣𝑛 | ≤ 𝜀 J’en conclus que
𝑛 2 2
la suite (𝑣𝑛 ) converge vers 0.
∙∙Je suppose ici que lim 𝑢𝑛 = 𝐿. ∈ ℝ ( 𝑜𝑢 ℂ). Posons 𝑎𝑛 = 𝑢𝑛 − 𝐿 𝑒𝑡 𝑏𝑛 = 𝑣𝑛 − 𝐿.
𝑛→+∞
1 1 1 1 1
Alors d’une part, lim 𝑎𝑛 = 0. D’autre part, 𝑏𝑛 = 𝑣𝑛 − 𝐿 = (∑𝑛−1 𝑛−1 𝑛−1 𝑛−1 𝑛−1
𝑘=0 𝑢𝑘 ) − 𝐿 = (∑𝑘=0 𝑢𝑘 ) − ∑𝑘=0 𝐿 = (∑𝑘=0(𝑢𝑘 − 𝐿)) = (∑𝑘=0 𝑎𝑘 ).
𝑛→+∞ 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
Donc, d’après ce qui précède, je peux affirmer que lim 𝑏𝑛 = 0. Cela signifie que lim 𝑣𝑛 = 𝐿.
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
b) Je suppose ici que lim 𝑢𝑛 = +∞. Montrons que lim 𝑣𝑛 = +∞ .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
Soit 𝐴 ∈ ℝ+∗ . Comme lim 𝑢𝑛 = +∞, ∃𝑛0 ∈ ℕ tel que : ∀𝑛 ≥ 𝑛0 , 𝑢𝑛 ≥ 2𝐴 . Donc ∀𝑛 ≥ 𝑛0 + 1, ∑𝑛−1 𝑛−1
𝑘=𝑛0 𝑢𝑛 ≥ ∑𝑘=𝑛0 2𝐴 = (𝑛 − 𝑛0 )2𝐴.
𝑛→+∞
1 (𝑛−𝑛0 ) 1 1
𝑛0 −1 𝑛0 −1 1 1 1
Et ∑𝑛−1
𝑘=𝑛0 𝑢𝑛 ≥ 2𝐴. Alors, 𝑣𝑛 = ∑𝑛−1 𝑢 = ∑𝑘=0 𝑢𝑘 + ∑𝑛−1 𝑢 ≥ ∑ 𝑢𝑘 + (𝑛 − 𝑛0 )2𝐴.
𝑛 𝑛 𝑛 𝑘=0 𝑘 𝑛 𝑛 𝑘=𝑛0 𝑘 𝑛 ⏟𝑘=0 𝑛
=𝛼
1 1 1 3 1 3
Comme (𝑛 − 𝑛0 )~+∞ 1, lim (𝑛 − 𝑛0 ) = 1 et par conséquent, il existe 𝑛1 ∈ ℕ tel que : ∀𝑛 ≥ 𝑛1 , (𝑛 − 𝑛0 ) ≥ et par suite, (𝑛 − 𝑛0 )2𝐴 ≥ 𝐴.
𝑛 𝑛→+∞ 𝑛 𝑛 4 𝑛 2
𝑛0 −1 1 1 𝐴
De plus, 𝛼 = ∑𝑘=0 |𝑢𝑘 | est indépendant de 𝑛 , est donc une constante. Par conséquent, lim 𝛼 = 0. Donc, ∃𝑛2 ∈ ℕ / ∀𝑛 ≥ 𝑛2 , | 𝛼| ≤ donc
𝑛→+∞ 𝑛 𝑛 2
1 𝐴 𝐴 3
𝛼 > − . Posons 𝑁 = max(𝑛0 , 𝑛1 , 𝑛2 ). Alors ∀𝑛 ≥ 𝑁, 𝑣𝑛 ≥ − + 𝐴 = 𝐴. J’en conclus que la suite (𝑣𝑛 ) diverge et tend vers +∞.
𝑛 2 2 2
34PASSAGE A LA LIMITE DANS UNE INEGALITE : Si deux suites (réelles) 𝑢 et 𝑣 ont chacune une limite notée respectivement 𝐿 𝑒𝑡 𝐿’ et
qu’ à 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑟 𝑑 ′ 𝑢𝑛 𝑐𝑒𝑟𝑡𝑎𝑖𝑛 𝑟𝑎𝑛𝑔, 𝑢𝑛 ≤ 𝑣𝑛 alors 𝐿 ≤ 𝐿′ .
Par contraposée, Si deux suites (réelles) 𝑢 et 𝑣 ont chacune une limite notée respectivement 𝐿 𝑒𝑡 𝐿’ telles que 𝐿 > 𝐿′ alors à partir
d’un certain rang, 𝑢𝑛 > 𝑣𝑛 .
35MISES EN GARDE : il ne faut pas confondre cette propriété et le théorème des gendarmes. Le théorème des gendarmes permet de
prouver (sous hypothèse) qu’une suite converge (et de déterminer cette limite). La passage à la limite dans une inégalité permet de
comparer des limites de suites dont on connait l’existence des limites.
1
36Exemples : Soit 𝑢 une suite définie par : 𝑢𝑛 = ∑𝑛𝑘=1 .
𝑘
a. Montrer que 𝑢 admet une limite.
1
b. Montrer que ∀𝑛, 𝑢2𝑛 − 𝑢𝑛 ≥ . En déduire la limite de la suite 𝑢.
2
1
∀𝑛 > 0, 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 = > 0. La suite 𝑢 est donc croissante et par suite admet une limite 𝐿 ∈ ℝ ∪ {+∞}.
𝑛+1
1 1 1 1 𝑛 1
∀𝑛 > 0, 𝑢2𝑛 − 𝑢𝑛 = ∑2𝑛 𝑛 2𝑛 2𝑛
𝑘=1 𝑘 − ∑𝑘=1 𝑘 = ∑𝑘=𝑛+1 𝑘 ≥ ∑𝑘=𝑛+1 2𝑛 = 2𝑛 = 2.
Imaginons un instant que 𝐿 ∈ ℝ. Comme (𝑢2𝑛 ) est extraite de 𝑢, lim 𝑢2𝑛 = 𝐿 et par suite lim 𝑢𝑛 − 𝑢2𝑛 =
⏟ 𝐿 − 𝐿 = 0. Alors en passant à
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝐹𝐼
𝑐𝑎𝑟 𝐿 𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑒𝑙
1 1
la limite dans l’inégalité 𝑢2𝑛 − 𝑢𝑛 ≥ , j'aboutis à l’absurdité 0 ≥ . j’en conclus que 𝐿 ne peut pas être réel et ainsi, 𝐿 = +∞.
2 2
1. Définitions
38Définition Soit 𝑢 𝑒𝑡 𝑣 deux suites réelles.
1. On dit que 𝑢 est négligeable devant 𝑣 (au voisinage de +∞) lorsqu’il existe une suite telle que : 𝑛→+∞
lim 𝜀𝑛 = 0 et à partir d’un
certain rang ,𝑢𝑛 = 𝑣𝑛 × 𝜀𝑛 . On note alors 𝑢𝑛 = 𝑜+∞ (𝑣𝑛 ) 𝑜𝑢 𝑢𝑛 = 𝑜(𝑣𝑛 ) ou 𝑢 = 𝑜(𝑣) ou 𝑢𝑛 ≪+∞ 𝑣𝑛 .
2. On dit que 𝑢 est équivalente à 𝑣 (au voisinage de +∞) lorsqu’il existe une suite telle que : lim 𝜑𝑛 = 1 et à partir d’un certain
𝑛→+∞
rang, 𝑢𝑛 = 𝑣𝑛 × 𝜑𝑛 . On note alors 𝑢𝑛 ∼+∞ 𝑣𝑛 𝑜𝑢 𝑢𝑛 ~𝑣𝑛 .
3. On dit que 𝑢 est dominée par 𝑣 (au voisinage de +∞) lorsqu’il existe une suite 𝑏 telle que : à partir d’un certain rang ,𝑢𝑛 =
𝑣𝑛 × 𝑏𝑛 et 𝑏 est bornée , c’est-à-dire lorsqu’il existe un réel 𝑀 tel que ∀𝑛, |𝑢𝑛 | ≤ 𝑀|𝑣𝑛 |. On note 𝑢𝑛 = 𝑂+∞ (𝑣𝑛 ) 𝑜𝑢 𝑢𝑛 = 𝑂(𝑣𝑛 ).
1 1 𝑠𝑖𝑛(𝑛)
38Exemple : 𝑢𝑛 = 𝑙𝑛(𝑛2 − 𝑛 + 𝑠𝑖𝑛(𝑛)) = 2𝑙𝑛(𝑛) (1 + 𝑙𝑛 (1 − + )) ~+∞ 2𝑙𝑛(𝑛).
2𝑙𝑛(𝑛) 𝑛 𝑛2
39Caractérisation : si 𝑣 ne s’annule pas à partir d’un certain rang, alors :
𝑢
1. 𝑢𝑛 = 𝑜(𝑣𝑛 ) ⇔ lim 𝑣𝑛 = 0 .
𝑛→+∞ 𝑛
𝑢𝑛
2. 𝑢𝑛 ~𝑣𝑛 ⇔ lim = 1 . ATTENTION : 𝑢𝑛 ~𝑣𝑛 ⟺ lim 𝑢𝑛 − 𝑣𝑛 = 0.
𝑛→+∞ 𝑣𝑛 𝑛→+∞
𝑢𝑛
3. 𝑢𝑛 = 𝑂(𝑣𝑛 ) ⇔ ( ) 𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑜𝑟𝑛é𝑒.
𝑣𝑛
40Exemples : 1) Soit 𝑢𝑛 = ∑𝑛𝑘=0 𝑘! . Montrer par encadrement que : 𝑢𝑛 ~+∞ 𝑛! .
𝑢𝑛 𝑘! 𝑘! (𝑛−1)! 𝑛! 𝑘! 1
Soit 𝑛 ∈ ℕ\{0,1,2,3}, = ∑𝑛𝑘=0 = ∑𝑛−2
𝑘=0 + + = ∑𝑛−2 𝑘=0 𝑛! + 𝑛 + 1.
𝑛! 𝑛! 𝑛! 𝑛! 𝑛!
𝑘! 1 𝑘! 1 𝑛−1 1 𝑘! 𝑢𝑛
Or, ∀𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 2⟧, 0 ≤ ≤ . Donc, 0 ≤ ∑𝑛−2 𝑛−2
𝑘=0 𝑛! ≤ ∑𝑘=0 𝑛(𝑛−1) = 𝑛(𝑛−1) = . Il en découle que lim ∑𝑛−2
𝑘=0 = 0 et ainsi lim = 1. J’en
𝑛! 𝑛(𝑛−1) 𝑛 𝑛→+∞ 𝑛! 𝑛→+∞ 𝑛!
conclus que 𝑢𝑛 ~+∞ 1.
1
𝑠𝑖 𝑛 𝑝𝑎𝑖𝑟
𝑛
2)Soit 𝑢 la suite définie par ∀𝑛, 𝑢𝑛 = { 2 . Montrons que 𝑢𝑛+1 𝑒𝑡 𝑢𝑛 ne sont pas équivalentes. Déterminer lim 𝑢𝑛 .
− 2 𝑠𝑖 𝑛 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟 𝑛→+∞
𝑛
−2𝑛
(𝑛+1)2
𝑠𝑖 𝑛 𝑝𝑎𝑖𝑟
𝑢𝑛+1 −4𝑛 1 −(2𝑛+1)2
Posons 𝑡𝑛 = = { −𝑛2 . Alors, 𝑡2𝑛 = (2𝑛+1)2 ~+∞ − 𝑒𝑡 𝑡2𝑛+1 = ~ − 𝑛. Donc, lim 𝑡2𝑛+1 = −∞ 𝑒𝑡 lim 𝑡2𝑛 = 0,
𝑢𝑛 𝑛 2(2𝑛+2) +∞ 𝑛→+∞ 𝑛→+∞
𝑠𝑖 𝑛 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟
2(𝑛+1)
Comme (𝑡2𝑛 ) 𝑒𝑡 (𝑡2𝑛+1 ) ont des limites différentes, la suite (𝑡𝑛 ) n'a pas de limite. Ainsi, les suites (𝑢𝑛+1 ) 𝑒𝑡 (𝑢𝑛 ) ne sont pas équivalentes.
1 −2
Par contre, ∀𝑛, 𝑢2𝑛 = 𝑒𝑡 𝑢2𝑛+1 = (2𝑛+1)2 . Comme lim 𝑢2𝑛+1 = lim 𝑢2𝑛 = 0 , lim 𝑢𝑛 = 0. Et par conséquent, toute suite extraite de 𝑢 tend
2𝑛 𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛→+∞
aussi vers 0 . Ainsi, lim 𝑢𝑛 = 0.
𝑛→+∞
3. Propriétés
45Autre écriture d’une fonction négligeable : 𝑜(𝑢𝑛 ) = 𝑢𝑛 𝑜+∞ (1)
46Autre écriture d’un équivalent : 𝑢𝑛 ~𝑣𝑛 ⇔𝑢𝑛 = 𝑣𝑛 + 𝑜(𝑣𝑛 )= 𝑣𝑛 (1 + 𝑜+∞ (1))
1 1 1 1 1 1 1 1
ℎ𝑛 = 𝑛 {2 ln(𝑛) + ln (1 + + ) − 2 ln(𝑛) − ln (1 + − )} = 𝑛 {ln (1 + ⏟+ )− ln (1 + ( ⏟− ))}.
𝑛 𝑛2 𝑛 𝑛2 𝑛 𝑛2 𝑛 𝑛2
=𝑢𝑛 =𝑣𝑛
𝑡2
Comme lim 𝑢𝑛 = 0 = lim 𝑣𝑛 et ln(1 + 𝑡) = 𝑡 − + 𝑡 2 𝜀(𝑡) 𝑡𝑞 lim 𝜀(𝑡) = 0,
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑡→0 2
𝑢 2 𝑣 2
ln(1 + 𝑢𝑛 ) = 𝑢𝑛 − 𝑛 + 𝑢𝑛2 𝜀(𝑢𝑛 ) 𝑒𝑡 lim 𝜀(𝑢𝑛 ) = 0 et ln(1 + 𝑣𝑛 ) = 𝑣𝑛 − 𝑛 + 𝑣𝑛2 𝜀(𝑣𝑛 ) 𝑒𝑡 lim 𝜀(𝑣𝑛 ) = 0.
2 𝑛→+∞ 2 𝑛→+∞
1 1 1 1 1 1 1 1
De plus, 𝑢𝑛 = + 2 et 𝑢𝑛2 = + 𝑜+∞ ( 2) et 𝑣𝑛 = − 2 et 𝑣𝑛2 = + 𝑜+∞ ( 2).
𝑛 𝑛 𝑛² 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛² 𝑛
1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 1
Donc, ℎ𝑛 = 𝑛 { + 2 − 2 − ( − 2) + 2 + o ( 2)} = + o ( ).
𝑛 𝑛 2𝑛 𝑛 𝑛 2𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
2 1
2 1 +o( 2 1 2
Donc, Comme lim + o ( ) = 0 = lim ℎ𝑛 et 𝑒 𝑡 = 1 + 𝑡 + 𝑜0 (𝑡), 𝑒 𝑛 𝑛) = 1 + + o ( ) . 𝐸𝑡 𝑎𝑖𝑛𝑠𝑖, 𝑡𝑛 ~+∞ .
𝑛→+∞ 𝑛 𝑛 𝑛→+∞ 𝑛 𝑛 𝑛
𝑢𝑛 1
5) Soit 𝑎 ∈ [0,1] et 𝑢 la suite définie par : 𝑢0 = 𝑎 et ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛+1 = 1 + . Montrer que 𝑢 tend vers 1 et 𝑢𝑛 − 1~+∞ .
𝑛+1 𝑛
Tout d’abord , on remarque que ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 ∈ [0,2]. En effet, (𝑖𝑛𝑖𝑡) 𝑢0 = 𝑎 ∈ [0,1] 𝑒𝑡 𝑢1 = 1 + 𝑎 ∈ [1,2] . (𝑃𝑟𝑜𝑝𝑎𝑔) 𝐹ixons 𝑛 ∈ ℕ∗ ; alors , 𝑢𝑛 ∈
𝑢𝑛 2
[0,2] ⟹ 𝑢𝑛+1 = 1 + ∈ [1,1 + ] ⊂
⏟ [1,2]. Le théorème de récurrence simple permet alors de conclure.
𝑛+1 𝑛+1
𝑐𝑎𝑟 𝑛≥1
1 𝑢𝑛
La suite 𝑢 est donc bornée ; comme lim = 0 , lim = 0 et ainsi, lim 𝑢𝑛+1 = 1 ce qui signifie aussi que lim 𝑢𝑛 = 1.
𝑛→+∞ 𝑛+1 𝑛→+∞ 𝑛+1 𝑛→+∞ 𝑛→+∞
𝑢𝑛−1 𝑢𝑛−1 1 1
Ensuite, ∀𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑢 𝑛 −1= . Or, lim 𝑢𝑛−1 = 1 i.e. 𝑢𝑛−1 ~+∞ 1. Et par conséquent, ~+∞ et ainsi, 𝑢𝑛 − 1~+∞ .
𝑛 𝑛→+∞ 𝑛 𝑛 𝑛
𝜋 1
6) Déterminons un équivalent simple de 𝑢𝑛 = 𝑡𝑎𝑛 ( + ) − 1.
4 𝑛
𝜋 𝜋 𝜋
Soit 𝑓(𝑥) = 𝑡𝑎𝑛 ( + 𝑥). 𝑓 est dérivable en 0 et 𝑓 ′ (0) = 1 + 𝑡𝑎𝑛2 ( ) = 2 ≠ 0. Donc, 𝑓(𝑥) − 𝑓(0)~0 2(𝑥 − 0) i.e. 𝑡𝑎𝑛 ( + 𝑥) − 1~0 2𝑥.
4 4 4
1 𝜋 1 2
Comme lim = 0, 𝑡𝑎𝑛 ( + ) − 1~0 .
𝑛→+∞ 𝑛 4 𝑛 𝑛
63Exemples : 1) Montrer que si 𝑢 est croissante telle que lim 𝑢2𝑛 = +∞ alors lim 𝑢𝑛 = +∞ .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
Soit 𝑢 une suite réelle croissante telle que lim 𝑢2𝑛 = +∞. Alors comme 𝑢 est croissante, lors ∀𝑛, 𝑢2𝑛 ≤ 𝑢2𝑛+1. Or lim 𝑢2𝑛 = +∞. Donc le
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
théorème des gendarmes assurent que lim 𝑢2𝑛+1 = +∞. Les suites extraites (𝑢2𝑛+1 )𝑒𝑡 (𝑢2𝑛 ) ayant la même limite, 𝑢 tend aussi vers cette limite
𝑛→+∞
commune i.e. lim 𝑢𝑛 = +∞.
𝑛→+∞
2) Montrer que si (𝑢2𝑛 ), (𝑢3𝑛 ) 𝑒𝑡 (𝑢2𝑛+1 ) convergent alors (𝑢𝑛 ) converge.
Soit 𝑢 une suite telle que : (𝑢2𝑛 ), (𝑢3𝑛 ) 𝑒𝑡 (𝑢2𝑛+1 ) convergent. Notons 𝐿1 la limite de (𝑢2𝑛 ), 𝐿2 la limite de (𝑢3𝑛 ) 𝑒𝑡 𝐿3 la limite de (𝑢2𝑛+1 ).
La suite (𝑢6𝑛 ) étant extraite à la fois de (𝑢2𝑛 ) mais aussi de (𝑢3𝑛 ) tend à la fois vers 𝐿1 et vers 𝐿2 . Par unicité de la limite d’une suite, 𝐿1 = 𝐿2 .
La suite (𝑢6𝑛+3 ) étant extraite à la fois de (𝑢2𝑛+1 ) mais aussi de (𝑢3𝑛 ) tend à la fois vers 𝐿3 et vers 𝐿2 . Par unicité de la limite d’une suite, 𝐿3 = 𝐿2 .
J’en déduis que 𝐿1 = 𝐿2 . Les suites extraites (𝑢2𝑛+1 )𝑒𝑡 (𝑢2𝑛 ) ayant la même limite finie, 𝑢 converge aussi vers cette limite commune i.e. lim 𝑢𝑛 =
𝑛→+∞
𝐿1 = 𝐿2 = 𝐿3 .
65Théorème :
1. Deux suites adjacentes sont convergentes et ont la même limite finie.
2. Si 𝑢 𝑒𝑡 𝑣 sont adjacentes de même limite 𝐿 telle que 𝑢 croissante et 𝑣 décroissante alors : ∀𝑛 ∈ ℕ, 0 ≤ 𝑣𝑛 − 𝐿 ≤ 𝑣𝑛 − 𝑢𝑛 et
∀(𝑛, 𝑝) ∈ ℕ², 𝑢0 ≤ 𝑢1 ≤ ⋯ ≤ 𝑢𝑛 ≤ 𝑢𝑛+1 ≤ ⋯ ≤ 𝐿 ≤ ⋯ 𝑣𝑝+1 ≤ 𝑣𝑝 ≤ ⋯ ≤ 𝑣1 ≤ 𝑣0 .
1 1
66 Exemples 1) Soit ∀𝑛, 𝑢𝑛 = ∑2𝑛
𝑘=𝑛 , 𝑣𝑛 = ∑𝑛𝑘=1 . Montrer que 𝑢 et 𝑣 sont adjacentes .
𝑘 𝑛+𝑘
1 1 1 1 1 1 1 1
𝑢𝑛 = ∑2𝑛
𝑘=𝑛 𝑘 = + + ⋯+ 𝑒𝑡 𝑣𝑛 = +⋯+ = 𝑢𝑛 − ≤ 𝑢𝑛 . Donc, 𝑣𝑛 − 𝑢𝑛 = − → 0.
𝑛 𝑛+1 2𝑛 𝑛+1 2𝑛 𝑛 𝑛 𝑛→+∞
Comme ∀𝑛, 𝑣𝑛 ≤ 0, montrons que 𝑢 décroit et 𝑣 croit.
1 1 1 1 1 1 1 1 1
𝑣𝑛+1 = ∑𝑛+1
𝑘=1 = ∑𝑛+1
𝑘=1 = ∑𝑛+2
𝑗=2 = ∑𝑛𝑗=1 +( + − ) = 𝑣𝑛 + ⏟ − ≥ 𝑣𝑛 . Donc 𝑣 est croissante.
(𝑛+1)+𝑘 𝑛+(𝑘+1) 𝑛+𝑗 𝑛+𝑗 2𝑛+1 2𝑛+2 𝑛+1 2𝑛+1 2𝑛+2
≥0 𝑐𝑎𝑟
( 2𝑛+1≤2𝑛+2 )
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 = (𝑣𝑛+1 + ) − (𝑣𝑛 + ) = 𝑣𝑛+1 − 𝑣𝑛 − + = − − + = − − + = + − =
𝑛+1 𝑛 𝑛 𝑛+1 2𝑛+1 2𝑛+2 𝑛 𝑛+1 2𝑛+1 2(𝑛+1) 𝑛 𝑛+1 2𝑛+1 2(𝑛+1) 𝑛
2(𝑛+1)𝑛+(2𝑛+1)𝑛−(2𝑛+1)(2𝑛+2) −2
= < 0. Donc 𝑢 est décroissante.
2(2𝑛+1)𝑛(𝑛+1) 2(2𝑛+1)𝑛(𝑛+1)
J’en conclus que 𝑢 et 𝑣 sont adjacentes.
1 1
2)Soit ∀𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑢𝑛 = (∑𝑛𝑘=1 ) − 2√𝑛 et 𝑣𝑛 = (∑𝑛𝑘=1 ) − 2√𝑛 + 1 .
√𝑘 √𝑘
a) Montrer que 𝑢 𝑒𝑡 𝑣 sont adjacentes .
b) Donner une valeur approchée de la limite commune à 10−1 𝑝𝑟è𝑠 par défaut.
1
c) Trouver un équivalent simple de 𝑆𝑛 = ∑𝑛𝑘=1 .
√𝑘
2
a) ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 −𝑢𝑛 = 2√𝑛 − 2√𝑛 + 1 = 𝑑𝑜𝑛𝑐 lim 𝑣𝑛 −𝑢𝑛 = 0. 𝐷𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠 ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 ≥ 𝑣𝑛 . Montrons que 𝑢 décroit et 𝑣 croit. Soit 𝑛 ∈ ℕ.
√𝑛+1+√𝑛 𝑛→+∞
1 1 1 2 2 2
𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 = (∑𝑛+1
𝑘=1 √𝑘 ) − 2√𝑛 + 1 − (∑𝑛𝑘=1 ) + 2√ 𝑛 = − = − <0 .
√𝑘 √𝑛+1 √𝑛+1+√𝑛 √𝑛+1+√𝑛+1 √𝑛+1+√𝑛
𝑛+1 𝑛
1 1 1 2 2 2
𝑣𝑛+1 − 𝑣𝑛 = (∑ ) − 2√𝑛 + 2 − (∑ ) + 2√𝑛 + 1 = − = − > 0.
𝑘=1
√𝑘 𝑘=1
√𝑘 √𝑛 + 1 √𝑛 + 2 + √𝑛 + 1 √𝑛 + 1 + √𝑛 + 1 √𝑛 + 2 + √𝑛 + 1
Donc, 𝑢 décroit et 𝑣 croit. Je peux donc conclure que 𝑢 et 𝑣 sont adjacentes et convergent donc vers une même limite finie notée 𝐿.
2 1
b) ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 ≤ 𝐿 ≤ 𝑢𝑛 . Donc , 0 ≤ 𝐿 − 𝑣𝑛 ≤ 𝑢𝑛 − 𝑣𝑛 = < . Donc 𝑣𝑛 𝑒𝑠𝑡 une valeur approchée de 𝐿 à 10−1 près par défaut dès que 𝑛
√𝑛+1+√𝑛 √𝑛
1 1
vérifie ≤ 10−1 . Or, ≤ 10−1 ⟺ √𝑛 ≥ 10 ⟺ 𝑛 ≥ 100. Ainsi, 𝑣100 𝑒𝑠𝑡 une valeur approchée de 𝐿 à 10−1 𝑝𝑟è𝑠 par défaut. On calcule
√𝑛 √𝑛
𝑣100 très facilement avec le programme en python ci-dessous :
Réponse : -1.51 .
1 1
c) (∑𝑛𝑘=1 ) − 2√𝑛 = 𝑢𝑛 = 𝐿 + 𝑜0 (1). Donc, (∑𝑛𝑘=1 ) = 2√𝑛 + 𝐿 + 𝑜+∞ (1) ~
⏟+∞ 2√𝑛.
√𝑘 √𝑘
𝑐𝑎𝑟 lim 2√𝑛=+∞
𝑛→+∞
1 1 1
3) Soit ∀𝑛, 𝑆𝑛 = ∑𝑛𝑘=1 , 𝑢𝑛 = ∑𝑛𝑘=1 − ln (𝑛) et 𝑣𝑛 = ∑𝑛−1
𝑘=1 − ln(𝑛).
𝑘 𝑘 𝑘
1 1
a) Montrer par encadrement que lim 𝑆𝑛 = +∞. (on pourra montrer puis utiliser : ∀𝑘 ≥ 1, ≤ ln(𝑘 + 1) − ln (𝑘) ≤ )
𝑛→+∞ 𝑘+1 𝑘
b) Montrer en utilisant les suites 𝑢 et 𝑣 qu’il existe un réel 𝛾 (appelé constante d’Euler) tel que : 𝑆𝑛 = ln(𝑛) + 𝛾 + 𝑜(1).
c) Déterminer une valeur approchée de 𝛾 à 10−2 𝑝𝑟è𝑠.
1
d) Calculer la limite de 𝑇𝑛 = ∑𝑛𝑘=1 .
𝑘(2𝑘+1)
1 1 1 𝑘+1 1 𝑘+1 1 𝑘+1 1 1 1
∗
a) Soit 𝑘 ∈ ℕ . ∀𝑥 ∈ [𝑘, 𝑘 + 1], ≤ ≤ . Donc, ∫𝑘 𝑑𝑥 ≤ ∫𝑘 𝑑𝑥 ≤ ∫𝑘 𝑑𝑥 i.e. ≤ [ln(𝑥)]𝑘+1
𝑘 ≤ .
𝑘+1 𝑥 𝑘 𝑘+1 𝑥 𝑘 𝑘+1 𝑘
1 1
Ainsi, ∀𝑘 ∈ ℕ∗ ≤ ln(𝑘 + 1) − ln (𝑘) ≤ .
𝑘+1 𝑘
1 1 1 1
Soit 𝑛 ∈ ℕ∗. ∀𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛⟧, ≤ ln(𝑘 + 1) − ln (𝑘) ≤ donc ∑𝑛𝑘=1 ≤ ∑𝑛𝑘=1[ln(𝑘 + 1) − ln (𝑘)] ≤ ∑𝑛𝑘=1 . Donc,
𝑘+1 𝑘 𝑘+1 𝑘
1 1 1
∑𝑛+1 𝑛
𝑘=2 𝑘 ≤ ln(𝑛 + 1) − ln(1) ≤ ∑𝑘=1 𝑘 i.e. 𝑆𝑛 − 1 + ≤ ln(𝑛 + 1) ≤ 𝑆𝑛 . Comme lim ln (𝑛 + 1) = +∞, lim 𝑆𝑛 = +∞.
𝑛+1 𝑛→+∞ 𝑛→+∞
∗
b) Montrons que 𝑢 et 𝑣 sont adjacentes : ∀𝑛 ∈ ℕ , 𝑣𝑛 ≤ 𝑢𝑛 . Donc prouvons que 𝑢 est décroissante et 𝑣 est croissante et lim 𝑢𝑛 − 𝑣𝑛 = 0.
𝑛→+∞
1 1 1
Soit 𝑛 ∈ ℕ\{0,1}. 𝑢𝑛 − 𝑣𝑛 = ∑𝑛𝑘=1 − ln(𝑛) − [∑𝑛−1 𝑘=1 − ln(𝑛) ] = . Donc, lim 𝑢𝑛 − 𝑣𝑛 = 0.
𝑘 𝑘 𝑛 𝑛→+∞
1 1 1 1 1
De plus, 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 = ∑𝑛+1 𝑛
𝑘=1 𝑘 − ln(𝑛 + 1) − [∑𝑘=1 𝑘 − ln(𝑛) ] =𝑛+1 − ln(𝑛 + 1) + ln(𝑛) = 𝑛+1 − ln (1 + 𝑛). Donc,
𝑥2
∀𝑥≥0,ln(1+𝑥)≥𝑥−
2
1 1 1 1 1 1 1−𝑛
𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ⏞
≤ − ( − 2) = − + = ≤ 0. Ainsi, (𝑢𝑛 ) est décroissante.
n+1 𝑛 2𝑛 𝑛+1 𝑛 2𝑛2 2𝑛2 (𝑛+1)
∀𝑥>0,ln(1+𝑥)≤𝑥
1 1 1 1 1
De même, 𝑣𝑛+1 − 𝑣𝑛 = ∑𝑛𝑘=1 − ln(𝑛 + 1) − [∑𝑛−1
𝑘=1 − ln(𝑛) ] = − ln(𝑛 + 1) + ln(𝑛) = − ln (1 + )
⏞
≥ 0. Donc, (𝑣𝑛 ) est
𝑘 𝑘 𝑛 𝑛 𝑛
croissante. J’en déduis que 𝑢 et 𝑣 sont adjacentes. Par conséquent, 𝑢 et 𝑣 sont convergentes vers une limite commune 𝛾.
Alors, 𝑢𝑛 = 𝛾 + 𝑜+∞ (1) i.e. 𝑆𝑛 − ln(𝑛) = 𝛾 + 𝑜+∞ (1). Et ainsi, 𝑆𝑛 = ln(𝑛) + 𝛾 + 𝑜+∞ (1).
1 1 1
c) ∀𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑣𝑛 ≤ 𝛾 ≤ 𝑢𝑛 donc 0 ≤ 𝛾 − 𝑣𝑛 ≤ 𝑢𝑛 − 𝑣𝑛 = . Ainsi, 𝛾 − 𝑣𝑛 ≤ 10−2 dès que ≤ 10−2 . Or, ≤ 10−2 ⟺ 𝑛 ≥ 100.
𝑛 𝑛 𝑛
Donc, 𝑣100 est une valeur approchée de 𝛾 par défaut à 10−2près. Calculons numériquement 𝑣100 :
1 2 1 1 1 1
d) 𝑇𝑛 = ∑𝑛𝑘=1 = ∑𝑛𝑘=1 − (2𝑘+1) + = ∑𝑛𝑘=1 − 2 ∑𝑛𝑘=1 (2𝑘+1) = 𝑆𝑛 − 2 (𝑆2𝑛+1 − ∑𝑛𝑘=1 − 1)
𝑘(2𝑘+1) 𝑘 𝑘 2𝑘
1 𝑛 1 1
𝑇𝑛 = 𝑆𝑛 + 2 − 2 (𝑆2𝑛+1 − ∑ ) = 𝑆𝑛 + 2 − 2 (𝑆2𝑛+1 − 𝑆𝑛 ) = 2 + 2(𝑆𝑛 − 𝑆2𝑛+1 )
2 𝑘=1 𝑘 2
1
𝑇𝑛 = 2 + 2(ln(𝑛) + 𝛾 + 𝜀𝑛 − ln(2𝑛 + 1) − 𝛾 − 𝜀2𝑛+1 ) = 2 − 2ln (2 + ) + 2(𝜀𝑛 − 𝜀2𝑛+1 )
𝑛
Comme lim 𝜀𝑛 = 0, lim 𝜀2𝑛+1 = 0 . Donc, lim 𝑇𝑛 = 2 − 2ln (2).
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛→+∞
Vérifions numériquement ce résultat :
69Théorème des segments emboîtés: Soit (𝐼𝑛 )une suite de segments telle que : ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝐼𝑛+1 ⊂ 𝐼𝑛 et la longueur de 𝐼𝑛 tend vers 0.
Alors il existe un unique point commun à tous les 𝐼𝑛 .
56**SAVOIR REFAIRE Soit 𝑢 une suite complexe, 𝐿 un complexe et 𝑀 un réel tel que 𝑀 ∈ [0,1[ et ∀𝑛 ∈ ℕ, |𝑢𝑛+1 − 𝐿| ≤ 𝑀|𝑢𝑛 − 𝐿| .
Montrer que lim 𝑢𝑛 = 𝐿 .
𝑛→+∞
𝑀𝑛 |𝑢0 − 𝐿|. Comme lim 𝜀𝑛 = 0, le cours assure que lim 𝑢𝑛 = 𝐿.
Démo : On montre facilement par récurrence que ∀𝑛 ∈ ℕ, |𝑢𝑛 − 𝐿| ≤ ⏟
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
𝜀𝑛