Névrose
Angoisse = castration Conflit = intrapsychique (entre le Moi et le Ça) Défense = Refoulement
Relation à l’autre = relation d’objet entier
Étiologie de la névrose, la source de névrose, la source de la souffrance psychique c’est sexuel
à Mode de souffrance psychique
o D’origine pathogène (fabriqué par nous / pas forcément conscient)
o La souffrance est dû au conflit psychique
o L’enjeu de la névrose se constitue par rapport à l’inceste
Le névrosé est travaillé, organisé par du conflit psychique (si conflit alors il y a des partenaires)
Il n’y a pas normal VS pas normal MAIS névrose ET psychose
La névrose est définie par le conflit psychique entre désirs inconscient et interdit
Quand on parle de névrose, on parle d’hystérie, de phobie et d’obsessionnelle
La consistance tragique de l’humain : c’est toujours la forme d’expression du conflit
psychique et la manière dont le sujet essaye de trouver des modes d’aménagement, des
solutions partielles, incomplètes, entre arriver à réaliser une partie des désirs et respecter les
interdits (il ne peut pas réaliser tous ses désirs et ne peut non plus pas respecter tous les
interdits)
à Ce qui est tragique c’est l’idée que le sujet est porté par les désirs et limiter par les interdits
Le processus psychique central et organisateur qui va permettre le conflit psychique
= le refoulement (un processus majeur mais pas le seul à il organise le champ de la N
-> Le conflit psychique est naissance œdipienne
- Le sujet à des relations avec les deux autres points
- Système de relations affectives marqué par la dimension de la tendresse ou de
l’agressivité : envie de proche jusqu’à opposition
- Caractéristique d’ambivalence (aimer et détester/ être proche et vouloir éliminer /
j’investit et je suis investi)
- Le lien entre la figure paternel et maternel : lien paradoxal : = « je suis conçu par ce
lien mais j’en suis exclu (se qui se passe entre eux reste entre eux, cela ne me concerne
pas) »
Une logique : comment obtenir une relation exclusive avec l’un des figures parentales lorsque
l’autre l’a avec ce même parent ?
Affirmation de deux désirs :
• Souhait d’un amour absolu = le désir incestueux inconscient (en terme freudien,
psychanalytique)
• Complémentairement, il faut pouvoir éliminer l’autre partie pour avoir l’exclusivité =
le désir parricide inconscient (le désir par lequel on veut enlever et écarté le troisième sujet
du triangle œdipien)
à Les interdits viennent donc s’opposer aux désirs incestueux et parricides
Tableau schématisant l’évolution, en extension, du concept de névrose dans la nosographie
psychanalytique
1915 Névroses actuelles Psychonévroses
de transfert ½ narcissiques
1924 Névroses actuelles Névroses Névroses Psychoses
narcissiques
Classification Affections Psychoses
contemporaine psychosomatiques Névroses maniaco- paranoïa
dépressive schizophrénie
La névrose hystérique
à Forme emblématique et la clinique première de Freud
o Les hystériques souffrent de réminiscence : un conflit psychique particulier
o Le conflit psychique est affectif, pris par le désir œdipien
o Idée de désirs interdit inconscient (point de vue de Freud)
o Aspect central : l’hystérie de conversion
Sémiologie : (ensemble des signes cliniques)
- Majorité des femmes mais non une pathologie féminine (il y a des hommes)
- Deux grandes familles :
• Première catégorie de symptômes : tous les symptômes liés à ce que l’on va
appeler la crise d’hystérie : mode d’expression affectif marqué par la dimension
de pleur, de l’affect, de la tristesse, de la colère, une dimension théâtrale et
forme d’extravagance dans le geste, la voix, l’attitude. C’est une crise
émotionnelle et affective très marquée. Il se développe sous le regard des
autres.
• Deuxième groupe de symptômes :
__Les symptômes conversifs, les symptômes liés à la conversion hystérique : techniquement la
conversion hystérique est le fait qu’une partie du conflit psychique va se déplacer dans le corps,
(une façon d’éprouver par le corps ce conflit psychique avec des formes de symptômes qui vont ressembler à d’autres pathologie : les
paralysies. Formes qui sont des modifications de la sensorialité.)
__Il y a une complication car, contrairement à la pathologie somatique*, la nature des
symptômes n’est pas fixe.
__Tous les hystériques n’ont pas les mêmes symptômes, les groupements peuvent être
singulières.
__Le problème de l’hystérie repose sur le fait que les signes changent tout le temps et que
leurs déterminations restent difficiles. N’importe quelle zone du corps, mode de douleur, de
tentions, d’expression, de sensation peut être la surface sur lequel se déploie le conflit et la
symptomatologie hystérique.
__C’est un processus inconscient.
Deux choses importantes :
o La conversion hystérique c’est une manière d’imprimer dans le corps, c’est-à-dire de
fixer dans le corps, d’utiliser le corps pour pouvoir révéler et mettre en forme le conflit
psychique.
o Cette opération de conversion hystérique est une opération qui est variable selon les
sujets, selon les environnements et les époques. Les grandes crises hystériques tel
que Freud les ont rencontrés avec Charcot n’existe plus maintenant à les structures
formelles de l’hystérie ont changés.
*L’innervation somatique (le fait de venir organiser dans le corps) = premier mécanisme de la
conversion).
Une série de symptômes :
o Le trouble paroxystique (le théâtralisme, agitation du corps).
o Les syncopes : les formes d’évanouissements, perte de conscience brèves de
quelques secondes et peut se produire dans différent moment et endroit.
o Les troubles de la mémoire, de reconnaissance ou modification de souvenir.
o La notion d’hallucination hystériques (¹ des hallucinations psychotiques, ce sont des
apparitions d’images).
o Tout ce qui peut être des signes autour d’un état de tristesse majoré, un état dépressif
(pas de la dépression). Cet état se traduit par de l’abandon, d’humiliation, sentiment
de perte de valeur de soi…).
è Il n’y a pas un tableau unique de symptomatologie hystérique
Psychopathologique (la personnalité hystérique)
Fondamental :
o Pour l’hystérique, il y a un mouvement qui consiste à essayer d’attirer l’attention,
érotiser les relations, à susciter les formes d’intérêt d’admiration. A être regardé,
apprécie, être au centre de l’attention.
o Mouvement de séduction.
o Ne se limite pas à ce désir ou le besoin de plaire et s’accompagne d’une forme de mise
à distance, de retrait, du refus, de la soustraction, de privation.
o « Dis-moi que je te plais mais pas comme ça », « oui mais non », « maintenant mais
pas tout de suite ».
o Dans la mise à l’écart, ce n’est pas une forme de méchanceté mais une double punition.
o L’hystérique souffre autant qu’il ou elle fait souffrir l’autre.
o Le mouvement de séduction et de retrait n’est pas un mouvement délibéré, non
concerté, ce n’est pas d’abord je veux la séduction pour mieux venir dire non à l’autre.
Il y a donc à ce niveau-là, toute une série de souffrance du côté de la possibilité d’être aimé
mais de jamais être traité comme il faut, possibilité d’être désiré et d’être déçu par l’effort
que prend le désir de l’autre…
Tout ce qui concerne la vie affective avec les enjeux de sexualité adulte, elle se trouve troublé,
mise au centre entre je veux et je ne veux pas, complexe les relations amoureuses, de couple,
familiale, professionnel, rapport adulte, rapport enfant… sont particulièrement sensible,
troublé.
Psychopathologie de l’hystérie de conversion
o Les symptômes et notamment les symptômes liés à la conversion sont des formations
de compromis (il y a un mode : désirs, refoulement puis le retour du refoulé : la
formation de compromis). On va réaliser un peu les désirs et respecter les interdits
mais pas complétement.
o L’angoisse : une angoisse de castration : il porte sur la réalisation du désir qui n’est
pas total, il manque quelque chose.
o Du point de vue de la relation d’objet : dans l’hystérie de conversion c’est une relation
d’objet total. Une relation d’objet qui est très lié à la dimension du caractère proximal
de l’objet, il faut être très proche, il faut être aimé et aimé l’objet. L’intensité est dans
le fait de contrôler l’objet par la proximité. L’objet est insatisfaisant, incomplet et
incapable d’assurer cette fonction absolue de mise en forme de l’affectivité.
o Le mécanisme de défense : le refoulement : le processus majeur dans l’hystérie de
conversion, + le retour du refoulé sous forme de compromis.
Tous les symptômes évoqués ne sont que des retours du refoulé.
La logique qui concerne les stades de la libido (importance de l’érotisation oral et phallique) :
modalité de construction libidinale essentielles dans le champ névrose et forcément dans le
champ de l’hystérie.
La névrose phobique
__Il y a des phobies névrotiques et des formes post-traumatique.
__La phobie c’est un champ de symptôme, série de symptôme qui en réalité, il y a beaucoup
de phobies qui peuvent se ramener à la fonction de l’hystérique ou se lié à la fonction
obsessionnelle. (Par exemple la manière d’être claustrophobe peut être investit de manière
très obsessionnellement ou très hystériquement).
__Caractéristiques : contrairement à l’hystérie de conversion, le symptôme n’est pas un
symptôme qui est ancré dans le corps et ne fait pas l’objet d’une conversion somatique. (Pas
de paralysie, pas de notion anesthésique…) C’est véritablement à un moment donner la
possibilité de confronter à un objet qui fait terreur, une angoisse particulière (le rapport à
l’objet est mobilisé contrairement à l’hystérie qui est dans le corps)
__Toutes les phobies (araignée…) : il y a une forme symptomatologique
Psychopathologie :
__Chez Freud : subtilité particulière : les phobies névrotiques = hystérie d’angoisse (¹ Né Hy)
Ce qui explique ce type : c’est la névrose donc du refoulement à porte sur le désir
fondamentaux à désir inconscient = la possibilité d’un déplacement qui est un processus
psychique complémentaire du refoulement.
Exemple : Terreur ou haine concernant le père se déplace sur un autre objet avec une certaine
représentation qui le constitue : il se déplace dans le cheval par exemple.
o Mécanisme de déplacement (de l'affect qui lui était lié sur une représentation de
substitution) = processus fondamental complémentaire au refoulement. C’est
donc un refoulement suivi par du déplacement.
__Mécanisme mis en évidence dans le travail du rêve (manière de construire un désir
inconscient) -> La déplacement (migrer les représentations)
o La logique de la projection : joue un rôle essentiel dans la formation des phobies.
à Le danger, ainsi projeté dans le monde externe, renvoie en fait à une réalité interne
à L’existence d’un objet contraphobique permet de protéger en partie de l’angoisse
à Dans l'hystérophobie, l’angoisse porte sur le fait que la pensée pourrait se réaliser
Trois mécanismes de défenses :
ü Le refoulement d'une représentation inacceptable pour le surmoi
ü Le déplacement de l'affect qui lui était lié sur une représentation de substitution
ü L’évitement de la situation phobogène : la charge d’affect, éprouvée comme angoisse,
et déplacée, elle est retrouvée par le sujet dans la situation phobogène