UNIVERSITE DE COCODY- CERCOM – DEPARTEMENT DE COMMUNICATION
PRODUCTION AUDIOVISUELLE
RADIO
I - GENERALITE
1. Définition
La production de façon générale est la combinaison d’un certain nombre de moyens en vue
d’un résultat. Nous retiendrons essentiellement les moyens humains, matériels et financiers.
Appliquer à la radio, la production est la combinaison des efforts d’une équipe grâce aux
moyens matériels misent à sa disposition ainsi que les moyens financiers pour aboutir à une
émission. Le son est la matière première en radio. Sans son il n’y a pas de radio.
2. Les principaux genres
Remarques préliminaires
Nous attendons par genre les différentes appellations affectées aux principales productions.
La pratique courante nous donne quelques repères. Ainsi nous retiendrons : le magazine, le
documentaire, la fiction, la variété et l’information.
a. Le magazine
Le magazine s’inscrit essentiellement de l’actualité. Il a une vocation informative, culturelle
et éducative. Il se subdivise en rubrique. Sa durée varie entre 6 et 30 mn (c’est le format du
magazine), mais il peut aller au delà surtout lorsqu’il est fait en direct et selon les
circonstances.
b. Le documentaire
Il a une vocation culturelle et éducative. Il est fait sur la base de documents écrits, filmés,
visuels ou sonores. Il évoque le passé, présente les faits actuels et fait des projections sur des
faits à venir. Le producteur doit y apporter une touche originale et personnelle.
c. La fiction
Elle fait appel à l’imagination. Grâce à la fiction, la radio permet à l’auditeur de rêver. La
fiction nous transporte généralement dans un univers de fée. Le bruitage tient une place de
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choix. Elle est faite de suspense et d’énigme. On rencontre la fiction dans le théâtre et les
films radiophoniques.
d. La variété
Elle a une vocation distractive. Elle permet de répondre à une des vocations essentielles de la
radio. C’est de divertir. Il s’agit dans la variété de créer de la gaieté. Donner envie de vivre
aux auditeurs. On peut organiser des jeux dans la variété. L’humour y a sa place. La substance
dans la variété demeure la musique.
e. L’information
Elle concerne tous les domaines de l’activité humaine. On retrouve l’information dans le
magazine, le journal parlé, le flash d’information, la chronique, l’éditorial, le reportage,
l’interview. Il s’agit pour le journaliste de traiter les faits majeurs de l’actualité. Il doit porter à
la connaissance du public les faits significatifs qui se déroulent sur la planète.
I- LE CHOIX DU GENRE
1. Les fonctions du genre
Le genre nous oriente vers une des fonctions essentielles de la radio qui se résume en
l’information, l’éducation et le divertissement. Le souci du producteur lorsqu’il choisit un
genre c’est d’apporter soit une information, soit un enseignement ou bien une détente.
Exemple : lorsque nous choisissons une variété, à la fin de celui-ci, l’auditeur doit garder le
sentiment d’assister à un concert.
Si nous choisissons le magazine, à la fin de celui-ci, l’auditeur doit retenir un ou plusieurs
enseignements.
En résumé le choix d’un genre sera déterminant dans les objectifs que l’on veut atteindre.
Dans le même temps le choix d’un genre permet de déterminer une place dans la vie des
programmes.
2. L’étude de la cible
Tout ce qui est produit à la radio est destiné à une clientèle. Vendre le maximum de produit à
un grand nombre de personne. Le commerçant fera une étude du marché. Dans le cas de la
radio, il importe que le producteur ait une idée de son auditoire. Cela permet de produire des
émissions au goût de son public. Il faut par conséquent se rendre sur le terrain pour évaluer les
besoins des auditeurs.
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Les grandes stations font ce qu’on appelle le sondage. Cependant chaque station doit se
donner les moyens de connaitre son public. L’on retiendra que les productions radiophoniques
doivent refléter la vie sociale. Elles sont à l’image de la société dans laquelle elles sont
produites. Une production radiophonique doit donc épouser son temps et coller à sa vie de se
retrouver en celle-ci.
3. La présentation d’un projet d’émission
Un projet d’émission doit comporter le titre, le genre, la durée, le moment de diffusion, la
forme, les objectifs à atteindre, une description sommaire du contenu, un synopsis (résumé du
contenu d’une émission) ainsi que le découpage.
a. Le titre
Le titre est le nom de baptême de l’émission. Celui-ci permet de le distinguer des autres.
Chaque production que nous faisons ressemble à un enfant que nous concevons et que nous
mettons au monde. Il faut lui donner un nom. Le titre doit être original. Il doit donner une idée
des objectifs que nous voulons atteindre. Il doit trancher d’avec ceux qui existent déjà mais le
titre doit être surtout attrayant, court et vendable.
b. Le genre
Dès la lecture du projet, le responsable des programmes doit savoir dans quelle catégorie
classer l’émission. Le genre nous donne une orientation et permet une meilleure analyse du
projet facilitant ainsi son insertion dans la grille des programmes.
c. La durée
Toute production radiophonique s’inscrit nécessairement dans un format. Celui-ci détermine
le temps qui lui est consacré. De nos jours la tendance est de format réduit. En effet, l’homme
n’a plus de temps à consacrer à la radio. Il faut par conséquent lui servir des émissions de
courtes durées pour le retenir, lui donnant envie d’en savoir davantage.
d. Le choix du moment de diffusion
Le moment de diffusion correspond à l’heure de programmation de l’émission dans la grille
des programmes. Le promoteur de toute émission doit tenir compte de la disponibilité de la
cible. Toute fois, ce moment peut être décidé par le responsable des programmes. En effet, la
programmation des émissions tient compte des objectifs de la chaine et des productions en
présence. Cependant la volonté du producteur sera une indication précieuse à même de guider
le service de programmation.
e. La forme ou le caractère
En matière de radio et même de télévision, il existe 3 formes ; on a : la forme directe, semi-
directe et différé.
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Le direct est l’émission qui est reçu de façon instantanée au même moment ou elle est
produite, on l’appelle également le simultané.
Le différé est une émission qui est diffusé après enregistrement.
Le semi-direct est la forme qui combine le direct et le différé. Il existe une quatrième forme
qui n’est pas conseillé. C’est le faux direct. C’est un différé qui simule un direct.
f. Les objectifs à atteindre
Il s’agit d’argumenter nos choix. Il faut montrer la nécessité qu’il ya à produire cette
émission. Or on le sait toute production doit répondre à un besoin social. Le producteur doit
mettre en relief les préoccupations de la société.
g. Le synopsis
C’est un bref résumé de l’idée ou des idées essentielles d’une émission. Il ne doit pas être
long. La lecture du synopsis doit permettre d’avoir une idée globale de l’émission ou des
orientations de celle-ci. Un synopsis bien rédigé permet un bon découpage.
h. Le découpage
La production radiophonique comporte des étapes à l’image d’une dissertation. Il lui faut une
introduction, un développement et une conclusion. De façon théorique nous devons décrire le
déroulement de l’émission. Le découpage est donc le canevas dans lequel l’émission va se
dérouler. Il est à l’émission ce que la notice est au médicament.
II- LES MOYENS DE LA PRODUCTION
Pour toutes productions radiophoniques il faut un certain nombre de moyens
Les moyens d’une production diffèrent selon la nature de celles-ci. Cependant en radio l’on
retiendra qu’il faut généralement les moyens matériels, humais et financiers.
1) Les moyens humains
Au début et à la fin de toute production se trouve l’homme. L’idée de production nait dans la
tête de l’homme. Il faut les hommes pour l’étudier ou la mettre en œuvre et le résultat est
destiné à des êtres humains. Nous allons nous intéresser essentiellement à ceux qui mettent en
exécution l’idée de production. Celui chez qui germe l’idée de production en est l’auteur.
L’idée a besoin d’être mise en forme. Son auteur peut en concevoir la forme s’il en a la
capacité.
En général la mise en forme de l’idée revient au réalisateur. Celui-ci a besoin du concours
d’assistant pour l’aider dans sa tache. Un présentateur, encadreur ou animateur se chargera de
vendre l’émission. Chaque acteur doit jouer de façon convenable son rôle. Cela permet de ne
pas trahir l’idée de départ. Cependant, il est tout à fait possible que l’idée soit enrichie par
chaque intervenant. Cela est même souhaitable. En définitive, la production au plan humain
ressemble à une chaine mais les efforts humains seraient vains s’il n’existait pas de matériels.
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2) Les moyens matériels
Du fait de la radio, il faut un canal, celui par lequel le message sera véhiculé pour toucher
l’auditeur chez le producteur : c’est l’émetteur. Cependant l’absence d’un émetteur ne doit pas
arrêter la production.
En effet la production pouvant se faire en différé, il est tout à fait possible de l’enregistrer.
Pour être enregistrer l’émission a besoin d’un support. Les supports de nos jours se présentent
sous plusieurs formes. Il existe des supports classiques ou analogiques et les supports
modernes ou numériques. On distingue les bandes magnétiques supports classiques en radio,
des cassettes audio, des DAT (digital audio tape). On distingue également les CD, MD, et
l’ordinateur clé USB... Ces supports se placent dans la catégorie des supports numériques.
Pour graver le son sur les supports il faut disposer de magnétophones. Qui dit magnétophone
dit également microphone. Ce matériel se présente de nos jours sous plusieurs formes. Mais
l’on retiendra que l’ancêtre des magnétophones est le Nagra.
Les microphones se présentent sous des formes diverses selon la nature de l’émission que l’on
veut produire. Il faut choisir les microphones appropriés. Certains microphones permettent par
exemple d’enregistrer une seule personne. Ils sont appelés des microphones directionnels ou
unidirectionnels. D’autres par contre permettent d’enregistrer plusieurs personnes. Ils sont
appelés omnidirectionnels. Au moment du mixage, la production doit disposer d’un studio et
d’une cabine bien équipée. Le studio doit disposer de plusieurs microphones et la cabine est
généralement équipée de plusieurs sources sonores. Il s’agit des magnétophones, ordinateur,
des lecteurs CD, téléphones… toutes ces sources sont reliées à un console technique appelé
également pupitre (la régie).
De façon générale la cabine est séparée du studio par une baie vitrée pour éviter que les sons y
pénètrent et les effets larsen. En dehors de ce matériel qui intervient dans la confection de la
production on peut citer tous les autres moyens techniques qui concourent de façon indirecte a
la fabrication d’une émission
3) Le budget de production
Lorsqu’on veut produire en radio il faut des moyens financiers. Ces moyens permettront de
couvrir les charges liées à la production. Le promoteur de toute émission doit donc évaluer
ces besoins. Cela suppose une identification exhaustive de tous ceux dont on aura besoin
pour l’émission. La première démarche consiste donc à recenser les besoins de l’émission en
s’informant pour connaitre les prix exacts des éléments à acheter en indiquant de façon exacte
les distances à parcourir. Il faut éviter de faire une évaluation approximative. Le risque est a
cours d’argent en pleine production. Le budget de production sera donc constitué de chapitre
et chaque chapitre comportera des rubriques. Il est recommandé par ailleurs de prévoir un
chapitre consacré aux imprévues. Celui-ci est fixé entre 5 à 10 % du budget global quelque
fois un peu plus selon la taille de la production. Toute production en dehors du studio
nécessite une émission de repérage. Il convient de l’évaluer également.
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III- LA MISE EN ŒUVRE DES MOYENS DE PRODUCTION
1. Le rôle des différents partenaires de production
Les partenaires dans une émission varient selon la taille et la nature de celle-ci. Cependant
quelques acteurs sont incontournables. Nous retiendrons essentiellement ceux qui prennent
une part active dans la production. On le sait la production radiophonique est d’abord une
idée. Elle peut être l’œuvre de tout individu, mais celui qui sera au premier plan dans sa mise
en œuvre est le réalisateur. Avant lui intervient le producteur.
a) Le producteur
Au sens large on appelle producteur tous ceux qui interviennent dans la confection d’une
émission. Cependant il convient de situer le producteur dans son vrai contexte. La personne
physique ou morale qui met tout le processus en marche est le producteur. Il se trouve au
même niveau que l’auteur. Le producteur est le commanditaire. C’est celui qui met les
moyens à la disposition de l’équipe de production. Le produit final lui sera remis. On peut
donc l’assimiler à la maison qui passe commande. Le producteur se trouve donc au début et à
la fin de tout le processus. Dans l’hypothèse d’une maison de production celle-ci confère ses
pouvoirs à des personnes physiques appelées producteurs délégués. Le producteur délégué
aura pour charge de gérer la production au plan financier.
b) Le réalisateur
A l’image d’un édifice, la production a besoin d’un architecte. Celui-ci se charge de mettre
d’abord sur papier la marche à suivre. Il lui revient de trouver un contenu à la production.
C’est lui qui apporte les éléments qui manquent pour enrichir le produit final. Le constructeur
de l’émission est donc le réalisateur. C’est lui qui mettra en forme réelle la production qui
jusque-là n’était qu’une idée ou une somme d’idée. Si au cours de la confection de l’émission
des obstacles surgissent, il lui appartient de les surmonter ou de les contourner par son
imagination. Du point de vue, on peut dire que le réalisateur est un créateur. La répartition des
taches et des rôles lui revient. Il doit imprimer un souffle original à la production pour en faire
une émission qui se vend bien. Tous les autres membres de l’équipe se réfèrent à lui pour
savoir la conduite à tenir. Le réalisateur est un maillon essentiel dans le processus de
production, mais il a besoin d’assistant.
Le réalisateur seul ne peut tout faire. L’assistant de réalisation va l’aider à gérer les détails de
la production. Il aura par exemple à élaborer les conducteurs. Il se chargera de faire les
montages suivant les indications du réalisateur. C’est lui qui met les événements dans l’ordre
établit par le producteur au moment du mixage. Dans la phase préparatoire, il se charge de
prendre les contacts nécessaires et note les rendez-vous et met le calendrier du réalisateur à
jour. Il va sélectionner les musiques et les bruitages nécessaires à la production.
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c) Le preneur de son
C’est généralement le technicien de l’équipe. La prise de son est de sa responsabilité. Il le fera
grâce aux différents appareils misent à sa disposition. Il doit veiller sur les vumètres pour ne
pas saturer le son ou que celui-ci soit d’un niveau trop faible. De sa capacité à maitriser le son
dépendra de la qualité de l’émission. La nature des équipements diffère d’une station à une
autre. Mais les plus communs sont les magnétophones et les divers lecteurs numériques.
d) Le présentateur
L’acteur principal de la production est le présentateur. C’est lui qui va vendre le produit. Il est
tenu de suivre les indications du réalisateur. Celui-ci peut mettre les textes à sa disposition. Le
présentateur doit adopter les textes à son souffle. Il doit s’appliquer et faire en sorte que
l’émission soit présentée sur son meilleur jour. C’est à travers lui que sera jugée l’équipe.
Mais en même temps il s’expose à la critique des auditeurs.
IV- L’ANIMATION RADIOPHONIQUE
1. Définition
L’animation est l’art de donner vie à quelque chose. Appliquer à la radio, l’animation répond
à un souci de présence humaine. La radio étant une compagne, il importe qu’elle soit animée.
L’animation est donc l’âme de la radio. On la retrouve dans tous les genres. Mais on la sentira
davantage dans les émissions de variétés et les émissions publiques. En effet dans ce genre
d’émission le succès repose davantage sur la qualité de l’animation. L’animation répond à un
certain nombre de principes : il y a la maitrise de soi, la maitrise de l’outil utilisé et la maitrise
du contenu. Tout cela passe par une bonne préparation la maitrise de l’animation passe par le
style que l’on utilise pour commnuniquer. Mais avant tout l’auditeur attend un contenu
2. Le contenu d’une émission
Lorsqu’on fait une animation, c’est que l’on veut apporter quelque chose à l’auditeur. La
maitrise de l’animation passe aussi par le style que l’on utilise pour communiquer, mais avant
tout l’auditeur attend un contenu. Celui-ci se trouve dans notre documentation personnelle.
a. La recherche documentaire
L’animateur (l’homme de radio) ou le présentateur doit disposer d’une documentation bien
fournie. Les problèmes actuels, ceux du passé et les questions que pose l’avenir doivent
intéresser l’homme de radio. Rien à priori doit lui échapper. Cependant, lorsqu’il doit
intervenir sur un sujet donné, il lui faut se documenter par tous les moyens. L’information se
trouve généralement là où on ne pense pas la rencontrer. L’homme de radio doit être curieux.
Il ne doit pas avoir honte de poser des questions. Lorsqu’on a des doutes sur une question,
s’abstenir d’en parler. Il doit chercher la bonne information avant d’aborder le sujet. La
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première âme de l’homme de radio est sa documentation qu’il doit mettre à jour
régulièrement. Il doit disposer également d’un bon carnet d’adresse. Il doit faire preuve de
modestie. L‘écriture doit se faire dans un style donné.
b. L’écriture radiophonique
Le style radio est le style parlé. Il faut se faire comprendre par tout le monde sans tomber dans
la facilité des expressions de la rue. Les phrases courtes sont conseillées à la radio. Il faut
éviter le style pédant. En vous écoutant, l’auditeur doit être intéressé. Le style direct et
personnalisé est recommandé. Il faut toujours s’adresser à quelqu’un en radio. Notre cible est
connu ou imaginaire. C’est à elle qu’il faut s’adresser. Tout ce qui est dit en radio doit être
écrit d’abord. L’homme de radio doit éviter l’improvisation. Il faut éviter les longues phrases
dans lesquelles l’on oublie le sujet principal. Eviter les tournures qui prêtent à confusion.
Ex : vous n’êtes pas sans savoir que ….
Vous êtes sans ignorer que ….
Le texte radio doit être vivant le plus simple possible. Il est généralement conseillé
d’appliquer la formule sujet – verbe - complément. Le présent de l’indicatif est
également conseillé. En écrivant, il faut éviter les mots ou expressions dont la prononciation
pose problème. Il faut par conséquent faire appel aux synonymes sans déformer la pensée de
l’auteur du texte. Lorsqu’on a le texte de quelqu’un d’autre à lire à l’antenne, il est conseillé
d’y apporter la ponctuation qui convient à notre souffle. En un mot, nous devons tenir compte
de nos moments de respiration. Il existe une ponctuation orale qui se traduit par deux traits
obliques et parallèles pour marquer un long arrêt, et l’on baisse la voix à cet endroit. Cela
correspond à point. Lorsqu’on écrit un seul trait oblique, il s’agit de marquer une simple pause
et la voix est suspendue à cet endroit. Devant un texte où tout est écrit en majuscule, il
convient de mettre les accents là où il en faut. Cela permet de prononcer de façon correcte les
mots qui nous sont soumis. L’idéal est de réécrire le texte sans déformer la pensée de son
auteur.
c. Le langage radio
Il s’agit ici de se donner les outils de communication lorsque nous sommes en production : un
certain nombre de mots sont utilisés dans le milieu professionnel. Il convient d’en connaitre le
sens.
Elément : il désigne un extrait, un ensemble. Il peut s’agir d’une interview, d’un
reportage.
Shunter : c’est baisser progressivement le niveau sonore jusqu’à extension.
Fond sonore : c’est la superposition de deux sons dont l’un est privilégié. Il s’agit
généralement de la parole.
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Sucrer : supprimer, effacer
Blanc : c’est un silence gênant
Doublon : c’est le fait de répéter la même chose que ce qui se trouve sur un élément
sonore.
Moduler : il s’agit de relever le niveau sonore.
Saturer : exagérer le niveau sonore
Chapeau : c’est un court papier introductif. C’est un texte court qui donne les
informations essentielles avant le développement.
Papier : c’est l’article, le texte d’animation, le reportage. C’est l’information détaillée.
Enchainé : faire suivre deux éléments sans transition.
Le fondu enchainé : c’est faire disparaitre progressivement un élément au profit d’un
autre.
Indicatif : musique brève qui indique le début et la fin d’une émission.
Jingle : c’est un bruitage bref ou une musiquette qui marque une transition entre deux
rubriques. On utilise également le jingle pour annoncer une station radio.
Générique : c’est la signature d’une émission au début et à la fin. Elle est composée à la
fois de l’indicatif et de la signature.
Bruitage : c’est la restitution des sons de la nature.
3. Le conducteur d’une émission
La confection d’une émission nécessite une discipline. L’agencement des éléments obéit à un
ordre précis. C’est celui voulu par le réalisateur. Le conducteur d’une émission est composé
de plusieurs parties. Il n’est pas uniforme, il diffère d’une station à l’autre. Cependant
quelques éléments indispensables doivent y figurer. Le conducteur peut se définir comme
étant l’arbitre de l’équipe de production. Il indique au preneur de son le moment de passage
des différents éléments. Tout le monde est tenu à son respect. Généralement, le conducteur
d’une émission comporte le titre de celle-ci, l’heure de diffusion, l’ordre de passage, des
éléments, la source, les auteurs, les titres de leurs œuvres, les références techniques, la durée
et les observations. Le conducteur donne également l’ordre d’intervention de l’animateur. Les
textes d’animations doivent y figurer.
En définitive, la lecture du conducteur doit nous permettre de savoir quel élément intervient et
à quel moment de la production.
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4. Identification des différentes parties du conducteur
Role et fonction des differentes parties du conducteur
a) Le numéro d’ordre
Il indique l’ordre de passage des différents éléments qui entrent dans la production. Le
déroulement d’une émission peut être considéré comme une succession d’action à mener. Le
numéro d’ordre nous indique les temps forts de l’émission. Il n’est pas obligatoire surtout
lorsque le conducteur prévoir les horaires. Cela se rencontre notamment dans les émissions
publiques.
b) La source
Elle indique l’identité de l’appareil que le technicien ou le preneur de son doit solliciter. Elle
indique également la nature du support utilisé ; c’est soit le CD, soit le tourne disque (TD),
soit l’ordinateur, soit le magnétophone à cassette, soit le microphone ou bien alors le
magnétophone à bande large. Il peut s’agir également du téléphone. Dans la pratique,
l’ouverture du microphone correspond à une lumière rouge en studio. Une autre lumière de la
même couleur se trouve à la porte du studio. Ce signal permet de savoir que nous sommes en
direct et qu’il faut faire attention
c) L’auteur
Cette colonne est destinée à identifier les auteurs des œuvres utilisées dans l’émission. Mais
elle sert également à déterminer la personne qui doit intervenir en direct au moment de la
confection de l’émission ; c’est soit l’animateur, soit l’invité s’il y en a, soit les deux
(l’animateur et l’invité). Elle indique également la nature de l’élément utilisé. Il peut s’agir
d’un indicatif, d’extrait, d’une interview, d’un bruitage etc.
d) Titres et textes
Les titres ici correspondent à ceux des œuvres utilisées dans l’émission. Il s’agit des œuvres
musicales notamment ou des œuvres littéraires éventuellement. Les textes peuvent trouver sur
un support quelconque sous forme d’élément sonore. Mais cette colonne est utilisée surtout
pour l’inscription des textes d’animation si possible. A défaut, il est recommandé d’y
mentionner le début et la fin des interventions de l’animateur. Cette disposition permet à toute
l’équipe de production de suivre l’évolution de l’émission. Mais elle permet surtout au
preneur de son de savoir à quel moment ouvrir et fermer le microphone de l’animateur et
d’être en alerte de façon permanente.
e) La face et plage (F/P)
Dans le système classique des œuvres discographiques, les supports ont deux faces
généralement. Le réalisateur ou son assistant doit indiquer dans cette colonne la face où se
trouvent les titres retenus. C’est soit la face A, soit la face B ou bien alors la face n° 1 ou n° 2
pour certaines œuvres. S’agissant des œuvres en support numérique, l’on mentionnera
simplement le n° de la plage étant donné que ces supports sont généralement gravés sur une
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seule face. Il en va de même s’agissant des bandes magnétiques professionnelles. Dans le
cadre des l’ordinateur, il faut mentionner simplement le nom du fichier ou son numéro.
f) La durée
Cette colonne est réservée aux mentions relatives au temps pendant lequel les œuvres sont
exécutées. Elle sert également à relever la durée d’intervention de l’animateur. On y
mentionne également la durée des éléments sonores.
g) Les références
Cette colonne est destinée aux mentions relatives aux références des œuvres telles que
déclarées aux droits d’auteur. Il s’agit des œuvres musicales, littéraires ou toutes œuvres
protégées. En effet, c’est une obligation pour les radios que de payer l’utilisation publique de
tout œuvre de l’esprit. Une copie de relevé des droits d’auteur sera déposée dans la société
chargée de la protection des œuvres de création. Cela permet la rémunération de leurs auteurs.
h) Observation
Lorsqu’on a quelques remarques d’ordre technique, il faut les mentionner dans cette colonne.
Par exemple quand le niveau sonore d’un élément est faible ou trop élevé, il faut le signaler
dans cette colonne. Cela permet au preneur de son de faire les ajustements nécessaires afin
d’obtenir un son homogène. D’une manière générale, la colonne observation sert à inscrire
tout ce qui n’a pas trouvé de place ailleurs sur le conducteur. Dans tous les cas, avant de faire
un conducteur d’émission, il faut voir les équipements dont dispose la cabine technique ou le
studio où vous allez vous produire.
N° SOURCE AUTEUR TITRES / TEXTES F/P DUREE REFERENCE OBSERVATION
1 CD1 Indicatif Caline (Suzi) P1 30 G45
Gbaï Godo
2 MICRO1 Animateur Bonjour amis 1’30 Indication en fond
auditeurs …… sonore
Fanny J
3 CD2 Fanny J OKAY P3 2’30s F50
4 PC Pub Coca cola F2 20’s Burida
5 MD Reportage Abidjan est sale…. P5 3mn Moduler
(kouakou) Sensibiliser la
population
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