Exercices d'Analyse I pour Licence Informatique
Exercices d'Analyse I pour Licence Informatique
Correction des TD
Licence 1 Informatique (2022-2023)
Guillaume Metzler
Institut de Communication (ICOM)
Université de Lyon, Université Lumière Lyon 2
Laboratoire ERIC UR 3083, Lyon, France
[Link]@[Link]
Résumé
Les exercices proposés dans cette fiche constituent une bonne base d’entraînement pour mettre
en application les différentes notions vues en cours. Les exercices sont essentiellement triés par
thème mais il n’est pas impossible qu’il faille avoir recours à des notions vues ultérieurement afin
de pouvoir le traiter.
L’ordre des exercices ne présage pas de leur difficulté, ces derniers sont essentiellement rangés
par thématique et la difficulté des exercices peut fortement varier. En revanche, tous les éléments
nécessaires à la résolution des exercices figurent dans le cours. Il faudra simplement mener une
réflexion plus ou moins profonde.
En cas de problème dans la résolution de ces exercices, vous pouvez toujours me solliciter par
mail.
Tous les exercices ne pourront pas être traités en TD, il est donc important que vous vous
entraîniez chez vous pour maîtriser ces notions et que vous refassiez les exercices traités en cours.
3 Continuité et convexité 37
4 Dérivabilité et régularité 41
5 Développement limité 52
6 Primitives et Intégrales 58
n−1 2 − n2
un = et v n =
n2 n3
(a) Déterminer un équivalent de ces deux suites lorsque n → +∞.
un
(b) Faire de même avec les suites un vn , , un + vn et un − vn .
vn
Correction
1
1. (a) Faux. En effet, considérons la suite (un )n∈N définie par un = 2 − . Alors la suite
n+1
(un )n∈N converge vers 2 et pour tout n, un < 2.
(b) Vrai. C’est la conséquence d’un résultat vu en cours.
(c) Vrai. C’est à nouveau la conséquence d’un résultat vu en cours.
1
(d) Faux. En effet, considérons la suite (un )n∈N définie par un = − . Alors la suite
n+1
(un )n∈N pour tout n, un < 0 et la limite de cette suite est égale à 0.
(e) Vrai. C’est à nouveau une conséquence de la définition de limite d’une suite.
(f) Faux. Si on ne précise pas que cette suite est bornée.
2. (a) Si la suite est convergente alors elle est bornée. En revanche, la réciproque est fausse, la
suite (un )n∈N définie pour tout n par un = (−1)n est bornée mais n’est pas convergente.
1
un = (−1)n et vn = (−1)n − .
n+1
La suite u − v converge vers 0 en revanche, les deux suites divergent.
(b) A nouveau, nous avons B implique A. En revanche la réciproque est fausse. Considérons
les suites u et v définies pour tout n par
1 2
un = et vn = .
n n
On a bien un < vn pour tout entier n mais les deux suites admettent la même limite.
1 −1
4. (a) Lorsque n tend vers +∞ les deux suites sont respectivement équivalentes à et .
n n
(b) Etudions les trois équivalents
n − 1 2 − n2 1 1
un + vn = + = 3 (2 − n) ∼ ˘ 2 .
n2 n3 n n→+∞ n
• équivalent de un − vn : de la même façon que précédemment, nous avons
n − 1 2 − n2 1 2
un − vn = 2
+ 3
= 3 (2n2 − n − 2) ∼ .
n n n n→+∞ n
1. un = n2 + 5n + 4.
−2n + 3
2. un = .
n+1
√
3. un = 2n + 5.
2n
4. un = .
n
Correction
Pour étudier les variations d’une suite, on peut étudier le signe de la différence entre deux termes
consécutifs, i.e. le signe de un+1 − un ou encore le quotient entre deux termes consécutifs, i.e. la valeur
un+1
du ratio .
un
Correction
2
On rappelle que nous avons u0 = 10 et un+1 = un + 1.
3
2 2 23
u1 = u0 + 1 = × 10 + 1 = .
3 3 3
2 2 23 55
u2 = u1 + 1 = × +1= .
3 3 3 9
2 2 55 137
u3 = u2 + 1 = × +1= .
3 3 9 27
2. On considère maintenant vn = un − 3, les premiers termes sont alors égaux à
0
2
v0 = u0 − 3 = 10 − 3 = 7 = 7 .
3
1
23 14 2
v1 = u1 − 3 = −3= =7 .
3 3 3
2
55 28 2
v2 = u2 − 3 = −3= =7 .
9 9 3
3
137 56 2
v3 = u3 − 3 = −3= =7 .
27 27 3
2
3. Les calculs précédents, montrent que la suite (vn )n∈N est une suite géométrique de raison
3
et de premier terme v0 = 7. En effet
vn+1 un+1 − 3
= ,
vn un − 3
↓ on utilise la définition par récurrence de un
2
un + 1 − 3
= 3 ,
un − 3
2un − 6
= ,
3un − 9
↓ on factorise par 2 au numérateur et 3 au dénominateur
2
= .
3
2
On a donc bien une suite géométrique de raison .
3
4. Ainsi, pour tout entier n ∈ N, la suite (vn )n∈N s’exprime comme
n
2
vn = 7 .
3
On en déduit donc une expression de la suite (un )n∈N en utilisant le fait que vn = un − 3
n
2
un = vn + 3 = 7 .
3
n
X
Sn′ = uk ,
k=0
↓ on utilise le fait que uk = vk + 3
Xn
= (vk + 3),
k=0
↓ on reconnaît la définition de Sn en séparant la somme en deux
Xn
= Sn + 3,
k=0
n+1 !
2
= 21 1 − + 3(n + 1).
3
Correction
2un + 3
On considère la suite définie par u0 = 0 et un+1 = .
un + 4
1. Les premiers termes de la suite (un )n∈N sont égaux à
2u0 + 3 3
u1 = = .
u0 + 4 4
3 9
2u1 + 3 2 +3 18
u2 = = 4 = 2 = .
u1 + 4 3 19 19
+4
4 4
18 93
2u2 + 3 2 +3 93
u3 = = 19 = 19 = .
u2 + 4 18 94 94
+4
19 19
un+1 − 1
vn+1 = ,
un+1 + 3
↓ relation de récurrence de la suite (un )n∈N .
2un + 3
−1
u +4
= n ,
2un + 3
+3
un + 4
un − 1
= ,
5(un + 3)
↓ on factorise
1 un − 1
= ,
5 un + 3
1
= vn .
5
1 −1
3. Comme la suite (vn )n∈N est géométrique de raison et de premier terme v0 = , alors
5 3
pour tout entier n, on a
n
1 1
vn = − .
3 5
4. On exploite la relation entre les suites (vn )n∈N et (un )n∈N .
un − 1
vn = ⇐⇒ vn (un + 3) = un − 1,
un + 3
⇐⇒ 1 + 3vn = un (1 − vn ),
1 + 3vn
⇐⇒ un = .
1 − vn
n
1
1−
5
Nous avons donc un = .
1 1 n
1+
3 5
Exercice 1.5 (Variation d’une suite).
On considère la suite (un )n∈N définie par u0 = 2 et, pour tout entier naturel n :
1 + 3un
un+1 = .
3 + un
1. Montrer que pour tout n, un+1 ≥ 1.
2. Montrer que pour tout entier n, on a
(1 − un )(1 + un )
un+1 − un = .
3 + un
3. En déduire les variations de (un )n∈N .
1 + 3u0 7
u1 = = ≥ 1.
3 + u0 5
La relation est donc vraie pour n = 1. Supposons que cette dernière soit vraie pour un certain
entier n et montrons qu’elle reste vraie au rang n + 1.
1 + 3un
un+1 = ,
3 + un
↓ en réécrivant le quotient
3 + un 2un − 2
= + ,
3 + un 3 + un
| {z }
2un − 2
≥1+ ,
3 + un
↓ en utilisant le fait que un ≥ 1
2un − 2
↓ on a alors 2un − 2 ≥ 0 donc ≥0
3 + un
≥1.
1 + 3un
un+1 − un = − un ,
3 + un
↓ on réduit au même dénominateur et on simplifie
2
1+ 3un − n − un
3u
= ,
3 + un
(1 − un )(1 + un )
= .
3 + un
3. Comme pour tout n ∈ N, nous avons un ≥ 1, on en déduit que un+1 − un ≤ 0. La suite
(un )n∈N est donc décroissante.
Exercice 1.6 (Une suite arithmético-géométrique).
3
On considère la suite (un )n∈N définie par u0 = −4 et un+1 = − un + 3 pour tout entier n ∈ N.
4
1. Calculer les premiers termes de la suite et conjecturer le signe de la limite de cette suite.
2. Trouver un point fixe de la suite (un )n∈N . On le notera s.
3. Déterminer la nature de la suite (vn )n∈N définie par vn = un − s.
4. En déduire une expression de la suite (un )n∈N et sa limite.
Correction
3
u1 = − u0 + 3 = 3 + 3 = 6.
4
3 18 −6 3
u2 = − u1 + 3 = − + 3 = =− .
4 4 4 2
3
ℓ=− ℓ+3
4
12
qui admet comme solution ℓ = (qui sera donc un candidat à la limite de cette suite).
7
12
3. On considère vn = un − . On a alors
7
12
vn+1 = un+1 − ,
7
↓ on applique la définition de (un )n∈N .
3 12
= − un + 3 − ,
4 7
3 9
= − un + ,
4 7
↓ on factorise par −3/4
3 12
= − un − ,
4 7
−3
= vn .
4
−3
La suite (vn )n∈N est donc une suite géométrique de raison .
4
12
4. En exploitant la relation un = vn + , nous avons
7
n
3 12
un = v0 − + ,
4 7
16
où v0 = − .
7
12
La limite de la suite (un )n∈N est donc égale à .
7
Exercice 1.7 (Calculs de Racines Carrées).
Soit a ∈ R⋆+ . On considère la suite (un )n∈N définie par u0 ∈ R⋆+ et pour tout n ≥ 0
1 a
un+1 = un + .
2 un
On considère également la suite (vn )n∈N définie par u0 ∈ R⋆+ et pour tout n ≥ 0
√
un − a
vn = √ .
un + a
√
un+1 − a
vn+1 = √ ,
un+1 + a
↓ définition de un+1
√
1 a
un + − a
2 un
= ,
√
1 a
un + + a
2 un
2 √
un + a − 2 aun
= 2 √ ,
un + a + 2 aun
↓ on reconnaît une identité remarquable
√
(un − a)2
= √ ,
(un + a)2
= vn2 .
2. D’après la question précédente, on peut montrer par une récurrence simple que l’on a vn =
n
(v0 )2 . De plus nous avons
√
u0 − a u0
|v0 | = √ ≤ √ < 1.
u0 + a u0 + a
n
La dernière inégalité est vraie car a > 0. Comme pour tout n, nous avons vn = (v0 )2 et que
|v0 | < 1, on en déduit que lim vn = 0/
n→+∞
3. On repart de la définition de la suite (vn )n∈N
√
un − a √ √
vn = √ ⇐⇒ vn (un + a) = un − a,
un + a
√
⇐⇒ un (1 − vn ) = a(1 + vn ),
√ 1 + vn
⇐⇒ un = a ,
1 − vn
↓ on utilise l’expression de vn en fonction de n
n
√ 1 + v02
⇐⇒ un = a n .
1 − v02
√
Or |v0 | < 1 donc lim un = a.
n→+∞
4. On considère u0 = 1 et a = 2, les trois premiers termes sont donc égaux à
1 a 1 3
u1 = u0 + = (1 + 2) = .
2 u0 2 2
1 a 1 3 2 17
u2 = u1 + = + = .
2 u1 2 2 3 12
2
1 a 1 17 2 537
u3 = u2 + = + = .
2 u2 2 12 17 408
12
1 1 1
∀n ∈ N⋆ , un = + + ··· + .
n n+1 pn
1. (a) Montrer que (un )n∈N⋆ est décroissante.
(b) En déduire que (un )n∈N⋆ est convergente. Peut)on préciser sa limite sans calcul supplé-
mentaire.
2. (a) A l’aide du théorème des acroissements finis, encadrer ln(n + 1) − ln(n), pour tout n ∈ N⋆ .
(b) En déduire que (un )n∈N⋆ converge et préciser sa limite.
Correction
1 1 1
≤ ln′ (x) = ≤ .
n+1 x n
L’inégalité des accroissement finis assure nous donne alors (ce que l’on peut aussi faire
en intégrant entre n et n + 1 dans l’inégalité précédente et en utilisant la croissance de
l’intégrale) :
1 1
≤ ln(n + 1) − ln(n) ≤ .
n+1 n
(b) On va maintenant utiliser l’inégalité précédente pour encadrer chaque terme de la suite
(un )n∈N⋆ . On peut borner ces termes inférieurement comme suit
On fait la même chose pour borner la suite supérieurement cette fois-ci. Ce qui nous
donne :
lim un = ln(p).
n→+∞
Le problème est posé de la façon suivante : combien de couples de lapins aurons-nous à la fin de
l’année si nous commençons avec un couple qui engendre chaque mois un autre couple qui procrée à
son tour au bout de deux mois de vie ?
L’objectif de cet exercice est alors d’étudier les solutions de ce problème et plus largement la suite
de Fibonacci (Fn )∈N définie par F0 = 1 et F1 = 1 et pour tout n ≥ 1
Fn+2 = Fn+1 + Fn .
1. On s’intéresse à l’équation x2 = x + 1.
(a) Montrer que cette équation possède une solution positive que l’on notera φ. Ce nombre est
appelé nombre d’or. L’autre solution, négative, sera notée ϕ
(b) Montrer les égalités
1 φ2 + 1
φ=1+ = .
φ 2φ − 1
−1
(c) Montrer que l’on a φ = .
ϕ
1. Leonardo Pisano, Fibonacci (1170 - 1250). Il naquit à Pise en 1170. Son surnom renseigne sur son origine
familiale : Fibonacci signifie tout simplement «fils de Bonacci» (figlio di Bonacci). Cependant, ce nom est d’origine
moderne ; on ne dispose d’aucne preuve permettant d’affirmer qu’il était connu sous le patronyme de Fibonacci. Il
s’initia aux Mathématiques à partir de la comptabilité, car son père était un marchand italien qui avait des activités
commerciales internationales. Rapidement, Leonardo montra un vif intérêt pour les mathématiques qui allait bien au-delà
de leurs applications mercantiles. Ses voyages marchands en Afrique du Nord lui offrirent l’opportunité de s’initier aux
mathématiques arabes aux côtés de maîtres musulmans. Il connut ainsi le système de numérotation arabo-hindou et en
comprit immédiatement les énormes avantages. En Europe, il en devint le défenseur le plus zélé et tenta de le vulgariser.
C’est à lui que nous devons apparition dans notre culture.
(a) Vérifier que la suite (fn )n∈N vérifie bien la relation de récurrence
fn+2 = fn+1 + fn .
Correction
1 1
1+ =1+ √ ,
φ 1+ 5
2
↓ réduire au même dénominateur
1 √
= √ 1+ 5+2 ,
1+ 5
↓ on multiplie par le conjugué
√
1− 5 √
= √ √ 3+ 5 ,
(1 + 5)(1 − 5)
√
−3 − 5 − 2 5
= ,
−4
√
1+ 5
= ,
2
= φ.
√
6+2 5
φ2 + 1 +1
= 4√ ,
2φ − 1 5
−1 2
= − √ ,
ϕ 1− 5
√
2(1 + 5)
= − √ √ ,
(1 − 5)(1 + 5)
√
2+2 5
= − ,
−4
√
1+ 5
= ,
2
= φ.
F0 = F1 = 1, F2 = 2, F3 = 3, F4 = 5
F5 = 8, F6 = 13, F7 = 21 et F8 = 34.
(b) On va utiliser le fait que Fn+2 = Fn+1 + Fn pour donner une borne inférieure de Fn .
Fn = Fn−1 + Fn−2 ,
↓ (Fn )n∈N est croissante
≥ 2Fn−2
= 2(Fn−3 + Fn−4 ),
↓ (An )n∈N est croissante
≥ 4An−4 ,
= 4(Fn−5 + Fn−6 ),
↓ (Fn )n∈N est croissante
≥ 8Fn−6 ,
≥ ...,
≥ 2k Fn−2k . ≥ ...,
n/2
≥2
Notons que le cas traité ci-dessous correspond au cas où n est pair. Si n est impair, on
devra alors s’arrêter à F1 au lieu de F0 .
3. On s’intéresse maintenant à la suite (fn )n∈N
fn = αϕn + βφn .
On va ensuite exploiter les relations que l’on connaît sur φ afin de démontrer l’égalité.
Pour cela on va d’abord noter que l’on a
1
φ=1+ ⇐⇒ φ2 = 1 + φ.
φ
De la même façon
1 1
ϕ = − , donc − = 1 − ϕ ⇐⇒ ϕ − ϕ2 = −1 ⇐⇒ ϕ2 = 1 + ϕ.
φ ϕ
√ !n+2 √ !n+2
1− 5 1+ 5
fn+2 = α +β ,
2 2
↓ en exploitant les premières questions
= αϕn+2 + βφn+2 ,
= α ϕ2 ϕn + β φ2 φn ,
|{z} |{z}
↓ on exploite nos relations ci-dessus
= α(1 + ϕ)ϕn + β(1 + φ)φn ,
= αϕn + βφn + αϕn+1 + βφn+1 ,
↓ définition de fn
= fn + fn+1 .
fn+1 βφn+1
lim = lim = φ.
n→+∞ fn n→+∞ βφn
f
lim =0
n→+∞
3
≤ an ≤ 2.
2
1
(b) Etudier la fonction f : x 7→ 1 + , notamment ses variations et déterminer un point fixe
x
de la fonnction f .
(c) A l’aide de l’étude précédente, déterminer graphiquement les premières valeurs de la suite
(an )n∈N en vous aidant du graphique ci-dessous.
2. On ne cherchera pas à le montrer explicitement car les variations de cette suite dépendent de la parité de l’indice
n. Mais la première possibilité nous a permis de montrer que cette suite converge.
2.5
1.5
0.5
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
4
(d) Pour tout entier naturel n ≥ 0, montrer l’inégalité |an+1 − φ| ≤ |an − φ|.
9
(e) En dédure que pour tout entier naturel n ≥ 0,
n
4
|an − φ| ≤ .
9
(f ) Que dire du comportement de la suite (an )n∈N lorsque n tend vers +∞ ?
c2 + 1
2. Soit (cn )n∈N la suite définie par c0 = 2 et pour tout entier naturel n, cn+1 = n . On
2cn − 1
1
note f la fonction définie pour tout x ∈ , +∞ par
2
x2 + 1
f (x) = .
2x − 1
(a) Etudier les variations de f sur son intervalle de définition. En particulier, calculer f (φ)
1 1
et montrer que, pour tout nombre réel x > , f (x) > .
2 2
1
(b) En déduire que pour tout entier naturel n, cn existe et cn > , c’est-à-dire que la suite
2
(cn )n∈N est bien définie.
(c) En déduire que pour tout entier naturel n, φ ≤ cn+1 ≤ cn ≤ 2.
(d) Montrer que la suite (cn )n∈N est convergente.
1
(e) Montrer que pour tout entier naturel n, cn+1 − φ ≤ (cn − φ)2 .
2
(f ) En déduire, pour tout entier naturel n ≥ 0, l’inégalité
Pn
2k
cn − φ ≤ 2− k=0 .
1. (a) La suite (an )n∈N est bien définie car pour tout entier n, an > 0 ce que l’on peut montrer
par une récurrence simple sur an en remarquant que a0 > 0 et que an+1 > 1 par définition.
On souhaite maintenant voir si cette suite est bornée, on va à nouveau le montrer par
récurrence sur n. On a bien sûr
3
≤ a0 ≤ 2.
2
Supposons maintenant que la relation est vraie pour un entier n et montrons qu’elle reste
1
vraie au rang n + 1. En utilisant la décroissance de la fonction x 7→ .
x
3 2 1 1
≤ an ≤ 2 ⇐⇒ ≥ ≥ ,
2 3 an 2
↓ on ajoute 1
3 1 5
⇐⇒ ≤1+ ≤ ≤ 2,
2 an 3
3
⇐⇒ ≤ an+1 ≤ 2.
2
La relation reste vraie au rang n + 1 et est donc vraie pour tout entier n.
1
(b) La fonction f est définie et dérivable pour tout réel x non nul. Sa dérivée est f ′ (x) = − 2
x
qui est une fonction négative pour tout x non nul et la fonction f est donc strictement
décroissante sur R⋆ , donc en particulier sur R⋆+ . Son tableau de variation est le suivant :
x −∞ 0 +∞
f ′ (x) − −
1 +∞
f
−∞ −1
1
f (x) = x ⇐⇒ x = 1 + , ⇐⇒ x2 = x + 1.
x
√ √
1+ 5 1− 5
Nous avons déjà vu que les racines de cette équation sont φ = et ϕ = .
2 2
Mais on s’intéresse uniquement à la racine positive ici.
(c) On se contente de représenter les premières termes de la suite, de façon graphique
2.5
2
a2
a1
1.5
0.5
a1 a2 a0
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
1
(d) Pour cette question, on utilisera le fait que φ = 1 + .
φ
1
|an+1 − φ| = 1 + −φ ,
an
1
↓ en utilisant le fait que φ = 1 +
φ
1 1
= 1+ −1− ,
an φ
φ − an
= ,
an φ
3 3
↓ pour tout n, an ≥ et φ ≥
2 2
4
= |an − φ| .
9
(e) On va montrer la relation par récurrence.
√
1+ 5 1 √ 3
• au rang n = 0, nous avons |a0 − φ| = 2 − = |3 − 5| ≤ ≤ 1 car
2 2 4
3 √
≤ 5 ≤ 3.
2
• soit n ≥ 0 pour lequel la relation est vérifiée. Montrons qu’elle reste vraie au rang
n + 1. C’est plutôt immédiat.
4
|an+1 − φ| ≤ |an − φ|,
9
↓ hypothèse de récurrence
4 4 n
≤ ,
9 9
n+1
4
≤ .
9
2x(2x − 1) − 2(x2 + 1)
f ′ (x) = ,
(2x − 1)2
↓ on va simplifier l’expression
2x2 − 2x − 2
= ,
(2x − 1)2
x2 − x − 1
=2 .
(2x − 1)2
√
1+ 5
Le signe de la dérivée ne dépend que du signe du numérateur dont les racines sont
√ 2
1− 5
et . La dérivée est donc positive à l’extérieur de l’intervalle des racines et négative
2
dans l’intervalle défini par les racines.
Remarquons également que f (φ) = φ On dresse le tableau de variation suivant
1 φ
x +∞
2
f ′ (x) − 0 +
+∞ +∞
f
φ
1
Le minimum est atteint en x = φ pour lequel la fonction f est égale à φ > .
2
1
(b) D’après la question précédente, nous avons montré que pour tout x > , nous avons
2
1 1
f (x) > . Or cn+1 = f (cn ) et c0 = 2 . Une récurrence simple montre que la suite (cn )n∈N
2 2
1
est bien définie et que pour tout entier n, cn > .
2
(c) On va à nouveau monter ce résultat par récurrence sur n.
φ ≤ cn+1 ≤ cn ≤ 2.
En utilisant la croissance de f sur ]φ, +∞[ nous avons
5
f (φ) ≤ f (cn+1 ) ≤ f (cn ) ≤ f (2) ⇐⇒ φ ≤ cn+2 ≤ cn+1 ≤ ≤ 2.
3
La propriété reste donc vraie au rang n + 1.
Ainsi pour tout entier n ≥ 0, nous avons φ ≤ cn+1 ≤ cn ≤ 2.
(d) D’après la question précédente, la suite (cn )n∈N est décroissante et minorée, elle est donc
convergente.
(e) On va utiliser la définition de la suite (cn )n∈N .
c2n + 1
cn+1 − φ = − φ,
2cn − 1
c2 − 2cn φ + 1 + φ
= n ,
2cn − 1
↓ on utilise le fait que φ2 = 1 + φ
c2n − 2cn φ + φ2
= ,
2cn − 1
↓ on reconnaît une identité remarquable
(cn − φ2 )2
= ,
2cn − 1
↓ φ ≤ cn donc 2cn − 1 ≥ 2, on peut minorer le dénominateur par 2
1
≤ (cn − φ2 )2 .
2
1
cn+1 − φ ≤ (cn − φ)2 ,
2
↓ hypothèse de récurrence
Pn
2k
≤ 2−1 2−2 k=0 ,
Pn
2k+1
≤ 2−1 2− k=0 ,
↓ on change les indices de la somme, en posant k′ = k + 1
Pn+1 ′
2k
≤ 2−1 2− k′ =1 ,
′
−1− n+1 2k
P
≤2 k′ =1 ,
Fn+2 = Fn+1 + Fn .
√
1+ 5
On note à nouveau φ, le nombre d’or, i.e. φ = et on introduit la suite (un )n∈N définie
2
par
Fn+1
un = .
Fn
1
1. Montrer que pour tout n ≥ 1, |φ − un | = .
φn Fn
2. Montrer, pour tous les entiers pour lesquels cela a un sens, que Fn+p = Fn−1 Fp + Fn Fp+1 .
3. En déduire que tous les termes impairs de la suite de Fibonacci sont des nombres entiers
pouvant s’écrire comme somme de deux carrés de nombres entiers.
4. Montrer que pour tout n ∈ N, nous avons
n
X
Fk = Fn+2 − 1.
k=0
5. Montrer que pour tout n ∈ N, nous avons Fn+1 Fn−1 − Fn2 = (−1)n 3 . Quelle est la nature de
cette suite ?
6. En déduire que pour tout entier n ∈ N, nous avons
Fn+2 Fn π
arctan − arctan =
Fn+1 Fn+3 4
Correction
On considère à nouveau notre suite de Fibonacci et on continue l’étude des propriétés de cette
suite à travers une suite auxiliaire (un )n∈N .
3. Cette identité est connue sous le nom de Identité de Cassini. Elle est étend d’ailleurs cette relation à tous les
entiers relatifs n.
Fn+2 1 1
|un+1 − φ| = −φ = |Fn+2 − φFn+1 | = |(1 − φ)Fn+1 + Fn | .
Fn+1 Fn+1 Fn+1
1
Or 1 − φ = − . Donc la dernière égalité est égale à
φ
Fn+1 Fn 1 1 |un − φ|
− + = − + = .
φFn+1 Fn+1 φ un φun
1
Or, nous avons |un − φ| = .
φn Fn
D’où
1
φn 1
un+1 − φ| = = n+1 .
Fn+1 φ Fn+1
φ
Fn
La relation est donc vraie pour tout entier n ≥ 1
2. Le résultat se montre en effectuant une double récurrence, i.e. en effectuant une première
récurrence sur p en fixant n, puis en faisant une récurrence sur n en fixant p.
tan(a) − tan(b)
tan(a − b) = .
1 + tan(a) tan(b)
π
Il ne reste plus qu’à appliquer cette propriété et faire le calcul en se souvenant que tan =
4
1.
D’où
Fn+2 Fn
tan arctan − tan arctan
Fn+2 Fn Fn+1 F
tan arctan − arctan = n+3 ,
Fn+1 Fn+3 Fn+2 Fn
1 + tan arctan tan arctan
Fn+1 Fn+3
Fn+2 = Fn+1 + Fn
a2 + b2 = c2 .
Cela est par exemple le cas du triplet (3, 4, 5) pour lequel nous avons
32 + 42 = 9 + 16 = 25 = 52 .
1. Pour tout entier naturel n, nous définissons
2 2
a = Fn Fn+3 , b = 2Fn+2 Fn+1 et c = Fn+1 + Fn+2 .
Montrer que le triplet (a, b, c) forme un triplet Pythagoricien.
D’autres propriétés intéressantes portent sur la somme des termes de la suite de Fibonacci. Par
exemple, il est facile d’exprimer la somme des n + 1 premiers termes de la suite de Fibonacci à partir
d’un seul de ses termes.
2. Montrer que pour tout entier n, nous avons
n
X
Fk = Fn+2 − 1.
k=0
k′
X
Fn+k = Fn+k′ +2 − Fn−1 .
k=0
Enfin, une dernière propriété remarquable est le fait que la somme de dix termes consécutifs de
la suite est un multiple de 11. On peut même être plus précis, en disant que cette somme est égale à 11
fois le septième terme de la somme.
9
X
Fn+k = 11Fn+6 .
k=0
1 1 1
un = + + ... + .
n + ln(1) n + ln(2) n + ln(n)
Correction
La méthode classique, consiste à montrer que la suite est monotone puis bornée afin de pouvoir
montrer sa convergence. Malheureusement, dans le cas présent, on pourra remarque que cette suite ne
l’est pas (on peut calculer les premiers termes à l’aide d’un ordinateur.
On va donc plutôt chercher à encadrer les valeurs de cette suite par deux autres suites qui auront
la même limite et conclure par Théorème des Gendarmes.
n n
X 1 X1
un = ≤ = 1.
n + ln(k) n
k=1 k=1
Notre suite (un )n∈N⋆ est donc majorée par 1. Il nous reste à montrer qu’elle est minorée par
une suite qui converge vers 1 pour montrer sa convergence et en déduire sa limite. Ce que l’on montre
facilement, comme suit :
n n
X 1 X 1 n 1
un = ≥ = = .
n + ln(k) n + ln(n) n + ln(n) ln(n)
k=1 k=1 1+
n
ln(n)
Or la suite (vn )n∈N⋆ converge vers 1 car = 0.
n
n→+∞
On en déduit donc, par Théorème des Gendarmes, que la suite (un )n∈N⋆ est convergente et
converge vers 1.
n
u1 + u2 + . . . + un X uk
vn = = .
n n
k=1
Correction
• Cas où L = 0 : on suppose que la suite (un )n∈N converge vers 0. Alors pour tout ε > 0, il
existe un rang N tel que pour tout n > N , |un − L| ≤ ε.
n N −1 N
X uk X uk X uk
= + ,
n n n
k=1 k=1 k=N
↓ inégalité triangulaire
N −1 N
X uk X uk
≤ + ,
n n
k=1 k=N
↓ inégalité triangulaire
N −1 n
1 X 1 X
≤ |uk | + |uk |,
n n
k=1 k=N
N −1
1 X n−N +1
≤ |uk | + ,
n n
k=1
N −1
1 X
≤ |uk | + ε
n
k=1
P −1
Or la suite Nk=1 |uk | est indépendant de n, il existe donc une constante N telle que pour
′
N
X −1
|uk | ≤ ε.
k=1
En prenant M = max(N, N ′ ), on a alors, pour tout n > M , |vn | ≤ 2ε. On a donc bien
lim vn = 0.
n→+∞
• Cas où L est quelconque : ce cas se traite de façon analogue en considérant la suite
auxiliaire (u′n )n∈N définie par u′n = un − L. Le résultat précédente s’applique donc à la suite
(u′n )n∈N , on a donc
n n n n n
X u′ k
X uk − L X uk X L X uk
= = − = − L,
n n n n n
k=1 k=1 k=1 k=1 k=1
1. sin(un ) ∼ un .
u2n
2. cos(un ) − 1 ∼ − .
2
3. sh(un ) ∼ un .
u2n
4. ch(un ) − 1 ∼ .
2
5. ln(1 + un ) ∼ un .
6. eun − 1 ∼ un .
7. pour tout α ∈ R : (1 + un )α − 1 ∼ αun .
Correction
L’exercice nous propose de démontrer les équivalents des fonctions au voisinage de 0 en se basant
sur diverses définitions.
un
On rappelle que deux suites (un )n∈N et (vn )n∈N sont équivalentes si lim = 1.
n→+∞ vn
f (x + h) − f (x)
lim = f ′ (x).
h→0 h
1. On employer la définition du nombre dérivée pour faire apparaître la définition d’équivalence
rappelée précédemment
cos(2a) = cos2 (a) − sin2 (a) = 1 − 2 sin2 (a) ⇐⇒ cos(2a) − 1 = −2 sin2 (a).
un u
n
En posant a = , on a donc cos(un ) − 1 = −2 sin2 .
2 2
D’après la question précédente, lorsque un tend vers 0, sin(un ) ∼ un . On a donc directement
u2n u2
cos(un ) − 1 ∼ −2 = − n.
4 2
3. On emploie, à nouveau, la définition du nombre dérivée pour faire apparaître la définition de
quantités équivalentes.
ch(2a) = ch2 (a) + sh2 (a) = 1 + 2 sh2 (a) ⇐⇒ ch(2a) − 1 = 2 sh2 (a).
un u
n
En posant a = , on a donc ch(un ) − 1 = 2 sh2 .
2 2
D’après la question précédente, lorsque un tend vers 0, sh(un ) ∼ un . On a donc directement
u2n u2
ch(un ) − 1 ∼ 2 = n.
4 2
5. C’est à nouveau une simple application du nombre dérivée. Ici la dérivée du logarithme en 1.
eun eun − e0
lim = lim = e0 = 1.
n→+∞ un n→+∞ un
7. A nouveau pareil, mais cette fois-ci appliquée à la fonction f : x 7→ xα dont la dérivée est
αxα−1 . Plus précisément, on calculera sa dérivée en 1 :
f (1 + un ) f (1 + un ) − f (1)
lim = lim = f ′ (1) = α.
n→+∞ un n→+∞ un
f (1 + un ) − f (1)
On a donc ∼ α donc (1 + un )α − 1 ∼ αun
un un ∼0
Correction
On rappelle les définitions des fonctions cos et sin pour tout réel x, i.e. les formules d’Euler :
1 ix 1 ix
e + e−ix et sh(x) = e − e−ix .
cos(x) =
2 2i
1. On va se contenter de faire le calcul
1 ix 2 1 ix 2
cos(x)2 + sin(x)2 = e + e−ix − e − e−ix ,
4 4
↓ on développe
1 2ix 1 2ix
e + 2 + e−2ix − e − 2 + e−2ix ,
=
4 4
↓ on simplifie
= 1.
Correction
L’exercice est analogue au précédent, on va donc être amené à employer les mêmes techniques.
1 x 2 1 x 2
ch(x)2 − sh(x)2 = e + e−x − e − e−x ,
4 4
↓ on développe
1 2x 1 2x
e + 2 + e−2x − e − 2 + e−2x ,
=
4 4
↓ on simplifie
= 1.
D’après cette question, on a, pour tout réel t, ch(t)2 = 1 + sh(t)2 . En particulier pour
t = argsh(x), nous avons
p
ch(argsh(x))2 = 1 + sh(argsh(x))2 = 1 + x2 =⇒ ch(argsh(x)) = 1 + x2 .
4. On regarde maintenant des propriétés de la fonction réciproque argch avec les autres fonctions
hyperboliques.
(a) Comme précédemment, pour tout réel x, ch(argch(x)) = x.
D’après cette question, on a, pour tout réel t, sh(t)2 = ch(t)2 − 1. En particulier pour
t = argch(x), nous avons
p
sh(argch(x))2 = 1 ch(argch(x))2 − 1 = x2 =⇒ sh(argch(x)) = x2 − 1.
1. x 7→ ch(x).
2. x 7→ sh(x).
3. x 7→ th(x).
Correction
1. On rappelle que la fonction x 7→ ch(x) est définie pour tout réel x par
1 x
e + e−x .
ch(x) =
2
Cette fonction est donc définie de R à valeurs dans [1, +∞[. Elle est également de classe C ∞
comme somme de fonctions de classe C ∞ .
Ainsi, pour tout réel x, la dérivée est donnée par
1 x
ch′ (x) = e − e−x = sh(x).
2
La fonction ch est ainsi décroissante sur ] − ∞, 0] et croissante sur [0, +∞[. Enfin, la fonction
admet pour limite +∞ en +∞ et en −∞.
2. On rappelle que la fonction x 7→ sh(x) est définie pour tout réel x par
1 x
e − e−x .
sh(x) =
2
Cette fonction est donc définie de R à valeurs dans ] − ∞, +∞[. Elle est également de classe
C ∞ comme somme de fonctions de classe C ∞ .
Ainsi, pour tout réel x, la dérivée est donnée par
1 x
sh′ (x) = e + e−x = ch(x).
2
La fonction sh est ainsi croissante sur R. Enfin
sh(x) ex − e−x
th(x) = = x .
ch(x) e + e−x
Or ch(x) ̸= 0 pour tout x, donc la fonction th est définie pour tout réel x à valeurs dans
] − 1, 1[, elle est également dérivable sur ce même ensemble. Pour tout réel x , nous avons
2 2
(ex + e−x ) − (ex − e−x ) 1
th′ (x) = 2 = 1 − th(x)2 = .
x −x
(e + e ) ch(x)2
−2
x 7→ sh(x)
x 7→ ch(x)
x 7→ th(x)
−4
−4 −2 0 2 4
cos(x)
u(x) = .
sin(x)
Cette fonction est la fonction inverse de la fonction tan et s’appelle la cotangente, notée cotan.
A ne pas confondre avec la réciproque de la fonction tan qui est l’arctangente, notée arctan.
Correction
1. La fonction cotan est définie pour tout réel x tel que sin(x) ̸= 0, i.e. pour tout x ∈ R \ {piZ}.
2. La fonction u est également dérivable pour tout réel x qui n’est pas un multiple de π. Nous
avons
− sin(x)2 − cos(x)2 −1
u′ (x) = 2
= −1 − u(x)2 = .
sin(x) cos(x)2
3. On va étudier les limites de cette fonction en 0 et en π, pour en déduire les limites à chaque
bornes.
• Limite en π :
lorsque x tend vers π, la fonction x 7→ cos(x) tend vers −1 et la fonction x 7→ sin(x) tend
vers 0. Ainsi
x3 + x − 3
1. f : x 7→ en +∞.
2x2 − 3x3
√
2. f : x 7→ x2 + 2x − x en +∞.
e3x + 2x + 7
3. f : x 7→ en +∞.
ex + e−x
sin(x)
4. f : x 7→ en 0.
tan(3x)
sin(x ln(x))
5. f : x 7→ en 0.
x
x
3
6. f : x 7→ 1 − en +∞.
x
ex − x − cos(x)
7. f : x 7→ en 0.
x2
ln(x)
8. f : x 7→ 2 en 1.
x +x−2
x2
1
9. f : x 7→ ch en +∞.
x
√
10. f : x 7→ x2 + 3x + 2 − x en +∞.
Correction
Toutes les limites suivantes sont des formes indéterminées, il va donc falloir raisonner sur le
comportement asymptotique des différents termes pour lever cette indétermination.
0.5
0
0 2 4 6 8 10
√
Pour cela remarquons que x2 + 2x = (x + 1)2 − 1, donc x2 + 2x ∼ x + 1, donc
+∞
f (x) ∼ x + 1 − x ∼ 1.
+∞ +∞
e3x
lim f (x) = lim = lim e2x = +∞.
+∞ +∞ ex +∞
4. On rappelle que lorsque x tend vers 0, sin(x) ∼ x et que tan(3x) ∼ 3x. On en déduit que
x∼0 x∼0
la limite de la fonction f en 0 est égale à 1/3.
5. Ici, on commence à composer plusieurs fonctions ensembles ce qui peut complexifier la tâche.
Il faut bien avoir à l’esprit le comportement des différentes composantes pour déterminer la
limite.
Pour cela on se rappelle que lorsque x tend vers 0, x ln(x) tend vers 0. Or sin(x) ∼ x. Ainsi
x∼0
sin(x ln(x)) ∼ x ln(x) donc f (x) ∼ ln(x) dont la limite est égale à −∞ lorsque x tend vers
x∼0 x∼0
0.
6. La difficulté ici réside dans la présence de l’exposant x dans l’expression de la fonction f .
Il faut donc écrire cette fonction f avec des fonctions plus connues dont on connaît des
équivalents.
3
!
3 x x ln 1−
f (x) = 1 − =e x .
x
Rappelons l’équivalent suivant de la fonction ln
ln(1 − x) ∼ −x.
x∼0
3 3 3 3
Ainsi ln 1 − ∼ − . Donc x ln 1 − ∼ −x = −3. Finalement, lorsque x
x x∼+∞ x x x∼+∞ x
tend vers +∞, la fonction f est équivalente à e−3 qui est donc sa limite.
7. On commence par rappeler les équivalents en 0 qui seront utiles pour résoudre cette question
x2 x x2
cos(x) ∼ 1 + , e ∼ 1+x+ .
x∼0 2 x∼0 2
x2 x2
ex − x − cos(x) 1+x+ −x−1+
∼ 2 2 = 1.
x2 x∼0 x2
Ainsi la limite de f en 0 est égale à 1.
8. Ici, il faut penser à faire un petit changement de variable afin de se ramener à des dévelop-
pements limités que l’on connaît. On va donc effectuer le changement de variable x = 1 + y
et cela reviendra donc à déterminer la limite de f lorsque y tend vers 0. On a
ln(1 + y)
f (y) = .
y 2 + 3y
Or, lorsque y tend vers 0, ln(1 + y) est équivalent à y. Ainsi après simplification du quotient,
on trouve que f est équivalente à 1/3 lorsque y tend vers 0, i.e. sa limite est égale à 1/3
lorsque x tend vers 1.
9. Il faut ici utiliser la même astuce que précédemment et composer les équivalents par la suite.
1
!!
x2 x2 ln ch
1 x .
f (x) = ch =e
x
1 1 1
Or, lorsque x → +∞, ch(1/x) ∼ 1 + 2 . Donc ln 1 + 2 ) ∼ . En continuant
2x 2x x→+∞ 2x2
notre composition de fonction, nous avons
1 √
x2 ln 1 + ) ∼ =⇒ f (x) ∼ e.
x→+∞ 2 x→+∞
10. Pour cette dernièresfonction, il faudra à nouveau factoriser l’expression sous le radical. On
√ 3 2 1
3
a x + 3x + 2 =
2 x+ − . Ainsi, cette fonction est équivalente à x + lorsque x
2 8 2
3
tends vers +∞ et la fonction f admet donc pour limite lorsque x tend vers +∞
2
5. Un développement limite à l’ordre 1 aurait conduit à un équivalent, au numérateur, égal 0, ce qui n’a bien
évidemment pas de sens !
1. Soit une fonction réelle f sur R. Les propositions suivantes sont-elles équivalentes ? Est-ce
que l’un implique l’autre ?
A : la restriction de f à [0, 1] est continue,
B : f est continue en tout point de [0, 1]
2. L’image d’un intervalle ouvert par une fonction réelle continue est-elle nécessairement un
intervalle ouvert ?
3. (a) Existe-t-il des fonctions réelles définies et continues sur [0, 1] et non bornées ? Si oui, en
donner un exemple.
(b) Existe-t-il des fonctions réelles définies et continues sur ]0, 1] et non bornées ? Si oui, en
donner un exemple.
(c) Existe-t-il des fonctions réelles définies et continues sur ]0, 1], bornées mais n’atteignant
pas leurs bornes ? Si oui, en donner un exemple.
(d) Existe-t-il des fonctions réelles définies et continues sur [0, 1], bornées mais n’atteignant
pas leurs bornes ? Si oui, en donner un exemple.
4. Soit une fonction réelle f définie sur [a, b] et croissante, alors f ([a, b]) est :
(a) [f (a), f (b)].
(b) [f (b), f (a)].
(c) On ne peut pas savoir
5. Soit une fonction réelle f définie, continue sur [a, b] et décroissante, alors f ([a, b]) est :
(a) [f (a), f (b)].
(b) [f (b), f (a)].
(c) On ne peut pas savoir
6. (a) Soit f une fonction réelle définie et continue sur un intervalle I. Les propositions suivantes
sont-elles équivalentes ? Est-ce que l’une implique l’autre ?
A : f > 0,
B : ∃α > 0 tel que ∀x ∈ I, f (x) ≥ α.
(b) Même question lorsque I est un segment [a, b].
7. (a) Soit f une fonction réelle définie sur [0, 2]. On sait que les restrictions de f à [0, 1] et à
[1, 2] sont continues. Peut-on affirmer que f est continue ?
(b) Même question si les restrictions de f à [0, 1] et ]1, 2] sont supposées continues.
8. Une application contractante est-elle nécessairement continue ?
Correction
La restriction de f à [0, 1] est continue, mais elle n’est pas continue en tout point de [0, 1]
car elle n’est pas en continue en 0. La limite à gauche à gauche de 0 n’est pas la même que
la limite à droite de 0.
1
f (x) = ,
x+1
qui est continue sur ]0, 1]. Elle est bornée par 1 mais la valeur 1 n’est jamais atteinte.
(d) De telles fonctions n’existent pas. En effet, le théorème de Weierstrass assure que toute
fonction continue sur un intervalle fermé et borné est bornée et atteint ses bornes.
4. Si f est une fonction croissante sur un intervalle, on ne peut rien dire que l’image de [a, b]
par f car on ne sait pas si f est continue ou non.
5. Cette fois-ci, f est continue et décroissante, on a donc
Correction
Cet exercice consiste simplement à appliquer la définition de convexité deux fois et à utiliser
l’hypothèse f est croissante. La fonction g étant convexe, pour tout t ∈ [0, 1] et pour tout x, y ∈ R,
nous avons
Correction
Il s’agit ici d’étudier la limite d’une fonction en utilisant des informations sur sa dérivée.
Etant donnée que f est deux fois dérivables et que ∀x ∈ R+ , f ′′ (x) = −x|f (x)| ≤ 0, on en déduit
que f est une fonction concave.
On rappelle qu’une fonction est concave si et seulement si la courbe se trouve en dessous de ces
tangentes. Ainsi, comme le montre le graphique ci-dessous, il nous suffit de montrer de qu’au moins
une des tangentes de la courbe a une pente négative pour conclure sur la limite de f en +∞.
−2
−4
Tx=x0
0 2 4
La concavité de f assure que la fonction f ′ est décroissante et comme f ′ (0) = 0, on peut affirmer
que f′≤ 0. Il nous reste à montrer que f ′ n’est pas toujours égale à 0.
Pour cela, remarquons que si f ′ était nulle, alors la fonction f serait constante et comme f (0) = 1,
f ′′ (x)
nous aurions f (x) = 1 pour tout x ∈ R+ . Or |f (x)| = − = 0 car f est constante. Mais cela
x
contredit l’hypothèse selon laquelle f (x) = 1 pour tout x ≥ 0.
On peut donc en conclure qu’il existe un x0 pour lequel f ′ (x0 ) < 0 et la tangente en ce point a
pour équation
Or f ′ (x0 ) < 0 donc lim f (x0 ) + f ′ (x0 )(x − x0 ) = −∞ et donc lim f (x) = −∞.
x→+∞ x→+∞
f (b) − f (a)
= f ′ (c)
b−a
(d) Si f admet un extremum en c ∈ [a, b] et si f est dérivable en c alors f ′ (c) = 0.
(e) Si f admet un extremum en c ∈]a, b[ et si f est dérivable en c alors f ′ (c) = 0.
4. Soit f une fonction réelle, définie et dérivable sur un intervalle I, et soit a un point intérieur
à I. Les propositions suivantes sont-elles équivalentes ? Est-ce que l’une implique l’autre ?
(a) A : f est strictement croissante sur I,
B : ∀x ∈ I, f ′ (x) > 0.
(b) A : f admet un extremum local en a,
B : f ′ (a) = 0.
5. Soit f une fonction réelle définie sur intervalle I. Les propositions suivantes sont-elles vraies
ou fausses ?
(a) Si f est dérivable sur I, alors elle est continue sur I.
(b) Si f est deux fois dérivable sur I alors elle est de classe C 2
(c) Si f est deux fois dérivable sur I, alors est elle de classe C 1 sur I.
(d) Si f est convexe sur I alors elle est dérivable sur I et sa dérivée est croissante.
(e) Si, pour n ∈ N, f est n fois dérivable sur I et si f s’annule n + 1 fois alors f (n) s’annule
au moins une fois sur I.
(f ) Si f est de classe C 2 sur I et si f ′′ ≥ 0 alors f est convexe sur I.
6. Soit f une fonction réelle continue sur [0, 1] et de classe C 1 sur [0, 1[ telle que la fonction f ′
admette une limite finie en 1. Peut-on affirmer que f est de classe C 1 sur [0, 1] ?
Correction
f (x + h) − f (x) x2 + 2hx + h2 − x2
lim = lim ,
h→0 h h→0 h
= lim 2x + h,
h→0
= 2x.
f (b) − f (a)
= f ′ (c).
b−a
(d) Faux. Considérons la fonction f : [0, 1] → R definie par f (x) = x. Cette fonction admet
un maximum égal à 1 en x = 1, mais pour autant la dérivée de la fonction f en 1 est égale
à 1 ̸= 0.
(e) Vrai. C’est la conséquence d’une proposition vue en cours.
4. On bien évidemment B implique A, c’est une caractérisation de la croissante stricte d’une
fonction f . En revanche la réciproque est fausse. En effet, la fonction x 7→ x3 est bien
strictement croissante, mais sa dérivée est nulle en 0.
5. (a) Vrai. Conséquence d’une proposition vue en cours.
(b) Faux. On peut uniquement affirmer qu’elle est de classe C 1 . La dérivée seconde de f n’est
pas forcément continue.
(c) Vrai. Puisque f ′ est dérivable, elle est donc continue.
(d) Faux. Il suffit de prendre la fonction x 7→ |x|, qui est bien convexe avec une dérivée
croissante, mais qui n’est pas dérivable en 0.
(e) Vrai. Il suffit d’appliquer plusieurs fois le théorème de Rolle et le résultat se démontre
alors par récurrence sur n.
(f) Vrai. C’est une conséquence de la caractérisation des fonctions convexes.
6. Oui.
Exercice 4.2 (Calculs de dérivées).
Dans cet exercice, on cherche à calculer les dérivées de fonctions composées.
φ′ (x) = u′ (x)eu(x) .
2. Pour tout réel x, la dérivée de la fonction φ, notée φ′ est définie par
u′ (x)
φ′ (x) = .
u(x)
3. Pour tout réel x, la dérivée de la fonction φ, notée φ′ est définie par
2
φ′ (x) = 2u′ (x)u(x)e(1+u(x) ) .
4. Pour tout réel x, la dérivée de la fonction φ, notée φ′ est définie par
−u′ (x)
φ′ (x) = r .
3
1
u(x) 1 +
u(x)2
5. Pour tout réel x, la dérivée de la fonction φ, notée φ′ est définie par
1
!
−
2u′ (x)u(x) 1 − u(x)2 .
φ′ (x) = − e
(1 − u(x)2 )2
Exercice 4.3 (Etude de la régularité d’une fonction).
Soit f : R → R définie par
x2 sin 1
si x ̸= 0,
f (x) = x
0 si x = 0.
Correction
1
La fonction x 7→ est de classe C 1 sur R⋆ . De plus, les fonctions x 7→ x2 et x 7→ sin(x) sont de
x
classe C 1 sur R. Ainsi la fonction f est de classe C 1 sur R⋆ comme composée de fonctions de classe C 1
sur R⋆ . Il nous reste donc à résoudre le problème en 0 pour les différents points.
1
1. Pour tout x ∈ R⋆ ,
nous avons |f (x)| = sin x2 ≤ x2 .
x
Or lim x2 = 0, donc lim f (x) = 0 = f (0). De la même façon, nous avons lim x2 = 0,
x→0+ n→0+ x→0−
donc lim f (x) = 0 = f (0). La fonction f est donc continue en 0.
x→0−
2. La fonction f est dérivable sur R⋆ , il faut vérifier la dérivabilité en 0. Or ∀x ∈ R⋆ on a :
f (x) − f (0) 1
= x sin ≤ |x|
x−0 x
f (x) − f (0)
Donc lim = 0, f est donc dérivable en 0 et f ′ (0) = 0
x→0 x−0
1. Montrer qu’il existe un point M de Γf , distinct de O, tel que la tangente à Γf en M passe par
f (x)
le point O. On pourra considérer la fonction φ définie sur ]0, a] dans R par la φ(x) = .
x
2
1.5 Tx=c
0.5
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
x3
2. Appliquer le résultat précédent à la fonction f : [0, 3] → R par f (x) = x2 − .
3
Correction
Pour cela, notons que la fonction φ n’est rien d’autre que le coefficient directeur liant l’origine
du repère au point de coordonnées (x, f (x)), i.e.
2 3
φ′ (c) = 0 ⇐⇒ cf ′ (c) − f (c) = 0 ⇐⇒ 1 − c = 0 ⇐⇒ c = .
3 2
3x
Dans ce cas, la tangente recherchée a pour équation y = f ′ (c)x = .
4
Exercice 4.5 (Calculs de dérivées).
Pour chacune des fonctions ci-dessous, donner l’intervalle de définition, de dérivabilité ainsi que l’ex-
pression de la dérivée.
√
1. la fonction f : x 7→ 1 + x.
1
2. la fonction f : x 7→ cos .
x
p
3. la fonction f : x 7→ 1 − cos(x).
1
4. la fonction f : x 7→ .
1 + x2
1
5. la fonction f : x 7→ .
1 + sin(x)
1
6. la fonction f : x 7→ ln .
1−x
√
7. la fonction f : x 7→ e 1−x2 .
Correction
1. La fonction f est définie et continue sur l’intervalle [−1, +∞[. En revanche, elle est dérivable
sur l’intervalle ] − 1, +∞[.
√ 1
On rappelle que dérivée de la fonction x 7→ x est √ . Plus généralement, pour tout α ∈ R,
2 x
la dérivée de la fonction x :7→ xα est αxα−1 .
√ u′
De plus nous avons à faire à une fonction composée f = u dont la dérivée est √ où
2 u
u(x) = x + 1 D’où
u′ (x) 1
f ′ (x) = p = √ .
2 u(x) 2 x+1
On se rappelle que la dérivée de la fonction cos est la fonction − sin et que la dérivée de
1 1
x 7→ est − 2 . On rappelle également que la dérivée de f = u ◦ v est f ′ = v ′ × u′ ◦ v. Dans
x x
ce cas, on applique cette relation avec v(x) = 1/x et u(x) = cos(x). D’où
′ 1 1
f (x) = 2 sin .
x x
3. Comme cos(x) ≤ 1 pour tout réel x la fonction f est bien définie et continue pour tout réel
x. En revanche, elle n’est dérivable que pour tout réel x tel que cos(x) ̸= 1, soit x ̸= 2Zπ, i.e.
lorsque x n’est pas un multiple de 2π.
sin(x)
f ′ (x) = p .
2 1 − cos(x)
1 u′
4. On ici à calculer la dérivée d’une fonction de la forme dont la dérivée est − 2 . Ce qui nous
u u
donne
2x
f ′ (x) = .
(1 + x2 )2
5. Ici la fonction f est bien définie et dérivable pour tout réel x, car pour tout x ∈ R, 1 + x2 >
1 > 0.
− cos(x)
f ′ (x) = .
(1 + sin(x))2
6. La fonction x 7→ ln(x) est définie et dérivable pour tout x ∈ R⋆+ . Ainsi la fonction f est
1
définie et dérivable, pour tout x tel que > 0, soit x < 1.
1−x
u′ (x)
On se rappelle que la dérivée de la fonction x 7→ ln(u(x)) est la fonction x 7→ . Ce qui
u(x)
1
nous donne, en considérant u(x) = .
1−x
1
(1 − x)2 1−x 1
f ′ (x) = = = .
1 (1 − x)2 1−x
1−x
7. La fonction f est définie pour tout réel x tel que 1 − x2 > 0 soit x ∈ [−1, 1]. En revanche, la
fonction est dérivable uniquement sur l’intervalle ] − 1, 1[.
La fonction exponentielle admet comme dérivée elle même. Plus généralement√ la dérivée de
x 7→ eu(x) est la fonction x 7→ u (x)e
′ u(x) . Ainsi, en considérant u(x) = 1 − x , nous avons,
2
−2x √ −x √
2 2
f ′ (x) = √ e 1−x = √ e 1−x .
2 1−x 2 1−x2
x−1
si x ≥ 1,
∀x ∈ R, f (x) = xx+2
2
− 1 si x < 1.
x−3
Correction
x2 − 1
La fonction f est continue en 1. En effet f (1) = 0 et lim f (x) = lim = 0.
x→1− x→1− x−3
La fonction f n’est pas de classe C 1 car la la dérivée f ′ n’est pas continue en 1. En effet, pour
étudier la dérivabilité, on commence par voir que la fonction f est dérivable sur R et que pour tout
réel x, la dérivée est définie par
3
si x ≥ 1,
(x + 2)2
′
f (x) = x2 − 6x + 1
si x < 1.
(x − 3)3
Correction
On peut déjà noter que la fonction g est bien définie et il nous faut maintenant regarder si elle
est de classe C 1 ([0, 1]).
1. La fonction g est continue sur [0, 1]. En effet, pour tout x ∈ [0, 1/2] la fonction g est continue
car f est continue. Même chose pour tout x ∈]1/2, 1[. De plus g(1/2) = f (1) et lim g(x) =
x→1/2+
lim f (2x − 1) = f (0) car la fonction f est continue en 0.
x→1/2+
Or f (0) = f (1) donc la fonction g est aussi continue en x = 1/2, elle est donc continue sur
[0, 1].
2. Tout d’abord, notons que pour tout x ̸= 1/2, la fonction g est dérivable et sa dérivée est
continue comme composée de fonctions dérivables et continue sur cet intervalle.
La question se pose donc uniquement au point x = 1/2. On va donc regarder ce qu’il se passe
à droite et à gauche de ce point.
Ainsi, une condition nécessaire et suffisante pour que la fonction g soit dérivable est f ′ (0) =
f ′ (1).
Correction
1. La fonction f est définie et dérivable sur R⋆ . Ainsi, pour tout x non nul, la dérivée f ′ est
donnée par
1
′ 1 x+
f (x) = 1 − 2 )e x .
x
La dérivée s’annule en x = 1, elle positive si x ∈] − ∞, −1[∪]1, +∞[ et négative si x ∈
] − 1, 0[∪]0, 1[.
On peut maintenant regarder les limites de la fonction. On a lim f (x) = 0. De plus,
x→−∞
lim f (x) = 0. De la même façon pour les valeurs positives, on a lim f (x) = +∞ et
x→0− x→+∞
lim f (x) = +∞.
x→0+
x −∞ -1 0 1 +∞
f ′ (x) + 0 − − 0 +
e−2 +∞ +∞
f
0 0 e2
2
′ 1 x3 1 2x
f (x) = 2x ln 1 + 2 − x2 = 2x ln 1 + 2 − .
x 1 x 1 + x2
1+ 2
x
√
′ −x 1 −x 1 − 2x
f (x) = e √ − x =e √ .
2 x 2 x
1 − 2x
Nous avons f (x) ≥ 0 ⇐⇒ e
′ −x √ ≥ 0 ⇐⇒ 1 − 2x ≥ 0 et donc si seulement si
2 x
1
x≤ .
2
Par croissance comparée, notons également que la limite de f en +∞ est égale à 0. On peut
alors tracer le tableau de variation suivant
x 0 1/2 +∞
f ′ (x) + 0 −
r 1
1 −
f e 2
2
0 0
On a aussi une tangente verticale en 0.
4. La fonction f est définie sur [−1, 1] mais elle est dérivable sur ] − 1, 1[ uniquement à cause de
√
la fonction x 7→ x. Sur ce même ensemble, la dérivée est donnée par
(x − 1)(2x + 1) 1
f ′ (x) = 0 ⇐⇒ √ = 0 ⇐⇒ x = − ou x = 1.
1−x 2 2
1
En effet, pour x = le résultat est évident. Remarquons aussi que la dérivée peut se s’écrire :
2
√
′ (1 − x)(2x + 1) −(2x + 1) 1 − x
f (x) = − p = p .
(1 − x)(1 + x) (1 + x)
x -1 -1/2 1
f ′ (x) + 0 −
f (−0.5)
f
0 0
√
5. Cette fonction f est définie et dérivable sur R⋆+ car la fonction x 7→ x est définie et dérivable
pour tout x > 0.
Ainsi, pour tout x
3√ √ x
1
f ′ (x) = x (ex
− 1) x + x xe
(e − 1)2 2
On ne cherche pas à étudier les variations de la fonction. On va simplement étudier ses limites
en 0 et en +∞.
lim f (x) = 0.
x→+∞
• Limite en 0 : le problème vient du fait que le dénominateur tend vers 0 lorsque x tend
vers 0. En revanche, on sait que ex ∼ 1 + x, donc ex − 1 ∼ x et donc la fonction f est
√ x→0 x→0
équivalente à x au voisinage de 0. On a donc
lim f (x) = 0.
x→0+
On en donne une représentation graphique à défauts.
0.5
0
0 2 4 6 8 10
On pensera à utiliser le théorème de Rolle et on considérera la fonction φ : [a, b]R définie par :
Correction
Comme f et g sont dérivables sur [a, b], la fonction φ l’est également. L’énoncé suggère d’utiliser
le théorème de Rolle, il nous faut donc montrer que la fonction φ prend la même valeurs en deux points
différents. Ici seuls les valeurs a et b sont intéressantes et on va donc évaluer φ en ces deux points. Ce
qui nous donne, en x = a :
De même en x = b :
Ainsi, nous avons φ(a) = φ(b). D’après le théorème de Rolle, il existe c ∈]a, b[ tel que φ′ (c) = 0.
On a donc
Correction
sin(x)
tan(x) = .
cos(x)
Or la fonction sin est impaire et la fonction cos est paire, donc tan est impaire.
2. Comme nous avons tan(x) = x + o(x2 ), alors un développement limité de 1 + tan2 (x) est
donné par 1 + x2 + o(x3 ).
nπ o
3. On rappelle que la fonction tan est dérivable pour tout x ∈ R \ + πZ et elle est donnée
2
par
x3
tan(x) = x + + o(x4 ).
3
4. On répète maintenant le même processus qu’à la question précédente. Cette fois-ci
2x4
tan2 (x) = x2 + + o(x5 ).
3
D’où
2x4
1 + tan2 (x) = 1 + x2 + + o(x5 ).
3
Or cette fonction n’est rien d’autre que la dérivée de la fonction tan, nous avons alors
x3 2x5
tan(x) = x + + + o(x6 ).
3 15
Et on recommence une dernière fois pour enfin obtenir le développement limité à l’ordre 8 de
la fonction :
2x4 17x6
1 + tan2 (x) = 1 + x2 + + + o(x7 ).
3 45
1 2 17 7
tan(x) = x + x3 + x5 + x + o(x8 ).
3 15 315
Exercice 5.2 (Développement limité).
On considère la fonction u définie par
ex
u(x) = √ .
1+x
1. Donner l’ensemble de définition de la fonction u.
2. Rappeler le développement limité de la fonction x 7→ ex en 0, à l’ordre 3.
3. Déterminer un développement limité du dénominateur à l’ordre 3 en 0.
4. En déduire un développement limité en 0 de la fonction u à l’ordre 3.
Correction
1. La fonction u est définie pour tout réel x tel que 1 + x > 0, i.e. pour tout x > −1.
2. Le développement limité de la fonction x 7→ ex à l’ordre 3 est donné par
x2 x3
ex = 1 + x + + + o(x3 ).
2 3!
3. Il suffit de se rappeler du développement limité de la fonction x 7→ (1 + x)α . Or
1
ex × √
u(x) = |{z} ,
1+x
| {z }
x2 x3 x 3x2 5x3
3 3
= 1+x+ + + o(x ) × 1 − + − + o(x ) ,
2 3! 2 8 16
x 3x2 x3
=1+ + − + o(x3 ).
2 8 48
Exercice 5.3 (Etude d’une fonction avec radicale).
On considère la fonction u définie par
p
u(x) = 1 − 1 − x2 .
1. La fonction u est définie pour tout réel x tel que 1 − x2 ≥ 0, i.e. pour tout réel x ∈ [−1, 1].
Elle est également continue sur cet intervalle.
2. La fonction u est cependant dérivable sur l’intervalle ] − 1, 1[ et pour tout x ∈] − 1, 1[ nous
avons
−2x x
u′ (x) = − √ =√ .
2 1−x 2 1 − x2
3. Il suffit de se rappeler du développement limité de la fonction x 7→ (1 + x)α . Or
1 1 3
√ = 1 + x2 + x4 + o(x5 ).
1−x 2 2 8
Ainsi, le développement limité de la fonction u nous est donné par
x2 3 4
u(x) = − − x + o(x5 ).
2 8
Exercice 5.4 (Etude d’une fonction rationnelle).
On considère la fonction u définie par
ex − cos(x) − x
u(x) = .
x − ln(1 + x)
1. Donner l’ensemble de définition de la fonction u.
2. Quelle est la limite de la fonction u en −1 ? en +∞ ?
3. Déterminer un développement limité du numérateur à l’ordre 4 en 0.
4. Déterminer un développement limité du dénominateur à l’ordre 3 en 0.
5. En déduire un développement limité, en 0, de la fonction u.
6. En déduire la valeur de la fonction u en 0.
Correction
1. La fonction u est définie pour tout réel x tel que x − ln(x + 1) ̸= 0 et x + 1 > 0.
Ainsi, la fonction f est définie pour tout x > −1 et x ̸= 0.
2. Etudions les limites en 1 et en +∞.
x3
x2 + + o(x4 ).
6
4. On procède de la même façon au dénominateur en s’arrêtant à l’ordre 2 cette fois-ci, en
x2
utilisant le fait que ln(x + 1) = x − + o(x2 ).
2
Ainsi, un développement limité à l’ordre 3 du numérateur est donné par
x2 x3
− + o(x3 ).
2 3
1
5. On doit commencer par écrire un développement limité de .
x2 x3
−
2 3
Or
1 2 1
= .
x2 x3 x2 2
− 1− x
2 3 3
Ce qui nous donne le développement limité suivant
1 2 1 2 2
= 2 = 2 1 + x + o(x−1 ).
x2 x3 x 2 x 3
− 1− x
2 3 3
Des deux questions précédentes, on en déduit qu’au voisinage de 0, un développement limité
à l’ordre 1 de la fonction u est donné par
2 2 x 5x
u(x) = 2 ( 1 + x 2+ =2+ + o(x).
x 3 3 3
6. On en déduit que la fonction u admet une limite finie en 0 qui est égale à 2. La fonction u
est donc prolongeable par continuité en 0 en posant u(0) = 2.
Exercice 5.5 (Développements limités).
Déterminer les développements limités à l’ordre 4, au voisinage de 0, des fonctions suivantes
1. u : x 7→ ex − ch(x).
2. u : x 7→ sin(3x) .
3. u : x 7→ (1 + 3x2 )4 .
4. u : x 7→ cos(x) − 1 − x2 /2.
Vous avez plusieurs possibilités pour résoudre cet exercice. Vous pouvez déterminer les dévelop-
pement limités des différents fonctions à l’aide de la formule de Taylor ou les employer directement si
vous vous en souvenez.
1. On rappelle les deux développement limités à l’ordre de 4 des deux fonctions qui entrent en
jeu. Pour la fonction exponentielle :
x2 x3 x4
ex = 1 + x + + + + o(x4 ).
2! 3! 4!
Pour la fonction ch :
x2 x4
ch(x) = 1 + + + o(x4 ).
2! 4!
On peut alors combiner ces deux développements limités pour obtenir celui de la fonction u :
x3
u(x) = x − + o(x4 ).
3!
2. On rappelle le développement limité de la fonction sin :
x3
sin(x) = x − + o(x4 ).
3!
Ainsi, la développement limité en 0 de la fonction u est donné par
(3x)3 9x3
u(x) = 3x − + o(x4 ) = 3x − + o(x4 ).
3! 4
3. On rappelle le développement limité de x 7→ (1 + x)α
(3x)2
u(x) = 1 + 12x + 12 + o(x4 ) = 1 + 12x + 54x4 + o(x4 ).
2!
4. Le développement limité à l’ordre 4 de la fonction cos en 0 est donné par
x2 x4
cos(x) = 1 − + + o(x4 ).
2! 4!
Ainsi, le développement limité de la fonction u est donné par
x4
u(x) = x2 + + o(x4 ).
4!
Exercice 5.6 (Développements limités).
Déterminer les développements limités à l’ordre 4, au voisinage de 0, des fonctions suivantes
1. u : x 7→ sin(3x) + e−x .
2. u : x 7→ cos(2x) − ln(1 + x) .
1
3. u : x 7→ .
1 + 2x2
4. u : x 7→ ln(ch(x)).
5. u : x 7→ (ln(1 + x))2 .
Pour les différentes questions, on donnera le développement limité des différentes fonctions et on
effectuera les calculs.
1.
x
u(x) = sin(3x) − e|{z},
| {z }
↓ on utilise les DL usuels
(3x)3 x2 x3 x4
= 3x − − 1+x+ + + + o(x4 ),
3! 2! 3! 4!
↓ On réduit
x2 14x3 x4
= − 1 + 3x − − − + o(x4 ).
2 3 4!
2.
u(x) = cos(2x) − ln(1 + x),
| {z } | {z }
(2x)2 (2x)4 x2 x3 x4
=1− + − x− + − + o(x4 ),
2! 4! 2 3 4
3 x3 5 4
= 1 − x − x2 − + x + o(x4 ).
2 3 6
3.
1
u(x) = ,
1 + 2x2
(2x2 )2
= 1 − (2x2 ) + + o(x4 ),
2
= 1 − 2x2 + 2x4 + o(x4 ).
4.
u(x) = ln(ch(x)),
x2 x4
= ln 1 − + + o(x4 ) + o(x4 ),
2 4!
↓ réécriture
2
x4
x
= ln 1 − − + o(x ) + o(x4 ),
4
2 4!
2
x2 x4
2
x x4
= − + − − + o(x4 ),
2 4! 2 4!
x2 −x4
= − − + o(x4 ).
2 8
5.
u(x) = (ln(1 + x))2 ,
2
x2 x3 x4
4
= x− + − + o(x ) ,
2 3 4
x4 2x4
= x2 + + − x3 + o(x4 ),
4 3
11x4
= x2 − x3 + + o(x4 ).
12
Correction
1. (a) VRAI. Si une fonction est continue sur un segment [a, b], elle est alors continue sur toute
subdivision de ce segment.
−π π
(b) FAUX. En effet la fonction tan n’a pas de limite finie à droite de ni à gauche de .
2 2
(c) VRAI. Il s’agit d’une fonction en escalier.
2.5
1.5
0.5
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
f est continue sur un segment, elle est donc bornée et atteint ses bornes. On note
On a donc
Z b
m(b − a) ≤ f (t)dt ≤ M (b − a).
a
Donc la valeur moyenne de f est comprise entre m et M et f ([a, b]) = [m, M ], il existe donc
c ∈ [a, b] telle que f (c) soit égale à la valeur moyenne de f sur [a, b] car f est continue.
3. (a) La proposition A implique la proposition B. En revanche la réciproque est fausse. Il suffit
de considérer la fonction x 7→ sin(x) définie pour tout x ∈ [−a, a], a > 0. Alors
Z a
sin(t)dt = [− cos(t)]t=a
t=−a = 0.
−a
(b) Si f est positive, son intégrale est bien évidemment positive. Donc A implique B. La
réciproque reste fausse. En effet, considérons la fonction f définie de [−1, 2] dans R par
f (x) = x, alors
Z 2 t=2
1 2 3
tdt = t = .
−1 2 t=−1 2
(c) Cette fois-ci les deux propositions sont bien équivalentes. C’est la conséquence d’un résul-
tat vu en cours.
4. On nous demande de déterminer une primitive de la fonction ln à l’aide d’une intégration
parties. On va donc considérer u′ : x 7→ 1 et v : x 7→ ln(x).
Z Z Z
1
ln(t)dt = 1 × ln(t)dt = t ln(t) − (t × )dt = t ln(t) − t + C, C ∈ R.
t
Z 2π
3 cos(t)
dt.
0 3 + sin2 (t)
Correction
Z 2π Z 1
3 cos(t) 1
2 dt = 2
du,
0 3 + sin (t) 0 3+u
↓ on identifie approximativement la dérivée de arctan
↓ que l’on va essayer de faire apparaître.
Z 1
1 1
= du,
0 3 u 2
1+ √
3
u √
↓ On pose s = √ donc ds = du/ 3
3
√
Z 1/ 3
1 1
= √ ds,
0 3 1 + s2
↓ on reconnaît la dérivée de arctan.
s=1/√3
1
= √ arctan (s) ,
3 s=0
1 1
= √ arctan √ .
3 3
Exercice 6.3 (Changement de variable).
A l’aide du changement de variable u = cos(t), déterminer la valeur de l’intégrale suivante
π/4
sin3 (t)
Z
dt.
0 1 + cos2 (t)
Correction
π/4 Z π/4
sin3 (t) sin2 (t) sin(t)
Z
dt = dt,
0 1 + cos2 (t) 0 1 + cos2 (t)
↓ on va faire apparaître la fonction cos via cos2 (t) + sin2 (t) = 1
Z π/4
(1 − cos2 (t)) sin(t)
= dt,
0 1 + cos2 (t)
↓ on applique le changement de variable
1. Montrer que : ∀n ∈ N, Jn = In .
n+1
2. (a) Montrer que : ∀n ∈ N, In+2 = In .
n+2
(b) En déduire des expressions de I2p et I2p+1 , pour tout p ∈ N, à l’aide de factorielles.
3. (a) Montrer que In+1 ∼ In .
n→∞
(b) Montrer que la suite (Kn )n∈N est constante.
r
π
(c) En déduire que In ∼ .
n→∞ 2n
Correction
1. Il s’agit essentiellement de voir comment passer de la fonction cos à la fonction sin. Pour cela
on se rappelle que pour tout réel x
π
cos(x) = sin −x .
2
Il restera alors à effectuer un petit changement de variable. On peut donc réécrire In
Z π/2
In = cosn (x)dx,
0
Z π/2 π
= sinn − x dx,
0 2
π
↓ on pose le changement de variable affine (donc C 1 ), t = − x.
2
Z 0
= sinn (t) (−dt),
π/2
Zπ/2
= sinn (t) dt,
0
= Jn .
Z π/2
In+2 = cosn+2 (x)dx,
0
Z π/2
= cosn (x) cos2 (x)dx,
0
↓ on utilise le fait que cos2 (x) = 1 − sin2 (x)
Z π/2
= cosn (x)(1 − sin2 (x))dx,
0
Z π/2
= In − cosn (x) sin2 (x)dx.
0
Il nous faut maintenant travailler sur cette deuxième intégrale en gardant à l’esprit que l’on
cherche à faire apparaître In . Faisons une première intégration par parties en considérant
u : x 7→ sin(x) et v ′ : x 7→ sin(x) cosn (x).
Z π/2
In+2 = In − cosn (x) sin2 (x)dx,
0
↓ intégration par parties
x=π/2 Z π/2
1 n+1 1
= In − − cos (x) sin(x) − cosn+2 (x)dx,
n+1 x=0 0 n + 1
1
= In − In+2 .
n+1
1 n+1
On a donc In+2 1 + = In , soit In+2 = In .
n+1 n+2
(b) La relation précédente nous permet de lier les termes de In de deux en deux. Pour avoir
une idée des valeurs de I2p et I2p+1 on va donc avoir besoin des valeurs de I0 et I1 .
Z π/2 Z π/2
π x=π/2
I0 = dx = et I1 = cos(x)dx = [sin(x)]x=0 =1
0 2 0
Ainsi
Pour tout x ∈ [0, π/2], nous avons 0 ≤ cos(x) ≤ 1 donc cosn+2 (x) ≤ cosn+1 (x) ≤ cosn (x).
Par croissante de l’intégrale, on a donc In+2 ≤ In+1 ≤ In et comme In > 0, on peut donc
écrire
In+2 In+1 In
≤ ≤ = 1.
In In In
n+1
Or In+2 = In , ce qui, en réinjectant dans l’inégalité précédente, nous donne
n+2
n+1 In+1 In
≤ ≤ = 1.
n+2 In In
In
Le théorème des gendarmes nous donne In+1 lim = 1, donc In+1 ∼ In .
n→∞ In+1 n→∞
(b) Pour montrer que la suite (Kn )n∈N est constante, on va montrer que Kn+1 = Kn .
n+1
Kn+1 = (n + 2)In+1 In+2 =
(n
+2)I
n+1 In = (n + 1)In In+1 = Kn .
n
+2
(c) Nous avons précédemment montré que In+1 ∼ In , on en déduit donc que Kn ∼
n→∞ n→∞
(n + 1)In2 .
π
Or la suite (Kn )n∈N est constante, donc, pour tout n, nous avons Kn = I0 I1 = .
2
Ainsi
π
2 π
In2 ∼ ∼ .
n→∞ n+1 n→∞ 2n
√
r
π
Par continuité de la fonction x 7→ x, on a alors In ∼ .
n→∞ 2n
Exercice 6.5 (Primitives et Intégrales).
1. Déterminer les primitives des fonctions suivantes en précisant l’ensemble de validité des cal-
culs.
(a) f : x 7→ 5x3 − 3x2 + 5.
(b) f : x 7→ 2 cos(x) − 3 sin(x).
(c) f : x 7→ −3ex + x2 − 3.
2
(d) f : x 7→ √ .
3x
3x2 − 6x3 − 5x
(e) f : x 7→ .
x4
2. Calculerples intégrales suivantes
Z 2
ln(t)
(a) dt .
t
Z1 1
t
(b) 2
dt .
0 1+t
Z ee2
1
(c) dt .
t ln(t2 )
Ze +∞
2
(d) te−t /2 dt.
Z0 +∞ Z +∞ √
2 2
(e) t2 e−t /2 dt. On utilisera le fait que e−t /2 dt = 2π
−∞ −∞
5
F (x) = x4 − x3 + 5x + C, C ∈ R.
4
(b) Là on se souvient des primitives des fonctions circulaires. Par exemple, la primitive de
x 7→ sin(x) est − cos(x) et la primitive de x 7→ cos(x) est sin(x). Ainsi une primitive de
la fonction f est
(c) La fonction exponentielle admet elle même comme primitive. Ainsi une primitive de la
fonction f est
1
F (x) = 3ex + x3 − 3x + C, C ∈ R.
3
(d) Il s’agit ici de trouver la primitive d’un monôme. Ainsi une primitive de la fonction f est
√
4√ 4 x
F (x) = 3x + C = √ + C, C ∈ R.
3 3
(e) On va commencer par réécrire la fonction f comme une somme de monômes. Ce qui nous
donne
3 5
F (x) = − − 6 ln(x) + x−2 + C, C ∈ R.
x 2
2. (a) On ne commence pas avec la forme la plus simple à reconnaître mais allons-y. On a un
produit entre deux fonctions, en y regardant de plus plus on identifie un produit de la
forme
Z 2
p 1
ln(t) 1
dt = (ln(t)) 2 dt,
1 t t
↓ on utilise l’indication ci-dessous
3 t=2
2
= ln(t) 2 ,
3
t=1
3
2
= ln(2) 2 .
3
1 t=1
= ln(1 + t2 ) t=0 ,
2
1
= ln(2).
2
(c) Cela se complique mais rien d’insurmontable pour le moment, il s’agit à nouveau de
u′ (t)
reconnaître une expression de la forme dont une primitive est ln(u(t)).
u(t)
1
Z e2 Z e2
1 t dt,
dt =
e t ln(t2 ) e ln(t 2)
Z 2 2
1 e t dt,
=
2 e ln(t2 )
1 t=e2
= ln(ln(t2 )) t=e ,
2
1
= (ln(4) − ln(2)),
2
1
= ln(2).
2
(d) Ici, il s’agit simplement de reconnaître la dérivée d’une fonction.
Z +∞ Z +∞
−t2 /2 2
te dt = −te−t /2 dt,
0 0
h 2
it→+∞
= −e−t /2 ,
t=0
= 1.
(e) Pour ce dernier calcul, nous devrons procéder à une intégration par parties en dérivant la
partie "polynomiale" et en intégrant l’exponentielle.
Z +∞ Z +∞
2 −t2 /2 2 /2
t e dt = t × (−t)e−t dt,
−∞ −∞
Z +∞
2 t→+∞
h i 2
= te−t + 1 × e−t /2 dt,
t→−∞ −∞
√
= 2π.
Exercice 6.6 (Primitives et Intégrales).
1. Déterminer les primitives des fonctions suivantes en précisant l’ensemble de validité des cal-
culs.
√
(a) f : x 7→ (x − 1) x.
x3
(b) f : x 7→ 2 , on commencera par montrer que pour tout x ̸= {−1, 1}, on a :
(x − 1)2
1 1 1 1
f (x) = + + −
2(x − 1) 4(x − 1)2 2(x + 1) 4(x + 1)2
Correction
√
Z Z
2 2
(x − 1) xdx = x3/2 − x1/2 dx = x5/2 − x3/2 + C, C ∈ R.
5 3
(b) Pour vérifier l’égalité entre les deux fonctions, on va se contenter de réduire l’expression
au même dénominateur. On laisse le soin au lecteur d’effectuer les calculs.
Cependant notons que cette fonction est bien définie et continue sur ] − ∞, −1[∪] −
1, 1[∪]1, +∞[. Ainsi nous avons
Z Z
1 1 1 1
f (x)dx = + 2
+ − dx,
2(x − 1) 4(x − 1) 2(x + 1) 4(x + 1)2
1 1 1 1 1 1
= ln(|x − 1|) − + ln(|x + 1|) + + C, C ∈ R.
2 4x−1 2 4x+1
(c) La fonction f est définie pour tout réel x tel que x2 + 2x + 5 ̸= 0. Or ce trinôme a un
discriminant négatif, il est donc toujours positif (i.e. du signe du coefficient devant le
monôme de degré 2). La fonction f est donc définie et continue sur R.
Z Z
x
f (x)dx = dx,
x2 + 2x + 5
1 2x + 2 − 2
Z
= dx,
2 x2 + 2x + 5
Z
1 2x + 2 1
= 2 + 2x + 5
− 2 dx,
2
| x {z } x + 2x +5
↓ on se concentre sur le premier terme
Z
1 2 1
= ln(x + 2x + 5) − 2
dx,
2 |x + 2x{z+ 5 }
↓ on va faire apparaître une forme canonique de notre expression restante
Z
1 2 1
= ln(x + 2x + 5) − dx,
2 (x + 1)2 + 4
↓ on divise par 4 au numérateur et au dénominateur
Z
1 2 1 1
= ln(x + 2x + 5) − dx,
2 4 x+1 2
+1
4
(d) La fonction f est définie et continue sur R. On va commencer par séparer notre somme
en deux pour le calcul de la primitive.
Z Z
f (x)dx = (x2 + 2)e4x dx,
Z Z
= x2 e4x dx + 2e4x dx,
| {z }
↓ on se focalise sur le deuxième terme dans la somme
Z
1
= x2 e4x dx + e4x ,
2
| {z }
↓ on fait ensuite une IPP sur le premier terme
Z 2
x 1
.= 4e4x dx + e4x ,
4 2
2
x 4x
Z
x 4x 1
= e − e dx + e4x ,
4 2 2
↓ on refait une IPP sur le terme restant
x2 4x x 4x
Z
1 4x 1
= e − e + e dx + e4x ,
4 8 8 2
2
x 4x x 4x 1 1
= e − e + e4x + e4x + C, C ∈ R,
4 8 32 2
↓ on simplifie
e4x
8x2 − 4x + 17 + C, C ∈ R.
=
32
2. On souhaite maintenant calculer les intégrales à l’aide des changements de variables fournis.
(a) La fonction a intégrer est bien définie et continue sur [1, e]. Le changement de variable
indiqué est bien bijectif sur ce même ensemble dans [0, 1] et on a
x = ln(t) =⇒ t = ex et dt = ex dx.
e Z 1
ex
Z
dt
= dx,
1 t(1 + ln(t))3 x
0 e (1 + x)
3
(b) Le problème est à nouveau bien définie de même que le changement de variable qui est
bien bijectif de [−1, 1] sur [0, π]. De plus
On a alors
Z 1
I= earccos(t) dt,
Z−1
π
= sin(x)ex dx,
0
↓ on effectue une intégration par parties
Z π
x x=π
= [sin(x)e ]x=0 − ex cos(x)dx,
0
↓ encore une intégration par parties
Z π
= [cos(x)ex ]x=π
x=0 − ex sin(x)dx,
0
I = eπ + 1 − I.
eπ + 1
On en déduit donc que I =
2
Exercice 6.7 (Calculs de Primitives).
Déterminer les primitives des fonctions suivantes en précisant l’ensemble de validité des calculs.
(1 − x)2
1. f : x 7→ √ .
x
x3
2. f : x 7→ .
x8 + 1
2 1 6x
3. f : x 7→ x + + 2 − 2 .
x x +4 x +4
arctan x
4. f : x 7→ .
x2
Correction
1. La fonction f est définie et continue sur R⋆ . Pour déterminer ses primitives, on va se contenter
de développer l’expression.
(1 − x)2 √ √
Z Z
1 3/2 4 2
√ dx = √ −2 x+x dx = 2 x − x3/2 + x5/2 + C, C ∈ R.
x x 3 5
2. La fonction f est définie et continue sur R car x8 + 1 > 0 pour tout x. On va ensuite procéder
à un changement de variable pour déterminer une primitive de cette fonction.
On va poser le changement de variable u = x4 , ce qui nous donne du = 4x3 dx. Ainsi
x3
Z Z
1 du 1
dx = = arctan(u) + C, C ∈ R.
x8 + 1 u=x4 4 1 + u2 4
1
Ainsi les primitives sont données par F : x 7→ arctan 1 + x4 + C, C ∈ R.
4
3. Cette fonction est définie et continue pour tout x ̸= 0. L’intégration se fera aisément terme
à terme. Il faut reconnaître la dérivée de l’arctan au troisième terme de la somme et une
expression de la forme u′ /u pour le quatrième terme de cette même somme.
Ainsi, pour tout x ̸= 0
Z
arctan(x)
f (x)dx = dx,
x2
↓ intégration par parties
Z
1 dx
= − arctan(x) + ,
x x(x2 + 1)
↓ on ajoute 0 = x2 − x2 au numérateur
1 + x2 − x2
Z
1
= − arctan(x) + dx,
x x(x2 + 1)
↓ on sépare
Z
1 dx x dx
= − arctan(x) + − ,
x x 1 + x2
↓ on reconnaît une expression de la forme u′ /u
1 1
= − arctan(x) + ln(|x|) − ln(1 + x2 ) + C, C ∈ R.
x 2
Exercice 6.8 (Intégrations par parties).
Déterminer les primitives des fonctions suivantes en précisant l’ensemble de validité des calculs.
1. f : x 7→ x sin(2x).
2. f : x 7→ x2 ln(x).
x
3. f : x 7→ .
sin2 (x)
ln(1 + 2x)
4. f : x 7→ .
x2
Correction
Le nom de l’exercice suggère d’effectuer des intégrations par parties pour trouver les différentes
primitives, alors faisons ainsi !
1. La fonction f est définie et continue sur R. Ici on va poser u(x) = x et v ′ (x) = sin(2x).
Z Z
x cos(x) x sin(x)
x sin(2x) dx = − cos(x) + dx = − cos(x) + + C, C ∈ R.
2 2 2 2
2. Cette fonction est définie et continue sur R⋆+ . Pour tout x > 0, nous poserons u(x) = ln(x)
et v ′ (x) = x2 .
x3 x2 x3 x3
Z Z
2
x ln(x)dx = ln(|x|) − dx = ln(|x|) − + C, C ∈ R.
3 3 3 9
u′ v − v ′ u
,
v2
où les fonctions u et v seront respectivement les fonctions sin et cos. Ce qui nous donne
1
4. La fonction est définie pour tout x non nul et aussi pour x > − . On va ensuite poser
2
1
u(x) = ln(1 + 2x) et v (x) = 2 , on a alors
′
x
Z Z
ln(1 + 2x)
f (x)dx = dx,
x2
↓ intégration par parties
Z
ln(1 + 2x) 1 2
= − + × dx,
2x 2x 2x + 1
↓ on réécrit notre produit comme une somme
Z
ln(1 + 2x) 1 1
= − +2 − dx,
2x 2x 2x + 1
ln(1 + 2x)
= − + ln(|x|) − ln(1 + 2x) + C, C ∈ R,
2x
↓ on factorise
1 + 2x
= ln(|x|) − ln(1 + 2x) + C, C ∈ R,
2x
Correction
On va se contenter de suivre les changements de variables indiqués pour déterminer les primitives.
On ne se préoccupe pas de la validité des changements effectués dans cet exercice.
dt
1. En posant x = 1/t soit dx = − . Ce qui nous donne
t2
−dt
Z Z
1 1
√ dx = ,
t2
r
x x2 − 2 1 1
−2
t t−2
↓ on simplifie
−1
Z
t
= √ dt,
t 1 − 2t2
−dt
Z
= √ ,
1 − 2t2
√ √
↓ en posant u = 2t, donc dt = du/ 2
−du
Z
1
=√ √ ,
2 1 − u2
√
arcsin 2t
= √ + C, C ∈ R.
2
√ !
2
arcsin
x
Donc les primitives sont données par √ + C, C ∈ R
2
2. En posant x = −ln(t), nous avons dx = −dt/t. Ce qui nous donne
−1
Z Z
1
x
dx = dt,
e +1 (t + 1)
↓ on réécrit notre produit comme une somme
Z
= = ln(t + 1) + C, C ∈ R.
Z Z
2 7 1
x(5x − 3) dx = 10x(5x2 − 3)7 dx,
10
1
= t7 dt,
10
t8
= + C, C ∈ R.
80
1
Ainsi les primitives sont les fonctions qui à x associent 5x2 − 3 .
80
Z Z
dx 2t
√ = 2
dt,
x 1+x t(t − 1)
↓ on simplifie
Z
dt
= −2 ,
1 − t2
= − 2 argth(t) + C, C ∈ R.
√
Ainsi les primitives admettent pour expression −2 argth 1 + x + C, C ∈ R.
1 1/x e
n
e0≤ ≤ n.
x x
(b) En déduire un encadrement de In puis étudier la limite de la suite (In )n≥2 .
Correction
1.
Z 2
1 1/x
I2 = e dx,
1 x2
↓ au signe près, on reconnaît la dérivée de la fonction x 7→ e1/x
h ix=2
= −e1/x ,
x=1
√
= e− e.
Z 2
1 1/x
In+1 = e dx,
1 xn+1
↓ on exploite la question précédente
Z 2
−1 −1 1/x
= n−1
e dx,
1 x x2
−1 −1
↓ en intégrant par parties : u′ (x) = 2 e1/x et v(x) = n−1
x x
" #x=2 Z 2 1/x
−e 1/x e
= n−1
− (n − 1) n−1
,
x 1 x
x=1 | {z }
√
e
= e − n−1 + (1 − n)In
2
2
e x=2
−1
Z
e e e
n
dx = n−1
= − .
1 x n−1x x=1 n − 1 (n − 1)2n−1
e e
Or = n−1 =0
n−1 2 (n − 1)
n→+∞ n→+∞
Donc, en utilisant le théorème de gendarmes (ou d’encadrement), on en déduit que la
limite de la suite (In )n∈N est égale à 0.
1. Calculer I0 .
2. A l’aide d’une intégration par parties, montrer que pour tout entier n ≥ 1 : 2In + nIn−1 = e2 .
3. En déduire I1 .
4. Démontrer que la suite (In )n∈N est décroissante.
5. Montrer que pour tout entier n, nous avons
e2
In ≤ .
n+2
x
Pour cela, on commencera par étudier la fonction x 7→ ln(x) − sur l’intervalle [1, e].
e
6. En déduire la limite de la suite (In )n∈N lorsque n → +∞.
Correction
n
Or cette dernière intégrale n’est rien d’autre que In−1 . Nous avons donc
2
e2 n
In = − In−1 ⇐⇒ 2In + nIn−1 = e2 .
2 2
1 e2 + 1
3. D’après la relation précédente, nous avons I1 = (e2 − I0 ) = .
2 4
4. On doit montrer que la suite est (In )n∈N est décroissante. Pour cela on va utiliser sa définition
ainsi que le fait que ln(x)n+1 = ln(x)n ln(x) pour faire apparaître In+1 en fonction de In .
Z e Z e
n+1
In+1 = x ln(x) dx = x ln(x)n ln(x)dx.
1 1
Z e
Or pour tout x ∈ [1, e], nous avons ln(x) ≤ 1. Donc In+1 ≤ x ln(x)n dx = In .
1
Donc la suite (In )n∈N est décroissante.
1
5. L’objectif est d’obtenir une majoration de In . Le terme suggère l’apparition d’une pri-
n+2
mitive de xn+1 que nous allons chercher à faire apparaître.
1 1
Pour cela étudions la fonction f comme indiqué. Remarquons que sa dérivée est égale à − ,
x e
donc la dérivée est positive sur [1, e]. La fonction f est donc croissante. De plus f (e) = 0, la
fonction f est donc négative.
x
Ainsi, pour tout x ∈ [1, e] nous avons ln(x) ≤ . D’où
e
e e e
e2
Z Z x n Z
n 1 1
In = x ln(x) dx ≤ x dx = n xn dx = (en+2
− 1) ≤ .
1 1 e e 1 (n + 2)en n+2
6. La question précédente permet immédiatement de montrer que la suite (In )n∈N est conver-
gente car décroissante et minorée. De plus, sa borne supérieure tend vers 0 lorsque n tend
vers +∞ donc (In )n∈N converge vers 0 lorsque n tend vers +∞.
0.5
0
−6 −4 −2 0 2 4 6
Correction
1. La fonction f est définie et dérivable pour tout réel x, car pour tout réel x, 1 + e−x > 0. La
dérivée de cette fonction est donnée par
e−x
f ′ (x) = .
(1 + e−x )2
Remarquons que la dérivée peut aussi s’écrire plus simplement à l’aide de la fonction f elle
même. En effet
e−x 1 e−x
f ′ (x) = 2 = 1 + e−x −x
= f (x)(1 − f (x)).
−x
(1 + e ) |1 +{ze }
1
=1−
1 + e−x
Or pour tout réel x, f (x) ∈]0, 1[ donc la dérivée f ′ est aussi positive. Ce qui veut donc dire
que f est croissante. De plus lim f (x) = 1 et lim f (x) = 0.
x→+∞ x→−∞
2. Nous avons montré que la fonction f était dérivable sur R et que pour tout réel x, f ′ (x) =
f (x)(1 − f (x)). Ainsi, comme f est dérivable, f ′ est donc également dérivable. On peut même
montrer que cette fonction f est de classe C +∞ (R, R), i.e. elle est infiniement dérivable.
6. Elle intervient naturellement dans des problèmes de régression généralisée et plus particulièrement en apprentis-
sage automatique lorsque l’on cherche à déterminer la probabilité d’appartenance d’un individu à un groupe en fonction
de ces caractéristiques. Ces notions, plus complexes, seront abordées en troisième année de Licence sur le plan statistique
avant d’avoir une vision plus Machine Learning du problème
1 1 1 1 1 x 1 x
f (x) ∼ ∼ ∼ x ∼ (1 + ) ∼ + .
1+1−x 2−x 21− 2 2 2 4
2
Exercice 7.2 (Etude de la loss logistique).
1
On considère la fonction f : x 7→ ln (1 + e−x ) dont la représentation graphique est donnée ci-
ln(2)
dessous
5
4.5
4
3.5
3
2.5
2
1.5
1
0.5
0
−6 −4 −2 0 2 4 6
Correction
Il s’agit d’une fonction que vous serez amenés à utiliser lorsque, plus tard, vous vous lancerez
dans le Machine Learning.
1. Graphiquement, on observe que cette fonction est strictement décroissante. En effet, notons
que la fonction f est définie et dérivable pour tout réel x et que sa dérivée f ′ est donnée par
1 −e−x
f ′ (x) = .
ln(2) 1 + e−x
La dérivée de la fonction f est strictement négative pour tout réel x et la fonction f est donc
décroissante.
1 + e−x ∼ e−x .
x→−∞
En composant avec la fonction ln, on a alors
−x
ln 1 + e−x ln e−x = −x =⇒ f (x)
∼ ∼ .
x→−∞ x→−∞ ln(2)
3. Pour cette dernière question, on utilisera le fait que lorsque x est proche de 0, e−x est équi-
valent à 1 − x. De plus, pour des valeurs de x au voisinage de 0, nous avons
x x x
ln(2 − x) = ln(2) + ln 1 − ∼ ln(2) − =⇒ f (x) ∼ 1 − .
2 2 2 ln(2)
Exercice 7.3 (Une étude de fonctions).
1
!
1+
On considère la fonction f définie par f (x) = e 1+x + x. Le but de cet exercice est d’étudier
cette fonction.
1. Donner l’ensemble de définition de cette fonction
2. On se place sur l’intervalle ] − 1, +∞[
(a) Etudier la convexité de la fonction f
(b) En déduire que f ′ ne s’annule qu’une seule fois.
(c) Etudier les limites de f en −1+ et en +∞ et en déduire les variations de f .
(d) Déterminer l’asymptote oblique à f en +∞.
3. On se place maintenant sur l’intervalle ] − ∞, −1[.
(a) Evaluer la dérivée de la fonction f en −2.
(b) Etudier la convexité de la fonction f .
(c) Etudier les limites de f en −1− et en −∞
(d) En déduire les variations de f
(e) Déterminer l’asymptote oblique à f en −∞.
4. Tracer l’allure de cette fonction sur le graphe ci-dessous à l’aide des éléments précédents
10
−2
−4
−6 −4 −2 0 2 4 6
1. La fonction f est définie pour tout réel x tel que 1 + x ̸= 0, i.e. pour tout réel x ̸= −1. On
se propose maintenant d’étudier la fonction sur chacun de ces intervalles.
2. On se place sur l’intervalle ] − 1, +∞[.
(a) Notons que la fonction f est dérivable sur cet intervalle comme composée de fonctions
dérivables. Ainsi, pour tout x ∈] − 1, +∞[, nous avons
1
!
1 1+
f ′ (x) = − e 1 + x + 1.
(1 + x)2
A nouveau cette fonction f ′ est dérivable pour tout réel x ̸= 1, et sa dérivée (que l’on
calcule comme la dérivée d’un produit) est égale à
1 1 1
! ! !
1+ 1+ 1+
′′ −2 1+x − 1 1+x 1+x 2 1
f (x) = − e e =e + .
(1 + x)3 (1 + x)4 (1 + x)3 (1 + x)4
Ainsi, pour tout x > −1, la dérivée seconde est bien positive, la fonction f est donc
convexe, on peut même dire qu’elle est strictement convexe.
(b) La question précédente, nous permet d’affirmer que f ′ est strictment croissante. De plus,
en en utilisant un théorème de comparaison de croissance des fonctions), on montre que
Donc, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe donc un unique réel c > −1
tel que f ′ (c) = 0. On peut être un peu plus fin, en observant que f ′ (0) = 1 − e2 < 0 et
e4/3 e2
que f ′ (2) = 1 − >1− > 0. On peut donc dire que c ∈]0, 2[.
9 9
(c) Etudions maintenant les limites aux bornes de la fonction f directement.
1
• Limite en −1+ : on note que lorsque x tend vers −1+ , la fonction x 7→ 1+ tend
1+x
vers +∞. Le terme linéaire de la fonction ne change pas cette limite car l’exponentielle
est prépondérante devant les termes linéaires. Donc
f ′ (x) − 0 +
+∞ +∞
f
f (c)
L’étude des limites a montré que f croit linéairement pour de grandes valeurs de x.
Pour déterminer une asymptote oblique de f , on va chercher une droite affine g telle que
f (x) − g(x) tend vers 0 lorsque x tend vers l’infini.
1
!
1
1 1+
′ 1 − 2 = 0.
f (−2) = 1 − e
(1 − 2)2
(b) On se sert à nouveau de l’expression de f ′′ précédemment calculée
1
!
1+
′′ 1+x 2 1
f (x) = e 3
+ .
(1 + x) (1 + x)4
2 1
On va étudier le signe de 3
+ soit le signe de 2(1 + x) + 1 pour en déduire
(1 + x) (1 + x)4
la convexité de f .
La fonction f est donc convexe si et seulement si
3
f ′′ (x) ≥ 0 ⇐⇒ 2(1 + x) + 1 ≥ 0 ⇐⇒ x ≥ − .
2
La fonction f est donc convexe sur [−3/2, −1[ et concave sur ] − ∞, −3/2].
(c) Pour des raisons analogues à la question précédente, on a
On peut alors dresser le tableau des variations suivant sur cet intervalle
x −∞ −2 c′ −1
f ′ (x) + 0 − 0 +
f (2) −1
f
−∞ f (c)
10
−2
−4
−6 −4 −2 0 2 4 6
1. f : x 7→ ln(ex − 1).
1
2. f : x 7→ exp − pour tout x ∈] − 1, 1[ et qui vaut 0 partout ailleurs.
1 − x2
1
3. f : x 7→ e−3x − 2x + .
1
1+ 2
x
Correction
L’exercice nous propose d’étudier les différentes fonctions en détails. Nous donnerons, à la fin,
une représentation graphique de ces dernières afin de vérifier que notre étude est correcte.
ex
f ′ (x) =
.
x
La dérivée est strictement positive pour tout x > 0, donc la fonction la fonction f est
strictement croissante. De plus, nous avons les limites suivantes :
Enfin, remarquons que lorsque x est suffisamment grand, nous avons f (x) ∼ ln(ex ) = x.
En effet,
8
6
4
2
0
−2
−4
−6
−8
0 2 4 6
Dérivabilité : la fonction f est dérivable sur ] − 1, 1[ et sur cet intervalle, nous avons
′ −2x 1 −2x
f (x) = exp − = f (x).
(1 − x2 )2 1 − x2 (1 − x2 )2
Pour tout x ∈]−1, 0] la dérivée est positive, donc la fonction f est croissante. A l’inverse, pour
tout x ∈ [0, 1[, la dérivée f ′ est négative donc la fonction f est croissante. De plus f ′ (0) = 0.
f admet donc une tangente horizontale en 0.
Car la fonction f est prépondérante sur la fraction rationnelle. On en déduit que la fonction
f ′ est prolongeable par continuité en 1 et −1 en posant f ′ (−1) = f ′ (1) = 0 7 .
0.5
−0.5
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
8
6
4
2
0
−2
−4
−6
−8
−4 −2 0 2 4 6
Correction
1. La question suggère de déterminer ce que l’on appelle un point fixe de la fonction cos.
pour cela commençons par remarquer que la fonction x 7→ cos(x) prend ses valeurs dans
7. Ce résultat ainsi que le lien entre f ′ et f nous montre même que la fonction f est de classe C ∞ .
Considérons maintenant la fonction f définie de [−1, 1] dans R définie pour tout x ∈ [−1, 1]
par f (x) = cos(x) − x dont la dérivée est f ′ (x) = − sin(x) − 1 < 0. La fonction f est
donc strictement décroissante sur l’intervalle [−1, 1]. En outre, f (−1) = cos(−1) + 1 > 0
et f (1) = cos(1) − 1 < 0. D’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe donc
x0 ∈ [−1, 1] tel que cos(x0 ) = x0 . Il nous reste à montrer que cette valeur est unique.
Pour cela, on utilise le fait que la fonction f est strictement décroissante sur [−1, 1], elle est
donc injective sur ce même intervalle, ce qui assure l’unicité de x0 sur cet intervalle.
On peut même être un plus précis en remarquant que f (0) = cos(0) = 1 > 0 donc l’unique
solution de l’équation cos(x) = x se trouve dans l’intervalle [0, 1].
1 1
0.5
0.5 0
−0.5
x 7→ cos(x)
x 7→ x x 7→ f (x)
0 −1
−1 −0.5 0 0.5 1 −1 −0.5 0 0.5 1
Gardons à l’esprit que l’on souhaite montrer la convergence de la suite (un )n∈N mais aussi le
résultat de la question précédente.
Remarquons que pour tout x ∈ [0, 1], nous avons | cos′ (1)| = | − sin(1)| = k < 1. D’après
l’inégalité des accroissements finis, nous avons, pour tout n ≥ 2
Cet exercice original se propose d’étudier une suite définie par les zéros d’une fonction.
1. Pour tout n ∈ N la fonction fn est de classe C ∞ sur R. On a donc pour tout réel x
x −∞ +∞
fn′ (x) +
+∞
fn
−∞
un (u4n + n) = 1 =⇒ un ≥ 0.
On en déduit que lim un = 0.
n→+∞
4. Pour cela, on va utiliser le fait que fn (un ) = 0. Ce qui nous donne
Correction
1. Notons que la fonction f est de classe C ∞ de R dans R comme somme de fonctions de classe
C ∞ de R dans R (que l’on pourrait abréger C ∞ (R, R) ou encore C ∞ (R)).
Elle est ainsi dérivable et pour tout x ∈ R nous avons f ′ (x) = ex + 1. La dérivée étant
strictement positive pour tout réel x, la fonction f est donc strictement croissante et réalise
donc une bijection de R dans R.
2. La fonction f étant bijective et continue, pour tout entier n, l’équation f (x) = n admet une
seule et unique solution. On peut voir cela comme une conséquence du théorème des valeurs
intermédiaires (ou théorème de Bolzano).
3. La fonction f étant strictement croissante, la suite (xn )n∈N est donc croissante.
En effet
f (xn+1 ) = n + 1 = f (xn ) + 1.
exn ≤ n =⇒ xn ≤ ln(n).
ln(n − ln(n)) xn
≤ ≤ 1.
ln(n) ln(n)
ln(n)
Le membre de gauche de cette égalité tend vers 1 car ln(n − ln(n)) = ln n 1 − =
n
ln(n)
ln(n) + ln 1 − ∼ ln(n).
n n→+∞
xn
Donc converge vers 1 d’après le théorème des gendarmes.
ln(n) n∈N
1. Montrer que l’équation fn (x) = 2 admet une unique solution que l’on notera un .
2. Montrer que pour tout n ≥ 2, un ∈]0, 1[.
3. Déterminer la monotonie de la suite (un )n∈N et en déduire sa convergence.
4. Calculer la limite de cette suite. On pourra commencer par prouver que lim unn = 0.
n→+∞
n+1
1 1
5. En posant vn = un − , montrer que + vn = 2vn .
2 2
Correction
Toujours dans le même style que les exercices précédents. On prendra garde au fait que la fonction
est étudiée uniquement sur R⋆+ .
Ainsi, la fonction fn est bijective de R⋆+ dans R⋆+ et l’équation fn (x) = 2 admet donc une
unique solution.
2. Soit n ≥ 1, si on considère un le nombre vérifiant fn (un ) = 2, nous pouvons déjà affirmer que
un > 0 étant donnée l’ensemble d’étude de la fonction. Pour montrer que un < 1, il suffit de
voir que
n
X 1 − un+1
n
fn (un ) = ukn = > 0.
1 − un
k=0
• 1 − un+1
n et 1 − un sont positifs, ce qui est vrai si et seulement si un < 1.
• 1 − un+1
n et 1 − un sont négatifs, ce qui est vrai si et seulement si un > 1. Or fn (un ) = 2.
Ainsi, si un > 1 alors fn (un ) > 2 ce qui n’est pas possible !
1 − un+1
n
fn (un ) = .
1 − un
Or la suite (un )n∈N⋆ est décroissante, donc pour tout n ≥ 2 donc nous avons un ≤ u2 < 1,
donc un+1
n ≤ un+1
2 < 1. Or lim un+1 2 = 0. L’application du théorème des gendarmes nous
n→+∞
permet d’affirmer que lim un+1
n = 0.
n→+∞
Comme la suite (un )n∈N⋆ est convergente, on peut noter l sa limite et en exploitant ce qui
précède, on a
1 1
2= soit l = .
1−l 2
5. On repart toujours de la même base.
1 − un+1
n
fn (un ) = 2 ⇐⇒ = 2,
1 − un
↓ on réduit au même dénominateur
⇐⇒ 1 − un+1
n = 2 − 2un ,
⇐⇒ un+1
n = 2un − 1.
↓ on utilise la définition de (vn )n∈N
1
⇐⇒ + vn = 2vn .
2
Exercice 7.9 (Une autre suite de fonctions).
1
Pour tout entier n ≥ 1, on définit la fonction gn par gn (x) = ex − .
nx
1. Etudier les variations de la fonction gn sur l’intervalle ]0, +∞[ et prouver que l’équation
gn (x) = 0 admet une seule solution sur cet intervalle, que l’on notera désormais un .
1
2. Montrer que 0 < un ≤ , en déduire la limite de la suite (un )n∈N .
n
3. Simplifier l’expression de gn+1 (x)−gn (x), et en déduire le signe de gn (un+1 ) puis la monotonie
de la suite (un )n∈N .
4. Déterminer lim nun .
n→+∞
Correction
1. Pour tout entier n ≥ 1, la fonction gn est bien définie et dérivable sur R⋆+ . Sa dérivée est
égale à
1
gn′ (x) = ex + .
nx2
La dérivée étant strictement positive, la fonction gn est donc strictement croissante. De plus :
La fonction gn réalise donc une bijection continue de R⋆+ dans R, l’équation gn (x) admet donc
une unique solution.
1 1
gn+1 (x) − gn (x) = ex − − ex + ,
(n + 1)x nx
1 1
= − ,
nx (n + 1)x
↓ réduction au même dénominateur
1
=
n(n + 1)x
Cette dernière expression est manifestement positive. En particulier gn+1 (un+1 ) − gn (un+1 ) >
0, or gn+1 (un+1 ) = 0 donc gn (un+1 ) < 0. Ce qui permet d’affirmer que gn (un+1 ) − gn (un ) < 0
et donc, pas croissante stricte de la fonction gn que un+1 − un < 0 et donc la suite (un )n∈N
est décroissante.
4. On utilisera le fait gn (un ) = 0, ce qui nous donne :
nun = e−un .
Or la suite (un )n∈N converge vers 0 donc la suite (nun )n∈N converge vers 1.