Microfinance : Historique et Impact
Microfinance : Historique et Impact
I. Définition
La microfinance consiste à fournir des services et produits financiers aux populations les plus
défavorisées et exclues du système bancaire.
Elle désigne l’ensemble des services financiers (crédits, épargne, assurance, transferts de
fonds…) destiné aux personnes exclues des systèmes bancaires classiques en raison de leur
faible revenu ou de l’absence de garanties.
La microfinance trouve ses racines dans des pratiques ancestrales d’entraide communautaire et
de prêts informels. Cependant, elle a été formalisée au XXe siècle grâce à des initiatives
institutionnelles.
1. Période prémoderne :
Tout a commencé au Bangladesh, dans la ville de Jobra, avant de devenir aujourd’hui un pan
de l’économie. Voici l’histoire exceptionnelle du système qui, selon Muhammad Yunus, son
initiateur, « libère les rêves des hommes et aide le plus pauvre d’entre les pauvres à parvenir à
la dignité. »
La microfinance, telle que nous la connaissons aujourd'hui, a été popularisée par Muhammad
Yunus, Prix Nobel de la Paix en 2006. Dr Yunus, dit le "banquier des pauvres" a été le fondateur
de la première institution de microcrédit, la Grameen Bank en 1976 au Bangladesh.
Formellement, d'autres organismes ont déjà existé avant cela en Europe. Nous pouvons par
exemple citer la Raiffeisen créée en Suisse en 1849, première coopérative d'épargne et de crédit,
ou la Caisse du Crédit Mutuel, créée à Strasbourg en 1882, fortement inspiré du modèle suisse.
Au-delà des institutions qui ont revêtu malgré tout un caractère bancaire, des systèmes
informels ont bien entendu existé. Un des plus connus étant la tontine : un groupe de personnes
qui se réunissent régulièrement et qui épargnent en commun pour investir dans un projet ou
pour subvenir aux besoins d'un des épargnants. Chaque épargnant à tour de rôle bénéficie à un
moment de sa vie de l'épargne collective, qu'il devra rembourser sur une période donnée.
La Grameen Bank est née des idées de Muhammad Yunus. La banque commence comme projet
de recherche de Yunus associé aux Projets économiques et ruraux de l'université du Bangladesh
de Chittagong, afin de tester sa méthode de crédit et de services bancaires proposés aux zones
rurales pauvres. En 1976, le village de Jobra et d'autres villages avoisinant l'université
de Chittagong sont les premiers à profiter des services de la Grameen Bank. La banque est un
immense succès et le projet, avec l'aide du gouvernement, est étendu en 1979 au district de
Tangail (au nord de la capitale Dhaka). Le succès de la banque continue et se répand à d'autres
régions du Bangladesh. En 1983, elle est transformée en banque indépendante par le
gouvernement du Bangladesh et est inaugurée avec, en invité d'honneur, le ministre des
Finances.
Au début du XXIe siècle, la banque continue de s'accroître à travers le pays, et continue de
proposer de petits prêts aux pauvres des zones rurales. Mi-2006, la banque a plus de
2 100 agences. Son succès a inspiré des projets similaires à travers le monde.
La Grameen Bank repose sur plusieurs principes novateurs qui ont permis son succès :
• Contrairement aux banques classiques, la Grameen Bank accorde des prêts sans
exiger de garantie matérielle.
• Si un membre ne peut pas rembourser son prêt, le groupe intervient pour l’aider
ou prend la responsabilité collective.
• Dr. Yunus a observé que les femmes investissent leurs revenus dans des besoins
essentiels (santé, éducation, nourriture) et contribuent davantage au bien-être familial.
Suivi personnalisé
• Les agents de la Grameen Bank se rendent dans les villages pour accompagner
et former les emprunteurs à la gestion de leurs projets.
5. Expansion mondiale de la microfinance
La microfinance a débuté dans les années 1970 avec Muhammad Yunus, qui a fondé la Grameen
Bank au Bangladesh pour offrir des prêts sans garantie aux personnes exclues du système
bancaire, démontrant que les populations à faibles revenus pouvaient rembourser leurs prêts.
Dans les années 1980, d'autres pays en Asie, en Afrique et en Amérique latine ont adopté des
programmes de microfinance pour encourager le développement local. Les années 1990 ont vu
une structuration du secteur, soutenue par des organisations internationales, avec la mise en
place de cadres réglementaires pour encadrer les institutions de microfinance (IMF) et assurer
leur durabilité.
Dans les années 2000, le secteur a pris de l'ampleur, marqué par le Prix Nobel de la paix décerné
à Yunus et à la Grameen Bank en 2006, attirant des investisseurs privés et permettant un essor
des plateformes numériques. En Afrique, la microfinance est apparue dans les années 1980,
surtout en Afrique subsaharienne, puis s'est étendue dans les années 1990 avec l’appui de
nombreuses IMF et la croissance des technologies mobiles comme M-Pesa, qui ont facilité
l’accès aux services financiers.
Au Maghreb, la microfinance est arrivée dans les années 1990 et 2000, structurée par des
réformes gouvernementales. Le Maroc a été pionnier, adoptant des lois favorables dès les
années 1990 et encourageant des IMF comme Al Amana et Attawfiq. En Tunisie, l’IMF ENDA
Tamweel a joué un rôle clé, tandis qu'en Algérie, le secteur reste moins développé, soutenu par
des initiatives publiques comme l'ANSEJ.
III. Objectifs de la MF
La microfinance a pour objectif de fournir des services financiers à des personnes généralement
exclues des circuits bancaires traditionnels en raison de leurs revenus faibles, irréguliers et
imprévisibles. Elle s’inscrit dans une démarche envisageant un monde où les ménages pauvres
disposeraient d’un accès permanent à des services financiers abordables et de qualité pour
financer des activités génératrices de revenus, accumuler des actifs par le biais de l’épargne,
subvenir aux besoins de la famille et se protéger contre les risques de la vie courante (maladie,
décès, vol, catastrophe naturelle, etc.).
La microfinance vise à répondre à plusieurs objectifs socio-économiques, principalement
centrés sur l’inclusion financière et la lutte contre la pauvreté. Voici les principaux objectifs
1. Inclusion Financière
L’un des objectifs fondamentaux de la microfinance est de rendre les services financiers
accessibles aux populations exclues du système bancaire traditionnel. Ces populations incluent
principalement les habitants des zones rurales, les femmes, les jeunes entrepreneurs, et les
micro-entrepreneurs qui n'ont pas de garanties matérielles à offrir. Les institutions financières
classiques considèrent souvent ces groupes comme risqués ou peu rentables en raison de leurs
faibles revenus ou de l'absence de garanties. En conséquence, elles les excluent des services
bancaires traditionnels, tels que les crédits ou les prêts à faible taux d'intérêt. La microfinance,
en proposant des services adaptés à ces populations, offre ainsi une chance à ceux qui n’avaient
auparavant aucune possibilité d’accéder à des financements.
2. Réduction de la Pauvreté
La microfinance permet de lutter contre la pauvreté en offrant aux individus des opportunités
de financement pour des activités génératrices de revenus. Cela inclut le financement de petites
entreprises, telles que le commerce de proximité, l’artisanat ou l’agriculture. Par exemple, un
entrepreneur peut utiliser un prêt pour développer son commerce ou acheter des équipements
agricoles nécessaires à sa production. L’impact de ces financements est direct : l’augmentation
des revenus des ménages, permettant ainsi une amélioration des conditions de vie. Les
bénéficiaires peuvent accéder à une meilleure alimentation, à des soins de santé améliorés et à
des opportunités éducatives pour leurs enfants. En soutenant des projets générateurs de revenus,
la microfinance constitue un levier important dans la lutte contre la pauvreté.
La microfinance joue un rôle essentiel dans l’autonomisation des femmes, qui représentent une
proportion importante des bénéficiaires de ces services. Elle leur permet de participer
activement à l’économie, de renforcer leur pouvoir de décision au sein du ménage et de réduire
les inégalités de genre. L’accès au crédit permet aux femmes de créer et développer des micro-
entreprises, générant ainsi des revenus indépendants et une plus grande autonomie économique.
Un exemple marquant de cette approche est celui de la Grameen Bank, qui accorde plus de 90%
de ses prêts aux femmes, en raison de leur capacité avérée à investir dans le bien-être familial.
Ce modèle a permis de démontrer que les femmes, lorsqu'elles ont accès aux ressources
économiques, jouent un rôle clé dans le développement de leurs familles et de leurs
communautés.
4. Promotion de l’Entrepreneuriat
Créée le 10 janvier 1994 à Dakar au Sénégal, l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine
(UEMOA) est une institution sous régionale qui regroupe huit États côtiers et sahéliens : Bénin,
Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo.
Ils ont en partage, entre autres, une monnaie commune, le Franc de la Communauté Financière
Africaine (FCFA), dont l’émission est confiée à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de
l’Ouest (BCEAO).
L’UEMOA couvre une superficie de 3 512 233 km2 et compte 141,7 millions d’habitants. Le
taux de croissance du PIB, à prix constant, est de 5,9% en 2022 (Source : RSM juin 2023).
L’UEMOA utilise le franc CFA comme monnaie unique. Cette devise est émise par la BCEAO
et est garantie par le Trésor public français. Le franc CFA est arrimé à l’euro avec un taux fixe,
ce qui contribue à une stabilité monétaire dans la zone et protège en partie les pays membres
contre l’inflation excessive. Toutefois, cette parité fixe avec l’euro fait l’objet de débats sur son
impact à long terme sur la compétitivité et l’autonomie monétaire des États membres.
La BCEAO gère la politique monétaire de l’union et joue un rôle crucial dans la surveillance et
la régulation du secteur financier. Cette politique repose sur :
Les pays de l’UEMOA comptent ensemble environ 135 millions d'habitants, avec une
population jeune et en forte croissance. Cette caractéristique démographique est un atout pour
le développement économique futur, mais elle présente également des défis en matière
d’emploi, d’éducation et d’infrastructure.
• L’agriculture : un secteur vital qui emploie une large part de la population et qui exporte
des produits comme le coton, le cacao, le café et les noix de cajou.
• Le commerce et les services : en plein essor dans les grands centres urbains.
Malgré ces atouts, l'UEMOA fait face à des défis, tels que la dépendance de certaines économies
aux matières premières, les faiblesses structurelles, et la nécessité de renforcer les
infrastructures pour soutenir le développement.
Depuis les années 1990, le secteur de la microfinance a été impulsé par des besoins croissants
de financement pour les populations marginalisées. Cette période a marqué un tournant grâce à
des réformes institutionnelles soutenues par l’État et des bailleurs de fonds internationaux. En
réponse aux défis de l’exclusion financière, les autorités sénégalaises ont mis en place un cadre
légal adapté.
Cadre législatif : Le Sénégal fait partie de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine
(UEMOA), qui régule le secteur de la microfinance à travers des textes uniformisés. Les
institutions doivent obtenir l’agrément de la BCEAO et être inscrites auprès de la DMF.
Les réformes du système financier au cours des années 1990 ont permis de constater une grande
diversification du paysage financier dans l’UEMOA. Ce changement marque l’émergence de
structures (appelées systèmes financiers décentralisés ou institutions de microfinance) autres
que les établissements de crédit bancaires et établissements financiers.
Les institutions de microfinance se présentent dans l’union sous trois formes légales d’existence
essentiellement que sont : les coopératives d’épargne et de crédit (COOPEC), les institutions
de crédit direct (DCI) et les projets à volet de crédit (CP) avec des taux de représentativité de
85%, 7 % et 8% respectivement (Camara, 2006). Ces trois formes d’institutions sont présentes
dans l’ensemble des pays de l’UEMOA à l’exception de la Côte d’Ivoire et du Sénégal où seules
les deux premières formes existent. La domination des coopératives est démontrée par le
nombre d’agréments octroyés à ces dernières. Ainsi selon Riquet et Poursat (2013), 97,6% des
agréments sont octroyés aux coopératives dans l’UEMOA.
En général, les institutions de microfinance mettent plus souvent l’accent sur l’intermédiation
financière complète puisqu’elles financent leurs portefeuilles presque exclusivement avec des
microépargnes qui sont faiblement ou non rémunérées. Certaines associent plus ou moins des
fonds propres ou des lignes de crédit. Les fonds propres sont constitués des reports à nouveau,
des fonds de dotations, des réserves générales et facultatives et du résultat net après subvention
d’exploitation. La plupart de ces institutions de microfinance sont autorisées à collecter des
dépôts.
Le rapport de la BCEAO pour le deuxième trimestre 2023 présente la situation des institutions
de microfinance (SFD) dans l'UMOA. À fin juin 2023, le nombre de SFD a diminué à 524,
desservant 17,77 millions de clients via 4.544 points de service, avec une hausse des dépôts à
2.182,8 milliards de FCFA (+2,1 % sur le trimestre, +12,5 % sur un an). Les dépôts à vue
représentent 55,1 % de l’épargne, majoritairement fournie par des hommes (46,8 %). Le
montant moyen des dépôts par client a légèrement augmenté.
Les crédits octroyés ont aussi progressé à 2.246,8 milliards de FCFA (+4,9 % sur le trimestre,
+16,6 % sur un an), avec 50,7 % à court terme. La clientèle masculine représente 52,6 % des
bénéficiaires de crédits, et le montant moyen des crédits par client a augmenté de 3 %. Le taux
de dégradation du portefeuille s'est amélioré, passant de 7,6 % en mars à 7,3 % en juin, bien
qu'il reste au-dessus de la norme de 3 %.
Enfin, 13 SFD sont sous administration provisoire, en légère baisse par rapport au trimestre
précédent, témoignant d'une gestion continue des risques pour consolider les acquis.
5. La règlementation
✓ Le rôle de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest
Les deux projets majeurs ayant contribué au développement de la microfinance dans l’UEMOA
dans les années 1990 sont le Projet d’Appui à la Réglementation sur les Mutuelles
d’Épargne et de Crédit (PARMEC) et le Projet d’Appui aux Structures Mutualistes ou
Coopératives d’Épargne (PASMEC). Bien qu’ils partagent des objectifs similaires de
renforcement et de régulation du secteur, leurs approches et leurs impacts sont distincts.
• Le PARMEC,
Mis en œuvre en deux phases (1992-1996 et 1997-2002), visait principalement à établir des
normes de gestion et des mesures prudentielles pour assurer la viabilité des institutions de
microfinance. Il se concentrait sur l'équilibre financier des institutions, en imposant la
production d’états financiers détaillés et en régulant certains aspects comme les taux d’intérêt
et le recouvrement des créances. Un des avantages du PARMEC était l'exonération fiscale
accordée aux mutuelles et coopératives pour leurs activités d’épargne et de crédit. Cependant,
malgré ces efforts, des limites ont rapidement émergé, notamment un non-respect des normes
par certaines institutions, une faiblesse des systèmes de contrôle interne, des problèmes de
fiabilité des états financiers, et des lacunes dans la régulation et la collecte d’informations
financières.
• Le PASMEC
Mis en œuvre entre 1992 et 2000, avait une approche plus centrée sur l’expansion des Systèmes
Financiers Décentralisés (SFD) et l’amélioration de la connaissance de la microfinance par les
populations. Ce projet visait à identifier les acteurs du secteur et à répondre aux attentes des
populations en matière de services financiers. Il avait pour objectif de promouvoir la finance
alternative et de renforcer la connaissance des pratiques financières décentralisées.
En réponse à certaines limites du cadre législatif établi par ces projets, la BCEAO a lancé en
2004 le Programme Régional d’Appui à la Finance Décentralisée (PRAFIDE), visant à
moderniser le fonctionnement des SFD et à renforcer leur viabilité financière. Par ailleurs, en
2007, le PARMEC a été révisé pour intégrer toutes les institutions de microfinance sous une
même réglementation, afin d'améliorer la stabilité du secteur. Cette révision a trouvé son
application effective en 2012.
La réforme du secteur a conduit à la mise en place d’un Plan d’Action pour la Préservation
et la Consolidation de la Viabilité du Secteur de la Microfinance (2012-2016), visant à
assainir le secteur, assurer la diversification des services financiers et garantir la sécurité des
prestations. Cette série de réformes a conduit à une contraction du nombre d’institutions de
microfinance, de 1 136 en 2007 à 729 en 2013, tout en augmentant le nombre de bénéficiaires
de 53,1%, passant de 8,3 millions à 12,7 millions.
Enfin, des stratégies nationales pour le secteur de la microfinance ont été adoptées pour
coordonner les efforts des différents acteurs. Ces stratégies sont dans leur deuxième phase
d’exécution dans certains pays, comme le Mali et le Togo, tandis que d’autres, comme la Côte
d'Ivoire, rencontrent des difficultés pour entrer en phase d'exécution.
Les Coopératives d'Épargne et de Crédit (COOPEC) sont des institutions mutualistes dont le
but est de fournir des services financiers à leurs membres. Elles fonctionnent sur la base de
l'épargne et du crédit, et sont régies par des principes de solidarité et d'auto-gestion. Les
membres sont à la fois propriétaires et utilisateurs des services, et ils participent activement à
la gestion de l'institution. Les COOPEC sont souvent utilisées dans les zones rurales et
périurbaines où les services financiers formels sont moins accessibles.
• Exemples :
o Sénégal : Crédit Mutuel du Sénégal (CMS) - Une autre grande coopérative qui
offre des services d'épargne et de crédit dans toute la région.
Les Institutions de Crédit Direct (DCI) sont des structures financières privées ou publiques qui
fournissent directement des services de crédit et d'épargne à des clients individuels ou des
petites entreprises, souvent dans des zones où les banques traditionnelles sont absentes. Elles
ne sont pas mutualistes, ce qui signifie qu’elles ne nécessitent pas d'adhésion ou de participation
active de leurs clients à la gestion de l’institution. Ces institutions visent à répondre aux besoins
de financement des populations exclues des circuits bancaires classiques.
• Exemples :
o Togo : PAMF Togo (Proximité Microfinance) - Offrant des crédits aux petites
entreprises et à l’agriculture.
Les Projets à Volet de Crédit (CP) sont des initiatives ou programmes spécifiques qui sont mis
en place, généralement par des organisations gouvernementales, des ONG ou des partenaires
au développement, dans le but de soutenir des projets de microfinance à travers des
financements directs. Ces projets peuvent avoir des objectifs à court ou moyen terme, et sont
souvent centrés sur des secteurs spécifiques comme l’agriculture, l’entrepreneuriat rural ou
l'accès au logement. Ils visent à renforcer l'inclusion financière en fournissant des services de
crédit aux populations qui ne peuvent pas accéder aux financements traditionnels.
✓ Exemples :
Des banques traditionnelles, telles que La Banque Agricole ou CBAO, offrent des produits
spécifiques pour répondre aux besoins des micro-entrepreneurs. Ces services permettent
aux bénéficiaires d’avoir accès à des fonds plus importants, tout en bénéficiant de
l’expérience des grandes institutions bancaires.
• Secteur : Bien qu'elle soit de type mutualiste, PAMECAS opère de manière autonome
dans le secteur privé. Elle bénéficie de l’engagement de ses membres et de
l'investissement privé pour offrir des services financiers, en particulier des microcrédits
aux populations rurales et urbaines. PAMECAS est l'une des plus grandes institutions
de microfinance au Sénégal.
• Secteur : Baobab Sénégal est une IMF privée appartenant au Baobab Group, un réseau
international. Elle propose des prêts aux PME, des crédits à la consommation et des
services financiers mobiles.
• Spécificité : Baobab Sénégal mise sur l’innovation numérique, facilitant l'accès aux
services financiers via des plateformes mobiles et des canaux numériques.
4. Caurie Microfinance
• Spécificité : Elle se distingue par son modèle de gestion flexible et par son
accompagnement personnalisé pour les projets individuels et collectifs.
5. Lemonade Finance
• Secteur : Lemonade Finance est une startup fintech qui se distingue par sa capacité à
offrir des services de microcrédit et d’envois d'argent via une application mobile. Elle
répond à la demande croissante des services financiers mobiles, notamment pour les
jeunes et les travailleurs informels.
• Spécificité : L'accent est mis sur la microfinance numérique, facilitant l'accès à des
services financiers innovants et simples d’utilisation.
• Spécificité : L’approche de Baobab est axée sur l'inclusion numérique, offrant des
services financiers via des plateformes mobiles et en ligne, permettant aux utilisateurs
d'accéder à des crédits de manière plus rapide et flexible.
• Spécificité : ACEP se distingue par son engagement à financer les projets générateurs
d’emplois et son approche en matière de soutien aux entrepreneurs individuels et
collectifs.
• Spécificité : Le CMS se distingue par son modèle coopératif, basé sur la solidarité entre
les membres, et son rôle actif dans l’inclusion financière des populations rurales et
urbaines.
9. Cofina Sénégal : Filiale du groupe ivoirien, en forte croissance, Cofina Sénégal est une
institution de microfinance privée opérant principalement dans le secteur du financement des
PME, de l'épargne, et du crédit à la consommation. Cofina a une approche commerciale visant
à offrir des solutions financières adaptées aux besoins des petites entreprises et des particuliers,
notamment à travers des produits d'épargne, des crédits à la consommation, et des financements
pour les entreprises de taille petite et moyenne. Ce modèle privé met l'accent sur l’inclusion
financière tout en recherchant une rentabilité dans ses opérations
Cofina fait partie d'un réseau international d'institutions de microfinance, s'étendant dans
plusieurs pays africains, ce qui permet à l'institution de répondre aux besoins croissants des
populations locales et de soutenir les PME. L'institution cherche à offrir des services financiers
à ceux qui n'ont pas accès aux banques traditionnelles, en particulier en s’appuyant sur des
technologies modernes pour faciliter les transactions et l'accès au crédit
.
5. Défis du Secteur
• Taux d’intérêt élevés : Les coûts des crédits restent supérieurs à ceux des banques
traditionnelles, ce qui limite leur impact sur les bénéficiaires.
6. Perspectives d’Avenir
• Microcrédits
• Définition et fonctionnement
• Critères d’éligibilité
• Micro-épargne
• Micro-assurance
• Digitalisation de la microfinance