Immunofluorescence et dermatoses bulleuses
Immunofluorescence et dermatoses bulleuses
L’Apport de l’immunofluorescence
directe dans le diagnostic
des dermatoses bulleuses
THESE
PRESENTEE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 08/05/2018
PAR
Mr. Hicham OUASIF
Né le 04 Juin 1991 à Taroudant
POUR L’OBTENTION DU DOCTORAT EN MEDECINE
MOTS-CLES
Immunofluorescence directe - Dermatoses bulleuses auto-
immunes et non auto-immunes
JURY
M. M. ZYANI PRESIDENT
Professeur de Medecine Interne
M. A. FAKHRI RAPPORTEUR
Professeur agrégé d’Histologie- embyologie Cytogénétique
M. M. BOURROUS
Professeur de Pediatrie
M. A. BELBACHIR JUGES
Professeur agrégé d’Anatomie- pathologique
i
ADMINISTRATION
Professeurs Agrégés
Professeurs Assistants
A tous ceux que j'ai oublié de nommer A tous ceux que j'aime
REMERCIEMENTS
A MON MAITRE ET PRESIDENT DE THESE : Pr. M. ZYANI
AC : Anticorps
ACP : Anticorps polyclonaux
Ag : Antigène
DB : Dermatoses bulleuses
DH : dermaite herpétiforme
Dp : Desmoplaquine
Dsc : Desmocolline
Dsg : Desmogléine
HG : Herpes gestationis
Ig : immunoglobuline
IF : immunofluorescence
LB : lupus bulleux
Ld : lamina densa
LE : lupus érythémateux
LL : lamina lucida
P : Pemphigus
PB : pemphigoide bulleuse
PC : Pemphigoide cicatricielle
PE : Pemphigus érythmateux
Per : périplakine
PF : Pemphigus foliacé
PG : Pemphigoide gestationnelle
Pl : Plectine
Pkg : Plakoglobine
Pkp : Plakophilline
UV : ultraviolet
PATIENTS ET METHODE 3
I. Matériels : 4
1. Malades 4
2. Prélèvements tissulaires 4
II. Méthodes d’étude : 4
RESULTATS 5
I. CARACTERISTIQUES CLINIQUES GENERALES 6
1. L’AGE 6
2. LE SEXE 7
II. DIAGNOSTIC CLINIQUE 7
1. Dermatoses bulleuses non auto-immunes (DB non AI) 8
2. Dermatoses bulleuses non auto-immunes (DB non AI) 8
III. RESULTATS HISTOLOGIQUES : 9
IV. RESULTATS DE L’IMMUNOFLUORESCENCE DIRECTE (IFD) CUTANEE : 10
1. IFD cutanée Positive 10
2. IFD cutanée négative 12
V. DIAGNOSTIC FINAL RETENU 12
1. Les DBAI retenues 12
2. Les DB non AI retenues: 13
DISCUSSION 14
I. RAPPEL 15
1. EMBRYOLOGIE ET HISTOLOGIE DE LA PEAU NORMALE : 15
2. Principe et Technique de l’immunofluorescence directe : 32
II. DERMATOSES BULLEUSES 41
1. LES DERMATOSES BULLEUSES AUTO-IMMUNES (DBAI) 41
2. Les dermatoses bulleuses non auto-immunes : 75
CONCLUSION 76
ANNEXE 78
RÉSUMÉS 80
BIBLIOGRAPHIE 87
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
INTRODUCTION
-1-
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Selon le site de clivage, on distingue deux groupes, à savoir les DBAI sous-épidermiques,
avec une perte d’adhésion dermo-épidermique par altération des composants de la jonction
dermo-épidermique (JDE) par les auto-anticorps, et les DBAI intraépidermiques (groupe des
pemphigus) dans lesquelles la perte de cohésion des kératinocytes (acantholyse) est due à
recherché sur la lame de biopsie cutanée coupée en congélation. Pour visualiser le complexe
antigène + anticorps, on utilise un colorant fluorescent (fluorochrome) qui prend une couleur
La congélation immédiate du tissu biopsié est nécessaire pour préserver les sites
antigéniques que les fixateurs usuels dénaturent. Les cinq anticorps utilisés en routine détectent
-2-
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
PATIENTS
ET
METHODE
-3-
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
I. Matériels :
1. Malades
biopsies cutanées dont l’immunofluorescence directe (IFD) a été réalisée à la demande des
cliniciens. L’étude des dossiers cliniques des patients sélectionnés a été réalisée au service de
Nous avons exclu de cette étude les cas dont les dossiers cliniques n’ont pas été
2. Prélèvements tissulaires
Pour chaque patient, deux biopsies cutanées sont réalisées dans le cadre d’une approche
diagnostique, l’une pour une étude histologique, et l’autre pour une IFD.
Dès que le prélèvement biopsique a été réalisé, le fragment destiné à l’IFD est acheminé
Les dossiers ont été recueillis dans le service de Dermatologie. Et une fiche d’exploitation
Nous avons corrélé les résultats de l’IFD avec les diagnostics initiaux établis sur des
critères cliniques, biologiques et même histologiques. Le but est d’évaluer l’apport diagnostique
-4-
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
RESULTATS
-5-
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
1. L’AGE
7%
13%
7%
De17 à 29
10% De 30 à 39
17% De 40 à 49
De 50 à 59
De 60 à 69
10%
De 70 à 79
De 80 à 89
36%
La moyenne d’âge de nos patients est de 60ans avec des extrêmes de 17 et 85 ans.
-6-
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
2. LE SEXE
Hommes
Femmes
Diagnostic
n % dans DB
clinique de DB
DBAI 90 87
DB non AI 14 13
-7-
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
-8-
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Diagnostic
n % dans DB
clinique de DB
DBAI 82 87
DB non AI 12 13
Total 94 100%
% DBAI % DB
Diagnostic clinique de DBAI n
(n/82) (n/94)
Pemphigus (P) 35 43 37
Pemphigoïde bulleuse (PB) 31 36 33
Epidermolyse bulleuse (EBA) 03 04 03
Pemph. Cicatricielle 02 03 02
Lupus bulleux 03 04 03
Pemphigoide gestationnelle 08 10 09
Total 82 100% 87%
% DB non AI % DB
Diagnostic linique deDB non AI n
(n/12) (n/94
Toxidermie bulleuse 07 58% 08%
Impétigo
herpétiforme 02 17% 02%
Erythème polymorphe 02 17% 02%
Prurigo bulleux 01 08% 01%
Total 12 100% 13%
-9-
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Les DBAI dont l’immunofluorescence directe était positive sont 85 cas et négative sont 19 cas.
18%
IFD positive:
IFD négative:
82%
L’IFD est dite « positive » lorsqu’il existe un dépôt immun au niveau de la peau. Les IFD
Pemph. Cicatricielle 03 03
Lupus bulleux 07 08
Pemphigoide gestationnelle 07 08
Total 85 100%
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
8%
8%
43%
3%
8%
30%
PB Pemphigus
- 11 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Une IFD cutanée « négative » se définit par l’absence de dépôts immuns au niveau de la
peau. Les IFD négatives étaient au nombre de 19 cas et représentent 18% du total des cas
étudiés.
Les critères pris en compte pour retenir un diagnostic final était des critères cliniques,
Les dermatoses bulleuses sont réparties en deux groupes. Les DBAI avec 91 cas et
représentent 88% du totale des cas étudiés. Les DB non AI avec 13 cas et représentent 12% de
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
2%
2%
7%
7%
3%
35%
7%
30%
7%
PB Pemphigus
EBA Pemphigoide gestationnelles
Pemphigoide cicatricielle Lupus bulleux
Toxidermie Erythème polymorphe
Prurigo bulleux
Fig 05: grafique montrant la répartition des diagnotsics finaux
- 13 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
DISCUSSION
- 14 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
I. RAPPEL
le neuro-ectoblaste superficiel,
le mésoblaste intermédiaire
plaque neurale pour former les crêtes neurales, celles-ci, sans connexion avec l’ectoblaste, sont
parallèles au tube neural et se métamérisent en segments assez nombreux qui se forment aux
Des crêtes neurales dérivent, entre autres, les neurones des ganglions rachidiens et du
système nerveux orthosympathique, les cellules paraganglionnaires, les cellules de Schwann des
nerfs périphériques, les mélanocytes et les cellules du système neuroendocrine, les cellules
Le derme et l’hypoderme sont issus des plaques cutanées ou dermatomes qui se forment
- 15 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Epiderme :
deuxième mois, il se bi-stratifie par formation d’une seconde couche de cellules épithéliales
polyédriques aplaties constituant le péri derme. Celui-ci exfolie, puis remplacé dès le quatrième
junctions apparaissent dès le premier mois, les tonofilaments au deuxième mois, les
hémidesmosomes des kératinocytes basaux et les fibres d’ancrage au troisième mois, à ce stade
collagène type IV) sont déjà exprimées, tout comme les principaux antigènes du cell coat des
kératinocytes.
Mélanocytes :
Ils sont présents dans l’épiderme dès le deuxième mois, mais n’y deviennent identifiables
qu’à partir du troisième mois lors de l’apparition des premiers prémélanosomes DOPA+, les
quatrième mois, les cellules de Langerhans sont beaucoup plus précoces et sont présentes avant
Derme :
collagènes au cours des troisième et quatrième mois, il se forme à partir de la plaque cutanée
- 16 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
La peau est l’enveloppe du corps. Elle est en continuité avec les muqueuses recouvrant
les cavités naturelles de l’organisme. C’est le plus gros organe de l’être humain, représentant un
tiers du poids de l’organisme et une surface de l’ordre de 2m2 chez un adulte. Elle est composée
superposées. Une couche stratifiée superficielle, l’épiderme, qui repose sur un tissu de soutien,
le derme. La couche profonde ou hypoderme est aussi appelée tissu sous-cutané (3). Ces trois
Fig. 6 : Coupe schématique montrant les différents constituants du tissu cutané (80)
a. Epiderme :
ses cellules. Ce sont eux qui en migrant, donnent à l’épiderme ses caractéristiques morphologiques :
d’autres cellules de l’épiderme sont dispersées entre les kératinocytes. Elles sont mal vues sur les
- 17 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Constituent 80% des cellules épidermiques. Les kératinocytes assurent trois grandes
rapport avec le cytosquelette et les systèmes de jonction des kératinocytes entre eux.
une fonction de barrière entre les milieux intérieur et extérieur en rapport avec la
Les kératinocytes de l'épiderme se répartissent dans 4 couches qui sont bien visibles en
- 18 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Leurs contours apparaissent hérissés d’épines, d'où le nom de couche spineuse. Ces
épines correspondent aux desmosomes qui accrochent les kératinocytes entre eux.
différenciation des kératinocytes de la peau: les mélanosomes de stade IV, les tonofilaments, les
- 19 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Les mélanosomes de stade IV, sont phagocytés en grand nombre par les
kératinocytes basaux à partir des mélanocytes où ils ont été produits. Ils persistent
Les hémidesmosomes et les desmosomes sont les systèmes de jonction sur lesquels
s'ancrent les tonofilaments: les hémidesmosomes accrochent les kératinocytes
Les cornéodesmosomes avec une ligne dense très épaisse au niveau de la couche
cornée. Ces derniers sont finalement lysés ce qui aboutit à la desquamation des
trop petits pour être visibles en microscopie optique; ils sont ovalaires, entourés
vers la membrane cytoplasmique avec laquelle ils fusionnent. Finalement ils déversent dans
- 20 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
a.2. Mélanocytes:
d’assurer la synthèse des mélanines. Ces dernières ont pour rôle de donner à la peau sa couleur,
les phéomélanines étant des pigments jaune-rouge et les eumélanines des pigments brun-noir.
vers l’épiderme où elles sont considérées comme des cellules dendritiques indifférenciées avec
un marqueur spécifique qui est l’antigène CD1a. Le rôle des cellules de Langerhans est de
capturer les antigènes, d’en assurer l’endocytose et de les réexprimer à leur surface avec les
neuroépithéliales, qui dérivent des cellules souches de l’épiderme foetal et qui ont une fonction
de mécanorécepteur.
Ces cellules sont particulièrement abondantes au niveau des lèvres, des paumes, de la
pulpe des doigts et du dos des pieds. Elles sont à l’origine de la tumeur de Merkel. (7)
b. Derme :
Le derme est la couche essentielle de la peau. Il lui confère sa résistance et son élasticité.
- 21 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
cicatricielle
Il est aussi le lieu de passage des vaisseaux sanguins, des lymphatiques et des nerfs.
dermiques situées entre les crêtes épidermiques. Il est formé de tissu conjonctif
lâche avec des fibres de collagène, fines, isolées et orientées le plus souvent
Meissner.
Le derme réticulaire sous-jacent est d’épaisseur variable. Il est formé d'un tissu
épaisses en gros faisceaux et les fibres élastiques s'entrecroisent dans toutes les
Le derme réticulaire contient aussi de petites artérioles, des veinules et des glomus
artério-veineux, des lymphatiques, des petits nerfs sensitifs et du système nerveux autonome,
des follicules pilo-sébacés et les muscles arrecteurs des poils (sauf au niveau des paumes et des
Le réseau élastique du derme est composé de trois sortes de fibres : les fibres
oxytalanes, les fibres d’élaunine et les fibres élastiques proprement dites, matures
- 22 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Les fibres élastiques matures situées au niveau du derme réticulaire, des septa
parfois anastomosées, entre les fibres de collagène. Elles comprennent une vaste
plage amorphe, claire aux électrons entourée d’un fin manchon de microfibrilles
fibres oxytalanes
transversale due à l’alternance de bandes claires et denses aux électrons suivant une
(collagène XIV et XVI) sont impliqués dans l’assemblage des fibrilles entre elles.
- 23 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Les fibres dites « de réticuline » situées au niveau des lames basales de la jonction
sont non extensibles et non élastiques. Elles donnent au derme sa résistance aux
forces de traction.
Les cellules sont plus abondantes au niveau du derme papillaire que du derme réticulaire
.Elles englobent des cellules fixes et des cellules mobiles d’origine hématopoïétique :
Les cellules d’origine hématopoïétiques sont les mastocytes, les macrophages, les
myofibroblaste.
La substance fondamentale amorphe apparaît vide et totalement claire aux électrons. Elle
est constituée en majeure partie par de l’acide hyaluronique (glycosaminoglycane dit GAG, non
En plus des constituants habituels des tissus conjonctifs, le derme contient des
vaisseaux, du tissu musculaire et des nerfs (terminaisons nerveuses sensitives fibres du système
nerveux autonome)
- 24 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
c. L’hypoderme
richement vascularisé.
Il s'étend jusqu'aux plans aponévrotiques ou périostés sauf au niveau des paupières, des
tissu adipeux blanc séparés par des septums interlobulaires conjonctivo-élastiques servant de
L'abondance du tissu adipeux varie avec les habitudes alimentaires mais aussi les régions
Ils sont composés par les adipocytes. Ce sont des volumineuses cellules dont le
cytoplasme est optiquement vide, puisque leur contenu liquide a disparu. On voit bien leur
contour cellulaire : ce sont des cellules arrondies, possédant un noyau vacuolaire allongé refoulé
contre la membrane.
Les adipocytes sont groupés en lobules primaires, dont la vascularisation artérielle est de
type terminal. Ces lobules primaires sont à leur tour organisés en superstructures qui sont les
lobules secondaires, visibles à l’oeil nu, et d’une taille d’environ 1cm. Ces lobules sont séparés
Ils sont constitués de lames plus ou moins larges faites de tissu conjonctif avec quelques
fibrocytes. On y trouve des artères, des veines, et des nerfs dont la structure a été développée
plus haut. Ils servent en fait de lieu de passage aux vaisseaux qui vont assurer la vascularisation
de la peau.
- 25 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
L'épiderme, comme tout épithélium, n'est pas vascularisé ; il est nourri par
donnant des collatérales destinées à vasculariser les lobules graisseux et les annexes : glandes
réticulaire pour former un deuxième réseau anastomotique dont les mailles sont parallèles au
partent perpendiculairement des artérioles qui abandonnent des branches pour les annexes
jonction derme papillaire-derme réticulaire. De ce dernier réseau, partent des capillaires qui
naissent par une anse borgne du sommet des papilles dermiques et suivent
e. Annexes cutanées :
glandes sébacées
- 26 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
En règle, les glandes sébacées sont annexées aux poils, l'ensemble constituant les
follicules pilo-sébacés. Les glandes sudoripares apocrines sont annexées à certains de ces
follicules pilo-sébacés alors que les glandes sudoripares eccrines sont toujours indépendantes
des poils.
Ainsi, la face superficielle de l'épiderme est criblée d'une multitude de petits orifices
correspondant aux ostiums pilaires et aux pores sudoraux. Les annexes de la peau sont toutes
d'origine épidermique mais situées dans le derme et l'hypoderme ; ceci est très important car
elles constituent une source de cellules profondément ancrées dans la peau capables de
f. Ultrastructure de la peau
immunes (DBAI), sont des maladies acquises caractérisées par l’existence d’autoanticorps dirigés
(78):
autoanticorps.
Les desmosomes et les hémidesmosomes sont des jonctions d’ancrage, qui lient
- 27 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Les desmosomes sont des structures constituées par l’association de deux plaques
Dans le milieu extracellulaire, les deux plaques sont reliées entre elles par des molécules
Dsc).Les filaments intermédiaires de cytokératine (FIC) sont fixés à la plaque desmosomale via
Les Dsg et les Dsc sont des glycoprotéines transmembranaires, calcium dépendantes.
Dsc1 à Dsc3.
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Ces protéines adhèrent entre elles dans l’espace inter-kératinocytaire ou desmoglie par
ubiquitaire. [79] La
supra-basale de l’épiderme. La Dsg1 est exprimée selon un gradient croissant des couches
- Hémidesmosomes
- Filaments d’ancrage
- Fibrilles d’ancrage
- 29 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
densa.
La PL et BPAG1 interagissent avec l’intégrine64 et avec la protéine BPAG2 qui sont des
protéines transmembranaires, réalisant ainsi l’ancrage, via leurs interactions avec la laminine 5,
principale composante des filaments d’ancrage. Cette dernière interagit dans la lamina densa
avec le collagène de type VII, constituant majeur des fibrilles d’ancrage, qui se projette dans la
Dans les DBAI, il se produit des ruptures entre les différentes couches épithéliales,
dissociations des jonctions d’ancrage provoquées par une réaction immunologique de l’individu
Les efforts de recherche réalisés depuis une vingtaine d’années ont permis une meilleure
Les auto-antigènes cibles sont présentés dans le tableau I, en fonction de l’entité clinique
- 30 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
DBAI INTRA-EPIDERMIQUES
Poids
Maladies Antigène cible Localisation
moléculaire
pemphigoïde bulleuse hémidesmosomes
BPAG1 230 kDa filaments d'ancrage
BPAG2 180 kDa lamina lucida
pemphigoïde cicatricielle BPAG2 180 kDa hémidesmosomes
BPAG1 230 kDa
laminine 5 et 6 filaments d'ancrage
collagène VII (chaîne 1) 290 kDa
sous-unité 4 200 kDa hémidesmosomes
intégrine D 64
pemphigoïde gravidique BPAG2 180 kDa hémidesmosomes
épidermolyse bulleuse acquise collagène VII 290 kDa fibrilles d'ancrage
dermatose à IgA linéaire BPAG2 180 kDa hémidesmosomes
et ses fragments protéo- 120 kDa fibrilles d'ancrage
lytiques LABD- 97 kDa lamina lucida et sous la
et LABD97 lamina densa
dermatose herpétiforme transglutaminase
épidermique TGase 3
- 31 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
[Link] : (8)
couleur lorsqu’elles sont illuminées par une source lumineuse d’une autre couleur : elles sont
dites luminescentes. Si la lumière émise est générée dans le millionième de seconde on parlera
plus grande longueur d’onde (lumière d’émission). Une fois l’énergie du photon absorbée, la
molécule se trouve dans un état électroniquement excité et c’est l‘émission d’un photon de plus
En 1941, AH Coons et NK Kaplan ont été les premiers à coupler une molécule
fluorescente à un anticorps pour permettre la détection spécifique d’un antigène sur une coupe
de tissu.
Beutner et Jordon avaient démontré son utilité dans le diagnostic des dermatoses vésico-
pemphigoïde bulleuse.
2.2.Définition
consiste à révéler des motifs antigéniques, présents sur une structure cellulaire ou tissulaire, par
Les Quatres anticorps utilisés en routine détectent les Ig A, les Ig G, les IgM et les C3.
- 32 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
L’IFD cutanée fait intervenir deux acteurs principaux : les motifs antigéniques Recherchés
sur la biopsie cutanée et les anticorps spécifiques marqués qui servent à leurs identifications
Ce sont des molécules du soi absentes de la peau normale, qui s’y déposent suite à un
fractions de complément ou de fibrine dirigés contre des antigènes cutanés (auto antigènes),
formant des complexes immuns, au cours des dermatoses bulleuses auto-immunes (DBAI).
Les anticorps (AC) sont des glycoprotéines reconnaissant de façon très spécifique et avec
une affinité élevée les motifs antigéniques (épitopes) contre lesquels ils ont été produits . le site
de l’AC se liant à l’épitope antigénique est appelé « paratope » et se trouve au niveau des
Ils sont obtenus par immunisation d’un animal (lapin ou chèvre le plus souvent) par
reproductibles et peuvent contenir des anticorps contaminants présents dans le sérum des
animaux ayant servi à leur production ; leur avidité pour l’antigène peut être faible.
Ils sont généralement obtenus chez les souris par la technique des hybridomes. Ils sont
sécrétés par un clone cellulaire immortalisé, résultant de la fusion d’une cellule myélomateuse
- 33 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Par rapport aux ACP, les ACM présentent les avantages suivants : ils sont homogènes et
donc monospécifiques, reconnaissant un seul épitope, ils peuvent être produits en quantité
La production des ACM est assez longue et nécessite des moyens élaborés, ces réactifs
En IFD, les anticorps (Ac) spécifiques (paratopes) doivent avoir une affinité (pour les ACM)
ou une avidité (pour les ACP) élevée, garantissant que l’Ac restera fixé sur le motif antigénique
recherché (épitope) pendant les étapes successives de la réaction de l’IFD, confirmant ainsi le
Les fluorochromes sont des substances qui, excitées par la lumière ultraviolet (UV),
émettent un rayonnement fluorescent visible. Ils sont couplés de façon covalente à l’anticorps
antigénique recherché.
fluorescent apparaît beaucoup plus brillant et plus net (contraste net entre l’Ag recherché et le
tissu voisin).
Les deux fluorochromes les plus utilisés sont l’isothiocyanate de fluorescéine (FITC) qui
- L’IFD à une couche : l’anticorps (AC), révélant le motif antigénique recherché, est
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
- L’IFD à deux couches : l’anticorps révélant le motif antigénique n’est pas marqué,
un premier temps, l’antigène spécifique à cet Ac qui se fixe sur lui, et dans un
On peut ainsi démontrer que le même type cellulaire est porteur de deux antigènes distincts.
a. Siège du prélèvement
Les biopsies doivent être suffisamment larges (3 à 5 mm) et profondes (jusqu’à l’hypoderme)
Ainsi, dans les maladies bulleuses, la biopsie doit être faite au niveau de la peau péri
lésionnelle (et non la bulle ou la vésicule elle-même), à quelques millimètres du bord de la bulle
b.1. Transport :
physiologique
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Dans du liquide de Michel qui est un milieu de transport spécial (Solution de sulfate
d’ammonium tamponnée).
Les biopsies sont achemineés à température ambiante dans le milieu de Michel ; les delais d
acheminement vont de 48H a 10jours donnant des résultats comparables à l’acheminement immédiat.
Avant d’être fixé, le fragment sera rincé avec une solution tampon neutre.
b.2. Fixation
Au laboratoire, le fragment destiné à l’IFD subit immédiatement une fixation par le froid
(congélation). Il est placé dans un tube, dans un récipient en plastique ou dans un petit réceptacle en
aluminium avant d’être plongé dans l’azote liquide et stocké à -20°C (quelques mois) ou mieux à -70°C
Mais la congélation ne permet pas une bonne conservation histologique, elle est donc
Au moment de la technique :
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Laver dans du tampon P.B.S P pH 7,2 deux fois 15 mn pour éliminer les réactifs non liés
Monter les lames à la glycérine tamponnée et les laisser à l’obscurité jusqu’à la lecture
a. Types de fluorescence
fluorescéine.
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
La lecture des coupes est perturbée par des types de « fluorescences parasites » dont les
traités soumis aux ultraviolets (UV) et au système optique utilisé. Elle est
qui est définie comme la capacité de ce dernier à fixer les anticorps. L’antigénicité
d. Interprétation
Il s’agit là d’une première étape de lecture, visant à affirmer la réalité d’un marquage et
sa topographie.
Il existe sans doute des variations dans l’interprétation des fluorescences fines, et
discrètes, méconnues par certains observateurs, interprétées comme non spécifiques par
- 38 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Ceci peut expliquer en partie la variabilité des résultats de l’IFD dans la littérature.
fibrine.
La sensibilité de l’IFD est définie par la quantité minimale de motifs antigéniques pouvant
Des difficultés dans l’une de ces étapes peuvent causer la survenue d’IFD « faux-négatives »
En IFD, le meilleur contrôle est interne, représenté par des cellules de la peau normale
adjacente connues pour exprimer l’antigène recherché, sinon, une coupe d’un autre tissu
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Elle doit être soigneusement vérifiée, car il existe plusieurs causes de réactivités
purifié qui doit abolir l’immunoréactivité de l’anticorps utilisé ensuite dans la réaction d’IFD.
substitution de l’anticorps spécifique avec un anti-sérum non immun, ce qui doit conduire
a. Inconvenants :
lumière ultraviolet
- Cout élevé
b. Remèdes :
qui autorise de plus une meilleure illumination des coupes ; une meilleure
fluorescences parasites.
d’un examen histologique conventionnel ; reste possible mais elle n’a pas la
- 40 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
immunofluorescence Directe.
a. DEFINITION : (19)
La classification initiale des pemphigus repose sur la distinction entre deux grandes
Depuis 1970, de nouvelles formes de pemphigus ont été décrites et qui échappent à
cette dichotomie.
Actuellement, la classification des pemphigus est fondée sur le type anatomoclinique des
lésions et sur l’identification des antigènes cibles reconnus par les auto-anticorps. Trois grandes
- Pemphigus vulgaire.
- Pemphigus végétant.
- 41 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
- Pemphigus érythémateux.
Formes particulières :
- Pemphigus paranéoplasique.
- Pemphigus à IgA.
- Pemphigus herpétiforme.
c. Pemphigus profonds
entre 0,42 et 1,62 par 100000 habitants et par an (21). La maladie a été décrite dans toutes les
ethnies, mais sa fréquence est plus élevée chez les juifs ashkénazes (20, 22, 23). La maladie
touche les deux sexes, le plus souvent entre 40 et 60 ans mais les âges extrêmes peuvent être
Aspect clinique :
Atteinte muqueuse :
Le pemphigus vulgaire débute le plus souvent par des lésions muqueuses dans à peu près le
tiers des cas. L'atteinte buccale est la plus fréquente des atteintes muqueuses, faite de bulles fugaces
rarement observée car laissant rapidement place à des érosions traînantes et douloureuses gênant
l'alimentation et qui peuvent être à l’origine d'une dénutrition (22, 23, 30, 21, 27, 31, 32).
L'atteinte buccale reste volontiers isolée pendant plusieurs mois avant que n'apparaissent
les signes cutanés. Dans certains cas cependant, l'atteinte peut rester exclusivement buccale. En
fait, toutes les muqueuses recouvertes par un épithélium stratifié peuvent être atteintes (23).
- 42 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
L'atteinte pharyngée et laryngée est également fréquente, pouvant se traduire par une
dysphagie, une odynophagie ou une dysphonie (33). L’atteinte de la muqueuse nasale est possible
(34). L'atteinte pénienne est rare et intéresse plus fréquemment le gland. A long terme, les lésions
péniennes ne laissent pas de séquelles ou d'anomalies fonctionnelles (32). Les lésions peuvent
atteindre la vulve, le vagin, mais aussi le col utérin. L'atteinte oculaire est rare et rarement inaugurale. Il
peut s'agir d'une blépharite, d'une kératite, mais souvent d'une conjonctivite pouvant se compliquer
d'ulcérations conjonctivales. Les séquelles oculaires à long terme sont rares (20, 35, 36).
Atteinte cutanée :
les érosions muqueuses. Elle se caractérise par la survenue de bulles flasques, à contenu clair,
siégeant en peau non érythémateuse. Les bulles sont fragiles, vite rompues et laissent place à
des érosions cernées par une collerette épidermique. Il existe généralement un signe de Nikolsky
en peau péri bulleuse et parfois en peau saine. Ce signe consiste en un détachement des
est habituellement absent (22). Les lésions cutanées intéressent le plus souvent la face, le tronc,
- 43 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
dessus de la couche basale de l'épiderme dont les kératinocytes sont également séparés les uns
La sérosité de la bulle contient des cellules acantholytiques. Le derme sous jacent est le
Aspect de l’IFD :
caractéristique en « mailles d’un filet ». Cette constatation a une valeur diagnostique presque
- 44 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Le pemphigus végétant est considéré comme une forme clinique rare du pemphigus
vulgaire, caractérisé par l’évolution végétante des lésions et par leur localisation au niveau des
grands plis.
Aspect clinique :
pronostic.
Le pemphigus de Neumann :
Le pemphigus végétant de Neumann débute par une éruption bulleuse comparable à celle
confluent en vastes placards végétants. Les plis représentent la topographie élective. Le signe de
- 45 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
pustules reposant sur une base inflammatoire. L'évolution se fait vers des érosions
avec renflement jouent en « massue » des bourgeons interpapillaires qui s’enfoncent dans le
derme superficiel.
- 46 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Aspect de l’IFD :
pour la première fois en 1926 (33). C’est une dermatose bulleuse auto-immune relativement
Aspect clinique :
- 47 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
pemphigus érythémateux. Elles sont remplacées par des plaques bien limitées, érythémateuses
Sur le visage les lésions peuvent prendre une disposition en «loup» caractéristiques du lupus.
Le prurit est fréquent. Une atteinte muqueuse est parfois retrouvée sous forme d'une
stomatite érosive. Le signe de Nikolsky est habituellement présent. Les lésions sont
classiquement photosensibles.
Aspect histologique :
Aspect de l’IFD :
comme dans le pemphigus vulgaire. Rarement, ces dépôts épargnent les couches profondes de
- 48 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
La maladie a été initialement décrite en France en 1844 (41). Il s’agit d’une maladie très
Les lésions initiales sont représentées par des bulles très superficielles et éphémères
rapidement remplacées par des érosions croûteuses, parfois cernées d’un érythème. L’évolution
augmentée dans certaines régions du monde, essentiellement rurales et proches des points
d’eau, par la présence de cas familiaux et par l’atteinte des adultes jeunes et adolescents des
Le pemphigus endémique a été initialement décrit au Brésil où il est connu depuis des siècles,
ressentie par les patients atteints par la maladie (20). En fait, le pemphigus endémique brésilien sévit
dans d'autres pays d'Amérique centrale (Paraguay, Argentine, Bolivie, Pérou, Salvador, Colombie (33,
Tunisie. Les études statistiques montrent que l'incidence du pemphigus foliacé en Tunisie est
significativement élevée (6 à 7 cas par million d'habitants et par an). Chez les femmes de 25 à 34 ans,
l'incidence est de 20 cas par million d'habitants et par an. Aucun cas familial n’a pu être retrouvé (42).
- 49 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Aspect de l’IFD :
- 50 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Cette entité a été individualisée la première fois par Jablonka et al. en 1975 (46). C'est
une maladie très rare. Depuis la description du cas princeps, une quarantaine d'autres cas ont
été rapportés.
- 51 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Aspect clinique :
Le début de la maladie est volontiers trompeur. La maladie est souvent prise pour une
dermatite herpétiforme.
prenant volontiers une disposition herpétiforme (47, 46, 48). Une hyper éosinophilie sanguine
Aspect de l’IFD :
montrant des dépôts d’IgG et/ou C3 au niveau des membranes cytoplasmiques kératinocytaires.
C'est une nouvelle forme de pemphigus caractérisée par une éruption vésiculopustuleuse.
Cliniquement les deux types sont caractérisés par des pustules et/ou des vésicules
flasques survenues sur une peau normale ou érythémateuse. Les pustules ont tendance à
Cependant, les pustules du SPD sont situées dans l'épiderme superficiel, alors que dans
le type IBN les pustules se localisent au niveau de l'épiderme profond. Le dépôt d'IgA sur la
surface des kératinocytes en IFD est limité à l'épiderme superficiel au cours du SPD, alors qu'il
- 52 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
est retrouvé sur l'épiderme entier dans le type IEN. Les IgA circulantes sont détectées dans 50%
La desmocolline 1 est la cible, antigénique du type SPD. La cible antigénique du type IEN
n'est toujours pas identifiée (37, 83, 84, 85, 39, 36).
C'est une nouvelle forme de pemphigus décrite par Anhalt et al. en 1990. Depuis, plus de
70 cas ont été rapportés dans le monde. La maladie atteint les sujets âgés de 7 à 77 ans. Deux
cas ont été rapportés chez deux enfants âgés de 7 et 13 ans (86). L'association la plus fréquente
se fait avec les proliférations lymphoïde (lymphomes non hodgkiniens, leucémie lymphoïde
muqueuses sévères,
L'IFD met en évidence des dépôts interkératinocytaires d'lgG et de C3. (33, 87, 88).
Le premier cas de pemphigus induit par la prise de pénicillamine a été décrit en 1969 par
Degos.
majeur dans la survenue de la maladie, ces cas sont souvent de gravité modérée
- 53 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Les médicaments thiolés induiraient plus volontiers' des pemphigus superficiels, alors
que les non thiolés induiraient plus volontiers des pemphigus profonds.
Aspect clinique :
L’aspect clinique est le plus souvent celui d’un pemphigus superficiel (érythémateux ou
foliacé) et moins fréquemment celui d’un pemphigus vulgaire ou herpétiforme. L’atteinte des
muqueuses est rare. En raison de ce polymorphisme clinique, une étiologie médicamenteuse doit
variable et semble plus important pour les médicaments thiolés (314 jours en moyenne) que
Aspect histologique :
Le niveau de clivage peut varier d’une lésion à l’autre et même dans la même lésion chez
- 54 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
un même patient.
anticorps anti-Dsg.
une guérison spontanée à l’arrêt du médicament, alors qu’un aspect en « motte », identique à
celui observé au cours des pemphigus «idiopathiques», doit faire craindre une autonomisation.
IFD :
Les aspects obtenus en IFD sont identiques à ceux rencontrés au cours des pemphigus
idiopathiques.
- 55 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
f. Synthèse :
La sensibilité de cet examen est considérée comme excellente par la plupart des auteurs.
Elle est évaluée par un paramètre important, il s’agit de la valeur prédictive négative (VPN) de
Dans le pemphigus, la VPN de l’IFD est de 85% à 90%, elle n’est pas de 100% à cause des
Toutefois, si l’IFD est réalisée dans le respect des conditions optimales ci- dessus, alors
on note qu’elle est presque toujours positive à la phase d’état ou la forme active de la maladie.
Dans le cas où l’IFD est négative ou non spécifique, alors que l’histopathologie évoque le
pemphigus, le médecin devrait répéter l’IFD et/ou s’appuyer sur l’IFI pour confirmer le
diagnostic de pemphigus.
Dans notre série, nous avons retenu 30 cas de Pemphigus avec un taux de positivité de
l’IFD d’environ 84,6 % ce qui rejoint les données de la littérature. Dans le Pemphigus vulgaire le
taux de positivité était de 75%, dans le Pemphigus séborrhéique 100%, dans le Pemphigus foliacé
Les IFD positives du pemphigus ont montré dans 69,3% des cas, un dépôt d’IgG isolé en
- 56 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
La spécificité de l’IFD dans le pemphigus est très bonne. Elle est évaluée par un
paramètre important, il s’agit de la valeur prédictive positive (VPP) de l’IFD dans le pemphigus
qui correspond à la probabilité qu’a un malade à présenter la maladie si l’IFD est positive. Dans
le pemphigus, la VPP de l’IFD est extrêmement élevée, et s’approche de 100% (100, 82, 101).
Mais dans ces cas, les signes cliniques et histologiques ne sont pas ceux du pemphigus,
pas être retenu quand il y a un dépôt isolé de C3 dans l’espace interkératinocytaire, car ce
dernier peut être présent dans beaucoup de dermatoses inflammatoires non spécifiques (102, 82).
CONCLUSION
Les pemphigus sont caractérisés histologiquement par une bulle intraépidermique avec
acantholyse.
L’aspect IFD des pemphigus est quasiment pathognomonique quand les dépôts sont
de filet de l’épiderme.
• les pemphigus débutants où l’IFD est le seul examen positif (l’IFI ne s’est pas
encore positivé),
- 57 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
caractéristique,
acantholyse,
diagnostic
séronégatifs,
Dans notre étude, nous avons retenu 15 cas de pemphigus vulgaire. Aucun cas de
Pemphigus végétant n’a été retenu. 07 cas de Pemphigus foliacé, 07 cas de Pemphigus
a. Pemphigoïde bulleuse
C’est la plus fréquente des dermatoses bulleuses auto-immunes et représente 70% des
DBAI sous-épidermiques. Elle touche surtout les sujets âgés, de plus de 70 ans, sans
prédominance de sexe ni de race (49, 50, 51, 52, 53, 54). Cependant, cette affection peut aussi
L’Éruption caractéristique est une bulle tendue, à contenu clair, souvent de grande taille, siégant
Les lésions sont symétriques avec une prédilection pour les faces de flexion et la racine
- 58 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
polymorphe.
- 59 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
a.3. IFD :
patients atteints de pemphigoïde bulleuse montre des dépôts linéaires, continus d’Ig G et (dans
Bien qu’il ne permette pas de différencier cette affection d’autres dermatoses bulleuses
pemphigoïde bulleuse.
Dans notre série 26 patients avaient un dépôt linéaire isolé de C3 le long de la jonction
- 60 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
De façon unanime, dans la pemphigoïde bulleuse, la sensibilité (ou valeur prédictive négative)
de l’IFD est proche de 100%, et ce à condition que la technique de l’IFD soit respectée (102, 100,
104). Cependant, la sensibilité de l’IFD peut être modifiée par certains paramètres (40, 100.105) :
les biopsies.
La spécificité de l’IFD est cependant moins grande que sa sensibilité. En effet, un grand
IFD. De même, le lupus peut avoir une IFD semblable. Ainsi, la confrontation entre la clinique
(âge, aspect, des lésions cutanées, évolution), la biologie, l’histologie, l’IFI et l’IFD (Aspect
100.103).
a.6. SYNTHESE :
La pemphigoïde bulleuse est la forme la plus fréquente des DBAI sous- épidermiques
L’IFD représente un argument diagnostique capital dans les Pemphigoides bulleuses. Elle
possède une sensibilité de près de 100% et une faible spécificité; ce qui fait qu’elle a une
Dans notre série, on a retenu 36 cas de PB avec un taux de positivité de l’IFD de 93% ce
- 61 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
d’herpes gestationis » selon la première description de Milton en 1872) est une pemphigoïde
habituellement après l’accouchement. C’est une maladie rare dont l’incidence est estimée de
cours du deuxième ou troisième trimestre de la grossesse. Un début plus précoce est exceptionnel.
b.3. IFD :
L’IFD sur biopsie de peau péribulleuse immédiatement congelée montre des dépôts
- 62 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Le taux global de positivité de l’IFD dans la PG est proche de 100% (100.104)). Le site
l’activité de la maladie ne modifient absolument pas l’IFD, qui reste longtemps positive même
Dans notre étude tous les patients pour lesquels le diagnostc de PG a été retenu avaient
La spécificité de l’IFD est cependant moins grande que sa sensibilité. En effet, un grand
nombre de DBAI sous-épidermique (surtout la PB, la PC et l’EBA) donnent le même aspect en IFD.
De même, le lupus peut avoir une IFD semblable. Et ce n’est que la confrontation de l’IFD avec la
clinique et les circonstances de survenu qui permet de poser le diagnostic d’une PG.
Elle révèle, dans 100% des cas, des dépôts linéaires continus homogènes, de C3 isolé ou associé
- 63 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
L’atteinte cutanée est inconstante. La forme la plus fréquente touche les muqueuses,
L’atteinte buccale est la plus fréquente ; réalisant le plus souvent un tableau de gingivite
érosive.
Les bulles intra-buccales sont rares, localisées sur le palais, la langue ou les gencives.
La traction de l’une de ces pseudo-membrane avec une pince type Moria fait apparaître
Les stades I et II correspondent à une conjonctivite érythémateuse qui évolue au stade III
palpébrale.
Au stade IV, le pronostic fonctionnel est fortement engagé avec l'apparition d'opacités
La cécité survient dans 5 à 20 % des cas Les muqueuses nasale, pharyngée, laryngée,
Les lésions cutanées sont observées dans 25 % des cas. Généralement peu nombreuses, à
- 64 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
éosinophiles.
La mise en évidence du clivage ne peut se faire que si la biopsie porte sur une zone
c.3. IFD :
L’IFD sur biopsie de peau ou de muqueuse périlésionnelle montre des dépôts linéaires,
Elle est plus souvent positive sur les biopsies de muqueuse que de peau.
Elle permet dans la grande majorité des cas d’éliminer, dans les formes muqueuses
non auto-immunes.
Dans notre étude, un seul cas de Pemphigoide cicatricielle a été retenu.. L’IFD objectivait
Le taux global de positivité de l’IFD dans la pemphigoïde cicatricielle varie selon les
périlésionnelle (normale ou érythémateuse) (102). La sensibilité de l’IFD serait plus élevée dans
les biopsies muqueuses que dans les biopsies cutanées (106, 107, 103).
- 65 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Devant ce doute diagnostique, on pourra faire appel à des examens plus sophistiqués
l’immunotransfert.
c.6. CONCLUSION
L’IFD posède une valeur prédictive négative de près de 90%. Son aspect dans la
anticorps anti-membrane basale circulants à l’IFI donne d’autant plus de valeur à l’IFD.
Dans notre série un seul cas de Pemphigoide cicactricielle a été retenu avec une IFD
épidermique.
dont l’incidence est méconnue ; elle appartient au groupe des dermatoses bulleuses auto-
immunes de la jonction.
bulleuses héréditaires.
En 1971, Roenick a établi les critères modernes de diagnostic, montrant l’existence d’un
Au début des années 1980, Gammon, Niebauer et Yaoita ont individualisé différentes
bulleuse acquise devenait ainsi une entité séparée du groupe des pemphigoïdes.
- 66 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
L’épidermolyse bulleuse acquise (EBA) est la plus rare des MBAI. Elle survient
d’ancrage du derme superficiel. Elle survient à tout âge avec une prédisposition génétique chez
L’épidermolyse bulleuse acquise est une maladie qui touche surtout l’adulte bien que des
cas pédiatriques aient été décrits. Elle peut donner lieu à des tableaux cliniques assez variés: la
forme classique, qui touche surtout l’adulte entre 30 et 40 ans, se traduit par des lésions
bulleuses reposant en peau saine, prédominant aux zones de frottement sur les faces
d’extension des membres (dos des mains, coudes, genoux, talons). Ces bulles sont souvent
provoquées par des traumatismes minimes et cicatrisent de façon atrophique avec de nombreux
grains de milium. Des dystrophies unguéales sont fréquemment notées, de même qu’une
faire toute la gravité de la maladie, car elles guérissent au prix de lésions cicatricielles pouvant
montre une bulle sous-épidermique, dont le toit est formé par un épiderme intact non nécrotique.
aspect cicatriciel du derme avec formation de grains de milium et densification des faisceaux de
collagène.
Les images sont souvent superposables aux images de porphyrie cutanée tardive.
Il existe un certain degré d’oedème dermique. Cet aspect est proche de celui de la bulle
de pemphigoïde.
- 67 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
On observe parfois un clivage au sein d’un matériel amorphe situé sous la lamina densa
raréfiées et amincies.
d.3. IFD :
Des dépôts d’IgA, d’IgM, de C1q, et de C4 peuvent être associés plus rarement.
Plus récemment ont été proposées des techniques d’IF cutanée directe sur peau séparée
par le NaCl molaire qui permet d’observer la localisation des dépôts fluorescents in vivo par
rapport à un clivage induit, les dépôts étant situés au niveau du plancher du clivage dans
Le taux global de positivité est très élevé, d’environ 95% (100, 108). L’IFD a donc une
valeur prédictive négative très élevée. Le site recommandé de la biopsie (donnant la plus forte
L’IFD est un examen capital pour poser le diagnostic d’EBA. Cependant le résultat de l’IFD
• la pemphigoïde bulleuse
• la pemphigoïde cicatricielle
- 68 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
• la pemphigoïde gravidique
L’IFD a donc une faible valeur prédictive positive. C’est pourquoi l’interprétation de l’IFD
d.6. SYNTHESE :
Dans l’EBA, l’aspect de l’IFD est un élément important du diagnostic avec une sensibilité
de près de 95%. Mais avec une faible spécificté. Ainsi, devant un doute diagnostique entre l’EBA
et la pemphigoïde bulleuse (PB), la réalisation d’une immunofluorescence (IF) sur peau clivée par
le NaCl trouve tout son intérêt, et peut trancher : elle montre un marquage limité au plancher du
clivage pour l’EBA et au plafond pour la PB. Dans l’EBA, l’IFD possède une valeur prédictive
Dans notre étude on a retenu le diagnostic d’EBA chez trois patients. L’age moyen de nos
patients était de 26 ans ce qui concordait avec les données de la littérature. La sensibilité était
de 100% ce qui concorde avec les données de la littérature. Chez 06 patients on avait un dépôt
- 69 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
La dermatite herpétiforme (DH) est une dermatose bulleuse auto-immune rare, touchant
de façon prédominante les caucasiens, adultes ou enfants, avec un sexe ratio homme/femme de
1.8/1, dont l’incidence est d’environ 2 cas par million d’habitants / par an et la prévalence
entité à part au sein des DBAI Decrite en 1884 par Duhring et son association à la maladie
Le début est souvent marqué par un prurit intense avec une sensation de cuisson vive.
bouquets » à l’origine du nom de cette affection qui n’a aucun rapport avec le
virus herpès.
- La rupture de ces vesicules entrainent des érosions crouteuses qui laissent une
cicatrisation pigmentée.
- la localisation est évocatrice par sa symétrie : les lésions siègent sur les zones d’appui
avant tout, fesses ; épaules, nuque, faces d’extension des membres ; et le visage son
polynucleaires neutrophiles
- 70 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
D’autres aspects peu spécifiques sont observés : oedème dermique, dépôts de fibrine,
polynucléaires éosinophiles au sein de l’infiltrat qui peut prendre une disposition périvasculaire
e.3. IFD :
En peau malade et surtout en peau saine périlésionnelle, des dépôts d’IgA granuleux
situés au sommet des papilles dermiques sont observés dans 85 à 90% des cas.
Ces dépôts d’IgA sont parfois associés à de l’IgG et du C3, ce dernier se retrouvant en
peau saine.
Fig.26 : Dépôt d’IgA en petits amas granuleux au sommet des papilles dermiques
L’IFD est extrêmement sensible, elle est positive dans pratiquement 100% des cas (85 à
90% pour la fluorescence granulaire des papilles dermiques, 10 à 15% pour la fluorescence de la
- 71 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
JDE). En cas de résultat négatif, les biopsies doivent être répétées. Cependant l’IFD peut être
dermatite herpétiforme. Ce qui fait que l’IFD possède une excellente spécificité dans la dermatite
e.6. CONCLUSION :
continus d’IgA de la JDE) est pathognomonique de la dermatite herpétiforme (DH). L’IFD est un
une grande sensibilité et spécificité dans la dermatite herpétiforme. Dans notre étude on n’a
f. Dermatose a IgA lineaire : (70- 71- 72- 73- 74- 75;76 77):)
f.1. Généralités :
La dermatose à IgA linéaire (DIgAL) est une dermatose bulleuse auto-immune (DBAI) rare,
dont l’incidence est estimée à moins de 1 cas par million d’habitants et par an .
Forme de l'enfant :
Débute à la 2ème enfance sans prédominance de sexe. Avec une atteinte péri- orale et
périnéale. Elle se caractérise par une éruption vésiculobulleuse prurigineuse donnant un aspect
- 72 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
en rosette ou en bouquet, rarement des bulles tendues de grande taille, reposant sur peau
entéropathie au gluten est moins fréquente que dans la dermatite herpétiforme. L’évolution est
favorable en 2 à 3 ans.
Forme de l'adulte :
Elle se caractérise par une éruption cutanée polymorphe : bulles de taille variable, parfois
inconstants.
éosinophiles;
f.4. IFD :
L’IFD met en évidence, en peau péribulleuse, les dépôts fins et linéaires d’IgA sur la zone
Dans 50 % des cas, ces dépôts sont isolés, dans les autres cas ils sont associés par ordre de
fréquence décroissante à des dépôts de C3, d’IgG, plus rarement d’IgM, mais restent prédominants
par leur intensité.Ils persistent longtemps, même après évolution favorable de la maladie.
- 73 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Spécificité de l’IFD :
L’existence d’une fluorescence linéaire homogène d’IgA le long de la JDE, définit la DIAL.
Sa place dans le diagnostic est donc incontournable. Néanmoins, il peut également persister des
• Avec une pemphigoïde bulleuse (PB), si les dépôts immuns comportent à la fois des
IgA et des IgG. Le critère qui peut trancher dans ce cas, est l’intensité de la
fluorescence en IgA et en IgG. Ainsi, si le dépôt d’IgA est plus intense que l’IgG, on
retient la DIAL.
• Avec une dermatite herpétiforme (DH), si l’IFD montre un dépôt granulaire continu
d’IgA le long de la JDE.
conclusion :
La dermatose à IgA linéaires(DIAL), est une DBAI sous-épidermique, définie Par son aspect en
IFD : dépôts fluorescents linéaires homogènes le long de la JDE, composés d’IgA. L’IFD possède une
grande sensibilité. Elle est donc l’élément indispensable au diagnostic de cette entité.
Aucun cas de dermatose à IgA linéaire n’a été observé dans notre étude.
g. Le lupus bulleux :
Le lupus bulleux est une maladie auto-immune rare et peu fréquente de la maladie lupique.
bouquets, apparaissant en peau saine sur les zones exposées et non exposées, et qui
disparaissent sans laisser de cicatrice ou de grains de milium. Très rarement, cette manifestation
- 74 -
L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
L’IFD montre des dépots d’IgG ou IgM et IgA le long de la jonction dermo- épidermique
La valeur prédictive positive de l’IFD dans le LED est de 95%, et la valeur prédictive
négative est de 32% (110). Les dépôts immuns de la JDE peuvent être trouvés dans plusieurs
Dans notre étude nous avons retenu 08cas de lupus bulleux et pour lesquels l’IFD était
L’IFD peut être utile pour différencier entre les dermatoses bulleuses non auto-immune
Elle est généralement négative, mais parfois, elle peut montrer des aspects très variables,
non spécifiques : une fluorescence des corps cytoïdes, des dépôts d’immunoglobulines dans les
Dans notre série toutes les dermatoses bulleuses non auto-immunes avaient une IFD négative.
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
CONCLUSION
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
qui consiste à révéler des motifs antigéniques, présents sur une biopsie cutanée, par application
Dans les dermatoses bulleuses auto-immunes les AC se fixent sur l’Ag situé dans
épidermique). Les cinq anticorps utilisés en routine détectent les Ig A, les Ig G, les Ig M, les C1q
et les C3. Ce qui qui permet d’individualiser plusieurs entités cliniques de DBAI selon le siège et
Les inconvénients de l’IFD sont surtout liés à toutes les causes de fluorescences non
temps, le recours aux documents photographiques systématique s’impose. Dans les DBAI la
Notre travail a cherché à apercier l’apport de l’IFD dans le diagnostic des DBAI. Nos
résultats ont été superposables à ceux de la littérature. Ils ont pu démontrer l’intérêt capital de
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
ANNEXE
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Annexe 1
Identité :
Age : Mutuelle :
Antécédents :
Medicaux :
Chirurgicaux : Familiaux :
Diagnostic histologique :
Résultats de L’IFD :
Diagnostic retenu :
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
RÉSUMÉS
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
RESUME
la fois très diverse et de pronostic variable, parfois péjoratif. Leur diversité nécessite la
révéler des motifs antigéniques, présents sur une biopsie cutanée, par application d’anticorps
(AC) spécifiques du motif antigénique à révéler, rendu préalablement fluorescents par couplage à un
fluorochrome. Les cinq anticorps utilisés en routine détectent les Ig A, les Ig G, les Ig M et les C3.
Notre travail a porté sur une étude rétrospective réalisée au laboratoire d’Anatomie
au service de dermatologie et ayant bénéficiés d’un examen immunohistochimique (IFD) sur une
période de SIX ans (2011-201). Ainsi nous avons retenu 104 cas suivis en dermatologie et pour
Les diagnostics finaux des DBAI retenues étaient réparties comme suit : 36 cas de
DBAI. Les DBAI sous épidermiques possède une grande sensiblité et une faible spécificité, mis à
part la dermatite herpétiforme et la dermatose à IgA linéaire qui possédent aussi une forte
spécificité. Les DBAI sous épidermique possèdent une forte sensibilité et aussi une forte spécificité.
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
Selon la littérature le taux de positivité de l’IFD dans les DBAI est très élevé. Ce qui rejoint
les résultats de notre étude qui étaient : de 93% dans la Pemphigoide bulleuse, de 85% dans le
cicatricielle.
L’IFD a reussi à démonter qu’elle possédait une grande valeur diagnostic dans les
l’histologie sont compatibles, de trancher dans un doute diagnostic clinique et/ou histologique
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
ABSTRACT
Autoimmune bullous dermatosis (AIBD) are a heterogeneous group of disease, that are
having both variable’s prognosis and sometimes pejorative. Their diversity requires the
Applying the direct immunofluorescent (DIF) to the skin biopsy, looking for antigenic
unit, has allowed to improve the diagnosis of autoimmune Bullous dermatosis. The principle of
the technic is to reveal the antigenic motif, present on a skin biopsy, by using specific antibodies
University Hospital MOHAMED VI of MARRAKECH. Built from the records of patients at the
dermatology Department and receiving a DIF review over a period of SIX years (2011-2016). We
chose 104 cases treated on Department of Dermatology and Venereology and for which a DIF
was carried.
Bullosa Acquisita, 08 cases of gestational Pemphigoid, 08 cases of Bullous lupus and a case of
Cicatricial Pemphigoid.
The DIF has a variable degree of sensitivity and specificity depending on the nature of the
AIBD: AIBD subepidermal has a high sensitivity and low specificity, apart from Dermatitis
Herpetiformis and the Linear IgA Dermatosis that also have a high specificity. AIBD intra
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
According to the literature the level positivity of the DIF in the AIBD is very high. Which
strengthen our study’s results that were: 93% in Bullous Pemphigoid, 85% in the Group of
The IFD has proved that it had great diagnostic’s value in autoimmune Bullous
dermatosis. It allows to confirm a diagnosis when the clinic and histology are compatible, to
decide in a clinical and/or histologic diagnosis uncertainty and to eliminate clinical and/or
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
ﻣﻠﺧﺹ
ﺍﻟﻔﻘﺎﻋﺔ ﺍﻟﻣﻧﻳﻌﺔ ﻟﻠﺩﺍﺕ ﺗﺷﻛﻝ ﻣﺟﻣﻭﻋﺔ ﻣﻥ ﺍﻻﻣﺭﺍﺽ ﺍﻟﻐﻳﺭ ﻣﺗﺟﺎﻧﺳﺔ ﺍﻟﺗﻲ ﻫﻲ ﻣﺗﻧﻭﻋﺔ ﻭﺩﺍﺕ ﺗﻧﺑﺎﺕ ﻣﺗﻐﻳﺭﺓ
ﻭﺧﻁﻳﺭﺓ ﺍﺣﻳﺎﻧﺎ
ﻫﺩﺍ ﺍﻟﻧﻭﻉ ﻳﻭﺟﺏ ﺍﻟﺟﻣﻊ ﺑﻳﻥ ﺍﻟﻔﺣﺹ ﺍﻟﺳﺭﻳﺭﻱ ﺍﻟﺗﺷﺭﻳﺢ ﺍﻟﺩﻗﻳﻖ ﻭﺍﻻﺷﻌﺎﻉ ﺍﻟﻣﻧﺎﻋﻲ ﺍﻟﻣﺑﺎﺷﺭ ﺍﻟﺟﻠﺩﻱ
ﺗﻁﺑﻳﻖ ﺗﻘﻧﻳﺔ ﺍﻻﺷﻌﺎﻉ ﺍﻟﻣﻧﺎﻋﻲ ﺍﻟﻣﺑﺎﺷﺭ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺧﺯﻉ ﺍﻟﺟﻠﺩﻳﺔ ﻟﻠﺑﺣﺙ ﻋﻥ ﻣﺿﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺟﻳﻧﺎﺕ ﺍﻟﺧﻠﻭﻳﺔ ﺍﻭ
ﺍﻟﻧﺳﻳﺟﻳﺔ ﻣﻛﻥ ﺗﺣﺳﻳﻥ ﺗﺷﺧﻳﺹ ﺍﻟﺟﻼﺩﺍﺕ ﺍﻟﻔﻘﺎﻋﻳﺔ ﺍﻟﻣﻧﻳﻌﺔ ﻟﻠﺩﺍﺕ
ﻣﺑﺩﺍ ﻫﺩﻩ ﺍﻟﺗﻘﻧﻳﺔ ﻳﻌﺗﻣﺩ ﻋﻠﻰ ﺍﻳﺟﺎﺩ ﻣﺿﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺟﻳﻧﺎﺕ ﻓﻲ ﺍﻟﺧﺯﻉ ﺍﻟﺟﻠﺩﻳﺔ ﻣﻥ ﺧﻼﻝ ﻭﺿﻊ ﻣﺿﺎﺩﺍﺕ ﺍﻻﺟﺳﺎﻡ
ﺍﻟﺧﺎﺻﺔ ﺑﻬﺎ ﻭﺍﻟﺗﻲ ﺗﺻﺑﺢ ﻣﺷﻌﺔ ﺑﻌﺩ ﺍﺿﺎﻓﺔ ﺍﻟﻔﻠﻳﻭﺭﻛﺭﻭﻡ
ﻫﺩﺍ ﺍﻟﻌﻣﻝ ﻫﻭ ﻋﺑﺎﺭﺓ ﻋﻥ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺭﺟﻌﻳﺔ ﺍﻗﻳﻣﺕ ﻓﻲ ﻣﺧﺗﺑﺭ ﺍﻟﺗﺷﺭﻳﺢ ﺍﻟﺩﻗﻳﻖ ﺑﺎﻟﻣﺳﺗﺷﻔﻰ ﺍﻟﺟﺎﻣﻌﻲ ﷴ ﺍﻟﺳﺎﺩﺱ
ﺑﻣﺭﺍﻛﺵ ﺧﻼﻝ ﺍﻟﻔﺗﺭﺓ ﺍﻟﺯﻣﻧﻲ ﺍﻟﻣﻣﺗﺩﺓ ﻣﻥ 2011ﺍﻟﻰ 2016ﻭﻣﻧﻪ ﺣﺻﻠﻧﺎ ﻋﻠﻰ 104ﺣﺎﻟﺔ
ﺍﻟﺗﺷﺧﻳﺻﺎﺕ ﺍﻟﻧﻬﺎﺋﻳﺔ ﻛﺎﻧﺕ ﻛﻣﺎ ﻳﻠﻲ :
• ﺣﺎﻟﺔ ﻓﻘﻌﺎﻥ ﻓﻘﺎﻋﻲ
• ﺣﺎﻟﺔ ﻓﻘﺎﻉ
ﺍﻻﺷﻌﺎﻉ ﺍﻟﻣﻧﺎﻋﻲ ﺍﻟﻣﺑﺎﺷﺭ ﻳﺗﻭﻓﺭ ﻋﻠﻰ ﺩﺭﺟﺎﺕ ﻣﺗﻐﻳﺭﺓ ﻣﻥ ﺍﻟﺣﺳﺎﺳﻳﺔ ﻭ ﺍﻟﺗﺧﺻﺹ ﺣﺳﺏ ﻁﺑﻳﻌﺔ ﺍﻟﺟﻼﺩ
ﺍﻟﻔﻘﺎﻋﻲ ﺍﻟﻣﻧﻳﻊ ﻟﻠﺩﺍﺕ
ﺑﺎﻟﻧﺳﺑﺔ ﻟﻠﺟﻼﺩ ﺍﻟﻔﻘﺎﻋﻲ ﺍﻟﻣﻧﻳﻊ ﻟﻠﺩﺍﺕ ﺗﺣﺕ ﺍﻟﺑﺷﺭﺓ ﻳﺗﻣﻳﺯ ﺑﺣﺳﺎﺳﻳﺔ ﻋﺎﻛﻳﺔ ﻭﺗﺧﺻﺹ ﺿﻌﻳﻑ ﺍﻻ ﺍﻟﺟﻼﺩ
ﺍﻟﺧﻁﻲ ﻭﺍﻟﺗﻬﺎﺏ ﺍﻟﺟﻠﺩ ﺍﻟﺟﻠﺋﻲ
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
ﺍﻟﺟﻼﺩﺍﺕ ﺍﻟﻔﻘﺎﻋﻳﺔ ﺍﻟﻣﻧﻳﻌﺔ ﻟﻠﺩﺍﺕ ﺩﺍﺧﻝ ﺍﻟﺑﺷﺭﺓ ﺗﺗﻭﻓﺭ ﻋﻠﻰ ﺣﺳﺎﺳﻳﺔ ﻭﺗﺧﺻﺹ ﻣﺭﺗﻔﻌﻳﻥ
ﺣﺳﺏ ﻣﺧﺗﻠﻑ ﺍﻟﺩﺭﺍﺳﺎﺕ ﻧﺳﺑﺔ ﺍﻳﺟﺎﺑﻳﺔ ﺍﻻﺷﻌﺎﻉ ﺍﻟﻣﻧﺎﻋﻲ ﺍﻟﻣﺑﺎﺷﺭ ﻓﻲ ﺍﻟﺟﻼﺩﺍﺗﺎ ﻟﻔﻘﺎﻋﻳﺔ ﺍﻟﻣﻧﻳﻌﺔ ﻟﻠﺩﺍﺕ ﺟﺩ
ﻣﺭﺗﻔﻌﺔ ﻭﺩﻟﻙ ﻋﻠﻰ ﻏﺭﺍﺭ ﺩﺭﺍﺳﺗﻧﺎ
ﺍﻻﺷﻌﺎﻉ ﺍﻟﻣﻧﺎﻋﻲ ﺍﻟﻣﺑﺎﺷﺭ ﺗﻣﻛﻥ ﻣﻥ ﺍﻟﺑﺭﻫﻧﺔ ﻋﻠﻰ ﺍﻧﻪ ﻳﺗﻭﻓﺭ ﻋﻠﻰ ﻗﻳﻣﺔ ﺗﺷﺧﻳﺻﻳﺔ ﺟﺩ ﻋﺎﻟﻳﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺟﻼﺩﺍﺕ
ﺍﻟﻔﻘﺎﻋﻳﺔ ﺍﻟﻣﻧﻳﻌﺔ ﻟﻠﺩﺍﺕ
ﻓﻬﻭ ﻳﻣﻛﻥ ﻣﻥ ﺗﺎﻛﻳﺩ ﺍﻟﺗﺷﺧﻳﺹ ﺍﻟﺳﺭﻳﺭﻱ ﻭ ﺍﻭ ﺍﻟﺗﺷﺭﻳﺢ ﺍﻟﺩﻗﻳﻖ
ﻣﻥ ﺍﻟﺗﻣﻳﻳﺯ ﺑﻳﻥ ﺍﻟﺗﺷﺧﻳﺹ ﺍﻟﺳﻳﺭﻱ ﻭ ﺍﻭ ﺍﻟﺗﺷﺭﻳﺢ ﺍﻟﺩﻗﻳﻖ
ﻭ ﻣﻥ ﺍﻗﺻﺎء ﺍﻟﺗﺷﺧﻳﺹ ﺍﻟﺳﻳﺭﻱ ﻭ ﺍﻭ ﺍﻟﺗﺷﺭﻳﺢ ﺍﻟﺩﻗﻳﻖ
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L’Apport de l’immunofluorescence directe dans le diagnostic des dermatoses bulleuses
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ﺳﻡ ِﺑﺎ� ﺍﻟﻌَ ِﻅﻳﻡ ْ
ﺃﻗ ِ
ﺃﺭﺍﻗﺏ ﷲ ﻓﻲ ِﻣ ْﻬﻧَﺗِﻲ.
َ ﺃﻥ
ﻭﻥ ﺣﻳﺎﺓ ﺍﻹﻧﺳﺎﻥ ﻓﻲ ﻛﺂﻓّ ِﺔ َ
ﺃﻁﻭﺍﺭ َﻫﺎ ﻓﻲ ﻛﻝ ﺍﻟﻅﺭﻭﻑ ﺻ َﻭﺃﻥ ﺃ ُ
ﺽ
ﻭﺍﻟﻣﺭ ِ
َ ﻼﻙ
ﺳ ِﻌﻲ ﻓﻲ ﺍﺳﺗﻧﻘﺎﺫﻫﺎ ِﻣﻥ ﺍﻟ َﻬ ِ
ﻭﺍﻷ َﺣﻭﺍﻝ ﺑﺎﺫﻻ ﻭ ْ
ﻭﺍﻷﻟَﻡ ﻭﺍﻟﻘَﻠَﻖ.
ﺳ ﱠﺭ ُﻫ ْﻡ.
ﺳﺗﺭ ﻋ َْﻭ َﺭﺗ ُﻬﻡ ،ﻭﺃﻛﺗ َﻡ ِ
ﻛﺭﺍ َﻣﺗ ُﻬﻡ ،ﻭﺃ ْ ﻭﺃﻥ ﺃﺣﻔَ َﻅ ِﻟﻠﻧَ ِ
ﺎﺱ َ
ﺍﻟﺩﻭﺍﻡ ﻣﻥ ﻭﺳﺎﺋِﻝ ﺭﺣﻣﺔ ﷲ ،ﺑﺎﺫﻻ ِﺭﻋَﺎﻳَﺗﻲ ﺍﻟﻁﺑﻳﺔ ﻟﻠﻘﺭﻳﺏ ﻭﺍﻟﺑﻌﻳﺩ، َ
ﺃﻛﻭﻥ ﻋَﻠﻰ َ ﻭﺃﻥ
ﻟﻠﺻﺎﻟﺢ ﻭﺍﻟﻁﺎﻟﺢ ،ﻭﺍﻟﺻﺩﻳﻖ ﻭﺍﻟﻌﺩﻭ.
ﺍﻟﻣﺅﻣﻧﻳﻥ.
ِ ﺳﻭ ِﻟ ِﻪ َﻭ
ﷲ َﻭ َﺭ ُ
ﻭﷲ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺃﻗﻭﻝ ﺷﻬﻳﺩﺍ
ﺃﻁﺭﻭﺣﺔ ﺭﻗﻡ 084 ﺳﻧﺔ 2018
ﺍﻟﻠﺟﻧﺔ
ﺍﻟﺭﺋﻳﺱ ﻡ .ﺯﻳﺎﻧﻲ ﺍﻟﺳﻳﺩ
ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻓﻲ ﺍﻟﻁﺏ ﺍﻟﺑﺎﻁﻧﻲ
ﺍﻟﻣﺷﺭﻑ ﺃ .ﻓﺧﺭﻱ ﺍﻟﺳﻳﺩ
ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻣﺑﺭﺯ ﻓﻲ ﻋﻠﻡ ﺍﻷﻧﺳﺟﺔ -ﻋﻠﻡ ﺍﻟﺧﻼﻳﺎ ﺍﻟﺧﻠﻭﻳﺔ
ﻡ .ﺑﻭ ﺍﻟﺭﻭﺱ ﺍﻟﺳﻳﺩ
ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻓﻲ ﻁﺏ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ
ﺍﻟﺣﻛﺎﻡ ﺃ .ﺑﻠﺑﺷﻳﺭ ﺍﻟﺳﻳﺩ
ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻣﺑﺭﺯ ﻓﻲ ﺍﻟﺗﺷﺭﻳﺢ ﺍﻟﻣﺭﺿﻲ