Exercices sur le théorème de Stokes
Exercices sur le théorème de Stokes
p
où f : D → R et D = Ψ(T ). où f : D → Rp et D = Φ̃(T ).
K. Koufany 1
1A – Math pour l’ingénieur - 2023/24
Exercice 2. Calculer le volume V du solide délimité par l’ellipsoı̈de d’équation Exercice 4. Vérifier le théorème de Stokes pour la champ vectoriel f (x, y, z) =
(0, 0, y 2 ) et la surface
x2 y2 z2
+ + =1
a2 b2 c2 Σ = {(x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 = 1, z ≤ 0}.
4 RR
Corrigé l’exercice 4. (1) Calculons Σ rot(f )·. On a rotf = (2y, 0, 0). On
et montrer que V = πabc.
3 choisit de paramétrer Σ par
Corrigé l’exercice 2. On remarque que l’ellipsoı̈de E est l’image de la sphère σ(θ, φ) = (cos θ sin φ, sin θ sin φ, cos φ),
S unité par l’application
avec (θ, φ) ∈ U = (0, 2π) × (π/2, π).
Φ : (X, Y, Z) 7→ (x, y, z) = (aX, bY, cZ) Ψ(S) = E L’intégrale de surface nous donne
ZZ Z π Z 2π
Le déterminant jacobien de Ψ est
rot(f ) · ds = − sin φ(2 sin θ sin φ, 0, 0)
Σ π/2 0
det JacΨ̃(x, y, z) = abc
·(cos θ sin φ, sin θ sin φ, cos φ)dθdφ
Z π Z 2π
la formule de changement de variables donne alors
= −2 sin θ cos θ sin3 φdθdφ
π/2 0
= 0
Z Z Z
V = dxdydz = |abc|dXdY dZ = abc dXdY dZ = abcV0
E S S R
(2) Calculons ∂Σ
f ·dl. Le bord orienté (positivement de Σ est paramétré
où V0 est le volume de la sphère unité. On effectue le changement de va- par
riables en coordonnées sphériques (voir exercice 1) : γ(θ) = (cos θ, sin θ, 0) , θ : 0 → 2π
Z 1 Z 2π Z π/2 Donc
4 Z Z 2π
V0 = r2 cos(φ)dφ dθ dr = π f · dl = (0, 0, sin2 θ) · (− sin θ, cos θ, 0)dθ = 0.
0 0 −π/2 3
∂Σ 0
4 Exercice 5. Vérifier le théorème de la divergence pour la champ vectoriel
et on obtient V = πabc.
3 f (x, y, z) = (xy, yz, xz) et le tétraèdre unité donné par
Exercice 3. En partant de la représentation paramétrique d’un hémisphère,
Ω = {(x, y, z) ∈ R3 : 0 < z < 1 − x − y, 0 < y < 1 − x, 0 < x < 1}.
calculer son aire.
RRR
Corrigé l’exercice 3. l’hémisphère supérieur H d’une sphère centrée en l’ori- Corrigé l’exercice 5. (1) Calculons Ω
div(f )dxdydz. On a div(f ) = x +
gine et de rayon a (privée du pôle nord) est l’image de D = [0, 2π[×[0, π/2[ y + z et
par l’application Ω = {(x, y, z) ∈ R3 : 0 < z < 1 − x − y, 0 < y < 1 − x, 0 < x < 1}.
Donc
Φ : (θ, φ) 7→ (x, y, z) = (a cos(θ) cos(φ), a sin(θ) cos(φ), a sin(φ)).
ZZZ Z 1 Z 1−x Z 1−x−y
L’aire de cet hémisphère est alors div(f )dxdydz = (x + y + z)dzdydx
Ω x=0 y=0 z=0
Z 2π Z π/2 Z 1 Z 1−x
1 1
ZZ
∂Φ ∂Φ
A= ∧ dθ dφ = a2 cos(φ) dφ dθ = 2πa2 . = (1 − (x + y)2 )dydx =
D ∂θ ∂φ 0 0 2 x=0 y=0 8
K. Koufany 2
1A – Math pour l’ingénieur - 2023/24
RR
(2) Calculons ∂Ω
f · nds. On a ∂Ω = Σ1 ∪ Σ2 ∪ Σ3 ∪ Σ4 , avec Corrigé l’exercice 6. Soit Γ la courbe d’intersection du plan y + z = 3 avec
le cylindre x2 + y 2 = 1 ; soit S la surface délimitée par Γ. Cette surface est
Σ1 = {α(x, z) = (x, 0, z) : 0 ≤ z ≤ 1 − x, 0 ≤ x ≤ 1} paramétrée par
Σ2 = {β(x, y) = (x, y, 0) : 0 ≤ y ≤ 1 − x, 0 ≤ x ≤ 1}
α : D =]0, 2π[×]0, 1[ → R3
Σ3 = {γ(y, z) = (0, y, z) : 0 ≤ z ≤ 1 − y, 0 ≤ y ≤ 1}
(θ, ρ) 7 → (ρ cos θ, ρ sin θ, 3 − ρ sin θ)
Σ4 = {δ(x, y) = (x, y, 1 − x − y) : 0 ≤ y ≤ 1 − x, 0 ≤ x ≤ 1}
∂α ∂α
La fonction α est de classe C 2 sur D et ∧ = (0, −ρ, −ρ).
∂θ ∂ρ
Le champs f est de classe C 1 sur R3 et
K. Koufany 3
1A – Math pour l’ingénieur - 2023/24
Corrigé l’exercice 7. (a) On considère le paramétrage de la surface S1 donné (e) D’après le théorème de Stokes, la circulation de f le long de C orientée
dans l’énoncé comme dans l’énoncé est égal au flux de rot(f ) à travers S1 , orientée vers
le haut. On pose P (x, y, z) = y − z, Q(x, y, z) = z − x et R(x, y, z) = x − y),
α(r, θ) = (r cos θ, r sin θ, 1 − r cos θ) avec (r, θ) ∈ [0, 1] × [0, 2π] soit
Le vecteur normal est donc f (x, y, z) = P (x, y, z)i + Q(x, y, z)j + R(x, y, z)k
On a
cos θ −r sin θ r
∂α ∂α ∂R ∂Q ∂ ∂
n= ∧ = sin θ ∧ r cos θ = 0 − = (x − y) − (z − x) = −2
∂r θr ∂y ∂z ∂y ∂z
− cos θ r sin θ r
et par symétrie,
On a aussi rot(f ) = (−2, −2, −2)
−1 + r(cos θ + sin θ) r Ainsi
f (α(r, θ)) · n = 1 − 2r cos θ · 0 = r(−1 + 2r cos θ) R RR
C
f · dα = RRS1 rot(f ) · nds
r(cos θ − sin θ) r = [0,1)×[0,2π] (−2, −2, −2) · (r, 0, r)drdθ
RR
Le flux de f à travers S1 orientée vers le haut est donc égal à = [0,1)×[0,2π] −4rdrdθ
RR RR = −4π
S1
f · nds = [0,1)×[0,2π] f (α(r, θ)) · ndrdθ
RR
= [0,1)×[0,2π] r(−1 + 2r cos θ)drdθ Exercice 8. Soit le champ de vecteurs
= −π.
F(x, y, z) = (0, 0, xyz)
(b) Même raisonnement qu’en (a). Dans ce cas
défini sur R3 .
α(r, θ) = (r cos θ, r sin θ, 0) avec (r, θ) ∈ [0, 1] × [0, 2π]
Donc Considérons la boule unité paramétrée par
RR RR
S2
f · nds = [0,1)×[0,2π] f (α(r, θ)) · ndrdθ
x = r cos θ sin φ, y = r sin θ sin φ, z = r cos φ
= [0,1)×[0,2π] r2 (cos θ − sin θ)drdθ
RR
K. Koufany 4
1A – Math pour l’ingénieur - 2023/24
1. Donc
ZZZ
div(F)dx dy dz
V
Z 1 Z 2π Z π
= −r4 cos(θ) sin(θ) sin(φ)3 dr dθ dφ
0 0 0
= 0.
θ ∈ [0, 2π], φ ∈ [0, π]. Le vecteur normal est Corrigé l’exercice 9. (1) On a rot(f )(x, y, z) = (−1, −1, −x2 ).
∂σ ∂σ (2) On a
n= ∧ = −(cos θ sin2 φ, sin θ sin2 φ, sin φ cos φ) ∂ ∂
∂θ ∂φ σ(r, θ) ∧ σ(r, θ) = (2r cos θ, 2r sin θ, 1) ∧ (−r2 cos θ, r2 cos θ, 0)
∂r ∂θ
On trouve donc ZZ = (−r2 cos θ, −r2 sin θ, 2r3 )
F · ndS = 0
Σ par conséquent
R 1 R 2π
= 0 0 (−1, −1, −r4 cos2 θ) · (−r2 cos θ, −r2 sin θ, 2r3 ))dθdr
RRR RR
3. RR
C’est cohérent avec le théorème de la divergence : V
div(F)dx dy dz = Σ
rot(f ) · dS
R 1 R 2π
F · ndS.
Σ = 0 0 r2 (cos θ + sin θ) − 2r7 cos2 θ dθdr
R 1 R 2π 7
= −2 0 0 r cos2 θdθdr = − π4
Exercice 9. Soit la surface
(3) On a
Σ = {(x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = z 4 , 0 ≤ z ≤ 1}, R 2π
= 0 f (γ(θ)) · γ ′ (θ)dθ
R
Γ
f · dℓ
R 2π
et soit Γ = ∂Σ son bord. = 0 (cos2 θ sin θ, 1, cos θ) · (− sin θ, cos θ, 0)dθ
R 2π
= − 0 cos2 θ sin2 θdθ = − π4
On donne les paramétrisations de Σ et Γ : RR R
(4) Comme Σ rot(f ) · dS = Γ f · dℓ le théorème de Stokes est vérifé.
Σ = {σ(r, θ) = (r2 cos θ, r2 sin θ, r) ; 0 ≤ r ≤ 1, 0 ≤ θ ≤ 2π}, Exercice 10. Soit Ω le domaine de R3 limité par les surfaces
Γ = {γ(θ) = (cos θ, sin θ, 1) ; θ : 0 → 2π}.
x2 + y 2 + z 2 = 1, x ≥ 0, y ≥ 0 et z ≥ 0
Considérons le champ vectoriel f : R3 → R3 donné par (1) Faire un dessin de Ω
(2) Calculer le volume de Ω.
f (x, y, z) = (x2 y, z, x) Notons Σ le bord de Ω orienté suivant le vecteur normal extérieur.
Notons Σ1 la partie de Σ contenue dans la surface x2 + y 2 + z 2 = 1. On
(1) Calculer rot(f
RR ). peut paramétrer Σ1 par
(2) Calculer Σ rot(f ) · dS. R
(3) Calculer l’integrale curviligne Γ f · dℓ. x(φ, θ) = sin φ cos θ
(4) Le théorème de Stokes est-il vérifié pour (f , Σ) ? y(φ, θ) = sin φ sin θ (φ, θ) ∈ [0, π/2]2 .
z(φ, θ) = cos φ
K. Koufany 5
1A – Math pour l’ingénieur - 2023/24
K. Koufany 6
1A – Math pour l’ingénieur - 2023/24
R R
Or rot(f ) = (0, 0, 0), donc ∂S1 f · dl = 0. Par symétrie ∂S2 f · dl = 0 et (1) (a) On a
R R
f · dl = 0. Ainsi C f · dl = 0
∂S3 ∂Q(x, y) ∂P (x, y)
rot(f )(x, y) = −
Exercice 11. Soit le champs de vecteurs f : R2 → R2 défini par ∂x ∂y
∂ x2 y ∂ xy 2
(x, y) 7→ f (x, y) = (xy 2 , x2 y) = −
∂x ∂y
= 2yx − 2yx
On pose P (x, y) = xy 2 et Q(x, y) = x2 y.
(1) (a) Calculer rot(f ). = 0
R
(b) Montrer que l’intégrale curviligne Γ f est nulle lorsque Γ est un 2 2
(b) Soit ω = P (x, y)dx + Q(x,R y)dyR = xy dx + x ydy la forme différentielle
courbe simple fermée.
associée au champ f . Donc Γ ω = Γ f . D’après (a), la forme différentielle ω
(2) Soit la courbe Γ = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 où
est fermée, comme elle est définie sur R2 qui est un domaine étoilé d’après le
Γ1 : l’arc de la parabole d’équation y 2 = 4−3x limitée en A par la droite
théorème de Poincaré, elle est exacte, en particulier son intégrale curviligne
d’équation y = x et en B par l’axe des x ≥ 0 ;
est nulle le long de tout courbe simple fermée.
Γ2 : le segment de droite allant de B à O ;
(2) (a)
Γ3 : le segment de droite allant de O à A.
(i) Γ3 a pour paramétrage : γ3 (t) = (−t, −t) avec t = 0 → t = 4. Donc
Les points A et B sont à determiner.
Z Z 4
f = f (γ3 (t)) · γ3′ (t)dt
Γ3 0
Z 4
(−t) (−t)2 (−1) + (−t)(−t)2 (−1) dt
=
0
Z 4
= 2 t3 dt = 128.
0
4 4
(ii) Γ2 a pour paramétrage : γ2 (t) = 3 − t, 0 avec t = 0 → t = 3.
Donc
Z 34
(a) REn utilisant un paramétrage adapté à chaque cas, calculer :
Z
(i) Γ3 f . f = f (γ2 (t)) · γ2′ (t)dt
R Γ2 0
(ii) Γ2 f . Z 4 2 !
R R 3 4 2 4
(iii) Γ1 f . Calculer Γ1 f de deux manières différentes (Ind. utiliser la = −t ×0 , − t × 0 · (−1, 0)dt
0 3 3
question (1)).
4
(b) DeterminerR un potentiel h de f . Z 3
Corrigé l’exercice 11. Les abscisses des points d’intersections entre la para-
4−t2
(iii) Γ1 a pour paramétrage : γ1 (t) = 3 ,t avec t = −4 → t = 0.
bole y 2 = 4−3x et la droite y = x sont les solutions de x2 +3x−4 = 0 après
calcul on trouve x = 1 et x = −4, par suite y = 1 et y = −4 respectivement.
Ainsi A = (−4, −4). L’abscisse du point B est solution de 0 = 4 − 3x, d’où
x = 43 , ainsi B = 43 , 0 .
K. Koufany 7
1A – Math pour l’ingénieur - 2023/24
Donc
Z Z 0
f = f (γ1 (t)) · γ2 1(t)dt
Γ1 −4
0 2 !
4 − t2 2 4 − t2
Z
= t (−1) + t (1) dt
−4 3 3
0 2 !
4 − t2 2 4 − t2
Z
= − t +t dt
−4 3 3
Z 0
16 4 8 1 1
= t − t2 − t3 + t4 + t5 dt
−4 9 3 9 3 9
= −128
Donc Z Z Z
f =− f− f = −128.
Γ1 Γ2 Γ3
(b) On sait d’après (1) que f dérive d’un potentiel. Soit h : R2 → R tel
que f = ∇h. Donc
(
∂h 2 x2 y 2
∂x = xy =⇒ h = 2 + g(y) et
∂h 2 ∂g
∂y = x y =⇒ ∂y = 0 =⇒ g est constante
2 2
On peut donc choisir g = 0 d’où h(x, y) = x 2y est une primitive de f .
(c)
R En utilisant h on obtient
f = h(A) − h(O) = 128 − 0 = 128.
RΓ3
Γ2
f = h(O) − h(B) = 0 − 0 = 0.
2
( 43 ) ×02 2 2 4
− (−4) ×(−4) = − 42 = −128.
R
Γ1
f = h(B) − h(A) = 2 2
K. Koufany 8