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Analyse de Fourier et applications mathématiques

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1A – Math pour l’ingénieur -2023/24

Corrigé l’exercice 2. Si f désigne toujours la fonction précédente on a g(x) =


2f (2x/T ) − 1 et donc le développement en série de Fourier est
∞  
Séances 7-8 X 4 2(2n + 1)πx
g(x) = sin .
Analyse de Fourier n=0
π(2n + 1) T

De nouveau, l’égalité est vraie pour tout x ∈


/ ZT .
Soit G la primitive de g qui s’annule en 0. C’est une fonction continue
et C 1 par morceaux. On a donc convergence uniforme de la série de Fourier
de G vers G et on a facilement le graphe de G.
Exercice 1. [Egalité de Parseval]
1. Donner le développement en série de Fourier de la fonction f , de T /2
période T = 2, définie sur [0; 2[ par

f (x) = 1, x ∈ [0; 1[ T
f (x) = 0, x ∈ [1; 2[

2. Que vous donne l’égalité de Parseval ?

Corrigé l’exercice 1. Le développement en série de Fourier est Avec la relation cn (g) = 2inπ
T cn (G) (pour n ̸= 0) vue en cours, on a que
le développement de Fourier de G s’obtient (formellement) à partir de celui

X 2 de g en intégrant termes à termes (et en calculant le terme pour n = 0).
f (x) = 1/2 + sin ((2n + 1)πx) . Ainsi,
n=0
π(2n + 1)
∞  
La fonction est C 1 par morceaux, il y a convergence simple vers la T X 2T 2(2n + 1)πx
G(x) = − cos
régularisée de f par le théorème de Dirichlet, ce qui donne convergence 4 n=0 π 2 (2n + 1)2 T
de la série sauf aux nombres entiers où la série converge vers 1/2. En par-
ticulier, l’égalité écrite au-dessus est vraie pour tout x ∈
/ Z. Exercice 3. [Développement en série de Fourier]
La formule de Parseval donne ici Développer en série de Fourier la fonction f définie par
(
π2 X 1 − sin x, pour −π ≤ x < 0,
= . f (x) =
8 (2n + 1)2 sin x, pour 0 ≤ x < π.
n≥0

Exercice 2. [Intégration d’une série de Fourier] Dans quel sens la série de Fourier converge-t-elle ?
1. Donner le développement en série de Fourier du signal carré Corrigé l’exercice 3. La fonction est paire C 1 par morceaux, continue et
( 2π-périodique. On le développement de Fourier avec convergence uniforme
f (x) = 1, x ∈ [0; T /2[ suivant :
f (x) = −1, x ∈ [T /2; T [

2 4 X cos(2nx)
f (x) = + .
2. Qu’obtenez-vous en intégrant ? π π n=0 4n2 − 1

K. Koufany 1
1A – Math pour l’ingénieur -2023/24

Exercice 4. [Equation de la corde vibrante]


Soient c, L > 0, f, g : [0, L] → R, des fonction de classe C 3 , telles que ψ ′′ (t) = −c2 λψ(t) (2)
f (0) = f (L) = 0, g(0) = g(L) = 0. On souhaite trouver u = u(x, t) solution
On obtient alors deux équations à variables séparées.
de
On cherche les solutions non nulles de l’équation en φ(x) avec les condi-
 2
∂ u ∂2u
= c2 2 x ∈ (0, L), t > 0



 ∂t 2 tions aux limites, soit
 ∂x (
φ′′ (x) = −λφ(x)

u(0, t) = u(L, t) = 0 t > 0

u(x, 0) = f (x)
 x ∈ (0, L) φ(0) = φ(L) = 0


 ∂u
 (x, 0) = g(x)
 x ∈ (0, L) Les solutions dépendent de la constantes λ.
∂t – Si −λ > 0 alors les solutions de l’équation différentielle sont
en utilisant les séries de Fourier. √ √
(1) Montrer la solution du problème sous la forme u(x, t) = v(x)w(t), −λx −λx
φ(x) = Ae + Be
en ignorant les conditions initiales u(x, 0) = f (x) et ut (x, 0) = g(x), est
donnée par Si on cherche maintenant à tenir compte des conditions aux limites, il
vient
∞ h
X  nπc   nπc i  nπ  φ(0) = 0 ⇒ A + B √
=0 √
u(x, t) = an cos t + bn sin t sin x φ(L) = 0 ⇒ A(eL −λ √ − eL −λ ) = 0
n=1
L L L
⇒ 2A sinh(2 λ) = 0
(2) Avec des développements en série de Fourier bien choisis, déterminer ⇒A=B=0
les constantes an et bn en utilisant les conditions initiales u(x, 0) = f (x) et Il n’y a pas de solutions non nulles dans ce cas.
ut (x, 0) = g(x). Si λ = 0 alors
En déduire la solution générale du problème. φ(x) = Ax + B
π
(3) Discuter le cas particulier où f = 0 et g(x) = sin( L x) − sin( 2π
L x).
et
Corrigé l’exercice 4. On utilise la méthode de séparation des variables et φ(0) = 0 ⇒B=0
on pose u(x, t) = φ(x)ψ(t). Alors l’équation devient φ(3) = 0 ⇒ 3A = 0
⇒A=B=0
ψ ′′ (t)φ(x) = c2 ψ(t)φ′′ (x)
Il n’y a pas de solutions non nulles dans ce cas non plus.
On divise formellement par u(x, t) = φ(x)ψ(t) Si −λ < 0, alors
√ √
φ′′ (x) 1 ψ ′′ (t) φ(x) = A sin( λx) + B cos( λx)
= 2
φ(x) c ψ(t) et
Comme le membre de gauche ne dépends que de x et le membre de φ(0) = 0 ⇒ B = 0 √
droite ne dépends que de t on en déduit qu’ils sont constants, c’est-à-dire φ(L) = 0 ⇒ A sin(L λ) = 0
qu’il existe λ ∈ R tels que √
⇒ ou bien A = 0 ou bien L λ = nπ, n > 0 entier
φ′′ (x) 1 ψ ′′ (t)
= 2 = −λ Il existe donc des solutions non nulles dans ce cas qui sont
φ(x) c ψ(t)

d’où φn (x) = sin( x), n ∈ N∗
L
φ′′ (x) = −λφ(x) (1)

K. Koufany 2
1A – Math pour l’ingénieur -2023/24

π 2π
 
associées aux valeurs de λ suivantes (3) Dans le cas particulier f (x) = 0 et g(x) = sin Lx − sin L x , on
trouve
n2 π 2
λn = . αn = 0, ∀n
L2
et
La suite des φn est une base sur laquelle on va pouvoir développer la πc 2πc
solution en la projetant grâce au produit scalaire. βn = 0, ∀n ≥ 3, β1 = 1, β2 = −1
L L
On résout l’équation en ϕ(t) pour mes valeurs de λn trouvées précédemment D’où
et sans se préoccuper de la condition initiale.    
L  πc  π  L 2πc 2π
u(x, t) = sin t sin x − sin t sin x .
ψn′ (t) = −c2 λn ψ(t) πc L L 2πc L L
qui a pour solutions Exercice 5. On définit la fonction porte Π par
nπc nπc
1 si x ∈ − 12 ; 12 .
  
ψn (t) = αn sin( t) + βn cos( t)
L L Π(x) =
0 sinon
A ce stade, les fonctions
ψn (t)φn (x) Rappeler la transformée de Fourier de Π et calculer la transformée de Fou-
rier de la fonction f définie par
sont solutions de l’E.D.P. et des conditions aux limites mais pas de la condi-
tion initiale.
 
x − 1/2
L’équation étant linéaire, la somme de plusieurs solutions à l’équation f (x) = Π , pour a > 0.
a
est toujours solution de l’équation. On écrit donc la solution u(x, t) comme
somme de toutes les solutions élémentaires Corrigé l’exercice 5. On a vu en cours que la transformée de Fourier de Π
∞ h
X  nπc   nπc i  nπ  est le sinus cardinal ν 7→ sin(πν)
πν . Avec les formules de changement d’échelle
u(x, t) = αn cos t + βn sin t sin x et de translation, on obtient f (ν) = e−iπν sin(aπν)
ˆ
πν pour ν ̸= 0 et a pour
L L L
n=1 ν = 0.
En effet f (x) = g(x − 1/2)où g(x) = Π(x/a). Ainsi fˆ(ν) = e−iπν ĝ(ν) et
(2) Il faut maintenant déterminer les coefficients cαn , βn pour que la
ĝ(ν) = aΠ̂(aν).
solutions u(x, t) vérifie les conditions initiales qui s’écrivent

 nπ 
X Exercice 6. (1) On veut calculer la transformée de Fourier de la fonction
2
f (x) = u(x, 0) = αn sin x g telle que : g(x) = e−x . Déduire gb, en utilisant le fait que g est solution
L 2 √
d’une équation différentielle. On rappelle que R e−t dt = π.
R
n=1

et (2) Pour a > 0, calculer la transformée de Fourier de la gaussienne



∂u X nπc  nπ  définie par
g(x) = (x, 0) = βn sin x 1 x2
∂t n=1
L L ga (x) = √ e− 2a2
a 2π
Donc αn est le coefficient de Fourier de f et βn celui de g
Corrigé l’exercice 6. (1) Le cours nous dit que comme g et x 7→ xg(x) sont
L
L1 , on a que ĝ est C 1 et ĝ ′ (ν) = −2iπ ĥ(ν) où h(x) = xg(x). Maintenant, une
Z
2  nπ 
αn = f (y) sin y dy
L 0 L intégration par parties montre que ĥ(ν) = −iπνĝ(ν). Ainsi, ĝ est solution
et de l’équation différentielle linéaire à coefficients non-constants d’ordre 1 :
Z L
2  nπ 
βn = g(y) sin y dy ĝ ′ (ν) = −2π 2 νĝ(ν).
L 0 L

K. Koufany 3
1A – Math pour l’ingénieur -2023/24

2 2 √
Ainsi ĝ(ν) = ĝ(0)e−π ν
et avec
 l’indication ĝ(0) = π. Corrigé l’exercice 9. Il s’agit d’étudier de l’évolution de la température à
√ √ 2 2 2
(2) On a ga (x) = a√12π g √x2a . Ainsi ĝa (ν) = a√2a ĝ( 2aν) = e−2a π ν . l’intérieur d’une tige rectiligne, homogène, de section petite par rapport à

la longueur que l’on suppose infinie (une tige semi-infinie).
Exercice 7. On considère la fonction définie pour tout t ∈ R par f (t) =
e−|t| . On note u(x, t) la température de la tige en l’abscisse x au temps t > 0.
(a) La fonction f appartient-elle à L1 (R) ? à L2 (R) ? L’équation aux dérivées partielles associées à ce modèle est l’équation de la
(b) Calculer les normes ∥f ∥1 et ∥f ∥2 . chaleur
(c) Déterminer la transformée de Fourier de f . ∂u ∂2u
= a2 2 (4)
R +∞
(d) En déduire la valeur de l’intégrale −∞ (1+x1 ∂t ∂x
2 )2 dx par application du
λ
théorème de Parseval-Plancherel. (avec a2 = ρc où λ est la conductivité de la tige, ρ sa masse volumique et
c sa chaleur spécifique).
Corrigé l’exercice 7. (a) f ∈ L1 (R) ∩ L2 (R). On va résoudre ce problème dans le cas où la température est soumise
(b) ∥f ∥1 = 2, ∥f ∥2 = 1. à la condition initiale
2
(c) On trouve Ff (ν) = 1+4π 2 ν 2 . (d) D’après la formule de Plancherel, u(x, 0) = f (x)
R +∞ 4
∥Ff ∥2 = ∥f ∥2 , donc −∞ (1+4π2 ν 2 )2 dν = 1. Un changement de variable
R +∞ où f est une fonction bornée et intégrable sur R. On suppose u de classe C 2
1
(x = 2πν) donne −∞ (1+x 2 )2 dx = π/2. par rapport à x, et de classe C 1 par rapport à t. On note
Exercice 8. [Convolution de Fonctions de Cauchy]
Z
On considère la fonction de Cauchy définie par Ca (t) = πa a2 +t
1 u
b(ν, t) = u(x, t)e−2iπνx dx
2 où a > 0
R
est un réel.
(a) Calculer la transformée de Fourier de Ca . Cette transformée de Fou- la transformée de Fourier de u par rapport à la variable x. On a alors
rier est-elle un élément de L1 (R). ∂u
R ∂u −2iπνx
(b) Montrer en utilisant le théorème de convolution que, pour tout α > 0, ∂t (ν, t) =
b
∂t (x, t)e dx = F( ∂u
∂t (x, t))(ν, t)
β > 0, Cα ∗ Cβ = Cα+β .
En prenant la transformée de Fourier (en x) des deux membre de l’équation
Corrigé l’exercice 8. (a) Ca ∈ L1 (R, dt), F(Ca )(ν) = e−2πa|ν| ∈ L1 (R, dν). 4 on trouve
(b) Donc
∂u ∂2u
F( (x, t))(ν, t) = a2 F( (x, t))(ν, t)
F(Cα ∗ Cβ ) = F(Cα )F(Cβ ) (α > 0, β > 0) ∂t ∂x2
= e −2π(α+β)|ν| = a2 (2iπν)2 F(u(x, t))(ν, t)
= F(Cα+β ) D’où l’équation différentielle du premier ordre dans la variable t
D’où Cα ∗ Cβ = Cα+β . ∂b
u
(ν, t) = −4a2 π 2 ν 2 u
b(ν, t)
Exercice 9. Soient a ̸= 0 et f une fonction de classe C 1 de R dans R. On ∂t
suppose que f et fb sont L1 . On cherche u = u(x, t) solution de l’équation et 2
π2 ν 2 t
d’évolution (équation de la chaleur) b(ν, t) = Ke−4a
u
∂t u = a2 ∂x2 u, x ∈ R, t > 0

avec pour t = 0,
(3)
u(x, 0) = f (x), x ∈ R u
b(ν, 0) = K = fb(ν)
Utiliser pour cela la transformation de Fourier. On traitera ensuite explici- Par conséquent
2
2
π2 ν 2 t
tement le cas classique où f (x) = e−x . b(ν, t) = fb(ν)e−4a
u

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1A – Math pour l’ingénieur -2023/24

On applique alors la transformée de Fourier inverse pour obtenir On pourra utiliser la transformée de Fourier de la fonction u = u(x, y) par
Z rapport à la variable x.
2 2 2
u(x, t) = fb(ν)e−4a π ν t e2iπνx dν. (5)
Corrigé l’exercice 10. Soit φ(ν, y) = F(u(·, y))(ν) = R u(x, y)e2iπνx dx trans-
R

On peut aussi remarquer que formée de Fourier en par rapport à la variable x.


2 −|ν|
Pour y = 0, u(x, 0) = f (x) = 1+4π 2 x2 et on a φ(ν, 0) = F[f ](ν) = e .
2
π2 ν 2 t 2
(2a2 t)ν 2
b(ν, t) = fb(ν)e−4a
u = fb(ν)e−2π On a aussi
2
σ2 ν 2
√ ( 2
On reconnaı̂t e−2π avec σ = a 2t. C’est F(h)(ν) où F[ ∂∂xu2 ](ν, y) = (2iπν)2 φ(ν, y) = −4π 2 ν 2 φ(ν, y)
2 ∂2φ
1 x2 F[ ∂∂yu2 ](ν, y) = ∂y 2 (ν, y)
h(x) = √ e− 4a2 t
2a πt
d”où le système
On utilise la propriété F(F )F(G) = F(F ∗ G), donc  2
∂ φ 2 2
 ∂y2 (ν, y) − 4π ν φ(ν, y) = 0
 y>0
F(u(·, t))(ν) = F(f )(ν)F(h)(ν) = F(f ∗ h)(ν)
φ(ν, 0) = e−|ν|

L’injectivité de la transformée de Fourier nous permet de conclure que 
φ(ν, y) → 0 y → +∞
Z +∞
1 (x−s)2
(x, t) = √ f (s)e− 4a2 t ds. La solution de cette équation différentielle est
2a πt −∞
−x2
φ(ν, y) = Ae2π|ν|y + Be−2π|ν|y
Supposons maintenant que f est la gaussienne f (x) = e . D’après
√ 2 2
l’exercice 6, Sa transformée de Fourier est fb(ν) = πe−π ν . Donc d’après avec les condition initiales on trouve A+B = e−|ν| et A = 0, donc B = e−|ν| ,
(5), on a d’où
φ(ν, y) = e−|ν| e−2π|ν|y = e−|ν|(2πy+1)
2 2 2
u(x, t) = fb(ν)e−4a π ν t e2iπνx dν
R

√ R −π2 ν 2 −4a2 π2 ν 2 t 2iπνx Par inversion de la transformée de Fourier on trouve


= π e e e dν
u(x, y) = F −1 [φ(ν, y)](x)
√ R 2 2 2
= π e−2π ν (1/2+2a t) e2iπνx dν = F −1 [e−|ν|(2πy+1) ](x)
= F[e−|ν|(2πy+1) ](x)
√ 2 2
ν (1/2+2a2 t) 1
= 1+2πy F[e−|ν| ]( 1+2πy
x
)
= πF(e−2π )(−x)
1 2
= 1+2πy 1+4π2 ( x )2
et donc toujours d’après l’exercice 6, on trouve 1+2πy
2(1+2πy)
√ 2 2 = (1+2πy)2 +(2πx)2
π 1 2 2 e−x /(1+4a t)
u(x, t) = p √ e−x /2(1/2+2a t) = √
1/2 + 2a2 t 2π 1 + 4a2 t

Exercice 10. Soit le domaine Ω = {(x, y) ∈ R2 , y > 0}. Résoudre,


∂2u ∂2u


 ∆u = + 2 = 0 (x, y) ∈ Ω
∂x2 ∂y



2
u(x, 0) =


 1 + 4π 2 x2
 lim u(x, y) = 0

y→+∞

K. Koufany 5

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