Chez les hommes:
le service de pédiatrie :
La prévalence la plus élevée est celle des bêta-lactamases à spectre élargi (BLSE) à 41,67%.
Cela signifie que ces bactéries sont résistantes à de nombreux antibiotiques bêta-lactames, ce qui
limite considérablement les options de traitement.
Le deuxième phénotype la plus répandue est celle de carbapénèmase, à 18,75%. Les
carbapénèmes sont généralement considérés comme le dernier recours pour traiter les infections
bactériennes résistantes. Cette proportion élevée de résistance aux carbapénèmes est donc
particulièrement préoccupante.
Les phénotypes PBN et PHN représentent chacun 14,58% et 10,42% respectivement. Bien que
moins élevés que les BLSE et les carbapénèmase, ces taux de résistance aux pénicillines restent
non négligeables.
Enfin, le phénotype TRI est observée chez 4,17% des souches. Bien que moins fréquente, cette
résistance peut également compliquer le choix des traitements antibiotiques.
Dans l'ensemble, ces données soulignent l'importance de mettre en place des mesures de contrôle
des infections et une utilisation prudente des antibiotiques dans ce service de pédiatrie afin de
limiter la propagation de ces bactéries résistantes.
le service de chirurgie :
Le phénotype le plus élevée est celle des bêta-lactamases à spectre élargi (BLSE) à 42,86%. Cela
signifie que ces bactéries sont résistantes à de nombreux antibiotiques bêta-lactames.
Les phénotypes de PBN et PHN représentent chacun 28,57% des souches. Ces taux restent non
négligeables et peuvent compliquer le choix des traitements antibiotiques.
Contrairement au service de pédiatrie, aucune résistance aux carbapénèmes n'a été détectée dans
ce service de chirurgie. De même, la résistance médiée par les enzymes TEM inhibées par les
inhibiteurs de bêta-lactamases n'a pas été observée.
le service de neurologie :
Contrairement aux services de pédiatrie et de chirurgie, le service de neurologie présente un
profil de résistance bactérienne plus favorable, avec 38,46% de souches sauvages (sensibles aux
antibiotiques). Cependant, le phénotype de PBN est 7,69% des souches, alors que le PHN est de
38,46 % qui un pourcentage assez élevé.
La prévalence des bêta-lactamases à spectre élargi (BLSE) est de 15,38%, soit moins de la moitié
de ce qui a été observé dans les autres services. De plus, aucune résistance aux carbapénèmes n'a
été détectée dans ce service.
Il est important de noter l'absence totale de résistance médiée par les enzymes TEM inhibées par
les inhibiteurs de bêta-lactamases dans ce service de neurologie, contrairement aux autres
services.
Dans l'ensemble, bien que la résistance bactérienne soit encore présente, le service de neurologie
semble être dans une situation plus favorable que les services de pédiatrie et de chirurgie en
termes de profil de résistance. Cela peut s'expliquer par des pratiques d'utilisation des
antibiotiques plus prudentes ou des mesures de contrôle des infections plus efficaces dans ce
service.
Néanmoins, la persistance de résistances aux pénicillines et aux BLSE souligne la nécessité de
maintenir des efforts constants pour préserver l'efficacité des traitements antibiotiques dans ce
service.
Le service d'infectieux :
La prévalence des souches sauvages (sensibles aux antibiotiques) est de 18,52%, ce qui est
relativement bas par rapport aux autres services mentionnés.
Les phénotypes de PBN et PHN représentent chacun 33,33% des souches, montrant une
proportion significative de résistance à ce type d'antibiotique.
Contrairement aux autres services, aucune résistance aux carbapénèmes n'a été détectée dans ce
service d'infectieux, ce qui est une observation positive.
L'absence de résistance aux TEM inhibiteurs est également notée, ce qui peut faciliter le choix
des traitements antibiotiques dans ce service.
La prévalence des bêta-lactamases à spectre élargi (BLSE) est de 14,81%, ce qui est relativement
modéré par rapport aux autres services.
En comparaison avec les autres services étudiés, le service d'infectieux semble présenter un
profil de résistance bactérienne plus favorable, avec des taux plus bas de résistance aux
antibiotiques et l'absence de résistance aux carbapénèmes. Cependant, la présence notable de
résistance aux pénicillines souligne la nécessité de surveiller de près l'utilisation des antibiotiques
et de mettre en place des mesures de contrôle des infections pour maintenir cette tendance
positive
Les autres services :
- La résistance aux bêta-lactamases à spectre élargi (BLSE) est la plus prédominante à 46,67%,
soulignant une résistance étendue à de nombreux antibiotiques bêta-lactames
- La prévalence des souches sauvages (sensibles aux antibiotiques) est de 6,67%, indiquant une
proportion relativement faible de bactéries sensibles.
- Les phénotypes dePBN et PHN représentent chacun 16,67% des souches, montrant une
proportion significative de résistance.
- La résistance aux carbapénèmes (carbapenemase) est observée chez 10% des souches, ce qui
est préoccupant car les carbapénèmes sont généralement utilisés en dernier recours pour traiter
les infections bactériennes résistantes.
- La TRI est présente chez 3,33% des souches.
En comparaison avec les données des services spécifiques mentionnés précédemment, ces
résultats montrent une prévalence plus élevée de BLSE et une résistance significative aux
pénicillines dans les autres services. Cela souligne l'importance de mettre en œuvre des mesures
de contrôle des infections et une utilisation prudente des antibiotiques pour lutter contre la
propagation des bactéries résistantes dans ces environnements de soins.