0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues14 pages

Puissance de la force de Lorentz

EB

Transféré par

benikenmustapha
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues14 pages

Puissance de la force de Lorentz

EB

Transféré par

benikenmustapha
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Mouvements de particules

32
I2
chargées dans un champ
S
P rs
M ou électromagnétique
C

Table des matières


1 Position du problème 1
1.1 Hypothèses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Ordres de grandeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.1 Le champ électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.2 Le champ magnétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 La force de Lorentz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Puissance de la force de Lorentz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

2 Mouvement dans un champ électrique 4


2.1 Mise en équation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Trajectoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 Aspects énergétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.4 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.4.1 Freinage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.4.2 Déviation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

3 Mouvement dans un champ magnétique 8


3.1 Mise en équation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.2 Trajectoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2.1 Cas où la vitesse initiale est colinéaire au champ . . . . . . . . . . . . 9
3.2.2 Cas où la vitesse initiale est orthogonale au champ . . . . . . . . . . . 9
3.2.3 Cas quelconque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

4 Applications 12
4.1 Le spectromètre de masse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.2 Le cyclotron . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.3 L’effet Hall . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

1 Position du problème
1.1 Hypothèses
On considère une particule matérielle ponctuelle de charge q se dé- #«
B
plaçant à la vitesse #«
v . On suppose que la particule se déplace dans
#« #«
un milieu où règne champ électrique E et un champ magnétique B .
A priori, les champs dépendent de l’endroit où se prouve la particule
(M) et du temps (t) : M #«
E

#« #«
E (M,t) et B (M,t) (q)

1
Dans ce chapitre, on suppose les champs stationnaires (pas de dépendance en t) et uni-
formes (pas de dépendance en M) :
#« #«
M,
 t)
E ( et M,
 t)
B (

1.2 Ordres de grandeur


1.2.1 Le champ électrique
On peut retenir les OG suivants :

Système Champ électrique crée (V.m–1 )

Surface de la Terre ∼ 102


Orage ∼ 104
Charge ponctuelle de 1 C située 10–9

à une distance d (en m) d2

Exemple : champ électrique dans un condensateur

On considère un condensateur. On note S la surface des arma-


+q –q
tures et σ la densité surfacique de charges de l’armature chargée
positivement : #«
E
q CU
σ= =
S S z

U est la tension aux bornes du condensateur. Le champ E dans
l’espace inter-armatures est :
#« σ #« U
E = ez


On remarque que le champ E est toujours dirigé de la zone chargée positivement vers
la zone chargée négativement. C’est une propriété générale qu’il est bon de retenir.

Ainsi pour un condensateur carré de 1 cm de coté, de capacité C = 1 µF soumis à une


tension de 1 V :
10–6 × 1
–4
E ∼ 10–11 = 109 V.m–1
10
Pour expliquer l’origine du champ électrique terrestre, on assimile la Terre à un conden-
sateur. Les particules ionisées en altitude forment une zone chargée positivement et donc
pour respecter l’électroneutralité, le sol de la Terre est chargé positivement.
⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ Particules ionisées
de l’atmosphère

#« #« #« #«
E E E E
Surface de la
Terre

2
1.2.2 Le champ magnétique
On peut retenir les OG suivants :

Système Champ magnétique (T)

Surface de la Terre ∼ 10–4


Aimant "classique" ∼ 0,1 – 1
Aimant supraconducteur ∼ 20 – 40

A l’intérieur d’une bobine de N spires de longueur L et de rayon R :

#« N
B ≈ µ i #«
ez
L


B
z

µ est la perméabilité magnétique du milieu interne de la bobine (en général de l’air) :

µ = µr µ0

Où µ0 est la perméabilité magnétique du vide µr est la perméabilité magnétique re-


lative du milieu (sans dimensions ni unités).

µ0 = 4 π.10–7 H.m–1 µ0 0 c2 = 1 µr (air) ≈ 1

Ainsi, si on a 1000 spires sur 0,1 m parcourues par un courant de 1 A :

103
B ∼ 10.10–7 × –1
× 1 = 10–2 T
10

1.3 La force de Lorentz


La force s’exerçant sur la particule, nommée force de Lorentz, est :
#«  #« #«
F = q E + #«
v∧B

Pour se rendre compte de l’intensité de cette force, comparons la au poids.

Pour cela, on considère, par exemple, un électron. Son poids est (en norme) :

P = m g ∼ 10–30 × 10 = 10–29 N

• On suppose uniquement la présence s’un champ électrique. La force de Lorentz exercée


sur l’électron est (en norme) :
F = eE

3
Donc :
10–29
F  P ⇐⇒ E  ∼ 10–10 V.m–1
10–19
Ce qui est quasiment toujours le cas !

• On suppose uniquement la présence s’un champ électrique. La la force de Lorentz exercée


sur l’électron est (en norme) :
F ≈ evB
Si on prend un aimant classique par exemple :

10–29
F  P ⇐⇒ v  –19 ∼ 10–10 m.s–1
10 ×1
Ce qui est quasiment toujours le cas !

On retiendra donc que dans la majorité des cas, le poids est négligeable devant la
force de Lorentz.

1.4 Puissance de la force de Lorentz


La puissance développée par la force de Lorentz est :
 
 #« #«  #« #« #« #«
 
P F = F . v = q  E + v ∧ B  . v = q E . #«
#«  #« v
 |{z}
⊥ #«
v

Si la seule force qui s’exerce sur la particule est la force de Lorentz, le théorème de la puis-
sance cinétique donne :
dEc #« #«
= P( F ) = q E . #«
v
dt
On constate donc qu’un champ magnétique ne peut pas modifier l’énergie cinétique et donc
la norme de la vitesse. Il est donc impossible d’accélérer ou de freiner une particule chargée
avec un champ magnétique. Cependant, un champ magnétique peut modifier la direction
de la vitesse et donc la trajectoire de la particule.

2 Mouvement dans un champ électrique


2.1 Mise en équation
On suppose donc que :
#« #« #« # «
B=0 et E = cte
L’application du PFD dans un référentiel galiléen donne :
d #«
v #«
m =qE
dt
On a donc par intégration :

#« q E 2 #«
r = t + v 0 t + #«
r0
2m
On retiendra qu’un champ électrique peut accélérer ou modifier la trajectoire d’une parti-
cule.

4
2.2 Trajectoire


E = E #«
ex avec E = cte > 0
On considère que la particule part du point O en formant un angle α avec l’axe (Ox) :
#« #«
v = v cos α #«
0 0 e + v sin α #«
xe et 0

r =0 y 0

On a donc :  qE 2
x(t) = 2 m t + v0 cos α t





y(t) = v0 sin α t

D’où l’équation de la trajectoire :


qE cos α
x= y2 + y
2 m v20 sin2 α sin α

Il s’agit de l’équation d’une parabole.


x


E
q>0

q<0

α #«
v0

2.3 Aspects énergétiques


On peut calculer le travail de la force électrique :
ZB ZB
#« #« #« #« #« # «
WA→B ( F ) = F .d r = q E . d #«
r = q E . AB
A A
#« #« # «
WA→B ( F ) = q E . AB
#« # «
Attention, si E , cte, ce résultat est faux !

On peut cependant écrire des lois plus générales en se rappelant le lien entre le potentiel V

et le champ électrique E :
#« # «
E = –grad(V)
On a donc :
ZB ZB ZB
#« #« #« # «
WA→B ( F ) = F . d r = –q gradV . d #«
r = –q dV = –q V(B) + q V(A)
A A A

5

WA→B ( F ) = –q ∆V
Si on pose :
Ep = q V + cte
on a :

WA→B ( F ) = –∆Ep
ou de manière infinitésimale :

δWA→B ( F ) = –dEp
En appliquant le TEC, on peut donc écrire que :

∆Ec = W( F ) = –∆Ep

donc :
∆Ec = –q ∆V
Par conséquent, en choisissant correctement la différence de potentiel imposée à la charge q,
on peut l’accélérer ou la ralentir. Ce principe est utilisé dans les accélérateurs de particules.

2.4 Applications
2.4.1 Freinage

On considère une particule de charge q > 0 arrivant, #«


avec une vitesse #«
v 0 = v0 #«
e x dans une zone de taille d où E

règne un champ électrique E = –E #« e x . Quelle doit être la #«
valeur minimale de E pour que la particule reparte en sens v0
x
opposé ?

Pour que la particule fasse demi-tour, il faut que la vitesse


s’annule dans la zone de champ. Le cas limite (Emin ) est
obtenu quand la particule fait demi-tour en x = d.
d
On note t = 0 l’instant où la particule arrive dans la zone de champ (x = 0) et t1 l’instant où
fait demi-tour en x = d. Le TEC entre t = 0 et t1 donne :
1 #«
Ec (t1 ) – Ec (0) = m v20 – 0 = q E min . d #«
e x = q Emin d
2
Il faut donc :
m v20
E > Emin =
2qd

Rem: pour accélérer la particule, il suffit de mettre le champ E dans l’autre sens. Ce principe
est utilisé dans les accélérateurs linéaires.

2.4.2 Déviation
On considère deux plaques conductrices séparées d’une distance h et d’une longueur L. La
plaque du haut est au potentiel V1 , la plaque du bas au potentiel V2 . Le générateur fournit
donc la tension U = V1 – V2 > 0. On admet que le champ électrique est uniforme et dirigé
selon #«
e z dans l’espace entre les plaques et nul ailleurs.

6
z
potentiel V2
z2

U #«
E h

z1
potentiel V1

Zz1 Zz1 Zz1 Zz1


# « #« #«
U = V1 –V2 = V(z1 )–V(z2 ) = dV = grad(V) . d #«
r =– E .d r = – E . dz = –E (z1 –z2 ) = E h
z2 z2 z2 z2

#« U #«
E = ez
h
Tant que la particule est entre les deux armatures : z
#« potentiel V2
#« q E 2 #«
r = t + v 0 t + #«
r0
2m
On choisit : v# «0
x
#« #« #«
r0= 0 v 0 = v0 #«
ex O

Donc :
qU 2

potentiel V1
z = 2 m h t





x = v0 t


L

On obtient donc pour x ∈ [0 , L] :


qU
z= x2
2 m h v20
Quand la particule quitte l’espace inter-armature (x > L), elle n’est soumise à aucune force
donc le mouvement est rectiligne uniforme :
z = ax + b
avec :
dz qU

a= (L) = L


m h v20




 dx

 q U L2
b = z(L) – a L = –


2 m h v2



0
On obtient donc pour x > L :
qU L
 
z= L x –
m h v2 0
2
Si on place un écran à une distance D des plaques :

7
z
potentiel V2

zimpact

× x
O v# «0

L/2

potentiel V1

L D

L’impact sur l’écran a lieu quand x = L + D soit :


–q U L
 
zimpact = L D+ ∝U
m h v0 2

Ce principe est utilisé dans les oscilloscopes analogiques


(écran lumineux vert). Si la tension U est sinusoïdale par
exemple, les impacts des particules sur l’écran forme une
sinusoïde. En utilisant un écran fluorescent, on visualise la
série d’impacts et donc la tension U.

3 Mouvement dans un champ magnétique


3.1 Mise en équation
On suppose donc que
#« #« #« # «
E=0 et B = cte
Le PFD appliqué à q donne :

d #«
v #«
m = q #«
v∧B
dt
Donc :
d #«
v #« d 1 #« 2
 
.v = kvk = 0
dt dt 2
La norme de la vitesse est donc constante :

k #«
v k = v = cte le mouvement est uniforme

On suppose que :

B = B #«
ez avec B>0
On pose :

r = x #«
e x + y #«
e y + z #«
ez

8

v = vx #«
e x + vy #«
e y + vz #«
ez
On a donc :
dvz  #« #« #«
m = q v ∧ B . e z = 0 =⇒ vz = cte
dt
De plus :
v2 = v2x + v2y + v2z = cte =⇒ v2x + v2y = cte

3.2 Trajectoire
3.2.1 Cas où la vitesse initiale est colinéaire au champ
On suppose :

v 0 = v0 #«
ez
On obtient donc :
vz = v 0 et vx = vy = 0
Le mouvement est donc rectiligne uniforme et le champ magnétique n’a aucune influence.
Pas très intéressant...

3.2.2 Cas où la vitesse initiale est orthogonale au champ


On suppose

v 0 = v0 #«
ex avec v0 > 0
On obtient donc :
vz = 0
Le mouvement a donc lieu dans le plan (Oxy).

d #«
v q #« #« q B #« #«
= v∧B= v ∧ e z = ωc #«
v ∧ #«
ez
dt m m
On introduit la pulsation cyclotron :

|q|B
ωc =
m

qB
 
Rem : il est intéressant pour les analyses dimensionnelles de se souvenir que = T–1 .
m
En pratique :
• si q > 0, on pose :
qB
ωc =
m
• si q < 0, on pose :
qB
ωc = –
m
Dans la suite, on considère que q > 0 et donc :
qB
ωc =
m
(si q < 0, il suffira de remplacer ωc par –ωc dans toutes les équations)

9
On obtient donc :
d #«
v
= ωc vx #«
e x + vy #«
e y ∧ #«
e z = ωc –vx #«
e y + vy #«
   
ex
dt

v̇ = ωc vy (1)
 x




v̇y = –ωc vx (2)

On pose :
u = vx + j vy
En faisant (1) + j(2), on obtient :

u̇ + ωc u =⇒ u = A e –j ωc t
Or u(0) = v0 donc A = v0 ce qui donne :
vx = ẋ = Re(u) = v0 cos(ωc t) vy = ẏ = Im(u) = –v0 sin(ωc t)
On obtient donc :
v v
x(t) = 0 sin(ωc t) y(t) = 0 (cos(ωc t) – 1)
ωc ωc
On peut remarquer que :
!2 !2
v0 v0
y+ x2 + =
ωc ωc
On obtient donc un mouvement circulaire uniforme de centre :
!
v0
C = 0, –
ωc
et de rayon
v mv0
R= 0 =
ωc |q| B
y

v

B

#« •
F
v0
• q<0

ez
ωc

v# «0
x

v
– 0• q>0
ωc

F


v

10
On peut retrouver ces résultats très rapidement en partant du fait que le mouvement
est circulaire uniforme de centre C. En effet, si on utilise les cordonnées polaires
centrées en C :

v = v0 #«

L’accélération est donc :
v 2
a = – 0 #«
#« e
R r
Le PFD appliqué à la charge q donne donc :

v2 #« #«
–m #«
a = –m e r = q #«
v∧B
R


On a B = B #«e z . Dans le cas où q < 0, ( #« e r , #«
e θ , #«
e z ) forment bien une BOND mais
#« #« #«
dans le cas où q > 0, il faut prendre ( e r , e θ , – e z ) pour avoir une BOND.


eθ #«
er #«
er

#« #« #«

ez ez
• •

• Si q < 0 :

q #«
v ∧ B = q v0 B #«
e r = –F #«
er

• Si q > 0 :

q #«
v ∧ B = –q v0 B #«
e r = –F #«
er

On en tire donc dans tous les cas :

v20 mv0 v0
= |q| v0 B =⇒ R = =
R |q| B ωc

3.2.3 Cas quelconque


On suppose :

v 0 = v0 cos α #«
e x + v0 sin α #«
ez avec v0 > 0 et α>0

Les équations obtenues précédemment pour vx et vy restent inchangés. La seule différence


est que :
u(0) = v0 cos α =⇒ A = v0 cos α
Par conséquent, le mouvement dans le plan (Oxy) est un cercle de centre :
!
v0 cos α
C = 0, –
ωc

11
et de rayon :
v cos α mv0 cos α
R= 0 =
ωc |q| B
On a toujours :
vz = cte = v0 sin α =⇒ z = v0 sin αt
Le mouvement est uniforme selon (Oz).

La trajectoire est la superposition d’une rotation circulaire uniforme dans le plan (Oxy) et
d’une translation rectiligne uniforme selon (Oz) : il s’agit donc d’une hélice.

Le pas p de l’hélice est :



p = z(t + T) – z(t) = v0 sin α T = v0 sin α
ωc

q<0


v0
α • y
C

4 Applications
4.1 Le spectromètre de masse
Un spectromètre de masse sert à
mesurer la masse des particules. Le
principe est le suivant : on considère #«
un gaz de particule chargées contenus • • E #«
v0
dans la chambre d’ionisation dont le •
rôle est de générer ces particules. Une •
• • m v0
ouverture permet de laisser sortir R=
un faisceau de particule que l’on #« |q| B
accélère avec un champ électrique
B ×
pour les amener à la vitesse #«v 0 . En-
suite un champ magnétique courbe
R

chambre accélérateur
la trajectoire. En mesurant le rayon R d’ionisation
de la trajectoire, on peut déterminer
la masse de la particule. Pour des impact
particules q < 0, on a la situation ci
contre

12
4.2 Le cyclotron
Un cyclotron est composé de deux demi-cylindres (nommés "dees") dans lesquels règne un

champ magnétique B . Les dees sont reliés à un générateur de tension alternatif qui permet

d’imposer un champ E dans l’espace entre les dees.

A chaque traversée de l’espace entre les dees la particule est accélérée (la tension u est al-
ternative pour imposer un champ électrique dans le bon sens). Par conséquent, la particule
arrive dans les dees avec une vitesse d’entrée de plus en plus grande. Par conséquent, la
trajectoire circulaire dans les dees a un rayon de plus en plus important.

Ce dispositif permet donc d’accélérer une particule tout en la gardant confinée dans un do-
maine restreint de l’espace. Pour une particule de charge q > 0, on a la trajectoire suivante :
u(t)

#« #«
B • • B

On peut décomposer le mouvement en deux temps pour bien comprendre le fonctionne-


ment :

#« #«
• B
E

v1

#« #«
B • E


v2

On pourra également visualiser cette animation pour mieux comprendre.

13
4.3 L’effet Hall
On considère un conducteur parcouru par un courant i > 0. On plonge ce conducteur dans

un champ magnétique B = B #«
e z . La vitesse des électrons est #«
v = –v #«
e y . On note h la largeur
du conducteur.

B
z

i
h
y

A cause de la force de Lorentz :


#« #«
F = –e #«
v ∧ B = e B v #«
ex
les électrons sont déviés sur la face avant de conducteur. Celle-ci se charge donc négative-
ment. Pour conserver l’électroneutralité, la charge arrière se charge positivement. Par consé-

quent un champ électrique E H nommé champ de Hall apparait entre la face avant et la face
arrière. Après un régime transitoire très "court", les faces avant et arrière sont saturée en
charges. La force électrique due à ce champ de Hall s’oppose à la force de Lorentz et les
electrons peuvent donc se diriger suivant (Oy) et conduire le courant.

⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕

⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕

face arrière face avant


⊕ #«
⊕ EH


En régime permanent :
#« #« #«
0 = –e E H + e B v #«
e x =⇒ E H = B v #«
ex
Si on place un voltmètre entre la face avant et arrière du conducteur, on mesure une tension
U égale à :
Z0 Z0 Z0
# « #«
U = V(arrière) – V(avant) = V(x = –h) – V(x = 0) = dV = gradV . d #«
r =– E H . d #«
r
–h –h –h
Or :

E H . d #«
r = B v dx
donc :
U = Bvh
Ainsi, la mesure de U permet d’avoir accès à B. Ce principe est utilisé dans les teslamètres à
effet Hall.

14

Vous aimerez peut-être aussi