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Devoir Surveillé de Sciences Physiques MP* 2021

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1 – DS7 Sciences Physiques MP* 2020-2021

Devoir surveillé de Sciences Physiques n◦7 du 11-03-2021


— Durée : 4 heures —

Calculatrice interdite

Les résultats des applications numériques seront donnés avec au plus deux chiffres significatifs. En ce qui concerne
la fonction logarithme népérien, un graphique est fourni à la fin de l’énoncé. On considérera, en cas de besoin,
que log x ≃ 0, 4 ln x.
Vous devez choisir entre deux devoirs : le devoir constitué des problèmes 1 et 2 ou bien le devoir
constitué des problèmes 1, 3 et 4 qui est plus difficile que le premier. Quoi qu’il en soit, toute
réponse proposée sur les problèmes 3 ou 4 fixe le choix du second devoir et, par conséquent, toute
réponse proposée sur le problème 2 ne serait pas prise en compte.
Le problème 1 sera ramassé après 1h30 d’épreuve, vous ne pourrez pas le traiter au-delà de cette
limite.

Problème no 1 – Autour de l’eau Centrale MP 2008

A. Synthèse de l’eau
Données thermodynamiques à 298, 15 K :

H2 gaz O2 gaz H2 Ogaz


∆f H ◦ en kJ · mol−1 0 0 -214,8
S ◦ en J · K−1 · mol−1 130,7 205,2 188,8
c◦p en J · K−1 · mol−1 28,8 29,4 33,6

Les capacités thermiques molaires standard seront considérées comme indépendantes de la température.
On se propose d’étudier la réaction de formation de l’eau vapeur à partir des gaz selon la réaction :

2H2gaz + O2gaz ⇋ 2H2 Ogaz

1. Calculer, à la température T0 = 298, 15 K, l’enthalpie et l’entropie standard de réaction notées respective-


ment ∆r H ◦ (T0 ) et ∆r S ◦ (T0 ). Commenter les résultats obtenus.
2. Calculer l’enthalpie libre standard de la réaction à T = 298 K. Commenter le résultat obtenu.
3. Si on ne l’enflamme pas, un mélange de dihydrogène et de dioxygène gazeux peut ne pas réagir, même sous
l’action de la lumière. Commenter.
Si les proportions des mélanges ne sont pas trop éloignées des proportions stœchiométriques, il est possible de
rompre la métastabilité selon plusieurs procédés (étincelle, flamme, mousse de platine). Le comportement d’un
mélange stœchiométrique (mélange tonnant) varie selon les conditions de température et de pression. Aux basses
pressions, l’explosion d’un mélange stœchiométrique est bien décrite par un mécanisme simplifié proposé par
Hinshelwood(prix Nobel en ) :
— Étape d’initiation entre les molécules de dihydrogène et la paroi (notée P )
k1
H2 + P → 2H• + P
— Étape de propagation
k2
H• + O2 → HO• + O
k3
O + H2 → HO• + H•
k4
HO• + H2 → H2 O + H•
— Étape de rupture en présence de la paroi
k5
H• + P → fixation sur la paroi
k6
HO• + P → fixation sur la paroi

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2020-2021 DS7 – 2

d [H2 O]
La vitesse de la réaction est définie dans l’étape de constante de vitesse k4 : v = = k4 [H2 ] [HO• ].
dt
Pour chaque étape, l’ordre est égal à la molécularité. Par exemple sur l’étape de constante de vitesse k3 , on
a v3 = k3 [O] [H2 ]. On précise que la paroi P n’intervient pas dans l’expression des vitesses. Ce mécanisme
réactionnel est étudié en suivant le principe de Bodenstein. Ce principe dit que pour tous les intermédiaires
réactionnels comme O, HO• ou H• , on peut écrire que :

d [HO• ]
=0
dt

4. Montrer que dans le modèle d’Hinshelwood la vitesse de formation de l’eau se met sous la forme :
n m
d [H2 O] α [H2 ] [O2 ]
v= =
dt β + γ [H2 ] − δ [H2 ] [O2 ]
Déterminer les entiers n et m, ainsi que les expressions des coefficients α, β, γ, et δ en fonction des constantes
de vitesse ki pour i ∈ {1, . . . , 6}.
5. Établir pour un mélange stœchiométrique et à une température T donnée, l’expression de la pression
d’explosion correspondant à un emballement de la réaction.
B. Domaine de stabilité thermodynamique de l’eau
RT
Dans toute cette partie, on fera l’approximation ln x ≃ 0, 06 log x.
F
2+

On donne : EPb 2+ /Pb
s
= E1◦ = −0, 13 V, EPbO

2s /Pb

2+ = E2 = 1, 46 V et Pb(OH)2 s ⇋ Pb +2HO− de pKs = 16, 1.
Le diagramme potentiel-pH du plomb est représenté à la figure 1 pour une concentration atomique en élément
plomb de c0 = 0, 1 mol · L−1 .
E( V)

2, 00

F
b PbO2 s

1, 00
b
G

Pb2+ H
b

Pb(OH)2 s
0, 00 A B
b b

C
Pbs b

−1, 00
0 7 14 pH
Figure 1 – Diagramme E − pH du plomb

6. Déterminer les coordonnées des points B et G.


7. Donner la valeur de la pente du segment de droite [F, G].
8. Déterminer le potentiel standard du couple PbO2s /Pb(OH)2 s .
On se propose d’étudier l’action de l’acide chlorhydrique sur le plomb selon l’équilibre :

Pbs + 2H3 O+ ⇋ 2H2 O + Pb2+ + H2 gaz


Considérons un système constitué d’une plaque de plomb trempant dans une solution d’acide chlorhydrique.
9. Calculer la valeur numérique de l’enthalpie libre de réaction d’un tel système quand pH = 0, Pb2+ =
 

0, 1 mol · L−1 et pH2 = 1 bar.


10. Pour quelle valeur du pH l’enthalpie libre de réaction du système précédent devient-elle nulle ?
11. Du point de vue thermodynamique, une solution d’acide chlorhydrique à c0 = 0, 1 mol·L−1 est-elle capable
d’oxyder le métal plomb ?

JR Seigne Clemenceau Nantes


3 – DS7 Sciences Physiques MP* 2020-2021

La figure 2 donne les courbes intensité-potentiel du couple H2 O/H2 gaz sur différents métaux (mercure, plomb
et platine) ainsi que celle du couple Pb2+ /Pbs .

Pb2+ /Pbs
1

i( mA)
0

-1

Hg Pb Pt
-1 -0.5 0
E( V)

Figure 2 – Diagramme intensité-potentiel

12. Donner l’ordre de grandeur des surtensions cathodiques ηHg et ηPb du couple H2 O/H2gaz sur le mercure
et sur le plomb respectivement.
13. Quel phénomène physique est à l’origine du palier observé sur la courbe intensité-potentiel du couple
Pb2+ /Pbs ? La valeur numérique de ce palier dépend-elle de la concentration en ions Pb2+ ?
14. Que se passe-t-il si l’on plonge une plaque de plomb dans une solution d’acide chlorhydrique à c0 =
0, 1 mol · L−1 ? Pourquoi ?
15. Qu’observe-t-on si l’expérimentateur touche la plaque de plomb avec un fil de platine ? Justifier votre
réponse par une construction graphique ?

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2020-2021 DS7 – 4

Problème no 2 – Radiosonde Centrale TSI 2008


Les météorologistes sondent les basses couches de l’atmosphère (troposphère et basse troposphère) pour tenter
de comprendre et de modéliser les phénomènes météorologiques, en vue notamment d’améliorer les prévisions
météorologiques. Le ballon-sonde est le moyen le plus simple et le plus économique d’envoyer une charge dans les
différentes couches de l’atmosphère. Le ballon-sonde communique avec la station météo grâce à une radiosonde
qui émet un signal électromagnétique de haute fréquence (onde UHF) de valeur f = 100 MHz. Le signal reçu par
un cadre récepteur est amplifié puis envoyé via un câble coaxial vers un dispositif qui effectue son analyse. Dans
tout le problème, le milieu ambiant est assimilé au vide de permittivité diélectrique ε0 = 8, 85 × 10−12 F · m−1
et de perméabilité magnétique µ0 = 4π · 10−7 H · m−1 . Les ondes électromagnétiques s’y propagent à la célérité
c = 3 × 108 m · s−1 .
A. Émission-Réception
1. Calculer la valeur de la longueur d’onde λ du signal UHF émis par la radiosonde.
Le ballon-sonde émet une onde assimilable localement à une onde plane progressive dans le sens des y croissants,
harmonique de pulsation ω, de vecteur d’onde ~k, polarisée rectilignement selon ~ez . On note E0 l’amplitude du
champ électrique. L’onde électromagnétique émise par le ballon-sonde est reçue par un capteur, situé à une
distance D = OO′ , ayant la forme d’un cadre (M N P Q) indéformable carré, de centre O′ , de côté a, sur lequel
sont enroulées N spires de fil conducteur. Voir la figure 3.

~ez
Q
b
O′ b
~n y
~ex O ~ey
θ N

M
Figure 3 – Cadre récepteur

Au besoin le cadre est mobile autour de l’axe ~ez . on note θ l’angle (~ex , ~n) où ~n est un vecteur unitaire normal
−−→
au cadre orienté selon le sens M N P Q. On note OO′ = D~ey .
~ de l’onde au voisinage du cadre en un point d’abscisse y.
2. Donner l’expression du champ électrique E
~ associé.
3. En déduire l’expression du champ magnétique B
4. Exprimer la densité volumique d’énergie électromagnétique Wem en ce point.
5. Déterminer le vecteur de Poynting Π ~ en ce point, en fonction de c, Wem et d’un vecteur unitaire. Donner
~
la moyenne temporelle < Π >.
6. Justifier l’existence d’une force électromotrice (fem) induite dans le cadre (M N P Q).
7. Donner l’orientation du cadre permettant d’obtenir une fem e(t) de valeur efficace maximale. On se placera
pour toute la suite du problème dans ce cas-là.
8. Calculer le flux φ(t) du champ magnétique B ~ dans le cadre (M N P Q) en fonction de E0 , N , a, ω, k, D et
du temps t. On fera apparaı̂tre φ(t) sous la forme d’un produit de fonctions sinusoı̈dales. On rappelle la formule
trigonométrique :

p−q p+q
sin p − sin q = 2 sin cos
2 2

9. Déterminer l’expression de la fem e(t).


10. Pour quelle valeur de a a-t-on une fem e(t) de valeur efficace maximale ? Exprimer cette valeur en fonction
de la longueur d’onde λ du signal. Commenter.
11. Commenter le cas où a = λ.
12. Comment se simplifie l’expression de e(t) dans le cas où a ≪ λ ?
Le cadre récepteur possède les caractéristiques suivantes : a = 5 cm, N = 100, il est situé à la distance D =
OO′ = 20 km du ballon-sonde. On suppose que la radiosonde du ballon émet de la même manière dans toutes

JR Seigne Clemenceau Nantes


5 – DS7 Sciences Physiques MP* 2020-2021

les directions de l’espace avec une puissance moyenne < P >= 200 mW.
13. Montrer qu’il est légitime de considérer que l’onde est localement plane au voisinage du cadre.
14. Comparer a et λ. Conclure.
15. Quelle est la valeur de la puissance surfacique moyenne reçue à la distance D ? Que représente cette valeur ?
16. Déterminer la valeur de l’amplitude du champ électrique E0 . Faire l’application numérique.
17. Déterminer la valeur efficace Uef f de la fem apparaissant aux bornes du cadre. Faire l’application numé-
rique. Commenter.
B. Amplification
Le signal obtenu aux bornes du cadre récepteur puis amplifié est envoyé sur un circuit RLC, voir la figure 4.

b b b

b
R L
e C s

b b

b
Figure 4 – Circuit RLC

18. Donner l’expression de la fonction de transfert H(ω) de ce montage. On notera :


r
1 C 1
ω0 = √ 2m = R =
LC L Q

Que représentent ces grandeurs ? Quelle est la nature de ce montage ? On ajuste les valeurs de R, L et C afin
que la fréquence f du signal d’entrée satisfasse à la condition suivante : ω0 = 2πf . On considère cette condition
réalisée dans la suite de cette partie.
19. Quel est l’intérêt de réaliser cette condition ?
20. La valeur de l’inductance est L = 0, 10 µH, calculer la valeur de C permettant d’obtenir la condition
précédente.
21. Exprimer le gain du montage en fonction de R, L et C puis en fonction de Q.
22. Donner la valeur de R permettant d’obtenir un gain de 20 dB.
C. Liaison par câble coaxial
Le signal est alors transporté via un câble coaxial, de grande dimension selon son axe z ′ z, et constitué de deux
surfaces cylindriques parfaitement conductrices, de rayons R1 et R2 > R1 . L’espace entre les conducteurs est
un isolant de permittivité diélectrique absolue ε = εr ε0 et de perméabilité magnétique µ0 = 4π × 10−7 H · m−1 .
Dans ce milieu, on admet que l’on peut utiliser les résultats établis dans le vide en remplaçant la permittivité
du vide ε0 = 8, 85 × 10−12 F · m−1 par la permittivité absolue ε = εr ε0 . Le conducteur interne achemine dans
le sens des z positifs un courant alternatif sinusoı̈dal d’intensité I = I m exp iωt et le conducteur externe un
courant exactement opposé. Entre les conducteurs, les champs électrique et magnétique s’écrivent : E(M, ~ t) =
~ ~ ~
E 0 (r, z) exp iωt et B(M, t) = B 0 (r, z) exp iωt. On donne en coordonnées cylindriques (r, θ, z) de base (~er , ~eθ , ~ez ) :

~ est :
— la divergence du vecteur A

~ = 1 ∂(rAr ) + 1 ∂Aθ + ∂Az


div A
r ∂r r ∂θ ∂z
~ est :
— le rotationnel du vecteur A
     
−→ ~ 1 ∂Az ∂Aθ ∂Ar ∂Az 1 ∂(rAθ ) ∂Ar
rot A = − ~er + − ~eθ + − ~ez
r ∂θ ∂z ∂z ∂r r ∂r ∂θ

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2020-2021 DS7 – 6

~
23. Le champ électrique E(M, t) est supposé radial, déterminer la direction du champ magnétique B(M, ~ t).
24. Déterminer en justifiant les étapes du calcul le champ magnétique B(M, ~ t) en fonction de r et I et d’un
vecteur unitaire.
~ dI
25. Déterminer E(M, t) en fonction de r, ω, ε, et d’un vecteur unitaire.
dz
26. Montrer que I m (z) obéit à une équation différentielle dont une solution est I m = I0 exp −ikz où I0 est
une constante et k une fonction de ω. Déterminer k(ω). Commenter la forme de la solution I correspondante.
27. Montrer qu’il existe une onde électromagnétique (E, ~ B)
~ dans l’espace entre les conducteurs. Cette onde
est-elle plane ? On précisera l’expression de la vitesse de phase vϕ en fonction de la célérité c de la lumière dans
le vide et de εr .
28. On donne εr = 3. La fréquence du signal est de l’ordre de 100 MHz et la longueur du câble de l’ordre
de la centaine de mètres. Peut-on se placer dans le cadre de l’approximations des régimes quasi-stationnaires ?
Justifier.
29. Donner l’expression de la valeur moyenne temporelle < Π ~ > du vecteur de Poynting.
30. Déterminer la puissance électromagnétique moyenne < P > transportée à travers une section droite
z = Cte de l’isolant.

JR Seigne Clemenceau Nantes


7 – DS7 Sciences Physiques MP* 2020-2021

Problème no 3 – Réflexion d’une onde sur une plaque métallique Banque


PT 2009
On considère une plaque métallique conductrice, de grandes dimensions considérées comme infinies suivant Ox
et Oz, de conductivité γ, de perméabilité µ0 et de permittivité ε0 occupant tout le demi-espace y < 0, comme
le montre la figure 5.

~ex

O b
Air b
Métal
~ey ~ez

Figure 5 – Plaque métallique

~ i, B
On envoie une OPPH (onde plane progressive harmonique) incidente, de polarisation rectiligne, notée (E ~ i)
~
sur cette plaque métallique, le vecteur d’onde de l’onde incidente étant ki = −k~ey avec k > 0. Le champ
électrique associé à l’onde incidente a pour expression :

~ i = E0 cos(ωt + ky)~ex
E
. Le trièdre trirectangle Oxyz, l’axe Oy est orienté vers la gauche.
Données numériques :
ε0 = 8, 85 × 10−12 F · m−1 ; µ0 = 4π · 10−7 H · m−1 et c = 3 × 108 m · s−1 .
A. Réflexion sur un plan conducteur parfait
Dans toute cette partie, la conductivité γ est supposée infinie. Le métal est alors considéré comme un conducteur
parfait.
1. Rappeler les équations de Maxwell dans le vide.
2. Établir l’équation de propagation du champ électrique dans le vide. Comment s’appelle ce type d’équations ?
Quelle relation existe-t-il entre ε0 , µ0 et c ?
3. Déterminer la relation liant ω, k et c.
4. Quelle est l’expression du champ magnétique incident B ~ i ? Quelle équation de propagation vérifie B
~i ?

On cherche une onde réfléchie sous la forme d’une OPPH, de polarisation rectiligne, notée (E ~r, B
~ r ) et de vecteur
~
d’onde kr . En surface du métal (y = 0) règnent une densité surfacique de charges σ et un courant surfacique ~js ,
uniformes et non permanents.
5. Quelles sont les unités de σ et ~js ? Que valent les champs électrique et magnétique dans le métal ? Quelles
sont les deux relations de passage en y = 0 ? Quelle composante du champ électrique est toujours continue à
traversée d’une surface ?
6. Pourquoi les ondes incidentes et réfléchies ont-elles la même fréquence ? Quelle relation lie ici ~kr à ~ki ?
Détailler le raisonnement.
7. Établir l’expression du champ électrique E ~ r , en tout point du plan y = 0+ , puis en déduire celles de E ~ r et
~
de Br , en tout point du demi-espace y > 0.
8. Que vaut le champ électromagnétique total (E ~ tot , B
~ tot ) résultant de la superposition de l’onde incidente et
de l’onde réfléchie ? Quelle est sa particularité ?
9. Quelle propriété particulière possède le plan y = 0 vis à vis du champ électromagnétique total ? En déduire
les expressions de σ et de ~js ? Donner une interprétation qualitative des résultats obtenus.
10. Quelle est l’énergie volumique associée à l’onde incidente ? Même question pour l’onde réfléchie. Comparer
les résultats.
11. Quelle puissance instantanée Pi apportée par l’onde incidente traverse une surface S orthogonale à la
direction de propagation ? Même question pour l’onde réfléchie (Pr ). Comparer ces résultats à ceux obtenus à
la question précédente. Commenter.
12. Comparer les moyennes temporelles de Pi et de Pr . Commenter physiquement.

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2020-2021 DS7 – 8

B. Réflexion sur un métal non parfait


En réalité le métal de la plaque a une conductivité qui n’est pas infinie ce qui permet au champ électromagnétique
~ t, B
de pénétrer dans ce métal. Il sera noté (E ~ t ). Les résultats suivants sont admis :

√ y y π ~ t = 2 E0 exp + y cos ωt + y ~ez


  
~t =
E 2kδE0 exp + cos ωt + + ~ex et B
δ δ 4 c δ δ
r
2 ω
avec δ = , kδ ≪ 1 et k = .
µ0 γω c
Le courant surfacique est alors nul. Dans le métal règnent une densité de courant ~j et une densité de charge
ρ = 0. On donne : γ = 107 S · m−1 .
13. Quelle est la dimension de δ ? Que représente cette grandeur ? Application numérique : représenter la
courbe log δ en fonction de log ω pour 1 rad · s−1 ≤ ω ≤ 106 rad · s−1 .
14. Rappeler l’expression - en fonction de ~j et de E ~ - de la puissance volumique cédée par le champ électro-
magnétique à la matière et, en appliquant la loi d’Ohm locale dans le métal, évaluer sa moyenne temporelle.
En déduire la puissance moyenne totale < PJ > dissipée dans la portion de cylindre d’axe Oy, de section S et
délimitée par les plans y = 0 et y = −L, avec L ≫ δ.
15. Déterminer la puissance moyenne < Pt > rayonnée par l’onde transmise à travers la section droite d’abs-
cisse y = 0− . Comparer au dernier résultat de la question précédente. Commenter en détails. Que remarquerait-
on si, la pulsation étant fixée, on faisait tendre la conductivité vers l’infini ? Commenter.
16. Écrire la relation de passage en y = 0 pour le champ électrique, et en déduire, pour tout y > 0, le champ
E~ r de l’onde électromagnétique réfléchie, puis le champ B~ r.
17. Quelle est la puissance moyenne < Pr > rayonnée par l’onde réfléchie à travers une surface S orthogonale
à la direction de propagation ?
18. En limitant l’analyse aux termes de degrés inférieur ou égal à 1 en kδ avec kδ ≪ 1, quelle relation simple
obtient-on entre les puissances moyennes rayonnées < Pi >, < Pr > et < Pt > ? Commenter.

Problème no 4 – Dipôles. . . Mini-anthologie variée

Données numériques :
Vitesse de la lumière dans le vide : c = 3, 0 × 108 m · s−1
Permittivité du vide : ε0 = 8, 9 × 10−12 F · m−1
Perméabilité du vide : µ0 = 1, 3 × 10−6 H · m−1
Charge élémentaire : e = 1, 6 × 10−19 C
Constante de Rydberg : R∞ = 1, 1 × 107 m−1
Masse de l’électron : m = 9, 1 × 10−31 kg
Constante d’Avogadro : NA = 6, 02 × 1023 mol−1
Masses molaires : MO2 = 32 g · mol−1 et MH2 = 2 g · mol−1

A. Micro-ondes
1. À partir de vos connaissances des ordres de grandeur à l’échelle moléculaire, déterminer l’ordre de grandeur
(puissance de dix et unité) du moment dipolaire ~µ de la molécule d’eau. Donner la définition du moment d’inertie
J de la molécule par rapport à un axe passant par son barycentre. Évaluer de la même manière (puissance de
dix et unité) son ordre de grandeur. Les molécules d’eau sont désormais modélisées comme des dipôles rigides
de moment d’inertie J ; il n’y aura donc pas lieu de tenir compte des transitions électroniques intramoléculaires.
2. Lorsqu’un très grand nombre de telles molécules est soumis à un champ électrique uniforme et constant
~ = E~ez , on constate que, à l’équilibre thermodynamique à la température T , tout se passe comme si chaque
E
molécule adoptait le même moment dipolaire électrique, nommé moment dipolaire moyen et noté < p~ >eq . Ce
moment dipolaire moyen dépend de la température T . La température T détermine aussi les fluctuations de
moment autour de sa valeur moyenne. Lorsque le champ est suffisamment faible, on pose < p~ >eq = ε0 αE, ~ ce
qui définit la polarisabilité α. Quelle est la dimension de la polarisabilité ?
3. Le modèle de Debye indique qu’en régime transitoire, < p~ > est une fonction du temps vérifiant l’équation
différentielle :

d < p~ > ~
τ + < ~p >= ε0 αE
dt
où τ est un temps caractéristique de la molécule dans son environnement.

JR Seigne Clemenceau Nantes


9 – DS7 Sciences Physiques MP* 2020-2021

~ = Em cos ωt~ez , et celle de la solution en régime forcé :


On impose la forme du champ, E

< p~ >= [p′ cos ωt + p′′ sin ωt]~ez


Exprimer p′ et p′′ en fonction de ε0 , α, ωτ et Em . Pour faciliter le commentaire, la figure 6 représente l’allure
de la solution, avec conventionnellement p′max = 1 (ωτ est en abscisse). Justifier en particulier que l’on nomme
τ temps de relaxation.
(p′ , p′′ )
1 b

p′

p′′

b b b b

0 1 2 4 ωτ
Figure 6 – p′ = Re(p) et p′′ = Im(p)

~ i (t) le vecteur rotation instantanée de la molécule n◦ i et p~i (t) son moment dipolaire instantané. En
4. Soit Ω  
d~
pi (t) dh~pi i
admettant l’égalité = , exprimer πi (t), puissance cédée par le champ à cette molécule, d’abord
dt dt
~
en fonction de p~i (t), E(t) ~ i (t), puis en fonction de d~
et Ω
pi ~
et de E(t). En déduire l’expression de la valeur
dt
instantanée de la puissance fournie par  le champ électrique à un échantillon comportant un nombre élevé, N ,
~· d~p i
de molécules : Πinst (t) = N E .
dt
5. Exprimer Π, moyenne temporelle de Πinst , en fonction de Em , ε0 , α, N et ωτ . Commenter la figure 7, qui
Π(ωτ )
donne la valeur normalisée de π(ωτ ) = .
Πmax
π
1 b

b b b b

0 1 2 4 ωτ
Figure 7 – Moyenne temporelle de Πi (t)

6. La pulsation du champ électrique est ω = 1010 rad · s−1 . Ce champ est appliqué à un échantillon d’eau
liquide, dont le temps de relaxation est τliq = 10−11 s et à un échantillon de glace de même masse, mais dont le
temps de relaxation est τgla = 10−4 s. On suppose que les polarisabilités α de l’eau liquide et de la vapeur d’eau
sont du même ordre de grandeur. Comment expliquer, pour le même matériau, l’inégalité τsolide ≫ τliquide ?
Πliq
Calculer le rapport des puissances fournies . L’eau liquide étudiée est contenue dans un récipient de verre ;
Πgla
ce dernier reste froid. Un récipient en faı̈ence ressort brûlant. Que peut-on en déduire ?

B. Couleurs par diffusion


L’atmosphère, milieu peu dense, possède les mêmes propriétés électromagnétiques (ε0 , µ0 ) que le vide. Elle
contient des atomes dont les électrons de masse m sont correctement décrits par le modèle de l’électron élas-
tiquement lié. Le Soleil émet une onde lumineuse de pulsation ω visible. La pulsation propre de l’électron
élastiquement lié au noyau est ω0 est très supérieure à ω, ainsi l’expression du moment dipolaire de l’atome est :

e2
~p = E0 exp jωt ~ez
mω0
~ = E0 exp jωt ~ez est le champ électrique de l’onde émise par le Soleil. Ce dipôle est situé au point O, il
où E
rayonne une onde électromagnétique.

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2020-2021 DS7 – 10

On admet les expressions suivantes pour les champs rayonnés par le dipôle au point M (repéré par des coor-
données sphériques de centre O), voir la figure 8 :
z
~er
M ~eϕ
b

θ r
~eθ
O b

y
b

ϕ
x

Figure 8 – Coordonnées sphériques

! ! !
d2 ~p(t − OMc ) −−→ −−→ d2 ~p(t − OMc ) −−→
2
∧ OM ∧ OM 2
∧ OM
1 dt µ0 dt
~
E(M, t) = et ~
B(M, t) =
4πε0 c2 OM 3 4π cOM 2
7. Rappeler les trois approximations nécessaires pour obtenir ces expressions et préciser la signification phy-
sique de ces approximations.
8. Déterminer la valeur moyenne temporelle < Π ~ > (r, θ) du vecteur de Poynting de l’onde rayonnée par le
dipôle en fonction de E0 , µ0 , c, ω, m, e, ω0 , θ et r et des vecteurs de base associés aux coordonnées sphériques.
9. Tracer la courbe < Π(θ) > pour une valeur de r fixée. Que représente cette courbe ?
10. Déterminer la valeur moyenne temporelle de la puissance totale rayonnées en fonction de E0 , µ0 , c, ω, m,
e et ω0 .
11. L’atmosphère est un milieu inhomogène où la densité de particules fluctue à l’échelle de la longueur d’onde
de sorte que les caractéristiques de la lumière qu’elle rayonne sont, à une facteur multiplicatif près, les mêmes
que celles de la lumière rayonnée par un dipôle unique. En déduire une explication de la couleur d’un ciel sans
nuage.
12. Pourquoi les couchers de Soleil sont-ils rouges par temps clair ?
13. La fumée s’élevant d’une cigarette qui se consume par elle-même est bleue. En revanche, la fumée ex-
halée par un fumeur est blanche, tout comme le brouillard ou le lait. Interpréter, sachant qu’un paramètre
caractéristique du milieu joue un rôle déterminant.

JR Seigne Clemenceau Nantes


11 – DS7 Sciences Physiques MP* 2020-2021

ln x

1 b

0 b b

1 x

Figure 9 – Fonction ln x

JR Seigne Clemenceau Nantes

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