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Transition Comptable-Fiscale

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Nour Imen Ben Salah
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MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA

RECHERCHE SCIENTIFIQUE
*****
Université de la Manouba
*****

Projet de fin d’Etudes en vue de l’obtention du


diplôme en Licence en sciences comptables.

LE PASSAGE DU RESULTAT
COMPTABLE AU RESULTAT FISCAL

Organisme de stage : Cabinet comptable


Financier Hedi Bouazizi

Elaboré par : Encadré par :


Nour Imen Ben Salah Letaief
Mondher

1
Année Universitaire 2023/2024

Dédicace
Avec l’expression de ma reconnaissance, je dédie ce modeste travail à ceux qui, quels que soit
les termes embrassés, je n’arriverais jamais à leur exprimer mon amour sincère.
A MON TRES CHER GRAND PERE
C’est un moment de plaisir de dédier cet ouvrage, merci pour tous vos efforts, ta
compréhension, ta patience de me soutenir tout au long de mes études et dans ma vie. Grace à
toi je suis là, ton soutien fut une lumière dans tout mon parcours. Que dieu vous garde, vous
protège et vous accorde une longue vie.
A MON TRES CHER PERE
De tous les pères, tu es le meilleur. Tu as été et tu seras toujours un exemple pour moi par tes
qualités, ta persévérance et perfectionnisme.
Grace à toi j’ai appris le sens du travail et de la responsabilité. Pourriez-vous trouver dans ce
travail le fruit de toutes vos peines et tous de vos efforts. En ce jour, j’espère réalise l’un de
tes rêves. Aucune dédicace ne saurait exprimer mes respects , ma reconnaissance et mon
profond amour.
A MA TRES CHERE MERE
Source inépuisable de tendresse, de patience et d’inspiration. Ta prière et bénédiction m’ont
été d’un grand secours tout au long de ma vie. Quoique je puisse dire et écrire, je ne pourrais
exprimer ma grande affection et ma profonde reconnaissance.. Puisse dieu tout puissant, te
préserver et t’accorder santé, longue vie et bonheur.
A MA TRES CHERES SŒURS
Aucune dédicace ne peut exprimer la profondeur des sentiments fraternels , d’amour et
d’attachement que j’éprouve à vos égards. Je vous dédie ce travail en témoignage de ma
profonde affection en souvenirs de notre indéfectible union qui s’est tissée au fil des jours.
Puisse dieu vous protéger, garder et renforcer notre fraternité.

2
Remerciement :
Avant d’entrée dans le vif du sujet, j’aimerais profiter de l’occasion pour remercier
Monsieur «Lataif Mondher », il s’est toujours montré à l’écoute tout au long de la réalisation
de ce travail, ainsi pour ses encouragements et ses conseils précieux.

Au terme de ce travail, Je tiens à remercier mon maitre de stage, Monsieur Hedi Bouazizi,
comptable agréé et commissaire aux comptes pour sa guidance et ses précieux conseils tout au
long de mon stage. Qu’il trouve ici l’expression de ma gratitude et mon profond respect.

Mes remerciements s’adresse également à tous les professeurs de L’Institut Supérieur de


comptabilité et d’administration des Entreprises pour tous les connaissances théoriques et
pratiques , qu’ils nous ont inculqués durant nos années d’études, et qui ont largement
contribué à la réalisation de ce travail.

Au terme de ce travail, je profite de cette occasion pour exprimer mes sincères remerciements
à toute personne qui ont contribué, de près ou de loin, à sa réalisation.

3
SOMMAIRE

CHAPITRE I : DEROULEMENT DU STAGE........................................................................8

CHAPITRE 2 : LA METHODE DE CALCUL DU RESULTAT FISCAL À PARTIR DU


RÉSULTAT COMPTABLE............................................................................................................14

SECTION 1 : LA DETERMINATION DU RESULTAT FISCAL...........................................14

SECTION 2 : LES CONSEQUENCES du passage du résultat comptable au résultat fiscal


............................................................................................................................................24

CAS PRATIQUE.....................................................................................................................24

LA BIBLIOGRAPHIE..............................................................................................................24

LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES..................................................................................24


TABLE DES MATIERES........................................................................................................24

4
LISTE DES ABREVIATIONS

5
INTRODUCTION

La législation comptable et la législation fiscale ont des intérêts différents. Cette


différence se reflète dans le fait que la législation suit les principes de fiabilité de
l'information et d'authenticité de l'image de la situation financière de l'entreprise,
tandis que la législation fiscale vise à sauvegarder les intérêts de trésor.
Par conséquent, l'article 79 de la loi de finances de 1998 prévoit l'obligation pour
une entreprise d'inclure avec sa déclaration annuelle de revenus ou de bénéfices
notant un tableau de détermination du résultat fiscal fiscales sur la base de résultat
comptable modifié.
Le calcul du résultat comptable et les divers ajustements obligatoires pour la
détermination du résultat fiscal, nécessitent des connaissances législatives et
fiscales. Il est par conséquent nécessaire d’être prudent et faire preuve de vigilance
au moment de l’élaboration du tableau de transition du résultat comptable au résultat
imposable à fin d’éviter toute erreur ou omission susceptibles de conduire à une
sous-évaluation du bénéfice imposable déclaré et induisent en conséquence des
sanctions et autres augmentations qui accroissent le fardeau fiscal pesant sur la
société.
Il convient également de mettre l’accent sur le respect des délais fixés par
l’administration fiscale, et surveiller attentivement l’élaboration des textes de base
afin d’éviter un fardeau fiscal additionnel.

La comptabilité est une discipline spécifique qui suit les normes traditionnelles et vise
à recenser tous les flux financiers d'une entreprise. Elle participe également à la
préparation des déclarations fiscales.

La fiscalité est l’élément le plus difficile à manipuler étant donné qu’elle est en
évolution et permanente. Par conséquent, il est nécessaire de faire une vérification
des finances publiques pour garantir qu’il y a un respect des réglementations
fiscales.
Le résultat fiscal est le bénéfice ou la perte nette d'une entreprise calculé selon les
règles fiscales en vigueur dans le pays dans lequel la société est constituée. Il est
obtenu en ajustant les gains et pertes comptables en fonction des déductions,
exonérations et crédits fiscaux prévus par la législation fiscale en vigueur. Le résultat
fiscal est donc différent du résultat comptable en raison des différences de traitement

6
fiscal et comptable des charges et des produits. Le résultat fiscal sert de base pour
déterminer l'impôt sur les sociétés ou l'impôt sur le revenu des entreprises.

Le calcul du résultat fiscal pour chaque société est fondé sur un résultat comptable
ajusté. Par conséquent, la société prépare les documents nécessaires pour calculer
l’impôt et les autorités fiscales procèdent à des ajustements et des retraits non
comptables en utilisant une déclaration connue sous le nom de « liasse fiscale »
parce que tous les produits enregistrés dans les comptes ne sont pas
obligatoirement soumis à l’impôt et les charges déductibles ne sont pas
nécessairement déductibles.
Ce résultat fiscal qui est déterminé en se fondant sur le résultat comptable ajusté,
c’est-à-dire après avoir effectué les corrections nécessaires, la question qui se pose
à cet égard est la suivante : « Comment s’opère le passage de résultat comptable au
résultat fiscal ? »
Pour répondre à cette problématique, nous avons choisi de diviser ce document en
trois chapitres :
- Le premier chapitre sera consacré à la présentation de lieu de notre stage et aux
tâches exercées au sein de l'établissement.
- Le chapitre 2 se concentrera sur la méthode de calcul du résultat comptable au
résultat fiscal.
- Le troisième et dernier chapitre sera consacré à l'étude de cas pratiques.

7
CHAPITRE I : DEROULEMENT DU
STAGE
Section 1 : PRESENTATION DU CABINET
C’est un cabinet de comptabilité et commissariat aux comptes inscrite aux membres
de C.C.T.
Cet cabinet est fondé en janvier 2014 et dirigé par «Monsieur Hedi Bouazizi ».
Il est environné par un groupe professionnel de comptables qui sont toujours à
l’écoute de leurs clients et motivés pour les aider et les conseiller en basant sur la
qualité de travail et services fournis que ce soit en matière de comptabilité, de
fiscalité et de conseil juridique ou fiscal.
Carte d’identité du cabinet
FORME JURIDIQUE Société a responsabilité limité (SARL)

OBJET Comptable et Financier

ADRESSE 17 Rue de Ibn Arafa , La Marsa

EMAIL [Link]@[Link]

TELEPHONE 71 981 238

8
Effectifs 7 personnes

Tableau [Link] signalétique du Cabinet

1.1.L’organigramme :
Pour assurer non seulement la qualité mais aussi l’efficacité et l’efficience du service
rendue par ce cabinet, il a mis à la disposition de sa clientèle une équipe
permanente à sa disposition. Cette équipe est composée d’un associés, deux
comptables et quatre collaborateurs.
L’organigramme se présente comme suit :

Comptable
Bouazizi Hedi
Auditeur Consultant
Comptable Rahmeni
Oussema
Aide comptable Aide Comptable

Hanen Hamida

Aide comptable Aide comptable

Hammami Ikram Sabiha

Figure 1 : Organigramme du cabinet

[Link] comptabilité centralisée au sein de l’entreprise

Chaque entreprise doit choisir son propre système comptable tout en respectant les
exigences du plan comptable.

Les institutions comptables ont opté pour un système informatisé plutôt que pour un
système classique dans le cadre de l'évolution des outils informatiques afin
d'atteindre les objectifs fixés. Avant de commencer à parler des logiciels utilisés par
l'organisation, nous voulons souligner les différences entre les systèmes comptables
traditionnels et informatiques.

9
*Le système comptable classique :

Le système comptable classique est le système organisationnel le plus ancien et


constitue une solution adaptée. Surtout pour les petites et moyennes entreprises,
leur activité est gérée par un personnel dédié et enregistrée manuellement chaque
jour par ordre chronologique à l'aide des documents comptables suivants :

Est un document recensant l'ensemble des opérations


Le Journal : financières d'une entreprise par ordre chronologique et au
cours d'un même exercice donné.

est un registre qui enregistre toutes les transactions


financières de l’entreprise. Il s’agit d’un document précieux qui
Le Grand livre : permet de suivre et d’analyser les mouvements d’argent au
sein de l’entreprise.

Il s’agit d’un résumé périodique permet d’apprécier la situation


La Balance : patrimoniale et l’activité d’une l’entreprise, de contrôler la
comptabilité de l’entreprise.

Est un document qui décrit la situation financière à un moment


Bilan : précis notamment les ressources économiques utilisées pour
financer son actif.

Figure 2 :Les pièces utilisées au sein du cabinet

* Logiciel utilisé par l’organisation


Le cabinet utilise principalement deux types de logiciel comptable pour avoir une
information fiable pertinente et utile, c’est ce que proposant le logiciel « Sage 100 »
et du programme « Sage Géneration Expert ».
Sage comptabilité 100 :
Il s'agit d'un logiciel de gestion de la comptabilité générale, auxiliaire,analytique et
budgétaire. Facilitez l’accès des utilisateurs aux informations dont ils ont besoin
offrez-leur de la rapidité de saisie et la possibilité de réviser les écritures comptables.
Figure 3 : L'interface du sage 100

10
Source : logiciel sage 100
Ce logiciel offre les fonctionnalités de mobilité et de productivité
nécessaires pour accompagner les nouveaux usages et améliorer les
performances dans le secteur comptable. Il présente de nombreux
avantages tels que la simplicité, la facilité d’utilisation, la sécurité et
l’efficacité.
Figure 4 : L’interface de la sage Géneration Expert

Source : logiciel sage génération expert

11
Section 2 : Les taches effectuées durant la période de stage

Durant le stage d'été nous avons eu l'opportunité d'effectuer plusieurs tâches de


maintenance et assistance comptable avec le logiciel « sage100 ».
2.1. La collecte et le Classement des pièces
Les documents collectés constituent les pièces justificatives nécessaires aux
écritures comptables. Dans ces documents, nous pouvons trouver les factures, les
bons, les reçus, les bordereaux, les quittances, les souches de chèque et les pièces
de remise chèque, les documents juridiques, le bulletin de paie, des déclarations
fiscales et sociales, et des documents ainsi que tout autre document nécessaire à la
génération des écritures comptables. Le classement des documents s'effectue d'une
part selon la nature du journal (achats, ventes, opérations diverses etc.) et d'autre
part selon l'ordre chronologique de chaque journal.
Le reclassement de cette pièce vise principalement à faciliter le traitement et la
saisie des pièces comptables.
2.2. La saisie des opérations comptables
Consiste à utiliser des documents supplémentaires (des factures) pour documenter
les transactions d'achat et de vente. Le fournisseur crée les factures d'achat et le
client crée les factures de vente. Toutes les factures doivent inclure les informations
nécessaires conformément à l'article 18 du code TVA.
De plus, à la fin de chaque mois, il y a la comptabilisation des opérations de paie.
L'agent calcule les salaires des employés de l'entreprise à l'aide d'un logiciel de paie
en tenant compte des absences, des acomptes et des prêts accordés. Ensuite, il est
nécessaire d'enregistrer les opérations impliquant la gestion des salaires ainsi que
des différents versements Sociaux et fiscaux.
2.3. La préparation des déclarations mensuelles d’impôt
Chaque mois, le comptable doit présenter une déclaration mensuelle d’impôt pour
ces clients après que ces derniers présentent leurs pièces justificatives.
L’élaboration de déclaration mensuelle d’impôts doit être déposée :
-Avant le 28 du mois suivant pour la personne morale.
-Avant le 15 du mois suivant pour la personne physique.
2.4. Rapprochement comptable
L'état de rapprochement du solde bancaire est un document comptable
complémentaire établi après rapprochement du compte bancaire détenu par
l'entreprise et du compte d'entreprise détenu par la banque. Il permet de comprendre
l'état précis du compte bancaire et de corriger d'éventuelles omissions ou erreurs.
Ceci est crucial car une maintenance appropriée vérifie que le solde du compte

12
bancaire de l’entreprise enregistré sur le compte est le même que le solde sur le
relevé bancaire.

Conclusion : Dans ce chapitre, nous avons présenté le cabinet, fiche d’identité,


l’organisation, la comptabilité informatisée au sein du cabinet et aussi les taches
effectuées durant la période de stage. Ce stage est une nouvelle expérience pour
s’adapter à la vie professionnelle, apprendre à assumer certaines responsabilités,

CHAPITRE 2 : LA METHODE DE CALCUL DU RESULTAT


COMPTABLE AU RESULTAT FISCAL
Le processus du passage du résultat comptable au résultat fiscal découle de
l’interaction entre la loi comptable et la loi fiscale. Il s’agit d’inclure les recettes et les
dépenses dans le calcul du résultat annuel de l’entreprise, qu’il s’agisse d’un gain ou
d’une perte.
Ce chapitre, axé sur les règles régissant ce passage, sera divisé en deux sections.
Tout d’abord, nous aborderons la détermination du résultat fiscal, qui repose sur les
réintégrations et les déductions. Ensuite, nous examinerons les conséquences de
cette transition

SECTION 1 : LA DETERMINATION DU RESULTAT FISCAL


La détermination du résultat fiscal découle de l’interaction entre la loi comptable et la
loi fiscale. L’administration fiscale se base sur les informations comptables pour
établir la base d’imposition.
En effet, il existe des liens entre le résultat comptable et le résultat fiscal, qui
contribuent à déterminer le résultat imposable. Les entreprises doivent se conformer
aux définitions établies par le système de comptabilité financière, à condition qu’elles
ne soient pas en contradiction avec les règles applicables au calcul de l’assiette
imposable.

13
Chaque année, les entreprises sont tenues d’établir leur résultat comptable, qui
figure dans le bilan au 31 décembre de chaque exercice. Au début de l’exercice
suivant (le 1er janvier), la société détermine le revenu imposable, qui sert au calcul
de l’impôt à payer.

Pour déterminer le résultat fiscal, trois étapes doivent être suivies :


- La première étape consiste à calculer les réintégrations fiscales.
- La deuxième étape concerne le calcul des déductions fiscales.
- La dernière étape consiste à déterminer l'assiette fiscale.
En résumé, le résultat fiscal est calculé selon la formule suivante :

Résultat Fiscal = Résultat comptable + réintégrations - déductions

1.1 Les réintégrations


Les réintégrations fiscales ou les réintégrations extracomptables sont des dépenses
qui ne sont pas déductibles d'impôt. Elles découlent des dispositions du Code
Général des Impôts (CGI), et Il existe deux principaux types d'impôts : l'impôt sur le
revenu (IR) et l'impôt sur les sociétés (IS).
Les réintégrations fiscales se sont des charges qui ne respectent pas les conditions
générales à déduire:
- Relative au fonctionnement normal de l'entreprise.
- La comptabilité est effectuée au cours de l'exercice concerné.
- Non considéré comme une immobilisation.
- Sur la base des pièces justificatives.
1. 1. Charges, amortissements et
déficits relatifs aux établissements situés à l’étranger
Les charges liées aux établissements situés à l'étranger ne sont pas déductibles en
Tunisie car situées hors du champ territorial de l’IS.
Par ailleurs, les charges générées par ces institutions ne sont pas exonérés d'impôt
en Tunisie car ils échappent également au champ d'application territorial de l’IS.
Ces déficits doivent donc être réintégrés lors de la détermination de résultat fiscales.
1. 2. Quote-part des frais de siège
imputable aux établissements situés à l’étranger
Dans la mesure où les profits réalisés par les établissements situés à l’étranger sont
exonérés d’impôt en Tunisie, la quote-part des dépenses relatives aux sièges

14
attribuables aux établissements situés à l’étranger en dehors de son territoire de l’IS
doit être réintégrée.
Cette quote-part est déterminée par application de la formule suivante :
Frais généraux de siège x CA des agences étrangères
CA global du siège en Tunisie
Cependant, les frais généraux ne doivent pas comprendre :
-Les charges et les amortissements afférents aux éléments de l’actif qui ne génèrent
pas des bénéfices à l’établissement stable sis en Tunisie.
-Les frais généraux directement liés à l’exploitation engagée par le siège pour le
compte exclusif d’un établissement stable à l’étranger (on évitant la double
réintégration).
-Tous les frais et charges qui n’ont aucune relation avec l’activité de l’établissement
stable sis en Tunisie.
1. 3. Charges et amortissements
relatifs aux résidences secondaires, avions et bateaux de plaisance ne
faisant pas l’objet de l’exploitation
On se basant sur l’article 15-4 du code de l’IRPP et de l’IS :
Les amortissements et toutes dépenses liées aux avions, bateaux de croisière et
résidences secondaires utilisés par les dirigeants et employés de l’entreprise et dont
l’utilisation n’est pas directement liée aux opérations normales de l’entreprise, c’est-
à-dire les outils de production ou les biens vendus ne peuvent être déduits dans la
détermination du résultat imposable.
Seules les entreprises qui louent ou fournissent des services ou vendent des
bateaux ou des avions de plaisance peuvent inclure les dépenses connexes dans les
taxes.
En revanche, les frais liés aux avions privés et aux bateaux de plaisance utilisés pour
les déplacements des dirigeants, employés, clients ou fournisseurs ne donnent pas
droit à une déduction d'impôt sur le résultat net.
1. 4. Charges relatifs aux
véhicules de tourisme d’une puissance fiscale supérieure à 9 CV ne
faisant pas l’objet de l’exploitation
Selon l’article 14-5 du code de l’IRPP et de l’IS et par dérogation aux dispositions de
l’article 12-1er du code, ne sont pas admises en déduction pour le calcul du bénéfice
les dépenses d’entretien, des loyers, de carburant, de vignette, de fournitures,
engagés au titre des véhicules de tourisme avec une puissance fiscale supérieure à
neuf chevaux vapeur et qui ne constituent pas l’objet principal de l’exploitation.
Pareillement que pour l’amortissement, les charges d’entretien ainsi que les
dépenses de location, de vignette de carburant et de fournitures engagées au titre
des véhicules de tourisme avec une puissance de 10 chevaux fiscaux ou plus sert
15
au transport des dirigeants ou du personnel de la société sont des charges non
déductibles et doivent être réintégrées pour leur montant total à la détermination du
résultat fiscal.
Dans le cas contraire, les frais de gardiennage de ces véhicules, les frais du
personnel (chauffeur) et les primes d’assurance sont entièrement déductibles.
1. 5. Amortissements des voitures
de tourisme d’une puissance supérieure à 9 chevaux fiscaux
Selon l’article 15-5 du code de l’IRPP et de l’IS et par dérogation aux dispositions de
l’article 12-2e du code, l’amortissement des véhicules de tourisme d’une puissance
fiscale supérieure à 9 chevaux vapeur sauf ce qui constitue l’objet principal de
l’exploitation ne sont pas admis en déduction pour la détermination du bénéfice.
De ce fait, l’amortissement des véhicules de tourisme avec une puissance fiscale
égale ou supérieur à 10 chevaux et qui sont utilisés au transport de cadres ou
d’employés d’entreprise n’ouvre pas droit à la déduction et doit être réintégré
entièrement aux fins de la détermination du résultat fiscal. Conformément à la
doctrine administrative, même si l’amortissement des voitures de tourisme ne soit
pas déductible, il est pris en compte lors de la détermination des plus-values de
cession.
1. 6. Les réceptions, cadeaux, frais de restauration et de spectacle
excédentaires
On se basant sur l’article 14-1er du code de l’IRPP et de l’IS, tous les cadeaux, les
charges de réceptions incluent les frais de restauration et de spectacle supérieur au
centième de son chiffre d’affaire brut (1% du CA TTC) sont déductibles à hauteur de
20 000 dinars par exercice et ne sont pas déduits lors de la détermination de
bénéfice.
1. 7. Pertes de change non
réalisées sur dettes et créances courantes en devises
En matière de fiscalité, on tient compte exclusivement les différences de change
entre le taux de change au moment de l’acquisition et le taux effectif au moment du
paiement.
En effet, la perte de change n’est déductible du résultat imposable que si elle est
certaine quant à son principe et à son montant.
En comptabilité, à la clôture de chaque exercice, les dettes et créances en devises
sont évaluées en utilisant le taux de change en vigueur à la fin de l’exercice. Les
pertes ou gains de change sont pris en considération dans le résultat de l’exercice.
Cependant, il convient de noter que les pertes de change non réalisées sur les
dettes ou créances courantes en devises ne sont pas admises en déduction.
Parallèlement, sur le plan fiscal, la différence de change est déterminée lors de
l’exercice de paiement en comparant le taux historique au taux effectif de paiement
1. 8. La taxe sur les voyages
16
Selon les dispositions de l’article 14-2 du code de l’IRPP et de l’IS ne sont pas
admises en déductions pour la détermination du résultat imposable.
1. 9. Les commissions, courtages,
ristournes commerciales ou non, rémunérations payées aux salariés et
aux non-salariés en contrepartie d'un travail occasionnel ou accidentel
en dehors de leur activité principale, honoraires non déclarés dans la
déclaration de l'employeur
Conformément à l'Article 14-3 du code de l'IRPP et de l'IS, toutes les honoraires,
courtages, commissions, ristournes, rémunérations payées aux salariés ou non-
salariés en échange de travaux occasionnels ou accidentels au-delà de leur activité
principale doivent être déclarés auprès de l'administration fiscale avant la fin du mois
d'avril de chaque exercice. Ce relevé doit inclure l'identité complète du bénéficiaire et
le montant à payer.
Toute omission est sévèrement sanctionnée, entraînant l'impossibilité de réduire la
somme omise ou non portée sur la déclaration initiale de l'employeur. Cependant, la
doctrine administrative permet de remédier à cette omission par le biais d'une
déclaration complémentaire tant qu'aucun contrôle n'a été effectué.

1. 10. Dons et subventions


excédentaires
Les dons et subventions doivent être déclarés de manière détaillée, en indiquant
l’identité du bénéficiaire et le montant versé. Cet état détaillé doit être joint à la
déclaration de revenus annuelle.
Il est important de souligner que les dons et subventions non déclarés ne sont pas
déductibles.
La déductibilité est régie par trois régimes d’impôt :
- Les dons et subventions servis à des œuvres ou organismes d’intérêt général, à
caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social ou culture admis en déduction
qui est limitée aux deux millièmes du chiffre d'affaires.
-les dons et subventions accordées aux organismes, œuvres sociales, projets qui
sont déterminés par le décret sont entièrement déductibles.
- Les dons et les subventions accordés non déductibles.
1. 11. les jetons de présence autres
que correspondant à un remboursement de frais
Les jetons de présence accordées aux membres du conseil d’administration ou de
conseil de surveillance au sein des SA et des SCA sont déductibles de la base
d’imposition dans la mesure où les amener sur la déclaration faite par l’employeur.
La LF2017 a éliminé la limite sur la déduction pour le remboursement des frais.

17
1. 12. Intérêt servis à l’exploitant
individuel et aux associés en nom
Selon les dispositions de l’article 14-6 de l’IRPP et de l’IS ne sont pas admissible à
titre de déduction aux fins du calcul du bénéfice les intérêt de l’exploitant ou des
associes de la société en nom collectif complètent leur apport en capital.
1. 13. Le salaire de l’exploitant
individuel ou de l’associé en nom
Selon l’article 14-7 de l’IRPP et de l’IS, ne peut faire l’objet d’une déduction aux fins
de la détermination du profit le salaire de l’exploitant ou de l’associé en nom.
Les salaires versés à un associé d’une SNC, même s’il n’occupe aucune fonction de
gérance, ne sont pas déductible.
En revanche, le salaire du gérant non associé d’une SNC reste déductible.
1. 14. Intérêts excédentaires des
comptes courants des associés
Selon l’article 48-VII du code de l’IRPP et de l’IS, les intérêts versés aux associés en
fonction des montants qu’ils laissent ou qu’ils paient à l’entreprise, en plus de leur
participation au capital social, sont déductibles. Cependant, cette déduction est
soumise à deux conditions : d’abord, le montant des sommes productives d’intérêts
ne doit pas excéder en moyenne 50 % du capital social, et ensuite, ce capital social
doit être entièrement libéré.
Les bénéfices imposables incluent :
 La portion d’intérêt excédant 8 %, calculée à partir d’une somme ne
dépassant pas la moitié du capital (soit 50 % du capital social).
 La part des intérêts liés aux montants offerts à l’entreprise par ses associés,
au-delà de 50 % du capital, indépendamment du taux d’intérêt appliqué.
NB : Entreprise versante doit être une société de capitaux et dont le capital social est
entièrement libéré.
1. 15. Transactions, amendes,
confiscations et pénalités de toute nature.
L’article 14-8 du code de l’IRPP et de l’IS mentionne que les transactions, amendes,
confiscations et pénalités de toutes natures imposées à ceux qui ne respectent pas
les dispositions légales en matière de prix, la commercialisation, la distribution des
différents produits, le contrôle des changes, la base de calcul des impôts, cotisations
ou impôts et, généralement, toute infraction à la législation en vigueur ne sont pas
déductibles pour la détermination du bénéfice.
L'exclusion du droit à déduction ne couvre pas les pénalités contractuelles (exécution
des marchés) car selon la doctrine administrative, celles-ci ne sont pas considérées
comme des infractions à la législation mais plutôt comme une simple réduction de
prix.

18
1. 16. Dépenses excédentaires
engagées pour la réalisation des opérations d’essaimage
Les frais liés à la mise en œuvre de l’opération d’essaimage sont déductibles pour le
calcul de l’assiette imposable de l’exercice au cours duquel ces charges ont été
engagées. Cependant, cette déduction ne peut excéder 1 % du chiffre d’affaires
annuel TTC, avec un plafond fixé à 30 000 DT par projet.
1. 17. Les charges dont le montant
est supérieur 5.000 DT et dont la contrepartie est payée en Espèce
Pour le calcul de l’assiette imposable, la déduction des dépenses liées aux biens et
services ou des amortissements relatifs aux immobilisations liées à l’exploitation dont
le montant dépasse 5.000 DT HT sur la valeur ajoutée est à condition que le montant
ne soit pas payé en espèces.
Ainsi, la déduction est faite à condition que les charges soient payées au moyen par
un virement bancaire ou postal, par un chèque bancaire, par un billet à ordre ou par
n’importe quel autre moyen de paiement électronique ou par compensation.
Si cette condition n’a pas été respectée ceci entraine la réintégration des charges et
des amortissements au résultat de l’année au titre duquel la déduction a été
effectuée.
Dans le cas d’un paiement partiel en espèces, cette disposition ne s’applique que sur
la partie de la somme payé en espèces s’il dépasse 5.000 DT HT sur la VA.
Aussi, cette disposition ne s’applique pas aux factures et montants inférieur au
maximum susvisé même si le total du montant recouvré pendant l’exercice pour le
même client est supérieur à 5.000Dt.
Toutefois, cette disposition est applicable sur les opérations commerciales dont le
montant est supérieur ou égale à 5.000 DT HT sur la VA et dont le paiement a été
divisé même si chaque montant payé ne dépasse pas le plafond susvisé.
1. 18. Rémunérations
excédentaires des titres participatifs
Les titres participatifs sont des valeurs mobilières négociables dont l’émission est
autorisée par AGO des SA.
La rémunération de ces titres est déductible pour la détermination du résultat
imposable, dans la limite de 8% de leur valeur nominale. Cette déduction s’applique
à la partie variable et fixe de la rémunération, indépendamment du statut
d’actionnaire du détenteur de titre vis-à-vis de la société émettrice.
1. 19. les impôts directs pris en
charge par la société au lieu et place de l’assujetti étranger au titre des
redevances et des opérations temporaires de montage ou de
surveillance s’y rattachant
En matière de fiscalité, seuls les impôts assumés en lieu et place de personnes
étrangères ne sont pas déductibles du bénéfice imposable. Plus précisément, les
19
impôts directs et taxes assimilées supportés par des personnes et entreprises
étrangères au titre des rémunérations et des bénéfices ne peuvent être déduits pour
la détermination du profit.
Ce caractère non déductible s’applique aux impôts suivants :
1) Impôts sur les rémunérations liés à :
-L’utilisation, l’autorisation d’utilisation ou la vente de marques de fabrication ou de
commercialisation, de brevets, de designs, de schémas, de formulations ou de
processus de fabrication, y compris les films cinématographiques ou télévisuels.
-L’utilisation ou l’autorisation d’utilisation d’équipements industriels, commerciaux,
agricoles, portuaires ou scientifiques, à l’exclusion des rémunérations de location de
navires ou d’aéronefs destinés au trafic international.
-Les licences.
-Les informations relatives aux expériences acquises dans les domaines
commerciaux, industriels et scientifiques.
-La recherche technique ou économique ou l’assistance technique.
2) Impôt sur les bénéfices des activités de montage temporaire ou de surveillance
connexes réalisées en Tunisie
2. Les Déductions
Les déductions extracomptables sont des produits qui sont comptabilisés, mais qui ne sont
pas assujettis à l’impôt ou qui ont déjà fait l’objet d’un impôt
Leur objectif principal est de différer l’impôt sur un produit, d’éviter de le taxer ou de le
taxer à un taux autre que le taux normal.
La société est tenue de déduire les produits non imposables du résultat comptable.
2.1. Bénéfices réalisés par les établissements situés à l’étranger
Les produits qui sont réalisés dans le cadre d’établissement implantés en Tunisie, sont des
bénéfices soumis à l’impôt des sociétés dans la limite que leur imposition est attribuée rn
Tunisie par un traité fiscal de non double imposition.
Par conséquent, les produits qui sont enregistrés par les sociétés résidant en Tunisie pour les
exploitations situées en dehors du territoire tunisien ne sont pas pris en compte dans le
calcul des bénéfices imposables, à moins que le droit d’imposition de ces produits est
attribué à la Tunisie.
De plus, les produits que ces entreprises réalisent à l’étranger hors d’une exploitation située
à l’extérieur sont également pris en compte pour déterminer leur assiette fiscale.
2.2. Reprise sur provisions réintégrées au résultat fiscal de l’année de leur
constitution

20
Les reprises sur provision qui correspondant à des provisions non déduites du résultat
imposable peuvent être déduites lors du calcul de la base imposable. En effet, la reprise des
provisions initialement récupérées n'est pas imposable.
Les amortissements enregistrés en comptabilité et dépassant la quote-part fiscale, et
réintégrés, de façon spontanée ou à la suite d’une intervention de l’administration fiscale
restent déclarables et attribuables aux résultats des années ultérieures dans des conditions
et des limites identiques à celles de la législation fiscale en vigueur.
Cette disposition s’applique également aux amortissements liés aux immobilisations utilisées
en vertu de conventions de leasing conclues à compter de 1er janvier 2008.
2.3. Revenus de capitaux mobiliers
Les revenus mobiliers versés à partir du 1er janvier 2021 étant soumis à un prélèvement
à la source explicite et non remboursables, ces produits ne sont pas pris en compte dans
le résultat imposable global de l'exercice au cours duquel les revenus sont perçus.
Il y a donc lieu de déduire ces revenus du capital mobilier au niveau du tableau servant à
déterminer le résultat fiscal tiré du résultat comptable.
Les déductions d'intérêts ne concernent pas uniquement le revenu imposable, les
déficits peuvent donc être reportés.
Les dispositions de l’article 17de la LF de 2021 s’appliquent aux revenus mobiliers versés
à compter du 1er janvier 2021. Par conséquent, la déduction des intérêts est applicable
aux résultats obtenus au cours de l’exercice 2020 déclarés au cours de l’exercice 2021 et
des exercices ultérieurs.
2.4. Déduction de la prime accordée aux jardins d’enfants
Selon l’article 60 du décret-loi n°2021-21 du 28 décembre 2021, qui porte sur la loi de
finances pour l’année 2022, les jardins d’enfants, qu’ils soient des personnes morales ou des
personnes physiques, et qui sont admis à l’IRPP selon le régime réel, et qui participent au
programme de « développement de la petite enfance », ont la possibilité de déduire la
prime accordée par l’État.
Cette déduction est conforme à la législation et à la réglementation en vigueur, et elle est
prise en compte pour la détermination du résultat fiscal de l’année où cette prime est
encaissée.
Les jardins d’enfants membres au programme de « développement de la petite enfance » et
qui ont obtenu la prime conformément à la législation et réglementation en vigueur, sont
admis au bénéfice de la déduction.
2.5. Les autres déductions
Les déductions à effectuer à ce stade sont des déductions qui sont déduites quel que soit le
montant du résultat imposable, c'est-à-dire que les déductions peuvent entraîner un déficit
fiscal ou une augmentation du déficit fiscal constaté.

21
Par exemple :
- La déduction de l’écart d’amortissement fiscal des actifs utilisés au titre de contrats de
leasing à l’égard de l’amortissement comptable et ceci indépendamment du fait qu’il n’est
pas comptabilisé pour l’année concernée par le déduction.
- La déduction des gains ou pertes de change latent réintégré dans les résultats annuels
antérieurs liés aux dettes et créances en devises.
- La déduction des plus-values latentes sur les titres cotés très liquides.
- La déduction de la part des pertes des sociétés de personne ainsi que les groupes d’intérêt
économique.
-Le régime de réévaluation prévu par l’article 19 de la loi n°2018-56 du 27 décembre 2018
portant LF pour l’année 2019, relatives à l’institution du régime de la réévaluation légale des
bilans pour les sociétés industrielles permet aux entreprises concernées :
• Déduire, pour le calcul résultat assujetti à l’IS, l’amortissement supplémentaire
détermine à partir des nouvelles VCN réévaluées qui sera étalée sur cinq exercices au
minimum.
• Les plus-values provenant de la réévaluation ne sont pas soumis à l’impôt.
• L’exonération des plus-values résultant de la disposition d’actifs (cession)
réévalués au titre de l’IS dans la limite du montant de la plus-value résultant de la
réévaluation.
Une déduction additionnelle est accordée aux entreprises (outre la déduction du principal)
avec un taux de 50% pour les dépenses consacrées à la recherche et au développement
engagées dans le cadre d’ententes conformément à la LF2022.
2.6. La détermination du résultat fiscal avant déduction des provisions
A la suite des réintégrations opérées dans la 1ere partie de cette section (1 : Réintégrations)
et des déductions ci-dessus l’entreprise doit déterminer son bénéfice imposable avant
déduction des provisions qui sert de base pour le calcul de la limite des provisions
déductibles.
2.7. La déduction des provisions
Fiscalement, les provisions déductibles sont des provisions que la société a le droit de
déduire de leur résultat imposable.
Les principales catégories de provisions qui sont admis en déduction sont les suivantes :
2.7.1. Les provisions pour créances clients douteuses
2.7.2. Les provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente
2.7.3. Les provisions pour dépréciation des actions cotées en bourse

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Les autres provisions qui ne se rapportent pas aux ces trois catégories de provisions ne sont
pas admis en déduction du résultat fiscal, ce sont les provisions pour dépréciation des
immobilisations incorporelles ou corporelles, les provisions pour risques et charges, les
provisions pour risque et charges, et les provisions pour dépréciation des actions non cotées
ou des parts sociales.
2.7.1. Les provisions pour créances clients douteuses
La provision pour créances douteuses est une mesure de précaution et de prudence visant à
réduire le risque de pertes importantes liées aux créances irrécouvrables. Cela permet
également de respecter les règles comptables et fiscales et de maintenir une image
crédibilité financières aux investisseurs et aux autorités de réglementation.
2.7.2. Les provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente
La dépréciation des stocks prévus pour la vente correspond à la perte de valeur de ceux-ci
quand on n’est plus en mesure de les vendre au prix d’origine pour diverses raisons, par
exemple, la désuétude, la dégradation, la modification des goûts des consommateurs, etc…
Cette dépréciation peut être enregistrée dans la comptabilité de la société au titre des
provisions pour dépréciation des stocks. Ces provisions permettent d’assurer un niveau
réaliste de la valeur comptable des stocks et le meilleur reflet de la situation économique de
la société.
La dépréciation des stocks peut affecter négativement les résultats commerciaux et la
profitabilité de la société en cas de gestion inefficace.
Le montant des provisions déductibles relatives à la dépréciation des stocks détenus en vue
de la vente se compose de la différence entre le prix de revient enregistré dans le comptes
de l’entreprise et la valeur nette réalisable à la date de clôture du bilan pour l’année à
l’égard duquel les provisions sont prises sans prendre en considération les couts qui n’ont
pas été encourus à cette date.
2.7.3. Les provisions pour dépréciations des actions cotées en bourse
La dépréciation des actions cotées peut faire l’objet d’une comptabilisation à la provision
lorsque, en fin d’exercice, leur prix moyen quotidien sur le marché est moins que leur cout
d’acquisition ou d’abonnement.
Les actions sont valorisées au prix moyen quotidien sur la Bourse tunisienne du dernier mois
de l’année à l’égard duquel les provisions sont prises.
Limite de déductibilité des provisions :
Le montant total que l’entreprise doit le déduit en vertu de ces trois catégories de provisions
(Créances clients douteuses, dépréciation des stocks destinés à la vente, dépréciation des
actions cotée en bourse) ne doit pas dépasser 50% du résultat imposable calculé ci-dessus
(paragraphe 2.6).

23
La proportion de provisions non déductibles en raison du plafond ci-dessus est reportable
sur les profits ultérieurs sans contrainte de durée et avec les mêmes conditions et les mêmes
limites.
Dans le cas où, la dépréciation des stocks destinés à la vente est supérieure à 50% du prix de
revient des marchandises, la déduction de ces provisions ne doit pas dépasser 50% du prix
de revient. Le reliquat des provisions constituées ne peut être reporté à des exercices
postérieurs.

SECTION 2 : LES CONSEQUENCES

La détermination de résultat fiscal peut avoir quelques conséquences, en fonction de la


situation financière de l'entreprise et de la manière dont elle gère sa comptabilité et sa
fiscalité. Voici quelques-unes des conséquences potentielles.

1) Impact sur la fiscalité : L’objectif principal du passage du bénéfice comptable


au bénéfice fiscal est de calculer les impôts sur les bénéfices des entreprises.
Les résultats fiscaux sont souvent inférieurs aux résultats comptables en
raison de certaines déductions fiscales, amortissements accélérés, réserves
déductibles, etc.
2) Réduction d'impôt : Lorsque les résultats fiscaux sont inférieurs aux résultats
comptables, une entreprise peut bénéficier d'une réduction d'impôt sur le
revenu, ce qui est financièrement avantageux.
3) Conformité fiscale : Afin de se conformer à la législation fiscale tunisienne,
une transition vers les conséquences fiscales est nécessaire. Les entreprises
doivent préparer et soumettre des déclarations de revenus basées sur les
bénéfices fiscaux.
4) Gestion de la trésorerie : Les conséquences fiscales ont un impact sur la
trésorerie de l'entreprise puisqu'elle détermine l'impôt sur les bénéfices à
payer. Les réductions d’impôts peuvent libérer des liquidités pour d’autres
investissements ou besoins des entreprises.
5) Régularisation des écarts : Le passage de résultat fiscal peut impliquer la
régularisation des écarts entre la comptabilité financière et la comptabilité
fiscale. Cela peut entraîner des ajustements comptables pour ajuster les
chiffres pour les deux méthodes.

CONCLUSION :
L’assiette fiscale est calculée en se référant au résultat comptable en effectuant des
réintégrations et des prélèvements (des déductions) conformément aux lois fiscales ainsi
que découlant des dispositions relatives à des prestations fiscales.

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Le tableau qui serve à calculer le résultat d’impôt mise en place par les autorités fiscales
utilise le bénéfice net après variations comptables comme base de calcul du revenu
imposable.
Ces réintégrations et ces déductions représentent des conséquences fiscales sur l’économie
et la société.

CAS PRATIQUE

LA BIBLIOGRAPHIE

LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES

TABLE DES MATIERES

25
2.8.

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