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Repas de charité et mendiants accueillis

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Repas de charité et mendiants accueillis

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Examen régional n°7

TEXTE :
Le jeudi suivant, Rahma pour remercier Dieu de lui avoir rendu sa fille, organisa
un repas pour les pauvres. Toutes les femmes de la maison lui prêtèrent leur
concours. Lalla Kanza, la Chouafa, aidée de Fatouma, la plus dévouée et la plus
fidèle de ses disciples, lavèrent le rez-de chaussée à grande eau, étendirent par
terre des nattes et des tapis usés. Fatma Bziouya, Rahma et ma mère s’agitaient
autour des marmites et des couscoussiers. Elles cuisinaient en plein air sur la
terrasse, sur des feux de bois. L’une d’elles les ravitaillait en eau, une autre
épluchait les légumes et la troisième, armée d’une louche en bois gigantesque,
tournait les sauces qui bouillonnaient dans leurs récipients de cuivre.
Zineb et moi, abandonnés à notre fantaisie, nous courions d’une chambre à
l’autre, montions en soufflant les escaliers, recevions des nuages de fumée dans
les yeux, accompagnés de réprimandes, redescendions nous réfugier sur le
palier, ne sachant que faire de notre liberté. Nous attendions, avec impatience,
l’heure du déjeuner et l’arrivée des mendiants (…). Bientôt, nous entendîmes
dans le couloir d’entrée, un brouhaha scandé de coups de canne et de d’éclats de
voix. Driss entra le premier dans le patio (…)
Tout le monde s’assit sur les nattes et sur les tapis usés. Avant que le repas ne
leur fût servi, ils entonnèrent un psaume où il était question des félicités qui
attendent les croyants au coeur généreux, ceux-là qui nourrissent les affamés,
honorent l’hôte de Dieu (…). Hommes, femmes et enfants joignirent les mains,
les paumes ouvertes vers le ciel. Ils récitèrent la première sourate du Coran. Je la
connaissais bien cette sourate et je la récitai avec ferveur : Louange à Dieu
Maître des mondes.
I. Étude de texte : (10 points).
Lisez attentivement le texte puis répondez aux questions suivantes :
1) De quelle oeuvre ce texte est-il extrait ? (0,5 point)
2) Quel en est l’auteur ? (0,5 point)
3) Quel est le genre de cette oeuvre ? (0,5 point)
4) Pourquoi Rahma organise-t-elle un repas pour les pauvres ? (0,5 point)
5) Relevez :
a) Deux mots appartenant au champ lexical de la cuisine (0,25 point x 2)
b) Deux mots appartenant au champ lexical de la religion (0,5 point x 2)
6) Dans la phrase suivante : « …un flot de mendiants hommes et femmes se
déversa dans la cour. ».
a) Identifiez la figure de style. (0,5 point)
b) Dites quel en est son effet dans la description. (0,5 point)
7) Relisez les deux premiers paragraphes, ensuite, citez deux actions que font :
-Les femmes : ……………………………………………………….. (0,25 x 2)
-Les enfants : …………………………………………………………. (0,25 x 2)
-Les mendiants : ………………………………………………………. (0,25 x 2)
8) « Ensuite, un flot de mendiants hommes et femmes se déversa dans la cour.
Le premier vieillard exerçait
sur cette foule en loques une véritable royauté. Tous lui obéissaient……. »
a) Que remplacent les mots soulignés ? (0,25 point x 2)
b) Complétez cette phrase. (0,5 point)
9) Donnez un titre convenable au texte. (1 point)
10) Souvent, dans notre société, les enfants sont négligés lors des cérémonies
(fêtes).
-Qu’en pensez-vous ? Exprimez votre point de vue en deux ou trois phrases. (2
points)
II. Production écrite : (10 points)
Sujet :
Comme Rahma, beaucoup de gens organisaient souvent des cérémonies (fêtes
avec repas). Par contre, d’autres considèrent que ce genre de célébration n’est
qu’une perte de temps et d’argent.
Exprimez votre point de vue personnel dans un texte argumentatif.

Examen régional n°8


TEXTE DE BASE :
Ma mère avait cuisiné une pile de galettes en pâte feuilletée, de forme carrée.
Elle les enduisit de beurre frais et de miel. C’était un délice. Je pris deux grands
verres de thé à la menthe.
Pendant le repas, mes parents établirent un programme pour la journée. Le
matin, mon père se proposait de m’emmener à Moulay Idriss, le patron de la
ville. Après la prière en commun, nous reviendrions déjeuner. L’après-midi,
j’accompagnerais ma mère chez notre amie Lalla Aïcha. J’aurais le droit
d’emporter avec moi l’une de mes trompettes; le tambour en poterie fragile
risquait de se casser en route.
Ma bonne étoile en décida autrement. Après avoir baguenaudé1 avec mon père
dans les rues encombrées de passants, après avoir fait l’acquisition d’un plat de
céramique bleue sur la place des notaires où les potiers exposaient ce jour leur
production, nous pénétrâmes dans le sanctuaire de Moulay Idriss. Là, nous
accomplîmes les rites de la prière de louli et nous partîmes déjeuner.
Lalla Aïcha vint nous surprendre à la fin du repas. Ma mère manifesta une grande
joie à la revoir. Les deux femmes se prodiguèrent mutuellement des baisers
pointus, des formules de politesse et des mots aimables. Mon père les laissa à
leurs effusions2, disparut.
J’avais une envie folle de jouer du tambour, de lancer quelques beuglements
avec ma trompette mais je savais que ma mère ne tolérerait pas de tels
débordements. Je m’abstins. J’attendais le soir pour me livrer corps et âme à la
musique. Je restais dans un coin à écouter les propos de notre visiteuse. Elle
laissa entendre dès son arrivée, qu’elle avait beaucoup à raconter. Ma mère
disposait de tout son temps et frétillait de curiosité. Elle n’oublia pas, malgré
tout, de remplir ses devoirs d’hôtesse. Elle souffla sur la braise, ajouta une bolée
d’eau dans la bouilloire, rinça les verres. Elle ouvrit une boîte de fer blanc et en
sortit une demi douzaine de gâteaux de semoule.
- Lalla Aïcha, installe- toi sur le grand divan; le thé sera bientôt prêt. Non! Non !
J’ai dit sur le grand divan, à la, place d’honneur! Je t’en supplie, installe-toi
confortablement, insista ma mère.
Lalla Aïcha s’affala au milieu des coussins, soupira de satisfaction et commença
son récit.
1- baguenauder : se promener, se balader.
2- effusion : manifestation sincère d’un sentiment.
I. -COMPRÉHENSION: (10 points)
1) De quelle oeuvre a-t-on extrait ce texte ? Quel en est l’auteur ? (1/4 pt x 2)
2) -a- Recopiez et complétez à partir du texte : (1/4 pt x 4)
Personnages Prénoms
correspondants
Le narrateur ...................................
Son
père ...................................
Sa
mère ...................................
La
visiteuse ...............................
....
-b- D'après votre lecture de l’oeuvre, à quelle occasion les parents ont-ils établi
un programme pour la
journée ? (1/2 pt)
3) Est-ce que ce programme a été entièrement respecté ? Justifiez votre réponse.
(1 pt)
4) Relevez dans le texte : a- un indice qui montre que la mère est autoritaire.
(1/2 pt)
b- un indice qui montre que l’enfant est obéissant.
(1/2 pt)
5) « Ma bonne étoile en décida autrement. » Dans cette phrase, l’expression
soulignée signifie :
a- étoile filante ; b- vedette et star ; c- chance et fortune.
Recopiez la bonne réponse. (1 pt)
6) Lalla Aïcha installe-toi sur le grand divan; le thé sera bientôt prêt. Non ! Non !
J’ai dit sur le grand divan, à la place d’honneur !
Cet énoncé est-il un récit ou un discours ? Justifiez votre réponse. (1/2 pt x 2)
7) « J’avais une envie folle de jouer du tambour. »
Relevez la figure de style employée dans cette phrase.
8) Relevez dans le texte quatre mots ou expressions appartenant à la culture
marocaine. (1 pt)
9) Après l’arrivée de Lalla Aïcha, le père disparut en laissant les deux femmes
tête à tête. Que pensez-vous du comportement du père ? Justifiez votre réponse.
(1 pt)
10) Thé, gâteaux et formules de politesse pour accueillir l’invité, comme le veut
la tradition.
Cette manière de recevoir existe-t-elle encore dans notre société ? Justifiez votre
réponse.
III. PRODUCTION ÉCRITE : (10 points)
« Vivre loin de sa famille est positif pour un adolescent. »
Partagez-vous ce point de vue ?
Développez votre réflexion en vous appuyant sur des arguments précis.

Examen régional n°9


Texte :
Le lendemain vendredi, mon père rentra déjeuner selon sa coutume. Il portait une
djellaba de laine boutonnée d'une éblouissante blancheur et un turban neuf, tout raide
d'apprêt.
Le repas fut servi par ma mère. Le menu était particulièrement soigné. Nous mangeâmes
du mouton aux artichauts sauvages, du couscous au sucre et à la cannelle et pour finir
une délicieuse salade d'oranges à l'huile d'olive.
Nous sirotâmes de nombreux verres de thé à la menthe. Au centre du plateau, deux
roses d'Ispahan s'épanouissaient dans une Vieille tasse de porcelaine.
Ma mère soupira. Elle s'adressa à mon père :
- Le sort se montre parfois bien cruel. Pauvres et riches, bons et méchants sont à la merci
de ses revers. J'ai bien du chagrin ! Je pense à Lalla Aïcha et mon coeur saigne. Je n’ai pas
voulu t’ennuyer hier soir avec les tristes événements qui se sont déroulés dans la
journée.
Mon père prêta une oreille attentive. Elle poursuivit :
- Moulay Larbi, le mari de Lalla Aïcha, s'est disputé avec son associé, un certain
Abdelkader fils de je ne sais qui …
Elle leva les yeux au plafond pour invoquer :
- Dieu écarte de notre chemin, de celui de nos enfants et les enfants de nos enfants, tous
les fils du péché qui se présentent le sourire aux lèvres et la poitrine pleine de ténèbres.
Sois notre protecteur et notre mandataire : Amine ! Cet Abdelkader, ce fils de l'adultère,
ce disciple de Satan ne possédait pas une chemise propre quand. Moulay Larbi le prit
comme ouvrier dans son atelier à Mechatine. Il le traita avec bienveillance, lui prêta de
l'argent, le reçut souvent à déjeuner ou à dîner. Abdelkader se montrait poli et même
obséquieux. Il chantait les mérites de Moulay Larbi, louait sa générosité, son bon
caractère et la noblesse de ses sentiments. Tous les deux travaillaient beaucoup. Les
babouches brodées jouissent auprès des femmes de Fès d'un grand succès. La
production de Moulay Larbi et de son ouvrier avait bonne réputation. Abdelkader songea
à se marier .Moulay Larbi l'encouragea dans cette voie et Lalla Aïcha lui trouva une jeune
fille digne d'éloges. Les mariages coûtent toujours très cher. Malgré ses nuits de veille,
Abdelkader n’avait pas su économiser. Il se trouva assez gêné lorsqu'il fallut une dot à sa
fiancée. Il eut recours à son patron. Moulay Larbi réussit à assembler quatre-vingts rials. Il
les lui versa sans méfiance. Il commit la faute de lui avancer cet argent sans établir de
papier de reconnaissance de dette. Pour permettre à Abdelkader de gagner davantage, il
l'associa à son affaire.
- Sais-tu comment ce fils du péché l'a remercié de ses bienfaits ?
Mon père ne savait pas.
Ma mère ne lui laissa d'ailleurs pas le temps de répondre …
I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)
A. CONTEXTUALISATION DU TEXTE
1) Recopier et compléter le tableau suivant. (0.25 x 4)
Titre de l’oeuvre : Genre littéraire : Personnage principal :
Auteur :
2) Situez ce passage dans l’oeuvre en choisissant l’une des trois propositions suivantes :
(1 pt)
a. Juste après la visite de Lalla Aïcha et de Lalla Zoubida à Sidi Ali Boughaleb.
b. Juste après le retour de Maâlem Abdeslam et de Sidi Mohamed de chez le coiffeur.
c. Juste après la visite rendue par Lalla Zoubida à Lalla Aïcha, chez elle, à Zankat
Hajjama.
B. ANALYSE DU TEXTE
3) a- Quelle expression dans le texte montre que Maâlem Abdeslam déjeune chaque
vendredi chez lui ? (0,5 pt)
b- De quoi se composait le menu du repas de ce vendredi ? (0,5 pt)
c- Pourquoi ce menu était particulièrement soigné ? (0,5 pt)
4) Lalla Zoubida fait plusieurs reproches à Moulay Larbi. Citez-en deux. (0,5 pt x 2)
5) a-Quelle est la tonalité dominante (registre littéraire) dans le passage qui va : - de : «
Dieu écarte de notre chemin................à : il l’associa à son affaire. » ? (0,5 pt x 2)
b-Justifiez votre réponse
6) – « Ma mère ne lui laissa d'ailleurs pas le temps de répondre. », cet énoncé veut-il dire
que :
a. La mère du narrateur interdit à son mari de parler,
b. Elle n’attendait pas de réponse de la part de son mari,
c. Le mari ne s’intéressait pas du tout à ce que racontait sa femme. (0,5 pt)
7) - « Je n’ai pas voulu t’ennuyer hier soir. »
- Cet énoncé fait-il partie du récit ou du discours ? Justifiez par deux indices. (0,5 pt x
2)
8) « Je pense à Lalla Aïcha et mon coeur saigne. »
a. Quelle figure de style comporte cet énoncé ? (0,5 pt)
b. Que nous permet-elle d’apprendre sur le personnage de Lalla Zoubida ? (0,5 pt)
C. RÉACTION FACE AU TEXTE
9) Selon vous, quel jugement Maâlem Abdeslam pourrait-il porter sur sa femme Lalla
Zoubida, après son récit agressif
? Pourquoi ? (0,5 pt x 2)
10) Partagez-vous le jugement sévère de Lalla Zoubida à l’égard d’Abdelkader ? Justifiez
votre point de vue. (0,5 pt x2

Examen régional n°10


Texte :
J’avais vu même des morts découverts, posés simplement sur la civière* et sans
personne pour les accompagner à leur dernière demeure. J’avais trouvé cela
infiniment triste.
Mon père, à qui j’avais fait part de mon impression, trouva cette histoire pour me
consoler :
Dans un souk très fréquenté, tenait boutique Sidi… (J’en ai oublié le nom). C’était
un homme pieux, honnête et courtois envers tout le monde. Chaque fois qu’un
cortège funèbre traversait le souk, ce saint personnage prenait ses babouches,
les enfilait en hâte, et accompagnait le mort jusqu’au cimetière. Un jour, vinrent
deux croque-morts** transportant la civière où gisait le cadavre d’un mendiant
que personne n’accompagnait.
L’homme se leva, prit ses babouches de dessus l’étagère où il rangeait chaque
jour, mais resta debout sans les enfiler. Il finit par les remettre à leur place. Les
boutiquiers jugèrent sa conduite peu charitable.
– Il n’accompagne que les cortèges d’enterrement de riches, dirent-ils.
Sidi … qui surprit leurs murmures leur déclara :
– Êtes-vous des croyants ? Alors, écoutez pourquoi je n’ai pas accompagné ce
frère jusqu'à sa tombe. Quand j’ai pris mes babouches, j’en avais l’intention,
mais j’ai vu arriver derrière la civière une foule immense d’êtres d’une
incomparable beauté. C’étaient les anges du paradis. Moi simple pécheur, je n’ai
point osé me mêler à ces formes de lumière. Un ami de Dieu s’en allait dans la
miséricorde de son Créateur. J’étais heureux de le savoir et me rassis parmi mes
épices.
Chaque fois que je rencontrais deux croque-morts portant un cadavre solitaire, je
répétais avec eux :
– Dieu t’accompagne, ô étranger sur cette terre !
J’ajoutais mentalement : « Lui aussi rejoint sa tombe accompagné d’une foule
d’anges d’une incomparable beauté. » J’en étais tout heureux.
*civière : un moyen pour transporter les blessés, les morts…
**croque-morts : ceux qui transportent le mort sur une civière.
I. ÉTUDE DU TEXTE (10 pts)
1. Répondez par « vrai » ou « faux ». (1 pt)
a) L’auteur de l’oeuvre d’où est tiré ce texte est Ahmed Sefrioui.
b) Ce texte est tiré d’un roman intitulé La Boîte à Merveilles.
c) Le personnage principal de l’oeuvre est Maalem Abdeslam.
d) La mère du narrateur est une voyante.
2. Ce texte est tiré :
a) d’un roman à thèse.
b) d’un récit autobiographique.
c) d’une pièce de théâtre.
d) d’une nouvelle.
Recopiez la bonne réponse. (1 pt)
3. En plus de Sidi Mohammed, il y a deux autres narrateurs dans ce texte. Qui
sont-ils ? (1 pt)
4. Au début du texte, l’enfant éprouve une grande tristesse. Quelle en est la
cause ? (1 pt)
5.a) Que fait le père pour soulager son enfant ? (0,5 pt)
b) Relevez dans le texte une phrase qui le montre. (0,5 pt)
6. Pourquoi les boutiquiers jugent-ils la conduite de Sidi « peu charitable » ? (1
pt)
7. Le boutiquier n’a pas accompagné le mendiant à sa tombe. Pourquoi ? (1 pt)
8. Le boutiquier demanda à ses voisins : « Êtes-vous des croyants ? »
Récrivez cette phrase au discours indirect. (1 pt)
9. Proposez un titre convenable au texte. (1 pt)
10. Personne ne voulait accompagner le mendiant à sa tombe.
Dites en deux phrases ce que vous en pensez. (1 pt)

Examen régional n°11


TEXTE :
Des cris, des hurlements déchirèrent l'atmosphère. La tempête de pleurs et de
vociférations s'intensifia. Le bruit venait de la maison voisine. Nous remontâmes
en courant. La surprise passée, des questions fusèrent de partout :
- Qui est mort ? Qui est mort ?
Des groupes de femmes s'étaient formés au-dessus des murs qui surplombaient
notre terrasse et celle de la maison d'où partaient les cris de désespoir. Elles
jacassaient, expliquaient, gesticulaient, tendaient le cou pour entendre de
nouveaux hurlements.
On distinguait dans le vacarme une voix plus grêle que les autres se lamenter.
Les femmes arrivaient des terrasses éloignées, sautaient par-dessus les murs de
séparation, jonglaient avec une échelle trop courte. Les unes se tenaient à
califourchon sur le mur, les autres laissaient pendre leurs jambes. Une vieille
négresse, dont je ne voyais que la tête et les deux bras nus d'un noir luisant,
agita ses deux mains dont les paumes rosées me fascinaient ; elle imposa silence
aux femmes.
- Je sais qui est mort, répéta à plusieurs reprises la vieille esclave : Sidi
Mohammed ben Tahar, le coiffeur. Il était malade depuis deux mois.
- De quoi est-il mort ? demanda une jeune femme qui portait sur la tête un
foulard jaune.
- Dieu seul le sait, répondit la négresse, mais c'est bien Sidi Mohammed ben
Tahar, le coiffeur, qui est mort.
Les femmes restèrent silencieuses. La tête de la négresse disparut. Les mains
s'arrêtèrent un moment sur l'arête du mur puis s’évanouirent à leur tour.

A. QUESTIONS DE COMPRÉHENSION : (10 points)


1) Recopier et compléter le tableau suivant. (0.25 x 4)
Titre de l’oeuvre : .............................................................
Auteur : .............................................................
Genre de l’oeuvre : .............................................................
Personnages principaux du texte : .............................................................
2) Recopiez la bonne réponse : (0. 5 point × 2)
Ce texte est : - Argumentatif.
- Narratif.
- Descriptif.
- Injonctif.
Justifiez votre réponse.
3) Quel évènement relate ce texte ? (1 point)
4) Comment la négresse a-t-elle attiré l’attention du narrateur ? (1 point)
5) Comment réagissent les femmes à la nouvelle annoncée par la négresse ? (1
point)
6) Relevez dans le premier paragraphe quatre équivalents au mot bruit. (1
point)
7) « La tempête de pleurs et de vociférations s’intensifia. ». (0,5 point × 2)
a. Dites de quelles figures de style, il s’agit dans cette phrase.
b. Quel effet recherche le narrateur par cette figure.
8) Transformez l’énoncé suivant au discours indirect. (1 point)
« C’est bien Sidi Mohammed ben Tahar, le coiffeur, qui est mort » disait la femme
noire.
9) Proposez un titre convenable au texte. (1 point)
10) D'après votre lecture du texte que pensez-vous du comportement des
femmes à l’annonce de la mauvaise nouvelle par la négresse ? (1 point)

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