Chapitre3 : Cotation 2020-2021
Objectifs
L’objectif de la méthode est d’allouer la tolérance la plus grande possible à
chaque spécification, pour limiter les coûts de fabrication et de contrôle.
Déterminer les cotes des éléments d’un mécanisme qui assureront, avec
les tolérances les plus larges, les conditions de fonctionnement (jeux
fonctionnels). Ces cotes sont appelées cotes fonctionnelles. Ce sont celles
qui doivent être portées sur les dessins de définition.
L’utilisation de cette méthode de cotation conduit à une réduction du coût
de fabrication.
I. Cotation dimensionnelle
REGLES D'ELABORATION DES COTES
1 – But
Pour réaliser un objet a partir d'un dessin, il faut a la fois une description
graphique complète et précise des formes et contours et une description
détaillée chiffrée des dimensions essentielles. C'est le rôle de la cotation
dimensionnelle.
2 – Eléments d'une cote
Les éléments d'une cote sont : - La ligne de cote en rouge
- La ligne d'attache en vert
- Les extrémités en bleu
- La valeur de la cote en noir
a – la ligne de cote, la ligne d'attache
Elles sont tracées en traits continus fins. Une ligne de cote ne doit jamais
être coupée par une autre ligne. Les lignes d'attache peuvent se couper
entre elles.
b – les extrémités
Une extrémité est représentée par une flèche.
Si on manque de place, on peut:
- Reporter les flèches a l'extérieur des lignes d'attache.
- Remplacer 2 flèches opposées par
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c – la valeur de la cote
Elle est exprimée en mm ou en °. La valeur de la cote ne doit jamais être
coupée par une ligne du dessin. Elle est située:
- Au dessus d'une ligne de cote horizontale.
- A gauche d'une ligne de cote verticale.
Si on manque de place, on peut utiliser une ligne de repère
3 – Symboles normalisés
Diamètre ∅
Rayon R
Diamètre de sphère S∅
Rayon de sphère SR
Sur plat d’une carre
Pour les petits rayons, la flèche est tracée du cote convexe.
4 – Cotation surabondante
Une des règles principale de la cotation est d'éviter la surabondance des
cotes, c'est a dire de coter une même dimension plusieurs fois.
- Une cote qui peut être déduite a partir d’autres cotes, n’a pas a figurer
sur le plan.
- Une cote qui apparait sur une des vues du plan, n’a pas a figurer sur les
autres vues.
5 – Cotation des chanfreins
II – COTES TOLERANCEES
1 – Nécessité des tolérances
Lors de la fabrication d’une série de pièces identiques, il est impossible
d'avoir les mêmes dimensions d'une pièce à l'autre. Ceci est du aux
imperfections des machines, à l'usure des outils, a la dureté du matériau a
usiner, à la précision des appareils de mesure,… Il est donc plus facile de
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réaliser une cote si elle peut varier entre deux valeurs limites: Une cote
maximale (C Maxi) et une cote minimale (C mini). La différence entre les 2
s'appelle intervalle de tolérance (IT), celui-ci correspond a la marge
d’erreur autorisée.
2 – Cotation tolérancée
a – Définitions
Cote nominale (CN): Dimension ou cote de référence inscrite sur le dessin.
Tolérance ou intervalle de tolérance (IT): Variation tolérée de la cote réelle
de la pièce. IT = C Maxi – C mini = ES – EI
Ecart supérieur (ES): Valeur qui permet d’obtenir la Cote Maximale a partir
de la Cote Nominale. ES = C Maxi – CN
Ecart inferieur (EI): Valeur qui permet d’obtenir la Cote minimale a partir
de la Cote Nominale. EI = C mini – CN
b – Exemples
+0.8
50+0.2 ES = +0,8 C Maxi = 50 + 0,8 = 50,8
EI = +0,2 C mini = 50 + 0,2 = 50,2
La cote usinée doit être comprise entre : 50,2 et 50,8.
0
100−0.5 ES = 0 C Maxi = 100 + 0 = 100
EI = -0,5 C mini = 100 + (-0,5) = 99,5
La cote usinée doit être comprise entre : 99,5 et 100.
−0.08
40−0.15 ES = -0,08 C Maxi = 40 + (-0,08) = 39,92
EI = -0,15 C mini = 40 + (-0,15) = 39,85
La cote usinée doit être comprise entre : 39,92 et 39,85.
3 – Inscription d’une cote tolérancée sur un plan
a – Tolérances chiffrées
Inscrire après la cote nominale la valeur des écarts en plaçant
toujours l'écart supérieur au dessus.
Les écarts ont même unité que la cote nominale: en mm ou °. (Voir
exemples ci-dessus).
Ne pas mettre de signe lorsque l'écart est nul. (Voir exemples ci-
dessus).
Lorsque l'écart est reparti symétriquement par rapport a la cote
nominale, ne donner qu'un écart précède du signe ±. Exemple: 15+0.5
−0.5
b – Tolérance par symbole ISO
La tolérance est choisie a partir d'écarts normalises.
La désignation comprend: - La cote nominale.
- Une lettre (voir deux).
- Un nombre.
La lettre
Elle indique la position de la tolérance par rapport à la cote nominale.
Arbre lettre minuscule (contenu)
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Alésage lettre majuscule (contenant)
Le nombre
Il indique la qualité de la tolérance, c'est a dire la grandeur de l'IT. Il existe
18 qualités différentes de la meilleure a la moins bonne: 01 - 0 – 1 – 2 – 3 -
…… - 16
Plus la classe de qualité augmente, plus l'IT augmente, et donc moins on
est précis. Il y a toujours compromis entre la qualité et le cout de
réalisation de la pièce.
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III – AJUSTEMENTS
1 – Nécessité des ajustements
Un dessin d'ensemble doit être complète par des informations qui
permettent de déduire le fonctionnement du mécanisme, en particulier les
mouvements possibles ou pas de sous-ensembles les uns par rapport aux
autres. L’écriture d’un ajustement permet après décodage, ou expérience
professionnelle pour certains cas, de définir la présence ou pas de
mouvement, la nature d’un assemblage (avec jeu ou avec serrage), la
valeur du jeu ou du serrage et par conséquent les outillages nécessaires
au montage et au démontage.
Remarque : Sur le dessin d’ensemble, deux surfaces en contact sont
représentées par un trait unique, qu’il y ait jeu ou serrage. Ces deux
surfaces seront l'alésage (le contenant, la forme dite ≪ femelle ≫) et
l'arbre (le contenu, la forme dite
≪ male ≫).
2 – Tolérance d'un jeu
Hypothèse est faite qu’il y a du jeu entre les deux formes. Si celle-ci est
vérifiée alors on dit qu’on a un ajustement avec jeu, sinon on dit qu’on a
un ajustement avec serrage (voir incertain).
Le jeu maximal est défini par: Jeu Maxi = AL Maxi – ar mini
Le jeu minimal est défini par: Jeu Mini = AL mini – ar Maxi
Intervalle de tolérance du jeu: IT Jeu = Jeu Maxi – Jeu mini
= (AL Maxi – ar mini) – (AL mini – ar Maxi)
= (AL Maxi – AL mini) + (ar Maxi – ar mini) = IT AL + IT ar
Finalement: IT Jeu = Jeu Maxi – Jeu mini = IT AL + IT ar
3 – Types d'ajustement
On distingue 3 types d'ajustement:
Cas n°1 - Ajustement avec jeu.
Cas n°2 - Ajustement incertain (jeu ou serrage).
Cas n°3 - Ajustement serre.
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4 – Désignation normalisée
Sur un dessin d'ensemble la désignation comprend:
- Une cote nominale.
- Position et qualité de tolérance de l'alésage (lettre majuscule + nombre)
- Une barre inclinée
- Position et qualité de tolérance de l'arbre (lettre minuscule + nombre)
Exemple d’écriture
5 – Décodage d’un ajustement : exemple : 50H7/g6
Décodage de l’alésage : 50H7 ES = +0,025 EI = 0
AL Maxi = 50,025
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AL mini = 50
IT AL = 50,025 – 50 = 0,025
Décodage de l’arbre : 50g6 es = -0,009 ei = -0,025
ar Maxi = 49,991
ar mini = 49,975
IT ar = 49,991 – 49,975 = 0,016
Décodage de l’ajustement.
Hypothèse : Il y a du jeu entre les 2 formes.
Jeu Maxi = AL Maxi – ar mini = 50,025 – 49,975 = +0,050 > 0
Jeu mini = AL mini – ar Maxi = 50 – 49,991 = +0,009 > 0
IT Jeu = +0,025 – 0,009 = 0,041
Vérification des calculs : IT AL + IT ar = 0,025 + 0,016 = 0,041 = IT
Jeu
Conclusion : L’ajustement 50H7/g6 est un ajustement avec jeu.
6 – Nature d'un ajustement et outillage
Jeu mini Jeu Maxi Outillage pour le
(de)montage
Ajustement avec ≥0 ›0 Manuel
jeu
Ajustement ‹0 ›0 Maillet, systeme a inertie,…
incertain
Ajustement avec ‹0 ≤0 Presse, arrache roulement
serrage ou
moyeu, four a induction,…
IV - Tolérance géométrique
1.G énéralités
Il existe deux types de spécifications, eux mêmes divisés en plusieurs
sous ensembles :
Les spécifications géométriques dont font partie:
les tolérances de forme
les tolérances d’orientation
les tolérances de position
les tolérances de battement
Les spécifications dimensionnelles dont font partie:
les tolérances de diamètre ✗ Les tolérances angulaires
les tolérances linéaires En parallèle de cela on distingue deux types
de paramètres:
➢ les paramètres intrinsèques, qui sont propres à un seul élément.
➢ les paramètres de situation, qui orientent ou situent un élément par
rapport à un (ou plusieurs) autre(s). On peut résumer cela par le schéma
ci-dessous :
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Chapitre3 : Cotation 2020-2021
2. Spécifications géométriques - Décodage
Référence
2.1. Référence simple
2.1.1. Généralités
Il convient de bien avoir à l’esprit qu’une spécification géométrique n’a
pas forcément de référence. C’est le cas des tolérances de forme par
exemple. Dans le cas où il existe une référence, sa définition est
primordiale pour la bonne compréhension de la spécification.
L’analyse de la référence se fait en deux étapes : la définition de
l’élément de référence puis la définition de la référence spécifiée.
L’élément de référence est toujours un élément réel alors que la
référence spécifiée est un élément théorique parfait (aussi appelé
élément idéal) associé à l’élément de référence. Les critères
d’association dépendent des éléments de référence.
2.1.2. Applications
Le dessin ci-dessous présente quelques exemples de références :
Les spécifications ne sont pas indiquées car elles ne nous intéressent pas
ici.
Référence A : la référence pointe le plan 1 sur le dessin donc l’élément de
référence est la surface nominalement plane 1. La référence spécifiée est
alors le plan tangent
côté libre de la matière à 1 e t minimisant l’écart maxi.
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Référence B : la référence pointe la cote (non chiffrée) indiquant le
diamètre du cylindre 4 sur le dessin donc l’élément de référence est la
surface nominalement cylindrique 4. La référence spécifiée est alors l’axe
du plus grand cylindre tangent côté libre de la matière à m e t minimisant
l’écart maxi (dans le cas d’un perçage, c’est le plus grand cylindre inscrit).
Référence C : cette référence est identique à la référence B.
Référence D : la référence pointe une ligne de rappel attachée au plan 3
sur le dessin donc l’élément de référence est la surface nominalement
plane 3. La référence spécifiée est alors le plan tangent côté libre de la
matière à 3 et minimisant l’écart maxi.
Référence E : la référence pointe la cote (non chiffrée) indiquant la largeur
de la rainure sur le dessin donc il y a deux éléments de référence qui sont
les surfaces nominalement planes 2 et 3 . La référence spécifiée est alors
le plan médian des deux plans tangents côté libre de la matière à 2 et 3 et
minimisant l’écart maxi.
3. Références multiples
Dans certains cas, les spécifications ont plusieurs références. Les
éléments de références sont identiques à ceux présentés précédemment
mais les références spécifiées changent.
Les exemples ci-dessous présentent les cas les plus courants.
3.1. Système de références ordonné
Ici, le système de références possède trois références. Le système de
référence est dit ordonné car on ne doit traiter ces trois références que
dans l’ordre où elles sont présentées :
✗ la référence primaire A
✗ la référence secondaire C
✗ la référence tertiaire B
Le système de référence est donc composé de trois références spécifiées :
✗ A : plan tangent côté libre de la matière à1 et minimisant l’écart maxi
✗ C : plan contraint perpendiculaire à la référence primaire A, tangent
côté libre de la matière à 3 et minimisant l’écart maxi
✗ B : plan contraint perpendiculaire aux références primaire A et
secondaire C, tangent côté libre de la matière à 2.
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3.2. Référence commune
Le dessin ci-contre représente un lardon pour table de fraiseuse avec un
exemple de spécification avec référence commune.
Les éléments de références sont les deux surfaces nominalement plane1
et 2.
La référence spécifiée est le plan tangent coté libre de la matière à 1et 2
et minimisant l’écart maxi.
C’est à dire qu’aux deux éléments de référence, on associe une et une
seule référence spécifiée comme si les surfaces nominalement plane j et k
ne formaient, pour cette spécification, qu’une surface nominalement plane
constituée de deux “ morceaux ”.
V- Etats de surface
En mécanique, l'état de surface est un élément de cotation d'une pièce
indiquant la fonction, la rugosité, la géométrie et l'aspect des surfaces
usinées.
Objectifs :
- Généralités (surface d’un corps, surface nominale, spécifiée, réelle et
mesurée)
- Les défauts du premier au quatrième ordre
- Écart moyen arithmétique Ra
- Indication d’un état de surface
- Coût relatif d’un usinage en fonction de l’état de surface - Fonctions et
états de surface
Etats de surface : définitions des paramètres liés au profil La
terminologie et les définitions indiquées dans ce paragraphe sont extraites
ou reprises, en grande partie, de la norme NF ISO 4287 (Etats de surface :
méthode du profil...). La plupart des paramètres ou critères définis sont
liés à la ligne moyenne.
Hauteur maximale de saillie du profil ( Pp, Rp, Wp ) : elle correspond à la
plus grande des hauteurs de saillie du profil, Zp , à l'intérieur d'une
longueur de base. Pp pour le profil primaire, Rp pour le profil de rugosité
et Wp pour le profil d'ondulation.
Profondeur maximale de creux du profil ( Pv, Rv, Wv ) : elle est égale à la
plus grande des profondeurs de creux du profil, Zv , à l'intérieur d'une
longueur de base. Pv pour le profil primaire, Rv pour le profil de rugosité et
Wv pour le profil d'ondulation.
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Chapitre3 : Cotation 2020-2021
Hauteur maximale du profil ( Pz, Rz, Wz ) : elle est égale à la somme de la
plus grande des hauteurs de saillie du profil, Zp , et de la plus grande
profondeur de creux du profil, Zv , à l'intérieur d'une longueur de base. Par
exemple : Rz = Rp + Rv.
Pz pour le profil primaire, Rz pour le profil de rugosité et Wz pour le profil
d'ondulation.
Hauteur moyenne des éléments du profil ( Pc, Rc, Wc ) : c'est la
valeur moyenne des hauteurs des éléments du profil (saillie + creux
successifs), Zt , à l'intérieur d'une longueur de base. Pc pour le profil
primaire, Rc pour le profil de rugosité et Wc pour le profil d'ondulation.
m
1
Pc ou Rc ou Wc = ∑ Zti
m i=1
Hauteur totale du profil ( Pt, Rt, Wt ) : somme de la plus grande des
hauteurs de saillie du profil, Zp , et de la plus grande des profondeurs de
creux , Zv , à l'intérieur de la longueur d'évaluation. Pt pour le profil
primaire, Rt pour le profil de rugosité et Wt pour le profil d'ondulation.
Remarque : Pt, Rt et Wt sont définis sur la longueur d'évaluation alors que
Pz, Rz et Wz le sont sur la longueur de base. Pour tout profil : Pt ³ Pz ; Rt ³
Rz ; Wt ³ Wz
Ecart moyen arithmétique du profil évalué ( Pa, Ra, Wa) : il
correspond à la moyenne arithmétique des valeurs absolues des
ordonnées Z(x) à l'intérieur d'une longueur de base.
avec L = Ip,lr ou lw suivant le cas
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Chapitre3 : Cotation 2020-2021
1- Analyse de la surface – Défauts de 1er ordre : écarts de forme – Défauts
de 2ème ordre : ondulation (ligne enveloppe supérieure) – Défauts micro
géométriques : caractérisent la rugosité de la surface (3ème ordre : stries
et sillons ; 4ème ordre : arrachements, fentes…)
2- Les paramètres de la rugosité
Rugosité Rz : Hauteur maximal du profil, Distance entre la ligne des
saillies et la ligne des creux
Rugosité Ra : Écart moyen arithmétique du profil. Correspond à la
moyenne des valeurs absolues des écarts entre le profil et une ligne
moyenne de ce profil.
Remarque : valeurs exprimées en μm
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Chapitre3 : Cotation 2020-2021
3- Inscription normalisée d’un état de surface
Le Ra (écart moyen arithmétique) est l’indicateur de rugosité le plus utilisé
sur les dessins de définition.
4- Fonctions et états de surface
Signification des légendes
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Chapitre3 : Cotation 2020-2021
5- Procédés d'élaboration et états de surface
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Chapitre3 : Cotation 2020-2021
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