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Vecteurs et Opérateurs Différentiels

Cours de mathématiques niveau 1 FASA

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Notes de Maths : Vecteurs, Dérivées et Opérateurs


différentiels
Evgeni Popov, Anne-Laure Fehrembach

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Evgeni Popov, Anne-Laure Fehrembach. Notes de Maths : Vecteurs, Dérivées et Opérateurs
différentiels. Licence. Notes de Maths : Vecteurs, Dérivées et Opérateurs différentiels, AMU,
2014, pp.50. <cel-01073351>

HAL Id: cel-01073351


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abroad, or from public or private research centers. publics ou privés.
Notes de maths :
Vecteurs, Dérivées et

Opérateurs différentiels

E. Popov et A.-L. Fehrembach,

Institut Fresnel, Aix-Marseille Université

2014
Vecteurs 1.1

Définition de vecteur

Déf. intuitive : Objet avec une direction et une longueur, qui ne dépend pas du choix du système
de coordonnées (invariance).

Pourquoi cette définition : les forces, les vitesses – sont caractérisées avec une longueur et une
direction qui ne dépendent pas du choix du repère

Représentation dans un système des coordonnées


 
1. De l’origine vers la fin : F = OM
2. Tableau-colonne (ou ligne) de dimensions 1xN où N est le nombre de dimensions de l’espace :

F 
  x
F =  Fy  (1.1)
F 
 z

3. En utilisant les vecteurs unitaires selon les axes :



F = Fx xˆ + Fy yˆ + Fz zˆ (1.2)


x
x̂ = , de même pour y et z,
x (1.3)

Fj - projection de F sur l'axe Oj

Fig.1.

Operations sur des vecteurs

1. Produit entre un scalaire et un vecteur = vecteur de même direction que le vecteur initial
avec une longueur égale à la longueur du vecteur initial multipliée par le scalaire :
 
direction de λF // direction de F
Vecteurs 1.2

 
longueur de λF = λ F
 Fx   λFx 
    
λF =λ  Fy  = λFy  (1.4)
 F   λF 
 z  z

Fig.2

Pourquoi cette définition : multiplication d’une force ou d’une vitesse par un scalaire
   
2. Somme de deux vecteurs A + B : On positionne le début de B sur la fin de A et la somme
 
est le vecteur qui commence au début de A et finit à la fin de B .
Pourquoi cette définition : la somme de deux forces ou de deux vitesses

Fig.3a
Fig.3b
Propriétés :
   
- commutation A+B = B+A
   
- linéarité (
λ A+B = )
λA + λB
- expression en fonction des composantes
 Ax   B x   λA x + λB x 
       
( )
λ A + B = λ  A y  + λ  B y  =  λA y + λB y  (1.5)
A   B   λA + λB 
 z  z  z z 

Vecteurs 1.3

 
( ) ( )
λ A + B = λ ( A x + Bx ) xˆ + λ A y + B y yˆ + λ ( A z + Bz ) zˆ (1.6)

Pourquoi ?

Fig.4

  déf .  
3. Produit scalaire= = A B cos ϕAB
: f A.B
Pourquoi cette définition : le travail d’une force le long d’un déplacement est un scalaire
(différence d’énergie) qui est proportionnel à la longueur du déplacement, à la force et au cosinus
de l’angle entre la force et la direction du déplacement.
Si la force est perpendiculaire au déplacement, le travail mécanique est zéro. Si les deux
sont parallèles, le travail est maximal et positif, si les deux sont antiparallèles, le travail est
négatif (par exemple, réduction de la vitesse).

Fig.5

Propriétés
     
a)= f A.B= A B= 
//A
B A //B

Conséquence : projection d’un vecteur sur l’autre :


Vecteurs 1.4

 
 A.B
B//A =  ,
A
Pour le vecteur de la base :

A x = A.xˆ

   
b) A ⊥ B ⇒ B.A = 0
   
c) A.B = B.A (cos : fonction paire)
d) f est scalaire : 1 seul nombre qui ne dépend pas du système de coordonnées :
 
A.B =( A x xˆ + A y yˆ + A z zˆ ) . ( Bx xˆ + By yˆ + Bz zˆ )
= A x Bx xˆ .xˆ + A y B y y.
ˆ yˆ + A z Bz z.z ˆ ˆ + ( A x B y + A y Bx ) xˆ . yˆ (1.7)
=( 1) =( 1)=( 1) =( 0)
=( 0)=( 0)
(
+ ( A x Bz + A z Bx ) xˆ .zˆ + A y Bz + A z B y y.z
ˆ ˆ )
 
A.B = A x Bx + A y B y + A z Bz (1.8)

  
=  F A B sin ϕAB
   déf .    
=
4. Produit vectoriel : F A=
^ B = F plan(A , B)
  
F, A , B : trièdre direct

Fig.6

Propriétés
Vecteurs 1.5

 
 =HS A=  A sin ϕAB 
⊥B
a) F =S ⇐   
= = 
F B HS S 
   
b) A ^ B = −B ^ A (sin : fonction impaire)
   
c) A / / B ⇒ A ^ B =
0

Pourquoi cette définition : exemple, moment de torsion autour d’un axe (fermeture d’une porte) –
proportionnel à la force, au rayon d’application et au sinus entre eux

R plus grand – rotation plus forte


F plus grande – rotation plus forte,
ϕ = 0 : sans rotation
ϕ = 90° : rotation maximale

Fig.7

d) expressions des composantes dans un système cartésien :


- en utilisant l’expression vectorielle :
 
( ) (
A ^ B = A x xˆ + A y yˆ + A z zˆ ^ Bx xˆ + B y yˆ + Bz zˆ )
= ( A x xˆ ) ^ ( Bx xˆ + B y yˆ + Bz zˆ )
(1.9)
+ ( A y yˆ ) ^ ( Bx xˆ + B y yˆ + Bz zˆ )

+ ( A z zˆ ) ^ ( Bx xˆ + B y yˆ + Bz zˆ )

xˆ =^ xˆ yˆ =
^ yˆ zˆ= ^ zˆ 0
xˆ ^ yˆ = zˆ = − yˆ ^ xˆ
N.B. : (1.10)
yˆ ^ zˆ = xˆ = − zˆ ^ yˆ
zˆ ^ xˆ = yˆ = − xˆ ^ zˆ

- en utilisant le déterminant d’une matrice carrée 3x3 :

xˆ yˆ zˆ xˆ A x Bx
 
= =
A^B A x A y A z yˆ A y By (1.11)
Bx By Bz zˆ Az Bz
- expression directe :
 
( ) (
A ^ B= xˆ A y Bz − A z B y + yˆ ( A z Bx − A x Bz ) + zˆ A x B y − A y Bx ) (1.12)
Vecteurs 1.6

règles : 1) toutes les combinaisons de trois composantes sans répétition des indices ;
2) permutations positives : de gauche à droite dans (x,y,z,x,y,z),
permutations négatives : de droite à gauche dans (x,y,z,x,y,z),
en gardant l’ordre de vecteurs.
  
   1) F = A ^ B
(
5. Produit mixte : f = A ^ B .C  ) 
2) f = F.C

Pourquoi utiliser le produit mixte: exemple – travail d’un moment de torsion

Propriétés :
  
(
a) si il y deux vecteurs parmi les trois qui sont parallèles, ⇒ A ^ B .C =
0 )
  
( )
b) A ^ B .C = V volume du parallélépipède qui s’appuie sur les trois vecteurs (à un signe près)

   
( A ^ B) .C = C. Nˆ plan(A,B) Splan(A,B) = C// Nˆ Splan(A,B) ≡ C⊥S Splan(A,B) = V (1.13)

Fig.8

c) le volume ne dépend pas de l’ordre des vecteurs


           
( A ^ B) .C =
A. ( B ^ C ) =
−A. ( C ^ B ) =
− ( B ^ A ) .C (1.14)
(N.B. Les parenthèses vont avec le produit vectoriel)
d) expression avec les composantes :
Vecteurs 1.7

C x C y Cz C x Ax Bx
  
= (
C. A ^ B =
A x )
A y Az Cy Ay By
(1.15)
Bx By Bz Cz Az Bz

( ) (
= C x A y Bz − A z B y + C y ( A z B x − A x Bz ) + C z A x B y − A y B x )
  
    1) F = A ^ B
(
6. Double produit vectoriel : G = A ^ B ^ C  )
  
2) G = F ^ C

Pourquoi est-t-il utilisé ? Exemple : force sur (l’axe d’) une rotation  précession

– force gravitationnelle sur les planètes et les satellites en rotation,


– force d’inertie sur les gyroscopes mécaniques,
– force gravitationnelle sur une toupie.

Règle de simplification :
        
( A ^=
B ) ^ C B ( A.C ) − A ( B.C ) (1.16)
        
d’où: C ^ (=
A ^ B ) A ( B.C ) − B ( A.C ) (1.17)

7. Représentation dans un autre système de coordonnées :

Si le système est ortho-normal (vecteurs de base x̂ j normalisés et orthogonaux entre eux) :

xˆ j .xˆ k = δkj ,
0, j ≠ k (1.18)
δkj =
1, j = k

F = ∑ Fk xˆ k (1.19)
k
avec

Fk = F.xˆ k (1.20)
Vecteurs 1.8

Système de coordonnées cylindrique et sphérique


1. Système cylindrique :
variables (ρ, ϕ, z), vecteurs de base ρˆ , ϕˆ , zˆ :
ρ̂ en direction du changement de la variable ρ (avec ϕ = cte, z = cte)
ϕ̂ en direction du changement de la variable ϕ (avec ρ = cte, z = cte)
ẑ en direction du changement de la variable z (avec ρ = cte, ϕ = cte)

En notant M′ la projection de M sur le plan Oxy :

z y

M(x,y,z)

z ρ
y
y
ρ ρ
ρ
ϕ ϕ
O O x
x x

Fig.9

=
ρ x 2 + y2
x=ρ cos ϕ
y
tgϕ = y=ρ sin ϕ (1.21)
x
z=z
z=z

x y
ρˆ .xˆ = cos ϕ = ϕˆ .xˆ = − sin ϕ = −
x 2 + y2 x 2 + y2
ρˆ = ( ρˆ .xˆ ) xˆ + ( ρˆ . yˆ ) yˆ + ( ρˆ .zˆ ) zˆ
y x
ϕˆ = ( ϕˆ .xˆ ) xˆ + ( ϕˆ . yˆ ) yˆ + ( ϕˆ .zˆ ) zˆ ρˆ . yˆ = sin ϕ = ϕˆ . yˆ = cos ϕ = (1.22)
zˆ = zˆ x 2 + y2 x 2 + y2
=ρˆ .zˆ 0 =ϕˆ .zˆ 0
Vecteurs 1.9

2. Système sphérique :
variables (r, θ, ϕ), vecteurs de base r,
ˆ θˆ , ϕˆ :
r̂ en direction du changement de la variable r (avec ϕ = cte, θ = cte)
θ̂ en direction du changement de la variable θ (avec ϕ = cte, r = cte)
ϕ̂ en direction du changement de la variable ϕ (avec r = cte, θ = cte)

z z
r
M(x,y,z)

z
y z
θ
ρ θ r
ρ
ϕ
O x
O ρ ρ

Fig.10

r= ρ2 + z 2 = x 2 + y2 + z2
x = ρ cos ϕ = r sin θ cos ϕ
ρ x 2 + y2
tgθ= = y = ρ sin ϕ = r sin θ sin ϕ (1.23)
z z
=z r cos θ
y
tgϕ =
x
ρ
sin θ =
rˆ = ( rˆ .xˆ ) xˆ + ( rˆ . yˆ ) yˆ + ( rˆ .zˆ ) zˆ r

( ) ( ) ( )
θˆ = θˆ .xˆ xˆ + θˆ . yˆ yˆ + θˆ .zˆ zˆ cos θ =
z
r
ϕˆ = ( ϕˆ .xˆ ) xˆ + ( ϕˆ . yˆ ) yˆ + ( ϕˆ .zˆ ) zˆ
( ) ( )
θˆ = θˆ . ρˆ ρˆ + θˆ .zˆ zˆ = ρˆ cos θ − zˆ sin θ

rˆ .xˆ = sin θ cos ϕ =


x +y +z
2
x
2 2
( )
θˆ .xˆ = θˆ . ρˆ ( ρˆ .xˆ ) =
zx
x + y + z2 x 2 + y2
2 2

rˆ . =
yˆ sin θ sin ϕ
=
y
x 2 + y2 + z2
( )
θˆ . yˆ = θˆ . ρˆ ( ρˆ . yˆ ) =
zy
x 2 + y2 + z2 x 2 + y2
z x 2 + y2
=ˆ cos=
rˆ .z θ θˆ .zˆ = − sin θ = −
x 2 + y2 + z2 x 2 + y2 + z2
(1.24)
Vecteurs 1.10

3. Passage d’un système à l’autre pour les vecteurs – en utilisant l’eq.(1.20). Par exemple, si le
vecteur est connu dans un système cartésien, les composantes dans un système sphérique sont
données par :

Fr = F.rˆ = (Fx xˆ + Fy yˆ + Fz z).r
ˆ ˆ = Fx xˆ .rˆ + Fy y.r
ˆ ˆ + Fz z.r
ˆ ˆ

Fθ= F. θˆ= Fx xˆ . θˆ + Fy y.
ˆ θˆ + Fz z.
ˆ θˆ (1.25)

Fϕ= F. ϕˆ= Fx xˆ . ϕˆ + Fy y.
ˆ ϕˆ + Fz z.
ˆ ϕˆ
Vecteurs 1.11

Rotation d’un système cartésien


A. Rotation autour de l’axe z

1. Changement des vecteurs de base d’un système cartésien lors d’une rotation:

y
ˆ ′ cos ϕ1 ,
=
xˆ .x
 π
xˆ . yˆ ′ =cos  ϕ1 +  =− sin ϕ1 ,
 2
π 
ˆ ˆ=′ cos  − ϕ1=
y.x  sin ϕ1
2 
ˆy.= ˆy′ cos ϕ1
ϕ1
O x

Fig.11

2. Rotation 2D pour un vecteur arbitraire :



Fx′ = F.xˆ ′ = Fx xˆ .xˆ ′ + Fy y.x
ˆ ˆ ′ = cos ϕ1 Fx + sin ϕ1 Fy

Fy′ = F. yˆ ′ =Fx xˆ . yˆ ′ + Fy y.
ˆ yˆ ′ =− sin ϕ1 Fx + cos ϕ1 Fy (1.26)
Fz′ = Fz

Ecriture matricielle :

 Fx′   cos ϕ1 sin ϕ1 0   Fx 


    
 Fy′  =−
 sin ϕ1 cos ϕ1 0   Fy  (1.27)
F   0 1   Fz 
 z′   0

N. B. la matrice de rotation

 cos ϕ1 sin ϕ1 0 
 
R z (ϕ1 ) = − sin ϕ1 cos ϕ1 0  (1.28)
 0 1 
 0

est la même pour tous les vecteurs dans l’espace 3D.


L’éq.(1.27) peut être considérée comme une définition d’un vecteur en 3D : un objet représenté
par une matrice-colonne est un vecteur si ses composantes sont transformées lors d’ une rotation
du système de coordonnées par le produit matriciel avec une matrice de rotation de type de
l’éq.(1.28).
Vecteurs 1.12

Propriétés :
1) R(−ϕ
= ) R −1 (ϕ) (1.29)
(à vérifier directement)
2) R(ϕ + ψ=
) R(ϕ)R(ψ ) (1.30)
(à vérifier directement)

B. Rotation autour d’un autre axe

Si la rotation est d’un angle ϕ 2 (de l’axe y vers l’axe z) autour de l’axe x, la matrice de rotation
est de la forme

1 0 0 
 
R x=
(ϕ2 )  0 cos ϕ2 sin ϕ2  (1.31)
 0 − sin ϕ cos ϕ 
 2 2
(la composante en x ne change pas).
Finalement, la matrice de rotation d’angle ϕ 3 (de l’axe z vers l’axe x) autour de l’axe y est

 cos ϕ3 0 s in ϕ3 
 
R y (ϕ3 ) =
 0 1 0  (1.32)
 − sin ϕ 0 cos ϕ 
 3 3

(la composante en y ne change pas).

C. Double rotation

1. Autour du même axe (voir éqs.(1.29) et (1.30)).

2. Autour d’axes différents:

Premièrement, le système de coordonnées S est tourné autour du premier axe, par exemple l’axe

z, d’un angle ϕ pour obtenir le système S/. Un vecteur F est présenté dans chacun des deux
systèmes comme deux matrices-colonne 1x3, qui sont notées F et F/. En utilisant l’éq.(1.32) :

F′ R z (ϕ)F
= (1.33)

Deuxièmement, le système S/ est tourné autour du second axe, par exemple l’axe x/, d’un angle ψ

pour obtenir le système S′′ . Le vecteur F est présenté dans S′′ par le tableau F′′ :

F′′ R x′ (ψ )F′
= (1.34)
Vecteurs 1.13

Donc,

F′′ = R x′ (ψ )R z (ϕ)F (1.35)

Conséquence : chaque rotation en 3D peut être décomposée en deux rotations 2D consécutives,


qui sont représentées chacune sous la forme d’une matrice (en réalité, matrice 2x2). Ceci a une
grande importance dans les applications militaires et civiles de suivi de cible, dans la géodésie,
l’astronomie…).

Exemple 1:
Problème – changement de vecteurs de base dû à une rotation de 90°

1. Exprimer sous forme matricielle les vecteurs des axes d’un système cartésien :

1 0 1


  ˆ   ˆ  
=xˆ  =
0, y =
1, z 0 (1.36)
0 0 0
     

2. Calculer la matrice de la rotation à 90° autour de l’axe y :

 0 0 1
 
R y (90°) = 0 1 0  (1.37)
 −1 0 0 
 

3. Trouver les vecteurs de base dans le nouveau système :

 0 0 11  0   0 0 10 0  0 0 10 1


     ˆ′       ˆ′     
=xˆ ′ =0 1 0  = 0  0 , y =0 1 0 = 1 1, z =0 1 0 0  0 (1.38)
 −1 0 0   0   −1  −1 0 0   0   0   −1 0 0   1   0
              

Fig.12
Vecteurs 1.14

Exemple 2 :
Problème – matrice de permutation

1. Trouver la matrice 2x2 qui fait permuter les deux vecteurs de base :

1 0
=xˆ = , yˆ   (1.39)
0 1

 1   0 1  0 
 =   (1.40)
 0   1 0  1 

2. Démontrer que la matrice de l’éq.(1.40) fait permuter les composantes d’un vecteur arbitraire :

 Fy   0 1   Fx 
 =   (1.41)
 Fx   1 0   Fy 

Exemple 3 :
Deux rotations consécutives à 45° selon les angles azimutal et polaire

1. Calculer la matrice de rotation à 45° selon l’angle azimutal (dans le plan Oxy) :

 2 2 
 0
 2 2 
 2 2 
R z (45°) =  − 0 (1.42)
 2 2 
 
 0 0 1 
 

2. Calculer la matrice de rotation à 45° selon l’angle polaire défini dans le plan Ox/z (autour du
nouvel axe y/) :

 2 2
 0 
 2 2 
R y′ (45°) = 0 1 0  (1.43)
 
− 2 2
 0 
 2 2 

3. Calculer la matrice résultante des deux rotations :


Vecteurs 1.15

 2 2 
 2 2  0
 0  2 2   1 1 2
 2 2 
2 2  1 
R=
 0 1 0  − 0 = − 2 2 0  (1.44)
  2 2  2  
− 2 0 2    −1 −1 2 
 
 2 2   0 0 1 
 
Dérivées 2.1

Définition de la dérivée
Définition d’une dérivée ordinaire :

La dérivée ordinaire d’une fonction d’une variable est définie comme la limite du rapport entre le
changement de la fonction et le changement de la variable quand le changement de la variable
tend vers zéro (si cette limite existe) :

df ∆f
f′ ≡ =lim (2.1)
dx ∆x →0 ∆x

∆f ≡ f (x + ∆x) − f (x) (2.2)

Définition d’une dérivée partielle :

Pour une fonction de plusieurs variables, la dérivée par rapport à une des variables (en
considérant les autres variables fixées) s’appelle dérivée partielle :

∂f ∆f
∂ x f (x, y) ≡ =lim (2.3)
∂x ∆x →0 ∆x y =c te

Sens géométrique

La dérivée est égale à la tangente de l’angle entre la tangente à la courbe de la fonction et l’axe de
la variable :

f(x)

f(x)

df
= tan ϕ
dx

ϕ
x x
Fig.2.1
Dérivées 2.2

Sens physique
 
Si r ≡ OM est le vecteur de la position d’un point M dans l’espace, la dérivée par rapport au
temps représente la vitesse :

 ∂r
v= (2.4)
∂t

La dérivée de la vitesse représente l’accélération :



 ∂v
a= (2.5)
∂t

Dérivées de base
d n
a) x = n x n −1
dx
d α
b) x = n x α−1
dx
d x
c) e = ex
dx
(2.6)
d 1
d) ln x =
dx x
d
e) sin x = cos x
dx
d
f) cos x = − sin x
dx

Comment faire ?

=
Exemple : dérivée de x :
(x + ∆x) 2 − x 2
2 [(x + ∆x) − x ][(x + ∆x) + x ] → 2x (2.7)
∆x ∆x ∆x →0

Dérivée de xn :
(x + ∆x) n − x n
∆x
(x + ∆x) − x  
=  (x + ∆x) n −1 x 0 + (x + ∆x) n −2 x1 + ... + (x + ∆x)1 x n −2 + (x + ∆x)0 x n −1  (2.8)
∆x   
 n terms 
→ nx n −1
∆x →0
Dérivées 2.3

Dérivées de combinaisons de fonctions


d f f
1. Linéarité [c1f1 (x) + c2f 2 (x)] =
c1 1 + c 2 2 (2.9)
dx dx dx

d df dg
2. Produit =
(fg) g+f (2.10)
dx dx dx

df dg
g−f
d f dx dx
3. Rapport = 2
(2.11)
dx g g

d 1
4. Racine x= (2.12)
dx 2 x

N.B. Conversions importantes :

a = a1/2
3
a = a1/3

(a )
c
b
= a bc (2.13)
1
= a −1
a
a = eln a

Dérivées d’une fonction qui est fonction d’une autre fonction (fonction
composée)
Si
f (x) = f [ g(x) ] (2.14)

d df dg
f= (2.15)
dx dg dx
Pourquoi ?
D’après la définition :

df ∆f  ∆f ∆g   ∆f ∆g   ∆f   ∆g 
== lim =
lim   =
lim   lim   lim   (2.16)
dx ∆x →0 ∆x ∆x →0  ∆x ∆g  ∆x →0  ∆g ∆x  ∆g →0  ∆g  ∆x →0  ∆x 

si les deux dernières limites existent.


Dérivées 2.4

Exemple 1 :

1/2
d d  n  d 1/2 dg 1 −1/2 nx n −1
cn + x=
n
 c
+ xn  = g = g (nx n −=
1
) (2.17)
dx dx  g(x)  dg dx 2 2 c2 + x 2
 
Exemple 2 :

−1/2
d 1 d  2  d −1/2 dg 1 x
=+  c
x2  = g − g −3/2 (2x) =
= − (2.18)
dx c2 + x 2 dx  g(x) 
( )
3
dg dx 2
  c2 + x 2
Exemple 3 :

α
f (x) =sin(a
+) ⇒
bx

g(x)
(2.19)
d
dx
sin(a
+ bx


α df dg
)= =
dg dx
cos(g) αbx α−1 = ( )
αbx α−1 cos(a + bx α )
g(x)

Exemple 4 :

  ω  a 2 
f (x)= exp α 3
c+ x + cos   + ln  2   ⇒
3

 h1 (x)  x x 
 
 
 h 2 (x) h 3 (x) 
  
 g(x) 
d df dg df  dg dh1 dg dh 2 dg dh 3 
f (x) = =  + + 
dx dg dx dg  dh1 dx dh 2 dx dh 3 dx 
 ω  a 
2
α c3 + x 3 + cos  + ln  2 
x x 
 3αx 2  ω  ω   x  a  
2 2
=e  − sin − +
  2   2  −2 3 (2.20)
 2 c3 + x 3  x  x   a 
 x  

Exemple 5 :

f = x αt
∂f (2.21)
= αt x αt −1
∂x
mais

∂f ∂ ln x αt ∂ αt ln x
=
∂t ∂t
e = ( )
∂t
e α ln xeαt ln x =
= αx αt ln x (2.22)
Dérivées 2.5

Dérivées secondes et d’ordre plus élevé


Déf. : La dérivée d’ordre N est égale à la dérivée de la dérivée d’ordre N-1 :

d 2f d  df 
=  
dx 2
dx  dx 
d 3f d  d 2f 
=   (2.23)
dx 3 dx  dx 2 
........................

Exemple 1 :

∂2 ∂  ∂ 5  ∂
(x 5 + y=
5
)  (x + y5=
) 5x=
4
20x 3 (2.24)
∂x 2
∂ x  ∂ x  ∂ x

Exemple 2 :

 
∂2 ∂  ∂ ∂  −1 
( ) ( 
)
1 −2
=  x 2 + y2  = ∂ x (−1) x + y
2 2

2x
∂x x +y
2 2 2
∂ x ∂ x   f 2 

 f1 
(2.25)
 
3x 2 − y 2

( ) ( )
−3 −2 
=
(−2) (−2) x 2 + y 2 2x x + x 2 + y 2  = 2
  
( )
3
 x 2
+ y 2
 f1′ 

Dérivées mixtes

Les dérivées secondes mixtes de plusieurs variables suivent la même règle que dans la section
précédente :

∂2 ∂  ∂ 
f (x, y) =  f (x, y ) x =cte  (2.26)
∂x∂y ∂ x ∂ y  y=cte

Si f est une fonction analytique, l’ordre des dérivations ne change pas le résultat :

∂2 ∂2
f (x, y) = f (x, y) (2.27)
∂x∂y ∂ y∂ x
Dérivées 2.6

Exemple 1:
∂2 ∂  ∂ 5  ∂
(x 5 + y=
5
)  (x + y5=
) 5y=
4
0 (2.28)
∂x∂y ∂ x ∂ y  ∂x

Exemple 2:
∂2 ∂  ∂  ∂ y yx
x 2 + y2 =  x 2 + y2  = =
− (2.29)
∂x∂y ∂ x ∂ y  ∂x
( )
3
x +y
2 2
x +y
2 2

Fonctions et Opérateurs
Fonction : La règle qui attribue à chaque élément d’un ensemble de nombres, un et seulement un
élément d’un ensemble (équivalent ou diffèrent du premier ensemble).

Operateur : La règle qui attribue à chaque fonction d’un ensemble, une et seulement une
fonction (du même ou d’un autre ensemble).

1, 2, 3, fonction
1, 2, 3,

(1 + i (1 + i 5),
5),

x, x2, x5+y2 opérateur


Fig.2.2

x, x2, 5x4

Dérivées et intégrales indéterminées - opérateurs


Dérivées 2.7

Différentielle totale, développement (en série) limité(e)


Pour une fonction d’une variable, à partir de la définition de la dérivée, on obtient :

df
∆=
f f (x + ∆x) − f (x) ≈
∆x (2.30)
dx
Dans la limite ∆x → 0 nous utilisons des notations pour les quantités infinitésimales :

df
df = f (x + dx) − f (x) = dx (2.31)
dx

Pour des fonctions de plusieurs variables, les dérivées par rapport à chacune des variables sont
prises en fixant les autres variables. Si nous prenons une fonction de 3 variables x, y et z et que
nous considérons les variations dx, dy et dz, le résultat est :

df ≡ f (x + dx, y + dy, z + dz) − f (x, y, z)


=f (x + dx, y + dy, z + dz) − f (x, y + dy, z + dz)
+ f (x, y + dy, z + dz) − f (x, y, z + dz)
+ f (x, y, z + dz) − f (x, y, z)
(2.32)
∂ f (x, y + dy, z + dz) ∂ f (x, y, z + dz) ∂ f (x, y, z)
= dx + dy + dz
∂x ∂y ∂z
∂ f (x, y, z) ∂ f (x, y, z) ∂ f (x, y, z)
≈ dx + dy + dz
∂x ∂y ∂z

La dernière expression :
∂f ∂f ∂f
df = dx + dy + dz (2.33)
∂x ∂y ∂z

représente la différentielle totale.

Les dérivées peuvent être utilisées pour obtenir le développement limité d’une fonction
analytique et dérivable autour d’un point (sous certaines conditions de convergence des séries).
Pour une fonction d’une variable, le premier terme peut être déjà trouvé grâce à l’éq.(2.30). De la
même façon, les termes des ordres plus élevés sont trouvés à partir des dérivées des ordres
correspondants :

df 1 d 2f 1 d 3f
f (x + ∆x) ≈ f (x) + ∆x + 2 ( ∆x ) 2
+ 3(
∆x ) + ...
3
(2.34)
dx 2 dx 3! dx

avec n! = 1 ∗ 2 ∗ 3...(n − 1)n . Pour des fonctions de deux variables en s’arrêtant à l’ordre
quadratique, le développement limité prend la forme :
Dérivées 2.8

   ∂f ∂f 1 ∂ 2f 1 ∂ 2f ∂ 2f
f (r + ∆ r) ≈ f (r) + ∆x + ∆y + ( ∆x ) +
2
( ∆y ) +
2
∆x∆y (2.35)
∂x ∂y 2 ∂ x2 2 ∂ y2 ∂x∂y
Dérivées 2.9

Operateurs différentiels vectoriels


Dérivées des vecteurs : importance pour la physique et la technique :

Plusieurs phénomènes sont caractérisés par des champs vectoriels (vecteurs qui sont fonction de
la position) qui changent dans le temps. Exemples : le vent, les courants maritimes, le champ
électrique et magnétique (lumière, ondes radio), les flux thermiques, le son, etc.

Ceci s’exprime mathématiquement par des vecteurs dépendants des coordonnées et du temps :
  
F(x, y, z, t) ≡ F(r, t) (2.36)

La plupart des processus dans la nature lient des caractéristiques spécifiques au processus avec
les variations dans le temps ou dans l’espace des mêmes ou d’autres caractéristiques, d’où la
nécessité d’introduire des dérivées de vecteurs.

Dans l’espace 3D, chaque vecteur est représenté par 3 composantes dans un système de
coordonnées. Il existe donc 12 dérivées premières possibles. Par exemple, dans un système
cartésien il y a 9 dérivées spatiales :

∂ Fx ∂ Fx ∂ Fx
∂x ∂y ∂z
∂ Fy ∂ Fy ∂ Fy
(2.37)
∂x ∂y ∂z
∂ Fz ∂ Fz ∂ Fz
∂x ∂y ∂z
et 3 temporelles:
∂ Fx ∂ Fy ∂ Fz
(2.38)
∂t ∂t ∂t
S’il n’y a pas d’ambiguïté, on peut utiliser les notations vectorielles. Par exemple, la dérivée
temporelle d’un vecteur est aussi un vecteur :

∂F
(2.39)
∂t

(exemple : déplacement  vitesse  accélération).

En ce qui concerne les dérivées spatiales, il existe trois combinaisons (qui peuvent être un
scalaire ou un vecteur) des dérivées spatiales des composantes d’un vecteur qui jouent un rôle
important - gradient, rotationnel et divergence.
Dérivées 2.10

Règles techniques
Les dérivées d’un vecteur se font par composantes comme pour les fonctions scalaires, mais il
faut travailler dans le même système de coordonnées du début à la fin :

1. Pour les vecteurs : Calculer les composantes dans le système choisi.


2. Exprimer toutes les fonctions en fonction des variables du système choisi initialement.
3. Calculer les dérivées par rapport aux variables en utilisant les règles pour les dérivées des
fonctions.

Gradient (grad)

Le gradient d’une fonction scalaire représente un vecteur. Ce vecteur est orienté dans la direction
où la fonction croît le plus rapidement, et sa longueur est proportionnelle à l’accroissement. Dans
un système cartésien, les composantes du gradient sont données par les dérivées spatiales de la
fonction dans chaque direction de l’espace :
 ∂f 
 
∂x
∂f ∂f ∂f  ∂f 
grad f = xˆ + yˆ + zˆ =   (2.40)
∂x ∂y ∂z ∂y
 ∂f 
 
 ∂z 

Def. : grad f : df = grad f .dr

Propriété 1 : grad f est-t-il un vecteur ? En faisant une rotation dans le plan 0xy, les coordonnées
changent selon :
= x ′ x cos ϕ + y sin ϕ = x x ′ cos ϕ − y′ sin ϕ
(2.41)
y′ = − x sin ϕ + y cos ϕ y = x ′ sin ϕ + y′ cos ϕ

La fonction f peut être considérée comme fonction de x ′ et y′ , eux-mêmes des fonctions de x et


y, d’où :

∂f ∂f ∂x ∂f ∂ y ∂f ∂f
= + = cos ϕ + sin ϕ
∂ x′ ∂ x ∂ x′ ∂ y ∂ x′ ∂ x ∂y
(2.42)
∂f ∂f ∂x ∂f ∂ y ∂f ∂f
= + =− sin ϕ + cos ϕ
∂ y′ ∂ x ∂ y′ ∂ y ∂ y′ ∂x ∂y

Donc, les composantes de grad f sont transformées par une rotation du système comme les
composantes d’un vecteur (voir le chapitre 1).
Dérivées 2.11

Propriété 2 : Linéarité : grat ( c1f1 + c 2f=


2 ) c1grat ( f1 ) + c 2 grat ( f 2 )
Propriété 3 (sens géométrique) : grad f est perpendiculaire aux surfaces S sur lesquelles f = cte :

L’expression de la différentielle totale, eq.(2.33), peut être écrite comme le produit scalaire entre

grad f et le déplacement élémentaire dr = (dx, dy, dz) :


df =grad f .dr =( grad f )x dx + ( grad f ) y dy + ( grad f )z dz (2.43)


Maintenant, si le déplacement dr se fait sur la surface S où f = cte, df = 0, donc grad f est
perpendiculaire à la surface S.
Cette propriété donne la possibilité de calculer rapidement le vecteur normal à une surface, si
l’équation de la surface est connue (analytiquement ou numériquement à partir de données de
mesure).
Exemple 1 : Champ linéaire d’une variable :

f1 = ax (2.44)

grad f1 = axˆ (2.45)

f 1 = cte sur les plans ⊥ Ox et grad f 1 ⊥ à ces plans.

Exemple 2 : Champ linéaire de deux variables:

=
f 2 a(x − y) (2.46)

f 2 a ( xˆ − yˆ )
grad= (2.47)

f 2 = cte sur les plans // à la bissectrice des quadrants 1 et 3, et grad f 2 ⊥ à ces plans.

Fig.2.3

x
Dérivées 2.12

Exemple 3 : Fonction radiale :


1
f3 =
r (2.48)
r= x 2 + y2 + z2 - distance à partir de l'origine O
   
x y z x+y+z r rˆ
grad f3 =
− 3 xˆ − 3 yˆ − 3 zˆ =− = − =− (2.49)
r r r r3 r3 r2

M(x,y,z)

z
y
O θ
ρ
ρ
ϕ
O x

Fig.2.4

Les surfaces f 3 = cte sont les sphères centrées à l’origine, grad f 3 // rayon.

Propriété 4 (sens physique) : Si une force peut dériver d’un gradient, elle est conservative :

"Conservative" = l’énergie est préservée lors d’un déplacement sur un contour fermé.

 
dW = [Link] – travail mécanique élémentaire
C
 
WC = ∫ [Link] – travail total le long de C (cette intégrale
M C

Fig.2.5 représente la circulation de F le long de C).

si ∃f : F =
grad f (si il existe une fonction scalaire f telle que le

vecteur F dérive du gradient de f)

 M
alors W =∫ grad f .dr =∫ df =
f =f (M) − f (M) =0 (2.50)
M
C C
Dérivées 2.13

 
 dr
Exemple 1 : Force de frottement (non-conservative) : F1 =
−a v =
−a
dt

  
dr 
F1 .dr =
−a .dr < 0, si a > 0 (2.51)
dt
et l’intégrale n’est jamais égale à zéro.

Exemple 2 : Force gravitationnelle (elle doit être conservative) :


Champ d’une masse m ayant une symétrie sphérique positionnée en O:

 m
FG = −g 2 rˆ (2.52)
r
Potentiel G :

 m
grad G = FG = −g 2 rˆ (2.53)
r

Gradient dans un système de coordonnées sphériques, expression générale (pourquoi ?) :

∂G 1 ∂G ˆ 1 ∂G
=
grad G rˆ + θ+ ϕˆ (2.54)
∂r r ∂θ r sin θ ∂ ϕ

∂G m
= −g 2
∂r r
∂G m te
⇒ =0 ⇒ G=g +c (2.55)
∂θ r
∂G
=0
∂ϕ

Exemple 3 : Force électrostatique (elle est conservative), symétrie sphérique :


Champ d’une charge Q ayant une symétrie sphérique positionnée en O:

 Q
FE = rˆ (2.56)
4πε0 r 2
Potentiel V :

−grad V =
FE (2.57)

(signe "–" et les 4π introduits pour les raisons historiques, ε 0 – permittivité diélectrique du vide).
Q
Un calcul identique à celui de l’exemple sur G conduit= à V + c te .
4πε0 r
Dérivées 2.14

Exemple 4 : Force électrostatique (elle est conservative), symétrie cylindrique :


Champ d’une charge Q ayant une symétrie cylindrique positionnée sur l’axe Oz:

 Q
=
FE,cyl ρˆ (2.58)
4πε0ρ
Potentiel :

−grad Vcyl =
FE,cyl (2.59)

Q
En intégrant selon ρ,=
Vcyl ln ρ + c te .
4πε0
Exemple 5 : facteur exponentiel d’une onde :

( )
grad exp ik.r (2.60)

k.r = k x x + k y y + k z z
 ∂ 
 (
exp i k x x + k y y + k z z  )
∂x   ik 
  ∂    x   (2.61)
=
grad exp ( )
ik.r  (
exp i k x x + k y y= )
+ k z z  exp ik.r
= ( )
 y
ik ik exp ik.r ( )
∂y   ik 
 ∂   z
 (
exp i k x x + k y y + k z z  )
 ∂z 

Expression dans un système cylindrique

Deux possibilités :
 
1. A partir de l’expression grad f .dr = df et des expressions de df et dr dans chaque système :

y dr =ρˆ dρ + ϕˆ (ρ dϕ) + zˆ dz
ρ ∂f ∂f ∂f (2.62)
=
df dρ + dϕ + dz
∂ρ ∂ϕ ∂z
ρ
ϕ ∂f 1 ∂f ∂f
O
x ⇒ grad f = ρˆ + ϕˆ + zˆ (2.63)
∂ρ ρ ∂ϕ ∂z

Fig.2.6
Dérivées 2.15

2. Directement en utilisant les liens entre les coordonnées :

=
ρ x 2 + y2
x=ρ cos ϕ
y
tgϕ = y=ρ sin ϕ (2.64)
x
z=z
z=z
En utilisant des dérivées de f comme fonctions d’autres fonctions :

∂f ∂f ∂ρ ∂f ∂ϕ ∂f x ∂ f d ϕ ∂ (tgϕ)
= + = +
∂ x ∂ ρ ∂ x ∂ ϕ ∂ x ∂ ρ x 2 + y 2 ∂ ϕ d(tgϕ) ∂ x
(2.65)
∂ f ρ cos ϕ ∂ f y ∂f ∂ f sin ϕ
= − cos 2=
ϕ 2 cos ϕ −
∂ρ ρ ∂ϕ x ∂ρ ∂ϕ ρ

∂f ∂f ∂ρ ∂f ∂ϕ ∂f y ∂ f d ϕ ∂ (tgϕ)
= + = +
∂ y ∂ ρ ∂ y ∂ ϕ ∂ y ∂ ρ x 2 + y 2 ∂ ϕ d(tgϕ) ∂ y
(2.66)
∂ f ρ sin ϕ ∂ f 2 1 ∂f ∂ f cos ϕ
= + cos= ϕ sin ϕ +
∂ρ ρ ∂ϕ x ∂ρ ∂ϕ ρ
Les vecteurs de base sont transformés selon les formules :

xˆ = ( ρˆ .xˆ ) ρˆ + ( ϕˆ .xˆ ) ϕˆ = cos ϕρˆ − sin ϕ ϕˆ


(2.67)
yˆ = ( ρˆ . yˆ ) ρˆ + ( ϕˆ . yˆ ) ϕˆ = sin ϕρˆ + cos ϕ ϕˆ

d’où
∂f ∂f
xˆ + yˆ
∂x ∂y
 ∂f ∂ f sin ϕ   ∂f ∂ f cos ϕ 
=  cos ϕ −  ( cos ϕρˆ − sin ϕϕˆ ) +  sin ϕ +  ( sin ϕρˆ + cos ϕϕˆ ) (2.68)
 ∂ ρ ∂ ϕ ρ   ∂ ρ ∂ ϕ ρ 
∂f 1 ∂f
= ρˆ + ϕˆ
∂ρ ρ ∂ϕ

Expression dans un système spherique

∂f 1 ∂f ˆ 1 ∂f
=
grad f rˆ + θ+ ϕˆ (2.69)
∂r r ∂θ r sin θ ∂ ϕ
Dérivées 2.16

Divergence
La divergence est un opérateur différentiel qui s’exerce sur un vecteur pour produire un scalaire.
Dans un système cartésien, l’expression de la divergence est :

 ∂ F ∂ Fy ∂ Fz
div F = x + + (2.70)
∂x ∂y ∂z
Def. :
  
divF: ∫ F. N

ˆ dS
Sv
  v
= ∫ divFdV (2.71)
Sv V
flux de F à travers dSV

Cette relation s’appelle Théorème d’Ostrogradski - Gauss

Remarque : pour une surface fermée (délimitant un volume)



la normale NSV est dirigée de l’intérieur vers l’extérieur


Propriété 1 : div F – scalaire

à démontrer que
Fig.2.
∂ Fx ∂ Fy ∂ Fz ∂ Fx′ ∂ Fy′ ∂ Fz′
+ + = + +
∂x ∂y ∂z ∂ x ′ ∂ y′ ∂ z ′

En faisant une rotation autour de Oz :


= x x ′ cos ϕ − y′ sin ϕ =
Fx′ Fx cos ϕ + Fy sin ϕ
(2.72)
y = x ′ sin ϕ + y′ cos ϕ Fy′ = −Fx sin ϕ + Fy cos ϕ

∂ Fx′ ∂ Fx′ ∂ x ∂ Fx′ ∂ y ∂ Fx′ ∂F


= + = cos ϕ + x′ sin ϕ
∂ x′ ∂x ∂ x′ ∂ y ∂ x′ ∂ x ∂y
(2.73)
∂ Fy′ ∂ Fy′ ∂ x ∂ Fy′ ∂ y ∂ Fy′ ∂ Fy′
= + =− sin ϕ + cos ϕ
∂ y′ ∂x ∂ y′ ∂ y ∂ y′ ∂x ∂y
Dérivées 2.17

= + +
(
∂ Fx′ ∂ Fy′ ∂ Fz′ ∂ Fx cos ϕ + Fy sin ϕ
cos ϕ +
)
∂ Fx cos ϕ + Fy sin ϕ (
sin ϕ
)
∂ x ′ ∂ y′ ∂ z′ ∂x ∂y


(
∂ −Fx sin ϕ + Fy cos ϕ ) sin ϕ + ∂ ( −Fx sin ϕ + Fy cos ϕ) cos ϕ + ∂ Fz (2.74)
∂x ∂y ∂z
∂ F ∂ Fy ∂ Fz
= x+ +
∂x ∂y ∂z
   
( ) ( )
Propriété 2 : Linéarité : div c1F1 + c2 F2= c1div F1 + c 2div F2 ( )
Propriété 3 : sens géométrique : La divergence en un point M d’un champ de vecteurs est
proportionnelle au nombre de lignes de champ de vecteur sortant de M

M M M

lignes du champ
V V V

div = 0 div < 0 div > 0

Fig.2.8

Pour un petit volume V → 0 autour de M :


 
ˆ > 0 , donc divF > 0 .
Si les lignes de champ commencent sur M, le flux F. N Sv

ˆ < 0 et
Si le nombre de lignes entrant sur M est plus grand que le nombre de lignes sortant, F. N Sv

divF < 0 .

Si le nombre de lignes sortant est égal au nombre de lignes entrant, divF = 0

Propriété 4 : sens physique : La divergence d’un vecteur en un point M est proportionnelle à la


densité volumique des sources de ce champ de vecteur. Ceci est une conséquence directe de la
Propriété 3.

Exemple 1 : Champ gravitationnel d’une masse homogène à géométrie sphérique :

1. A l’extérieur de la masse, voir l’éq.(2.52), loi de Newton :


Dérivées 2.18

 m
FG = −g 2 rˆ (2.75)
r
A. Système sphérique :

  m ˆ 2 ∂F F 1 ∂ Fθ 1 ∂ Fϕ
= div  −g 2 =
divF r Fr + r + θ cotg θ + +
 r  r ∂r r r ∂ θ r sin θ ∂ ϕ
(2.76)
2 m  ∂  m  m m
=  −g 2  +  −g 2  = −2g 3 + 2g 3 = 0
r  r  ∂r  r  r r
(pas de sources à l’extérieur)
B. Système cartésien :
Etape 1 : trouver les composantes vectorielles dans le système choisi :

x
m m m  m ( x, y, z )
−g 2 rˆ =−g 3 r = −g 3  y  ⇒ Fx, y,z = −g (2.77)
r r r   r3
z
Etape 2 : exprimer toutes les caractéristiques en fonction des variables du système :

m ( x, y, z )
Fx, y,z = −g (2.78)
( )
3
x +y +z
2 2 2

Etape 3 : calculer les dérivées :

∂ ∂ x ∂ x
Fx =
−gm =
−gm
∂x ∂x
( ∂ x x 2 + y 2 + z 2 3/2
) ( )
3
x 2 + y2 + z2

(x ) − x ∂∂x ( x + y + z )
3/2 3/2
2
+ y2 + z2 2 2 2

= −gm
(x + y + z )
3
2 2 2
(2.79)
(x + z ) − x ( x + y + z ) 2x
3
3/2 1/2
2
+y 2 2 2 2 2

= −gm 2
(x + y + z )
3
2 2 2

x 2 + y 2 + z 2 − 3x 2
= −gm
(x )
5/2
2
+ y2 + z2
∂ x 2 + y 2 + z 2 − 3y 2
Fy = −gm (2.80)
∂y
( )
5/2
x 2 + y2 + z2
∂ x 2 + y 2 + z 2 − 3z 2
Fz = −gm (2.81)
∂z
( )
5/2
x 2 + y2 + z2
Dérivées 2.19


divF =
−gm
( )
3 x 2 + y 2 + z 2 − 3x 2 − 3y 2 − 3z 2
=
0 (2.82)
( )
5/2
x +y +z
2 2 2

2. A l’intérieur de la masse :
 
F(i) =
−cm r =

 cm r rˆ (2.83)
Fr(i)
(au centre = 0)
 2 ∂
divF(i) =
− cm r − cm r =
−3cm (2.84)
r ∂r
3. Sur la surface :
 
F(i) = = F(r
(r R) = R)
m g (2.85)
⇒ cmR = g 2 ⇒ = c
R R3
 m 9 m 9
⇒ divF(i) =−3g 3 =− πg =− πg σ (2.86)
R 4 3 4
πR 3
4
avec σ – la masse volumique.

Dans un système cartésien :

x
 (i)   
F =−cm  y  ⇒ F(i) =−cm (1 + 1 + 1) =−3cm (2.87)
z
 

Exemple 2 : champ magnétique d’un fil parcouru par un courant à l’extérieur :


 µ0 I
=
B ϕˆ (2.88)
2πρ

z
ρ

Fig.2.9
Dérivées 2.20

B=
ρ B=
z 0
µ0 I (2.89)
Bϕ =
2πρ

divB = 0 (2.90)
A l’intérieur :

B= cIρϕˆ (2.91)

B=
ρ B=
z 0
(2.92)
Bϕ= cIρ

divB = 0 (2.93)

La divergence du champ magnétique est toujours nulle : il n’existe pas de charge (mono pôle)
magnétique, chaque pôle N est accompagné par un pôle S.

Dans un système cartésien avec l’axe z selon le fil (plus difficile que dans le système cylindrique)
:
1. Exprimer les composantes du vecteur dans le système :
 − sin ϕ 
 µ0 I µ0 I  µ0 I  
=
B = ϕˆ ( − xˆ sin ϕ + yˆ cos ϕ ) ⇒=
B  cos ϕ  (2.94)
4πρ 4πρ 4πρ  
 0 
2. Exprimer les composantes en fonction de (x, y, z,) (voir Fig.2.4) :

y x
=sin ϕ = , cos ϕ (2.95)
x + y2
2
x + y2
2

3. Calculer les dérivées :

 
 µ0 I  ∂ y ∂ x  µ I  yx xy 
div B = − + = 0
 − =0 (2.96)
4πρ  ∂ x ∂ y x + y  4πρ 
( ) ( )
3 3
 x +y
2 2 2 2
 
 x +y x +y
2 2 2 2

 

Exemple 3 : Champ électrique d’une distribution de charges :

Théorème de Gauss :
 QV
∫ E. N

ˆ dS
Sv
 v
=
ε0
(2.97)
Sv
flux de E à travers de dS
Dérivées 2.21

avec Q V la charge totale dans V qui est donnée par l’intégrale de la densité volumique de
charges :
Q V= ∫ σq dV (2.98)
V

En utilisant le théorème d’Ostrogradski-Gauss :


 
∫ Sv v ∫
E. ˆ dS = divE dV
N (2.99)
Sv V
 1
∫ divE dV =
ε0 ∫
σq dV, ∀V (2.100)
V V
 σq
divE = (2.101)
ε0
La divergence est proportionnelle à la densité de charges.

Exemple 4 : Champ central (en coordonnées sphériques) :



F = c r n rˆ (2.102)

(pour le champ gravitationnel ou électrostatique, n = –2).

 2 n ∂ n
div F = cr + cr = ( n + 2 ) c r n −1
2 c r n −1 + n c r n −1 = (2.103)
r ∂r
(= 0 si n = –2). Pour le champ nucléaire, n = – 4 et = – 6, donc la divergence n’est pas zéro, la
densité de nucléons est non nulle partout, mais décroît rapidement avec r.

Exemple 5 : Onde plane se propageant dans la direction k :
   
= F A= ( )
exp ik.r , A c te (2.104)

k.r = k x x + k y y + k z z
  ∂ ∂
div  A=
 ( )
exp ik.r  A x
 ∂x
( )
exp i k x x + k y y + k z z + A y
∂y
( )
exp i k x x + k y y + k z z

   (2.105)

+Az
∂z
(
exp i k x x + k= )
y y + kzz ( ) ( )
A x ik x exp ik.r + A yik y exp ik.r + A zik z exp ik.r( )
  
( )
= ik .A exp ik.r
Dérivées 2.22

Rotationnel
Le rotationnel combine les 6 autres dérivées des composantes d’un vecteur, les 6 termes croisés :

∂ Fx ∂ Fx ∂ Fy ∂ Fy ∂ Fz ∂ Fz
, , , , , (2.106)
∂y ∂z ∂x ∂z ∂x ∂y

Dans l’espace 3D, les 6 dérivées sont utilisées pour former un vecteur, le rotationnel :

 ∂ F ∂ Fy   ∂ Fx ∂ Fz   ∂ Fy ∂ Fx 
xˆ  z −  + yˆ  −  + zˆ  −  (2.107)
 ∂y ∂z   ∂z ∂x   ∂x ∂y 

La règle : si la permutation est positive : (x,y,z), (y,z,x) et (z,x,y) signe plus, si elle est négative
(z,y,x,z,y,x), signe moins.
La définition peut être prise à partir du Théorème de Stokes :
  
∫ F ⋅ dc =∫ rotF. ˆ dS
N (2.108)
C SC

(la circulation d’un vecteur le long d’un contour fermé C est égale au flux du rotationnel à travers
une (chaque) surface S C appuyée sur le contour) :

SC

C
Fig.2.10.

Propriété 1 : Importance : la loi de l’induction de Faraday

La force électromotrice induite dans un contour est égale au changement dans le temps du flux
magnétique à travers le contour :
  ∂  ˆ
∫ E ⋅ dc =

∂ t S∫
B. N dS (2.109)
C C

En utilisant le théorème de Stokes :


Dérivées 2.23

∂  ˆ   
∂ t S∫ ∫ E ⋅ dc = ∫ rotE. Nˆ dS
− B. N dS =
C SC

C
(2.110)
 ∂B
⇒ rotE =

∂t
(une des équations de Maxwell).

Propriété 2 : Linéarité
   
( )
rot c1F1 + c 2 F2 = c1rotF1 + c 2 rotF2 (2.111)

Propriété 3 : Sens géométrique – Si le champ a des lignes de champ fermées, à l’intérieur de ces
lignes il existe un endroit où le rotationnel est non nul.
Si il y a des lignes de champ fermées, la circulation le long de ces lignes est non nulle et en
utilisant le théorème de Stokes, le rotationnel n’est pas nul.

Propriété 4 : Sens physique – Si le rotationnel d’une force n’est pas nul, la force et non
conservative. En effet, il existe des contours sur lesquels la circulation est non nulle, donc le
travail le long de ces contours fermés est non nul :
 
rot F ≠ 0 ⇔ F non conservative (2.112)

Propriété 5 : Expressions dans un système cylindrique ou sphérique (à partir du déterminant


d’une matrice) :
1. Système cartésien :
xˆ yˆ zˆ xˆ yˆ zˆ xˆ yˆ zˆ
∂ ∂ ∂ ∂ ∂ ∂ ∂ ∂ ∂
=+ − (2.113)
∂x ∂y ∂z ∂x ∂y ∂z ∂x ∂y ∂z
Ax Ay Az Ax Ay Az Ax Ay Az
∂ ∂ ∂ ∂ ∂ ∂
= + xˆ A z + yˆ A x + zˆ A y − xˆ A y − yˆ A z − zˆ Ax (2.114)
∂y ∂z ∂x ∂z ∂x ∂y

2. Système cylindrique :
ρˆ ρ ϕˆ ẑ  1   ∂ ∂   ∂ ∂ 
 ρˆ  Az − ρA ϕ  + ρ ϕˆ  Aρ − Az 
 1 ∂ ∂ ∂  ρ   ∂ ϕ ∂z  ∂z ∂ρ 
=rot A =  (2.115)
ρ ∂ρ ∂ϕ ∂z   ∂ ∂  
Aρ ρA ϕ A z  + ẑ  ρA ϕ ( − )
∂ ϕ  
A ρ 
 ∂ρ

3. Système sphérique :
Dérivées 2.24

 1   ∂ ∂ 
 2 r̂  (
r sin θ A ϕ − )
( rAθ )
rˆ r θˆ r sin θ ϕˆ  r sin θ   ∂ θ ∂ϕ 
 
∂ ∂ ∂   ∂ ∂ 
rot=
A
1
r sin θ ∂ r ∂θ ∂ϕ
=  + r θˆ  Ar − (
r sin θ A ϕ  )
(2.116)
∂ ϕ ∂r
2
 
Ar rA θ r sin θ A ϕ  ∂ ∂  
 + r sin θ ϕˆ  ( rA θ ) − Ar  
 ∂ r ∂ θ  

Exemple 1 : Rotationnel d’un champ central :



F = c r n rˆ (2.117)

Le système approprié – système sphérique :


1. Les composantes du vecteur :
F=
r c r n , F=
θ F=
ϕ 0 (2.118)

2. Exprimer dans les coordonnées sphériques : déjà fait


3. Calcul des dérivées :
rˆ r θˆ r sin θ ϕˆ rˆ r θˆ r sin θ ϕˆ
 1 ∂ ∂ ∂ 1 ∂
=rot F = = 0 0 0 (2.119)
r sin θ ∂ r ∂ θ
2
∂ϕ r sin θ ∂ r
2

Fr 0 0 c rn 0 0
Conclusion : Pour le champ gravitationnel et le champ électrostatique – rot = 0.

Calcul dans le système cartésien :

1. Les composantes :
 x x
r 1   n 1 
r̂ = =  y  ⇒ F =c r  y  (2.120)
r r  r 
z z
2. Les variables :
n −1  x 

(
F= c x 2 + y 2 + z 2 ) 2  y
  (2.121)
z
 
3. Les dérivées :

En direction de z :
Dérivées 2.25

 ∂ Fy ∂ 
n −1 
n −1 2
n −3 
=  c (
 y x + y + z=
2 2 2 2
 cy ) x + y2 + z2 ( ) 2 2x 
 ∂ x ∂ x   2 

(2.122)
 ∂ F ∂ 
n −1 
n −1 2
n −3 
=
x
c (
x x2 + y + z=
2 2 2
) cx (
x + y +z
2
)
2 2
2y 
 ∂ y ∂ y   2 
=0

En direction de x et y : pareil.

Exemple 2 : Rotationnel d’un champ circulaire (symétrie cylindrique):



A= c f (ρ) ϕˆ (2.123)

ρˆ ρ ϕˆ ẑ
 c ∂ ∂ ∂ c ∂
=
rot A = zˆ [ρf (ρ)]    (2.124)
ρ ∂ρ ∂ϕ ∂z ρ ∂ρ
0 ρ f (ρ) 0
1 c 
=Si f (ρ) =
, alors rot  ϕˆ  0 , comme pour le champ magnétique à l’extérieur d’un câble
ρ ρ 
droit parcouru par un courant.
Est-ce qu’il y une contradiction (les lignes de champ sont fermées, elles représentent des cercles,
mais le rotationnel est nul) ? Non, parce que le rotationnel n’est pas nul dans le câble (au centre
des lignes fermées. A l’intérieur du câble :
c ∂ 2
f (ρ) = ρ ⇒ rot ( c ρ ϕˆ ) = zˆ ρ = 2c zˆ (2.125)
ρ ∂ρ

Exemple 3 : Mouvement de l’hélice d’un hélicoptère en mouvement vertical uniforme (tournant


autour de l’axe Oz et montant en direction de z):

vρ = 0
(2.126)
v z = c te
Vitesse angulaire selon ϕ = cte :
ω =c te
(2.127)
vϕ = ωρ

 ρ0   ρ0 
     
r= ∫ v dt =  ρ0 ϕ  =  ρ 0 ( ω t + ϕ0 )  (2.128)
cylindrique  z   v t+z 
système
   z 0 
Dérivées 2.26

 ρ0 
  
avec r(t = 0) =  ρ0ϕ0  .
 z 
 0 
ρˆ ρ ϕˆ ẑ
 ρ0 
  1 ∂ ∂ ∂ 1 ∂ ρϕ
rot =ρ0 ϕ  = zˆ [ρρ
= 0 ϕ] z
ˆ 0 (2.129)
 z  ρ ∂ρ ∂ϕ ∂z ρ ∂ρ ρ
 
ρ0 ρρ0ϕ z

 ρ0 
  1 ∂ 1 ∂ ∂ ρ
div  ρ0ϕ
=  ρ ∂ ρ ( ρρ0 ) + ρ ∂ ϕ ( ρ0ϕ ) + ∂ z (=
z) 2 0 +1
ρ
(2.130)
 z 
 
Pour ρ = ρ0 :
 ρ0   ρ0 
  ˆ  
rot  ρ0ϕ  = z ϕ, div  ρ0ϕ  = 3 (2.131)
 z   z 
   
Pourquoi la divergence n’est-elle pas nulle ? Parce qu’il y une force pour maintenir le
mouvement de rotation qui doit compenser la force centrifuge d’inertie.

Exemple 4 : Onde plane se propageant en direction de k :
   
= F A= ( )
exp ik.r , A c te (2.132)

k.r = k x x + k y y + k z z

{ ( )}
  ∂   ∂  
rot= A exp ik.r  ( )
A exp ik.r  − ( )
A exp ik.r  (2.133)
  x ∂y z ∂ z  y
   
=− ( ) ( ) ( )x
i A z k y A y k z exp ik.r = ( )
i k ^ A exp ik.r

    
 ( )
⇒ rot  A exp ik.r  =
 ( )
ik ^ A exp ik.r (2.134)
Dérivées 2.27

Formalisme nabla ∇
Dans un système cartésien, les trois opérateurs différentiels peuvent être exprimés directement en
utilisant un opérateur différentiel qui s’appelle "operateur nabla ∇" et qui a la forme :
 ∂ 
 
∂x
 ∂ 
∇ =  (2.135)
∂y
 ∂ 
 
 ∂z 
Le gradient peut être considéré comme le produit de l’opérateur nabla et d’une fonction scalaire :
 ∂   ∂ 
   f
∂x ∂x 
 ∂   ∂ 
grad f =∇f =  f = f (2.136)
 ∂ y   ∂ y 
 ∂   ∂ 
   f
 ∂z   ∂z 
La divergence est le produit scalaire entre l’opérateur nabla et le vecteur-argument de la
divergence :
 ∂ 
 
 ∂ x   Fx 
   ∂   ∂ ∂ ∂
div F = ∇ .F =   .  Fy  = Fx + Fy + Fz (2.137)
 ∂ y   ∂ x ∂ y ∂ z
 ∂   Fz 
 
 ∂z 
Le rotationnel est le produit vectoriel entre l’opérateur nabla et le vecteur-argument du
rotationnel :
 ∂ 
 
 ∂ x   Fx  xˆ yˆ zˆ
   ∂    ∂ ∂ ∂
rot F = ∇^F=   ^  Fy  = (2.138)
 ∂ y    ∂ x ∂ y ∂ z
 ∂   Fz  Fx Fy Fz
 
 ∂z 
Attention : Il ne faut pas permuter l’opérateur nabla et l’argument !

Utilité :
1. Il est suffisant de mémoriser les 3 opérations vectorielles pour trouver la forme des 3
opérateurs différentiels dans un système cartésien.
Dérivées 2.28

2. Application aux ondes planes :


   
= F A= ( )
exp ik.r , A c te (2.139)

∇ → ik
   
( )
grad exp ik.r = ( )
∇ exp ik.r = ( )
ik exp ik.r
      
( ) ( ) ( ) ( )
(2.140)
div  A exp ik.r  = ∇.  A exp ik.r  = i k .A exp ik.r
   
      
 ( )
rot  A exp ik.r  =
  ( ) ( ) ( )
∇ ^  A exp ik.r  =

i k ^ A exp ik.r

    
 ( )
⇒ rot  A exp ik.r  =
 ( )
ik ^ A exp ik.r (2.141)

3. L’opérateur nabla facilite le travail pour les opérateurs multiples.


Dérivées 2.29

Opérateurs multiples

Laplacien :

1) d’une fonction scalaire :


∆ f = ∇ 2f = ∇.∇f
(2.142)
∆f =div ( grad f )

Dans un système cartésien nous pouvons utiliser la première expression :


∂ ∂ ∂ ∂ ∂ ∂ ∂2 ∂2 ∂2
∆ = ∇.∇ = + + = + + (2.143)
∂ x ∂ x ∂ y ∂ y ∂ z ∂ z ∂ x 2 ∂ y2 ∂ z2
Dans un autre système curvilinéaire, la deuxième expression écrite dans une forme covariante
(qui ne dépend du choix du système de coordonnées) donne la possibilité de calculer le laplacien
en calculant d’abord le gradient et après la divergence. Les formules dans les systèmes
cylindrique et sphérique sont, respectivement :
1 ∂ f ∂ 2f 1 ∂ 2f ∂ 2f
∆=f + 2+ 2 + (2.144)
ρ ∂ ρ ∂ ρ ρ ∂ ϕ2 ∂ z 2
2 ∂ f ∂ 2f cotg θ ∂ f 1 ∂ 2f 1 ∂ 2f
∆=
f + 2+ 2 + 2 + (2.145)
r ∂r ∂r r ∂ θ r ∂ θ2 r 2 sin 2 θ ∂ ϕ2

2) d’un vecteur
  
∆ F = ∇ 2 F = ∇.∇ F (2.146)
Cet opérateur est très simple à exprimer dans un système cartésien :
  ∂2 ∂2 ∂2  
∆= F  2 + 2 + 2  F (2.147)
∂x ∂y ∂z 
où les dérivées secondes s’appliquent sur chaque composante du vecteur. Dans un système
curvilinéaire, il faut d’abord définir le gradient d’un vecteur, qui est un tenseur de rang 2 et après
calculer la divergence qui représente une opération avec contraction des indices (hors
programme).

Importance : En électrostatique, électromagnétisme, optique, physiques des ondes, physique des


fluides, thermodynamique, physique des plasmas, etc.
Dérivées 2.30

Rotationnel de rotationnel :

Le rotationnel de rotationnel peut être établi en appliquant deux fois la règle de calculs du
rotationnel. Mais il est plus facile d’appliquer la règle du double produit vectoriel en utilisant le
formalisme de l’opérateur nabla :
    
( ) ( )
∇ ^ ∇ ^ F = ∇ ∇.F − ( ∇.∇ ) F = grad divF − ∆F ( ) (2.148)

Importance : Pour les champs électriques et magnétiques les équations de Maxwell sont :
 ∂ 
rotE = − B
∂t
 ∂  
rotB = ε0µ0 E + µ0 J
∂t (2.149)
 σQ
divE =
ε0

divB = 0

Sans sources (densités des courants J et des charges σQ nulles) en prenant le rotationnel de la
première équation on obtient :
 ∂  ∂2 
( )
rot rotE = − rotB = −ε0µ0 2 E
∂t ∂t
(2.150)
    
( )
rot rotE = grad  divE  − ∆E = −∆E
 =0 

 
 ∂2  
⇒  ∆ − ε0µ0 2  E = 0
 ∂t  (2.151)
 =  
 - opérateur de d'Alambert

Ceci est l’équation de propagation pour l’onde électromagnétique (on a la même équation pour

B ) dans le vide, avec, commesolution possible, l’onde plane monochromatique :

  i( k . r − ωt )
E = A0 e (2.152)

avec k le vecteur d’onde et ω la fréquence angulaire. A démontrer que :


 ∂ 2   i( k . r − ωt ) 
⇒  ∆ − ε0µ0 2  A 0 e
∂t 
= ( −k 2
)
+ ε0µ0ω2 A 0
(2.153)

Dérivées 2.31

Exemple 1 : A trouver la relation entre le nombre d’onde k, la vitesse de propagation v et la


fréquence ω pour une onde plane monochromatique se propageant en direction de x :
  i k x − ωt )
E = A0 e ( (2.154)

si l’équation de propagation est écrite dans la forme :

 1 ∂ 2   i ( k x − ωt )
 ∆ − 2 
 A0 e =0 (2.155)
 v 2
∂ t 

Solution :

 1 ∂ 2   i( k x − ωt )  2 ω2   i( k x − ωt )
 ∆ − 2 2  A 0 e =  −k + 2  A 0 e = 0
 v ∂t   v  (2.156)
ω
⇒ k=
v

En utilisant l’équation de Maxwell pour divE dans le vide, on peut démontrer que le vecteur
champ électrique est transversal à la direction de propagation :

divE = 0
 i k x − ωt )  
( )
(2.157)
∇. A 0 e ( A 0 .grad e (
i k x − ωt )
e(
i k x − ωt )
⇒0= = = ˆ
A 0 .x(ik)
Dérivées 2.32

Opérateurs de produits

Deux expressions simples :


grad ( f g ) =∇ (f g) = ( ∇f ) g + f ( ∇g )
   (2.158)
( )
div f F ( grad f ) .F + f divF
=

Divergence de produit de deux vecteurs :

         
( )
div A ^ B = ∇. A ^ B ( ) =
dérivées =
∇.  A ^ Bte  + ∇.  Ate ^ B 
 c=   c 
du produit

     
= ∇.  A ^ Bte  − ∇.  B ^ Ate  (2.159)
=  c=   c 
   
( ) ( )
= ∇ ^ A . Bte − ∇ ^ B . Ate
= c= c
   
= ( rotA ) .B − ( rotB) .A
Rotationnel de produit :
     
 
   
( )
rot A ^ B = ∇ ^ A ^ B( ) dérivées
= ∇ ^  A ^ B  + ∇ ^  A ^ B
= c=  c
te
 te
du produit

     
= ∇ ^  A ^ Bte  − ∇ ^  B ^ Ate  (2.160)
=  c=   c 
       
( ) ( )
= B. ∇A − B ∇.A − A. ∇B + A ∇.B ( ) ( )
       
= [Link] − BdivA − [Link] + A divB

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