Vecteurs et Opérateurs Différentiels
Vecteurs et Opérateurs Différentiels
Opérateurs différentiels
2014
Vecteurs 1.1
Définition de vecteur
Déf. intuitive : Objet avec une direction et une longueur, qui ne dépend pas du choix du système
de coordonnées (invariance).
Pourquoi cette définition : les forces, les vitesses – sont caractérisées avec une longueur et une
direction qui ne dépendent pas du choix du repère
F
x
F = Fy (1.1)
F
z
Fig.1.
1. Produit entre un scalaire et un vecteur = vecteur de même direction que le vecteur initial
avec une longueur égale à la longueur du vecteur initial multipliée par le scalaire :
direction de λF // direction de F
Vecteurs 1.2
longueur de λF = λ F
Fx λFx
λF =λ Fy = λFy (1.4)
F λF
z z
Fig.2
Pourquoi cette définition : multiplication d’une force ou d’une vitesse par un scalaire
2. Somme de deux vecteurs A + B : On positionne le début de B sur la fin de A et la somme
est le vecteur qui commence au début de A et finit à la fin de B .
Pourquoi cette définition : la somme de deux forces ou de deux vitesses
Fig.3a
Fig.3b
Propriétés :
- commutation A+B = B+A
- linéarité (
λ A+B = )
λA + λB
- expression en fonction des composantes
Ax B x λA x + λB x
( )
λ A + B = λ A y + λ B y = λA y + λB y (1.5)
A B λA + λB
z z z z
où
Vecteurs 1.3
( ) ( )
λ A + B = λ ( A x + Bx ) xˆ + λ A y + B y yˆ + λ ( A z + Bz ) zˆ (1.6)
Pourquoi ?
Fig.4
déf .
3. Produit scalaire= = A B cos ϕAB
: f A.B
Pourquoi cette définition : le travail d’une force le long d’un déplacement est un scalaire
(différence d’énergie) qui est proportionnel à la longueur du déplacement, à la force et au cosinus
de l’angle entre la force et la direction du déplacement.
Si la force est perpendiculaire au déplacement, le travail mécanique est zéro. Si les deux
sont parallèles, le travail est maximal et positif, si les deux sont antiparallèles, le travail est
négatif (par exemple, réduction de la vitesse).
Fig.5
Propriétés
a)= f A.B= A B=
//A
B A //B
A.B
B//A = ,
A
Pour le vecteur de la base :
A x = A.xˆ
b) A ⊥ B ⇒ B.A = 0
c) A.B = B.A (cos : fonction paire)
d) f est scalaire : 1 seul nombre qui ne dépend pas du système de coordonnées :
A.B =( A x xˆ + A y yˆ + A z zˆ ) . ( Bx xˆ + By yˆ + Bz zˆ )
= A x Bx xˆ .xˆ + A y B y y.
ˆ yˆ + A z Bz z.z ˆ ˆ + ( A x B y + A y Bx ) xˆ . yˆ (1.7)
=( 1) =( 1)=( 1) =( 0)
=( 0)=( 0)
(
+ ( A x Bz + A z Bx ) xˆ .zˆ + A y Bz + A z B y y.z
ˆ ˆ )
A.B = A x Bx + A y B y + A z Bz (1.8)
= F A B sin ϕAB
déf .
=
4. Produit vectoriel : F A=
^ B = F plan(A , B)
F, A , B : trièdre direct
Fig.6
Propriétés
Vecteurs 1.5
=HS A= A sin ϕAB
⊥B
a) F =S ⇐
= =
F B HS S
b) A ^ B = −B ^ A (sin : fonction impaire)
c) A / / B ⇒ A ^ B =
0
Pourquoi cette définition : exemple, moment de torsion autour d’un axe (fermeture d’une porte) –
proportionnel à la force, au rayon d’application et au sinus entre eux
Fig.7
+ ( A z zˆ ) ^ ( Bx xˆ + B y yˆ + Bz zˆ )
xˆ =^ xˆ yˆ =
^ yˆ zˆ= ^ zˆ 0
xˆ ^ yˆ = zˆ = − yˆ ^ xˆ
N.B. : (1.10)
yˆ ^ zˆ = xˆ = − zˆ ^ yˆ
zˆ ^ xˆ = yˆ = − xˆ ^ zˆ
xˆ yˆ zˆ xˆ A x Bx
= =
A^B A x A y A z yˆ A y By (1.11)
Bx By Bz zˆ Az Bz
- expression directe :
( ) (
A ^ B= xˆ A y Bz − A z B y + yˆ ( A z Bx − A x Bz ) + zˆ A x B y − A y Bx ) (1.12)
Vecteurs 1.6
règles : 1) toutes les combinaisons de trois composantes sans répétition des indices ;
2) permutations positives : de gauche à droite dans (x,y,z,x,y,z),
permutations négatives : de droite à gauche dans (x,y,z,x,y,z),
en gardant l’ordre de vecteurs.
1) F = A ^ B
(
5. Produit mixte : f = A ^ B .C )
2) f = F.C
Propriétés :
(
a) si il y deux vecteurs parmi les trois qui sont parallèles, ⇒ A ^ B .C =
0 )
( )
b) A ^ B .C = V volume du parallélépipède qui s’appuie sur les trois vecteurs (à un signe près)
( A ^ B) .C = C. Nˆ plan(A,B) Splan(A,B) = C// Nˆ Splan(A,B) ≡ C⊥S Splan(A,B) = V (1.13)
Fig.8
C x C y Cz C x Ax Bx
= (
C. A ^ B =
A x )
A y Az Cy Ay By
(1.15)
Bx By Bz Cz Az Bz
( ) (
= C x A y Bz − A z B y + C y ( A z B x − A x Bz ) + C z A x B y − A y B x )
1) F = A ^ B
(
6. Double produit vectoriel : G = A ^ B ^ C )
2) G = F ^ C
Pourquoi est-t-il utilisé ? Exemple : force sur (l’axe d’) une rotation précession
Règle de simplification :
( A ^=
B ) ^ C B ( A.C ) − A ( B.C ) (1.16)
d’où: C ^ (=
A ^ B ) A ( B.C ) − B ( A.C ) (1.17)
xˆ j .xˆ k = δkj ,
0, j ≠ k (1.18)
δkj =
1, j = k
F = ∑ Fk xˆ k (1.19)
k
avec
Fk = F.xˆ k (1.20)
Vecteurs 1.8
z y
M(x,y,z)
z ρ
y
y
ρ ρ
ρ
ϕ ϕ
O O x
x x
Fig.9
=
ρ x 2 + y2
x=ρ cos ϕ
y
tgϕ = y=ρ sin ϕ (1.21)
x
z=z
z=z
x y
ρˆ .xˆ = cos ϕ = ϕˆ .xˆ = − sin ϕ = −
x 2 + y2 x 2 + y2
ρˆ = ( ρˆ .xˆ ) xˆ + ( ρˆ . yˆ ) yˆ + ( ρˆ .zˆ ) zˆ
y x
ϕˆ = ( ϕˆ .xˆ ) xˆ + ( ϕˆ . yˆ ) yˆ + ( ϕˆ .zˆ ) zˆ ρˆ . yˆ = sin ϕ = ϕˆ . yˆ = cos ϕ = (1.22)
zˆ = zˆ x 2 + y2 x 2 + y2
=ρˆ .zˆ 0 =ϕˆ .zˆ 0
Vecteurs 1.9
2. Système sphérique :
variables (r, θ, ϕ), vecteurs de base r,
ˆ θˆ , ϕˆ :
r̂ en direction du changement de la variable r (avec ϕ = cte, θ = cte)
θ̂ en direction du changement de la variable θ (avec ϕ = cte, r = cte)
ϕ̂ en direction du changement de la variable ϕ (avec r = cte, θ = cte)
z z
r
M(x,y,z)
z
y z
θ
ρ θ r
ρ
ϕ
O x
O ρ ρ
Fig.10
r= ρ2 + z 2 = x 2 + y2 + z2
x = ρ cos ϕ = r sin θ cos ϕ
ρ x 2 + y2
tgθ= = y = ρ sin ϕ = r sin θ sin ϕ (1.23)
z z
=z r cos θ
y
tgϕ =
x
ρ
sin θ =
rˆ = ( rˆ .xˆ ) xˆ + ( rˆ . yˆ ) yˆ + ( rˆ .zˆ ) zˆ r
( ) ( ) ( )
θˆ = θˆ .xˆ xˆ + θˆ . yˆ yˆ + θˆ .zˆ zˆ cos θ =
z
r
ϕˆ = ( ϕˆ .xˆ ) xˆ + ( ϕˆ . yˆ ) yˆ + ( ϕˆ .zˆ ) zˆ
( ) ( )
θˆ = θˆ . ρˆ ρˆ + θˆ .zˆ zˆ = ρˆ cos θ − zˆ sin θ
rˆ . =
yˆ sin θ sin ϕ
=
y
x 2 + y2 + z2
( )
θˆ . yˆ = θˆ . ρˆ ( ρˆ . yˆ ) =
zy
x 2 + y2 + z2 x 2 + y2
z x 2 + y2
=ˆ cos=
rˆ .z θ θˆ .zˆ = − sin θ = −
x 2 + y2 + z2 x 2 + y2 + z2
(1.24)
Vecteurs 1.10
3. Passage d’un système à l’autre pour les vecteurs – en utilisant l’eq.(1.20). Par exemple, si le
vecteur est connu dans un système cartésien, les composantes dans un système sphérique sont
données par :
Fr = F.rˆ = (Fx xˆ + Fy yˆ + Fz z).r
ˆ ˆ = Fx xˆ .rˆ + Fy y.r
ˆ ˆ + Fz z.r
ˆ ˆ
Fθ= F. θˆ= Fx xˆ . θˆ + Fy y.
ˆ θˆ + Fz z.
ˆ θˆ (1.25)
Fϕ= F. ϕˆ= Fx xˆ . ϕˆ + Fy y.
ˆ ϕˆ + Fz z.
ˆ ϕˆ
Vecteurs 1.11
1. Changement des vecteurs de base d’un système cartésien lors d’une rotation:
y
ˆ ′ cos ϕ1 ,
=
xˆ .x
π
xˆ . yˆ ′ =cos ϕ1 + =− sin ϕ1 ,
2
π
ˆ ˆ=′ cos − ϕ1=
y.x sin ϕ1
2
ˆy.= ˆy′ cos ϕ1
ϕ1
O x
Fig.11
Ecriture matricielle :
N. B. la matrice de rotation
cos ϕ1 sin ϕ1 0
R z (ϕ1 ) = − sin ϕ1 cos ϕ1 0 (1.28)
0 1
0
Propriétés :
1) R(−ϕ
= ) R −1 (ϕ) (1.29)
(à vérifier directement)
2) R(ϕ + ψ=
) R(ϕ)R(ψ ) (1.30)
(à vérifier directement)
Si la rotation est d’un angle ϕ 2 (de l’axe y vers l’axe z) autour de l’axe x, la matrice de rotation
est de la forme
1 0 0
R x=
(ϕ2 ) 0 cos ϕ2 sin ϕ2 (1.31)
0 − sin ϕ cos ϕ
2 2
(la composante en x ne change pas).
Finalement, la matrice de rotation d’angle ϕ 3 (de l’axe z vers l’axe x) autour de l’axe y est
cos ϕ3 0 s in ϕ3
R y (ϕ3 ) =
0 1 0 (1.32)
− sin ϕ 0 cos ϕ
3 3
C. Double rotation
Premièrement, le système de coordonnées S est tourné autour du premier axe, par exemple l’axe
z, d’un angle ϕ pour obtenir le système S/. Un vecteur F est présenté dans chacun des deux
systèmes comme deux matrices-colonne 1x3, qui sont notées F et F/. En utilisant l’éq.(1.32) :
F′ R z (ϕ)F
= (1.33)
Deuxièmement, le système S/ est tourné autour du second axe, par exemple l’axe x/, d’un angle ψ
pour obtenir le système S′′ . Le vecteur F est présenté dans S′′ par le tableau F′′ :
F′′ R x′ (ψ )F′
= (1.34)
Vecteurs 1.13
Donc,
Exemple 1:
Problème – changement de vecteurs de base dû à une rotation de 90°
1. Exprimer sous forme matricielle les vecteurs des axes d’un système cartésien :
0 0 1
R y (90°) = 0 1 0 (1.37)
−1 0 0
Fig.12
Vecteurs 1.14
Exemple 2 :
Problème – matrice de permutation
1. Trouver la matrice 2x2 qui fait permuter les deux vecteurs de base :
1 0
=xˆ = , yˆ (1.39)
0 1
1 0 1 0
= (1.40)
0 1 0 1
2. Démontrer que la matrice de l’éq.(1.40) fait permuter les composantes d’un vecteur arbitraire :
Fy 0 1 Fx
= (1.41)
Fx 1 0 Fy
Exemple 3 :
Deux rotations consécutives à 45° selon les angles azimutal et polaire
1. Calculer la matrice de rotation à 45° selon l’angle azimutal (dans le plan Oxy) :
2 2
0
2 2
2 2
R z (45°) = − 0 (1.42)
2 2
0 0 1
2. Calculer la matrice de rotation à 45° selon l’angle polaire défini dans le plan Ox/z (autour du
nouvel axe y/) :
2 2
0
2 2
R y′ (45°) = 0 1 0 (1.43)
− 2 2
0
2 2
2 2
2 2 0
0 2 2 1 1 2
2 2
2 2 1
R=
0 1 0 − 0 = − 2 2 0 (1.44)
2 2 2
− 2 0 2 −1 −1 2
2 2 0 0 1
Dérivées 2.1
Définition de la dérivée
Définition d’une dérivée ordinaire :
La dérivée ordinaire d’une fonction d’une variable est définie comme la limite du rapport entre le
changement de la fonction et le changement de la variable quand le changement de la variable
tend vers zéro (si cette limite existe) :
df ∆f
f′ ≡ =lim (2.1)
dx ∆x →0 ∆x
où
∆f ≡ f (x + ∆x) − f (x) (2.2)
Pour une fonction de plusieurs variables, la dérivée par rapport à une des variables (en
considérant les autres variables fixées) s’appelle dérivée partielle :
∂f ∆f
∂ x f (x, y) ≡ =lim (2.3)
∂x ∆x →0 ∆x y =c te
Sens géométrique
La dérivée est égale à la tangente de l’angle entre la tangente à la courbe de la fonction et l’axe de
la variable :
f(x)
f(x)
df
= tan ϕ
dx
ϕ
x x
Fig.2.1
Dérivées 2.2
Sens physique
Si r ≡ OM est le vecteur de la position d’un point M dans l’espace, la dérivée par rapport au
temps représente la vitesse :
∂r
v= (2.4)
∂t
Dérivées de base
d n
a) x = n x n −1
dx
d α
b) x = n x α−1
dx
d x
c) e = ex
dx
(2.6)
d 1
d) ln x =
dx x
d
e) sin x = cos x
dx
d
f) cos x = − sin x
dx
Comment faire ?
=
Exemple : dérivée de x :
(x + ∆x) 2 − x 2
2 [(x + ∆x) − x ][(x + ∆x) + x ] → 2x (2.7)
∆x ∆x ∆x →0
Dérivée de xn :
(x + ∆x) n − x n
∆x
(x + ∆x) − x
= (x + ∆x) n −1 x 0 + (x + ∆x) n −2 x1 + ... + (x + ∆x)1 x n −2 + (x + ∆x)0 x n −1 (2.8)
∆x
n terms
→ nx n −1
∆x →0
Dérivées 2.3
d df dg
2. Produit =
(fg) g+f (2.10)
dx dx dx
df dg
g−f
d f dx dx
3. Rapport = 2
(2.11)
dx g g
d 1
4. Racine x= (2.12)
dx 2 x
a = a1/2
3
a = a1/3
(a )
c
b
= a bc (2.13)
1
= a −1
a
a = eln a
Dérivées d’une fonction qui est fonction d’une autre fonction (fonction
composée)
Si
f (x) = f [ g(x) ] (2.14)
d df dg
f= (2.15)
dx dg dx
Pourquoi ?
D’après la définition :
df ∆f ∆f ∆g ∆f ∆g ∆f ∆g
== lim =
lim =
lim lim lim (2.16)
dx ∆x →0 ∆x ∆x →0 ∆x ∆g ∆x →0 ∆g ∆x ∆g →0 ∆g ∆x →0 ∆x
Exemple 1 :
1/2
d d n d 1/2 dg 1 −1/2 nx n −1
cn + x=
n
c
+ xn = g = g (nx n −=
1
) (2.17)
dx dx g(x) dg dx 2 2 c2 + x 2
Exemple 2 :
−1/2
d 1 d 2 d −1/2 dg 1 x
=+ c
x2 = g − g −3/2 (2x) =
= − (2.18)
dx c2 + x 2 dx g(x)
( )
3
dg dx 2
c2 + x 2
Exemple 3 :
α
f (x) =sin(a
+) ⇒
bx
g(x)
(2.19)
d
dx
sin(a
+ bx
α df dg
)= =
dg dx
cos(g) αbx α−1 = ( )
αbx α−1 cos(a + bx α )
g(x)
Exemple 4 :
ω a 2
f (x)= exp α 3
c+ x + cos + ln 2 ⇒
3
h1 (x) x x
h 2 (x) h 3 (x)
g(x)
d df dg df dg dh1 dg dh 2 dg dh 3
f (x) = = + +
dx dg dx dg dh1 dx dh 2 dx dh 3 dx
ω a
2
α c3 + x 3 + cos + ln 2
x x
3αx 2 ω ω x a
2 2
=e − sin − +
2 2 −2 3 (2.20)
2 c3 + x 3 x x a
x
Exemple 5 :
f = x αt
∂f (2.21)
= αt x αt −1
∂x
mais
∂f ∂ ln x αt ∂ αt ln x
=
∂t ∂t
e = ( )
∂t
e α ln xeαt ln x =
= αx αt ln x (2.22)
Dérivées 2.5
d 2f d df
=
dx 2
dx dx
d 3f d d 2f
= (2.23)
dx 3 dx dx 2
........................
Exemple 1 :
∂2 ∂ ∂ 5 ∂
(x 5 + y=
5
) (x + y5=
) 5x=
4
20x 3 (2.24)
∂x 2
∂ x ∂ x ∂ x
Exemple 2 :
∂2 ∂ ∂ ∂ −1
( ) (
)
1 −2
= x 2 + y2 = ∂ x (−1) x + y
2 2
2x
∂x x +y
2 2 2
∂ x ∂ x f 2
f1
(2.25)
3x 2 − y 2
( ) ( )
−3 −2
=
(−2) (−2) x 2 + y 2 2x x + x 2 + y 2 = 2
( )
3
x 2
+ y 2
f1′
Dérivées mixtes
Les dérivées secondes mixtes de plusieurs variables suivent la même règle que dans la section
précédente :
∂2 ∂ ∂
f (x, y) = f (x, y ) x =cte (2.26)
∂x∂y ∂ x ∂ y y=cte
Si f est une fonction analytique, l’ordre des dérivations ne change pas le résultat :
∂2 ∂2
f (x, y) = f (x, y) (2.27)
∂x∂y ∂ y∂ x
Dérivées 2.6
Exemple 1:
∂2 ∂ ∂ 5 ∂
(x 5 + y=
5
) (x + y5=
) 5y=
4
0 (2.28)
∂x∂y ∂ x ∂ y ∂x
Exemple 2:
∂2 ∂ ∂ ∂ y yx
x 2 + y2 = x 2 + y2 = =
− (2.29)
∂x∂y ∂ x ∂ y ∂x
( )
3
x +y
2 2
x +y
2 2
Fonctions et Opérateurs
Fonction : La règle qui attribue à chaque élément d’un ensemble de nombres, un et seulement un
élément d’un ensemble (équivalent ou diffèrent du premier ensemble).
Operateur : La règle qui attribue à chaque fonction d’un ensemble, une et seulement une
fonction (du même ou d’un autre ensemble).
1, 2, 3, fonction
1, 2, 3,
(1 + i (1 + i 5),
5),
x, x2, 5x4
df
∆=
f f (x + ∆x) − f (x) ≈
∆x (2.30)
dx
Dans la limite ∆x → 0 nous utilisons des notations pour les quantités infinitésimales :
df
df = f (x + dx) − f (x) = dx (2.31)
dx
Pour des fonctions de plusieurs variables, les dérivées par rapport à chacune des variables sont
prises en fixant les autres variables. Si nous prenons une fonction de 3 variables x, y et z et que
nous considérons les variations dx, dy et dz, le résultat est :
La dernière expression :
∂f ∂f ∂f
df = dx + dy + dz (2.33)
∂x ∂y ∂z
Les dérivées peuvent être utilisées pour obtenir le développement limité d’une fonction
analytique et dérivable autour d’un point (sous certaines conditions de convergence des séries).
Pour une fonction d’une variable, le premier terme peut être déjà trouvé grâce à l’éq.(2.30). De la
même façon, les termes des ordres plus élevés sont trouvés à partir des dérivées des ordres
correspondants :
df 1 d 2f 1 d 3f
f (x + ∆x) ≈ f (x) + ∆x + 2 ( ∆x ) 2
+ 3(
∆x ) + ...
3
(2.34)
dx 2 dx 3! dx
avec n! = 1 ∗ 2 ∗ 3...(n − 1)n . Pour des fonctions de deux variables en s’arrêtant à l’ordre
quadratique, le développement limité prend la forme :
Dérivées 2.8
∂f ∂f 1 ∂ 2f 1 ∂ 2f ∂ 2f
f (r + ∆ r) ≈ f (r) + ∆x + ∆y + ( ∆x ) +
2
( ∆y ) +
2
∆x∆y (2.35)
∂x ∂y 2 ∂ x2 2 ∂ y2 ∂x∂y
Dérivées 2.9
Plusieurs phénomènes sont caractérisés par des champs vectoriels (vecteurs qui sont fonction de
la position) qui changent dans le temps. Exemples : le vent, les courants maritimes, le champ
électrique et magnétique (lumière, ondes radio), les flux thermiques, le son, etc.
Ceci s’exprime mathématiquement par des vecteurs dépendants des coordonnées et du temps :
F(x, y, z, t) ≡ F(r, t) (2.36)
La plupart des processus dans la nature lient des caractéristiques spécifiques au processus avec
les variations dans le temps ou dans l’espace des mêmes ou d’autres caractéristiques, d’où la
nécessité d’introduire des dérivées de vecteurs.
Dans l’espace 3D, chaque vecteur est représenté par 3 composantes dans un système de
coordonnées. Il existe donc 12 dérivées premières possibles. Par exemple, dans un système
cartésien il y a 9 dérivées spatiales :
∂ Fx ∂ Fx ∂ Fx
∂x ∂y ∂z
∂ Fy ∂ Fy ∂ Fy
(2.37)
∂x ∂y ∂z
∂ Fz ∂ Fz ∂ Fz
∂x ∂y ∂z
et 3 temporelles:
∂ Fx ∂ Fy ∂ Fz
(2.38)
∂t ∂t ∂t
S’il n’y a pas d’ambiguïté, on peut utiliser les notations vectorielles. Par exemple, la dérivée
temporelle d’un vecteur est aussi un vecteur :
∂F
(2.39)
∂t
En ce qui concerne les dérivées spatiales, il existe trois combinaisons (qui peuvent être un
scalaire ou un vecteur) des dérivées spatiales des composantes d’un vecteur qui jouent un rôle
important - gradient, rotationnel et divergence.
Dérivées 2.10
Règles techniques
Les dérivées d’un vecteur se font par composantes comme pour les fonctions scalaires, mais il
faut travailler dans le même système de coordonnées du début à la fin :
Gradient (grad)
Le gradient d’une fonction scalaire représente un vecteur. Ce vecteur est orienté dans la direction
où la fonction croît le plus rapidement, et sa longueur est proportionnelle à l’accroissement. Dans
un système cartésien, les composantes du gradient sont données par les dérivées spatiales de la
fonction dans chaque direction de l’espace :
∂f
∂x
∂f ∂f ∂f ∂f
grad f = xˆ + yˆ + zˆ = (2.40)
∂x ∂y ∂z ∂y
∂f
∂z
Def. : grad f : df = grad f .dr
Propriété 1 : grad f est-t-il un vecteur ? En faisant une rotation dans le plan 0xy, les coordonnées
changent selon :
= x ′ x cos ϕ + y sin ϕ = x x ′ cos ϕ − y′ sin ϕ
(2.41)
y′ = − x sin ϕ + y cos ϕ y = x ′ sin ϕ + y′ cos ϕ
∂f ∂f ∂x ∂f ∂ y ∂f ∂f
= + = cos ϕ + sin ϕ
∂ x′ ∂ x ∂ x′ ∂ y ∂ x′ ∂ x ∂y
(2.42)
∂f ∂f ∂x ∂f ∂ y ∂f ∂f
= + =− sin ϕ + cos ϕ
∂ y′ ∂ x ∂ y′ ∂ y ∂ y′ ∂x ∂y
Donc, les composantes de grad f sont transformées par une rotation du système comme les
composantes d’un vecteur (voir le chapitre 1).
Dérivées 2.11
L’expression de la différentielle totale, eq.(2.33), peut être écrite comme le produit scalaire entre
grad f et le déplacement élémentaire dr = (dx, dy, dz) :
df =grad f .dr =( grad f )x dx + ( grad f ) y dy + ( grad f )z dz (2.43)
Maintenant, si le déplacement dr se fait sur la surface S où f = cte, df = 0, donc grad f est
perpendiculaire à la surface S.
Cette propriété donne la possibilité de calculer rapidement le vecteur normal à une surface, si
l’équation de la surface est connue (analytiquement ou numériquement à partir de données de
mesure).
Exemple 1 : Champ linéaire d’une variable :
f1 = ax (2.44)
=
f 2 a(x − y) (2.46)
f 2 a ( xˆ − yˆ )
grad= (2.47)
f 2 = cte sur les plans // à la bissectrice des quadrants 1 et 3, et grad f 2 ⊥ à ces plans.
Fig.2.3
x
Dérivées 2.12
M(x,y,z)
z
y
O θ
ρ
ρ
ϕ
O x
Fig.2.4
Les surfaces f 3 = cte sont les sphères centrées à l’origine, grad f 3 // rayon.
Propriété 4 (sens physique) : Si une force peut dériver d’un gradient, elle est conservative :
"Conservative" = l’énergie est préservée lors d’un déplacement sur un contour fermé.
dW = [Link] – travail mécanique élémentaire
C
WC = ∫ [Link] – travail total le long de C (cette intégrale
M C
Fig.2.5 représente la circulation de F le long de C).
si ∃f : F =
grad f (si il existe une fonction scalaire f telle que le
vecteur F dérive du gradient de f)
M
alors W =∫ grad f .dr =∫ df =
f =f (M) − f (M) =0 (2.50)
M
C C
Dérivées 2.13
dr
Exemple 1 : Force de frottement (non-conservative) : F1 =
−a v =
−a
dt
dr
F1 .dr =
−a .dr < 0, si a > 0 (2.51)
dt
et l’intégrale n’est jamais égale à zéro.
m
FG = −g 2 rˆ (2.52)
r
Potentiel G :
m
grad G = FG = −g 2 rˆ (2.53)
r
∂G 1 ∂G ˆ 1 ∂G
=
grad G rˆ + θ+ ϕˆ (2.54)
∂r r ∂θ r sin θ ∂ ϕ
∂G m
= −g 2
∂r r
∂G m te
⇒ =0 ⇒ G=g +c (2.55)
∂θ r
∂G
=0
∂ϕ
Q
FE = rˆ (2.56)
4πε0 r 2
Potentiel V :
−grad V =
FE (2.57)
(signe "–" et les 4π introduits pour les raisons historiques, ε 0 – permittivité diélectrique du vide).
Q
Un calcul identique à celui de l’exemple sur G conduit= à V + c te .
4πε0 r
Dérivées 2.14
Q
=
FE,cyl ρˆ (2.58)
4πε0ρ
Potentiel :
−grad Vcyl =
FE,cyl (2.59)
Q
En intégrant selon ρ,=
Vcyl ln ρ + c te .
4πε0
Exemple 5 : facteur exponentiel d’une onde :
( )
grad exp ik.r (2.60)
k.r = k x x + k y y + k z z
∂
(
exp i k x x + k y y + k z z )
∂x ik
∂ x (2.61)
=
grad exp ( )
ik.r (
exp i k x x + k y y= )
+ k z z exp ik.r
= ( )
y
ik ik exp ik.r ( )
∂y ik
∂ z
(
exp i k x x + k y y + k z z )
∂z
Deux possibilités :
1. A partir de l’expression grad f .dr = df et des expressions de df et dr dans chaque système :
y dr =ρˆ dρ + ϕˆ (ρ dϕ) + zˆ dz
ρ ∂f ∂f ∂f (2.62)
=
df dρ + dϕ + dz
∂ρ ∂ϕ ∂z
ρ
ϕ ∂f 1 ∂f ∂f
O
x ⇒ grad f = ρˆ + ϕˆ + zˆ (2.63)
∂ρ ρ ∂ϕ ∂z
Fig.2.6
Dérivées 2.15
=
ρ x 2 + y2
x=ρ cos ϕ
y
tgϕ = y=ρ sin ϕ (2.64)
x
z=z
z=z
En utilisant des dérivées de f comme fonctions d’autres fonctions :
∂f ∂f ∂ρ ∂f ∂ϕ ∂f x ∂ f d ϕ ∂ (tgϕ)
= + = +
∂ x ∂ ρ ∂ x ∂ ϕ ∂ x ∂ ρ x 2 + y 2 ∂ ϕ d(tgϕ) ∂ x
(2.65)
∂ f ρ cos ϕ ∂ f y ∂f ∂ f sin ϕ
= − cos 2=
ϕ 2 cos ϕ −
∂ρ ρ ∂ϕ x ∂ρ ∂ϕ ρ
∂f ∂f ∂ρ ∂f ∂ϕ ∂f y ∂ f d ϕ ∂ (tgϕ)
= + = +
∂ y ∂ ρ ∂ y ∂ ϕ ∂ y ∂ ρ x 2 + y 2 ∂ ϕ d(tgϕ) ∂ y
(2.66)
∂ f ρ sin ϕ ∂ f 2 1 ∂f ∂ f cos ϕ
= + cos= ϕ sin ϕ +
∂ρ ρ ∂ϕ x ∂ρ ∂ϕ ρ
Les vecteurs de base sont transformés selon les formules :
d’où
∂f ∂f
xˆ + yˆ
∂x ∂y
∂f ∂ f sin ϕ ∂f ∂ f cos ϕ
= cos ϕ − ( cos ϕρˆ − sin ϕϕˆ ) + sin ϕ + ( sin ϕρˆ + cos ϕϕˆ ) (2.68)
∂ ρ ∂ ϕ ρ ∂ ρ ∂ ϕ ρ
∂f 1 ∂f
= ρˆ + ϕˆ
∂ρ ρ ∂ϕ
∂f 1 ∂f ˆ 1 ∂f
=
grad f rˆ + θ+ ϕˆ (2.69)
∂r r ∂θ r sin θ ∂ ϕ
Dérivées 2.16
Divergence
La divergence est un opérateur différentiel qui s’exerce sur un vecteur pour produire un scalaire.
Dans un système cartésien, l’expression de la divergence est :
∂ F ∂ Fy ∂ Fz
div F = x + + (2.70)
∂x ∂y ∂z
Def. :
divF: ∫ F. N
ˆ dS
Sv
v
= ∫ divFdV (2.71)
Sv V
flux de F à travers dSV
Propriété 1 : div F – scalaire
à démontrer que
Fig.2.
∂ Fx ∂ Fy ∂ Fz ∂ Fx′ ∂ Fy′ ∂ Fz′
+ + = + +
∂x ∂y ∂z ∂ x ′ ∂ y′ ∂ z ′
= + +
(
∂ Fx′ ∂ Fy′ ∂ Fz′ ∂ Fx cos ϕ + Fy sin ϕ
cos ϕ +
)
∂ Fx cos ϕ + Fy sin ϕ (
sin ϕ
)
∂ x ′ ∂ y′ ∂ z′ ∂x ∂y
−
(
∂ −Fx sin ϕ + Fy cos ϕ ) sin ϕ + ∂ ( −Fx sin ϕ + Fy cos ϕ) cos ϕ + ∂ Fz (2.74)
∂x ∂y ∂z
∂ F ∂ Fy ∂ Fz
= x+ +
∂x ∂y ∂z
( ) ( )
Propriété 2 : Linéarité : div c1F1 + c2 F2= c1div F1 + c 2div F2 ( )
Propriété 3 : sens géométrique : La divergence en un point M d’un champ de vecteurs est
proportionnelle au nombre de lignes de champ de vecteur sortant de M
M M M
lignes du champ
V V V
Fig.2.8
m
FG = −g 2 rˆ (2.75)
r
A. Système sphérique :
m ˆ 2 ∂F F 1 ∂ Fθ 1 ∂ Fϕ
= div −g 2 =
divF r Fr + r + θ cotg θ + +
r r ∂r r r ∂ θ r sin θ ∂ ϕ
(2.76)
2 m ∂ m m m
= −g 2 + −g 2 = −2g 3 + 2g 3 = 0
r r ∂r r r r
(pas de sources à l’extérieur)
B. Système cartésien :
Etape 1 : trouver les composantes vectorielles dans le système choisi :
x
m m m m ( x, y, z )
−g 2 rˆ =−g 3 r = −g 3 y ⇒ Fx, y,z = −g (2.77)
r r r r3
z
Etape 2 : exprimer toutes les caractéristiques en fonction des variables du système :
m ( x, y, z )
Fx, y,z = −g (2.78)
( )
3
x +y +z
2 2 2
∂ ∂ x ∂ x
Fx =
−gm =
−gm
∂x ∂x
( ∂ x x 2 + y 2 + z 2 3/2
) ( )
3
x 2 + y2 + z2
(x ) − x ∂∂x ( x + y + z )
3/2 3/2
2
+ y2 + z2 2 2 2
= −gm
(x + y + z )
3
2 2 2
(2.79)
(x + z ) − x ( x + y + z ) 2x
3
3/2 1/2
2
+y 2 2 2 2 2
= −gm 2
(x + y + z )
3
2 2 2
x 2 + y 2 + z 2 − 3x 2
= −gm
(x )
5/2
2
+ y2 + z2
∂ x 2 + y 2 + z 2 − 3y 2
Fy = −gm (2.80)
∂y
( )
5/2
x 2 + y2 + z2
∂ x 2 + y 2 + z 2 − 3z 2
Fz = −gm (2.81)
∂z
( )
5/2
x 2 + y2 + z2
Dérivées 2.19
divF =
−gm
( )
3 x 2 + y 2 + z 2 − 3x 2 − 3y 2 − 3z 2
=
0 (2.82)
( )
5/2
x +y +z
2 2 2
2. A l’intérieur de la masse :
F(i) =
−cm r =
−
cm r rˆ (2.83)
Fr(i)
(au centre = 0)
2 ∂
divF(i) =
− cm r − cm r =
−3cm (2.84)
r ∂r
3. Sur la surface :
F(i) = = F(r
(r R) = R)
m g (2.85)
⇒ cmR = g 2 ⇒ = c
R R3
m 9 m 9
⇒ divF(i) =−3g 3 =− πg =− πg σ (2.86)
R 4 3 4
πR 3
4
avec σ – la masse volumique.
x
(i)
F =−cm y ⇒ F(i) =−cm (1 + 1 + 1) =−3cm (2.87)
z
z
ρ
Fig.2.9
Dérivées 2.20
B=
ρ B=
z 0
µ0 I (2.89)
Bϕ =
2πρ
divB = 0 (2.90)
A l’intérieur :
B= cIρϕˆ (2.91)
B=
ρ B=
z 0
(2.92)
Bϕ= cIρ
divB = 0 (2.93)
La divergence du champ magnétique est toujours nulle : il n’existe pas de charge (mono pôle)
magnétique, chaque pôle N est accompagné par un pôle S.
Dans un système cartésien avec l’axe z selon le fil (plus difficile que dans le système cylindrique)
:
1. Exprimer les composantes du vecteur dans le système :
− sin ϕ
µ0 I µ0 I µ0 I
=
B = ϕˆ ( − xˆ sin ϕ + yˆ cos ϕ ) ⇒=
B cos ϕ (2.94)
4πρ 4πρ 4πρ
0
2. Exprimer les composantes en fonction de (x, y, z,) (voir Fig.2.4) :
y x
=sin ϕ = , cos ϕ (2.95)
x + y2
2
x + y2
2
µ0 I ∂ y ∂ x µ I yx xy
div B = − + = 0
− =0 (2.96)
4πρ ∂ x ∂ y x + y 4πρ
( ) ( )
3 3
x +y
2 2 2 2
x +y x +y
2 2 2 2
Théorème de Gauss :
QV
∫ E. N
ˆ dS
Sv
v
=
ε0
(2.97)
Sv
flux de E à travers de dS
Dérivées 2.21
avec Q V la charge totale dans V qui est donnée par l’intégrale de la densité volumique de
charges :
Q V= ∫ σq dV (2.98)
V
2 n ∂ n
div F = cr + cr = ( n + 2 ) c r n −1
2 c r n −1 + n c r n −1 = (2.103)
r ∂r
(= 0 si n = –2). Pour le champ nucléaire, n = – 4 et = – 6, donc la divergence n’est pas zéro, la
densité de nucléons est non nulle partout, mais décroît rapidement avec r.
Exemple 5 : Onde plane se propageant dans la direction k :
= F A= ( )
exp ik.r , A c te (2.104)
k.r = k x x + k y y + k z z
∂ ∂
div A=
( )
exp ik.r A x
∂x
( )
exp i k x x + k y y + k z z + A y
∂y
( )
exp i k x x + k y y + k z z
(2.105)
∂
+Az
∂z
(
exp i k x x + k= )
y y + kzz ( ) ( )
A x ik x exp ik.r + A yik y exp ik.r + A zik z exp ik.r( )
( )
= ik .A exp ik.r
Dérivées 2.22
Rotationnel
Le rotationnel combine les 6 autres dérivées des composantes d’un vecteur, les 6 termes croisés :
∂ Fx ∂ Fx ∂ Fy ∂ Fy ∂ Fz ∂ Fz
, , , , , (2.106)
∂y ∂z ∂x ∂z ∂x ∂y
Dans l’espace 3D, les 6 dérivées sont utilisées pour former un vecteur, le rotationnel :
∂ F ∂ Fy ∂ Fx ∂ Fz ∂ Fy ∂ Fx
xˆ z − + yˆ − + zˆ − (2.107)
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y
La règle : si la permutation est positive : (x,y,z), (y,z,x) et (z,x,y) signe plus, si elle est négative
(z,y,x,z,y,x), signe moins.
La définition peut être prise à partir du Théorème de Stokes :
∫ F ⋅ dc =∫ rotF. ˆ dS
N (2.108)
C SC
(la circulation d’un vecteur le long d’un contour fermé C est égale au flux du rotationnel à travers
une (chaque) surface S C appuyée sur le contour) :
SC
C
Fig.2.10.
La force électromotrice induite dans un contour est égale au changement dans le temps du flux
magnétique à travers le contour :
∂ ˆ
∫ E ⋅ dc =
−
∂ t S∫
B. N dS (2.109)
C C
∂ ˆ
∂ t S∫ ∫ E ⋅ dc = ∫ rotE. Nˆ dS
− B. N dS =
C SC
C
(2.110)
∂B
⇒ rotE =
−
∂t
(une des équations de Maxwell).
Propriété 2 : Linéarité
( )
rot c1F1 + c 2 F2 = c1rotF1 + c 2 rotF2 (2.111)
Propriété 3 : Sens géométrique – Si le champ a des lignes de champ fermées, à l’intérieur de ces
lignes il existe un endroit où le rotationnel est non nul.
Si il y a des lignes de champ fermées, la circulation le long de ces lignes est non nulle et en
utilisant le théorème de Stokes, le rotationnel n’est pas nul.
Propriété 4 : Sens physique – Si le rotationnel d’une force n’est pas nul, la force et non
conservative. En effet, il existe des contours sur lesquels la circulation est non nulle, donc le
travail le long de ces contours fermés est non nul :
rot F ≠ 0 ⇔ F non conservative (2.112)
2. Système cylindrique :
ρˆ ρ ϕˆ ẑ 1 ∂ ∂ ∂ ∂
ρˆ Az − ρA ϕ + ρ ϕˆ Aρ − Az
1 ∂ ∂ ∂ ρ ∂ ϕ ∂z ∂z ∂ρ
=rot A = (2.115)
ρ ∂ρ ∂ϕ ∂z ∂ ∂
Aρ ρA ϕ A z + ẑ ρA ϕ ( − )
∂ ϕ
A ρ
∂ρ
3. Système sphérique :
Dérivées 2.24
1 ∂ ∂
2 r̂ (
r sin θ A ϕ − )
( rAθ )
rˆ r θˆ r sin θ ϕˆ r sin θ ∂ θ ∂ϕ
∂ ∂ ∂ ∂ ∂
rot=
A
1
r sin θ ∂ r ∂θ ∂ϕ
= + r θˆ Ar − (
r sin θ A ϕ )
(2.116)
∂ ϕ ∂r
2
Ar rA θ r sin θ A ϕ ∂ ∂
+ r sin θ ϕˆ ( rA θ ) − Ar
∂ r ∂ θ
Fr 0 0 c rn 0 0
Conclusion : Pour le champ gravitationnel et le champ électrostatique – rot = 0.
1. Les composantes :
x x
r 1 n 1
r̂ = = y ⇒ F =c r y (2.120)
r r r
z z
2. Les variables :
n −1 x
(
F= c x 2 + y 2 + z 2 ) 2 y
(2.121)
z
3. Les dérivées :
En direction de z :
Dérivées 2.25
∂ Fy ∂
n −1
n −1 2
n −3
= c (
y x + y + z=
2 2 2 2
cy ) x + y2 + z2 ( ) 2 2x
∂ x ∂ x 2
−
(2.122)
∂ F ∂
n −1
n −1 2
n −3
=
x
c (
x x2 + y + z=
2 2 2
) cx (
x + y +z
2
)
2 2
2y
∂ y ∂ y 2
=0
En direction de x et y : pareil.
ρˆ ρ ϕˆ ẑ
c ∂ ∂ ∂ c ∂
=
rot A = zˆ [ρf (ρ)] (2.124)
ρ ∂ρ ∂ϕ ∂z ρ ∂ρ
0 ρ f (ρ) 0
1 c
=Si f (ρ) =
, alors rot ϕˆ 0 , comme pour le champ magnétique à l’extérieur d’un câble
ρ ρ
droit parcouru par un courant.
Est-ce qu’il y une contradiction (les lignes de champ sont fermées, elles représentent des cercles,
mais le rotationnel est nul) ? Non, parce que le rotationnel n’est pas nul dans le câble (au centre
des lignes fermées. A l’intérieur du câble :
c ∂ 2
f (ρ) = ρ ⇒ rot ( c ρ ϕˆ ) = zˆ ρ = 2c zˆ (2.125)
ρ ∂ρ
vρ = 0
(2.126)
v z = c te
Vitesse angulaire selon ϕ = cte :
ω =c te
(2.127)
vϕ = ωρ
ρ0 ρ0
r= ∫ v dt = ρ0 ϕ = ρ 0 ( ω t + ϕ0 ) (2.128)
cylindrique z v t+z
système
z 0
Dérivées 2.26
ρ0
avec r(t = 0) = ρ0ϕ0 .
z
0
ρˆ ρ ϕˆ ẑ
ρ0
1 ∂ ∂ ∂ 1 ∂ ρϕ
rot =ρ0 ϕ = zˆ [ρρ
= 0 ϕ] z
ˆ 0 (2.129)
z ρ ∂ρ ∂ϕ ∂z ρ ∂ρ ρ
ρ0 ρρ0ϕ z
ρ0
1 ∂ 1 ∂ ∂ ρ
div ρ0ϕ
= ρ ∂ ρ ( ρρ0 ) + ρ ∂ ϕ ( ρ0ϕ ) + ∂ z (=
z) 2 0 +1
ρ
(2.130)
z
Pour ρ = ρ0 :
ρ0 ρ0
ˆ
rot ρ0ϕ = z ϕ, div ρ0ϕ = 3 (2.131)
z z
Pourquoi la divergence n’est-elle pas nulle ? Parce qu’il y une force pour maintenir le
mouvement de rotation qui doit compenser la force centrifuge d’inertie.
Exemple 4 : Onde plane se propageant en direction de k :
= F A= ( )
exp ik.r , A c te (2.132)
k.r = k x x + k y y + k z z
{ ( )}
∂ ∂
rot= A exp ik.r ( )
A exp ik.r − ( )
A exp ik.r (2.133)
x ∂y z ∂ z y
=− ( ) ( ) ( )x
i A z k y A y k z exp ik.r = ( )
i k ^ A exp ik.r
( )
⇒ rot A exp ik.r =
( )
ik ^ A exp ik.r (2.134)
Dérivées 2.27
Formalisme nabla ∇
Dans un système cartésien, les trois opérateurs différentiels peuvent être exprimés directement en
utilisant un opérateur différentiel qui s’appelle "operateur nabla ∇" et qui a la forme :
∂
∂x
∂
∇ = (2.135)
∂y
∂
∂z
Le gradient peut être considéré comme le produit de l’opérateur nabla et d’une fonction scalaire :
∂ ∂
f
∂x ∂x
∂ ∂
grad f =∇f = f = f (2.136)
∂ y ∂ y
∂ ∂
f
∂z ∂z
La divergence est le produit scalaire entre l’opérateur nabla et le vecteur-argument de la
divergence :
∂
∂ x Fx
∂ ∂ ∂ ∂
div F = ∇ .F = . Fy = Fx + Fy + Fz (2.137)
∂ y ∂ x ∂ y ∂ z
∂ Fz
∂z
Le rotationnel est le produit vectoriel entre l’opérateur nabla et le vecteur-argument du
rotationnel :
∂
∂ x Fx xˆ yˆ zˆ
∂ ∂ ∂ ∂
rot F = ∇^F= ^ Fy = (2.138)
∂ y ∂ x ∂ y ∂ z
∂ Fz Fx Fy Fz
∂z
Attention : Il ne faut pas permuter l’opérateur nabla et l’argument !
Utilité :
1. Il est suffisant de mémoriser les 3 opérations vectorielles pour trouver la forme des 3
opérateurs différentiels dans un système cartésien.
Dérivées 2.28
( )
⇒ rot A exp ik.r =
( )
ik ^ A exp ik.r (2.141)
Opérateurs multiples
Laplacien :
2) d’un vecteur
∆ F = ∇ 2 F = ∇.∇ F (2.146)
Cet opérateur est très simple à exprimer dans un système cartésien :
∂2 ∂2 ∂2
∆= F 2 + 2 + 2 F (2.147)
∂x ∂y ∂z
où les dérivées secondes s’appliquent sur chaque composante du vecteur. Dans un système
curvilinéaire, il faut d’abord définir le gradient d’un vecteur, qui est un tenseur de rang 2 et après
calculer la divergence qui représente une opération avec contraction des indices (hors
programme).
Rotationnel de rotationnel :
Le rotationnel de rotationnel peut être établi en appliquant deux fois la règle de calculs du
rotationnel. Mais il est plus facile d’appliquer la règle du double produit vectoriel en utilisant le
formalisme de l’opérateur nabla :
( ) ( )
∇ ^ ∇ ^ F = ∇ ∇.F − ( ∇.∇ ) F = grad divF − ∆F ( ) (2.148)
Importance : Pour les champs électriques et magnétiques les équations de Maxwell sont :
∂
rotE = − B
∂t
∂
rotB = ε0µ0 E + µ0 J
∂t (2.149)
σQ
divE =
ε0
divB = 0
Sans sources (densités des courants J et des charges σQ nulles) en prenant le rotationnel de la
première équation on obtient :
∂ ∂2
( )
rot rotE = − rotB = −ε0µ0 2 E
∂t ∂t
(2.150)
( )
rot rotE = grad divE − ∆E = −∆E
=0
∂2
⇒ ∆ − ε0µ0 2 E = 0
∂t (2.151)
=
- opérateur de d'Alambert
Ceci est l’équation de propagation pour l’onde électromagnétique (on a la même équation pour
B ) dans le vide, avec, commesolution possible, l’onde plane monochromatique :
i( k . r − ωt )
E = A0 e (2.152)
avec k le vecteur d’onde et ω la fréquence angulaire. A démontrer que :
∂ 2 i( k . r − ωt )
⇒ ∆ − ε0µ0 2 A 0 e
∂t
= ( −k 2
)
+ ε0µ0ω2 A 0
(2.153)
Dérivées 2.31
1 ∂ 2 i ( k x − ωt )
∆ − 2
A0 e =0 (2.155)
v 2
∂ t
Solution :
1 ∂ 2 i( k x − ωt ) 2 ω2 i( k x − ωt )
∆ − 2 2 A 0 e = −k + 2 A 0 e = 0
v ∂t v (2.156)
ω
⇒ k=
v
En utilisant l’équation de Maxwell pour divE dans le vide, on peut démontrer que le vecteur
champ électrique est transversal à la direction de propagation :
divE = 0
i k x − ωt )
( )
(2.157)
∇. A 0 e ( A 0 .grad e (
i k x − ωt )
e(
i k x − ωt )
⇒0= = = ˆ
A 0 .x(ik)
Dérivées 2.32
Opérateurs de produits
( )
div A ^ B = ∇. A ^ B ( ) =
dérivées =
∇. A ^ Bte + ∇. Ate ^ B
c= c
du produit
= ∇. A ^ Bte − ∇. B ^ Ate (2.159)
= c= c
( ) ( )
= ∇ ^ A . Bte − ∇ ^ B . Ate
= c= c
= ( rotA ) .B − ( rotB) .A
Rotationnel de produit :
( )
rot A ^ B = ∇ ^ A ^ B( ) dérivées
= ∇ ^ A ^ B + ∇ ^ A ^ B
= c= c
te
te
du produit
= ∇ ^ A ^ Bte − ∇ ^ B ^ Ate (2.160)
= c= c
( ) ( )
= B. ∇A − B ∇.A − A. ∇B + A ∇.B ( ) ( )
= [Link] − BdivA − [Link] + A divB