Les Méthodes contraceptives
I. Définition :
La contraception est l’ensemble des méthodes qui permettent d’empêcher la rencontre des gamètes.
Il existe plusieurs méthodes contraceptives :
1- Les méthodes de contraception
a) Les méthodes naturelles
Elles recommandent l’abstinence sexuelle au cours de la période féconde.
On distingue :
- La méthode de calendrier ou <<méthode Ogino >>. Il s’agit de s’abstenir de relations sexuelles
pendant la période féconde élargie de 6 à 7 jours, à condition que la femme ait un cycle régulier.
- La méthode des températures. La température du corps de la femme varie en fonction de la période
du cycle menstruel et indépendamment de la durée de celui-ci. Elle est toujours basse pendant la
phase folliculaire et augmente brutalement pendant l’ovulation pour se maintenir élevée pendant la
phase lutéale.
Remarque : compte tenu du caractère brusque de l’ovulation, la méthode des températures est
conseillée pour un couple qui désir avoir un enfant.
- La méthode du retrait. Il s’agit d’interrompre les relations sexuelles avant éjaculation qui se fera en
dehors du vagin.
De nombreux facteurs de perturbation (la maladie, le stress, l’émotion….) rendent ces méthodes peu
efficaces en modifiant le moment de l’ovulation.
b) Les méthodes mécaniques
- Le préservatif masculin ou condom. C’est un étui de caoutchouc mince et résistant qu’on enfile sur
le pénis en érection. Il empêche le dépôt des spermatozoïdes dans le vagin et protège aussi contre les
infections sexuellement transmissibles.
- Le diaphragme. C’est un disque de caoutchouc qui, placé
sur le col de l’utérus, empêche la pénétration des
spermatozoïdes dans la cavité utérine.
- Le préservatif féminin. C’est un cylindre en gaine de
caoutchouc qui est introduit dans la cavité vaginale et qui
empêche le dépôt des spermatozoïdes dans le vagin.
- Le stérilet. C’est un petit objet comprenant une tête en matière plastique ou en métal de formes
variables (serpentin ou en T) et de deux fils de retrait. Placé dans l’utérus en milieu hospitalier, le
stérilet empêche la nidation de l’œuf. Il est utilisé par des femmes ayant déjà procrées.
c) Les méthodes chimiques
IL s’agit surtout des spermicides. Ils sont conditionnés sous forme de crème, d’ovules ou de
capsules. Ils détruisent les spermatozoïdes et contiennent un agent bactéricide pouvant prévenir
certaines infections sexuellement transmissibles.
La contraception hormonal ou pilule
- Le principe de la contraception hormonal
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Cette méthode de contraception repose de sur les connaissances acquises dans le domaine de la
régulation des hormones sexuelles femelles. Elle vise à créer le contexte hormonal d’une grossesse,
puisqu’une femme enceinte n’a plus d’ovulation.
- Niveaux d’actions des pilules.
La pilule agit sur le complexe hypothalamo-hypophysaire, sur l’utérus
et sur la glaire cervicale.
*Au niveau du complexe hypothalamo-hypophysaire.
La forte quantité d’hormones (œstradiol et progestérone) que contient la
pilule exerce en permanence un rétrocontrôle négatif sur l’axe
hypothalamo-hypophysaire. Le taux de FSH et de LH reste
constamment bas et la conséquence est mise au repos de l’ovaire.
*Au niveau de l’utérus.
La pilule rend l’endomètre impropre à la nidation en raison de la
présence dès le début du cycle d’un progestatif qui empêche à
l’œstrogène de stimuler l’épaississement de l’endomètre.
*Au niveau de la glaire cervicale.
Elle modifie le maillage de la glaire cervicale en la rendant
imperméable aux spermatozoïdes.
Les différents types de pilules contraceptives
- Les pilules séquentielles
Elles sont contiennent des hormones de synthèse que la femme utilise au moment du cycle ou les
hormones naturelles correspondantes sont sécrétées. Au début du cycle, on prend l’œstradiol pendant
les 10 premiers jours suivi de l’association œstradiol et progestatif pendant 11 jours suivants. Soit 21
jours au cours du cycle.
- Les pilules combinées
La prise de l’association œstradiol et progestatif se fait les 21 premiers jours du cycle suivi d’un
repos de 7 jours permettant la destruction périodique de la muqueuse utérine.
- Les micropilules
Elles sont constituées d’une seule hormone progestative. Il y a deux façons de l’utiliser :
En continu à très faible dose, soit une pilule par jour même pendant la période des règles
En continu à forte dos, soit une injection trimestrielle qui bloque le pic de LH et l’atrophie de
l’endomètre.
d) Les principes de la contragestion hormonale
d1) Une méthode contragestive : le RU 486
Le RU 486 a une forte affinité pour les récepteurs à la progestérone. Il se fixe sur les récepteurs des
cellules de l’endomètre avec une forte affinité plus grande que la progestérone. A la différence de la
progestérone, le RU 486 n’entraine pas la modification de l’activité des cellules cibles.
NB : le RU 486ne s’administre qu’’en milieu hospitalière et lorsque la date des dernières règles remonte
à moins de 49 jours. Il est accompagné d’une injection de prostaglandines, hormones provoquant des
contractions de l’utérus afin d’expulser l’embryon mort.
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d2) la pilule du lendemain
En cas de rapport sexuel potentiellement fécondant,
l’administration dans les 72 heures de cette pilule
(comprimés fortement dosé en œstrogènes) provoque la
destruction de l’endomètre et empêche la nidation d’un
éventuel embryon.
Ainsi, un déséquilibre hormonal brutal selon le moment
du cycle empêche l’ovulation, la fécondation ou bloque
la nidation
Fiabilité des différentes méthodes de contraception
Méthodes de contraception utilisée Taux moyens d’échec
Aucune méthode contraceptive 90 %
Abstinence périodique 11 à 30%
Préservatifs masculins 4 à 8%
Diaphragme féminin 2 à 4%
Stérilet (déconseillée aux jeunes filles) 0,3 à 3%
Pilules combinées (normo ou minidosées) 0,15 à 0,45%
Pilules <<séquentielles >> 0,4 à 0,7%
Coït interrompu 23%
Spermicides 1,3 à 4%
Contraceptifs implantés 4%
2- La stérilisation
C’est la suppression de la faculté de reproduction. Elle peut se pratiquer dans les deux sexes.
a) La stérilisation masculine
Elle se pratique par la section ou la ligature des canaux déférents. La section des deux canaux
déférents est appelée vasectomie. La plus grande partie du sperme contient des sécrétions de la
prostate et des vésicules séminales. Ce sperme est dépourvu de spermatozoïdes.
b) La stérilisation féminine
Elle se pratique par la ligature des trompes de Fallope qui empêche la rencontre des gamètes
(spermatozoïdes et de l’ovocyte II). La stérilisation féminine est la méthode la plus couramment
pratiquée dans le monde.