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Comprendre le Droit des Affaires en France

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Droit des affaires

Introduction :

Le droit des affaires n'existe pas réellement juridiquement, il regroupe un ensemble de


questions générales se basant sur une discipline juridique variée afin d'organiser les
entreprises.

Le droit commercial, le droit des sociétés, le droit du travail, le droit de la comptabilité, le


droit fiscal, le droit bancaires, le droit de la consommation, le droit pénal, etc. sont
directement liés au droit des affaires.

> Boulangerie

Regroupe toutes les opérations d'échange participant au système économique

→ Commerçants

→ Artisans

→ Professions libérales

Le sujet du droit des affaires était auparavant le « commerçant ».

Le droit des affaires se concentre aujourd'hui sur les « professionnels ».

Le droit des affaires est un droit spécifique complétant le vide juridique du droit civil.

Le droit des affaires répond à la rapidité et à la discrétion régissant le monde des affaires

→ Problématique de transparence

→ Problématique de sécurité publique

→ Problématique de fraude

Le droit civil à une importance dans le droit des affaires, notamment regardant le droit des
contrats.
I. L'émergence du droit des affaires

A. La genèse du droit des affaires

1) Le droit des affaires à l'Antiquité

1700 av JC : code d'Hammurabi

Hermès connu comme étant le messager des Dieux pour représenter les marchands ainsi que
le patron des voleurs et des trafiquants

→ Commerce développé sur le pourtour méditerranéen à cette époque

→ Les marchands sont des personnes qui s'enclavent sur des territoires qui ne sont pas les
leurs

→ Création de tribunaux de commerçants se jugeant entre eux (idée de corporation)

2) Le droit des affaires sous le Moyen-Age

Entre le Vème et le XIème s., le système féodal ne laisse pas la place au commerce de se
développer + chute de l'empire romain + conquêtes des barbare

→ Les seuls échanges commerciaux permettent de survivre

XIIème s. : les échanges commerciaux réapparaissent en Italie du Nord (Venise, Milan,...)


ainsi qu'en Europe du Nord (Hambourg, Bruges,...)

→ Le développement du commerce permet aux sociétés de s'ouvrir vers les autres et ainsi de
détruire le système féodal (révolution commerciale)

La Noblesse et l'Eglise sont contre le développement du commerce car ils critiquent la


spéculation.

Les paysans n'apprécient guère que les commerçants fassent du profit sur des produit qui leurs
achète à bas-prix

→ Création du tiers-état regroupant les commerçants

→ Réfléchissent entre eux afin de développer un intérêt collectif, sont solidaires


Les commerçants sont des pops qui vont bcp se déplacer

→ Nécessité de partager des instruments juridiques communs

→ Nécessité de créer des juridictions communes

> Création de la lettre de change

A la fin du MA, le DDA est international, on parle de loi commerciale (lex mercatoria)

Développement et expansion du commerce durant la révolution industrielle

B. La structuration progressive du droit des affaires

Pratiques, usages et JP régissent le droit commercial

Commerçants plaident l'édiction d'un droit commerçant auprès de la royauté

→ Colbert attentif aux doléances des commerçants

→ Jacques Savari doit rédiger un règlement pour le commerce

→ 1673 : Code Savari regroupant les pratiques existantes = première ébauche d'un CDC

→ Code incomplet et imparfait car fait par un commerçant et non un juriste

Décret d'Allarde de 1791 : proclamation de la liberté du commerce et de l'industrie

→ Chacun peut librement exercer la profession de son choix

Loi Le Chapelier de 1791 : abolition du système des corporations


1er Code de Commerce en 1807 sous Napoléon

→ Volonté issue de la défaillance des commerçants pratiquant la spéculation


(approvisionnement de l'armée)

→ Code incomplet

C. Les évolutions contemporaines du droit des affaires

Depuis 1816, le DDC poursuit son évolution avec la société et tend vers un DDA

Facteurs économiques de développement du commerce :

 Révolution industrielle
 Crise financière de 1929
 Mondialisation

Facteurs politiques :

 Instauration des démocraties


 Les guerres
 UE

Facteurs sociaux :

 Revendications des salariés


 Modèle de consommation

1ère étape :

 Le triomphe du libéralisme jusqu'à la 1ère GM

→ L'émergence des chèques

→ Loi de 1867 vient organiser les première sociétés anonymes (objectif de rassembler
des capitaux en grand volume pour créer de grands projets industriels)

→ Loi de 1944 protégeant les brevets d'invention afin de confier un monopole de


production

 Interventionnisme étatique
→ Réglementation des crédits et des banques

→ Blocage des prix

→ Nationalisation

2ème étape : après guerre

 Volonté de limiter les effets néfastes du capitalisme


 Interventionnisme limité

Epoque néolibérale : l'Etat garde un œil sur le droit commercial

3ème étape : Le numérique

Informatisation du DDA

Dématérialisation de la transaction

Apparition d'internet

Monnaies électroniques

4ème étape : quelle place doit occuper l'entreprise dans la société ?

Constater que dans l'Histoire, l'entreprise et le commerçant ont toujours agit de façon égoïste
quitte à créer des conséquences néfastes envers son entourage professionnel (salariés,
environnement,...)

Questionnements sur les filiales des sociétés mères

Changement des entreprises et volonté de faire attention à leur environnement

Ethique des affaires


II. Les sources du droit des affaires

A) Des sources relevant du droit écrit

1- Sources relevant du droit interne

Constitution

→ Préambule de la Consti de 1946

→ Liberté d'entreprendre reconnue par le CC en 1982

Texte Arnaud Montbourg : une entreprise souhaitant fermer une activité doit rechercher un
repreneur

Textes législatifs constituent un pilier de la matière

Décodification du droit du commerce :

CDC regroupe :

Commerce

Commerce maritime

Faillites

Tribunaux de commerce

Code Civil regroupes des dispositions commerciales

Loi de 1867 en dehors du code


Loi de 1909 en dehors du code

La recodification :

Commission de révision du CDC en 1947

→ Difficultés de rassembler tous les textes relatifs au DDC dans un CDC

2000 : modernisation du CDC

→ Création du Code de la consommation,...

→ Compilation de tous les textes

Sources du droit mou :

→ Recommandations, avis,...

Volonté de lois de simplifications

2- Sources relevant du droit européen

Liberté d'entreprendre, de concurrence, de circulation des biens, des capitaux et des personnes

Directives émanant des organes de l'UE permettant une harmonisation du DDA

Henri Capitant : code européen des affaires

3- Sources relevant du droit international


Accord internationaux

→ Convention de Vienne du 11/04/1980 concernant la vente internationale de marchandises

OMC

Nations-Unies contiennent une commission

→ Commission des Nations Unies pour le Droit du Commerce International

B) Des sources non écrites

1- Usages

Pratique commerciale couramment suivie et considérée comme normale dans un milieu donné

Usages conventionnels : pratique commerciale courante auquel on supposera que les parties
se sont référées si elles n'ont pas dit le contraire (supplétif de volonté)

Chambres de ou syndicats de commerce peuvent témoigner d'un usage par des parères

Compilation des usages à travers des codes de bonne conduite (pratique et déontologie)

Usages de droit :

→ Comportements habituellement suivis que le juge va reconnaître dans des circonstances


données

Usages évoqués dans le CDC


Usages de droit viennent compléter la loi = usages secundum legem

Usages de droit contredisant la loi = usages contra legem

 La solidarité entre commerçants est présumée

2- JP

Les tribunaux de commerces sont des tribunaux spécialisés

 Cours d’appel composées de chambres commerciales ainsi que Cass

Nécessité de faire émerger des nouvelles règles

 Concurrence déloyale

Les juges des tribunaux de commerces sont des chefs d’entreprises élus entre eux
PREMIERE PARTIE : LES ACTEURS
Séance II. Les commerçants

Identification du commerçant :

- Conception objective : toute personne se livrant à des actes de commerce

 Droit espagnol

- Conception subjective : loi vient reconnaître à des personnes la qualité de


commerçant

 Inscription au registre dans le droit allemand

En France :

AR : systèmes de corporation = conception subjective car les marchands font partie d’une
corporation déterminée

Rév FR : conception objective

1807 : Mélange = droit app aux commerçant, commerçant exerçant des actes de commerce

AJD : actes de commerces étant la base = conception objective

 Sont commerçant, ceux qui exercent de manière habituel des actes de


commerce (Art.121-1)

I. L’acte de commerce

A) Actes de commerce par nature

Tous les actes de commerce ont un objet commercial quelque soit la qualité qui les accomplit

Art. L110-1 dresse une liste non exhaustive des actes de commerce par nature

 Non exhaustif car la société évolue


1- Les actes de distribution (l’achat pour revendre)

- Critère intentionnel :

 Prouver l’intention de revendre à l’achat


 JP : tirer des revenus et en faire sa profession

- Critère spéculatif :

 Faire du profit

Tout type de bien peut faire l’objet du commerce tant qu’il ne porte pas atteinte à l’ordre
public

 Spécificité pour les biens immeubles : lors de l’achat d’un terrain sur lequel on
compte construire qqc, soumis au droit civil

Opérations exclues du domaine des actes de distribution :

- Activités agricoles : achat et revente mais élevage ou culture entre les deux
(Art. L271-6)
- Activités salicoles (marais salants)
- Activité de carrière

2- Les actes de production

Ensemble des activités ayant pour objet de transformer des matières premières en
produit fabriqué.

a. Activités incluses

- Activités industrielles : activités de revente après transformation

 Métallurgies, etc… : activités visant à construire, assembler et parfois


réparer
 Achat de matière première dans le but de revente avec profit après
transformation
 Spéculation sur les individus (force de travail exploitée)

- Activités d’édition : activités de production intellectuelles

 Revente d’une œuvre de l’esprit avec profit


b. Activités exclues

- Activités agricoles
- Activités de production intellectuelle
- Activités d’ingénieurs
- Activités artisanales
- Professions libérales

 Plus de 10 salariés en tant qu’artisans = actes de commerce

3- Les actes de service

- Le transport (de marchandises, de personnes)

 Le taxi est un artisan = pas acte de commerce


 Enseignement à la conduite d’engins = pas acte de commerce

- La location

 La location d’immeuble n’est pas un acte de commerce (pas objet de


commerce
 Tempérament : théorie de l’accessoire (hôtel)

- Spectacles publics

 Entreprises de théâtre, de cinéma, d’opéra, etc.…


 Entreprises louent les services de personnes pour des représentations publiques
dans un but lucratif
 Tempérament : acte charitable

- Opérations financières

 Opérations de banque (Art. L311-1)


 Les banques mutualistes et coopératives font des actes de
commerces
 Opérations d’assurance

L’assurance est un contrat par lequel une personne promet à une autre de lui verser une
indemnité en cas de sinistre avec la contrepartie de primes versées régulièrement.

 L’assureur est animé par un caractère spéculatif ainsi qu’un pari

- Opérations de bourse

 Le spéculateur amateur n’est pas un commerçant SAUF s’il dégage un revenu


régulier

- Activités d’intermédiation : lien entre un client et des tiers


- Le courtage : lien entre deux partenaires potentiels pour effectuer un acte
juridique sans représenter l’une des parties
- Opérations de commission : réalisation d’opérations commerciales pour le
compte d’autrui en son nom

B) Actes de commerce par la forme

Peu importe qui les a fait et leur forme, ils sont toujours commerciaux

1- Lettres de change et cautionnement de dettes commerciales

La lettre de change est un instrument de paiement entre trois personnes et permet la


circulation de dettes et de créances dématérialisées.

 Le tireur va donner l’ordre à un tiré (son débiteur) de rembourser un


bénéficiaire dont le tireur à une dette avec

Le cautionnement est une garantie pour une personne que qqn paiera à sa place s’il n’arrive
pas à rembourser.

Le cautionnement de dette commerciale est acte de commerce par la forme, peu importe la
qualité de ceux qui se portent caution, déterminée par une ordonnance de 2021

2- Sociétés commerciales

Art. L210-1

Création d’une société anonyme réunissant des fonds pour la construction du canal de Panama

 Faillite de la société du Canal de Panama = investisseurs ont tout perdu


contrairement aux actionnaires
 Droit civil s’appliquait

C) Actes de commerce par accessoire

Des actes originellement civils peuvent devenir commerciaux car en lien avec un commerçant
ou une activité commerciale

L’activité commerciale regroupe toute obligation entre négociants, marchands et banquiers.

On ne détermine jamais l’existence d’une activité de commerce à l’aide des actes de


commerce par accessoire
1- Actes de commerce par accessoires subjectifs

Actes civils devenant commerciaux accessoires subjectifs selon :

- La qualité du sujet accomplissant l’acte

« La commercialité part de l’acte puis frappe la personne, puis en vertu d’un choc en saisit
tous les actes afin d’en saisir un plus grand nombre »

 Commerçant achetant un local pour son activité

Y entre les obligations extracontractuelles = responsabilité délictuelle du commerçant

 Concurrence déloyale

Un accident de véhicule causé par un commerçant reste un acte civil

Les dettes fiscales continueront de revêtir un caractère civil

Cass 12/03/2013 : On apprécie la qualité au moment de la conclusion de l’acte

- Le rattachement à l’activité commerciale de l’individu

Distinction entre vie pro et vie privée

Mais confusion : certains actes peuvent ê réalisés à visée pro et privée

 Achat de véhicule

Présomption posée par la chambre des requêtes en 1883 : on présume que tout les actes
réalisés par un commerçant sont commerciaux par accessoire SAUF preuve contraire (preuve
que l’acte est sans lien avec l’exploitation commerciale)

2- Actes de commerce par accessoires objectifs

Accessoire d’une opération de commerce

- Actes se rattachant à une activité commerciale

 Garantie (sûreté) : acte pour renforcer l’efficacité d’une opération


 Sureté personnelle : une personne garantit l’acte
 Sûreté réelle : un objet fait preuve de garantie (hypothèque)
 Cautionnement d’une dette commerciale
 Gage : acte par lequel une chose est donnée à un créancier pour couvrir le
défaut de créance
 Accessoire objectif lorsqu’il garantit une créance commerciale
- Actes portant sur un bien commercial

Actes portant sur un fonds de commerce :

Un fonds de commerce constitue l’ensemble des moyens qu’un commerçant rassemble


pour exploiter son activité (éléments matériel – bâtiment et immatériel – clientèle).

 Actes portant sur un fonds de commerces sont commerciaux par accessoire


 Acquisition d’un fonds de commerce

Cass 15/11/2005 : celui qui ne souhaite pas exploiter un fonds de commerce qu’il achète ne
détermine pas un acte commercial accessoire objectif

Acte portant sur des droits sociaux :

Parts sociale et actions auxquelles on souscrit pour entrer dans une société pour devenir
associé

 Acte de souscription constitue un acte de commerce accessoire


 Vendre ses parts sociales ou ses actions reste un acte civil SAUF si la totalité
des parts vendues permettait d’avoir le contrôle de la société (parallèle avec
une vente d’entreprise)

D) Actes de commerce mixtes

Acte parfois civil et parfois commercial, civil d’une partie, et commercial de l’autre

 Acte passé entre un commerçant et un non commerçant

Actes pouvant concerner tous actes de commerce par nature ou accessoire

 Actes de commerce par la forme ne sont jamais mixtes

Règle de distributivité consistant à appliquer le droit commercial à l’égard de celui qui est
commerçant, et appliquer le droit civil à l’égard du non commerçant

 Le cocontractant civil peut choisir que l’acte revêt un caractère civil ou


commercial
Séance III. La réglementation générale applicable aux commerçants

Art. 121-1 : celui qui réalise des actes de commerce et en fait sa profession actuelle est
commerçant
Solidarité entre les commerçants peu importe si cela n’est pas marqué dans un ctt

HEURE A RATTRAPER COURS PIERRE

 CNC : qualité de commerçant = solidarité

Loi supplétive de volonté : les commerçants peuvent s’opposer à la présomption de solidarité

2. L’exécution des obligations

Recherche d’une sécurisation souple des relations entre commerçants

a. Souplesse en cas d’inexécution contractuelle

Identité entre des règles se retrouvant en Droit civil et en droit commercial : le droit civil s’est inspiré
des techniques contractuelles des affaires

La prévention de l’inexécution

En cas d’inexécution par l’une des parties, on tente de garder la situation comme telle

Théorie de l’imprévision

Imprévision lorsqu’il y a un contexte éco défavorable au point d’une inexec du ctt

En cas d’inexec les parties s’engagent à renégocier le contrat = continuer la relation contractuelle de
manière supportable

Sanctions en cas d’inexec :

- Exécution forcée
- Résolution du ctt
- …

Réfaction du contrat : diminution du prix

Faculté de remplacement : remplacement du débiteur au frais de celui-ci en cas d’inexec


b. Sécurité des obligations

Délai de grâce en droit civil : juge met en balance la situation financière du débiteur et du créancier
pour échelonner la dette

 Délais ne s’appliquant pas en DDA

Anatocisme : capitalisation des intérêts d’une dette

 Limité en droit civil

3. L’extinction des obligations

a. Prescription ordinaire

Matière civile : prescription trentenaire

Matière commerciale : prescription de 10 ans

Réforme du 17/06/2008 :

Prescription de 5 ans pour tout le droit privé (Art.2224 du Cciv)

 Art. L110-4 du CDC

b. Prescriptions spéciales

Transport : prescription d’un an relative à des actions liées à des avaries, des pertes ou des retards,…

Société : prescription de 3 ans

...

II. La réglementation applicable aux actes mixtes

Acte mixte : acte pris par un commerçant et un non commerçant se caractérisant par :

A- Un principe de distributivité

Application des règles du droit comm à l’égard de celui qui l’acte est commercial et droit civil pour
celui dont l’acte est civil

Si reproche au client civil = saisie de la juridiction civile

Si reproche au commerçant = saisie du tribunal de commerce

 Non commerçant peut également agir devant les tribunaux judiciaires contre le commerçant
Mode de preuve :

- Par tout moyen pour le civil


- Preuve d’un écrit au dessus de 1500€

B- Des aménagements du principe

Prescription :

 Prescription abrégée s’appliquant à toutes les parties

La clause compromissoire :

 Compromettre : s’engager à soumettre son litige à un arbitre et non aux tribunaux

Loi NRE de 2001 : les clauses compromissoires sont valables dans le droit commercial

Loi de la consommation protégeant les consommateurs de pratiques commerciales déloyales

 Déséquilibre de connaissance entre le commerçant et le consommateur

III. La réglementation applicable aux commerçants

Principe de liberté d’entreprendre

A- Limites et condition pour obtenir le statut de commerçant

Liberté d’entreprendre : droit que toute personne à de se livrer au commerce ou à l’industrie de son
choix et d’y mettre les méthodes qui lui convienne

 Pas de numerus closus


 Liberté publique à valeur constitutionnelle (DDHC)
 Liberté ni générale ni absolue = possibilité du législateur de limiter ou restreindre cette liberté

1. Les limitations fondées sur la protection des incapables

Le mineur est protégé par la loi et ne peut en principe pas s’engager dans une activité commerciale b

Un enfant mineur peut ê commerçant à condition d’ê émancipé (16 ans) et autorisé par le juge des
tutelles

Un mineur peut créer une personne morale sans ê émancipé : 16 ans révolus et autorisation des parents
MAIS actes de disposition effectués par les représentants légaux
Majeur sous tutelle : aucune capacité civile et commerciale

Majeur sous curatelle :

Doctrine : pas d’activité commerciale car trop compliqué d’impliquer tout le temps le curateur

MAIS problématique technique, un majeur sous curatelle pourrait en réalité ê conseillé par son
curateur

Majeur sous sauvegarde de Justice : protection temporaire

2. Protection de l’intérêt général


a. Les limites liées à la qualité des personnes

1ères limites : incompatibilités

 Empêche d’exercer deux professions car l’une nuirait à l’autre

Sanctions prévues de la profession dont on cherche à protéger

 Radiation

2ème limite : le comportement

Protection du monde des affaires des comportements ne correspondant pas au monde des affaires

 Personnes pénalement sanctionnés (sanction complémentaire)


 Sanction si non respect des sanctions

3ème limite : faillite personnelle

Les autorisations : soumission à une autorisation pour exercer le commerce

 Commerçants étrangers :
 activité en FR et résidant en France
o Carte de séjour temporaire autorisant l’activite
o Prouver que l’activité est économiquement viable et compatble avec la sécurité, la
tranquillité, la salubrité publique
o Prouver d’aucune condamnation
 Carte renouvelable annuellement si act viable
 Non résidant en Fr
o Autorisation de son pays + carte de séjour temporaire
Pas les mêmes droit qu’un commerçant FR :

 Pas d’éligibilité aux tribunaux commerciaux + aucun droit de vote


 Certaine profession commerciales non ouvertes

b. Les limitations à raison de la nature de l’activité

Fonctions régaliennes de l’E : Police, Justice, Défense nationale,…

Préserver santé ou sécurité publique : interdiction de certains alcools, interdiction car monopole
économique de l’E

Activités nécessitant des autorisations administratives :

- Licence 4 avec formation du dirigeant


- Diplômes (pharmacie)

Activités ambulantes : carte de commerçant ambulant

B) Obligations découlant de la qualité de commerçant

1- Le registre du commerce et des sociétés (RCS)

Registre officiel répertoriant les personnes physiques et morales exerçant le commerce depuis 1919

 Non constitutif de droit car activité de commerce détermine le commerçant

a. L’organisation du RCS

Chaque greffe de tribunal de commerce détient un RCS

 Informations sur chaque entreprise

Registre national : INPI

Interconnexion des registres européens

b. La surveillance du RCS
Greffe du tribunal de commerce vérifie

- Contrôle formel : la conformité du dossier établissant une entreprise


- Contrôle matériel : nécessité d’une autorisation administrative,…

Le greffe ne vérifie pas la véracité des informations qui lui sont transmis

Le greffe peut exiger des pièces supplémentaires au dossier ainsi que rejeter la demande

Il est possible d’exercer un recours auprès du juge commis à la surveillance du registre en cas de
décision de rejet du greffe

 Ce juge pourra prendre des décisions à l’égard des inscrits au registre


o Possibilité de radier

c. L’immatriculation au RCS

Modalités d’immatriculation :

- Qui ? : l’art. L123-1 du CDC en fait la liste


 Liste limitative
- Quand ? : demande d’immatriculation dans les 15 jours suivant le début de l’activité
commerciale
- Comment ? : toutes les infos relatives à l’entreprise

Transmission d’un N° d’immatriculation unique à l’INSEE ensuite

Immatriculation à l’égard des :

- Personnes physiques (L210-3) : effet probatoire de la qualité de commerçant


 Présomption simple
 Application de l’ensemble des réglementations commerciales
- Personnes morales (L210-6) : PJ n’est attribuée qu’après inscription au RCS

2- Obligations comptables

Technique qui permet d’enregistrer les différents mouvements de valeur affectant le patrimoine
d’une entreprise afin de déterminer les résultats d’une activité au cours d’une période donnée.

Outil de gestion du dirigeant

Outil d’observation des tiers : investisseurs, banques, trésor public


a. Les documents comptables
 Livres comptables (Art. L123-12)
o Livre Journal : toutes les opérations de manière chronologique jour par jour et action
par action
o Le Grand Livre : regroupement de comptes reflétant différentes catégories de
dépenses ou de recettes
o Le Livre d’Inventaire (à la fin de l’exercice) : état descriptif et estimatif de ce que
possède et ce que doit l’entreprise chaque année
 Côté et paraphé par le greffe du TDC
 Conservé durant 10 ans en langue Fr

 Comptes annuels
o Le Bilan : traduction de la situation active et passive d’une entreprise à la fin de
l’exercice comptable
1. Actifs : biens de l’entreprise
2. Passif : dettes de l’entreprise
o Le Compte de Résultat : recensement de l’ensemble des flux de recette et de dépense
de l’entreprise
 Permet de savoir l’état de santé de l’entreprise
o Les Annexes : explication des données précédentes

Le législateur a adapté les exigences comptables selon la taille de l’entreprise et sa capacité d’absorber
cette contrainte (Art. L123-16 et suivants)

Art. L232-25 permet aux micros entreprises que les comptes ne soient pas publiés

Publication simplifiée de certaines comptabilités d’entreprise

Liquidité : ce qui est aisément mobilisable (espèces, biens dont on peut des séparer facilement,…)

b. Les principes comptables (art. L123-14 du CDC)

Principe de régularité : nécessité de respecter les lois et les règlements

Principe de sincérité : comptes doivent ê tenus de manière sincère et non mensongère

Principe de fidélité : la comptabilité doit refléter la situation réelle du patrimoine de l’entreprise

Principe de double écriture : correspondance entre débit et crédit par rapport aux comptes

 Conservation décennale de la comptabilité

Sanctions en cas de tenue irrégulière des comptes : amendes, responsabilité du dirigeant, etc.
Séance IV. Les acteurs non commerçants

I. Les autres professionnels exploitants

A. Les artisans (Loi du 05/07/1996)

Est artisan celui qui exerce à titre principal ou secondaire une activité indépendante de
prod, de transfo, de réparation, de presta de service prévue par une liste décrétale.

L’artisan n’emploie pas plus de 10 personnes.

 Artisan doit être inscrit au répertoire des métiers tenu par la Chambre des Métiers et de
l’Artisanat

JP précise la définition de l’artisan :

- Travail manuel consistant à une activité prépondérante de prod, transfo et presta de


service dont il doit tirer l’essentiel de sa rémunération
- Participation active et personnelle d’une personne
- Aucune spéculation sur d’autres facteurs de production

Règle spécifique : artisan titulaire d’un fonds artisanal

Cumul possible des qualités de commerçant et d’artisan

B. Les agriculteurs (art. L311-1 du Code rural et de la pêche maritime)

Activité civile

Critère : exploitation d’un cycle biologique

Basculement dans la commercialité :

- Nourriture donnée aux animaux non produite


- Activité industrialisée

Règles spécifiques :

- Agriculteur doit être répertorié au registre de l’agriculture


- Fonds agricole
- Procédure collective en cas de difficulté de l’entreprise
C. Les professions libérales (Loi du 22/03/2012)

Délivrance d’une prestation intellectuelle

Compétence acquise par certification

Critères :

- Caractère intellectuel
- Critère d’intuitue personae : lien de confiance entre le client et le professionnel
- Caractère désintéressé : prestation évalué à sa juste valeur

Il n’existe pas encore de fonds libéral

II. Conjoint du chef d’entreprise

Incapacité juridique de la femme mariée auparavant

2nde GM : suppression de l’approbation du mari pour que la femme exerce l’activité


commerciale

 Mari avait un droit d’opposition (suppression en 1965)


 Sollicitation de la main levée par un recours en Justice

Loi de 1965 : la femme mariée travaillant avec son mari dans le cadre d’un commerce n’est
pas réputée commerçante

Loi de 1982 (art. L121-3) : le conjoint commerçant n’est réputé lui-mm commerçant que s’il
exerce une activité commerciale distincte de celle de son conjoint

 Chaque époux peut librement exercer un commerce séparé

Conjoint travaillant ensemble

Abrt. LL121-4 : donne un statut au conjoint (, partenaire ou concubin) du chef d’entreprise

 Conjoint collaborateur (R121-1) : conjoint du chef d’entreprise commerciale,


artisanale ou libérale, qui exerce une activité pro régulière dans l’entreprise sans
percevoir de rémunération ni étant associé à l’entreprise
1. Capacité juridique du CCollabo d’accomplir des actes pour les besoins
de l’entreprise dans les rapports avec les tiers
2. Actions faites pour le compte de l’entreprise sans entraîner de charges
personnelles par le CCollabo
o Choix du statut mentionné au RCS
o Permet d’affilier le conjoint collaborateur à des régimes de protection sociale
et d’assurance vieillesse
- Conjoint salarié : rémunération par le conjoint

 Contrat de travail

- Conjoint associé : conjoint participe à la création d’une société pour exploiter une
activité commerciale

 Participation régulière à la vie de l’entreprise

Non déclaration du conjoint : statut du conjoint salarié attribué au conjoint depuis 2019

III. Les institutions

A- Les institutions judiciaires

Les magistrats de l’ordre judiciaire ne sont pas toujours les meilleurs en matière commerciale

1) Les tribunaux de commerce

Existence historique remontant à 1563

Rev FR pérennise les TDC : juges élus

AJD : art. L721-1 et suivants réglementent les TDC

Juges commerciaux

 Juges consulaires
 1ère instance seulement

Débat actuel : doit-on maintenir les TDC ?

Avantages :

- Pros du secteur sont plus au fait de l’usage de la vie des affaires et du fonctionnement
des entreprises qu’un juriste qui s’intéresse plus à la technique juridique
- Personnes jugées plus enclines à accepter des sanctions rendues par des pairs
connaisseurs
- Procédure commerciale simple, rapide et peu onéreuse
- Les décisions des tribunaux de commerce ne font pas plus l’objet de recours que
d’autres juris judiciaires + reçu en appel, les CA réforment de mm manière que les
autres juris judiciaires
- Juges consulaires en tant que bénévoles
Inconvénients :

- DDA est de moins en moins composé d’usages et plus en plus ncomposé de textes
juridiques nécessitant une maîtrise juridique
- Il existe des magistrats professionnels compétents en matière commerciale
- Partialité et conflits d’intérêts floues

 QPC du 04/05/2012 : contestation de l’impartialité des juges consulaires


o Garanties selon CC : garanties procédurales ne portant pas atteinte à
l’indépendance du juge consulaire
o Soumission à une déontologie et à un conseil de discipline en cas d’erreur

SOLUTION : échevinage = magistrat pro parmi juges consulaires

Loi Macron de 2015 : spécialisation de certains TDC (art. L721-3)

a. L’organisation des TDC

Juges consulaires dont le nombre varie selon la taille du tribunal et la fonction économique du
territoire, tout ceci fixé par règlement

 Elus par un collège de délégués consulaires (SUI) + membres en exercice + anciens


membres des TDC
 Âge de 30 ans minimum
o Limitation à 75 ans
 Inscription sur la liste électorale des CCI
 Immatriculation de plus de 5 ans au RCS
 Pas avoir fait l’objet de redressement ou liquidation judiciaire
 Conditions d’honorabilité = pas de condamnation pénale + pas de sanction de non
gestion d’entreprise
 Elus pour 2 ans en cas de 1ère élection puis 4 ans si réélu
o Limitation à 5 mandats successifs dans un tribunal
 Certaines professions ne peuvent pas être cumulées dans l’exercice de la fonction
 Prêt de serment devant la CA
 Fonction bénévole
 Indépendant du pouvoir exécutif car élection
 Soumission à régime disciplinaire

Cessation de fonction :

- Fin du mandat
- Suppression du TDC
- Démission
- Faillite de l’entreprisse du juge
Rôle du Min Pub :

- Représenté par le procureur de la République du TJ dans le ressort duquel le TDC se


trouve
- Réquisitoire lors de l’implication de l’ordre public économique
- Fonctionnement des sociétés selon les greffes du TJ

Fonctionnement du TDC :

- Décisions collégiales en audience publique (juge unique et huit-clos possibles)


- Composition d’un Président, d’un vice président et de chambres
- Greffes des TDC

b. La compétence des TDC

2) Les juridictions arbitrales

B- Les institutions administratives

- Conjoint

Séance V. La structure juridique d’exploitation de l’entreprise

DEUXIEME PARTIE : LES MOYENS

Séance VI. Les moyens réunis pour faire des affaires : le fonds de commerce
Séance VII. Les opérations sur le fonds de commerce

Séance VIII. Le lieu d’exploitation de l’activité

TROISIEME PARTIE : LES AFFAIRES

Séance IX. La liberté du commerce et d’industrie

Séance X. Le financement et les moyens de paiement des entreprises

Séance XI. Les difficultés des entreprises

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