0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues101 pages

Pollution des nitrates dans les eaux de Maadher

Transféré par

salahedd.khadraoui
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues101 pages

Pollution des nitrates dans les eaux de Maadher

Transféré par

salahedd.khadraoui
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


UNIVERSITE MOHAMED BOUDIAF - M’SILA

FACULTE : Science et Technologie DOMAINE : Science et technologie


DEPARTEMENT : Hydraulique FILIERE : HYDRAULIQUE
N° :……………………………………….. OPTION : HYDRAULIQUE URBAINE

Mémoire présenté pour l’obtention


Du diplôme de Master Académique

Par: AHMIDAT WAFFA

Intitulé

L’évolution de la pollution en nitrates (NO3-)


Dans les eaux souterraines de la nappe de
Maadher, Boussaada-M’sila

Soutenu devant le jury composé de:

Mr. Ferhati Université M’sila Président


Mr. Dougha Mustapha Université M’sila Rapporteur
Mr. Ghodbane Massoud Université M’sila Examinateur

Année universitaire : 2018 /2019


Remerciements

Au terme de cette étude, je veux d’abord remercier mon encadreur

monsieur Mr. DOUGHA .Mostafa pour ses précieux conseils, et ses

orientations tout le long d’année. Je remercie vivement madame Soumia

Guilal pour sa gentillesse et sa spontanéité avec lesquelles elle a bien

voulu m’aider à terminer ce travail. Ensuite, je tenu à remercier aussi mes

Professeurs et mes enseignants, pour l’intérêt qu’ils m’on accordé. Enfin,

mes reconnaissances iront aussi à toute personne qui, de loin ou de prés,

a participé à l’achèvement De ce travail …


Dédicace

Avec un énorme plaisir, un cœur ouvert et une immense joie que je

dédie ce travail à :

Mes chers parents pour leurs sacrifices, leurs encouragements, et pour

leurs soutien moral et matériel tout au long de mes études.

A ancle Cheikh Ben nana, mes chers frères et sœurs et à toute ma famille

de près ou de loin.

Tous les professeurs de notre département

Tous mes amis (es) et personnes qui m’ont aidé et soutenu pour accomplir

mon travail.
SOMMAIRE

Chapitre I cadre géomorphologique de la région d’étude

I. Introduction 3
I.1 Situation géographique de la région de BOU-SAADA 3
I.1.1. Relief 4
I.2. Situation géographique de la zone d’étude 6
I.2.1. Situation topographique 6
I.2.2. Démographie 6
I.3. Aperçu climatologique 7
[Link] 7
I.3.2 Précipitation 8
[Link]ératures 9
I.3.4 Vent 9
I.3.5 L’évapotranspiration 10
I.4.Réseau hydrographique 11
[Link]é de la population 12
[Link] du forage de la région de Maadher 13

[Link] des forages d’alimentation de la région d’étude 14


[Link]îne de Production 14
[Link] 16
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique
II.1 Introduction 18
II.2 Géomorphologie du bassin El Hodna 18

II.2.1 Stratigraphie du bassin 19

II.3. Géomorphologie de la région d’étude 24


II.4: La lithologie 24
II.4.1 : Identification des formations hydrogéologiques 28
II.5 .Hydrogéologie de la région 32
II.5.1 Les eaux souterraines 34
II-6 Conclusion 35
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates
III.I. Introduction 37
III.2 Paramètres de qualité 37
SOMMAIRE

III.2.1 Définitions 37
III.3. Principaux paramètres de potabilité 38
III.3.1 Les paramètres organoleptiques (physique) 38
III.3.2 Les paramètres physico-chimiques 38
III.3.3 Les paramètres chimiques 39
III.3.3.1 Ions majeurs 39
III.3.2.4 Les paramètres bactériologiques 42
III.4. Pollution des eaux 43
III.4.1. Sources de pollution 43
III.4.1.1. La pollution ponctuelle 44
III.4.1.2. Pollution diffuse 45
III.4.2. Les principaux polluants des eaux 46
III.4.2.1. Sels minéraux 46
III.4.2.2. Matières fertilisantes 46
III.4.2.3. Métaux lourds 47
III.4.2.4. Polluants microbiologiques de l'eau 47
III.6.3. Sur les animaux 52
III.6.4. Sur les eaux naturelles 52
III.7. Contamination des eaux par les nitrates en Algérie 53
III.8. Contamination des eaux par les nitrates dans la zone d’étude 53
III.9 Présentation qualitative des eaux souterraines de quelques points d'eau de la
54
zone d'étude
III.10 conclusion 57
Chapitre IV Résultats et discussion
IV. Introduction 59
IV.1Matériels et méthodes 59
IV.2Description des données de qualité 59

IV.2.1 Balance ionique 60


IV.2.2 Traitement statistiques des données de qualité 60
IV.4. Analyses statistiques multivariées des variables physico-chimiques 66
IV.4.2 Application de L’ACP sur des données chimiques de la zone d’étude 67

IV.4.2.1 Matrice de corrélation des valeurs 67


SOMMAIRE

IV.4.2.2 Etude des variables et des individus de l’année 2018 68

IV.4.2.3 Etude des individus 69

IV.5Résultat et discussion 70
IV.5.1 Interaction eaux/sédiments 70

IV.5.2 Origine de la qualité 71


IV.5.2.1 Origine des éléments Ca2+, SO2-4et HCO-3 71
IV.5.2.2 Origine des éléments HCO-3 , Cl- et SO2-4 73
IV.5.3 Pollution des nitrates 74

IV.5.3.1 Analyse des données de nitrate 76


IV.5.3.2 Analyse des facteurs explicatifs de la pollution nitrique des eaux
79
souterraines

[Link] 81

Conclusion générale 84
Liste des figures

N° Chapitre I Page

01 Localisation géographique de Bou-Saada 3

02 Les champs de dunes de Boussaâda 4


03 la palmeraie de Boussaâda 4

04 Photo satellitaire de la commune de Boussaâda 5

05 localisation géographique de Maadher 6

La pluviométrie moyenne mensuelle en (mm) de la région de Bou-Saada


06 8
(1994-2016)

07 Température moyenne mensuelle de la région de Bou-Saada (1994-2016) 9

Variation des vitesses moyennes mensuelles de la région de Bou-Saadâ (1994-


08 10
2016)

09 Evaporation mensuelle de la station de Boussaâda (2004-2016) 11

10 Réseau hydrographique du bassin versant de Boussaâda 11

11 Carte hypsométrique du bassin versant de Boussaâda 12

12 Inventaire des forages et localisation en fonction de l’aquifère. 14

13 Chaine de production « Maadher I et III 15

14 Chaine de production « Maadher II 15

Chapitre II

1 Carte géologique du bassin El Hodna, 1951 18

2 Carte pédologique de la plaine du Hodna (FAO 1975) 21


3 carte Géologique de région de Boussaâda 21

4 Coupe géologique de la zone de Boussaâda 23

5 Coupe schématique Nord-Sud à travers le Bassin El Hodna 25


Liste des figures

6 Coupe géologique du forage Maadher (235/255) suivant la figure II-5 26

7 Coupe géologique du forage Maadher (233/255) suivant la figure II-6 27

8 Coupe géologique de forage Maadher (205/255) suivant la Figure II-7 29

9 Schéma descriptive et la coupe géologique de forage Maadher 30

10 Schéma descriptive et la coupe géologique de forage Maîter 31

Coupe schématique du bassin de Chott El Hodna Altitude et profondeur /


11 32
mètre

12 Le réseau hydrographique 33

13 Position de la nappe de Boussaâda 34

Chapitre III

1 Les pollutions des eaux usées 44

2 Les pollutions des eaux produites par l’industrie 45

3 Cycle de l’azote dans l’air et le sol 48

4 Utilisation des engrais en agriculture moderne 49

5 Utilisation des engrais animaux en agriculture 51

Chapitre IV

1 Evolution temporelle les valeurs moyennes de Ca2+, Mg2+ et No-3 63

2 Evolution temporelle les valeurs moyennes de CE et So2-4 63

3 Diagramme de Piper des eaux des nappes de la zone d’étude, année 2018 65

4 Diagramme de Piper des eaux des nappes de la zone d’étude. 66

5 Projection des variables sur le plan factoriel 69

6 Projection des observations sur le plan factoriel 70

7 Variation de la conductivité en fonction du rapport So42-/Cl-, (meq/l) 71

8 Relation entre Ca2+, SO2-4 et HCO-3 72

9 Evolution de la conductivité électrique en fonction des anions. 73

10 Schémas explicatifs de la situation des nitrates dans la zone d’étude 75


Liste des figures

11 L’évolution temporelle des nitrates au cours des cinq périodes d’observation 78

L’évolution temporelle des nitrates au cours des années d’observation 2004-


12 80
2018 suivant le chemin sectionné entre les forages F1, F7, F6
L’évolution temporelle des nitrates au cours des années d’observation 2004-
13 81
2018 suivant le chemin sectionné entre les forages F6, F3, F5, F1
Liste des tableaux

N° CHAPITRE I Page

1 L’évolution de la population de Maadher durant la période 1998-2019. 7

2 coordonnées de la station météorologique 7


Précipitation moyenne mensuelle de la région de Boussaâda durant la période (1994-2016).
3 7

4 répartition de température en fonction des mois 8

5 Des vitesses moyennes mensuelles de la région de Bou-Saadâ (1994/2016). 9

6 Evapotranspiration en (mm) de la région de BOU SAADA durant la période 2004-2016 10

7 Inventaire des forages de la zone de Maadher 13

CHAPITRE III
1 Normes Algériennes de qualité des eaux potables
42
2 Résultats des mesures des paramètres physiques des années 2018 et 2014
55
3 Résultats des mesures des paramètres physiques de l’année 2006-2007
55
4 Données d’archive de paramètres physiques en 1967 et 1996
56

CHAPITRE VI
1 Balance ionique des valeurs principales des eaux souterraines de l’année d’observation 2018
60
2 Données statistiques de quelques caractéristiques physico-chimiques, année 2018 et avec les
normes Algériennes 61
3 Données statistiques de quelques caractéristiques physico-chimiques, années 2006 et 2014
61
4 Données statistiques de quelques caractéristiques physico-chimiques, années 1996 et 1967
62
5 Matrice de corrélation des principaux paramètres physico-chimiques
67
6 Présentation des valeurs propres et pourcentage de la variance expliquée par les axes
principaux, année 2018 68
7 Corrélation entre les variables et les facteurs
68
8 Coordonnées des observations
69
9 Données statistiques de nitrates de la zone d’étude (Zone de captage), années 1967 au 2018
77
10 Répartition des échantillons en pourcentages de nitrates, années 1967 au 2018
79
Introduction générale
Introduction
La zone d’El-Maadher est se située au sud de la plaine Hodna, elle s’étend sur une
superficie de 14600 Hectare, les aquifères qui la constituent représentent la principale source
d’approvisionnement en eau potable de toute la région de Boussaâda (ADE). Cette plaine est
parcourue par des Oueds (de Boussaâda et de Maîter) qui se déversent dans le Chott.
Les eaux souterraines de la nappe d’El-Maadher subissent une pollution multiforme qui
fragilise cette région. Essentiellement alimentées par les eaux de pluie mais également par
l’infiltration des eaux des oueds traversant la région. Les ressources en eaux souterraines de
cette nappe sont de plus en plus sollicitées pour couvrir les besoins en eau qui ne cesse de
croitre dans divers domaines (alimentation, irrigation, industrie, etc.). Ces eaux souterraines
sont toutefois menacées par plusieurs facteurs liés à la mauvaise gestion, la surexploitation et
l’utilisation intensive des engrais et pesticides dans l’agriculture de cette région.
Une étude physico-chimique des eaux souterraines de la région du sud de Chott menée sur
une période des années (1976–2018), a révélé des concentrations en éléments physico-
chimiques répondant à la norme algérienne en majorité relative aux eaux de consommation, à
l’exception de calcium et de magnésium et des nitrates dont les concentrations sont largement
supérieures aux normes.
Le niveau des nitrates de presque la totalité des points d’eau (forages et puits) situés
sur la région d’El-Maadher dépasse largement la limite admissible (50 mg/l).
La question majeure qui se pose est alors, comment gérer et protéger ces ressources en eaux ?
Pour cela des mesures de prévention et de protection se posent. Cette protection peut être
assurée par la délimitation des zones dites vulnérables ou à hautes risques.
Dans le but de préserver les ressources en eau souterraine de la nappe exploitée d’El-Maadher
et d’améliorer sa gestion, ce travail a été réalisé pour étudier l’évolution et connaitre l’origine
des nitrates de la nappe.

1
CHAPITRE I :

Cadre Géomorphologique

de la région d’étude
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

I. Introduction:
Avant de traiter notre sujet il faut avoir une idée générale sur l’emplacement de notre site d’étude
(Boussaâda et El-Maadher) concernant une vision géographique, démographique, climatique,
administrative et morpho métriques.
I.1. Situation géographique de la région de BOU-SAADA:
L’Oasis de Bou-Saadâ se situe au sud-est du nord algérien appartenant aux Hauts Plateaux
il est Situé à 250 km d’Alger, mais seulement à 200 km à vol d’oiseau de la mer elle couvre une
superficie de 255 km2 avec une population de 184 694 habitants ce qui nous donne une densité de
724 habitants au Km2 (PDAU -2017). Situé sur l’axe de la route nationale n°8 (Alger Biskra) et la
route nationale n° 46 (M’sila Djelfa), elle s’offre comme un carrefour idéal entre la Méditerranée et
le Sahara, mais aussi entre les Zibans et le littoral algérois, et entre le M’Zab et Constantine.
Bou-Saadâ est placée au point de rencontre des coordonnées spatiales suivantes : 4°,11’ longitude
est et 35°,13’ latitude nord. Son altitude est de 560 m au- dessus du niveau de la mer.

Figure (I.1) localisation géographique de BOUSAADA

3
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

I.1.1. Relief:
Les trois zones hodnéennes les plus proches de Boussaâda peuvent être identifiées comme suit:
 La plaine El Hodna (Altitude : 550 m à 850 m) présente des glacis caillouteux encroûtés,
ensablés, et des collines rocheuses ;
 Le R’mel (Altitude : 400 m à 550 m) est formé de dunes de sable, de dépôts alluviaux récents et
de collines rocheuses isolées. C’est un pli orienté, constitué de calcaire, marne et grès du
jurassique et du crétacé ;
 Les terres agricoles du côté nord-est (village agricole d’El Maadher).
 Les chaînes montagneuses sont constituées également de calcaires, marnes et grès (crétacé
inférieur et supérieur).
Les montagnes de la chaîne saharienne qui presque entourent la ville de Boussaâda sont :
 Djebel Grigour côté Nord-ouest de la ville.
 Djebel Moubkhira côté Sud-ouest (772 m).
 Djebel Kerdada côté sud (947 m).
 Mont de Menkeb Sidi Brahim (718 m) côté Sud-est de la ville et djebel El Maâleg côté
Sud de la commune. [01]

Figure(I.2):Les champs de dunes de Boussaâda Figure(I.3): la palmeraie de Boussaâda

4
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

Les vallées traversant le périmètre de Boussaâda :


 La vallée de l'oued Boussaâda qui forme une sorte de couloir entre le Djebel
Moubakhera et Djebel Kerdada et coule au pied de ce dernier en se jettent dans la
plaine Nord.
 La vallée de l'Oued Maîter située à l'ouest de la ville de Boussaâda avec une altitude de
587 m à la limite ouest du chef-lieu, et 547 m sur la RN 8, formant un couloir venteux
animé par les vents Ouest et Nord, se perd dans les sables qui le bordent au nord de
Boussaâda.
Les formes récentes ne sont généralement pas stabilisées, ce sont parfois des dunes au pied des
reliefs comme celui du Djebel Kerdada. Sur la rive Est de l'Oued Maîter on trouve des champs de
Sebkha où les larges lits de l’Oued sont souvent à sec et sont soumis à la déflation des vents de
l'Ouest.
La texture du sol du nord de Boussaâda est dominée par le sable.

Figure (I.4) Photo satellitaire de la commune de Boussaâda

Au nord de la ville de Boussaâda, on trouve la région de Maadher impressionne par son


important potentiel agricole. Des étendues d’hectares de terrains agricoles et les vergers sont
remarqués à perte de vue.

5
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

I.2. Situation géographique de la zone d’étude :


Le village de Maadher est situé au Nord-Est de la ville de Boussaâda sur le chemin de
wilaya N° :04 à environ de 8 km du chef-lieu de la commune, la surface totale de cette village est
14600 Hectare.
Ces limites administratives :
 Au Nord : par la commune de Maarif
 Au Sud-Est : par la commune de Bou-Saadâ
 A l’Est : par la commune de Ouled sidi Brahim
 A l’Ouest : par la commune de Khoubana

Figure (I.5) localisation géographique de Maadher

I.2.1. Situation topographique :


L’aspect général du village Maadher-Bousaada est caractérisé par une topographie de relief
pratiquement plane.
I.2.2. Démographie :
Selon les renseignements recueillis par les services A.P.C, La population de Maadher élevé
jusqu’à 9000 habitants en 2018 avec une densité de 61.64 hab./km². [2]

6
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

Tableau I.1: L’évolution de la population de Maadher durant la période 1998-2018.


Évolution démographique
1998 2008 2018
3943 7398 9000
Source : A.P.C Bou-Saada
I.3. Aperçu climatologique:
L’étude de la climatologie est très importante car la connaissance de la pluviométrie, les
températures, l’humidité de l’air et les vents, nous permet de bien connaitre la zone d’étude.[3]
[Link] :
Le climat à Maadher est semi- aride caractérisé par un climat chaud et sec en été, froid et
pluvieux en hiver. Le mois de janvier est le plus pluvieux, par contre les de juillet et Aout sont les
plus chauds.
La station d’observation météorologie la plus proche se situe à Bou-Saadâ de coordonnées
suivantes (Tableau I.3). [3]

Tableau I.2 coordonnées de la station météorologique

Longitude 4° 15’ 0’’ E

L’altitude 35° 16’ 60’’ N

Le climat est de type continental semi –aride aux hivers rigoureux et aux étés secs et chauds.
I.3.2 Précipitation:
Selon la situation géographique et la saison, les précipitations se caractérisent par des
intensités, une durée et une fréquence très différentes. Les pluies peuvent être de très fortes
intensités ou alors être de très faibles et persister plusieurs jours durant.
Dans la vallée, il ne neige pratiquement jamais. Dans les montagnes les précipitations sont
en moyen de 100 à 200 mm/an, avec une pluviométrie mal réparties dans le temps et dans l’espace
et des orages peu fréquents, répartis sur une dizaine de jours par an et pendant les mois très chauds.
Aussi on note 30 jours de gelée blanche par an. [3]
Tableau I.3: Précipitation moyenne mensuelle de la région de Boussaâda durant la période (1994-2016).

mois
Sep Oct Nov Déc. Jan Fé Mars Av Mai Jui Jt Aout

précip
(mm)
20,03 8,8 14,45 24,9 8,9 9,1 11,53 16,28 12,38 11,6 9,7 10

Source : Station météo de Bou-Saada 2018

7
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

Figure (I.6) La pluviométrie moyenne mensuelle en (mm) de la région de Bou-Saadâ (1994-2016).

[Link]ératures :
La température est un paramètre très important, elle est continentale avec une amplitude
moyenne de 36 degré entre les mois de janvier et juillet. En hiver la température la plus basse atteint
9.80°C (mois de Décembre), mais elle dépasse fréquemment 31.6°C au cours de mois de juillet et
août. Le climat est capricieux, certaines années sont marquées par un régime franchement saharien
avec de faibles chutes de pluies, de longues périodes chaudes et de fréquents sirocos qui en
quelques heures dessèchent la surface du sol et toute végétation.

Tableau I.4 : répartition de température en fonction des mois

Mois Sep Oct Nov Dec Jan Fé Mar Av Mai Jui Jt Aout

[Link](c°) 25,2 19,89 12,51 9,80 10,06 11,1 13,9 19,2 24,3 28,74 31,6 30,25

Source : Station météo de Bou-Saada 2018

8
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

Figure(I.7) Température moyenne mensuelle de la région de Bou-Saada (1994-2016)

I.3.4 Vent:
Les vents sont canalisés par l’orientation du relief et ils participent à la fois au système
tellien et saharien. En hiver les hautes pressions installées sur le tell et l’atlas Saharien, engendrent
les vents du Nord-Est froids et secs. En été les vents du Sud –Est, très chaud sont prédominants; le
sirocco souffle en moyenne 15 jours.

Tableau.I.5 : Des vitesses moyennes mensuelles de la région de Bou-Saadâ (1994/2016).

mois Sep Oct Nov Dec Jan Fév Mar Av Mai Jui Jt Aout

vent
1,75 1,5 1,73 2,68 2,78 4,2 3,98 3,03 2,98 2,63 2,45 2,03
(m/s)
Source : Station météo de Bou-Saadâ, 2018

9
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

Figure (I.8): Variation des vitesses moyennes mensuelles de la région de Bou-Saadâ (1994-2016)

La vitesse moyenne maximale du vent est de 4.2 m/s au mois de février et la vitesse minimale
est de 1.5 m/s au mois d’Octobre.

I.3.5 L’évapotranspiration :
La connaissance du bilan d’eau d’une région consiste à évaluer la répartition des
précipitations entre l’écoulement, l’infiltration et l’évaporation. L’évapotranspiration est définie,
comme étant une restitution de l’eau sous forme de vapeur de la surface terrestre à l’atmosphère.
Cette notion englobe aussi bien la lame d’eau évaporée à partir du sol que celle transpirée par les
plantes.
Elle est donc un élément très important pour l’établissement du bilan hydrique, et dépend de
plusieurs paramètres : la température, les précipitations, l’humidité de l’air, le couvert végétal…etc
[4]

Tableau 1.6 : Evapotranspiration en (mm) de la région de BOU SAADA durant la période 2004-2016

Mois Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Jui JT Aou

ET (mm)
172,3 130,7 55,8 166,9 67,6 85,9 128,7 165,2 218,2 260,3 307,7 264,2

Source : station météo de Bou-Saadâ, 2018

10
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

Figure(I.9): Evaporation mensuelle de la station de Boussaâda (2004-2016)

Les données de la figure indiquent que la zone d’étude est caractérisée par une faible
évapotranspiration qui varie entre 55.8 et 292.96 (mm/m).
I.4.Réseau hydrographique:
Le réseau hydrographique de Boussaâda est marqué par la présence de deux oueds, c'est
oued Maîter issu du versant sud de djebel Mobakhria, et l'autre oued Bou-Saada est issu du djebel
Kardada. Les eaux pluviales qui traversent ces deux Oueds se déversent dans le chott du Hodna.

Figure (I.10) Réseau hydrographique du bassin versant de Boussaâda

11
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE
2
La surface du bassin versant du Boussaâda est de l'ordre 187,4 km . Les courbes
hypsométriques montrent que 72,32 % de la surface totale du bassin versant est comprise entre les
altitudes 500 et 800 m. Au-dessous de 800 m, le pourcentage des surfaces du bassin versant est très
faible par rapport à la surface totale. Il est de l’ordre de 7,73 %. Les altitudes au-dessus de 500 m
occupent une surface de l’ordre de 17.68 %. D’après la courbe hypsométrique, on peut déduire que
la pente est relativement assez moyenne.

Figure (I.11) Carte hypsométrique du bassin versant de Boussaâda

La pente moyenne du bassin versant du Boussaâda est de l’ordre de 15,8 ‰.


La densité de drainage qui représente la longueur totale du réseau hydrographique par unité
de surface du bassin versant est de l’ordre de 150,44 km-1.

[Link]é de la population :
L’agriculture occupe une place importante au sein des activités de la population rurale, la
plupart des agriculteurs sont concentriez au village Agricole Maadher. Malgré c’est un village où
l’eau jaillit abondamment grâce à la richesse de ses nappes phréatiques qui alimentent sans

12
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

discontinuité les sources et les fontaines publiques. La terre est fertile et les potentialités agricoles
du village sont énormes. Mais peu qui se mettent au travail et ose remuer à cette terre généreuse, car
les résultats se font sentir au niveau des EAC (Exploitation agricole collective) et la principale
activité dans la région est les cultures maraichères, l’arboriculture et la céréaliculture.
[Link] du forage de la région de Maadher :

La zone contient un nombre important de forages et puits, Le tableau (I.7) propose


l'inventaire des forages exploités pour la collectivité du village Maadher. La totalité de ces forages
sont alimentés par la nappe mixte du Hodna. Le tableau suivant représente l’inventaire du forage de
la région étudiée.

Tableau I.7: Inventaire des forages de la zone de Maadher

Les coordonnées Débit


Débit Durée
Nom du d'exploit
d'exploi d'exploitat Etat
N° Forage CODE ation
X Y Z tation ion(h)
(m3/j)
(l/s)
1 Maadher I 285/255 643,46 220,96 471 648 15 12 Ex

2 Maadher II 248/255 641,3 217,5 480 388.8 9 12 Ex

3 Maadher II 246/255 639,2 218 480 302.4 7 12 Ex

4 Maadher II bis 214/255 639,13 221 512 259 6 12 Ex

262bis/ 432 10
5 Maadher III 641,3 221,5 512 12 Ex
255
[Link] 518 12
232/255 639,3 216,8 510 12 Ex
6 CHEIK
[Link] 432 10
233/255 641,3 217 500 12 Ex
7 CHEIK
[Link] 604.8 14
234/255 641,8 217 495 12 Ex
8 CHEIK

[Link]
9 236/255 643,9 217,6 485 432 10 12 Ex
CHEIK

[Link] 236
10 641,16 218,90 508 648 15 12 Ex
CHEIK BIS/255
Source ADE M’sila Ex : exploité

13
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

[Link] des forages d’alimentation de la région d’étude:


La position des forages destinés à la consommation humaine est dispersé dont on a la zone
de Maadher qui comprend près de 10 forages.
L’implantation de ces forages sur la carte de la région d’étude nous a donné la figure suivante :
(la figure est traitée par le logiciel MAP INFO).

Figure (I.12) Inventaire des forages et localisation en fonction de l’aquifère.

[Link]îne de Production
D'après les figures suivantes on peut observer que les distribution de l'eau potable se fait par la
méthode suivante: Au début l'eau est transférée du forage vers les réservoirs de regroupage puis la
station de pompage pour faire les traitements nécessaires de l'eau potable (au moins la désinfection)
puis la transformation vers les réservoirs de distributions et en fin la distribution pour la
consommation par l'habitants.[5]

14
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

Figure (I.13) Chaine de production « Maadher I et III ». [5]

Figure (I.14) Chaine de production « Maadher II ». [5]

15
Chapitre I CADRE GEOMORPHOLOGIQUE DE LA REGION D’ETUDE

[Link] :
Le présent chapitre offre une brève description générale sur la zone d’étude village
De Maadher qui se trouve dans la ville de Bou-Saada.
Le chapitre résume quelques informations concernant la situation géographique et la
topographique et la climatologie et l’inventaire de quelques forages, nous pensons que ces
informations sont primordiales dans notre étude.

16
CHAPITRE II :

L’étude géologique et

Hydrogéologique
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

II.1 Introduction :
L'étude géologique nous permettons d'identifier la structure et la potentialité des aquifères
exploités. Les formations perméables détritiques et les formations résistantes fissurées ou karstique
susceptibles d'être aquifères, ainsi que les formations imperméables qui constituent soit le toit, soit
le substratum. L'étude tectonique nous renseigne sur la géométrie des différents aquifères de la
région. Les familles de failles entraînant la formation de fossés d'effondrement ou de soulèvement
modifient ainsi la géométrie des couches qui va caractériser chaque type de nappe et permettent la
communication probable entre les aquifères. [06]

II.2 Géomorphologie du bassin El Hodna :


Le relief du bassin Hodna est constitué des piedmonts, plaines, chott et R’mel. La position du
bassin entre deux formations tellienne et saharienne résulte une grande complexité tectonique, cinq
phases tectoniques ont en effet affecté le bassin lamarienne, atlantique, miocène, pliocène et
quaternaire. [07]

Figure II.1 : Carte géologique du bassin El Hodna, 1951

18
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

L'étude de Capolini et Sary qui a permis de distinguer quatre (4) grandes unités
géomorphologiques :
 Unité 1 : Cône et glacis d’accumulation à matériau grossier :
Elle correspond aux quaternaires ancien et moyen, et se rencontre essentiellement au
piedmont méridional des monts du Hodna ; ainsi qu’a l’est au piedmont des djebel Belezma et
djebel Metlili. Cette unité est caractérisée par la présence de croûtes et de gros galets calcaires
ainsi que des croûtes gypseuses.
 Unité 2 : Glacis d’accumulation et d’épandage fin :
Renferme les glacis du quaternaire récent qui sont caractérisées par des enrichissements
calcaires en calcaro-gypseux ou uniquement gypseux.
Le matériau du quaternaire récent étant plus fin que ceux du moyens et ancien, du fait
que les accumulations se superposent au lieu de s’emboîter (cas des matériaux grossiers; croûtes,
blocs, …).
 Unité 3 : Les formes à matériaux éoliens :
Cette unité se localise surtout au sud, sud-est et à l’ouest du chott, le matériau est
essentiellement du sable de toutes catégories ainsi que du limon.
 Unité 4 : Les étendues chotteuses :
Composé des argiles gypso-salines ; l'unité est présentée par la sebkha (zone d'eau libre Sallé).
La région est un milieu transitoire accumulateur de dépôts argileux récents qui bordent la
sebkha, il réforme des dépôts alluvionnaires du quaternaire, la plaine se caractéristique par des
glacis d'accumulation et débandage à matériau fin qui correspondant aux glacis du quaternaire
récent qui présentent des accumulations riches sous forme diffusée ainsi que des accumulations
calcaro-gypseuses au gypseuses. [5]

II.2.1 Stratigraphie du bassin :


La lithologie joue un rôle important dans le ruissellement, l’infiltration vers les aquifères,
l’érosion et le transport solide dans les oueds.
 Le Trias : dans les régions qui entourent la dépression de la région où les affleurements
Triasiques sont assez nombreux mais n’apparaît qu’en certains points du bassin ; ils sont
présentés principalement par des argiles, marnes et minéraux de néoformation, des lambeaux
calcaro-dolomique, ainsi que des roches volcaniques.

19
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

 Le Jurassique et le carbonate : occupants des surfaces réduites du bassin.


L’ossature des monts constitue des Jurassique inférieur et moyen (notamment calcaro-dolomique)
tandis que le Jurassique supérieur et le Berriasien est rencontré au Djebel Soubella et les massifs de
Boutaleb, ainsi qu’au Douars de Taglait et Ouled Tebbana.
 La Crétacé : le crétacé inférieur présente une alternance de faciès marno-gréseux et argilo-
gréseux de fortes épaisseurs.
Le crétacé supérieur est essentiellement marneux et calcaro-dolomique, ainsi que des dépôts
détritiques grossiers.
 Le Paléogène : il est présent en deux types de formation :
- Formations autochtones : représentées par l’éocène de faciès marnes et gypses à
passées jaunâtre dues à l’alternance de la pyrite.
- Formations allochtones : sont les terrains argilo-marne-gypseux d’âge Eocène et
Oligocène emballées de façon anarchique au Miocène.
 Le Néogène : il occupe une grande superficie de la région d’âge Miocène inférieur et moyen
(marnes gris)
 Le Quaternaire : c’est l’âge pendant lequel ont été formés les chotts salés des hauts plateaux et
de Sahara.
- Le quaternaire ancien : est présenté par des dalles calcaires conglomératiques
surmontant localement des argiles sableuses roses.
- Le quaternaire moyen : comporte trois glacis de piémont (Saletien, Amirien, Tensifien)
généralement étagés.
- Le quaternaire récente : montre des faciès lacustre (sable) du Soltanien, puis de vastes
cônes de déjection grossière du Capsien se déposent.

20
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

Figure II.2 Carte pédologique de la plaine du Hodna (FAO 1975)

Géologie de la région de Boussaâda :

Figure II.3: carte Géologique de région de Boussaâda [8]

21
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

Les formations, post-triasiques, du bassin sont décrites dans l’ordre stratigraphique :

• Alluvions anciennes et récentes : Des limons souvent très riches en matière sableuse, atteignant
parfois une épaisseur supérieure à 10 cm.

• Dunes : Localisées dans la cuvette des oueds Tamsa et Maîter, des sables souvent chargés en
matière argileuse, ils proviennent de l'érosion de grés.

• Tertiaire continental : Ces formations sont localisées au Sud de Boussaâda, elles sont constituées
par des dépôts d'argile rouge et de sables. L'épaisseur de ces formations est très variable de
50 à 250 m.
• Aptien supérieur : À une épaisseur de 200 m environ, Turonien : caractérisé par des calcaires et
des marnes à intercalations calcaires.

• Cénomanien: Ces formations situées au Sud de Boussaâda, elles sont à prédominance carbonatée,
dans lesquelles les horizons gypseux sont réduits.

• Barrémo-Bédoulien : Dans la région de Bou Saada, le Barrémien est représenté par une épaisse
série de grès tendres continentaux à stratification entrecroisée et d’argiles vertes ou lie de vin
silteuses, avec des intercalations de bancs calcaires et dolomitiques rattachées à l’Aptien inférieur
ou Bédoulien. C’est l’ensemble Barrémo-Bédoulien. Au NE du bassin, le Barrémien et l’Aptien inf.
forment une épaisse série de calcaires, dolomies, marnes et grès.

 Albien : Dans la région de Bou Saada : série de grès tendres à stratification entrecroisée, sur
plusieurs dizaines de mètres d’épaisseur, avec intercalations d’argiles vertes silteuses et
sableuses, faciès annonçant le « Continental Intercalaire » saharien, parfois surmontées par une
série carbonatée alternant avec des formations détritiques. Dans les Monts du Hodna, l’Albien
est très réduit (calcaires et marnes) ou absent.

 Cénomanien : Sur environ 500 m on trouve : une série argileuse, puis une série de gypses et de
calcaires. Au sommet, la puissante formation calcaro-dolomitique aquifère est parfois attribuée
au Turonien.

22
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

• Turonien : Dans la région de Bou Saada, ce sont des Calcaires bitumineux en plaquettes,
marnes, et dolomies sur environ 100m. Au forage de M’doukal, les dolomies sont aquifères. Au
Dj Metlili la série fait 400m d’épaisseur.
• Sénonien Inférieur : Série argileuse et marneuse de 100m, surmontée dans la région de
Boussaâda par d’épais calcaires et marnes. Les marnes ont 600m d’épaisseur au Dj Metlili.

• Tertiaire indéterminé : Dans la région de Boussaâda, le Tertiaire est formé uniquement de


dépôts continentaux : argiles rouges et conglomérats d’âge indéterminé.

• Quaternaire : Alluvions récentes et formations dunaires ; limons sableux et niveaux grossiers à


galets en périphérie des formations pontiennes. [7]

Figure II.4 Coupe géologique de la zone de Boussaâda

23
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

II.3. Géomorphologie de la région d’étude :

La région El Maadher située au Nord de la ville de Boussaâda et au sud de la plaine de


Hodna, appelée aussi R'Mel (sable), est constituée de dunes de sable, de dépôts alluviaux récents et
de collines rocheuses isolées (par exemple, Djebel Meharga de 900 m). Au sud, à ça. Entre 550 et
850 m, le paysage est constitué de collines rocheuses et de grands glacis (ou frontons) constitués de
sable, de graviers, de cailloux cimentés localement. Cette zone est soumise en permanence à
l'érosion éolienne due à la texture sableuse, et de travail du sol et à la sédimentation (lavage des
plaques et vent). Il est drainé par de nombreux oueds qui lessivent les sels en profondeur et amènent
les limons aux sols.

II.4: La lithologie :
D'une manière générale de l'étude géologique, nous ressortons les différentes formations
lithologiques :
D'après les coupes géologiques (1) et (2) situent dans la figure (II-5) et qui sont construites à
partir de forages à profondeurs variantes, ceux-ci permettent la reconstitution lithologique de la
région.
D'après la figure (II-6) la coupe (1) avec des forages dont la profondeur dépassant les 250 m
aboutit des formations correspondant au Miocène indifférencie.
De même pour la figure (II-7) la coupe (2) traverse entre autres le chott, renferme de
formation datant du quaternaire surmontant des couches plus profondes du Moi-pliocène.

24
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

Figure (II.5) Coupe schématique Nord-Sud à travers le Bassin El Hodna. (FAO 1973) [5]

25
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

Figure (II-6) Coupe géologique du forage Maadher (235/255) suivant la figure II-5. (FAO 1973) [5]

26
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

Figure (II-7) Coupe géologique du forage Maadher (233/255) suivant la figure II-6 (FAO 1973) [5]

27
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

II.4.1 : Identification des formations hydrogéologiques :


Nous nous sommes basés dans cette phase de l’étude sur l’inventaire réalisé par l’ADE
(ANRH) en 1973 ainsi que sur les coupes hydrogéologiques que nous avons pu établir.
La région Maadher se caractérise ainsi par l’existence de deux aquifères :
Il ajoute que l’attractivité de cette paisible localité s’explique par l’existence d’une nappe
phréatique peu profonde (plus de 100 mètres), Maadher étant située dans la région du Chott de la
Hodna, est alimentée en permanence par l’électricité et est avantagée surtout par une distance
relativement proche de la capitale (240 km). Dans une des exploitations, un groupe d’hommes
procède au nettoiement des légumes, dont la betterave, la carotte et la salade frisée, largement
cultivées au début de l'été, par «le même procédé que celui pratiqué dans la banlieue algéroise
depuis la période coloniale», précise-t-il. Cela étant, poursuit-il, les agriculteurs sont de plus en plus
nombreux à cultiver une large gamme de fruits et légumes, notant que la culture d’abricots s’est
particulièrement développée ces dernières années à Maadher, si bien qu’elle a attiré des
investisseurs de renom, à l’instar des groupes agro-alimentaires florissants Cevital et Amor
Benamor. Ce dernier a misé sur la transformation de ce fruit traditionnellement associé à la région
de N’gaouès à Batna. Maadher a également attiré un autre fleuron de l’industrie algérienne, la
laiterie Soummam, laquelle a investi dans la production du lait de vaches, contribuant ainsi à la
création d’emplois dans une région qui n’en offre pas tellement.

La nappe phréatique: Elle se localise dans les accumulations alluvionnaires des oueds tels
qu’Oued Boussaâda. Cette nappe est essentiellement alimentée par les précipitations et
l’infiltration des eaux d’irrigation.

La nappe profonde de Mio-pliocène: L’importance de cette nappe se voit en allant vers le Nord de
la région où elle est particulièrement exploitée et son épaisseur devient plus. Elle est constituée
essentiellement d’une alternance de couches d’argiles imperméables à passer de sable et cailloutis.
La nappe de l’éocène Inférieur :

Cette nappe affleure au nord de la région et devient de plus en plus profonde en allant vers le
sud (profil A-B). Son réservoir est constitué surtout de calcaire et calcaire marneux. Les différents
sondages réalisés montrent que les calcaires Eocène présentent un réseau de diaclases dense
d’origine tectonique et karstique. C’est la nappe la plus exploitée, notamment en s’étendant au nord
et au centre de la région.

28
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

Figure II-8 : Coupe géologique de forage Maadher (205/255) suivant la Figure II-7

29
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

Figure II-9 : Schéma descriptive et la coupe géologique de forage Maadher

30
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

Figure II-10 : Schéma descriptive et la coupe géologique de forage Maîter

31
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

II.5 .Hydrogéologie de la région :


La première évaluation des ressources en eau (FAO 1972, 1973) visait à servir de base au
développement agricole de la région.
Dans le sud de Hodna, l'aquifère est constitué de sables du Quaternaire et d'argiles
sableuses de faible épaisseur. Les eaux souterraines de la nappe phréatique sont très peu profondes
et présentent une salinité élevée : les TDS varient de 0,5 à 250 g / L. L'aquifère profond est
constitué de marnes et de conglomérats intercalés (Tertiaire continental) (Figure. 11).

Figure II.11 : Coupe schématique du bassin de Chott El Hodna Altitude et profondeur / mètre

Cette formation a 100-400 m d’épaisseur, repose sur presque toutes les formations plus
anciennes. Il collecte leur eau et constitue le principal aquifère. L'eau est en charge entre les reliefs
du sud et le Chott El Hodna (FAO 1968). C'est un aquifère renouvelable (FAO 1972 ; ANRH
2006). Sa recharge implique trois contributions :
– Infiltration directe des précipitations.
– infiltration d'eau d’oueds.
– recharge profonde par les formations environnantes.
L'exploitation des eaux souterraines a conduit à l'extension des zones irriguées et à un
changement d'utilisation des terres aux dépens du pastoralisme. La salinité de l'eau de forage est
comprise entre 0,5 et 5 g / L. Les lignes isopiézométriques des deux eaux souterraines convergent
dans le Chott (FAO 1973). Le Chott est la sortie naturelle de l'évaporation de l'eau pour les eaux

32
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

souterraines phréatiques et les eaux souterraines en charge. À l'heure actuelle, un abaissement du


niveau des eaux souterraines supérieur à 15 m depuis les années 1970 a été enregistré (ANRH
2006). La simulation de scénarios de pompage d'eau (ANRH 2007) montre que l'abaissement du
niveau des eaux souterraines en dessous du niveau du Chott pourrait entraîner un renversement de
la direction du flux d’eau salée du Chott vers l’aquifère, ainsi que de graves dommages au
développement économique de la région.
En effet, les limites entre aquifère phréatique et aquifère profond sont toujours floues (FAO
1970), car elles ne sont pas séparées par une formation continue de faible perméabilité, mais par des
lentilles discontinues de perméabilité variable.
Par conséquent, les deux eaux souterraines peuvent communiquer et la contamination de l'aquifère
profond à partir de la surface est possible.
Les principaux aquifères de ce secteur sont les formations conglomératiques et sableuses du
Miopliocène continental, qui communiquent avec et drainent l’ensemble des formations perméables
crétacées encaissantes, dont la plus importante est l’Albien. Ce dernier possède un vaste impluvium
qui s’étend à l’ouest, où il affleure à des altitudes plus élevées où s’effectue la recharge de
l’aquifère. L’Albien renferme une nappe qui s’écoule dans les formations tertiaires, mais également
en profondeur vers le Chott, pour alimenter des sources artésiennes, dont l’Ain Zira (20 L/s) au NE
de Beniane, située dans un îlot de grès albien. Les eaux de l’Albien s’écoulent aussi au pied de
falaises par des sources de débordement, Tell l’Ain Koucha et l’Ain Diss. [10]

Figure II. 12: Le réseau hydrographique [9]

33
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

II.5.1 Les eaux souterraines :

Les formations aquifères existantes affleurent plus ou moins largement sur les reliefs
entourant la région étudiée, elles se localisent autour du Chott. Ce sont des aquifères repartis en
plusieurs niveaux, depuis le Jurassique jusqu’au Quaternaire, elles s’étendent sur toute la surface de
la plaine à des profondeurs variables.

Les terrains en bordure du Chott sont très salés par conséquent ceci affecte les eaux de ces
aquifères limitant ainsi leurs utilisations, mais malgré cela, ils sont surexploités, de nombreux puits
sont creusés.

- Nappe phréatique : Son aquifère est constitué par des alluvions quaternaires. Elle est formée
d’une seule nappe : nappe de Boussaâda.
- Nappe captive : Son aquifère est constitué par des conglomérats du Mio-Pliocène situé au sud du
Chott, ses eaux sont moins salées mis à part ces deux nappes, il existe d’autres aquifères du Crétacé
et du Jurassique moins bien connus que les premiers, exploités à partir des sources.

Sources : Les sources sont issues d’un aquifère Cenomano-Turonien, on peut citer :
Source d’Ain Sefine, source d’Ain M’guer, source d’Ain N’guaous, source d’Ain Tinibaouine,
ajouter à cela les sources issues d’un aquifère Albo-Aptien [10].

34
Chapitre II L’étude géologique et Hydrogéologique

Figure II-13 Position de la nappe de Boussaâda. [9]


II-6 Conclusion

Ce chapitre a montré que Boussaâda a une géologie riche et diverse ce qui va influer sur
les eaux souterraines et sur leurs compositions.
L’étude hydrogéologique de la région a montré que Boussaâda contient tant des nappes qui
sont alimentées par la nappe mixte de Hodna.
Ces études permettront de déterminer la qualité des eaux souterraines et faciliter de savoir
les raisons pour lesquelles la composition de l’eau des forages se varie d’un forage à un autre.

35
CHAPITRE III :

Qualité des eaux et

pollution des nitrates


Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

III.I. Introduction :
La qualité d’une eau est définie par des paramètres physiques, chimiques et
biologiques mais également par son usage. Ainsi, une eau impropre à la consommation peut
être adaptée à l’irrigation ou à la pisciculture.

Dans les pays en voie de développement à climat aride, le rôle des eaux souterraines
est d’autant plus important qu’elles constituent souvent la seule source d’approvisionnement
en eau potable et pour le développent de ces pays.

Naturellement filtrée par le sol, l’eau souterraine est le plus souvent de bonne qualité
et exempte de micro- organismes pathogènes. Celle-ci demeure cependant une ressource
fragile et plusieurs sources de contamination peuvent en affecter la qualité et la rendre
impropre à toute fin. Les fuites de réservoirs d’essence, les débordements d’installations
septiques et l’usage d’engrais et de pesticides sont quelques exemples de sources de
contamination susceptibles d’affecter les eaux.

Les scientifiques évaluent la qualité de l’eau souterraine en mesurant les quantités des
divers constituants contenus dans l’eau. Ces quantités sont souvent exprimées en
milligrammes par litre (mg/l) [11]. La question de la qualité de l’eau au sein des programmes
humanitaires se pose essentiellement en termes de consommation humaine et d’irrigation.

III.2 Paramètres de qualité :


III.2.1 Définitions :
Toute eau destinée à la consommation humaine doit être "potable". Une eau remplie
cette condition de potabilité si sa consommation ne présente aucun danger pour la santé des
usagers. La vérification de cette condition passe par le contrôle de diverses caractéristiques
regroupant de nombreux paramètres. De manière générale celles-ci peuvent être classées
comme suit :
1)- Caractéristiques physiques ou organoleptiques,
2)- Caractéristiques chimiques et physico-chimiques,
3)- Caractéristiques bactériologiques.

37
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

III.3. Principaux paramètres de potabilité :


III.3.1 Les paramètres organoleptiques (physique) :

 Odeur et saveur :
Une eau potable de bonne qualité a un gout et ne présente pas d’odeur. La saveur dépend
essentiellement de la qualité et la nature des éléments dissous.A l’état naturel, lesminéraux
introduisent un goût plus ou moins accentué dans l’eau.
 Si l’eaucontient une quantité importante de chlorure, l’eau aura une saveur
saumâtre.
 Si l’eau contient une grande quantité de sels de magnésium l’eau aura un goût
amer.
 Couleur :
La couleur de l’eau est due aux éléments qui s’y trouvent à l’état dissous ou colloïdal,
une coloration inférieure à 15 UCV est généralement acceptable, mais l’acceptabilité peut
varie selon les circonstances locales.

III.3.2 Les paramètres physico-chimiques :

 Température :
Elle a une grande importance dans l’étude et la surveillance des eaux, qu’elles soient
souterraines ou superficielles. Les eaux souterraines gardent généralement une fraicheur
constante, mais la température des eaux de surface varie selon plusieurs facteurs saisonniers et
autres :
 Une température élevée peut accentuer le goût, l’odeur et la couleur.
 La variation thermique des eaux souterraines est fonction de la profondeur de
l’aquifère.
 PH :
Le potentiel hydrogène mesure la concentration en Ions H+ de l’eau, il est inférieur ou
supérieur à sept suivant que l’eau est acide ou basique. Le PH n’a pas de significations
hygiéniques mais il présente une notion très importante pour la détermination de l’agressivité
de l’eau pour les eaux [Link] il est compris entre 6,5 et 8,5.

38
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

 Turbidité :
La turbidité de l’eau est liée à sa transparence elle donne une idée de la teneur en
matière suspension (MES) les eaux troubles chargées de substances finement divisées (grains
de silice, matières organiques, argiles…).

 Conductivité :
La mesure de la conductivité permet donc d’apprécier la quantité de sels dissous dans
l’eau, celle-ci augmente avec la température et concentration en sels dissous, s’exprime-en
(µs/cm).

 Matière en suspension (MES) :


Les matières en suspension sont des particules solides très fines visibles à l’œil
présente dans l’eau que la pratique devise en :
 Matières décantables, qui se séparent naturellement sans apport de réactif quand l’eau
au repos.
 Matières colloïdales trop fines pour décanter par gravité mais éliminables par
coagulation.

 Résidu sec :
La détermination des résidus secs permet d’estimer la teneur en matière dissoutes et en
suspension d’une eau.

III.3.3 Les paramètres chimiques :


III.3.3.1 Ions majeurs :

La minéralisation de la plupart des eaux est dominée par 8 ions, appelés couramment les
majeurs. On distingue les cations : Calcium, Magnésium, Sodium, et Potassium, et les
anions : Chlorure, Sulfate, Nitrate, et bicarbonate. Les indications présentées dans ce
paragraphe sont utiles pour interpréter les résultats d’analyses courantes [12].

39
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

Les cations :
 CalciumCa++:
C’est un métal alcalino-terreux extrêmement répandu dans la nature et en particulier
dans les roches calcaires sous formes de carbonates.
Composant majeure de la dureté de l’eau, le calcium est généralement l’élément
dominant des eaux potables, il existe surtout à l’état d’hydrogénocarbonates et en quantité
moindre sous forme de sulfate, chlorure…etc.

 Magnésium Mg++ :
Il consiste un élément signification de la dureté de l’eau à partir d’une concentration
de 100 mg/l et pour des rejets sensibles, le magnésium donne un goût désagréable à l’eau.

 SodiumNa+:
Le sodium est un élément dont les concentrations dans l’eau varient d’une région à une
autre, le sodium dans l’eau provient des formations géologiques contenant du chlorure de
sodium et de la décomposition des sels minéraux.
Les eaux chargées en sodium deviennent saumâtres et prennent un goût
désagré[Link] seuil de détection gustative de sodium dans l’eau dépend de l’anion associé
etla température de la solution.A la température ambiante, il est en moyenne d’environ 200
mg/l.

 Potassium K+ :
Bien que dans les roches ignées la teneur en potassium soit presque aussiimportante
que celle du sodium, sa présence à peu près constante dans les eaux naturelles ne dépasse pas
habituellement 10 à 15 mg/l, a telles valeurs le potassium ne présente pas d’inconvénients
pour la santé des individus, certain rejets industriels peuvent augmenter la teneur en
potassium dans les eaux.

Les anions
 Chlorure Cl- :
Les chlorures existent dans toutes les eaux à des concentrations variables. Ils peuvent avoir
plusieurs origines :
 Percolation à travers des terrains salés.
 Infiltration d’eau marine dans la nappe phréatique.

40
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

 Activités humaines et industrielles.


Les consommateurs peuvent s’habituer à des concentrations dépassent 250 mg/l.
L’inconvénient des chlorures est la saveur désagréablequ’il communique à l’eau surtout s’agit
de chlorure de sodium.

 Sulfate SO4-2 :
La concentration en ions sulfates des eaux naturelles est variables leur présence
résulte de la légère dissolution des sulfates de calcium des roches gypseuses de l’oxydation
des sulfures dans les roches (pyrites), des matières organiques d’origine animale.
La présence de sulfates dans l’eau de boisson peut lui communiquer un gout notable
qui varie selon la nature du cation [Link] seuil de détection gustative va de 250mg/l pour le
sulfate de sodium à 1000 mg/l pour les sulfates de calcium.

Nitrate NO3- :
Les nitrates sont des composés naturels présents dans tous écosystèmes. Ils sont
essentiels aux végétaux, mais peuvent devenir néfastes pour les plantes et les animaux s’ils
sont trop abondants. Ils entrent aussi dans la composition des engrais chimiques et naturels
(fumiers).les cours d’eau, les lacs et les étangs peuvent renfermer des nitrates provenant des
diverses sources : zones agricoles dans lesquelles on utilise une forte dose d’engrais, parcs
d’engraissement de bétail et pâturages, et zones de traitement des eaux usées ,donc ont une
origine essentiellementagricole (engrais ,élevage …) et urbaine (égouts).les nitrates dans l’eau
potable sont mesurés à la fois en terme de quantité d’azote présent ou en quantité d’oxygène
et d’azote . La norme pour les nitrates dans l’eau potable est de 50 mg/l, l’excès de nitrates et
le dépassement de la norme porte un potentiellement dangereux à la santé humaine,
notamment pour les bébés.

 Bicarbonates HCO3- :
Les bicarbonates résultent de l’équilibre de la roche, l’eau et le gaz carbonique, leur origine
est principalement due à la dissolution des roches carbonatées, la concentration des
bicarbonates dans l’eau est fonction des paramètres suivant :
 La tension de CO₂ dissout
 La température de l’eau
 Le pH de l’eau

41
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

 La concentration de l’eau en sels nature et nature lithologiques des terrains


traversés
III.3.2.4 Les paramètres bactériologiques :
Ce sont les germes indicateurs d'une pollution fécale (coliformes, streptocoques), certains
germes pathogènes (salmonelles, staphylocoques, bactériophages fécaux, entérovirus).[12]
Tableau III-1 Normes Algériennes de qualité des eaux potables. [13]

Paramètre Valeur limite

A. Paramètres organoleptiques /
- Couleur 15 à 20 mg Co-Pt
- Turbidité 5 NTU ou 15 gouttes de mastic
- Odeur et Saveur Absence
B. Paramètres physico-chimiques /
- Température …………………………….. 15 °C
- pH ...……………………………………. 6.5 à 8.5
- Conductivité ……………………………. 2800 S/cm à 20 °C
- Chlorures Cl- …………………………...... 200 - 500 mg /L
- Sulfates SO 24  …………………………… 200 - 400 mg /L
- Magnésium Mg++ ……..………………… 150 mg/L
- Sodium Na++ ……………………………. 200 mg/L
- Potassium K …………………………….
+
20 mg/L
- Calcium Ca ………..…………………...
++
75 - 200 mg/L
- Aluminium Al3+……...………………..... 0.2 mg/L
- Dureté totale TH ………………………... 500 mg/L en CaCO3 = 50 °F
- Résidu sec à 105 °C …………………….. 2 g/L
- Minéralisation ………………………....... 2 g/L
Paramètres concernant les substances indésirables /
 50 mg/L
- Nitrates N O3 ………………………….......
0.1 mg/L
- Nitrites NO2 ………………………………
0.05 - 0.5 mg/L
- Ammonium NH4 …………………....……
2 mg/L
- NTK (Kjeldahl) …………………………… 5 mg/L
- Matières organiques M.O. ………………….
0.02 g/L (absence d’odeur)
- Hydrogène Sulfuré H2S ……………………
10 g/L
- Hydrocarbures ………………………………
2 g/L (absence)
- Phénols ……………………………………
0.3 mg/L

42
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

- Fer Fe++ ………………………………………. 0.5 mg/L


- Manganèse Mn ……………….…………….
++
0.05 – 1,5 mg/L
- Cuivre Cu …………………………………..
++
5 mg/L
- Phosphor PO34 ………………………………. 5 g/L
- Zinc Zn++ …………………………………….. 0.3 - 2 mg/L
- Fluor F- …………………………………….... 0.05 mg/L
- Argent Ag+ …………………………………… /
Paramètres concernant les substances toxiques 0.05mg/L
- Arsenic As ……………………………...…….. 0.01 mg/L
- Cadmium Cd++ ……………………………….. 0.61 g/L
- Sélénium Se …………………………………. 50 g/L = 0.05 mg/L
- Cobalt Co ……………………………………. 0.05 mg/L
- Chrome hexa valent Cr ……………………....
+6
1 g/L
- Mercure Hg ++
………………………………… 50 g/L
- Nickel Ni ++
…………………………………… /
C. Paramètres Bactériologiques - absence dans 100 ml (eau traitée)
- Escherichia Coli ……………………………… - absence dans 100 ml (eau traitée)
- Streptocoques fécaux …………………………. - absence dans 100 ml (eau traitée)
- Clostridium Sulfito-réducteurs………………...

III.4. Pollution des eaux :


Le terme "pollution" peut être défini comme une modification néfaste de l'environnement
naturel résultant des effets directs ou indirects des niveaux de rayonnement, de la constitution
physico-chimique de l'environnement naturel et de l'abondance des espèces vivantes. Ces
changements peuvent affecter les humains directement ou par le biais des ressources
agricoles, de l'eau et d'autres produits biologiques. Ils peuvent également l’affecter
alternativement, aux objets physiques qu’il possède, aux possibilités récréatives des
environnements ou en défigurant la nature (Koller, 2004).

III.4.1. Sources de pollution :


Il existe deux sources de pollution : la pollution ponctuelle et la pollution diffuse.

43
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

III.4.1.1. La pollution ponctuelle:


Elle est constituée de rejets localisés, plus ou moins abondants et relativement faciles à
identifier. Il est chronique ou accidentel, causé par des déversements domestiques, urbains ou
industriels peu ou non limités.

 La pollution urbaine :
La pollution urbaine, telle que les eaux usées urbaines, entraîne des substances en suspension
et dissoutes telles que des produits ménagers. Les usines de traitement des eaux usées ne
traitent généralement pas les composés chimiques en solution. Certains composés organiques,
en particulier les phosphates, sont à l’origine des déséquilibres des écosystèmes en favorisant
trop le développement de certains légumes indésirables qui consomment de l’oxygène du
milieu jusqu’à priver les animaux qui y sont présents [14].

Figure.01. Les pollutions des eaux usées

44
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

 Pollution industrielle :
La pollution industrielle désigne la part de la pollution de l'environnement directement induite
par l'industrie quand elle introduit des altéragènes biologiques, physiques, chimiques ou
organiques, affectant de manière plus ou moins importante le fonctionnement de l'écosystème.
Chaque usine produit des rejets liquides doit être équipée d’une station d’épuration des eaux
usées. Le traitement primaire élimine les matières en suspension (par exemple, les lavages, les
graisses, les huiles) et le traitement secondaire élimine les matières dissoutes (par exemple, les
métaux lourds).

Figure.02. Les pollutions des eaux produites par l’industrie.

III.4.1.2. Pollution diffuse :


Elle est due au lessivage et à l'érosion plus ou moins rapide et accusé de sols.
Différentes substances sont transportées dans les eaux souterraines telles que les
hydrocarbures, les métaux lourds et les pesticides. Cette pollution peut s'étendre sur de
grandes surfaces. Il est difficile à identifier et donc difficile à contrôler.
 Pollution agricole :
La pollution agricole fait référence aux sous-produits biotiques et abiotiques (les facteurs
biotiques représentent l'ensemble des interactions du vivant sur le vivant dans un écosystème.
Opposables aux facteurs abiotiques, ils constituent une partie desfacteurs écologiques de cet
écosystème) de pratiques agricoles qui entraînent une contamination ou une dégradation de
l'environnement et des écosystèmes environnants et / ou portent atteinte à l'homme et à ses
intérêts économiques.

45
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

Les engrais apportent aux végétaux cultivés les nutriments nécessaires à leur
croissance. Les trois principaux sont : l'azote, le phosphore et le potassium. Les trois éléments
que sont l'hydrogène, le carbone et l'oxygène, nécessaires à l'activité de photosynthèse sont
apportés par l'air et l'eau.
Les dérivés de l'azote (en particulier les nitrates) et les phosphates provoquent des
déséquilibres dans les environnements recevant des eaux de ruissellement et des eaux
d'infiltration provenant de l'agriculture en favorisant le développement d'algues qui se
produisent dans toutes les autres formes de vie en raison de leur activité sur le développement
Les pesticides sont des produits chimiques utilisés pour détruire les champignons
(fongicides), les mauvaises herbes (herbicides), les vers de terre (nématicides) et les insectes
(insecticides) parasitant l’agriculture. Ces produits sont conçus pour être rapidement
neutralisés avec une courte durée de conservation lorsqu'ils sont dissous dans le sol, mais
l'utilisation d'une préparation médiocre a des effets d'intoxication importants [14].

L'accumulation de ces produits dans le cours d'eau peut avoir un impact important sur
le milieu marin, à l'endroit même où les oueds coulent, ou par le retour des aquifères
souterrains qui forment des sources.
 Pollution atmosphérique :
L'atmosphère terrestre, si elle contient des polluants, peut être une source importante de
pollution. En cas de tempête, les sols seront contaminés et le ruissellement et l'infiltration de
polluants menacent les eaux de surface et les eaux souterraines. Cette contamination, qui est
susceptible d'être durable, pose de grandes difficultés de traitement.

III.4.2. Les principaux polluants des eaux :


III.4.2.1. Sels minéraux :
Naturellement présents dans les eaux souterraines en quantités variables, les
concentrations de sels minéraux (chlorures ou sulfates de calcium, magnésium, sodium ou
potassium) peuvent augmenter du fait de la composition minéralogique de l'aquifère ou des
rejets industriels. Cela peut nuire à la santé humaine.
III.4.2.2. Matières fertilisantes :
La présence excessive d'azote et de phosphore dans le cours d'eau provoque la prolifération
d'algues qui diminuent la luminosité et consomment en particulier l'oxygène dissous dans
l'eau (phénomène d'eutrophisation). Cette pollution est générée par les eaux usées urbaines,

46
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

certains effluents industriels et les eaux de ruissellement chargées d'engrais qui apportent une
quantité excédentaire aux cultures.

III.4.2.3. Métaux lourds :


Certains polluants chimiques sont particulièrement persistants, ils résistent à la dégradation
chimique et biologique. Avec les métaux lourds ils forment une famille de polluants très
dangereux qui absorbés par des plantes ou des petits animaux, ils s'accumulent et se
concentrent tout au long de la chaîne alimentaire, au sommet de laquelle se trouve l'homme.

III.4.2.4. Polluants microbiologiques de l'eau :


Peut contenir des micro-organismes pathogènes (virus, bactéries, parasites). Ils sont
dangereux pour la santé humaine et limitent donc les utilisations possibles de l'eau (baignade,
élevage de coquillages).
III.4.2.5. Matières en suspension :
Les matières en suspension sont de fines particules. Présentes naturellement dans les eaux des
oueds pour certain (plancton, débris végétaux fins, minéraux), elles sont également des
polluants d'origine humaine pour d'autres (matières organiques et minérales). Elles peuvent
réduire la transparence de l'eau (turbidité), ce qui nuit à la biologie des oueds.
[Link]ères organiques :
Certains rejets contiennent des matières organiques. Ces polluants sont biodégradables, ils
peuvent être transformés en eau et en CO2 par des microorganismes (bactéries, algues) mais
cette biodégradation consomme de l'oxygène, qui ne sera donc plus disponible pour la faune
aquatique (poissons, crustacés ...). C’est pourquoi la pollution organique est souvent mesurée
"demande biologique en oxygène" (DBO) pure, c'est-à-dire la quantité d'oxygène que les
microorganismes consommeront pour sa biodé[Link] demande chimique en oxygène
(DCO), c'est-à-dire la quantité d'oxygène nécessaire pour oxyder tout ce qui peut être
chimiquement.
III.4.3. Différentes formes de l’azote :
L’azote peut exister sous trois formes principales :
 Minérale :
Il peut être en liaison avec l’hydrogène pour former l’ammoniac, ou avec l’oxygène et donner
les nitrites et les nitrates (il s’agit respectivement d’azote ammoniacal, nitreux ou nitrique).

47
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

 Organique :
Il entre dans la constitution des protéines dans tous les tissus vivants.L’azote est surtout
employé dans la synthèse des produits de base (ammoniac, acide nitrique, etc.) dans l'industrie
d’engrais, des explosifs et des colorants[14].
 Gazeuse :
Il constitue 78% de l'atmosphère.

Figure.03. Cycle de l’azote dans l’air et le sol.


III.5. Origine des nitrates :
D’une façon générale, les études ont démontré que les nitrates pouvaient avoir des
origines diverses :
- Nitrates provenant de sol-forestiers anciens.
- Nitrates dus à l’intensification des cultures (défrichement, suppression des pâtures).
- Nitrates provenant des engrais de synthèse.
- Nitrates apportés par les matières organiques humaines et animales ainsi que par les
matières organiques végétales (amendements organiques).
- Nitrates liés aux activités humaines inhérentes à l’urbanisation, l’industrialisation et
la pratique de l’élevage intensif.

Mais il ressort de toutes ces causes que l’utilisation des engrais en agriculture est
essentiellement responsable de la contamination des nappes souterraines par les nitrates.

48
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

III.5.1. Nitrates provenant des sols forestiers ou sols cultives anciens


On les trouve généralement dans des eaux souterraines de plus de trente ans d'âge dans
des nappes profondes bien protégées.

III.5.2. Nitrates provenant de l’agriculture moderne :


L'agriculture intensive est responsable de hauts niveaux de nitrates et de phosphates.
Cette pollution provient d'une part des engrais minéraux apportés aux plantes (ils facilitent
leur croissance) et d'autre part des effluents d'élevage (déjections animales au sein des fumiers
et lisiers). Comme pour les pesticides, les nitrates et les phosphates pénètrent dans la terre
puis contaminent les eaux par ruissellement et infiltration. La conséquence la plus visible de
cette pollution de l'eau est probablement le phénomène d'eutrophisation. Dû à la surabondance
de substances nutritives (nitrates et phosphates), il se manifeste par la prolifération de plantes
aquatiques, et notamment des algues vertes. Or, cette masse végétale crée un écran qui
empêche la lumière de passer.
Ils sont identifiés dans les eaux souterraines de moins de trente ans d’âge quelque
soient la profondeur de la nappe (profonde ou sub-affleurante) et la vitesse d’alimentation
(lente ou rapide). Leur proportion est d’autant plus grande que l’âge de la nappe est récent.

Dans les plaines où l'infiltration est assez rapide, l'étude isotopique a révélé l'origine
multiple des nitrates dans les eaux souterraines, leur prédominance étant d'origine agricole, liée à
la fois à l'épandage d'engrais artificiels et d'engrais naturels.

[Link] des engrais en agriculture moderne

49
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

III.5.3. Nitrates d’origine domestique :


L’excès de nitrates emble souvent provenir de pollution d’origine domestique. Les
causes peuvent être des défauts d’étanchéité des collecteurs, mais surtout l’absence
d’assainissement dans les zones rurales.
Les pollutions par les nitrates d’origine domestique peuvent avoir des conséquences
fâcheuses pour les captages implantés en zone urbaine ou en périphérie de celle-ci.
Les excès de nitrates résultent souvent de la pollution domestique. Les causes
peuvent être des collecteurs qui fuient, mais surtout le manque du réseau d'assainissement
dans les zones rurales et l'utilisation de fosses septiques.
La pollution domestique par les nitrates peut avoir des conséquences néfastes en
milieu urbain (contamination de l'eau potable) et en milieu rural (contamination des puits).

III.5.4Nitrates d’origine animale :


L’activité agricole est orientée vers l’élevage intensif qui produit des quantités
importantes de fumiers et de lisiers qui sont utilisés en agriculture, et vers la production
légumineuse, qui nécessite une utilisation importante d’engrais chimique.
Il y avait une relation très significative entre la teneur en nitrate des captages, la
production d’azote d’origine bovine par ha, la production d’azote d’origine porcine par ha et
le rapport de la surface en culture fourragère. La teneur en nitrates des eaux souterraines
s’accroit avec les charges de porcines et de bovins à l’hectare dont les contributions
respectives sont pratiquement identiques.

L'activité agricole est orientée vers l'élevage intensif qui produit de grandes quantités de
fumier et de lisier utilisés en agriculture, ainsi que vers la production de légumineuses, qui
nécessite une utilisation importante d'engrais chimiques.

50
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

Figure.05. Utilisation des engrais animaux en agriculture

III.5.5. Nitrates d’origine industrielle :


La contamination des nappes à était supérieur dans les zones industrielles,
généralement les plus anciens, ces zones comprennent plusieurs industries chimiques, dont
une usine d’engrais et anciennes gravières remblayées par des déchets industriels, dont des
résidus de la fabrication des produits chimiques.

III.5.6. Effet cumule de différentes sources de nitrates :


Dans les zones péri-urbaines la contamination des nappes par les nitrates a souvent
plusieurs origines qui se [Link] l'azote extrait des captages proviendrait à 50
% de l’agriculture et à 50 % de l'urbanisation et de l’industrialisation.

La grande culture engendre un flux de 20 kg/ha soit une concentration théorique dans la nappe
de 50 mg/1, les cultures maraîchères et les prairies retournées un flux de 70 kg/ha et une
concentration théorique dans la nappe de 100 mg/l.
Les pollutions en zones urbanisées et industrielles engendrent un flux de 90 kg/ha/an et
une concentration théorique de 200 mg/1 dans la nappe ; les quartiers anciens, non raccordés,
apporteraient 100-150 kg/ha et une concentration théorique de 300 mg/1.

51
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

III.6. Effet de nitrate :


III.6.1. Effets connus sur la santé humaine :
Le principal risque pour la santé humaine associé à l’ingestion de nitrates est lié à la
faculté de l’organisme humain de transformer les nitrates en nitrites. Cette réduction de NO3-
en NO2- est le fait de bactéries ayant une activité nitrate réductase. Il ne semble pas exister
d’études relatant un effet toxique chronique des nitrates qui ne soient pas lié aux effets des
nitrites.

III.6.2. Sur les plantes :


Les effets toxiques des polluants atmosphériques azotés sur la végétation peuvent
s’exercer indirectement, via de réactions chimiques dans l’atmosphère, ou directement, par
assimilation des dépôts sur le feuillage, le sol ou la surface de l’eau .Divers symptômes montrent
la toxicité de l’azote à savoir : réduction de la capacité totale d’assimilation et chute du feuillage
[15].

III.6.3. Sur les animaux :


La toxicité de l’azote chez les animaux terrestre est associée soit à la consommation de
plantes renfermant de fortes concentrations de nitrate soit à la pollution atmosphérique (dioxyde
d’azote, ammoniac ou nitrate). Les nitrites et nitrates présents dans l’eau ont toutefois été
incriminés dans l’induction d’une méthémoglobinémie chez les jeunes animaux.

III.6.4. Sur les eaux naturelles :


L’intensification de l’agriculture, du fait du changement dans l’occupation des sols
(notamment l’accroissement de la part des terres arables), de la pratique de l’irrigation et de
l’usage d’intrants chimiques a eu des effets néfastes sur les ressources naturelles. Certain nombre
de diagnostics font ressortir [15]:
- La pollution des nappes profondes par les nitrates et les pesticides qui peuvent générer
un problème de potabilité.
- La pollution des eaux de surface par les nitrates, très dommageable pour la faune d’eau
douce est en termes d’eutrophisation.
- La destruction d’écosystèmes. Dans les eaux souterraines, les nitrates entrainent une
modification des conditions d’oxydo- réduction du milieu ainsi qu’une modification de l’écologie
de ces milieux.

52
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

III.7. Contamination des eaux par les nitrates en Algérie :


En Algérie, les pratiques intensives de fertilisation des sols dans certaines plaines
agricoles et les rejets d'eaux usées domestiques et industrielles ont entraîné une augmentation
des niveaux de nitrates dans les eaux souterraines de plusieurs régions ces dernières années.
Dans de nombreuses enquêtes, la pollution des eaux souterraines par les nitrates a atteint un
stade alarmant .D'une façon générale, les études ont démontré que les nitrates pouvaient avoir
des origines diverses :
- Nitrates provenant de sols forestiers anciens,
- Nitrates dus à l'intensification des cultures (défrichement, suppression des pâtures),
- Nitrates apportés par les matières organiques humaines et animales ainsi que par les matières
organiques végétales (amendements organiques),
- Nitrates provenant des engrais de synthèse,
- Nitrates liés aux activités humaines inhérentes à l'urbanisation et l'industrialisation.
Mais il ressort de toutes ces causes que l'utilisation des engrais en agriculture est
essentiellement responsable de la contamination des nappes souterraines par les nitrates.
Le programme de surveillance des eaux de sources et de Forages effectué par le
laboratoire de chimie des eaux de l’A.N.R.H, a montré la présence depuis 1994 d’une forte teneur
en nitrates dans les eaux souterraines, dans le centre du pays (la plaine de Mitidja, le Haut Chélif)
et à l’Ouest (Sidi Bel Abbes, …), avec une concentration excédant largement la norme 50 mg/l .
III.8. Contamination des eaux par les nitrates dans la zone d’étude :
Les eaux souterraines de la nappe d’El-Maadher subissent une pollution multiforme qui
fragilise cette région. Essentiellement alimentées par les eaux de pluie mais également par
l’infiltration des eaux des oueds traversant la région. Les ressources en eaux souterraines de
cette nappe sont de plus en plus sollicitées pour couvrir les besoins en eau qui ne cesse de
croitre dans divers domaines (alimentation, irrigation, industrie, etc.). Ces eaux souterraines
sont toutefois menacées par plusieurs facteurs liés à la mauvaise gestion, la surexploitation et
l’utilisation intensive des engrais et pesticides dans l’agriculture de cette région.
Une étude physico-chimique des eaux souterraines de la région du sud de Chott menée sur des
années connues entre 1976 et 2018.
Cette étude porte sur la contamination des eaux souterraines par les nitrates et son
augmentation au cours des 40 dernières années, à partir de données archivistiques et
d'analyses récentes. La contamination par les nitrates des eaux souterraines profondes est
évidente lorsque les données récentes sont comparées aux données historiques.

53
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

Les statistiques multivariées peuvent être utilisées pour mieux comprendre la structure de
quantités de données (qui pourraient être liées au phénomène de pollution par nitrates.
Les analyses statistiques multivariées en composantes principale (ACP) et la classification
ascendante hiérarchique (CAH) seront utilisées pour faire le point sur l’origine de la qualité
des eaux souterraines de la région à l’aide des logicielsDiagramme et XLSTAT 2013.

III.9 Présentation qualitative des eaux souterraines de quelques points d'eau de la


zone d'étude :
Le travail qui suit a pour objet de faire le point sur l’évolution de la qualité des eaux
souterraines destinées à la consommation des collectivités de la commune du Boussaâda à
partir du champ potentiel de captage El Maadher.
Cinq périodes d’observation ont été [Link] nous sommes basés dans cette phase
de l’étude sur l’inventaire réalisé par l’ADE et ANRH de M'sila en 1996, 2006, 2014et 2018
ainsi que sur les données archives en 1967 (FAO, 1973).
Le problématique abordé dans ce mémoire et de suivre l’évolution des nitrates et de
prendre une idée sur son origine
Dix échantillons d’eau de forages prélevés (Compagne, 2018) ont fait l'objet d'une
étude de qualité physico-chimique. Le résultat de l’analyse statistique est comparé à ceux des
périodes d’observation de 1996,2006, 2014et 1967.
Les paramètres physiques de qualité des eaux souterraines mesurés sont indiqués dans le
tableau suivant :

54
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

Tableau (III.2): Résultats des mesures des paramètres physiques des années 2018 et 2014:

Compagne 2018 Compagne 2014


Cond. à Cond. à
Nom du forage TDS T(c) PH 25° TDS T(c) PH 25°
μs/cm μs/cm
Maadher I 125
/ 17,3 7,08 2127,42 14,2 6,82 2519,9
285/255 7
Maadher I BIS 126
/ 9,3 7,12 1980,24 17 6,76 2258,99
248/255 0
Maadher II
/ 8,8 7,04 1453,96 950 18,1 6,56 1855,36
246/255
Maadher II BIS 122
/ 17,1 7,18 1481,835 23,8 7 2475,3
214/255 2
Maadher III 100
/ 16,2 7,3 2374,95 15,7 6,98 2003,655
262bis/255 1
Maadher S, 122
/ 16,6 6,32 734,785 23 6,88 2441,85
cheikh232 1
Maadher S, 122
/ 17,3 7,19 2214,39 14 6,51 2110
cheikh233 1
Maadher S, 118
/ 16,6 6,9 1538,7 16,9 6,77 2241,15
cheikh234 0
Maadher S, 171
/ 17,2 7,1 1806,3 17,4 6,62 2271,255
cheikh236 3
Maadher S,
/ 9,8 6,68 1688,11 418 25 6,95 849,63
cheikh236 BIS

Tableau (III.3) : Résultats des mesures des paramètres physiques de l’année 2006-2007:

G Compagne 2006
Nom du forage TDS T(c) PH Cond. à 25° μs/cm

Maadher I 285/255 1113 23,8 7,69 2212,16


Maadher I bis 22,7 7,2 2164,215
1115
248/255
Maadher II 246/255 833 11,3 6,99 1702,605
Maadher II bis 6,4 7,02 708,025
335
214/255
Maadher III 26,1 7,63 1654,66
837
262bis/255
Maadher S, 17,5 6,83 1710,41
840
cheikh232
Maadher S, 26,7 7,62 2139,685
1095
cheikh233
Maadher S, 17,6 6,92 2002,54
1002
cheikh234
Maadher S, 22,3 7,36 2398,365
1212
cheikh236

55
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

Tableau (III.4et 5): Données d’archive de paramètres physiques en 1967et 1996:

Compagne 1967 Compagne 1996

N° de Cond. à 25° N° de Cond. à 25°


TDS T(c) TDS PH
forage μs/cm forage μs/cm

1 1157 20 2430,7 907 1603 7.4 2564,5

3 2040 20 2820,95
916 1575 7.3 2230
19 5229 21 4158,95
1066 1943 7,2 2787,5
29 991 20 1611,175
1070 1998 7 3345
124 4261 19 5630,75
1081 3268 7 5017,5
128 3924 18,3 5006,35
1094 1379 7 2118,5
144 1628 18,3 2252,3

145 2637 18,0 3289,25 1104 2873 6,9 3679,5

146 7178 17,0 7894,2 1109 2335 7,1 3122

147 6148 19,6 6868,4 1125 1379 7,6 2341,5

148 1861 20,8 2977,05 1254 1206 7 2007

1257 2099 6,8 2564,5


155 6602 19,7 5954,1

161 1277 18,3 1862,05 1267 1801 7,3 3902,5

170 1606 16 2196,55 1276 2460 7,1 3791

172 2278 19,5 2921,3 1279 2715 7 4014

173 318 18,8 4047,45 1291 2029 7 3122

174 6942 18,6 8775,05

56
Chapitre III Qualité des eaux et pollution des nitrates

III.10 conclusion :
Dans ce chapitre nous avons traités une type de pollution très dangereux qui est la pollution
des eaux par les nitrates qui sont des composés nocifs résultant de l’utilisation contrôlée de
pesticides et d’engrais naturels ou industriels. on trouve que ce type est très répondu dans
l’Algérie donc il faut faire des solution fiable pour minimiser ces dommages pour la santé.

57
CHAPITRE IV :

Résultats et discussion
Chapitre IV Résultats et discussion

[Link] :
Le travail qui suit a pour objet de faire le point sur l’origine de la qualité des eaux
souterraines destinées aux collectivités de la ville de Boussaâda. Celui-ci est basé sur les
données d'analyse effectuées au sein du laboratoire d’analyse de l’Algérienne Des Eaux
(ADE) de M’sila sur des échantillons prélevés à partir des forages.
Cinq périodes d’observation de 1967 au 2018 ont été prises en considération dans l’étude,les
années concernées de 1967, 1996, 2006, 2014 et 2018 permettent de suivre l’évolution de
qualité des eaux souterraines de la région sous l’influence de différents facteurs : géologique,
hydrogéologique et climatiques.

IV.1Matériels et méthodes :

Les échantillons des eaux souterraines ont été rassemblés dans des bouteilles propres
de polythène après pompage pendant 10 - 15 minutes.L'analyse des échantillons a pris en
considération 19 paramètres physico-chimiques. Ces paramètres, tels que le pH, la
température (T°), et la conductivité électrique (CE) ont été mesurés in situ pour éviter les
changements. Les échantillons sont analysés pour les éléments : sodium (Na+), potassium
(K+), calcium (Ca2+), magnésium (Mg2+), chlorure (Cl-), sulfates (SO42-), bicarbonates
(HCO3-),La conservation et la transformation de ces échantillons au laboratoire ont suivi des
méthodes standard. La précision analytique de la mesure des ions est déterminée en calculant
la balance ionique (BI) absolue.
L’analyse statistique multivariée notamment l’Analyse en Composantes Principales (ACP) a
été utilisée en employant le logiciel d’hydrochimie XLSTAT version 2014 et pour présenter le
faciès chimique de l’eau on a utilisé le logiciel « DIAGRAMMES version 5.3 ».

IV.2Description des données de qualité :

De manière générale, tous les échantillons prélevés présentent une bonne qualité

organoleptique. Cette qualité se résume en trois paramètres suivants :

- La couleur : elle est claire pour tous les échantillons.

- L'odeur : les échantillons prélevés présentent tous une bonne odeur.

- Le goût : généralement bon pour les échantillons prélevés.

59
Chapitre IV Résultats et discussion

IV.2.1 Balance ionique :


Les valeurs de la balance ionique des données (variables) principaux de l’année 2018
sont indiquées dans le tableau suivant :

Tableau IV.1: Balance ionique des valeurs principales des eaux souterraines de l’année
d’observation 2018:
Indication N° de Forage Lieu de prélèvement Balance (%)

F1 M1 285/255 Maadher 4%

F2 MI BIS 248/255 Maadher 0%

F3 MII 246/255 Maadher -5%

F4 MII BIS 214/255 Maadher -3%

F5 MIII 262bis/255 Maadher 0%

F6 M 232/255 Maadher-Sidi cheikh -4%


-5%
F7 M 233/255 Maadher-Sidi cheikh

F8 M 234/255 Maadher-Sidi cheikh 4%

F9 M 236/255 Maadher-Sidi cheikh -2%

F10 M 236 bis/255 Maadher-Sidi cheikh -5%

Les valeurs de BI de l’année 2018 varient entre -5% et +4% que les ions sont
prédominants dans la plupart des eaux souterraines de la région de Boussaâda.
Même chose pour les valeurs de BI pour les autres années d’observation
- BI. de (2014) entre -9% et +8%, les ions sont prédominants
- BI. de (2006) entre -10% et +10%, les cations sont prédominants
- BI. de (1996) entre -4% et +10%, les ions sont prédominants
- BI. de (1967) entre -9% et +6%,les cations sont prédominants
Ces valeurs indiquent que les balances ioniques sont comprises entre -10% et +10%.

IV.2.2 Traitement statistiques des données de qualité:


Les Données principalesde qualité physico-chimiques sont rassemblées dans les tableauxci-
dessoussuivant l’année d’observation :

60
Chapitre IV Résultats et discussion

Tableau IV.2:Données statistiques de quelques caractéristiques physico-chimiques, année 2018 et


avec les normes Algériennes:

Compagne 2018
Norme
Variable Min. Max. Moy. Ecart type
Algérienne
RS  2000 mg/L 500.00 1614.00 1174.50 326.26
T(c) 15 °C 8.8 17.3 14.62 3.69
pH 6.5 à 8.5 6.32 7.3 6.99 0.29
CE 25°C 2800 μ S/cm 1453.96 2374.95 1851.57 319.66
2+
Ca 75 - 200 mg/L 173.00 256.00 207.40 28.85
Mg 2+
150 mg/L 75.00 153.00 115.60 23.35
Na+ 200 65 159 101.8 29.34
K +
20 5 17 11.5 4.14
TH 10-50 F° 74.00 128.00 103.90 14.75
NH₄⁺ 0.05 - 0.5 0.00 0.02 0.013 0.007
-
Cl 200 - 500 mg/L 47 253 156.5 72.17
SO2-4 200 - 400 mg/L 550 780 680.8 65.30
NO-3  50 mg/L 37 108 83.8 19.08
HCO-3  350 mg/L 244 427 312.5 61.8

Tableau IV .3:Données statistiques de quelques caractéristiques physico-chimiques, années 2006


et 2014:
Compagne 2014 Compagne 2006
Ecart Ecart
Variable Min. Max. Moy. Min. Max. Moy.
type type
TDS 418 1713 1144.3 325.64 335 1212 931.3 264.53
T(c) 14 25 18.51 3.99 6.4 26.7 19.37 6.87
pH 6.51 7 6.81 0.16 6.83 7.69 7.25 0.33

CE 25°C 849.6 2519.9 2102.7 487.75 708.02 2398.36 1854.7 502.62

Ca2+ 136 288 205.1 50.24 109 299 216 59.7


2+
Mg 87 155 115.28 24.47 31 135 91.8 27.96
+
Na 45 270 116.7 64.95 16 255 123.77 100.7
k+ 5 35 13.7 9.34 5 35 15.22 9.54
NH₄⁺ 0,00 4,30 0,632 1,434 0,00 0,010 0,003 0,005
Cl- 106 266 182.4 51.9 165 288 213.33 38.81
So2-4 271.0 950.0 715.26 228.58 243 1114 548.3 314.79
No-3 36 150 93.6 29.13 19 222 111.3 61.36
Hco-3 219 317 274.4 34.22 171 378 285.77 55.52

61
Chapitre IV Résultats et discussion

Tableau IV.4:Données statistiques de quelques caractéristiques physico-chimiques, années 1996 et


1967 :

Compagne 1996 Compagne 1967


Ecart Ecart
Variable Min. Max. Moy. Min. Max. Moy.
type type
TDS 1206 3268 2044.2 595.76 318 7178 3299 2319.31

T(c) / / / / 16 21 19 1.29

pH 6.8 7.6 7.07 0.2 / / / /

CE 25°C 2007 5017.50 3107.13 853.19 1611 8775 4159 2185

Ca2+ 88 401 246.3 79.29 30 698 370 171.09

Mg2+ 54 190 121.4 42.09 51 638 223 168.35

Na+ 33 250 140.66 77.11 24 808 280 230.11

k+ 2 15 6.06 3.76 0 22 7 6.4

NH₄⁺ 0,00 0,20 0,093 0,070 0,00 0,200 0,094 0,066

Cl- 75 550 306.3 145.9 57 1882 492 511.7

So2-4 378 1415 832.06 270.63 432 3150 1500 868.9

No-3 22 240 81.13 70.37 0 535 88 125.8

Hco-3 60 205 107.6 34.86 38 234 163 57.81

Les résultats enregistrés dans ces tableaux montrent que les valeurs minimales,
maximales et moyennes des paramètres physico-chimiques des eaux des points d’eau étudiés
se situentdans les limites de la norme de potabilité Algérienne, à l'exceptionde la conductivité
électrique (CE) des années 1996 et 1967, les sulfates (So2-4), le calcium (Ca2+) et les nitrates
(No-3) des cinq années d’observation ont présentés des teneurs très élevées. Les concentrations
du magnésium (Mg2+) sont légèrement tolérées.
En générale, les valeurs moyennes de cations sont dans l'ordre d'abondance suivant
Ca2+> Na+> Mg2+> K+ tandis que les anions révèlent un ordre d'abondance comme suit
SO2-4> HCO-3 > Cl- pour les mesures des années (2006, 2014, 2018) et un autre ordre
d’abondance SO2-4> Cl-> HCO-3 pour les mesures des années (1967 - 1996).
Les valeurs d’écart type pour la conductivité électrique et les sulfates sont élevées par
rapport aux autres paramètres mesurés,montrantune différence entre lesvaleurs de paramètre
dans la même zone d’étude.

62
Chapitre IV Résultats et discussion

Les écart-typesde conductivité électrique (CE) à 25°C,de TDS et de SO2-4sont les plus
remarquables, et en deuxième rang se trouve les valeurs d’écart type de Ca2+, de Mg2+et des
[Link] écart-types indiquent soit la présence d’échanges entre les différentes nappes de
l’aquifère mixte (phréatique et profonde).

Figure. IV.1 Evolution temporelle les valeurs moyennes de Ca2+, Mg2+ et No-3

[Link].2 Evolution temporelle les valeurs moyennes de CE et So2-4

Les figures (IV.1-IV.2)montrent que les courbes d’évolution temporelle des valeurs
moyennes (de l’ensemble) du calcium (Ca2+) et des nitrates (No-3) dépassent les normes
algériennes. De même pour la courbe des sulfates (SO2-4), toutes ces valeurs dépassent

63
Chapitre IV Résultats et discussion

la norme (200 mg/l) ainsi que les valeurs de conductivité électrique en 1967 et 1996 qui ne
respectent pas la norme (2800 µs/cm).
Remarque :
Les valeurs moyennes pour l’ensemble de la zone d’étude montrent qu’il existe une
différence remarquable entre les données mesurées dans les années 1967 et 1996 d’unepart et
les données mesurées dans les années 2006, 2014 et 2018 de l’autre part. L’explication la plus
proche de la réalité est que les échantillons traités proviennent uniquement de la nappe
phréatique (profondeur inférieureà60m) par rapport aux échantillons d’eau de la nappe
profonde (s’appelle aussi l’aquifère mixte de Plio-Quaternaire).
IV.3Détermination des faciès hydrochimiques :
L’interprétation des faciès hydrochimiques est un outil utile pour la détermination de
la genèse et l’origine des paramètres chimiques des eaux souterraines et d'identifier
d'éventuels problèmes d’interaction eau /sol.
Dans le cadre de cette étude, nous avons utilisé le diagramme de Piper à travers le
logiciel d’hydrochimie (Diagramme 2).
Les éléments considérés sont Ca2+, , (Na++ K+) pour les cations majeurs et HCO3-
, (Cl-+NO3-) et SO42-pour les anions majeurs.
La projection dans le parallélogramme des points placés dans les triangles des anions
et des cations classe la solution en faciès suivant les ions prédominants.

D’après le diagramme de Piper (Figure. IV.3)pour les échantillons d'eau de l’année


2018 explique clairement les variations des concentrations des cations et des anions dans la
zone d'étude. Il montre que tous les échantillons ont un faciès chimique dominant de type
sulfatée et chlorurée calcique et magnésienne. Les eaux de la zone de Maadher ont une
tendance très remarquable vers la salinisation. Les cations sulfatée et calciques, marque la
totalité des forages représentés sur le triangle des cations, traduisant ainsi l'origine de ces
eaux.

La projection des résultats d’analyses chimiques montre que les eaux de la nappe du
Plio-Quaternaire sont caractérisées par l’abondance des ions (SO42- , , , , ).

64
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure. IV.3 Diagramme de Piper des eaux des nappes de la zone d’étude, année 2018.

Les paramètres d’analyse des eaux de l’aquifère Plio-quaternaire sur le diagramme


Piper(FigureIV.4) montre que les eaux des forages de la région de Maadher sont marquées
généralement par les sulfates qui s’accompagnent tantôt de calcium, tantôt des chlorures et
tantôt de magnésium, ceci est en liaison directe avec la présence des marnes gypseuses et des
formations carbonatées notamment les calcaires et les dolomies de l’Albien.

On remarque les échantillons d’analyse des années 1967 et 1996 sont plus sulfatés et chlorés
que les autres échantillons.

65
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure. IV.4 Diagramme de Piper des eaux des nappes de la zone d’étude.

IV.4. Analyses statistiques multivariées des variables physico-chimiques :

On traite les paramètres physico-chimiques des eaux souterraines des forages implantés
dans la région de Boussaâda par l’Analyse en Composantes Principales (ACP), dont l’objectif est
d’identifier les faciès hydrochimiques et l’interaction eau-roche afin d’expliquer l’occurrence de
tel élément par rapport à un autre.

(ACP) :

L’ACP consiste à déterminer la corrélation des variables et de regrouper ces


variablesen ensembles dans des familles de même origine. Ces ensembles des variables
nouvelles, appelées composantes principales, définissent des plans factoriels qui servent de
base à une représentation graphique plane des variables initiales. L’interprétation des résultats
se restreint généralement aux deux premiers plans factoriels, sous réserve que ceux-ci
expliquent la majeure partie de la variance du nuage des variables initiales.

66
Chapitre IV Résultats et discussion

IV.4.2 Application de L’ACP sur des données chimiques de la zone d’étude :

IV.4.2.1 Matrice de corrélation des valeurs :

D’après la matrice de corrélation calculée des paramètres, les coefficients de


corrélation varient entre 0.00 et 0.86. Les meilleures corrélations sont notées entre les sulfates
et les nitrates d’une part et lesbicarbonates et le chlorure d’autre part mais d’une façon
inverse.

Tableau IV5: Matrice de corrélation des principaux paramètres physico-chimiques:

Variable CE RS NH₄⁺ NO₃⁻ SO₄⁻² TH HCO₃⁻ Cl⁻ Ca²⁺ Mg²⁺ Na+ K+


CE 1,00
RS 0,69 1,00
NH₄⁺ 0,23 0,09 1,00
NO₃⁻ 0,61 0,46 -0,08 1,00
SO₄⁻² 0,83 0,52 0,13 0,86 1,00
TH 0,36 -0,19 0,06 0,57 0,63 1,00
HCO₃⁻ 0,02 0,25 -0,48 -0,24 -0,16 -0,49 1,00
Cl⁻ -0,33 -0,43 0,34 0,06 -0,12 0,37 -0,83 1,00
Ca²⁺ 0,49 0,43 0,38 0,54 0,52 -0,02 -0,25 -0,14 1,00
Mg²⁺ 0,12 0,02 -0,37 0,54 0,40 0,62 -0,16 0,39 -0,38 1,00
Na+ -0,16 -0,01 -0,36 0,18 0,26 0,22 0,08 -0,15 -0,12 0,26 1,00
K+ 0,25 -0,19 -0,21 0,33 0,53 0,55 -0,17 0,00 -0,02 0,38 0,55 1,00
La conductivité en S/cm à 25° C et le reste des valeurs en (mg/l).

Les coefficients de corrélation négatifs indiquent que les paramètres physico-


chimiques varient en sens inverse. Les coefficients proches de 1 indiquent une liaison linéaire.
L’analyse statistique en composantes principales pour les cinq périodes d’observation
(1967,1996,2006 ,2014 et 2018) a été réalisée sur 17 échantillons au maximum et 13 variables
+2 +2 - - -2 -
dont : la CE, le pH, TDS, Rs, Ca , Mg , Cl , HCO3 ,SO4 ,NO3 ,Na+,k+ et NH4+ à l’aide du

logiciel XLSTAT version 2014. Cette analyse permet de synthétiser et de classer un nombre
important de données afin d’en extraire les principaux facteurs qui sont à l’origine de l’évolution
simultanée des variables et de leur relation réciproque.

67
Chapitre IV Résultats et discussion

Elle permet de mettre en évidence les ressemblances entre deux ou plusieurs variables
chimiques au cours de leur évolution.
IV.4.2.2 Etude des variables et des individus de l’année 2018 :
Une étude statistique par l’analyse en Composantes Principales (ACP) appliquée sur
les données de l’année d’observation 2018 a montré que les premiers facteurs (Fac1, Fac2 et
Fac3) ont accumulé un pourcentage de 76.47 % de la variance et qui ont pu être exprimes.
Cette méthode consiste à réduire les paramètres physico-chimiques par corrélation, ce qui
permet de présenter géométriquement les paramètres principaux et les observations. Les
valeurs propres qui permettent d’apprécier la variance exprimée par chaque facteur et de
montrer l’importance du caractère représenté par l’axe factoriel par rapport aux autres sont
consignées dans le tableau suivant.

Tableau IV.6: Présentation des valeurs propres et pourcentage de la variance expliquée par les axes
principaux, année 2018:

F1 F2 F3
Valeur propre 4,023 2,806 2,347
Variabilité (%) 33,522 23,387 19,562
% cumulé 33,522 56,909 76,471

Du tableau IV.7, les meilleures corrélations du facteur F1 se font respectivement avec


les éléments NO-3,SO₄⁻²,Mg²⁺et K+concernant le facteur F2, il est bien corrélé avec les
élémentsCl-,Ca²⁺et Mg²⁺.Le facteur F3 est bien corrélé avec les élémentsNH₄⁺et HCO₃⁻.

Tableau IV.7:Corrélation entre les variables et les facteurs:


F1 F2 F3
CE 0,763 -0,497 0,087
RS 0,436 -0,734 -0,033
NH₄⁺ 0,084 -0,113 0,844
NO₃⁻ 0,905 -0,054 -0,017
SO₄⁻² 0,975 -0,166 -0,042
TH 0,717 0,548 0,023
HCO₃⁻ -0,313 -0,559 -0,686
Cl⁻ 0,049 0,762 0,563
Ca²⁺ 0,469 -0,520 0,455
Mg²⁺ 0,516 0,555 -0,339
Na+ 0,251 0,249 -0,607
K+ 0,556 0,377 -0,382

68
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure. IV.5 :Projection des variables sur le plan factoriel

IV.4.2.3 Etude des individus :

Le Tableau IV.8présente les coordonnées des observations (forages) par rapport

auxprincipaux plans (F1-F2), (F1-F3) et (F1-F4).

Tableau IV.8 :Coordonnées des observations.

Observation F1 F2 F3
F1 2,155 -1,727 -0,850
F2 0,248 -0,636 -1,468
F3 -2,105 0,086 3,078
F4 -4,944 -1,611 -1,359
F5 2,274 -2,814 0,573
F6 0,568 2,561 0,642
F7 0,891 -0,279 1,525
F8 0,221 2,279 -1,504
F9 0,158 0,942 1,050
F10 0,533 1,199 -1,687

69
Chapitre IV Résultats et discussion

L’application de l’ACP (Année 2018) montre les groupes suivants :

 Groupe n° 01 : ce groupe renferme les forages M1 285/255, MII bis 214/255, MIII
262bis/255, M 233/255 et M 236 bis/255 ;ces forages captent les eaux sulfatées
calciques.
 Groupe n° 02 : ce groupe comporte les foragesMaadher S. cheikh232, Maadher S.
cheikh234, Maadher S. cheikh236 ; ces forages captent des eauxles sels minéraux.
 Groupe n° 03: ce groupe comporte les forages,MI BIS 248/255 et MII 246/255 ; ces
forages captent des eaux carboniques.

[Link].6 Projection des observations sur le plan factoriel

IV.5Résultat et discussion :

IV.5.1 Interaction eaux/sédiments :

D’après la figure IV.7, l’origine de cette élévation de la conductivité est fortement influencée
par les sulfates que par les chlorures.

70
Chapitre IV Résultats et discussion

[Link].7Variation de la conductivité en fonction du rapport So42-/Cl- , (meq/l)

On a montré la variation du résidu sec en fonction des rapports des cations et anions,
que les sulfates (SO2-4 ) avec les bicarbonates (HCO-3), le calcium (Ca2+) et avec le
magnésium (Mg2+) sont supérieurs plus que deux fois au sodium et le potassium. La figure 7-
a montre l’importance des SO2-4 par rapport aux HCO-3 sur le RC. Même chose pour le Ca2+
par rapport au Mg2+ sur le TH.

IV.5.2 Origine de la qualité :

Dans la nature, les eaux souterraines sont plus ou moins minéralisées. Au cours de leur
trajet dans l’aquifère, les eaux dissolvent en quantités variables, en fonction de certains
paramètres (PH, T°, Pression, produits de solubilité, …). L’étude montre une croissance des
paramètres des sulfates, de calcium, de chlorure, de magnésium et des bicarbonates.

IV.5.2.1 Origine des éléments Ca2+, SO2-4et HCO-3 :

Le calcium tire son origine des carbonates et du gypse, la détermination de l'origine de


chaque concentration en Ca2+ est nécessaire pour connaître les mécanismes du chimisme de
l’aquifère.

Les eaux souterraines qui circulent dans les nappes proviennent des formations
sédimentaires Quaternaire et Mio-pliocène et aussi des échanges par drainance.

71
Chapitre IV Résultats et discussion

a)

b)

c)

Figure. IV.8 Relation entre Ca2+, SO2-4et HCO-3

72
Chapitre IV Résultats et discussion

IV.5.2.2 Origine des éléments HCO-3 , Cl- et SO2-4 :

Après avoir fait le point sur les origines des cations, on a essayé de représenter
l'évolution des anions en fonction de la conductivité. L'interprétation de la Figure 9-a montre
que la conductivité électrique n'évolue pas avec les bicarbonates, alors que les sulfates et les
chlorures croissent avec la salinité. Cette dernière est donc due aux éléments salifères.

a)

b)

Figure. IV.9 Evolution de la conductivité électrique en fonction des anions.

La réalisation de la courbe (HCO3-/ Cl- et SO42-) en fonction de laconductivité


électrique ne montre pas la présence claire des deux pôles. Le premier est carbonaté et se
caractérise par une dominance des ions HCO3- et le second est caractérisé par une dominance
des ions Cl- et SO42-.

73
Chapitre IV Résultats et discussion

Pour mieux comprendre les changements chimiques qui peuvent se produire dans l'eau
lorsqu’elle se déplace à travers l’aquifère, l’interaction de la chimie des minéraux peut être
examinée ([10], [17], [18]). Un aspect de ces interactions géochimiques est la dissolution ou
la précipitation des minéraux le long de trajets d'écoulement dans l’aquifère.L’indice de
saturation (IS) est un paramètre très important dans l’étude des équilibres eaux- minéraux
[19], [20].Il a indiqué que l'eau souterraine est sous-saturée en gypse (valeurs négatives de IS)
et en anhydrite (IS valeurs négatives). Ce qui montre que ces minéraux se dissolvent dans
2+
l'eau souterraine le long du chemin où il y a des fortes concentrations de Ca et SO42-. La
sous saturation vis-à-vis de l’halite (IS valeurs négatives) montre que la dissolution des sels
gemme est relativement importante dans les eaux souterraines ceci peut être expliqué par
l'augmentation des ions de chlorure et de sodium, ce qui indique un long temps de séjour.

IV.5.3 Pollution des nitrates :

Dans la figure IV.1, que les courbes d’évolution temporelle des valeurs moyennes de
nitrates (No-3) nous a montré un dépassement remarquable à la norme algérienne (50 mg/l). A
partir de cette information qui indique la présence d’une pollution sûre et qui date depuis des
dizaines d’années nous voudrons faire une étude descriptive sur la pollution des nitrates dans
cette région du bassin Hodna.

Basant sur des hypothèses (facteurs explicatifs) démontrant que les nitrates pouvaient avoir
des origines diverses dans notre région d’étude :
- Nitrates d’origine géologique sous forme des roches nitratées (Nitronatrite,
Nitrocalcite) qui peuvent être trouvées dans des nappes profondes ; ou provenant de sol-
forestiers anciens dans le sous bassin (transportés par les oueds de la région, par infiltration).
- Nitrates dus à l’intensification des cultures (fertilisés par l'homme), utilisation excessive
des matières organiques animales et des engrais de synthèse.
- Nitrates liés aux eaux usées (absence du réseau d’assainissement depuis des années
précédentes et la présence des fausses septiques (Maadher est une zone rurale)).
La figure IV.10permet de résumer les facteurs explicatifs influençant le problème de nitrates
dans notre zone d’étude. Suite aux potentialités hydriques de la région, l'agriculture irriguée
s'est développée depuis des dizaines d’années, deux aquifères sont présents : l'aquifère
phréatique et l'aquifère profond (Nappe mixte). Le premier a fortement diminué en raison de
l'abaissement régional par pompage.

74
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure IV.10Schémas explicatifs de la situation des nitrates dans la zone d’étude

Le profond montre une diminution des teneurs en sels. Actuellement, c’est la seule
ressource pour répondre aux besoins des agglomérations de la région. Son renouvellement est
assuré grâce à la grande extension du bassin versant. Il a progressivement diminué en raison
de la surexploitation en pompant de plus en plus de forages (ANRH). Le plus grand
abaissement de l'aquifère profond est observé dans la zone cultivée El Maadher, où une
agriculture intensive s'est développée avec l'augmentation de la population.
L’agriculture est actuellement à l’origine d’une pollution de l’eau préoccupante dans
certaines régions d’Algérie, et dans d’autres pays méditerranéens, où la pollution des eaux
souterraines est généralement liée aux nitrates et les pesticides. En régions arides et semi-
arides, les surfaces à hautes potentialités agricoles où les surfaces irriguées sont en nette
augmentation posent aussi le problème d’augmentation des teneurs en nitrates dans les eaux
souterraines. Les nouvelles exploitations agricoles de la zone Maadher ont donné naissance,
en une trentaine d’années, à un important bassin de production pour les cultures Ce niveau
d’intensification de l’agriculture s’est accompagné d’une application importante d'intrants
agrochimiques ce qui constitue une source potentielle de contamination des eaux souterraines
par les nitrates. En raison de la texture sableuse et de la faible teneur en matière organique en
relief, la fertilité du sol est faible avec une faible capacité de rétention d’eau ; des apports

75
Chapitre IV Résultats et discussion

d'engrais et d'amendements organiques sont donc nécessaires pour obtenir des rendements
corrects, mais la fertilisation est empirique. Néanmoins, l’excès d’azote dans les sols irrigués
suite aux amendements azotés pourrait constituer un problème environnemental pour les
systèmes hydrologiques.
Dans le sud de Hodna, les eaux souterraines de la nappe phréatique sont très peu
profondes et présentent une salinité élevée (l'aquifère est constitué de sables du Quaternaire et
d'argiles sableuses de faible épaisseur). L'aquifère profond est constitué de marnes et de
conglomérats intercalés (Tertiaire continental). Les composants du sol sont dominés par les
carbonates (calcite), le gypse et autres sels minéraux. Cette formation de 100 et 400 m
d’épaisseur repose sur presque toutes les formations plus anciennes. Il constitue le principal
aquifère pour la région, c'est un aquifère renouvelable. Sa recharge implique trois
contributions :
- infiltration d'eau d’oueds (Oued Boussaâda et oued Maîter) ;
- recharge profonde par les formations environnantes ;
- Infiltration directe des précipitations.
Par conséquent, les deux eaux souterraines peuvent communiquer et la contamination de
l'aquifère profond à partir de la surface est possible.
IV.5.3.1 Analyse des données de nitrate :
Les données d'archives des puits et des forages ont été collectées et de nouveaux forages ont
été échantillonnés. Les données d’archives concernent principalement l’aquifère phréatique
(profondeur inférieure à 100 m, années 1967 et 1996), et les forages qui sondent
principalement l’aquifère profond (profondeur supérieure de 100 m, le reste des années
d’observation 2006 à 2018), ces aquifères ne sont pas séparés par une formation imperméable.
La contamination de l'aquifère profond par la nappe phréatique est donc possible.

Tableau IV. 9Données statistiques de nitrates de la zone d’étude (Zone de captage), années 1967 au
2018

No-3
Min. Max. Moy. Ecart type
Année
1967 - 535 88 125.8
1996 22 240 81.13 70.37
2006 19 222 111.3 61.36
2014 36 150 93.6 29.13
2018 37 108 83.8 19.08

76
Chapitre IV Résultats et discussion

D’après le tableau IV.9, nous notons que les valeurs minimales de nitrate sont en
augmentation, les écarts-types sont en diminution et les concentrations moyennes sont
presque stables ; la pollution par les nitrates se répand de manière permanente dans l'aquifère
et l'homogénéité rattrape le milieu physique année après année. Alors que les espaces à
concentration inférieure se réduisent nettement au profit des espaces à concentration
supérieure.
Il semble que les valeurs moyennes de NO-3 ne soient pas significativement
différentes. Pour extraire des informations à partir de ces données, les distributions de
résultats doivent être étudiées plus en détail.
La figure IV.11montre des fortes concentrations en nitrates observées même à des
profondeurs supérieures à 150 m (années 2014 et 2018),ce qui montre la dégradation
qualitative de l'aquifère profond.

Figure IV.11L’évolution temporelle des nitrates au cours des cinq périodes d’observation

Les données d'archives des puits année 1967 (FAO) montrent que 41 % des
échantillons mesuraient déjà plus de 50 mg/l de NO-3 et 29 %, plus de 100 mg/l de NO-3 ; à
l'inverse, 59 % mesuraient moins de 50 mg/l de NO-3. L’eau de pluie contient des valeurs de
nitrates non nulles comprises entre 1 et 2 mg/l, en raison de l'oxydation naturelle du N.
atmosphérique. Cela signifie que, dans certains cas, les cycles biogéochimiques sont
suffisamment efficaces pour absorber tous les nitrates présents dans le sol.

77
Chapitre IV Résultats et discussion

Les données de 1996 indiquent 26.66 % des échantillons contenant plus de 100 mg/l
de NO-3, 53.33 % des échantillons contenant plus de 50 mg/l de NO-3 et 46.66 % moins de 50
mg/l de NO-3.
Suivant le tableau que la comparaison des fréquences cumulées des concentrations en
nitrates montre clairement une diminution des valeurs d’écart type de 1996 à 2018. Bien que
les connaissances détaillées sur la nature exacte de l'aquifère exploité par chaque forage
fassent défaut, des concentrations importantes en nitrates sont observées même à des
profondeurs importantes (plus de 100 m de profondeur), qui montre la dégradation qualitative
de l’aquifère profond. Cela peut être attribué au développement des cultures irriguées, à
l’augmentation de la population et au changement d’utilisation des terres.

Tableau IV. 10Répartition des échantillons en pourcentages de nitrates, années 1967 au 2018

No-3 % des échantillons % des échantillons % des échantillons


Année Inf. de 50 mg/l sup. de 50 mg/l sup. de 100 mg/l
1967 59 41 29
1996 47 53 27
2006 22 78 66
2014 10 90 30
2018 10 90 10

La concentration en nitrates dans les aquifères est susceptible de décroître par effets
physiques (diffusion, dispersion) ou dénitrification liée à des phénomènes biochimiques, mais
les études de cas sont encore trop peu nombreuses afin d’en tirer des conclusions et être
certain qu’il ne s’agisse pas simplement d’une pollution retardée qui se propagerait en
profondeur sous l'effet de pompages prolongés.
De grandes valeurs sont observées dans le nord et l'est où les populations sont rassemblées
près des zones purement agricoles. Cela peut donc être attribué à la contamination d’origine
agricole.
Des recherches plus approfondies devraient être entreprises sur le cycle de l'azote et la
fertilisation azotée, en tenant compte des spécificités des conditions arides, afin d'obtenir des
références agronomiques locales.

78
Chapitre IV Résultats et discussion

En conclusion, nous souhaitons que cette contribution hydrochimique que nous avons
menée au niveau de la plaine de Boussaâda se trouvant en étage bioclimatique aride, a apporté
un certain nombre d’informations supplémentaires et de précisions qui pourront orienter les
futurs travaux dans le domaine de la lutte contre la contamination des eaux souterraines et la
gestion de ces ressources.

IV.5.3.2 Analyse des facteurs explicatifs de la pollution nitrique des eaux souterraines :

 Facteur d’intensification des cultures (fertilisés par l'homme).

La figure suivante montre le sens de propagation des concentrations en nitrates suivant le


chemin supposé pour montrer l’effet du facteur d’intensification des cultures dans la zone
cultivée sur le champ potentiel de captage et qui est destiné aux agglomérations de la ville de
Boussaâda.

Figure IV.12 L’évolution temporelle des nitrates au cours des années d’observation 2004-2018
suivant le chemin sectionné entre les forages F1, F7, F6

Cette contamination anthropique pourrait être due à l’utilisation excessive de matières


organiques animales et des engrais de synthèse, ou d'infiltration de l'eau des fosses septiques.

79
Chapitre IV Résultats et discussion

Ce danger est renforcé par la texture sableuse et l’irrigation directe par gravité, car l’irrigation
est toujours excessive par rapport aux besoins de la plante et à la capacité de rétention d’eau.
Au cours de la période d’observation 2004-2018 pour les forages de l’aquifère profond, nous
notons que les concentrations de ces forages sont dans l’ordre suivant F1  F7  F6 , ce qui
peut expliquer la présence du facteur de fertilisés par l'homme.

 Facteur du réseau hydrographique (alimentation des aquifères)

Suivant la direction principale du courant souterrain qui alimentant les aquifères (des
piémonts du sud vers le chott), les concentrations de nitrates devraient normalement être plus
faibles du sud au nord, dans la direction du chott. Cette hypothèse renforce la présence de
l’effet de la zone agricole, dans le cas contraire, la présence de fortes concentrations en
nitrates en amont de la zone d’étude ouvre la possibilité de la présence d’une source des
nitrates en amont du sous bassin de Boussaâda. Nous notons que les concentrations de ces
forages sont dans l’ordre suivant F6  F3  F5  F1, ce qui peut expliquer la présence du
facteur.

Figure IV.13 L’évolution temporelle des nitrates au cours des années d’observation 2004-2018
suivant le chemin sectionné entre les forages F6, F3, F5, F1

80
Chapitre IV Résultats et discussion

Cette étude descriptive, bien que la comparaison directe des valeurs ait révélée des
faibles différences, l'analyse de distribution détaillée montre une extension de la
contamination des eaux souterraines par les nitrates. Cette extension progresse verticalement
et latéralement. Il est possible que des concentrations en nitrates observées dans l'aquifère
profond en 2004 jusqu’au 2018 a une source en amont de la zone d’étude, comme il est
possible d’avoir plusieurs sources de pollution (présence d’effet cumule). Cela indique une
contamination qui nuit gravement à la santé publique.

[Link] :

Dans ce chapitre nous avons fait une étude hydrochimique des eaux souterraines de la plaine
de Maadher.
D’après l’analyse des diagrammes de PIPER on constate que la tendance de la majorité
des eaux souterraines deMaadher est sulfaté calcique et magnésienne.
Et d’après l’analyse des données statistiques des éléments physico-chimique on
remarque que les teneurs des éléments sont élevées et dépassent la norme de l’OMS tels que
calcium, magnésium, sulfate, nitrate et la conductivité électrique dans tous les forages étudiés.
Cette augmentation est due à l’influence des formations géologiques et résultent de la
dissolution des roches carbonatées, Par contre les teneurs élevées des sulfates d’une origine
des marneux et des argiles appartenant à la série des alternances calcaires et marnes de la zone
d'étude ainsi en présence des terrains agricoles d’où l’utilisation des engrais et les fumiers.
Les teneurs élevées des nitrates sont en liaison avec la répartition des terrains
agricoles d’où l’utilisation des engrais, les fumiers et le rejet des eaux usées de
l’agglomération dans des fosses septiques ce qui influence la qualité des eaux souterraines
rendent les nocive.

81
Conclusion générale
Conclusion générale

L’étude que nous avons entreprise dans la région de Boussaâda, nous a permis
d'approfondir les connaissances des différents paramètres hydrochimiques concernant les
eaux souterraines de la nappe de Maadher ainsi les principales sources de pollution dans la
région.

L’étude de la contamination des eaux destinées à la consommation a permis de dégager les


principales sources qui sont l'absence de l'assainissement l’utilisation des engrais organiques
et inorganiques en raison d’une forte activité agricole qui menaçant actuellement les
ressources en eaux de la région.

La zone d'étude fait partie de climat aride froid à l'hiver et chaude à l'été.

L’interprétation de diagramme de PIPER a montré que les éléments (Ca2+, Mg 2+, Cl- et
SO42-) sont les éléments dominants donc les eaux souterraines de cette région fait partie de la
famille chimique Chlorurée sulfatée calcique et magnésienne.

La plupart des échantillons prélevés présentent une eau de qualité mauvaise pour la
consommation sa concentration de nitrate dépassent les normes algérienne de potabilité.

Donc Avant toutes consommation d’eau, il est indispensable de procédée au contrôle de sa


qualité aussi bien physico-chimique que microbiologique. La négligence de ce contrôle
provoquerait l’apparition de maladies à transmission hydrique chez la population en cas de
consommation d’eau polluée. Pour limiter des dépenses faramineuses en matière de santé lors
d’apparition des maladies survenues suite à la consommation des eaux polluées il est
nécessaire de lancer des compagnes de sensibilisation vis-à-vis la population vivante dans des
conditions d’hygiène non conforme aux normes internationales.

Il est de ressort de toutes les instances concernées par le suivi et le contrôle de la qualité des
eaux de mettre les bouchées doubles pour sauver les vies humaines.

84
Annexe
Annexe 01 :
Annexe n° 2

Matrice et Coefficients de corrélation :

Le coefficient de corrélation c’est un coefficient qui permet de démontrer la


relation entre deux variables dont il est donné par la relation suivante :

k rxy=

r : Coefficient de corrélation.

: Moyenne arithmétique de la première variable.

: Moyenne arithmétique de la deuxième variable.

k : Nombre de séries.

: Le produit de la covariance des variables x et y.

1-Lorsque la valeur de ce coefficient ( rxy) est inférieure à 0.5 on peut dire que la
corrélation linéaire entre ces deux variables (x , y) est faible.

2-Lorsque la valeur de ce coefficient est supérieure à 0.5 on peut dire que la corélation
linéaire entre ces deux variables est forte.

3-Lorsque la valeur de ce coefficient est négative, il indique que le paramètre physico-


chimique y varie en sens inverse du paramètre x et on parle alors de corrélation négative.

4-Si le coefficient est proche de 0, les deux paramètres sont linéairement indépendants
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE :

[1] analyse statistique multivariee des eaux souterraines de la région de


Boussaâda Helali Nour El Houda.

[2] APC de M’sila.

[3] Station météo de Bou-Saâda 2018

[4] [Link] «contribution à l’étude de la contamination des eaux souterraines à


usage agricole par les nitrates dans la plaine de Boussaâda (Sud-Est Algérien)

[5] Allal hamza, Tahir Farid « Qualité des eaux souterraines du bassin EL
HODNA (zone d’étude : Boussaâda et Sidi Aissa). Mémoire d’ingénieur 2008.

[6] A. Benrabia. Mémoire de master en hydraulique «Etude de la qualité des


eaux souterraines de la région de Boussaâda Wilaya de M’Sila» université de
M’sil (2012/2013).

[7] Qualité des eaux souterraines de la zone Msila Melle Samia Aouina ; makri
Fatima Zohra.

[8] Direction générale de la forêt d’antenne M’sila

[9] L’ANRH Agence nationale des ressources hydriques

[10] Derekov A M (1973) Etudes hydrologiques dans le bassin du chott et


Hodna. FAO

[11] TARDAT Henry M (1992) Chimie des eaux, le griffon d’argile. Canada

[12] RODIER .J, l’analyse de l’eau ; eaux naturelles ; eaux résiduaire ; eaux de
mer ; édition dunod, 8eme édition ; pages (945 à1075), 1976.

[13] Journal officiel 2011.


[13] Brech et Messaoud 2006.

[14] Bouchenouk, 2013.

[15] Miller et al, 1979.

[17] Castany, G (1982) Principe et méthodes de l’hydrogéologie. Dunod, Paris,


238 p.
[18] GOUAIDIA L et al. (2004) : Application des méthodes statistiques pour
expliquer le chimisme de la nappe alluvionnaire de Meskiana. Colloque
international Terre et [Link]é de Annaba 04, 05& 06décembre 2004.

[19] Belkhiri L, Boudoukha A and Mouni L (2010) Groundwater quality and


its suitability for drinking and agricultural use in Ain Azel plain, Algeria.
Journal of Geography and Regional Planning Vol. 3(6), pp. 151-157

[20] Rouabhia A, Djabri L, Hadji R, Baali F, Fehdi C & Hani A (2010)


Geochemical characterization of groundwater from shallowaquifer surrounding
Fetzara Lake N. E. Algeria.
‫ملخص‬

‫ والتً تستخدم‬.)‫تهدف هذه المذكرة إلى دراسة تطور تلوث المٌاه الجوفٌة عن طرٌق النترات لمنطقة المعذر (بوسعادة‬
.‫بشكل رئٌسً من اجل الري و الشرب‬

‫ عٌنة من هذه المٌاه خالل‬51 ‫ تم إجراء تحالٌل فٌزٌوكٌمٌائٌة من‬،‫لتقٌٌم تأثٌر النترات على المٌاه الجوفٌة لسهل بوسعادة‬
‫ الهدف من أخذ العٌنات هو تحدٌد البدنً والبٌانات الكٌمٌائٌة والبكترٌولوجٌة ومقارنة النتائج التً تم‬8154‫سنة و‬
‫ تظهر‬5523 ‫و‬5552 .8112. 8152 ‫ بالنتائج التً تم الحصول علٌها من حملة االعوام‬8154 ‫الحصول علٌها من حملة‬
‫الدراسة أن تلوث المٌاه له عدة أصول من بٌنها االصل الزراعً بسبب االستخدام المكثف لألسمدة العضوٌة وغٌر‬
.‫العضوٌة لألغراض الزراعٌة‬

‫ المٌاه الجوفٌة‬، ‫ الجودة الفٌزٌائٌة‬، ‫النترات‬، ‫ التلوث‬، ‫المعذر‬، ، ‫ بوسعادة‬:‫الكلمات المفتاحٌة‬

Résumé

Le but de cette mémoire est d’étudier l’évolution de la contamination des eaux souterraines
par les nitrates dans la région Maadher (Bousaada) qui sont principalement utilisés pour
l'irrigation et la consommation.

Pour évaluer l'effet des nitrates sur les eaux souterraines afin de faciliter leur utilisation, des
analyses physico-chimiques de 15 échantillons de ces eaux ont été effectuées au cours de
l'année 2018. Le but de cet échantillonnage est d'identifier les données physiques, chimiques
et bactériologiques et de comparer les résultats obtenus lors de la campagne 2018 avec ceux
de la campagne 2014. 2006. 1996 et 1967 L'étude montre que la pollution de l'eau a plusieurs
origines, notamment d'origine agricole, en raison de l'utilisation intensive d'engrais
organiques et inorganiques à des fins agricoles.

Mots-clés: Boussaâda, Maadher, pollution, nitrates, qualité physique-chimique, eaux


souterraines

Abstract

The purpose of this note is to study the evolution of groundwater contamination through
nitrates to the area of Al-Maadher (Bousaada) which are mainly used for irrigation and
drinking.
To evaluate the effect of nitrates on groundwater for easy operation, physiochemical analyzes
of 15 samples of this water were conducted during the year 2018. The aim of the sampling is
to identify physical, chemical and bacteriological data and compare the results obtained from
the 2018 campaign with the results obtained from the 2014 campaign 2006. 1996 and 1967
The study shows that water pollution has several origins, including agricultural origin due to
the intensive use of organic and inorganic fertilizers for agricultural purposes.
Keywords: Bousaada, Maadher, pollution, nitrates, physical quality, groundwater

Common questions

Alimenté par l’IA

Les nappes phréatiques de la région de Bou-Saada sont principalement touchées par la pollution chimique due aux nitrates et aux pesticides, issus de l'agriculture intensive et des rejets domestiques et industriels. Les nitrates proviennent essentiellement d'engrais de synthèse, d'amendements organiques, et de l'intensification des cultures, tandis que les pesticides sont le résultat d'intrants chimiques agricoles mal gérés .

L'industrie agroalimentaire a un impact économique positif sur la région de Maadher en créant des emplois grâce à des investissements dans la transformation de produits agricoles comme les abricots et dans l'industrie laitière. Des entreprises comme Cevital, Amor Benamor, et la laiterie Soummam contribuent au développement économique local et rendent la région attractive pour les investissements .

Les caractéristiques des unités géomorphologiques telles que les cônes et glacis d'accumulation influencent la gestion des ressources en eau en déterminant les zones de recharge et de drainage pour les aquifères. Les unités avec des matériaux éoliens et chotteux affectent la filtration et la rétention d'eau, tandis que les formations à matériaux fin et accumulations gypseuses influencent l'infiltration et la qualité de l'eau en termes de salinité .

La pollution par les nitrates entraîne une eutrophisation des eaux de surface, qui favorise le développement des algues et réduit la luminosité et l'oxygène dissous, affectant ainsi la faune aquatique. Dans les sols et les écosystèmes terrestres, les nitrates modifient les conditions d'oxydo-réduction et induisent des déséquilibres écologiques en altérant l'écosystème et en augmentant les risques de méthémoglobinémie dans la faune terrestre .

Les formations géologiques de la région, à partir du Miocène, incluent des dépôts de sédiments détritiques et de couches de calcaire, qui ont été modifiées structurellement par diverses étapes tectoniques jusqu'à présenter une diversité lithologique complexe au Quaternaire. Ces transformations comprennent le dépôt successif de matériaux grossiers puis plus fins, et l'érosion et redépôt par des processus éoliens et hydriques .

L'érosion éolienne, causée par la texture sableuse et le travail du sol, affecte les paysages géologiques en lessivant les sels en profondeur et en transportant des limons. Ce processus constant entraîne la formation de collines rocheuses, de grand glacis composés de sable, de graviers, et de cailloux cimentés, et impacte la sédimentation .

Les défis de la gestion durable des aquifères incluent la réduction de la salinité élevée due à la surexploitation et la gestion de la recharge souterraine en maintenant l'équilibre entre l'évaporation naturelle du Chott et l'infiltration des précipitations et des oueds. La pollution par les nitrates, due à l'agriculture intensive, et les changements d'utilisation des terres sont également des enjeux majeurs à aborder pour une gestion durable .

L'évolution tectonique du bassin El Hodna, marquée par cinq phases distinctes (lamarienne, atlantique, miocène, pliocène, et quaternaire), a entraîné une grande complexité dans la structure du bassin. Cette activité tectonique façonne les caractéristiques géomorphologiques actuelles du bassin telles que les piedmonts, plaines, chotts, et les R’mel, en modifiant la disposition stratigraphique et les formations géologiques sur la surface .

La gestion des ressources en eau, marquée par la surexploitation et l'infiltration intensive des eaux, affecte l'exploitation agricole en augmentant la salinité des nappes phréatiques et en introduisant des polluants comme les nitrates et pesticides. Cela compromet la qualité de l'eau nécessaire pour l'irrigation, impactant ainsi les rendements agricoles et poussant les agriculteurs à des pratiques plus intensives qui aggravent davantage la pollution .

L'étude géologique permet d'identifier la structure et la potentialité des aquifères exploités en révélant les formations perméables telles que les formations détritiques et fissurées qui peuvent servir d'aquifères, ainsi que les formations imperméables qui jouent un rôle de toit ou de substratum. L'étude tectonique renseigne sur la géométrie des différents aquifères et comment les failles influencent cette géométrie en créant des fossés d'effondrement ou de soulèvement, facilitant ainsi la communication probable entre les aquifères .

Vous aimerez peut-être aussi