Université Cadi Ayad
Faculté des Sciences et Techniques de Marrakech
Année universitaire : 2024-2025 Responsable : I. El-Aboudi
TD : Dynamique des fluides-Rhéologie
Exercice 1
PL
Un tube vertical de diamètre intérieur 50mm, débite de l’huile à Q = 4 m3/h.
1 / En supposant que le fluide est newtonien et incompressible, déterminer
le profil de la vitesse dans la conduite. L
2/ Calculer la vitesse moyenne et la vitesse maximale
3/ Déterminer le profil de la force exercée par le fluide sur un mètre de conduite. P0
Q
Données : =930 kg/m3, µ = 0.092 P.o
Exercice 2
Ecoulement dans un tube cylindrique d'un fluide en loi de puissance : On considère un
écoulement dans un tube cylindrique de rayon R induit par une différence de pression p sur
une longueur L (voir la figure).
1. En considérant que l'écoulement est laminaire, montrer que pour un fluide en loi de
puissance = kn avec un taux de cisaillement = -(dVz/dr), la variation de la vitesse
du fluide est donnée par:
1 1
1/ n 1 1
P R n r n
Vz
2 LK 1
1
n
2. Quel est le profil de vitesse pour un fluide newtonien (n = 1) ? et pour un fluide
rhéofluidifiant (n =1/3), un fluide dilatant (n = 3), un fluide à dilatance infinie ?
3. Montrer que le débit volumique de fluide Q est donné par :
1/ n
pR R 3
Q
2 LK 1
3
n
Montrer que l'on retrouve bien la loi de Poiseuille pour un fluide newtonien.
Exercice 3
Ecoulement de boues de forage : Les boues de forage utilisées dans l'exploitation pétrolière
sont des suspensions concentrées de particules solides. Leur comportement rhéologique est
non newtonien et leur rhéogramme (caractéristique contrainte - gradient de vitesse) met en
évidence l'existence d'une contrainte seuil en dessous de laquelle le fluide ne s'écoule pas. Au
delà de la contrainte seuil, on peut représenter le comportement du fluide par une relation
linéaire (fluide de Bingham).
Le problème de l'écoulement des boues de forage dans un milieu poreux (comme c'est le cas
dans un puit de forage) peut se ramener schématiquement à l'écoulement dans une série de
tubes de section circulaire. Pour simplifier encore, nous considérons l'écoulement stationnaire
dans un tube cylindrique de rayon R induit par une différence de pression p sur une longueur
L (voir la figure ci-dessous) d'un fluide de Bingham.
1- À partir de la relation de Rabinowitch et pour un fluide de Bingham, montrer que le
débit s’écrit:
R 3 2
. R 3
Q 0
p
d
p
2 ( c ) d
3
p µ p 3p c
2- En rapportant le débit à son expression pour le fluide newtonien Qp (loi de Poiseuille),
montrer qu'on obtient :
Q 4 c 4
1 c
Qp 3 p 3 4p
Tracer : Q/Qp = f (p/c).
3- Montrer que pour un gradient de pression donné, le fluide ne s'écoule que dans des
tubes de rayon supérieur à un rayon critique que l'on déterminera.
4- On fait couler de la boue de forage, dont les caractéristiques sont données dans le
rhéogramme de la figure, dans un milieu poreux de R = 10 cm, avec une différence de
pression entre entrée et sortie de 7 bars. Quel est le diamètre minimal des pores dans
lesquels s'écoule la boue? Quelles informations sur la distribution de taille des pores
peut-on obtenir à partir de la relation expérimentale débit-différence de pression?
Rhéogramme d'une boue de forage. La courbe en trait pointillé est un modèle de Bingham
avec : c = 8,67 Pa et µp = 0,245 Pa.s.
Exercice 4 : Course entre un fluide newtonien et un fluide non-newtonien
On considère deux tubes verticaux identiques ouverts sur le haut et comportant deux
robinets identiques en bas. Ces deux tubes sont remplis à la même hauteur d'un liquide
newtonien pour le tube de gauche et d'un liquide non-newtonien pour le tube de droite. Les
robinets sont ouverts simultanément. Au début, le fluide non-newtonien s'écoule plus vite
mais quand la hauteur de liquide devient plus faible, il ralentit par rapport au fluide newtonien
et à la fin c'est le liquide newtonien qui gagne en s'écoulant plus vite. Quel est le type de
fluide non-newtonien? Expliquer l'expérience. Donner un exemple de fluide ayant un
comportement rhéologique semblable.
Exercice 5
Les mesures de la contrainte et de la vitesse de cisaillement d’une solution aqueuse
polymérique à 291K sont données dans le tableau ci-dessous.
1- Tracer le rhéogramme en cordonnées log-log.
2- Le modèle de puissance permet-il de décrire les résultats pour l’ensemble des vitesses de
cisaillement ? Déterminer les paramètres du modèle K et n.
3- Pensez-vous que le modèle d’Ellis conduit à un meilleur ajustement de ces résultats ?
Commenter et déterminer les paramètres du modèle d’Ellis.
Exercice 6
On étudie une encre d’imprimerie à l’aide d’un viscosimètre rotatif dont les
caractéristiques sont données par le constructeur :
- Vitesse de cisaillement = 7,50. ( : vitesse de rotation du mobile en rad /s, en s-1)
- Contrainte de cisaillement en Pa = 16,2.103 C (C : couple résistant s’exerçant sur le
mobile en N.m).
- On a relevé les valeurs suivantes :
(rpm) 105C (m.N)
10 0,68
16 0,99
23,5 1,13
37,5 1,40
44 1,54
52 1,71
58 1,84
66 1 ,95
72 2,10
79 2,23
86 2,34
92,5 2,44
100 2,54
1- Tracer le rhéogramme = f () (la courbe ne passe pas par zéro)
2- Montrer que l’encre est un fluide de Bingham. Déterminer le seuil d’écoulement c en
Pa et la viscosité plastique µp en Pa.s.
3- On considère que lors de l’impression, le rouleau encreur exerce sur la surface de
papier une contrainte de cisaillement de l’ordre de 0.4 Pa; évaluer graphiquement la
viscosité de l’encre sous cette contrainte. Conclusion.
4- On considère que l’encre déposé sur une épaisseur de 1µm sur du papier, subit une
contrainte de cisaillement en surface de l’ordre de 0.1 Pa. Evaluer graphiquement la
viscosité de l’encre sous cette contrainte. Conclusion.
Exercice 7
(s-1) (Pa)
50,4 2180
154 3080
268 3620
522 4340
1030 4820
2130 5480
On a étudié un mélange d’huile minérale et d’éthylcellulose sous différentes vitesses de
cisaillement, on a obtenu les résultats présentés dans le tableau ci-dessus. Déterminer le
comportement rhéologique du fluide et donner l’expression de sa viscosité apparente.
Remarque : Dans le cas d’un fluide plastique décrit par la loi d’Hercheley-Bulkley, « n »
n’est pas constante aux faibles vitesses de cisaillement, sauf s’il s’agit d’un fluide plastique de
Bingham.
Exercice 8
Les résultats des mesures par un rhéomètre capillaire effectuées sur le polyéthylène à l’état
fondu à 190°C et à forte pression sont donnés dans le tableau ci-dessous.
Déterminer le comportement rhéologique du polymère dans ces conditions de T et P.
Exercice 9
Une solution de polymère de densité 1075 Kg/m3 est pompée à un débit de 2500 Kg/h à
travers une conduit cylindrique de diamètre interne 25 mm. L’écoulement est laminaire, et le
comportement rhéologique de la solution peut être décrit par la loi de puissance ayant les
paramètres suivants : n = 0.5 et k = 3 [Link]
Calculer la perte de charge à travers cette conduite de longueur 10m et la vitesse maximale
d’écoulement. Quelle serait la perte de charge si le diamètre de la conduite est 37 mm (même
débit).
Exercice 10
On a réalisé l’étude d’une boisson lactée grâce à un rhéomètre cône /plateau à vitesse
imposée. Une première série de mesures a été réalisée, les résultats sont donnés dans le
tableau ci dessous.
1- Les valeurs de la contrainte de cisaillement sont exprimées en D/cm², soit dyne/cm²,
sachant que 1 dyne = 10-5N, convertir les données en Pa. Compléter le tableau 1.
2- Définir la viscosité dynamique. Calculer les valeurs des viscosités (compléter le
tableau)
3- Quel type de comportement rhéologique traduisent les valeurs trouvées ?
4- Montrer, grâce à une transformation mathématique adéquate, que le comportement
peut être modélisé par la relation = K.n. Déterminer les constantes n et K dans le
système d’unité international.
On a ensuite approfondi l’étude de ce produit en lui faisant subir la procédure décrite dans le
tableau 2. Les mesures ont été faites aussitôt après celles du tableau 1. On prend = 3° angle
entre le cône et le plateau.
a- Tracer l’allure de la courbe = f () pour la phase 1. Cette phase peut se décomposer en
deux parties qu’il faut distinguer et donner leurs noms. Comment appelle-t-on l’ensemble de
la courbe ?
b- Que peut-on en conclure ? Expliquer ce qui se passe au niveau microscopique.
c- Commenter la mesure obtenue à 17 :03 :00. Commenter les mesures suivantes, expliquer ce
qui se passe au niveau microscopique.
d- A partir de l’ensemble de l’étude, quelle propriété peut-on déduire pour cette boisson ?
Nommer ce type de comportement et rappeler sa définition.
Contrainte de cisaillement Vitesse de cisaillement (s-1) Viscosité dynamique (Pa.s)
D/cm² N/m² ou Pa
38,4
5,21
76,8
8,15
115,2
10,7
153,6
13
192
15,3
230,4
17,3
heure mesure vitesse RPM µ (Pa.s)
16:47:00 10 0,133
16:47:30 20 0,0987
16:48:00 30 0,0864
16:48:30 40 0,0798
16:49:00 50 0,075
16:49:30 60 0,0715
16:50:00 50 0,0731
16:50:30 40 0,0769
16:51:00 30 0,0828
16:51:30 20 0,0921
16:52:00 10 0,114
Repos 11 min
17:03:00 10 0,136
17:04:00 10 0,133
17:05:00 10 0,132
17:06:00 10 0,131
Exercice 11
Lors de son passage sur la machine, une pâte à papier a posé les problèmes suivants:
- pour une vitesse de défilement du support de l’ordre de 1200 m/min (couchage à
grande vitesse), il se forme des " grattons " sous la lame ce qui engendre des stries
(plis) au niveau du papier couché.
Cette solution a fait l’objet d’une étude rhéologique sous haut cisaillement, au moyen d’un
viscosimètre à extrusion capillaire. On l’a comparé à une sauce de référence qui ne pose
aucun problème dans les mêmes conditions opératoires de couchage du papier. L’examen
rhéologique donne les résultats suivants à 25°C:
(s-1) µapp (SSP) (Pa.s) µapp (SAP) (Pa.s)
100 0,15 0,12
200 0,148 0,145
300 0,146 0,17
400 0,144 0,195
500 0,142 0,22
600 0,141 0,245
700 0,1405 0,27
800 0,14 0,28
900 0,14 0,285
1000 0,139 0,29
1500 0,139 0,3
SSP : solution sans problème, de référence
SAP : solution avec problème.
Ce comportement était-il prévisible ?
Exercice 12
Les propriétés rhéologiques d’une suspension d’argile peuvent être décrites par la loi de
puissance ou le modèle plastique de Bingham pour de vitesses de cisaillement allant de 10 à
100 s-1. Si la contrainte critique est 15Pa et la viscosité plastique vaut 150mPa.s, quels
seraient les valeurs d’indice d’écoulement et de la consistance du fluide.
Calculer la perte de charge si la suspension s’écoule en régime laminaire dans une conduite
cylindrique de diamètre interne 40 mm et de longueur 200 m, ou la vitesse maximale vaut
0.6m/s. Calculer la vitesse maximale d’écoulement pour cette même perte de charge si le
comportement rhéologique de la suspension est décrit par la loi de puissance.