UNIVERSITE DE TLEMCEN
Faculté de Technologie - Département de Génie Civil
Cours M1 VOA
Géotechnique Routiere
Chapitre :
LE COMPACTAGE
Mme BENDI-OUIS A.
PARTIE 1: RAPPELS
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C’EST QUOI LE COMPACTAGE ?
Le compactage est l’ensemble des opérations
mécaniques qui conduisent à accroitre la densité en
place d’un sol.
Ce qui conduit à réduire son volume (donc son
indice des vides).
Cette action augmente la compacité du sol, donc:
• resserre la texture du matériau,
• réduit les possibilités de déformation du terrain
• et améliore sa capacité portante.
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DOMAINES D’APPLICATION
Dans le génie civil, on peut distinguer deux domaines
principaux d’application du compactage :
le domaine des chaussées,
le domaine des grands terrassements, remblais, barrages,…
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OBJECTIFS DU COMPACTAGE
Cette densification n’est pas le but final, mais on
cherche à améliorer certaines caractéristiques.
En général, après le compactage on obtient:
• Une augmentation de la résistance au cisaillement.
• Une augmentation de la densité.
• Une diminution de la perméabilité.
• Une diminution de la compressibilité
• Une augmentation du potentiel de gonflement.
N.B: L’opération de compactage conduit à une
diminution des vides remplis d’air sans expulsion
d’eau. 5
FACTEURS D’INFLUENCES ?
Plusieurs facteurs influent sur le compactage:
1. La teneur en eau
2. La nature du sol
3. L’énergie de compactage
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FACTEURS D’INFLUENCES
1. TENEUR EN EAU
Coté sec: l’eau joue un rôle
lubrifiant non négligeable
et la densité sèche
augmente avec la teneur en
eau.
Coté humide: Lorsque la
teneur en eau est élevée,
l’eau absorbe une partie
importante de l’énergie de
compactage sans aucun
profit de plus elle occupe la
place des grains solides
(aucun tassement possible)
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FACTEURS D’INFLUENCES
2. NATURE DU SOL
De façon générale:
• la courbe Proctor est très aplatie pour les sables
• par contre présente un maximum très marqué pour les argiles
plastiques.
Pour les matériaux à courbe Proctor aplatie, le compactage est peu
influencé par la teneur en eau. Ces matériaux (courbe Proctor
aplatie) constituent donc à priori les meilleurs remblais d’un point
de vue tolérance à l’exécution, car peu sensibles à la teneur en eau.
Mais, par contre, il est plus difficile d’améliorer les caractéristiques
de ces sols (Energie de compactage à fournir plus importante).
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FACTEURS D’INFLUENCES
2. NATURE DU SOL
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FACTEURS D’INFLUENCES
2. NATURE DU SOL
A noter que :
Suivant la teneur en eau du sol compacté par rapport à wopt , on
obtient pour les sols fins les perméabilités suivantes :
Coté sec: forte perméabilité
Coté humide : faible perméabilité
Ainsi pour un barrage en terre, on recherche une faible perméabilité
et il faut compacter du côté humide.
Dans les travaux routiers, on recherche au contraire un sol plutôt
perméable, pouvant drainer facilement : on compacte donc côté sec
(de la courbe Proctor).
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FACTEURS D’INFLUENCES
3. ENERGIE DE COMPACTAGE
E1< E2< E3
Pour un sol donné, si l’énergie augmente, le poids volumique
maximum augmente et les courbes deviennent plus pointues.
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ENVELOPPE DES COURBES DE COMPACTAGE
COURBE DE SATURATION
Les courbes de compactage admettent pour enveloppe une courbe appelée courbe
de saturation Sr=100%, qui correspond à l’état saturé du sol.
L’équation générale de cette courbe est :
Pour différents Sr, on remplace dans la courbe et on trace les
différentes courbes par exeples: Sr=90% Sr=80% Sr=70%
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ENVELOPPE DES COURBES DE COMPACTAGE
COURBE DE SATURATION
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ENVELOPPE DES COURBES DE COMPACTAGE
COURBE DE SATURATION
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ESSAI PROCTOR
On utilise pour ces essais deux types de moules de dimensions
différentes :
• Le moule Proctor (φmoule = 101,6 mm /H = 117 mm) lorsque le
matériau est suffisamment fin (pas d’éléments supérieurs 5mm).
• Le moule CBR (California Bearing Ratio) pour des matériaux de
dimensions supérieures à 5mm et inférieures à 20mm
(φmoule = 152 mm /H = 152 mm).
Avec chacun de ces moules, on peut effectuer (énergie normalisée de
compactage choisie) :
• l’essai Proctor normal (pour Travaux de compactage en bâtiment
et/ou de barrage) et
• l’essai Proctor modifié (pour Travaux de compactage routier
essentiellement). 15
ESSAI PROCTOR
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ESSAIS PROCTOR NORMAL ET MODIFIÉ ET ÉNERGIE DE COMPACTAGE
ENERGIE DE COMPACTAGE:
𝑵𝒃𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒖𝒑𝒔 𝒑𝒂𝒓𝒄𝒐𝒖𝒄𝒉𝒆𝒔 ∗ 𝑵𝒃𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒖𝒄𝒉𝒆𝒔 ∗ 𝒑𝒐𝒊𝒅𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒅𝒂𝒎𝒆 ∗ 𝑯𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝒄𝒉𝒖𝒕𝒆
𝑬=
𝑽𝒐𝒍𝒖𝒎𝒆 𝒅𝒖 𝒎𝒐𝒖𝒍𝒆
Pour:
Proctor Normal: E= 594 kN.m/m3
Proctor modifié: E= 2700 kN.m/m3 17
VÉRIFICATION DU COMPACTAGE IN-SITU :
DENSITOMÈTRE À MEMBRANES
But : Mesurer les masses ou poids
volumiques apparents des sols (humide
ou sec ) en place après compactage.
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PARTIE 2: APPLICATION AUX
ROUTES
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LES COMPACTEURS
Les actions de compactage sur le chantier peuvent être
classés en fonction du mode de transmission de l’énergie au
matériau : statique (ou quasi-statique), pétrissage, impact,
vibrations.
Les matériels de compactage combinent souvent plusieurs
des modes d’actions cités ci-dessus.
Les différentes familles d’engins considérés sont :
•les compacteurs à pneus ;
•les compacteurs vibrants : à cylindres lisses, à pieds
dameurs ;
•les compacteurs statiques à pieds dameurs ;
•les plaques vibrantes.
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LES COMPACTEURS
Pour chaque famille, on définit des classes d’efficacité
calculées, par exemple, pour les compacteurs à pneus en
fonction de la charge par roue ou dans le cas de
compacteurs vibrants en fonction de l’amplitude des
vibrations.
On rappelle ici que les compacteurs à pieds dameurs (à
pieds de mouton) ne sont efficaces que pour les
matériaux à cohésion et que les systèmes purement à
vibrations ne sont efficaces que pour les matériaux non
cohérents.
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PRESCRIPTIONS DE COMPACTAGE
Les prescriptions de compactage sont fixées en fonction de
la nature des ouvrages :
•pour les remblais routiers/autoroutiers ou ferroviaires, il
s’agit de limiter le tassement des corps de remblai et assurer
leur stabilité avec l’obtention de caractéristiques suffisantes
en termes de résistance et de déformabilité pour les parties
supérieures des terrassements et, en particulier, la couche
de forme (dernière couche avant la chaussée proprement
dite).
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PRESCRIPTIONS DE COMPACTAGE
D’une manière générale, les objectifs de densification
sont fixés en fonction des résultats des essais de
laboratoire sous la forme d’un pourcentage de la densité
optimale OPN associé, si nécessaire, à une plage de
teneur en eau.
Pour les problèmes routiers, il est défini deux objectifs
de densification :
•q3 pour les couches de forme ;
•q4 pour les remblais, avec q4 < q3.
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Avec la mise en œuvre par couche et les matériels actuels, on
observe en effet une variation de la masse volumique sèche
sur la hauteur de la couche compactée, comme l’illustre la
figure suivante.
Pour s’assurer d’un compactage correct, ceci conduit à
considérer deux indicateurs:
ρdm : masse volumique sèche moyenne sur toute l’épaisseur
de la couche compactée.
ρdfc : masse volumique sèche en fond de couche ; c’est-à-dire
la valeur moyenne sur une tranche de 8 cm d’épaisseur
située à la partie inférieure de la couche compactée.
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Les prescriptions moyennes des tableaux ont été établies
pour atteindre les valeurs moyennes minimales suivantes
de ρdm et ρdfc par nature d’ouvrage :
Ces valeurs sont à considérer comme des repères mais ne
doivent pas être retenues comme prescriptions de
compactage
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CONTRÔLE DE COMPACTAGE
Les contrôles de compactage doivent s’effectuer à plusieurs stades
de la réalisation d’un chantier. Ils sont maintenant intégrés dans les
procédures qualité.
On peut distinguer temporellement trois dates :
[Link]ôle a priori ;
[Link]ôle à la mise en œuvre ;
[Link]ôle a posteriori.
Les contrôles a priori ont pour but de vérifier que le matériau que
l’on extrait de la zone d’emprunt est bien celui qui est prévu ou si
l’on doit le reclasser en fonction de sa nature et de son état et
redéfinir les conditions de compactage. Il est tout à fait évident
qu’il est beaucoup plus facile et efficace de travailler avec un
matériau relativement homogène.
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CONTRÔLE DE COMPACTAGE
Les contrôles à la mise en œuvre : une fois que les règles de
compactage ont été définies (éventuellement grâce à la
réalisation de planches d’essais), ces contrôles permettent de
vérifier que la réalisation pratique est conforme à la définition en
termes d’engins utilisés, d’épaisseur de couches, de traitements,
d’énergie, etc…
Les contrôles a posteriori sont réalisés après le compactage, ils
peuvent porter sur une valeur de densité, sur une propriété
mécanique objectif, etc…Il est clair qu’il est préférable de ne pas
avoir de résultats négatifs à ce niveau pour des raisons de bon
fonctionnement du chantier et que la meilleure efficacité se situe
en amont.
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MERCI POUR VOTRE ATTENTION
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