0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues11 pages

Force de Lorentz et champs électriques

Transféré par

ilmfautundiscord
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues11 pages

Force de Lorentz et champs électriques

Transféré par

ilmfautundiscord
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Méca 5 Particules chargées dans un champ EM

1 Force de Lorentz
1.1 Introduction : champs électrique et magnétique
I Champ électrique. On constitue un condensateur avec deux armatures métalliques de surface S.

On a :
U #» q/S #»
E= uz
ε0

E Le champ électrique va des charges positives aux charges né-
z gatives. Comme on le verra, il indique le sens de la force
subie par une charge positive. Il s’exprime en V/m. ε0 est
la permittivité diélectrique du vide.
+q −q

Quelques ordres de grandeur :


— Surface de la Terre : 102 V · m−1 .
— Orage : 104 V · m−1 .
— Téléphonie mobile (norme dépendant de la fréquence) : 50 V · m−1 .
I Champ magnétique. On constitue une bobine par un enroulement de N spires sur une longueur L.

Le champ magnétique est orienté par le courant, on le


i
verra plus tard. Il s’exprime en teslas (T). µ0 est la per-
méabilité magnétique du vide. On a :
#» z
B
#» N
B = µ0 iu#»z
L L

Quelques ordres de grandeur :


— Bobine de 1000 spires, de 10 cm de longueur, parcourue par 1A : 10−2 T.
— Bobine IRM : 10 T.
— Aimants permanents : 0,01 à 0,1 T.

1.2 La force de Lorentz


On considère pour la suite des champs uniformes (constants dans l’espace) et stationnaires (constants
dans le temps).


Force de Lorentz. La force subie par une charge q plongée dans un champ électrique E et un champ

magnétique B est :
#»  #» #»
F = q E + #» v ∧B
#» #»
q E est la force électrique, q #»
v ∧ B est la force magnétique.

1
#» #»
Remarque. Rappel : le résultat du produit vectoriel est un vecteur. #»
v ∧ B est perpendiculaire à #»
v et à B.
#» #» #» #»
a , b , #»
a ∧ b constitue un tièdre direct. On exprimera les composantes de #»
 
v et B dans une base orthonormale
directe avant de calculer le produit vectoriel.

1.3 Comparaison au poids


Comparons l’amplitude de cette force par rapport au poids :

 Partie électrique Fe = eE. Le poids est négligeable si :

mg
E = 10−10 V · m−1
e
Pour un électron ou un proton (le rapport est alors de 10−7 V · m−1 ), c’est toujours le cas.

 Partie magnétique. Considérons pour obtenir un ordre de grandeur #» v ⊥B :

Fm = evB

Dans le cas d’un champ magnétique créé par une bobine, le poids est négligeable si :
mg
v = 10−8 m · s−1
eB
Pour un électron ou un proton (le rapport est de 10−5 m · s−1 ), c’est toujours le cas.

Pour des particules chargées à l’échelle atomique (électron, proton, ion), le poids est négligeable devant
la force de Lorentz.

1.4 Puissance de la force de Lorentz


La puissance de la force de Lorentz est :
  #» #» #»
P = q E + #»
v ∧ B · #»
v = q E · #»
v

Comme #»
v ∧ B ⊥ #»
v , la partie magnétique de la force de Lorentz ne travaille pas. Le TPC donne alors :
dEc #»
= q E · #»
v
dt
Seule la partie électrique peut faire varier l’énergie cinétique d’une particule chargée.

Un champ magnétique ne peut pas accélérer ou freiner une particule chargée. Par contre, il peut la
dévier.

1.5 Potentiel électrostatique



Considérons le travail de la force de Lorentz pour un champ électrique uniforme E = E0 u#»z (peu importe la
valeur du champ magnétique, celui-ci ne travaille pas) :
 #» Z B
WAB F = qE0 u#»z · (dxu# »x + dy u#»y + dz u#»z )
A
 #»
WAB F = qE0 (zB − zA )

Le travail de la force de Lorentz ne dépend que des coordonnées de A et de B. Elle est donc conservative. On
#»
peut identifier Ep à partir de WAB F = −∆Ep : Ep = −qE0 z.

2
Énergie potentielle électrostatique. La force de Lorentz est conservative et l’énergie potentielle
correspondante est :
Ep = −qE0 z

#» # »
Pour trouver ce résultat, nous pouvons également poser δW = F · dOM = qE0 dz, et comme δW = −dEp
pour une force conservative, on a :
dEp
= −qE0
dz
on retrouve le résultat.

Définition. Le potentiel électrostatique est la grandeur :


Ep
V =
q
#» # »
On a E = − grad V .

#» # »
Ce dernier résultat est une conséquence directe de l’égalité F = − grad Ep vue au chapitre M4.

Définition. La tension entre deux points A et B est la différence de potentiel entre ces deux points :

U = V (B) − V (A)

D’après Ep = −qE0 z et V = Ep /q, on obtient :

U = −E0 zB + E0 zA = −E0 (zB − zA ) = −E0 d

En appliquant une tension U entre deux grilles planes parallèles et distantes de d, on obtient un champ
électrique perpendiculaire aux grilles, dirigé vers le bas potentiel (borne ) de norme :

#» U
E =
d

2 Mouvement dans un champ électrique


2.1 Situation générale

Ê De quoi parle-t-on ? Le mouvement d’une particule chargée dans un champ électrique E. U est positif
vers la gauche.
Ë Schéma.


E

v z
M
m, q #»
F
z=0 z=d

Ì Modélisation. On choisit des coordonnées cartésiennes.


— La masse est assimilée à un point matériel M, de masse m et de charge q.

3

— Repère : u#»z est la direction perpendiculaire aux grilles si bien que E = E0 u#»z avec E0 = U/d.
— Instant initial : moment où la particule entre en z = 0 – l’origine est la position initiale de la particule
chargée :
# » #»
OM(0) = 0
Í Bilan des forces.
— Le poids est négligeable.
— La force électrique :
#» #»
F = q E = qE0 u#»z
Î Deuxième loi de Newton.

m #»
a =F
Ï Équations scalaires. On projette le PFD sur les coordonnées :

mẍ = 0


mÿ = 0


 mz̈ = qE
0

Ð Répondre aux questions. Il est possible d’intégrer ces équations pour obtenir les équations horaires, E0
étant uniforme et stationnaire. Nous allons néanmoins distinguer deux cas.

2.2 Accélération d’une particule chargée


On considère une particule chargée avec q > 0, arrivant en z = 0 avec une vitesse #»
v (0) = v0 u# »x . On cherche
sa vitesse en sortie (z = d). On peut le faire avec les équations écrites ci-dessus, mais c’est peu astucieux.
Utilisons plutôt le TEM.
— En z = 0, la norme de la vitesse est v0 et le potentiel est V (0) :
1
Em (0) = mv02 + qV (0)
2
— En z = d, la norme de la vitesse est vf (inconnue) et le potentiel est V (d) :
1
Em (d) = mvf2 + qV (d)
2
Ainsi :
1 1 2q
mv02 + qV (0) = mvf2 + qV (d) donc vf2 = v02 + (V (0) − V (d))
2 2 m
On reconnaît la tension U = V (0) − V (d) ainsi :
s
2qU
vf = v02 +
m

Application numérique : Pour un proton (charge e = 1,602 × 10−19 C et masse m = 1,673 × 10−27 kg),
initialement au repos et accéléré par U = 1 kV :
vf = 4,4 × 105 m · s−1 = 440 km · s−1

Remarque.
1. L’électron-volt est une unité d’énergie égale à :

1,602 × 10−19 J = 1,602 × 10−19 C × 1 V = e × 1 V

C’est l’énergie cinétique que gagne un électron (ou un proton) lorsqu’il est accéléré par une tension de 1 V.
2. En prenant U < 0, on peut ralentir la particule chargée (si q > 0). Elle peut même faire demi-tour si
1
qU > mv02 . Elle ressort alors avec la même énergie cinétique (puisque l’énergie potentielle ne change pas),
2
donc la même vitesse en norme, mais de sens opposé.

4
2.3 Déviation d’une particule chargée
On considère une particule chargée, arrivant avec une vitesse initiale horizontale #»
v (0) = v0 u# »x , dans le champ
#» # »
électrique E = E0 uz , avec E0 = U/d.
z
z=d αf

F
M
U m, q v#»0

E
z=0
L

On reprend le résultat obtenu au 2.1 : 


mẍ(t) = 0


mÿ(t) = 0


 mz̈(t) = qE
0

On intègre avec ẋ(0) = v0 et ż(0) = 0 ; on ignore le mouvement en y :



ẋ(t) = v0

qE0
 ż(t) =
 t
m
On intègre une seconde fois avec x(0) = 0 et z(0) = 0

x(t) = v0 t

qE0 2
 z(t) =
 t
2m
On obtient ainsi l’équation de la trajectoire :
qE0 2
z(x) = x
2mv02
On obtient une trajectoire parabolique.

Remarque. Angle de déviation. La particule avec un tel que :


dz qE0
tan αf = (L) = L
dx mv02

Si l’angle est petit, l’angle de déviation est proportionnel à U :


qU L
αf ≈
mv02 d

2.4 Applications
Le champ électrique est rarement utilisé seul, nous verrons plus d’applications après l’étude du mouvement
dans un champ magnétique.
I Accélérateur linéaire. On peut accélérer une particule chargée grâce à un champ électrique.
I Oscilloscope analogique. Un faisceau d’électrons de vitesse initiale fixée (grâce à un accélérateur li-
néaire) est dévié par la tension de mesure. Cette déviation est proportionnelle à la tension mesurée. En
utilisant un écran fluorescent, on visualise l’impact des électrons et ainsi la tension mesurée en balayant
l’écran à une vitesse déterminée par le calibre temporel.

5
3 Mouvement dans un champ magnétique
3.1 Mise en équation

Ê De quoi parle-t-on ? Le mouvement d’une particule chargée dans un champ magnétique B.
Ë Schéma. (vitesse perpendiculaire au champ magnétique et q > 0)

u#»y
m, q #»
u#»
z M v#»0
B
u# »x #»
F

Ì Modélisation. On choisit des coordonnées cartésiennes.


— La masse est assimilée à un point matériel M, de masse m et de charge q.

— Repère : u#»z est la direction du champ magnétique : B = B0 u#»z .
— Instant initial : à préciser ; l’origine est la position initiale de la particule chargée :
# » #»
OM(0) = 0

Í Bilan des forces.


— Le poids est négligeable.
— La force magnétique :
#» #»
F = q #»
v ∧B

Avec v = ẋu# »x + ẏ u#»y + ż u#»z et B = B0 u#»z :

F = −q ẋB0 u#»y + q ẏB0 u# »x

Î Deuxième loi de Newton.



m #»
a =F
Ï Équations scalaires. On projette le PFD sur les coordonnées :

mẍ(t) = q ẏ(t)B0


mÿ(t) = −q ẋ(t)B0


 mz̈(t) = 0

Ð Répondre aux questions. Nous allons étudier plusieurs cas possibles.



Avant de poursuivre, considérons le TPC. La force magnétique ne travaille pas car #»
v ∧ B ⊥ #»
v donc :
dEc
=0
dt
Donc le carré de la norme de la vitesse v 2 = vx (t)2 + vy (t)2 + vz (t)2 est une constante. Or, d’après la projection
en z du PFD, vz (t) est constante.

La quantité vx (t)2 + vy (t)2 est constante.

3.2 Cas où la vitesse initiale est colinéaire au champ magnétique


Considérons #» v (0) = v0 u#»z . Comme vx (t)2 + vy (t)2 est constante et que sa valeur initiale est nulle, alors, vx (t)
et vy (t) sont nulles à tout instant. La composante vz (t) est quant à elle constante et reste égale à v0 .

Si la vitesse initiale est colinéaire au champ magnétique, alors


le mouvement de la particule chargée est rectiligne uniforme.

6
3.3 Cas où la vitesse initiale est perpendiculaire au champ magnétique
On considère :

v (0) = v0 u# »x
Comme vz (t) est constant, vz (t) = 0 : il n’y a pas de mouvement en z.

3.3.1 Trajectoire
Partons du PFD :
qB0

ẍ(t) = ẏ(t)


m
qB
 ÿ(t) = − 0 ẋ(t)


m
Et intégrons :
qB0

ẋ(t) = y(t) + K


m
qB
 ẏ(t) = − 0 x(t) + K 0


m
0
Pour déterminer les constantes K et K , on utilise les conditions initiales :
qB0
ẋ(0) = v0 or ẋ(0) = y(0) + K = K donc K = v0
m
qB0
ẏ(0) = 0 or ẏ(0) = − x(0) + K 0 = K 0 donc K0 = 0
m
Finalement :
qB0

ẋ(t) = y(t) + v0


m
qB
 ẏ(t) = − 0 x(t)


m
On peut alors obtenir la trajectoire sachant que vx2 (t) + vy (t)2 = Cte = v02 :
2 2
qB0 qB0
 
y(t) + v0 + − x(t) = v02
m m

Notons ωc = |q| B0 /m :
2 2
v0 m v0
 
2
y+ + (x) =
qB0 ωc

Équation d’un cercle. L’équation cartésienne d’un cercle de centre (x0 , y0 ) de rayon R est :

(x − x0 )2 + (y − y0 )2 = R2

v0 m v0 m
 
On reconnaît donc l’équation cartésienne d’un cercle de centre 0, − et de rayon Rc = v0 /ωc = .
qB0 |q| B0
v0
 
— Si q > 0, alors q = |q| et le centre est en 0, −
= (0, −Rc ) ;
ωc
v0
 
— Si q < 0, alors q = − |q| et le centre est en 0, = (0, Rc ).
ωc

Définition. ωc = |q| B0 /m est appelée pulsation cyclotron et Rc = v0 /ωc est appelé rayon cyclotron.

7
y y

# » Rc
F0
M
M v#»0 x v#»0 x

F0 #» #»
−Rc B B

Cas q > 0 Cas q < 0

3.3.2 Équations horaires


I Composante x. On part de ẏ = −qB0 x/m que l’on injecte dans la projection en x du PFD :
2
qB0 qB0

ẍ(t) = ẏ(t) = − x(t)
m m
On retrouve ωc = |q| B0 /m :
ẍ(t) + ωc2 x(t) = 0
C’est l’équation de l’oscillateur harmonique. Sa solution générale est :

x(t) = A1 cos (ωc t) + B1 sin (ωc t)

On utilise les conditions initiales :

x(0) = A1 or x(0) = 0 donc A1 = 0


v0
ẋ(0) = ωc B1 or ẋ(0) = v0 donc B1 =
ωc
v0
x(t) = sin (ωc t)
ωc
I Composante y. On part de ẋ = −qBy/m + v0 que l’on injecte dans la projection en y du PFD :
2
qB0 qB0 qB0

ÿ(t) = − ẋ(t) = − y(t) −
m m mv0
On retrouve ωc = |q| B0 /m :
v0 m
ÿ(t) + ωc2 y(t) = −ωc2
qB0
C’est l’équation de l’oscillateur harmonique avec second membre. Sa solution générale est :
v0 m
y(t) = A2 cos (ωc t) + B2 sin (ωc t) −
qB0
On utilise les conditions initiales :
v0 m v0 m
y(0) = A2 − or y(0) = 0 donc A2 =
qB0 qB0
ẏ(0) = ωc B2 or ẏ(0) = 0 donc B2 = 0
v0 m
y(t) = (cos (ωc t) − 1)
qB0

Bilan. La particule chargée décrit un cercle de rayon Rc , de centre (0, ±Rc ) à la vitesse angulaire ωc .

8
3.3.3 Résolution en coordonnées cylindriques
Si l’on suppose le mouvement circulaire, on peut rapidement trouver le rayon et la vitesse angulaire :
on pose donc un mouvement circulaire de centre O (inconnu) et de rayon R.

Vitesse angulaire. On a :

v = Rθ̇ u#»θ

a = −Rθ̇2 u#» + Rθ̈ u#»
r θ

Or, comme B = B0 u#»z :
#» #»
F = q #»
v ∧ B = qRθ̇B0 u#»r
On applique le PFD. La projection sur u#»θ est peu utile (elle nous dit que ω est constante). La projection en u#»r
est :
−mRθ̇2 = qRθ̇B0
qB0
θ̇ = −
m
Si q > 0, on a θ̇ = −ωc (rotation sens horaire) ; si q < 0, on a θ̇ = ωc (sens trigonométrique).

Rayon. Pour obtenir le rayon, on utilise :


k #»
v (0)k = v0

Or k #»
v (0)k = R θ̇ soit :
v0
R=
ωc

3.3.4 Résolution dans le repère de Frénet


Considérons un point M se déplaçant le long d’une trajectoire :

R
u# N»
M u# T»

— on définit u# T» le vecteur tangent à la trajectoire en M ;


— on définit u# » ⊥ u# » et dirigé vers l’intérieur de la courbe.
N T

De part sa définition :
# » # » # » # » # »
#» OM(t + dt) − OM(t) OM(t + dt) + M(t)O M(t)M(t + dt)
v = = =
dt dt dt
le vecteur vitesse est tangent à la trajectoire :

v = v u# T»

On peut définir un cercle localement tangent à la trajectoire nommé cercle osculateur : on note R son rayon
et on le nomme rayon de courbure. Nous admettrons que :

#» dv # » v 2 # »
a = uT + uN
dt R

γ = 1/R est appelée courbure de la trajectoire.

9
— Pour une trajectoire rectiligne, R = +∞ et γ = 0. L’accélération est alors :

#» dv # »
a = uT
dt
on retrouve le résultat obtenu en coordonnées cartésiennes pour un mouvement rectiligne ( #»
a = ẍu# »x =
dẋ # »
ux ).
dt
— Pour un mouvement circulaire, la formule démontrée en coordonnées polaires se confond avec celle-ci (le
cercle osculateur est simplement la trajectoire du point) :

#» dv # » v 2 # »
a = uT + uN
dt R
avec v = Rω.

Résolution dans le repère de Frénet. On raisonne dans le plan du mouvement, orthogonal à B :
#» #»
F = q #»
v ∧ B = q (v u# T») ∧ (B0 u#»z ) = ±qvB0 u# N»

Attention, le repère (u# N», u# T», u#»z ) n’est pas forcément direct : on ne connaît donc pas le signe du produit vectoriel
pour le moment. Par ailleurs :
#» dv # » v 2 # »
a = uT + uN
dt R
D’après le principe fondamental de la dynamique :

v2

m = ±qvB0


R
m dv = 0


dt
Comme m, R et v sont positifs, ±q = |q|. Ainsi, d’après la seconde équation, la vitesse est constante :

v(t) = v0

D’après la première :
v2 mv0
m = |q| vB0 soit R=
R |q| B0

3.4 Cas général


Soit v#»0 = v0x u# »x + v0z u#»z . Les équations du mouvement découplent le mouvement dans le plan xy et selon z.
— La composante z de la vitesse est une constante : vz (t) = v0z ;
— Quant au composantes x et y, on a vx (t)2 + vy (t)2 = v0x 2
et les mêmes équations différentielles : le
v0x
mouvement est un cercle de rayon R = .
ωc
La trajection est la superposition d’une rotation circulaire uniforme autour de (Oz) et d’une translation le long
de cet axe : il s’agit d’un mouvement hélicoïdal.

3.5 Applications
I Le spectromètre de masse. Le spectromètre de masse permet de mesurer la masse d’atomes, et éven-
tuellement de déterminer les abondances isotopiques (utilisable par exemple pour la datation). Le principe
est le suivant :

10
— Des atomes sont ionisés dans une chambre

d’ionisation. E v#»f
— Une ouverture fait sortir un flux de particules mv0
qui sont accélérés par un champ s électrique R=
qB
2qU
pour les amener à une vitesse vf = .
m #»
B
— Ensuite un champ magnétique courbe leur tra-
jectoire, avec un rayon chambre d’ionisation accélérateur R
s s
vf m 2qU m 1 2U √ impact
Rc = = = m
qB m qB B q

La donnée de la distance d’impact permet donc de retrouver la masse des particules.


I Le cyclotron. Il est constitués de deux demi-cylindres (les dees) dans lequel règne un champ magnétique.
Entre les deux demi-cylindres, deux électrodes imposent un champ électrique.

u(t)
— La particule chargée est accélérée dans l’espace entre les
dees ;
— elle fait demi-tour grâce à un champ magnétique qui la
fait revenir dans la zone inter-dees ;
— le courant est alternatif si bien que la tension accélère de
nouveau la particule ; #» #»
B B
— le champ magnétique la fait revenir, et ainsi de suite.
À chaque demi-tour, l’énergie cinétique croît de eU . La vitesse
croît donc comme la racine carré du nombre de passage dans
l’espace inter-dees.

Le rayon de courbure est proportionnel à la vitesse de la particule : la sélection de ce rayon permet la sélec-
tion de l’énergie cinétique voulue. On pourra visualiser l’animation [Link]
fr/sites/genevieve_tulloue/Meca/Charges/[Link].
I L’effet Hall. On considère un fil parcourue par une intensité i vers la droite. les électrons se déplacent en
sens inverse soit #»
v = −v u# »x . Si un champ magnétique est imposé, ils sont déviés vers le bas. Un déséquilibre
de particule s’installe, à l’origine d’un champ, dit de Hall.

⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕ ⊕
#» #»
v B = B u#»z
x
#» # »
Fm EH

En régime permanent, la force résultant de ce champ de Hall compense la force magnétique :


# » #» # »
−eEH − evB u# »x = 0 donc EH = −vB u# »x

On mesure la tension entre la partie supérieure du conducteur et la partie inférieure :

U = V (x = d) − V (x = 0) = vBd

La mesure de U permet la mesure du champ B. C’est le principe des teslamètres à effet Hall.

11

Vous aimerez peut-être aussi