Exercices sur les endomorphismes vectoriels
Exercices sur les endomorphismes vectoriels
Exercice 9 [ 03462 ] [Correction] b) Montrer que ◦ est une loi interne dans Γ.
[Endomorphisme cyclique] Soient u endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de c) Montrer que φ est un morphisme injectif de (Γ, ◦) dans (GL(E2 ), ◦).
dimension finie n ≥ 2.
d) Montrer que φ est surjectif.
On suppose que E est le seul sous-espace vectoriel non nul stable par u.
e) En déduire que (Γ, ◦) est un groupe. Quel est son élément neutre ?
a) L’endomorphisme u possède-t-il des valeurs propres ?
b) Montrer que pour tout x ∈ E \ {0E }, la famille (x, u(x), . . . , un−1 (x)) est une
base de E. Exercice 13 [ 02897 ] [Correction]
Quelle est la forme de la matrice de u dans cette base ? On note E = C(R, R) et on pose, pour toute f ∈ E et tout x ∈ R,
c) Montrer que cette matrice ne dépend pas du choix de x. Z x
T f (x) = f (x) + f (t) dt
0
Exercice 10 [ 00759 ] [Correction]
a) L’opérateur T est-il un automorphisme de E ?
Soient u et v deux endomorphismes d’un K-espace vectoriel de dimension n ∈ N∗ .
On suppose u ◦ v = v ◦ u et v nilpotent. b) Existe-t-il un sous-espace vectoriel de E de dimension finie impaire et stable
On désire montrer par T ?
det(u + v) = det u
en raisonnant par récurrence sur la dimension n ≥ 1.
Exercice 14 [ 04132 ] [Correction]
a) Traiter le cas n = 1 et le cas v = 0. Une matrice A = (ai,j ) ∈ Mn (R) est dite magique s’il existe un réel s vérifiant
b) Pour n ≥ 2 et v 6= 0, former les matrices de u et v dans une base adaptée à n n
Im v.
X X
∀i ∈ J1 ; nK, ai,j = s et ∀j ∈ J1 ; nK, ai,j = s
c) Conclure en appliquant l’hypothèse de récurrence aux restrictions de u et v j=1 i=1
au départ de Im v.
On note U la colonne U = t 1 ··· 1 ∈ Mn,1 (R).
a) Montrer que la matrice A est magique si, et seulement si, il existe des réels λ
Exercice 11 [ 03116 ] [Correction] et µ vérifiant
Soient E un espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E) nilpotent. AU = λU et t U A = µt U
Soit S un sous-espace vectoriel de E stable par u et tel que
Que dire alors des réels λ et µ ?
E = S + Im u b) On introduit les espaces D = Vect(U ) et H = {X ∈ Mn,1 (R) | t U X = 0}.
Pourquoi peut-on affirmer que ces espaces sont supplémentaires ?
Montrer que S = E.
c) Montrer qu’une matrice A de Mn (R) est magique si, et seulement si, elle
laisse stable les espaces D et H.
Exercice 12 [ 00760 ] [Correction] d) En déduire que la dimension de l’espace de matrices magiques de Mn (R).
Soit E = E1 ⊕ E2 un K-espace vectoriel. On considère
Γ = {u ∈ L(E) | ker u = E1 et Im u = E2 }
Matrices semblables
a) Montrer, pour tout u de Γ que ũ = uE2 est un automorphisme de E2 . Exercice 15 [ 00721 ] [Correction]
Soit φ : Γ → GL(E2 ) définie par φ(u) = ũ. Soit A ∈ M3 (R) vérifiant A2 = 0 et A 6= 0.
C = {M ∈ M3 (R) | AM − M A = O3 }
Exercice 33 [ 00766 ] [Correction]
Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E tel que tout vecteur non nul
Exercice 27 [ 03778 ] [Correction] en soit vecteur propre.
Les matrices suivantes sont-elles semblables ? Montrer que u est une homothétie vectorielle.
3 6 −5 −2 1 2 6 21
−1 −6 5 −2 0 2 2 5
A= −1 −10 8 −3 et B = 0
Exercice 34 [ 00042 ] [Correction]
0 3 2
0 −3 2 0 0 0 0 5 Soient u, v deux endomorphismes d’un espace vectoriel.
a) Si λ 6= 0 est valeur propre de u ◦ v, montrer qu’il l’est aussi de v ◦ u.
b) Pour P ∈ E = R [X], on pose
Exercice 28 [ 02541 ] [Correction]
Soit G une partie de Mn (R) non réduite à la matrice nulle.
Z X
On suppose que (G, ×) est un groupe. Montrer qu’il existe r ∈ N∗ tel que le u(P ) = P 0 et v(P ) = P (t) dt
0
groupe (G, ×) soit isomorphe à un sous-groupe de (GLr (R), ×).
ce qui définit des endomorphismes de E. Déterminer
Exercice 76 [ 02696 ] [Correction] a) Rappeler pourquoi un endomorphisme d’un C-espace vectoriel de dimension
Soient A, B ∈ Mn (R). Montrer que AB et BA ont même valeurs propres. finie non nulle admet au moins un vecteur propre.
b) Soient u, v deux endomorphismes d’un C-espace vectoriel E de dimension
finie non nulle.
Exercice 77 [ 03083 ] [Correction] On suppose
Soit A ∈ Mn (R) telle que Sp A ⊂ R+ . Montrer u◦v =v◦u
det A ≥ 0 Montrer que u et v ont un vecteur propre en commun.
e) Conclure que, dans Mn (C), les matrices non inversibles vérifient (P ) et que a) Montrer que 1 ∈ Sp(A).
ce sont les seules. b) Justifier que si λ ∈ C est valeur propre de A alors |λ| ≤ 1.
f) Que dire des cette propriété dans le cas Mn (R) (on distinguera n pair et n c) Observer que si λ ∈ C est valeur propre de A et vérifie |λ| = 1 alors λ est une
impair) ? racine de l’unité.
Montrer que
1 1 ··· 1
Sp(A) ⊂ [− kAk ; kAk] 1 1 (0)
M = .
.. ..
.
Exercice 88 [ 00774 ] [Correction] 1 (0) 1
Soit A = (ai,j ) P ∈ Mn (R) vérifiant pour tout i, j ∈ {1, . . . , n} ai,j > 0 et pour tout
n
i ∈ {1, . . . , n}, j=1 ai,j = 1.
a) Montrer que 1 ∈ Sp(A). Exercice 92 [ 02861 ] [Correction]
Déterminer les valeurs propres de la matrice
b) Justifier que si λ ∈ C est valeur propre de A alors |λ| ≤ 1.
c) Observer que si λ ∈ C est valeur propre de A et vérifie |λ| = 1 alors λ = 1. 0 ··· 0 1
.. .. ..
. . .
∈ Mn (R)
0 · · · 0 1
Exercice 89 [ 03280 ] [Correction] 1 ··· 1 1
Soit A = (ai,j ) ∈ MP n (R) vérifiant pour tout i, j ∈ {1, . . . , n} ai,j ∈ R+ et pour
n
tout i ∈ {1, . . . , n}, j=1 ai,j = 1.
Montrer que A et u ont les mêmes valeurs propres et préciser les sous-espaces b) On suppose K = R. La matrice A est-elle diagonalisable ?
propres de u en fonction de ceux de A. c) Mêmes questions avec B.
À quelle condition la matrice Mn est-elle diagonalisable ? b) Combien y a-t-il de matrice M telle que M 2 = A dans Mn (C) ? dans
Déterminer alors une base de vecteurs propres Mn (R) ?
d) Montrer que si A ∈ GLn (C) vérifie (P) alors toutes les matrices sembables à a) Montrer que ϕ est un endomorphisme de E.
A vérifient aussi (P). b) Déterminer les valeurs propres de ϕ et en déduire que ϕ est diagonalisable.
e) On suppose la matrice A inversible, non scalaire et ne possédant qu’une seule
valeur propre.
Montrer que A vérifie (P) si, et seulement si, il existe une matrice N telle Exercice 144 [ 00803 ] [Correction]
N 2 = On et un complexe λ telle que λn−2 = 1 pour lesquels A = λ.In + N . L’endomorphisme φ de Mn (R) défini par
f) On suppose que A vérifie la propriété (P) et possède au moins deux valeurs φ(M ) = M + tr(M ).In
propres distinctes. Montrer que A est diagonalisable et conclure quelles sont
les matrices de cette forme vérifiant (P). est-il diagonalisable ?
a) Montrer que f est un endomorphisme ; est-ce un isomorphisme ? a) Montrer que ϕ et u ont les mêmes valeurs propres.
b) On suppose dans la suite que les polynômes A et B premiers entre eux avec b) Calculer U Ei,j en fonction des Ek,j . En déduire qu’il existe une base de L(E)
B scindé à racines simples ; donner les valeurs propres de f . dans laquelle la matrice de ϕ est diagonale par blocs.
c) L’endomorphisme f est-il diagonalisable ? c) Exprimer cette matrice.
b) Quelle est la forme de la matrice de f dans cette base ? Exercice 159 [ 03252 ] [Correction]
Soit f un endomorphisme d’un R-espace vectoriel E de dimension n possédant
exactement n valeurs propres.
Exercice 156 [ 00808 ] [Correction] a) Déterminer la dimension des sous-espaces propres de f .
Soit f un endomorphisme diagonalisable d’un K-espace vectoriel E de dimension b) Soit g un endomorphisme de E vérifiant g 2 = f . Montrer que g et f
n. commutent.
On note Cf l’ensemble des endomorphismes qui commutent avec f . En déduire que les vecteurs propres de f sont aussi vecteurs propres de g.
a) Montrer que Cf est un sous-espace vectoriel de L(E). c) Combien y a-t-il d’endomorphismes g de E solutions de l’équation
b) Montrer qu’un endomorphisme g appartient à Cf si, et seulement si, chaque
sous-espace propre de f est stable par g. g2 = f
c) En déduire que X
dim Cf = αλ2 Exercice 160 [ 03454 ] [Correction]
λ∈Sp(f ) Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension n ∈ N∗ .
On suppose que f possède exactement n valeurs propres distinctes. Montrer que
où αλ est l’ordre de multiplicité de la valeur propre λ.
seuls les polynômes en f commutent avec f (indice : on pourra introduire un
d) On suppose que les valeurs propres de f sont simples. Montrer que polynôme interpolateur convenable).
(Id, f, . . . , f n−1 ) est une base de Cf .
Exercice 182 [ 00819 ] [Correction] a) Montrer que si A, A0 , B, B 0 ∈ Mn (C) alors (A ∗ B)(A0 ∗ B 0 ) = (AA0 ) ∗ (BB 0 ).
Montrer que pour tout A ∈ Mn (C), b) En déduire que A ∗ B est inversible si, et seulement si, A et B sont inversibles.
det(exp(A)) = exp(tr A) c) Déterminer le spectre de A ∗ B.
En déduire le polynôme caractéristique, la trace et le déterminant de A ∗ B.
ker u = ker u2
Exercice 198 [ 04141 ] [Correction]
Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension quelconque. On
suppose qu’il existe deux polynômes P, Q ∈ K[X] premiers entre eux vérifiant Exercice 204 [ 02501 ] [Correction]
(P Q)(u) = 0. Montrer Soient E un K-espace vectoriel de dimension quelconque, u ∈ L(E) et P ∈ K [X]
ker P (u) ⊕ Im P (u) = E ayant 0 comme racine simple et tel que P (u) = 0.
a) Montrer que si P est un polynôme annulateur d’un endomorphisme f alors Exercice 221 [ 03693 ] [Correction]
P (λ) = 0 pour toute valeur propre λ de f . Soit la matrice
0 −b a
b) Montrer que si f vérifie A= b 0 −c ∈ M3 (R)
f 3 + 2f 2 − f − 2 Id = 0 −a c 0
b) Démontrer que les endomorphismes commutant avec f sont les polynômes en Exercice 229 [ 03918 ] [Correction]
f. Soient E un C-espace vectoriel de dimension finie et u un endomorphisme de E.
On note λ1 , . . . , λq les valeurs propres de u, n1 , . . . , nq leurs multiplicités
respectives. On suppose que tout i de {1, . . . , q}, l’espace propre de u associé à λi
Exercice 225 [ 00840 ] [Correction] est de dimension 1.
Soient A, B, M ∈ Mn (C) telles que AM = M B avec M 6= On . a) Si 1 ≤ i ≤ q et 0 ≤ m ≤ ni , montrer que le noyau de (u − λi IdE )m est de
a) Montrer que pour tout P ∈ C [X], on a P (A)M = M P (B). dimension m.
b) Montrer que A et B ont une valeur propre en commun. b) Soit F un sous-espace vectoriel de E stable par u. Montrer qu’il existe un
polynôme unitaire Q de C [X] tel que
F = ker (Q(u))
Exercice 226 [ 02667 ] [Correction]
Montrer qu’il existe (a0 , . . . , an−1 ) ∈ Rn tel que : c) Montrer que le nombre de sous-espaces de E stables par u est le nombre de
diviseurs unitaires de χu dans C [X].
n−1
X
∀P ∈ Rn−1 [X] , P (X + n) + ak P (X + k) = 0
k=0
Exercice 230 [ 03299 ] [Correction]
Soient n ≥ 2, A et B des matrices de Mn (Z) de déterminants non nuls et
premiers entre eux.
Exercice 227 [ 03185 ] [Correction]
Montrer qu’il existe U et V dans Mn (Z) telles que
b) Soit u l’endomorphisme de K [X] qui envoie le polynôme P (X) sur P (2X). Calcul de polynôme minimal
Montrer que u est un automorphisme et déterminer ses éléments propres.
Existe-t-il Q ∈ K [X] tel que Exercice 231 [ 00841 ] [Correction]
Soit
u−1 = Q(u)? 1 1
A=
0 1
Déterminer µA .
Exercice 228 [ 03755 ] [Correction]
Soit A ∈ Mn (K) une matrice inversible.
Montrer que A est triangulaire supérieure si, et seulement si, Ak l’est pour tout Exercice 232 [ 00845 ] [Correction]
k ≥ 2. Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension n.
Donner un contre-exemple dans le cas où l’on ne suppose plus la matrice A a) On suppose que f est diagonalisable. À quelle condition existe-t-il un vecteur
inversible. x ∈ E tel que la famille formée des vecteurs x1 = x, x2 = f (x1 ),. . . ,
xn = f (xn−1 ) forme une base de E ?
b) On ne suppose plus f diagonalisable mais on suppose l’existence d’une base Exercice 237 [ 00848 ] [Correction]
(x1 , x2 , . . . , xn ) de E du type précédent. Déterminer le commutant de f . Quel Soient n ∈ N∗ et A ∈ M2n (C) définie par blocs
est le polynôme minimal de f ?
O −In
A=
In O
Exercice 233 [ 02707 ] [Correction]
a) Calculer A2 .
Soient a, b ∈ R, b 6= 0 et A ∈ Mn (R) la matrice dont les éléments diagonaux
valent a et les autres valent b. A est-elle diagonalisable ? Quelles sont les valeurs b) La matrice A est-elle diagonalisable ? Déterminer les valeurs propres de A et
propres de A ? Quel est le polynôme minimal de A ? Sous quelles conditions sur a les dimensions de ses espaces propres ?
et b, A est-elle inversible ? Lorsque c’est le cas trouver l’inverse de A.
C = A + B, C 2 = 2A + 3B et C 3 = 5A + 6B
Exercice 244 [ 03281 ] [Correction]
Soit
A B
Les matrices A et B sont-elles diagonalisables ?
M=
0 A
avec A, B ∈ Mn (R) vérifiant AB = BA
Exercice 249 [ 03291 ] [Correction]
a) Montrer que
0
P (A) P (A)B
∀P ∈ R [X] , P (M ) =
0 P (A) a) Montrer que, pour z1 , . . . , zn ∈ C avec z1 6= 0, on a l’égalité
Exercice 245 [ 02953 ] [Correction] si, et seulement si, il existe n − 1 réels positifs α2 , . . . , αn tels que
Déterminer les couples (A, B) ∈ Mn (R)2 tels que
∀k ≥ 2, zk = αk z1
A B
O A b) Déterminer toutes les matrices de Mn (C) telles que M n = In et tr M = n
est diagonalisable.
C(u) = v ∈ L(R2n+1 ) | uv = vu
a) On suppose que u est diagonalisable, montrer que P (u) l’est aussi. Trigonalisabilité et polynôme annulateur
b) Que dire de la réciproque ?
Exercice 281 [ 00866 ] [Correction]
Soit A ∈ Mn (C) telle que 0 soit la seule valeur propre de A.
Exercice 277 [ 00860 ] [Correction] a) Montrer que An = 0.
Soit f un endomorphisme d’un C-espace vectoriel E de dimension finie. b) Calculer det(A + In ).
2 c) Soit M ∈ GLn (C) commutant avec A. Calculer det(A + M ).
a) On suppose que f est diagonalisable. Montrer que f est diagonalisable et
ker f = ker f 2 . d) Inversement, quelles sont les matrices A vérifiant :
On étudie désormais la propriété inverse.
b) Par un exemple, montrer que si f 2 est diagonalisable, f n’est pas ∀M ∈ GLn (C), AM = M A =⇒ det(A + M ) = det M ?
nécessairement diagonalisable.
c) On suppose f 2 diagonalisable et f inversible. Montrer que f est
Exercice 282 [ 03239 ] [Correction]
diagonalisable.
Soit f ∈ L(R3 ) vérifiant
d) On suppose f 2 est diagonalisable et ker f = ker f 2 . Montrer à nouveau que f
est diagonalisable. f 2 = f 3 et dim ker(f − Id) = 1
a) Démontrer que Φ(O2 ) = 0. b) Plus généralement on suppose Ak+1 = Ak pour un certain entier k > 0.
b) Si A est nilpotente, démontrer que Φ(A) = 0. Établir l’existence d’un entier p > 0 tel que Ap est diagonalisable et Ap − A
nilpotente.
c) Soient A ∈ M2 (R) et B la matrice obtenue à partir de A en permutant les
lignes de A.
Démontrer que Φ(B) = −Φ(A). Exercice 301 [ 03763 ] [Correction]
d) Démontrer que A est inversible si, et seulement si, Φ(A) 6= 0. Pour n ≥ 2, on note H un hyperplan de Mn (K) ne contenant aucune matrice
inversible.
a) Montrer que H contient toutes les matrices nilpotentes.
Exercice 298 [ 01956 ] [Correction] b) En déduire que tout hyperplan de Mn (K) rencontre GLn (K).
Soient n ≥ 2 et A = (ai,j )1≤i,j≤n ∈ Mn (R) où ai,i+1 = 1 pour i ∈ {1, . . . , n − 1},
les autres coefficients étant nuls.
a) La matrice A est-elle diagonalisable ? Exercice 302 [ 03765 ] [Correction]
2
b) Existe-t-il B ∈ Mn (R) vérifiant B = A ? Soient A, M ∈ Mn (C) avec M matrice nilpotente.
a) On suppose M A = On . Montrer que les matrices A + M et A ont le même
polynôme caractéristique.
Exercice 299 [ 03253 ] [Correction] b) Même question en supposant cette fois-ci AM = On .
Soient n un entier naturel non nul et E un C-espace vectoriel de dimension n.
a) Montrer qu’il existe un polynôme Pn ∈ R [X] vérifiant
Exercice 303 [ 03616 ] [Correction]
√
1 + x = Pn (x) + O(xn ) Soient n ∈ N et E = Mn (C). On note E ∗ = L(E, C) le C-espace vectoriel des
x→0 formes linéaires sur E.
b) Établir que X n divise alors le polynôme Pn2 (X) − X − 1. a) Montrer que L : E → E ∗ , A 7→ LA où LA est la forme linéaire M 7→ tr(AM )
est un isomorphisme
c) Soit f un endomorphisme de E nilpotent. Montrer qu’il existe un d’espaces vectoriels. En déduire une description des hyperplans de E.
endomorphisme g de E vérifiant
b) Soit T ∈ Mn (C) une matrice triangulaire supérieure non nulle et H = ker LT .
2
g = IdE +f On note Tn+ (respectivement Tn− ) le sous-espace vectoriel des matrices
triangulaires supérieures (respectivement inférieures) à diagonales nulles.
d) Soit maintenant f un endomorphisme de E ne possédant qu’une valeur Déterminer H ∩ Tn+ .
propre λ. Montrer que (f − λ IdE )n = 0̃ et conclure qu’il existe un En discutant selon que T possède ou non un coefficient non nul (au moins)
endomorphisme g de E vérifiant hors de la diagonale, déterminer la dimension de H ∩ Tn− .
c) Une matrice A ∈ Mn (C) est dite nilpotente s’il existe k ∈ N tel que Ak = 0.
2
g =f Prouver que les éléments de Tn+ ∪ Tn− sont des matrices nilpotentes.
En déduire que H contient au moins n2 − n − 1 matrices nilpotentes
linéairement indépendantes.
Exercice 300 [ 03477 ] [Correction] d) Montrer que tout hyperplan de E contient au moins n2 − n − 1 matrices
Soit A ∈ Mn (R). nilpotentes linéairement indépendantes.
Énoncé fourni par le CENTRALE-SUPELEC (CC)-BY-NC-SA
a) On suppose A3 = A2 . Montrer que A2 est diagonalisable et que A2 − A est
nilpotente.
Exercice 1 : [énoncé] a) Rappelons que les suites (ker up )p∈N et (Im up )p∈N sont respectivement
Soit y ∈ Im u. Il existe x ∈ E tel que y = u(x) et alors croissante et décroissante pour l’inclusion. La suite (dim ker up )p∈N est une
suite croissante et majorée d’entiers naturels, elle est donc stationnaire :
v(y) = v(u(x)) = u(v(x)) ∈ Im u ∃n ∈ N, ∀p ≥ n, dim ker up = dim ker un or ker up ⊃ ker un donc
Ainsi, Im u est stable par v. ker up = ker un puis N = ker un . Aussi
Soit x ∈ ker u. On a u(x) = 0E donc dim Im up = dim E − dim ker up = dim E − dim ker un = dim Im un et
Im up ⊂ Im un donc Im up = Im un puis I = Im un .
u(v(x)) = v(u(x)) = v(0E ) = 0E b) dim N + dim I = dim ker un + dim Im un = dim E en vertu du théorème du
et v(x) ∈ ker u. Ainsi ker u est stable par v. rang.
La réciproque est fausse, si u est un automorphisme il est certain que Im u = E et Soit x ∈ N ∩ I. Il existe a ∈ E tel que x = un (a) et alors un (x) = 0 donc
ker u = {0E } seront stables par v alors qu’il n’y aucune raison que u et v u2n (a) = 0. Ainsi a ∈ ker u2n = ker un donc x = un (a) = 0. Ainsi N ∩ I = {0}
commutent. d’où E = N ⊕ I.
u et un commutent donc N et I sont stables par u.
(uN )n = (un )ker un = 0 donc uN est nilpotente.
Exercice 2 : [énoncé] Im un+1 = Im un donne u(Im un ) = Im un donc uI est surjective puis bijective
Supposons f ◦ p = p ◦ f . Pour tout x ∈ ker p, p(f (x)) = f (p(x)) = 0 donc car dim Im un < +∞.
f (x) ∈ ker p. c) Par supplémentarité : dim E = dim F + dim G = dim N + dim I.
Rappelons Im p = ker(p − Id). Pour tout x ∈ Im p, p(f (x)) = f (p(x)) = f (x) donc Il existe p ∈ N, tel que (uF )p = 0 donc F ⊂ ker up ⊂ N .
f (x) ∈ Im p. uG est bijective donc (uG )n aussi or G = Im(uG )n ⊂ Im(un ) = I.
Inversement. Supposons ker p et Im p stables par f . Pour tout x ∈ E, on peut On a alors dim F ≤ dim N , dim G ≤ dim I et dim F + dim G = dim N + dim I
écrire x = u + v avec u ∈ ker p et v ∈ Im p. On a alors f (p(x)) = f (v) et donc dim F = dim N et dim G = dim I. Par inclusion et égalité des
p(f (x)) = p(f (u) + f (v)) = f (v) donc p ◦ f = f ◦ p. dimensions F = N et G = I.
Exercice 3 : [énoncé]
Exercice 5 : [énoncé]
a) Soit ~x ∈ ker f , f (g(~x)) = g(f (~x)) = g(0E ) = 0E donc g(~x) ∈ ker f . Ainsi ker f
est stable par g. a) ker uk−1 est un sous-espace vectoriel de ker uk et comme on se place en
Soit ~y ∈ Im f . Il existe x ∈ E tel que ~y = f (~x) et alors dimension finie, tout sous-espace vectoriel admet un supplémentaire.
g(~y ) = g(f (~x)) = f (g(~x)) ∈ Im f donc Im f est stable par g. b) E = ker up = ker up−1 ⊕Fp = ker up−2 ⊕Fp−1 ⊕Fp = · · · = ker u0 ⊕F1 ⊕· · ·⊕Fp
b) ( =⇒ ) immédiat via a). avec ker u0 = {0}.
( ⇐= ) Si Im p et ker p sont stables par f alors, puisque ces derniers sont c) ker uk−1 dans ker uk . On a E = ker up = ker up−1 ⊕ Fp = . . . = F1 ⊕ · · · ⊕ Fp .
supplémentaires dans E. Soit ~x ∈ E, on peut écrire ~x = ~u + ~v avec ~u ∈ Im p Dans une base adaptée à cette décomposition la matrice de u est :
et ~v ∈ ker p.
On a alors (f ◦ p)(~x) = f (p(~u) + p(~v )) = f (~u) et (0) (∗)
p ◦ f (~x) = p(f (~u)) + p(f (~v )) = f (~u) car f (~u) ∈ Im p et f (~v ) ∈ ker p. Ainsi ..
.
∀~x ∈ E, (f ◦ p)(~x) = (p ◦ f )(~x) (0) (0)
Exercice 6 : [énoncé] a) L’image d’un endomorphisme est toujours stable par celui-ci. . . En effet
∀x ∈ Im u, u(x) ∈ Im u
a) Supposons λa + µf (a) = 0E (1)
En appliquant f , on obtient −µa + λf (a) = 0E (2).
b) Si x ∈ Im u alors il existe a ∈ E tel que x = u(a). On a alors
La combinaison λ(1) − µ(2) donne (λ2 + µ2 )a = 0E , or a 6= 0E donc
λ = µ = 0 puisque λ, µ ∈ R. u2 (x) = u3 (a) = −u(a) = −x
b) Montrons par récurrence sur k ∈ N∗ la propriété
« il existe a1 , . . . , ak non nuls tels que les espaces F (a1 ), . . . , F (ak ) sont en c) En vertu de ce qui précède, v 2 = − Id donc v est un isomorphisme et
somme directe » ou « il existe p ∈ N∗ et il existe a1 , . . . , ap tel que v −1 = −v.
E = F (a1 ) ⊕ · · · ⊕ F (ap ) » d) D’une part
Pour k = 1 la propriété est claire car E 6= {0E }. 1
Supposons la propriété établie au rang k. det(v −1 ) =
det v
Puisque la propriété est supposée vraie au rang k l’une des deux alternatives et d’autre part
définissant celle-ci est vérifiée. Si c’est la seconde alors la propriété est
det(−v) = (−1)dim Im u det v
immédiate vérifiée au rang k + 1. Sinon, c’est qu’il existe a1 , . . . , ak vecteurs
non nuls de E tels que les espaces F (a1 ), . . . , F (ak ) sont en somme directe. donc
Si E = F (a1 ) ⊕ · · · ⊕ F (ak ) alors la propriété est vérifiée au rang k + 1 en (−1)dim Im u > 0
choisissant p = k.
On en déduit que la dimension de l’image de u est paire.
Sinon, il existe ak+1 ∈ E tel que ak+1 ∈ / F (a1 ) ⊕ · · · ⊕ F (ak ).
Montrons qu’alors les espaces F (a1 ), . . . , F (ak ), F (ak+1 ) sont en somme
directe.
Supposons x1 + · · · + xk + xk+1 = 0E (1) avec xj = λj aj + µj f (aj ) ∈ F (aj ). Exercice 8 : [énoncé]
En appliquant f , on obtient y1 + · · · + yk + yk+1 = 0E (2) avec Les Kn [X], K [X] et {0} sont des sous-espaces vectoriels stables pour
yj = −µj aj + λj f (aj ). l’endomorphisme de dérivation.
La combinaison λk+1 (1) − µk+1 (2) donne alors Soit F un sous-espace vectoriel stable.
(λ2k+1 + µ2k+1 )ak+1 ∈ F (a1 ) ⊕ · · · ⊕ F (ak ) et donc λk+1 = µk+1 = 0 car on a Si F est de dimension finie alors les polynômes de F sont de degrés bornés.
choisi ak+1 ∈/ F (a1 ) ⊕ · · · ⊕ F (ak ). Si F n’est pas réduit à 0, on peut introduire un polynôme P de F de degré n
On en déduit xk+1 = 0E et la relation (1) devient x1 + · · · + xk = 0E qui maximal. On a F ⊂ Kn [X].
donne x1 = . . . = xk = 0E car les espaces F (a1 ), . . . , F (ak ) sont en somme Or la famille des polynômes P, P 0 , P 00 , . . . , P (n) est de degrés étagés et formés
directe. d’éléments de F car F est stable pour la dérivation donc
Récurrence établie. Kn [X] = Vect(P, P 0 , . . . , P (n) ) ⊂ F puis F = Kn [X].
Si F n’est pas de dimension finie alors pour tout m ∈ N, F 6⊂ Km [X] et donc il
c) Ce qui précède assure dim E = 2p et dans la base (a1 , f (a1 ), . . . , ap , f (ap )), la existe P ∈ F tel que n = deg P > m. Or en raisonnant comme ci-dessus, on
matrice de f est diagonale par blocs avec des blocs diagonaux égaux à démontre Kn [X] ⊂ F et donc Km [X] ⊂ F . Ainsi ∀m ∈ N, Km [X] ⊂ F donc
F = K [X].
0 −1
Finalement, les Kn [X], K [X] et {0} sont les seuls sous-espace vectoriels stables
1 0
pour l’endomorphisme de dérivation.
a) Si x est vecteur propre de u alors D = Vect(x) est stable par u. C’est c) A et D sont associées aux endomorphismes induits par u et v sur F . Ces
contraire à l’hypothèse de travail car D est un sous-espace vectoriel non nul endomorphismes induits vérifient les hypothèses initiales et donc
distinct de E. On en déduit que u ne possède pas de valeurs propres. det(A + D) = det A puis det(u + v) = det A × det C = det u.
b) Puisque x 6= 0E , il existe un plus grand entier p ≥ 1 tel que la famille
(x, u(x), . . . , up−1 (x)) est libre.
Par définition de p, on a alors (x, u(x), . . . , up−1 (x), up (x)) liée et donc Exercice 11 : [énoncé]
up (x) ∈ Vect(x, u(x), . . . , up−1 (x)). On en déduit que le sous-espace vectoriel Montrons par récurrence sur k ∈ N∗
F = Vect(x, u(x), . . . , up−1 (x)) est stable par u.
E = S + Im uk
Puisque ce sous-espace vectoriel est non nul, on a F = E et donc par
dimension p = n. Au final, la famille (x, u(x), . . . , un−1 (x)) est une base de E. La propriété est vraie par hypothèse pour k = 1.
La matrice de u dans cette base a la forme suivante Supposons la propriété vraie au rang k ≥ 1.
0 ··· 0 a0 On a évidemment
1
.. S + Im uk+1 ⊂ E
(0) .
. . .. Inversement, soit x ∈ E. Par hypothèse de récurrence, on peut écrire
. .
(0) 1 an−1 x = a + uk (b) avec a ∈ S et b ∈ E
avec ak les scalaires donnés par la relation Or, on peut aussi écrire
un (x) = a0 x + a1 u(x) + · · · + an−1 un−1 (x)
b = a0 + u(c) avec a0 ∈ S et c ∈ E
c) En composant la relation précédente avec u, on obtient
On en déduit
∀0 ≤ k ≤ n − 1, un (uk (x)) = a0 uk (x) + a1 u(uk (x)) + · · · + an−1 un−1 (uk (x)) x = a + uk (a0 ) + uk+1 (c) ∈ S + Im uk+1
Puisque la famille (x, u(x), . . . , un−1 (x)) est une base de E, on en déduit car a + uk (a0 ) ∈ S puisque S est un sous-espace vectoriel stable par u.
Ainsi E ⊂ S + Im uk+1 puis l’égalité.
∀y ∈ E, un (y) = a0 y + a1 u(y) + · · · + an−1 un−1 (y) Récurrence établie.
On en déduit que pour y 6= 0E , la matrice de u dans la base En appliquant cette propriété à l’indice de nilpotence de u, on obtient
(y, u(y), . . . , un−1 (y)) est la même que la précédente.
E=S
Exercice 10 : [énoncé]
Exercice 12 : [énoncé]
a) Le cas n = 1 est immédiat car v est alors nécessairement nul.
Le cas v = 0 est tout aussi immédiat. a) Im u est stable pour u donc uE2 est bien défini. Par le théorème du rang la
b) F = Im v est stable par u et v et puisque v n’est pas bijectif, 1 ≤ dim F < n : restriction de u à tout supplémentaire de ker u définit un isomorphisme avec
on pourra donc appliquer l’hypothèse de récurrence sur F . Dans une base Im u. Ici cela donne uE2 automorphisme.
adaptée à F , les matrices de u et v sont de la forme b) Soient u, v ∈ Γ. Si x ∈ ker(v ◦ u) alors u(x) ∈ Im u ∩ ker v donc
A B
D E
u(x) ∈ E1 ∩ E2 et u(x) = 0 puis x ∈ E1 . Ainsi ker(v ◦ u) ⊂ E1 et l’inclusion
et réciproque est immédiate.
O C O O
Im(v ◦ u) = v(u(E)) = v(E2 ) = E2 car vE2 est un automorphisme de E2 .
On a alors det(u + v) = det(A + D) × det C. Ainsi v ◦ u ∈ Γ.
c) Si φ(u) = φ(v) alors uE2 = vE2 . Or uE1 = 0 = vE1 donc les applications a) Si la matrice A est magique alors, par simple calcul des coefficients, AU = sU
linéaires u et v coïncident sur des sous-espaces vectoriels supplémentaires et et t U A = st U .
donc u = v. Inversement, si AU = λU et t U A = µt U alors
d) Une application linéaire peut être définit de manière unique par ses n
X n
X
restrictions linéaires sur deux sous-espaces vectoriels supplémentaires. Pour ∀i ∈ J1 ; nK, ai,j = λ et ∀j ∈ J1 ; nK, ai,j = µ
w ∈ GL(E2 ) considérons u ∈ L(E) déterminé par uE1 = 0 et uE2 = w. On j=1 i=1
vérifie aisément E1 ⊂ ker u et E2 ⊂ Im u. Pour x ∈ ker u, x = a + b avec
a ∈ E1 et b ∈ E2 . La relation u(x) = 0 donne alors u(a) + u(b) = 0 De plus, t U AU = t U (AU ) = λt U U = nλ et t U AU = (t U A)U = µt U U = nµ.
c’est-à-dire w(b) = 0. Or w ∈ GL(E2 ) donc b = 0 puis x ∈ E1 . Ainsi On en déduit λ = µ et la matrice A est magique.
ker u ⊂ E1 et finalement ker u = E1 . Pour y ∈ Im(u), il existe x ∈ E tel que b) Pour le produit scalaire canonique sur Mn,1 (R) défini par hX, Y i = t XY ,
y = u(x). Or on peut écrire x = a + b avec a ∈ E1 et b ∈ E2 . La relation l’espace H se comprend comme l’hyperplan de vecteur normal U et donc
y = u(x) donne alors y = u(a) + u(b) = w(b) ∈ E2 . Ainsi Im u ⊂ E1 et D = H ⊥.
finalement Im u = E1 . On peut conclure que u ∈ Γ et ũ = w : φ est surjectif. c) Si A est magique alors U est vecteur propre de A. Ainsi D = Vect(U ) est
e) ϕ est un morphisme bijectif : il transporte la structure de groupe existant sur stable par A. Aussi, on a la relation t AU = µU et donc U est vecteur propre
GL(E2 ) en une structure de groupe sur (Γ, ◦). Le neutre est l’antécédent de de t A. La droite D est stable par t A et donc H = D⊥ est stable par A.
IdE2 c’est-à-dire la projection sur E2 parallèlement à E1 . La réciproque est immédiate car une droite vectorielle est stable si, et
seulement si, elle est engendrée par un vecteur propre.
d) Si l’on introduit une matrice P de passage de la base canonique de Mn,1 (R)
Exercice 13 : [énoncé] vers une base adaptée à l’écriture Mn,1 (R) = D ⊕ H, l’étude au-dessus assure
qu’une matrice A est magique si, et seulement si, P −1 AP est de la forme
a) L’application T est évidemment linéaire et est à valeurs dans E.
α 0
Soit g ∈ E. Montrons que l’équation T f = g admet une solution unique. avec α ∈ R et M ∈ Mn−1 (R)
Rx 0 M
Unicité : Si T f = g alors x 7→ 0 f (t) dt est solution sur R de l’équation
différentielle linéaireRy 0 + y = g vérifiant y(0) = 0. Par le théorème de Cauchy On en déduit que l’espace des matrices magiques est de dimension
x
ceci détermine x 7→ 0 f (t) dt de façon unique et donc f aussi.
Existence : La dérivée de la fonction solution y 0 + y = g vérifiant y(0) = 0 est 1 + (n − 1)2
solution.
b) Soit F un sous-espace vectoriel de dimensionR finie stable par T . Notons I
x
l’endomorphisme de E défini par I(f ) : x 7→ 0 f (t) dt. Puisque F est stable Exercice 15 : [énoncé]
par T , F est aussi stable par I. L’endomorphisme induit par I sur le Soient E un R-espace vectoriel de dimension 3 muni d’une base B et u
sous-espace vectoriel de dimension finie F admet un polynôme minimal l’endomorphisme de E représenté par la matrice A dans B. On a u2 = 0 et u 6= 0.
π = X n + an−1 X n−1 + · · · + a0 . On a alors pour tout f ∈ F l’égalité Notons que cela entraîne dim Im u = 1 et dim ker u = 2.
y + an−1 y 0 + · · · + an y (n) = 0 en notant y = I n (f ). De plus, on a les Cherchons une base B 0 = (ε1 , ε2 , ε3 ) telle que MatB0 (u) = B. Après analyse du
conditions initiales y(0) = . . . = y (n−1) (0) = 0 ce qui donne y = 0 puis f = 0. problème : Considérons ε1 ∈ / ker(u) et ε2 = u(ε1 ). ε2 est un vecteur non nul de
Ainsi F = {0}. Finalement, l’espace nul est le seul espace de dimension finie ker u qui peut être complétée en une base (ε2 , ε3 ) de ker u. Formons
stable par T . Quel intérêt au « impaire » ? B 0 = (ε1 , ε2 , ε3 ). Si λ1 ε1 + λ2 ε2 + λ3 ε3 = 0 alors en appliquant u, λ1 u(ε1 ) = 0
donc λ1 = 0 puis λ2 ε2 + λ3 ε3 = 0 entraîne λ2 = λ3 = 0 puisque (ε2 , ε3 ) est libre.
Finalement la famille B 0 est libre et c’est donc bien une base de E. La matrice de
u dans cette base est bien la matrice B. On peut conclure.
Exercice 14 : [énoncé]
ce qui permet d’écrire A = QJr P avec P, Q inversibles. On a alors L’espace C est donc de dimension 5 et l’on en forme une base à l’aide des matrices
f (A) = f (Q)f (Jr )f (P ) et il suffit de montrer f (Jr ) = 0 pour conclure.
Par permutation des vecteurs de bases, la matrice Jr est semblable à toute 1 0 0 0 0 0 0 1 0
matrice diagonale où figure r coefficients 1 et n − r coefficients 0. En positionnant, M1 = P 0 0 0 P −1 , M2 = P 0 1 0 P −1 , M3 = P 0 0 0 P −1
pertinemment les coefficients 0, on peut former des matrices A1 , . . . , Ap toutes 0 0 1 0 0 0 0 0 0
semblables à Jr vérifiant
A1 . . . Ap = On 0 0 0 0 0 1
M4 = P 0 0 1 P −1 et M5 = P 0 0 0 P −1
On a alors 0 0 0 0 0 0
f (A1 ) . . . f (Ap ) = 0
Or il est facile d’établir que si deux matrices sont semblables, la fonction f prend
les mêmes valeurs sur celles-ci. Par suite f (Jr ) = f (A1 ) = . . . = f (Ap ) et ainsi Exercice 27 : [énoncé]
f (Jr )p = 0 puis enfin f (Jr ) = 0. tr A 6= tr B dont A et B ne sont pas semblables.
dans (e2 , . . . , en ). AB = BA donne A0 B 0 = B 0 A0 et donc [u0 ; v 0 ] = 0. Cela a) Soit λ une valeur propre de l’endomorphisme T .
permet d’itérer la méthode jusqu’à obtention d’une base de cotrigonalisation. Il existe une matrice M non nulle vérifiant T (M ) = λM .
On a alors M A = (A + λIn )M .
b) Par récurrence, on vérifie [uk ; v] = kλuk . L’endomorphisme w 7→ [w ; v] de Par une récurrence facile, M Ap = (A + λIn )p M .
L(E) ne peut avoir une infinité de valeurs propres donc il existe k ∈ N∗ tel Or pour un certain p ∈ N∗ , Ap = On donc (A + λIn )p M = On .
que uk = 0. L’endomorphisme u est nilpotent donc ker u 6= {0} ce qui permet Cependant la matrice M n’est pas nulle donc la matrice (A + λIn )p n’est pas
d’affirmer que u et v ont un vecteur propre commun. On peut alors reprendre inversible puis la matrice A + λIn ne l’est pas non plus. Ainsi λ est valeur
la démarche de la question a) sachant qu’ici A0 B 0 − B 0 A0 = λA0 . propre de A et donc λ = 0 car 0 est la seule valeur propre d’une matrice
c) Si α = 0, l’étude qui précède peut se reprendre pour conclure. Si α 6= 0, on nilpotente.
introduit w = αu + βv et on vérifie [w ; v] = αw. Ainsi w et v sont On en déduit Sp T ⊂ {0} puis Sp T = {0} car le corps de base C assure
cotrigonalisables puis u et v aussi cas u = α1 (w − βv). l’existence d’au moins une valeur propre.
Le polynôme caractéristique de T étant scindé dans C [X] et de degré n2 , on
2 2 2
a χT = (−1)n X n puis T n = 0̃ car le polynôme caractéristique est
Exercice 41 : [énoncé] annulateur en vertu du théorème de Cayley Hamilton.
Finalement, l’endomorphisme T est nilpotent.
Exercice 46 : [énoncé] On transpose ensuite cette solution aux matrices précédentes via la matrice
inversible
a) Soit x ∈ ker u. On a u(x) = 0E et donc 1 0
0 P
u(v(x)) = u(x) + v(u(x)) = 0E
Ainsi v(x) ∈ ker u.
Exercice 47 : [énoncé]
b) Si par l’absurde, l’endomorphisme u est inversible, on peut écrire Soient λ ∈ R et f ∈ E. On a
u ◦ v ◦ u−1 = v + IdE
D(f ) = λf ⇐⇒ f est solution de y 0 = λy
En passant à la trace, on obtient
Les solutions de l’équation y 0 = λy sont les fonctions de la forme t 7→ Ceλt .
tr(v) = tr(v) + dim E Ainsi
Ceci est absurde. On en déduit ker(u) 6= {0}. Sp(D) = R et Eλ (D) = Vect(t 7→ eλt )
ker(u) est stable v et non réduit à {0}. L’endomorphisme complexe induit par
v sur cet espace de dimension finie admet donc une valeur propre λ. Si x est
un vecteur propre associé, c’est un vecteur propre commun à u et v car Exercice 48 : [énoncé]
Soient λ ∈ C et u ∈ E. Étudions l’équation f (u) = λu. On a
u(x) = 0E et v(x) = λ.x
(1 − λ)u0 = 0
c) La conclusion qui précède vaut aussi pour une identité du type f (u) = λu ⇐⇒
∀n ∈ N∗ , (2λ − 1)un = un−1
u ◦ v − v ◦ u = au avec a 6= 0.
Dans le cas où a = 0, la propriété est encore vraie en raisonnant cette fois-ci Cas λ = 1
avec un sous-espace propre de u (stable par v car on est en situation où u et f (u) = u ⇐⇒ ∀n ∈ N∗ , un = un−1
v commutent).
Si u ◦ v − v ◦ u = au + bv avec b 6= 0 alors, en considérant w = au + bv, on a On en déduit que 1 est valeur propre de f et que le sous-espace propre associé est
u ◦ w − w ◦ u = bw. Les endomorphismes u et w ont un vecteur propre en formé des suites constantes.
commun et celui-ci est aussi vecteur propre de v. Cas λ 6= 1
Finalement, on retient u0 = 0
f (u) = λu ⇐⇒
∀n ∈ N∗ , (2λ − 1)un = un−1
u ◦ v − v ◦ u ∈ Vect(u, v) =⇒ u et v ont un vecteur propre en commun
Que λ = 1/2 ou non, on obtient
On peut alors en déduire que ces deux endomorphismes sont cotrigonalisables
en raisonnant par récurrence sur la dimension de E. En bref (car c’est assez f (u) = λu ⇐⇒ ∀n ∈ N, un = 0
long à rédiger), si l’on complète le vecteur propre précédent en une base de
E, les endomorphismes u et v seront figurés par des matrices et donc λ n’est pas valeur propre.
Finalement
λ ∗ µ ∗ Sp f = {1}
et
0 A 0 B
La relation u ◦ v − v ◦ u ∈ Vect(u, v) donne, par calcul par blocs,
AB − BA ∈ Vect(A, B). On applique l’hypothèse de récurrence aux matrices Exercice 49 : [énoncé]
A et B : Soient λ ∈ R et u ∈ E.
Ainsi Si λ est valeur propre alors en introduisant f vecteur propre associé, il existe
∆(u) = λu ⇐⇒ ∀n ∈ N, u(n) = u0 (1 + λ)n x0 ∈ [0 ; +∞[ tel que f (x0 ) 6= 0 et la relation T (f ) = λf donne par récurrence
Pour λ ∈ ]−2 ; 0[, la suite u(n) = (1 + λ)n est élément non nul de E et vérifie ∀n ∈ N, f (x0 + n) = λn f (x0 )
∆(u) = λu.
Pour λ ∈
/ ]−2 ; 0[, seule la suite nulle est converge vers 0 et satisfait En faisant tendre n vers +∞, on obtient |λ| < 1.
Inversement, supposons |λ| < 1.
∀n ∈ N, u(n) = u0 (1 + λ)n
Si T (f ) = λf alors
On peut donc conclure
f (1) = λf (0) et ∀n ∈ N, ∀x ∈ [0 ; 1[, f (x + n) = λn f (x)
Sp(∆) = ]−2 ; 0[
La fonction f est donc entièrement déterminée par sa restriction continue sur
[0 ; 1] vérifiant f (1) = λf (0).
Exercice 50 : [énoncé] Inversement, si ϕ : [0 ; 1] → R est une fonction continue sur [0 ; 1] vérifiant
Soient λ ∈ R et f ∈ E. Si I(f ) = λf alors I(f ) est solution de l’équation ϕ(1) = λϕ(0) alors la fonction f donnée par
différentielle
y = λy 0 ∀n ∈ N, ∀x ∈ [0 ; 1[, f (x + n) = λn ϕ(x)
Si λ = 0 alors I(f ) = 0.
Si λ 6= 0 alors I(f ) est de la forme x 7→ Cex/λ et puisque I(f ) s’annule en 0 donc et continue (on vérifie la continuité en k ∈ N∗ par continuité à droite et à gauche),
I(f ) = 0. converge vers 0 en +∞ et vérifie T (f ) = λf .
Dans les deux cas f = I(f )0 = 0. Ainsi Puisqu’il est possible de construire une fonction non nulle de la sorte, le scalaire
λ ∈ ]−1 ; 1[ est valeur propre et les vecteurs propres associés sont les fonctions non
Sp(I) = ∅ nulles de la forme précédente.
a) T (f ) est dérivable sur R∗+ donc continue sur R∗+ . En dérivant cette relation, on obtient pour tout x ∈ [0 ; +∞[
Puisque f est continue, f admet une primitive F et alors quand x → 0+
f (x) = λxf 0 (x)
F (x) − F (0)
T (f )(x) = → F 0 (0) = f (0) Si λ = 0 alors f est la fonction nulle et λ n’est pas valeur propre.
x
Si λ 6= 0, f est solution de l’équation différentielle λxy 0 = y.
On en déduit que T (f ) se prolonge en une fonction continue en 0. Cette dernière est une équation différentielle linéaire d’ordre 1 homogène dont la
La linéarité de T est immédiate et donc T est un endomorphisme de E. solution générale sur ]0 ; +∞[ est
b) Soient λ ∈ R et f une fonction de E non nulle vérifiant T (f ) = λf .
Pour tout x > 0, y(x) = Cx1/λ
Z x
f (t) dt = λxf (x) Ainsi, il existe C ∈ R tel que pour tout x > 0,
0
donc f est de classe C 1 et vérifie f (x) = Cx1/λ
(1 − λ)f (x) = λxf 0 (x) Or pour qu’une telle fonction puisse être prolongée en une fonction de classe C 1
Le cas λ = 0 implique f = 0 et est donc exclu. sur [0 ; +∞[, il faut C = 0 ou 1/λ ≥ 1. Ainsi les valeurs propres de T sont les
Pour λ 6= 0 et x > 0 on a éléments de l’intervalle ]0 ; 1].
xf 0 (x) = αf (x) Inversement, soient λ ∈ ]0 ; 1] et la fonction fλ : x 7→ x1/λ prolongée par continuité
en 0.
avec α = (1 − λ)/λ dont la résolution conduit à
La fonction fλ est de classe C 1 sur [0 ; +∞[, s’annule en 0 et vérifie T (fλ ) = λfλ
f (x) = Cxα , x ∈ ]0 ; +∞[ sans être la fonction nulle.
Finalement, les valeurs propres de T sont exactement les éléments de l’intervalle
Pour α < 0 la condition lim0 f = 0 entraîne f = 0 et est donc exclue. ]0 ; 1].
Par contre le cas α ≥ 0 (correspondant à λ ∈ ]0 ; 1]) conduit aux vecteurs
propres
f (x) = Cxα , x ∈ [0 ; +∞[, C 6= 0 Exercice 55 : [énoncé]
éléments de E.
a) On peut écrire La condition f 0 (1) = 0 entraîne toujours f = 0 et donc un tel λ n’est pas
x 1
valeur propre de T .
Z Z
T (f )(x) = tf (t) dt + x f (t) dt Sous cas λ > 0
0 x
Sachant f (0) = 0, on obtient par résolution de l’équation différentielle
L’application T (f ) apparaît alors comme continue (et même dérivable).
Ainsi, l’application T opère de E dans E, elle de surcroît évidemment linéaire.
x
b) Soient λ ∈ R et f ∈ E vérifiant f (x) = A sin √
λ
T (f ) = λf La condition f 0 (1) = 0 n’entraînera pas f = 0 que si
Cas λ = 0
1
On a T (f ) = 0 donc sin √ =0
λ
Z x Z 1
tf (t) dt + x f (t) dt = 0 c’est-à-dire si, et seulement si,
0 x
1
En dérivant, on obtient λ= avec k ∈ N∗
(kπ)2
Z 1 Z 1
xf (x) − xf (x) + f (t) dt = f (t) dt = 0 Notons qu’alors il est possible de remonter les précédents calculs et d’affirmer
x x que
En dérivant à nouveau, on obtient f = 0. Ainsi 0 n’est pas valeur propre de T . f : x 7→ sin (kπx)
Cas λ 6= 0 est vecteur propre associé à la valeur propre λ = 1/(kπ)2
On a T (f ) = λf
Z x Z 1
tf (t) dt + x f (t) dt = λf
0 x Exercice 56 : [énoncé]
En particulier, on peut affirmer que f (0) = 0 car T (f )(0) = 0.
Le premier membre de l’équation T (f ) = λf est dérivable donc la fonction f a) L’application Φ est évidemment linéaire, il reste à voir qu’elle est à valeurs
est également dérivable et, en dérivant, on obtient la relation dans R4 [X].
Z 1 Pour un polynôme P de degré inférieur à 4, le polynôme
f (t) dt = λf 0 (x) (X 2 − 1)P 0 (X) − (4X + 1)P (X) est de degré inférieur à 5 et, si a est le
x
coefficient de X 4 dans P , le coefficient de X 5 dans Φ(P ) est 4a − 4a = 0. Par
En particulier f 0 (1) = 0. suite Φ est bien à valeurs dans R4 [X] et c’est donc un endomorphisme de cet
Le premier membre de cette nouvelle équation étant dérivable, la fonction f espace.
est deux fois dérivable et on obtient en dérivant l’équation différentielle b) L’équation
00 0 5−λ 3+λ
λf (x) + f (x) = 0 y = + y
2(x − 1) 2(x + 1)
Sous cas λ < 0 est une équation différentielle linéaire d’ordre 1 de solution générale
Sachant f (0) = 0, la résolution de l’équation différentielle donne
(5−λ)/2 (3+λ)/2
! y(x) = C |x − 1| |x + 1|
x
f (x) = A sh p
|λ| sur I = ]−∞ ; −1[, ]−1 ; 1[ ou ]1 ; +∞[.
Ainsi
P ∈ ker φ ⇐⇒ P 0 (a) = 0 et ∀3 ≤ k ≤ n, P (k) (a) = 0
Exercice 57 : [énoncé] et donc
L’application ϕ est évidemment linéaire et on vérifie en observant une ker φ = Vect(1, (X − a)2 )
simplification que ϕ transforme un polynôme de degré inférieur à n en un autre.
L’application ϕ est donc bien un endomorphisme de Rn [X]. Aussi
Soient λ ∈ R et P ∈ Rn [X]. P ∈ Im φ ⇐⇒ P (a) = P 00 (a) = 0
Pour résoudre l’équation ϕ(P ) = λP , on recherche les solutions polynomiales de et donc
degrés inférieurs à n à l’équation différentielle Im φ = (X − a)3 Rn−3 [X] + Vect(X − a)
Pour λ = −n + 2k avec k ∈ {0, . . . , n}, on obtient une fonction polynomiale non Cette équation possède une solution non nulle si, et seulement si, λ = 0,
nulle λ = −2 et λ = k − 2 avec k ∈ {2, . . . , n}.
Pλ (X) = C(X − 1)k (X + 1)n−k avec C 6= 0 Ainsi
et donc λ est valeur propre de ϕ et les Pλ sont les vecteurs propres associés. Sp(φ) = {−2, 0, 1, . . . , n − 2}
Puisque dim Rn [X] = n + 1, il ne peut y avoir d’autres valeurs propres (et On a E−2 (φ) = Vect(X − a), E0 (φ) = ker φ, Ek−2 (φ) = Vect(X − a)k pour
l’endomorphisme ϕ est diagonalisable). k ∈ {3, . . . , n}.
La somme des dimensions des sous-espaces propres vaut dim Rn [X] :
l’endomorphisme est diagonalisable.
Exercice 58 : [énoncé] En fait, la base des (X − a)k est base de diagonalisation de l’endomorphisme
φ.
Exercice 59 : [énoncé] b) La matrice A + p1 In n’est pas inversible seulement si −1/p est valeur propre
de A. Puisque la matrice A ne possède qu’un nombre fini de valeurs propres,
a) Il suffit de calculer le polynôme caractéristique de f à partir d’une pour p assez grand on est sûr que A + p1 In ∈ GLn (C).
représentation matricielle triangulaire par blocs relative à une base adaptée à Comme vu ci-dessus, pour x ∈ C,
l’espace non nul E(f, a). χ(A+ p1 In )B (x) = χB(A+ p1 In ) (x)
b) La matrice A est de rang 1 donc 0 est valeur propre de A et par la formule du
rang dim E(A, 0) = 3. En passant à la limite quand p → +∞, on obtient χAB (x) = χBA (x).
Le polynôme caractéristique de A étant de degré 4 et factorisable par X 3 , Ceci valant pour tout x ∈ C, les polynômes χAB et χBA sont égaux.
c’est un polynôme scindé. La somme des valeurs propres de A comptées avec
multiplicité vaut alors tr A = 10.
Par suite 10 est valeur propre de A de multiplicité nécessairement 1. Exercice 63 : [énoncé]
Finalement A est diagonalisable semblable à diag(0, 0, 0, 10). D’une part
λIn A In On,p λIn − AB A
=
B Ip −B Ip Op,n Ip
Exercice 60 : [énoncé] D’autre part
−1
In On,p λIn A λIn A
a) Si B = P AP alors =
−B λIp B Ip Op,n λIp − AB
χB (λ) = det(λP −1 P − P −1 AP ) = χA (λ) En passant au déterminant, on obtient
donc donc
χAB (x) = χBA (x) X q χAB (X) = X p χP BQJr (X) = X p χBQJr P (X) = X p χBA (X)
Exercice 65 : [énoncé] a) Oui, un tel polynôme existe, il suffit de se référer aux matrices compagnons !
Il est bien connu que Pour a0 , a1 , . . . , an−1 ∈ K, la matrice compagnon associée est
∀M, N ∈ Mn (K), χM N = χN M
0 (0) −a0
On en déduit 1 ...
−a1
M =
..
..
χ(AB)p = χ[A(BA)p−1 ]B = χB[A(BA)p−1 ] = χ(BA)p . 0 .
(0) 1 −an−1
On obtient alors
Exercice 67 : [énoncé]
0 (0) α
On a ..
..
χAĀ (X) = det(XIn − AĀ) −1 . .
χM (X) =
..
donc en conjuguant . 0 (an−2 + an−1 X + X 2 )
(0) −1 X + an−1 X
χAĀ (X) = det(XIn − ĀA) = χĀA (X) avec
α = a0 + a1 X + · · · + an−1 X n−1 + X n
Or il est bien connu que pour A, B ∈ Mn (C)
En développant selon la première ligne, on obtient
χAB = χBA
χM (X) = a0 + a1 X + · · · + an−1 X n−1 + X n
On obtient donc Ainsi, pour P ∈ Z [X] unitaire de degré n, on peut construire une matrice à
χAĀ = χAĀ coefficients entiers dont le polynôme caractéristique est (−1)n P (X).
et par conséquent b) Il existe une matrice A dont le polynôme caractéristique est P . Puisque toute
matrice complexe est trigonalisable, la matrice A est en particulier semblable
χAĀ ∈ R [X]
dans Mn (C) à une matrice triangulaire de la forme
λ1 ∗
..
Exercice 68 : [énoncé] .
0 λn
λn − (an−1 λn−1 + · · · + a1 λ + a0 )
a) En factorisant sur la ième colonne
On peut aussi résoudre le problème via l’opération élémentaire : ai 1 an
C1 ← C1 + λC2 + · · · + λn−1 Cn . .. ..
a1 . .
P (ai ) = ai ... 1
..
.
Exercice 73 : [énoncé] .. ..
. . an
a1 1 ai
a) Pn (x) est un déterminant tri-diagonal. On développe selon la première
colonne en un déterminant triangulaire et en un second déterminant qu’on En retranchant la ième ligne à chacune des autres
développe selon la première ligne.
ai − a1 0 0
P1 (x) = x et P2 (x) = x2 − 1 .. ..
0 . .
P (ai ) = ai .. ..
b) La suite (Pn (2 cos α))n≥1 est une suite récurrente linéaire d’ordre 2. On . 1 .
introduit l’équation caractéristique associée dont les racines permettent .. ..
d’exprimer le terme général de (Pn (x)) à l’aide de coefficients inconnus . . 0
déterminés par les valeurs n = 1 et n = 2. On peut aussi simplement vérifier 0 0 ai − an
la relation proposée en raisonnant par récurrence double. et donc Y
kπ P (ai ) = ai (ai − aj )
c) Les xk = 2 cos n+1 avec k ∈ {1, . . . , n} sont racines distinctes de Pn (x).
An ∈ Mn (C) possède n valeurs propres distinctes donc A est diagonalisable. j6=i
et donc !
n n Exercice 79 : [énoncé]
X ai Y
det(A + In ) = 1+ (1 − ai )
i=1
1 − ai i=1
a) On peut écrire B = P −1 CP avec P inversible et alors
a) Pour tout f ∈ L(E), f admet un polynôme minimal qui admet au moins une Exercice 84 : [énoncé]
racine dans C qui est alors valeur propre de f .
b) Si λ est valeurs propre de l’endomorphisme considéré alors il existe un a) Le polynôme caractéristique d’une matrice complexe possède au moins une
polynôme P non nul tel que XP (X) = (1 + λ)P (X) ce qui est impossible racine dans C.
pour des raisons de degré. b) det(In + λT ) = 1 6= 0 et donc T vérifie (P ).
c) rg Tr = r.
Exercice 81 : [énoncé] d) Les matrices A et B étant de même rang, elles sont équivalentes et donc il
existe P, Q inversibles vérifiant A = P BQ. Puisqu’il existe une matrice M
a) Tout endomorphisme sur un C-espace vectoriel de dimension finie admet au telle que det(M + λA) 6= 0 pour tout λ ∈ K, on a
moins une valeur propre.
b) Soit λ une valeur propre de u. Eλ (u) est un sous-espace vectoriel stable par v det(P M Q + λB) = det P det(M + λA) det Q 6= 0
(car u ◦ v = v ◦ u) et l’endomorphisme induit par v sur Eλ (u) admet au moins et donc B vérifie la propriété (P ).
une valeur propre. Un vecteur propre associé à celle-ci est vecteur propre
commun à u et v. e) Si une matrice est non inversible, elle est de même rang qu’une matrice Tr
avec r < n et comme cette dernière vérifie (P ), on peut conclure qu’une
matrice non inversible vérifie (P ).
Exercice 82 : [énoncé] Inversement, si A est une matrice inversible alors pour tout M ∈ Mn (C)
On retraduit le problème en terme d’endomorphismes. Soient u et v deux
endomorphismes d’un C-espace vectoriel de dimension finie vérifiant u ◦ v = v ◦ u. det(M + λA) = det(A) det(M A−1 + λIn )
Tout endomorphisme sur un C-espace vectoriel admet au moins une valeur propre.
Soit λ une valeur propre de u. Eλ (u) est un sous-espace vectoriel stable par v (car et puisque la matrice M A−1 admet une valeur propre, il est impossible que
u ◦ v = v ◦ u) et l’endomorphisme induit par v sur Eλ (u) admet au moins une det(M + λA) soit non nul pour tout λ ∈ C.
valeur propre. Un vecteur propre associé à celle-ci est vecteur propre commun à u f) Si n est impair alors toute matrice de Mn (R) admet une valeur propre (car le
et v. polynôme caractéristique réel est de degré impair). On peut alors conclure
comme au dessus.
Si n est pair, la propriété précédente n’est plus vraie. Par exemple
Exercice 83 : [énoncé]
Si A et B ont λ pour valeur propre commune alors puisque A et t A ont les mêmes 0 −1
A=
valeurs propres, il existe des colonnes X, Y 6= 0 vérifiant t AX = λX et BY = λY . 1 0
Posons alors U = Y t X ∈ Mn (C) \ {0}.
On a BU = λY t X et U A = Y t (t AX) = λY t X donc U A = BU . est inversible et vérifie la propriété (P ) avec M = In .
Inversement, supposons qu’il existe U ∈ Mn (C) non nulle vérifiant U A = BU . On
peut écrire U = QJr P avec P, Q inversibles et r = rg U > 0. L’égalité U A = BU
entraîne alors Jr A0 = B 0 Jr avec A0 = P AP −1 et B 0 = Q−1 BQ. Puisque Exercice 85 : [énoncé]
semblables, Sp A0 = Sp A et Sp B 0 = Sp B. En raisonnant par blocs, l’égalité Tout endomorphisme sur un C-espace vectoriel de dimension finie admet au moins
Jr A0 = B 0 Jr entraîne une valeur propre.
Soit λ une valeur propre de u. Eλ (u) est un sous-espace vectoriel stable par v (car
M 0 M ∗ u ◦ v = v ◦ u) et l’endomorphisme induit par v sur Eλ (u) admet au moins une
A0 = et B 0 = avec M ∈ Mr (C)
∗ ∗ 0 ∗ valeur propre. Un vecteur propre associé à celle-ci est vecteur propre commun à u
Ces formes matricielles Sp M ⊂ Sp A0 et Sp M ⊂ Sp B 0 . Or Sp M 6= ∅ (cadre et v.
complexe) donc Sp A ∩ Sp B 6= ∅.
Exercice 90 : [énoncé] √ propres de la matrice sont donc 1 (pour n ≥ 3) et les deux racines
Les valeurs
λ = 1 ± n − 1.
a) 2ème méthode :
1 (0)
1 ··· 1
Notons A la matrice étudiée. L’équation AX = λX donne le système
.. .. .. .. = t L
x1 + · · · + xn = λx1
L = . et U =
. . .
x1 + x2 = λx2
1 ··· 1 (0) 1
..
.
b) U = I + N + · · · + N n−1 , (I − N )U = I donc U −1 = I − N ,
x1 + xn = λxn
L−1 = t (U −1 ) = I − t N donc A−1 = U −1 L−1 = I − N − t N + N t N .
c) qui équivaut à
2 1 (0)
x1 + · · · + xn = λx1
x1 = (λ − 1)x2
.. ..
−1
1 . . ..
A = .
..
.
2 1
x1 = (λ − 1)xn
(0) 1 1
Pour λ = 1, on peut obtenir une solution non nulle avec les conditions
−1
Posons χn le polynôme caractéristique de A ∈ Mn (R).
x1 = 0 et x2 + · · · + xn = 0
On a χn+2 (λ) = (2 − λ)χn+1 (λ) − χn (λ) avec χ0 (λ) = 1 et χ1 (λ) = 1 − λ.
En écrivant λ = 2 + 2 cos θ avec θ ∈ [0 ; π] et en posant fn (θ) = χn (2 + 2 cos θ) Pour λ 6= 1, le système devient
on a la relation : 2
fn+2 (θ) + 2 cos θfn+1 (θ) + fn (θ) = 0, f0 (θ) = 1 et f1 (θ) = 2 cos θ − 1.
(n − 1)x1 = (λ − 1) x1
x2 = x1 /(λ − 1)
La résolution de cette récurrence linéaire d’ordre 2 donne
..
.
cos n + 21 θ
xn = x1 /(λ − 1)
fn (θ) =
cos θ2
Pour x1 = 0, la solution du système est nulle.
Ainsi, χn admet n racines dans [0 ; 4] et puisque ce polynôme est de degré n il Pour x1 6= 0, on peut former une solution non nulle à condition que
n’y en a pas ailleurs : Sp A−1 ⊂ [0 ; 4]. (λ − 1)2 = n − 1 ce qui fournit les valeurs déjà remarquées au dessus.
Exercice 92 : [énoncé]
Exercice 91 : [énoncé] Notons M la matrice étudiée et supposons n ≥ 3, les cas n = 1 et 2 étant
1ère méthode : immédiats.
Notons χn (λ) le polynôme caractéristique de cette matrice de taille n. Puisque rg M = 2, 0 est valeur propre de Mn (R) et dim E0 (M ) = n − 2.
Par développement du déterminant selon la dernière colonne on obtient Soit λ une valeur propre non nulle de Mn (R) et X = t (x1 · · · xn ) un vecteur
propre associé.
χn (λ) = (λ − 1)χn−1 (λ) − (λ − 1)n−2
L’équation M X = λX fournit le système
En étudiant les premiers termes de cette suite, on conjecture
xn = λx1
..
χn (λ) = (λ − 1)n − (n − 1)(λ − 1)n−2 .
x n = λx n−1
ce que l’on vérifie aisément par récurrence.
x1 + · · · + xn = λxn
On en déduit égale à la somme de ses valeurs propres comptées avec multiplicité, la dernière
λ(λ − 1)xn = λx1 + · · · + λxn−1 = (n − 1)xn valeur propre de Com A n’est autre
avec xn 6= 0 car xn = 0 et λ 6= 0 entraînent X = 0. tr(Com A)
Par suite λ est racine de l’équation λ2 − λ − (n − 1) = 0 et donc
√ Pour calculer cette dernière, considérons At = A + tIn avec t > 0. Puisque A n’est
1 ± 4n − 3 pas inversible, 0 est valeur propre de A et on peut indexer les valeurs propres
λ=
2 λ1 , . . . , λn de A de sorte que λn = 0.
Pour t assez petit, la matrice At est inversible de valeurs propres
Inversement, on justifie que ses valeurs sont valeurs propres, soit en remontant le
raisonnement, soit en exploitant la diagonalisabilité de la matrice symétrique λ1 + t, . . . , λn−1 + t, t
réelle M pour affirmer l’existence de n valeurs propres comptées avec multiplicité.
Les valeurs propres de la comatrice de At sont alors
det At det At det At
Exercice 93 : [énoncé] ,..., ,
λ1 + t λn−1 + t t
Notons λ1 , . . . , λn les valeurs propres de A comptées avec multiplicité.
Si la matrice A est inversible alors avec
det At = (λ1 + t) . . . (λn−1 + t)t
t
(Com A) = det(A)A−1
On en déduit
−1
Les valeurs propres de A sont alors
tr(Com At ) = ((λ2 + t) . . . (λn−1 + t)t)+. . .+((λ1 + t) . . . (λn−2 + t)t)+(λ1 +t) . . . (λn−1 +t)
1 1
,..., et enfin
λ1 λn
tr(Com A) = lim+ tr(Com At ) = λ1 . . . λn−1
t→0
Les valeurs propres de Com A, qui sont aussi celles de t (Com A), sont alors les
Si rg A = n − 1 alors 0 est valeur propre de multiplicité n − 1 de Com A et l’autre
det A det A valeur propre de Com A est le produit des valeurs propres non nulles de A.
,..., Si rg A ≤ n − 2 alors 0 est valeur propre au moins double de A et donc
λ1 λn
tr(Com A) = 0. Dans ce cas, 0 est valeur propre de multiplicité n de Com A. En
Si rg A ≤ n − 2 alors tous les mineurs de A sont nuls et donc Com A = On et l’on fait, on peut montrer que la comatrice de A est nulle puisque tous les mineurs de
peut immédiatement conclure. A sont nuls quand rg A ≤ n − 2.
Si rg A = n − 1 alors la comatrice de A est de rang inférieur à 1. En effet on a
t
(Com A)A = On Exercice 94 : [énoncé]
donc
Im A ⊂ ker(t Com A) a) Par le calcul
1 (0) 0
puis ..
dim ker(Com A) = dim ker(t Com A) ≥ n − 1 .
A2 =
1
.. ∈ Mn (R)
et par la formule du rang 1 .
rg(Com A) ≤ 1 0 (0) 1
Sachant que la comatrice de A est de rang 0 ou 1, 0 est valeur propre de Com A Puisque A et A2 ne possèdent que deux colonnes non nulles et que celles-ci
de multiplicité au moins égale à n − 1. Puisque la trace de Com A ∈ Mn (C) est sont visiblement indépendantes, on a rg A = rg A2 = 2.
b) On a rg f = rg f 2 donc dim ker f = dim ker f 2 . Or ker f ⊂ ker f 2 donc Pour déterminer la limite de (un ), on va chercher une constance le long de la
ker f = ker f 2 . dynamique. Il parait naturel de la considérer linéaire et fonction p termes
Pour x ∈ ker f ∩ Im f , on peut écrire x = f (a) et on a f (x) = 0 donc consécutifs de la suite. Nous cherchons donc une ligne L ∈ Mp,1 (C) telle que
a ∈ ker f 2 = ker f puis x = 0. LXn+1 = LXn . Il suffit pour cela de déterminer L vérifiant L = LA et donc de
On en déduit ker f ∩ Im f = {0E } et un argument de dimension permet trouver t L vecteur propre de t A associé à la valeur propre 1. Après calcul, on
d’affirmer ker f ⊕ Im f = Rn . obtient
c) Une base adaptée à la décomposition ker f ⊕ Im f = Rn permet de justifier L = a0 a0 + a1 · · · a0 + · · · + ap−1
que la matrice A est semblable à
sachant P (1) = 1 − (a0 + · · · + ap−1 ) = 0.
0 (0) En posant ` la limite de la suite (un )n∈N , la relation LXn = LX0 donne à la limite
..
. avec B ∈ M2 (R)
p−1
! p−1 k
X X X
0 (p − k)ak `= ak uj
(0) B k=0 k=0 j=0
Puisqu’on a alors rg A = rg B = 2, on peut affirmer que la matrice B est Puisque 1 est racine simple de P ,
inversible.
d) tr B = tr A = 0 et tr B 2 = tr A2 = 2. p−1
X p−1
X
Soient λ et µ les deux valeurs propres complexes de la matrice B. On a P 0 (1) = p − kak = (p − k)ak 6= 0
k=0 k=0
λ+µ=0
λ2 + µ2 = 2 et donc Pp−1 Pk
k=0 ak j=0 uj
On en déduit `=
{λ, µ} = {1, −1} P 0 (1)
Ainsi
Sp B = {1, −1} et Sp A = {1, 0, −1}
Exercice 96 : [énoncé]
e) Par calcul de rang Les coefficients de t Com(A).A s’interprètent comme des développements de
dim E0 (A) = dim ker A = n − 2 déterminants selon une colonne. . .
On a aussi Si A admet n valeurs propres distinctes, det A est le produit de ces valeurs
propres.
dim E1 (A) = dim E1 (B) = 1 et dim E−1 (A) = 1
Si X 6= 0 vérifie AX = λX alors λt Com(A)X = (det A)X.
donc la matrice A est diagonalisable car la somme des dimensions de ses Ainsi quand λ 6= 0, X est vecteur propre de t Com(A) associé à la valeur propre
det A
sous-espaces propres est égale à n. λ .
Si A n’est pas inversible alors det A = 0 donc t Com(A)A = 0 puis
Im A ⊂ ker t Com A.
Exercice 95 : [énoncé] Ainsi dim ker t Com(A) ≥ n − 1. De plus Com A 6= 0 car rg A = n − 1 (car les
Introduisons la colonne Xn = t un un+1 · · · un+p−1 . On vérifie valeurs propres de A sont simples, en particulier 0). Par suite
Xn+1 = AXn avec dim ker t Com(A) = n − 1
0 1 (0)
Sous réserve que n ≥ 2, 0 est valeur propre de t Com A et puisque
.. ..
dim ker t Com(A) = n − 1, il ne reste de place que pour une seule autre valeur
A=
. .
(0) 0 1 propre.
a0 a1 · · · ap−1 Soit X ∈ ker A \ {0},. On a t Com(A + tIn )(A + tIn )X = det(A + tIn )X
Pour t 6= 0, on a On en déduit
t det(A + tIn ) kπ kπ
Com(A + tIn )X = X. xj = λ cos j + µ sin j
t n+1 n+1
Quand t → 0+ , par continuité Les conditions x0 = xn+1 = 0 donnent λ = 0 et finalement
t
Com(A + tIn )X → t Com(A)X.
kπ
xj = µ sin j
n+1
En calculant le déterminant par diagonalisation, det(A+tI
t
n)
→ µ avec µ le produit
des valeurs propres non nulles de A.
Par unicité de la limite, on obtient t Com(A)X = µX.
Exercice 98 : [énoncé]
Au final, t Com A admet 2 valeurs propres : 0 et µ.
Si λ est valeur propre de A alors il existe une colonne non nulle telle que
AX = λX. Pour M matrice dont toutes les colonnes sont égales à X on a
Exercice 97 : [énoncé] u(M ) = λM . Ainsi λ est valeur propre de u. Inversement si λ est valeur propre de
u, une colonne non nulle d’un vecteur propre associé à λ définit un vecteur propre
associée à la valeur propre λ pour A. Ainsi λ est aussi valeur propre de A.
a) un = χn (2 cos α) est un déterminant tridiagonal.
Finalement Sp(A) = Sp(u).
On développe selon la première colonne en un déterminant triangulaire et en
Une matrice M appartient au sous-espace propre associé à la valeur propre λ de u
un second déterminant qu’on développe selon la première ligne.
si, et seulement si, chaque colonne de M appartient au sous-espace propre associé
On obtient
à la valeur propre λ de A.
un = 2 cos(α)un−1 − un−2
La suite (un ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 d’équation
caractéristique Exercice 99 : [énoncé]
r2 − 2 cos(α)r + 1 = 0
de racines e±iα . a) Si λ est valeur propre de A de colonne propre X 6= 0 alors pour M ∈ Mn (C)
Les conditions initiales donnent alors dont toutes les colonnes sont égales à X, on a AM = λM avec M 6= 0. Ainsi
sin(n + 1)α λ est aussi valeur propre de ΦA .
un = Inversement, si λ est valeur propre de ΦA d’élément propre M 6= 0 alors pour
sin α
X colonne non nul de M , on a AX = λX donc λ valeur propre de A.
b) Les λk = 2 cos kπ
n+1 avec k ∈ {1, . . . , n} sont racines distinctes de Pn (x). b) On remarque M A = t (t At M ). Un raisonnement semblable au précédent
An ∈ Mn (C) possède n valeurs propres distinctes donc A est diagonalisable permet d’établir que les valeurs propres de ΨA sont les valeurs propres de t A
et ses sous-espaces propres sont de dimension 1. i.e. celles de A.
c) Posons
λ = 2 cos(kπ/(n + 1))
Exercice 100 : [énoncé]
Soit X ∈ Mn,1 (C) vérifiant AX = λX. On a
Exercice 101 : [énoncé] Si δ < 0 alors M est diagonalisable car χM admet trois racines distinctes et donc
Si A est diagonalisable alors il existe une matrice P inversible telle que M admet trois valeurs propres distinctes.
Si δ = 0 alors M est diagonalisable si, et seulement si M est semblable à la
P −1 AP = D matrice nulle ce qui n’est le cas que si a = b = c = 0.
Si δ > 0 alors M n’est pas diagonalisable car χM n’est pas scindé sur R [X].
diagonale. En transposant,
t
P t At (P −1 ) = D
c’est-à-dire Exercice 105 : [énoncé]
Qt AQ−1 = D
avec Q = t P inversible d’inverse Q−1 = t (P −1 ). a) A ne possède que deux colonnes différentes donc rg A ≤ 2.
a b
= a2 − b2 6= 0
Exercice 102 : [énoncé] b a
Il existe des matrices P ∈ GLn (K) et D ∈ Dn (K) telles que
donc rg(A) = 2. Par le théorème du rang dim ker A = 2n − 2 donc 0 est valeur
AB = P DP −1 propre de A et la dimension du sous-espace propre associé est 2n − 2.
b) Les vecteurs t 1 . . . 1 et t 1 −1 . . . 1 −1 sont vecteurs propres
On a alors
associées aux valeurs propres non nulles n(a + b) et n(a − b). La somme des
A(BA)A−1 = P DP −1
dimensions des sous-espaces propres vaut 2n donc A est diagonalisable.
puis
BA = (A−1 P )D(P −1 A) = (A−1 P )D(A−1 P )−1
Exercice 106 : [énoncé]
La matrice A est la matrice dans la base canonique (1, X, . . . , X n ) de
Exercice 103 : [énoncé] l’endomorphisme
u : P ∈ Cn [X] 7→ nXP + (1 − X 2 )P 0
a) χA (X) = (X − cos α)2 + sin2 α de racines eiα et e−iα .
Considérons alors la base de polynômes étagés (1, (X + 1), . . . , (X + 1)n ). On a
Si α 6= 0 [π] alors A possède deux valeurs propres distinctes donc A est
diagonalisable. u (X + 1)k = nX(X + 1)k + k(1 − X)(X + 1)k
Si α = 0 [π] alors A est diagonale.
b) Si α 6= 0 [π] alors A ne possède pas de valeurs propres (réelles) donc n’est qui se réécrit
pas diagonalisable.
u (X + 1)k = (n − k)(X + 1)k+1 + (2k − n)(X + 1)k
Si α = 0 [π] alors A est diagonale.
c) χB (X) = (X − cos α)(X + cos α) − sin2 α de racines ±1 donc B est La matrice de l’endomorphisme u dans la base (1, (X + 1), . . . , (X + 1)n ) est
diagonalisable. triangulaire inférieure de coefficients diagonaux distincts
2k − n avec k ∈ {0, . . . , n}
Exercice 104 : [énoncé]
On obtient On en déduit χA et on observer que A possède n + 1 valeurs propres distinctes. La
χM = X(X 2 + (ab + bc + ca)) matrice A est donc diagonalisable.
Posons δ = ab + bc + ca.
√
Exercice 107 : [énoncé] d) Si u1 = u2 alors u1 = u2 = k/2 et k 2 /2 = k 2 + 6 donc k = ± i2 3.
La résolution du système
a) En développant selon la première colonne k
AX = X
2
λ −1 0 λ −1 0
.. .. conduit à un espace de solution de dimension 1
.. .. .. ..
. . . = −a0 +λ . . .
0 ··· λ −1 0 ··· λ −1 Vect t (1, k/2, 1, 1)
−a0 ··· −an−2 λ − an−1 [n]
−a1 ··· −an−2 λ − an−1 [n−1]
√ la matrice A est diagonalisable dans M4 (C) si, et seulement si,
e) Finalement,
puis en reprenant le processus on parvient à k 6= ± i2 3.
λn − (an−1 λn−1 + · · · + a1 λ + a0 )
On peut aussi retrouver ce résultat via l’opération élémentaire : Exercice 109 : [énoncé]
C1 ← C1 + λC2 + · · · + λn−1 Cn . En ajoutant la troisième colonne à la première puis en retranchant la première
On en déduit ligne à la troisième
χM (X) = P (X)
b) Si λ est racine du polynôme P alors λ est valeur propre de M . Après −λ − 2 5+x x
résolution, le sous-espace propre associé est engendré par la colonne χA (λ) = (−1)3 0 −2 − x − λ −x
0 −x 3−x−λ
t
1 λ . . . λn−1
ce qui donne
c) Puisque les sous-espaces propres sont de dimension 1, la matrice M est
χA (λ) = (λ + 2) λ2 + (2x − 1)λ − x − 6
diagonalisable si, et seulement si, elle possède exactement n valeur propres ce
qui revient à dire que le polynôme P est scindé à racines simple. Le facteur a pour discriminant
Exercice 110 : [énoncé] c) En développant le déterminant selon la dernière colonne puis en développant
les mineurs obtenus selon leur k-ieme colonne, on obtient
a) On obtient χA = X n−2 (X 2 − (a21 + · · · + a2n−1 ))
At A = (a2 + b2 + c2 + d2 )I4
4 Si a21 + · · · + a2n−1 6= 0 alors A admet deux valeurs propres opposées non
et donc (det A)2 = a2 + b2 + c2 + d2 . nulles et 0 pour valeur propre d’espace propre de dimension n − 2 donc A est
D’autre part, pour b, c, d fixés, a 7→ det A est une fonction polynomiale diagonalisable.
unitaire de degré 4 donc Si a21 + · · · + a2n−1 = 0 alors 0 est la seule valeur propre de A et A est
diagonalisable si, et seulement si, A = 0 i.e. a1 = . . . = an−1 = 0.
det A = a4 + α(b, c, d)a3 + β(b, c, d)a2 + γ(b, c, d)a + δ(b, c, d)
La valeur connue de (det A)2 permet alors de déterminer α, β, γ, δ et Exercice 112 : [énoncé]
d’affirmer
det(A) = (a2 + b2 + c2 + d2 )2
X1
a) On écrit X = et alors
X2
Si a2 + b2 + c2 + d2 6= 0 alors rg(A) = 4.
2 2 2 2 2 2
a + b + c + d = 0 alors rg(A) ≤ 3. Or a + b 6= 0 donc la sous matrice
Si BX = λX ⇐⇒ X2 = λX1 et AX1 = λX2 ⇐⇒ X2 = λX1 et AX1 = λ2 X1
a b
est de rang 2 et donc rg(A) ≥ 2. Par conséquent λ est valeur propre de B si, et seulement si, λ2 est valeur
−b a
On observe de plus que propre de A.
b) Si A = On alors A est diagonalisable mais pas B.
ac + bd bc − ad En effet, 0 est la seule valeur propre de B alors que B 6= On .
C3 = 2 2
C1 + 2 C2
a +b a + b2
et Exercice 113 : [énoncé]
ad − bc bd + ac
C4 = 2 2
C1 + 2 C2 Soient F1 et F2 des sous-espaces vectoriels supplémentaires de dimension p et q
a +b a + b2
d’un K-espace vectoriel E. Soit B = (B1 , B2 ) une base adaptée à la
donc rg(A) = 2. supplémentarité de F1 et F2 et f1 , f2 et f les endomorphismes de F1 , F2 et E
b) Par la formule obtenue ci-dessus, χA = ((a − X)2 + b2 + c2 + d2 ) et donc déterminés par Mat(f1 , B1 ) = A1 , Mat(f2 , B2 ) = A2 et Mat(f, B) = A. Il est clair
χA = ((a − X)2 + α2 )2 . que pour tout λ ∈ K, on a Eλ (f ) = Eλ (f1 ) ⊕ Eλ (f2 ). En caractérisant la
Les valeurs propres de A sont a + α et a − α. diagonalisabilité par la somme des dimensions des sous-espaces propres, on
Par l’étude qui précède rg(A − (a + α) Id) = 2 et rg(A − (a − α) Id) = 2 donc conclut à l’équivalence voulue.
Exercice 116 : [énoncé] a) M (a, b) = P D(a, b)P −1 avec D(a, b) = diag((a + b)2 , (a − b)2 , a2 − b2 , a2 − b2 )
Notons B = (e1 , . . . , en ) la base canonique de Kn et f l’endomorphisme de Kn et
dont la matrice dans B est J.
Posons ε1 = e1 + · · · + en , de sorte que f (ε1 ) = nε1 . 1 1 1 0
Puisque rg f = rg J = 1, on peut introduire (ε2 , . . . , εn ) base du noyau de f . 1 −1 0 1
P =1 −1 0 −1
Il est alors clair que B 0 = (ε1 , . . . , εn ) est une base de Kn et que la matrice de f
dans celle-ci est diagonale. 1 1 −1 0
On peut aussi observer J 2 = nJ et exploiter que X(X − n) est un polynôme
annulateur scindé simple de J.
b) M (a, b)n → 0 si, et seulement si, |a + b| < 1, |a − b| < 1 et a2 − b2 < 1.
Or a2 − b2 = (a + b)(a − b) donc la dernière condition l’est automatiquement
si les deux premières le sont.
Exercice 117 : [énoncé] Pn L’étude graphique est alors simple.
En posant M = (ai aj )1≤i,j≤n , on vérifie M 2 = λM avec λ = k=1 a2k .
Si λ 6= 0 alors M annule un polynôme scindé simple, elle est donc diagonalisable.
Si λ = 0 alors M 2 = 0 et donc M est diagonalisable si, et seulement si, M = 0 ce
qui revient à (a1 , . . . , an ) = 0.
Notons que la matrice M est symétrique mais pas nécessairement réelle : le Exercice 121 : [énoncé]
théorème spectral ne s’applique pas. A = P DP −1 avec D = diag(a + (n − 1)b, a − b, . . . , a − b) et
1 1 (0)
Exercice 118 : [énoncé] .. ..
. −1 .
Ei,i est diagonale donc diagonalisable. P =
. ..
Pour i 6= j, χEi,j (X) = (−1)n X n donc seul 0 est valeur propre. Par suite si Ei,j ..
. 1
est diagonalisable alors Ei,j = 0 ce qui est incorrect. Conclusion Ei,j 1 (0) −1
diagonalisable si, et seulement si, i = j.
B = Q∆Q−1 avec
Si n est impair : ∆ = diag(a + (n − 1)b, b − a, . . . , b − a, a − b, . . . , a − b) et En reprenant la même démarche avec la seconde matrice que nous noterons B, on
obtient B = P DP −1 avec
1 1 (0) 1 (0)
.. .. .. 1 0 ··· 0 λ1 λ2
. .
. 0 1 (0) 2 2
..
.. . ..
. (0) 1 (0) 1
. . .. .. .
P = et D = diag(0, . . . , 0, λ1 , λ2 )
Q = ... . . ..
0 ··· 0 −2 ··· −2
.. (0) 1 .. .
.
0 −1 · · · −1 2
.. 2
(0) −1 (0) 1
−1 0 · · · 0 λ1 λ2
.
.. .. ..
.
.
1 −1 (0) 1 (0) où λ1 , λ2 sont les deux racines de
1 1 (0) 1 (0)
.. .. .. Exercice 123 : [énoncé]
. −1 .
.
..
.. ..
Cas a = b = 0 la résolution est immédiate.
. . . 1 Cas a = 0 et b 6= 0, la matrice Mn est triangulaire supérieure stricte non nulle, elle
..
n’est pas diagonalisable.
. (0) 1 (0) −1
Q=
.
Cas a 6= 0 et b = 0, idem.
.. (0)
−1 (0) −1 Cas a = b
.
.. .. . χMn (X) = (X − (n − 1)a)(X + a)n−1
..
. 1
. . . avec
.. .. ..
−1 (0) E(n−1)a = Vect(1, . . . , 1)
1 −1 (0) 1
et
E−a : x1 + · · · + xn = 0
Exercice 122 : [énoncé] La matrice Mn est donc diagonalisable et il est aisé de former une base de
Étudions la première matrice que nous noterons A. vecteurs propres.
Celle-ci est de rang 2 et on peut facilement déterminer une base de son noyau. Cas a 6= b et ab 6= 0
En posant le système AX = λX avec λ 6= 0, on obtient une solution non nulle Après calculs (non triviaux)
sous réserve que
λ2 − λ − (n − 1) = 0 b(X + a)n − a(X + b)n
χMn (X) = (−1)n
En notant λ1 et λ2 les deux racines de cette équation, on obtient A = P DP −1 b−a
avec Les racines de ce polynôme sont les solutions de l’équation d’inconnue z ∈ C
1 (0) 1 1
.. .. ..
z+a
n
a
. . . =
z+b b
P = (0) .
. .. et D = diag(0, . . . , 0, λ1 , λ2 )
1 . .
−1 · · · −1 1 1 Il y en a exactement n s’exprimant en fonction des racines n-ième de l’unité.
0 0 0 λ1 λ2 On en déduit que Mn est diagonalisable.
Puisque ce système est de rang n − 1 (car λ est valeur propre simple) et puisque et donc
les n − 1 dernières équations sont visiblement indépendantes, ce système équivaut (cos θ + sin θ)n − (cos θ − sin θ)n
encore à An = (A − (cos θ + sin θ)I2 )+(cos θ+sin θ)n In
2 sin θ
(a + λ)x1 + (b + λ)x2 = 0
..
.
(a + λ)xn−1 − (b + λ)xn = 0 Exercice 126 : [énoncé]
La résolution de ce dernier est immédiate. On obtient pour vecteur propre
x = (x1 , . . . , xn ) avec a) 1ère méthode :
k
a+λ λ − (n − 1) −1 ··· −1 1 −1
xk = λ −1
b+λ λ − (n − 1) λ −1 0 λ+1
det(λIn −M ) = .. = .. = (λ−(n−1)) .
. .. ..
. .
−1 λ
Exercice 124 : [énoncé] λ − (n − 1) −1 λ 0 (0)
A est diagonalisable avec Sp A = {1, 4}.
puis det(λIn − M ) = (λ − (n − 1))(λ + 1)n−1 et donc sp(M ) = {−1, (n − 1)}.
Pour Pn un polynôme vérifiant Pn (1) = 1n et Pn (4) = 4n , on a An = P (A).
Soit f l’application linéaire canoniquement associée à M .
4n − 1n
Pn = 1n + (X − 1) f (x1 , ..., xn ) = (x1 , ..., xn ) ⇐⇒ x1 + ... + xn = 0
3
convient et donc Donc E−1 est l’hyperplan d’équation x1 + ... + xn = 0.
4n − 1 4 − 4n Puisque En−1 est au moins une droite vectorielle, la matrice M est
An = A+ I3
3 3 diagonalisable.
2ème méthode :
Par le calcul, on obverse que M 2 = (n − 1)In + (n − 2)M .
Exercice 125 : [énoncé] Par suite, M annule le polynôme scindé simple (X + 1)(X − (n − 1)) et donc
M est diagonalisable.
d’où
(n − 1)p − (−1)p (n − 1)p + (n − 1)(−1)p Exercice 129 : [énoncé]
Mp = M+ In
n n
a) En développant selon la dernière ligne
Exercice 127 : [énoncé]
λ −1 0 ··· 0
.. ..
a) sp(A) = {1, 3, −4}. 0 λ −1 . .
b) Il existe une matrice P inversible tel que A = P DP −1 avec det(λ.In − J) = ... ..
.
..
.
..
. 0 = λn − 1
D = diag(1, 3, −4). Si M ∈ Mn (C) est solution de l’équation M 2 = A alors .. ..
(P −1 M P )2 = D et donc P −1 M P commute avec la matrice D. Or celle-ci est 0 . . −1
diagonale à coefficient diagonaux distincts donc P −1 M P est diagonale de −1 0 ··· 0 λ
coefficients diagonaux a, b, c vérifiant a2 = 1, b2 = 3 et c2 = −4. La réciproque
est immédiate. Il y a 8 solutions possibles pour (a, b, c) et donc autant de J possède exactement n valeurs propres qui sont les racines n-ième de l’unité
2 ikπ
solutions pour M . Les solutions réelles sont a fortiori des solutions complexes ω0 , ..., ωn−1 avec ωk = e n .
or toutes les solutions complexes vérifient tr M = a + b + c ∈ C \ R. Il n’existe b) Soit P ∈ GLn (C) la matrice de passage telle que J = P DP −1 avec
donc pas de solutions réelles. D = diag(ω0 , ..., ωn−1 ).
a0 a1 ··· an−1
Exercice 128 : [énoncé] ..
an−1 . . . ..
. .
= a0 I + a1 J + a2 J 2 + · · · + an−1 J n−1
A= .
.. .. ..
det(A − λI) = (λ − 2)(λ − 6).
a) . . a1
5x + 3y = 2x 1 a1 · · · an−1 a0
⇐⇒ x + y = 0 et est vecteur propre associé à la
x + 3y = 2y −1
valeur propre 2. donc
5x + 3y = 6x 3 n−1
⇐⇒ −x + 3y = 0 et est vecteur propre associé à la
x + 3y = 6y 1
X
P −1 AP = a0 I + a1 D + a2 D2 + · · · + an−1 Dn−1 = diag(( ak ωik )0≤i≤n−1
valeur propre 6. k=0
a) Pour tout élément A ∈ G, on a A−1 = A. On en déduit que pour tout d) Soit ϕ un isomorphisme de (GLn (R), ×) vers (GLm (R), ×).
A, B ∈ G, Considérons l’ensemble G formé des matrices diagonales M de Mn (R)
vérifiant M 2 = In . G est un sous-groupe de (GLn (R), ×) de cardinal
AB = (AB)−1 = B −1 A−1 = BA
exactement 2n .
b) Montrons le résultat par récurrence forte sur n ≥ 1. Puisque pour tout M ∈ G,
Pour n = 1, la propriété est immédiate. ϕ(M )2 = ϕ(M 2 ) = ϕ(In ) = Im
Supposons le résultat vrai jusqu’au rang n − 1 ≥ 1.
Soit G un sous-groupe de GLn (R) vérifiant la propriété de l’énoncé. l’ensemble ϕ(G) est un sous-groupe de (GLm (R), ×) vérifiant
S’il n’existe pas d’autre élément dans G que In et −In , la propriété est ∀M 0 ∈ ϕ(G), M 02 = Im
acquise.
Sinon, il existe un élément A ∈ G autre que In et −In . Puisque A2 = In , on a Par l’étude qui précède, on peut affirmer
Exercice 136 : [énoncé] Puisque λ est valeur propre de B, λ n’est pas valeur propre de A et donc
Posons T = M 2 . Il est clair que T et M commutent et l’étude de cette M X = On,1 .
commutation peut, par le calcul, permettre de conclure que M est triangulaire Puisqu’il existe une base de vecteurs propres de B et puisque chacun annule
supérieure. On peut aussi proposer une démonstration plus abstraite que voici : M , on a M = On .
Les coefficients diagonaux λ1 , . . . , λn de T déterminent ses valeurs propres et la Ainsi l’endomorphisme ϕ est injectif, or Mn (C) est de dimension finie donc ϕ
matrice T est donc diagonalisable. On peut donc écrire T = P DP −1 avec P est bijectif. Ainsi il existe une matrice D telle ϕ(D) = C et, par celle-ci, on
inversible et obtient la similitude demandée.
D = diag(λ1 , . . . , λn )
Puisque M est T commutent, les matrices N = P −1 M P et D commutent. Or les
Exercice 138 : [énoncé]
matrices commutant avec une matrice diagonale à coefficients diagonaux distincts
Supposons que l’équation étudiée admet une solution θ.
sont elles-mêmes diagonales. La matrice N est donc diagonale
En passant aux parties réelle et imaginaire on obtient
N = diag(µ1 , . . . , µn )
cos θ + cos kθ = 1
sin θ + sin kθ = 0
En considérant un polynôme d’interpolation Q ∈ R [X] vérifiant
La deuxième équation donne
∀1 ≤ k ≤ n, Q(λk ) = µk
θ = −kθ [2π] ou θ = π − kθ [2π]
on obtient N = Q(D) puis M = Q(T ). En particulier, la matrice M est
triangulaire supérieure. Si θ = π − kθ [2π] alors cos θ + cos kθ = 0 et le système initial n’est pas vérifié.
Si θ = −kθ [2π] alors
AM X = M BX = λM X 6 | (k + 1)
b) Supposons que 6 divise k + 1. Pour θ = π/3 on a Par l’opération L1 ← L1 + XL2 + X 2 L3 + · · · + X k−1 Lk , on obtient
eiθ + eikθ = 1 χT (X) = (−1)k X k − X k−1 − 1
En multipliant par A et en réordonnant les membres, on obtient l’équation faut rgA = n − 1 ce qui permet de dire que B est sembable à diag(1, . . . , 1, 0)
équivalente et donc A sembable à diag(α, . . . , α, 0).
A2 − αA + det(A)·In = On (1) Inversement, par le caclul, une telle matrice est solution si, et seulement si,
La matrice A ne possèdant qu’une valeur propre et n’étant pas scalaire, n’est αn−2 = 1.
pas diagonalisable. Le polynôme annulateur qui précède n’est donc pas à
racines simples. En notant λ son unique racine (la valeur propre de A, non
nulle) on a les conditions Exercice 140 : [énoncé]
Puisque Im(u − IdE ) ∩ Im(u + IdE ) = {0E }, on a
α2 − 4 det A = 0, λ = α/2 et det A = λn
rg(u − IdE ) + rg(u + IdE ) ≤ dim E
On en déduit α = 2λ, det A = λ2 et λn−2 = 1. Au surplus, l’équation (??) se
relit puis par la formule du rang
(A − λ·In )2 = On
dim ker(u − IdE ) + dim ker(u + IdE ) ≥ dim E
Ceci permet d’écrire A = λ·In + N avec N vérifiant N 2 = On .
Inversement, si la matrice A est de cette forme, il est possible de remontrer On en déduit que u est diagonalisable de valeurs propres possibles 1 et −1.
les calculs jusqu’à constater que A vérifie (P).
f) Comme au-dessus, si A vérifie (P), il existe α ∈ C tel que
Exercice 141 : [énoncé]
A2 − α·A + det(A)·In = On
Si A possède deux valeurs propres distinctes λ et µ, alors ce polynôme a) clair, notamment il n’y a pas de problème sur le degré de ϕ(P ).
possède deux racines distinctes et est donc scindé à racines simples. On en b) ϕ(X k ) = X k − k(X + 1)X k−1 = (1 − k)X k − kX k−1 . La matrice de ϕ dans la
déduit que la matrice A est diagonalisable. Quitte à remplacer A par une base canonique de E est triangulaire supérieure. Les coefficients diagonaux
matrice semblable, on peut supposer la matrice A diagonale avec p sont alors les racines du polynôme caractéristique et ce sont donc les valeurs
coefficients λ sur la diagonale et q = n − p coefficients µ sur la diagonale. Il propres de ϕ à savoir 1, 0, −1, . . . , (1 − n). Ces n + 1 = dim E valeurs sont
est alors facile de calculer la comatrice de A (elle aussi diagonale) et de distinctes donc ϕ est diagonalisable.
constater que A vérifie la propriété (P) si, et seulement si, les paramètres
précédents sont liés par la condition
Exercice 142 : [énoncé]
λp−1 µq−1 = 1
L’application f est clairement linéaire de R [X] vers lui-même. De plus, si
deg P ≤ n, il est aisé d’observé que deg f (P ) ≤ n. On peut donc conclure que f
Les matrices scalaires vérifiant évidemment la propriété (P), il ne reste plus,
est un endomorphisme de Rn [X]. Pour tout k ∈ {0, . . . , n},
pour conclure, qu’à étudier le cas des matrices non inversibles.
Soit A ∈ Mn (C) une matrice non inversible vérifiant (P). Il existe α ∈ C tel f (X k ) = k(k + 1)X k − k(k − 1)X k−2
que
A2 − α·A = On ce qui permet de former la représentation matricielle souhaitée. On constate alors
2
Si α = 0 alors A = 0. On en déduit rgA < n − 1 auquel cas la comatrice de que la matrice de f est triangulaire de coefficients diagonaux
A est nulle (les cofacteurs sont nuls car tous les mineurs sont nuls) et la 0, . . . , k(k + 1), . . . , n(n + 1) distincts. Il est alors aisé de calculer le polynôme
propriété (P) conclut que la matrice A est nulle. caractéristique de f est de conclure que f est diagonalisable, de valeurs propres
0, . . . , k(k + 1), . . . , n(n + 1) et de sous-espaces propres de dimension 1.
Si α 6= 0 alors A = αB avec B 2 = B. La matrice B est une matrice de
projection de même rang que A. Pour que A soit autre que la matrice nulle, il
Exercice 145 : [énoncé] (dim Im p)2 +2 dim ker p dim Im p+(dim ker p)2 = (dim Im p+dim ker p)2 = dim E 2 = di
Exercice 147 : [énoncé] Par unicité d’une division euclidienne, on peut affirmer
On écrit
B = α(X − x0 ) . . . (X − xn ) f (λ1 P1 + λ2 P2 ) = λ1 f (P1 ) + λ2 f (P2 )
Si P ∈ Rn [X] est vecteur propre de Φ associé à la valeur propre λ alors Puisque les valeurs prises par f sont Rn−1 [X], l’endomorphisme f ne peut être
B | (A − λ)P . Pour des raisons de degré, B et A − λ ne peuvent être premiers surjectif, ce n’est donc pas un isomorphisme.
entre eux, ces polynômes ont donc une racine commune. Ainsi il existe b) Soit λ ∈ R. Si f (P ) = λP alors c’est qu’il existe un polynôme Q tel que
i ∈ {0,
Q.n. . , n} tel que λ = A(xi ). Inversementn pour λ = A(xi ),
P = j=0,j6=i (X − xj ), Φ(P ) = λP avec P 6= 0. Ainsi, AP = BQ + λP
B | (A − λ)P ⇐⇒ (X − xp+1 ) . . . (X − xn ) | P. et donc B divise le polynôme (A − λ)P . Or deg P < deg B donc au moins une des
racines de B n’est pas racine de P et est donc racine deA − λ. Ainsi λ = A(xk )
Ainsi avec xk une des racines deB.
Eλ (Φ) = {(X − xp+1 ) . . . (X − xn )Q | Q ∈ Rp [X]} Inversement, soit xk une racine de B,λ = A(xk ) et
Y
La somme des dimensions des sous-espaces propres étant égale à la dimension de Pk = (X − xj ) 6= 0
l’espace, Φ est diagonalisable. j6=k
Soient λ1 , λ2 ∈ R et P1 , P2 ∈ Rn [X].
On a
Exercice 149 : [énoncé]
AP1 = BQ1 + f (P1 ) et AP2 = BQ2 + f (P2 ) Posons φ l’endomorphisme de L(E) étudié. On observe que φ3 = φ. Par
donc annulation d’un polynôme scindé simple, on peut affirmer que φ est diagonalisable
A(λ1 P1 + λ2 P2 ) = B(λ1 Q1 + λ2 Q2 ) + λ1 f (P1 ) + λ2 f (P2 ) de seules valeurs propres possibles 0, 1 et −1.
En introduisant unebase adaptée à la projection f , la matrice de cet
avec
Ir 0
deg (λ1 f (P1 ) + λ2 f (P2 )) ≤ max {deg f (P1 ), deg f (P2 )} < deg B endomorphisme est
0 0
Mate f =
..
. Dans la base ((E1,1 , . . . , En,1 ), (E1,2 , . . . , En,2 ), . . . , (E1,n , . . . , En,n )), la
(1) 2 matrice de ϕ est diagonale par blocs avec des blocs diagonaux chacun égaux à
U.
b) D’une part
f (e1 + · · · + en ) = (n + 1) (e1 + · · · + en ))
et d’autre part, pour x = x1 e1 + · · · + xn en avec x1 + · · · + xn = 0 on a Exercice 153 : [énoncé]
f (x) = x
a) ϕ(Ei,j ) = (λi − λj )Ei,j . La matrice de ϕ relative à la base canonique de
On en déduit que 1 et n + 1 sont valeurs propres de f et puisque la valeur Mn (K) est diagonale.
propre 1 est associé à un hyperplan, il ne peut y avoir d’autres valeurs b) Soit B une base de E dans laquelle l’endomorphisme f est représenté par une
propres. matrice diagonale D. En introduisant l’image réciproque de la base canonique
En résumé Sp f = {1, n + 1} et de Mn (K) par l’isomorphisme de représentation matricielle dans B, on
obtient une base de L(E) dans laquelle φ est représenté par une matrice
E1 (f ) = {x | x1 + · · · + xn = 0} et En+1 (f ) = Vect(e1 + · · · + en ) diagonale.
Exercice 154 : [énoncé] Si ∆ = 0 alors A possède une seule valeur propre et étant diagonalisable, c’est
On vérifie aisément que Φ est endomorphisme de S2 (R). une matrice scalaire
a 0
a) En choisissant la base de S2 (R) formée des matrices E1,1 , E2,2 et E1,2 + E2,1 , A=
0 a
on obtient la matrice de Φ suivante
et alors la matrice de Φ est diagonale
2a 0 2b
0 2d 2c
2a 0 0
c b a+d 0 2a 0
0 0 2a
b) Par la règle de Sarrus, on calcule χΦ (λ) et on obtient
Exercice 156 : [énoncé] b) Soit (e1 , . . . , en ) une base de vecteurs propres de f . La matrice de f dans
cette base est de la forme
λ1 (0)
a) ok ..
b) Supposons g ∈ Cf . Pour tout λ ∈ Sp(f ) et tout x ∈ Eλ (f ), .
f (g(x)) = g(f (x)) = g(λx) = λg(x) donc g(x) ∈ Eλ (f ). Ainsi les sous-espaces (0) λn
propres sont stables par g. et alors les espaces
Inversement, supposons que chaqueP sous-espace propre soit stable par g. Pour
tout x ∈ E, on peut écrire x = λ∈Sp(f ) xλ et on a ker f = Vect {ei | λi = 0} et Im f = Vect {ei | λi 6= 0}
sont évidemment supplémentaires (puisque associés à des regroupements de
X X
g(f (x)) = g λxλ = λg(xλ ) vecteurs d’une base).
λ∈Sp(f ) λ∈Sp(f ) c) On vérifie ker f k ⊂ ker f k+1 . La suite des dimensions des noyaux des f k est
croissante et majorée par n. Elle est donc stationnaire et il existe k ∈ N tel
et que
∀` ≥ k, dim ker f `+1 = dim ker f `
X X
f (g(x)) = f g(xλ ) = λg(xλ )
λ∈Sp(f ) λ∈Sp(f ) Par inclusion et égalité des dimensions
donc f et g commutent.
Q ∀` ≥ k, ker f `+1 = ker f `
c) Considérons ϕ : L(E) → λ∈Sp(f ) L(Eλ (f )) l’endomorphisme défini par ϕ(g)
est le produit des restrictions aux Eλ (f ) de g. Cette application est bien En particulier ker f 2k = ker f k . On peut alors établir Im f k ∩ ker f k = {0E }
définie en vertu des stabilités évoquées en b). Cette application est clairement et par la formule du rang on obtient la supplémentarité
bijective car, par diagonalisabilité de f , E = ⊕ Eλ (f ) et qu’on sait une
λ∈Sp(f ) Im(f k ) ⊕ ker(f k ) = E
application g est alors entièrement déterminée par ses restrictions aux Eλ (f ).
L’endomorphisme f k n’est pas nécessairement diagonalisable. Pour s’en
Par isomorphisme dim Cf = λ∈Sp(f ) αλ2 .
P
convaincre il suffit de choisir pour f un automorphisme non diagonalisable.
d) Ici dim Cf = n et les Id, f, . . . , f n−1 sont clairement éléments de Cf . d) Le résultat n’est plus vrai en dimension infinie comme le montre l’étude de
Supposons λ0 Id +λ1 f + · · · + λn−1 f n−1 = 0. Posons l’endomorphisme de dérivation dans l’espace des polynômes.
P = λ0 + λ1 X + · · · + λn−1 X n−1 . Ce polynôme est annulateur de f donc les
valeurs propres de f en sont racines. Ce polynôme possède au moins n
racines, or il est de degré strictement inférieur à n, donc il est nul et ainsi Exercice 158 : [énoncé]
λ0 = . . . = λn−1 = 0. Pour λ = |λ| eiα ∈ C avec α ∈ [0 ; 2π[, on pose
Finalement (Id, f, . . . , f n−1 ) est une famille libre formé de n = dim Cf √ p
éléments de Cf , c’en est donc une base. λ = |λ| eiα/2
ce qui définit une notion de racine carrée sur les nombres complexes et nous
Exercice 157 : [énoncé] permettra de nous exprimer avec plus d’aisance. . .
a) Soit B = (e1 , . . . , en ) une base de vecteur propre de v. La matrice de v dans
a) Un endomorphisme non nul vérifiant f 2 = 0 avec f 6= 0 convient. C’est le cas cette base est de la forme
d’un endomorphisme représenté par la matrice
λ1 (0)
..
0 1 D=
.
0 0 (0) λn
On observe alors
Exercice 160 : [énoncé]
P (λ1 ) (0)
Il est bien connu que les polynômes en f commutent avec f .
P (D) =
.. =∆
. Inversement, soit g un endomorphisme commutant avec f .
(0) P (λn ) Notons λ1 , . . . , λn les valeurs propres deux à deux distinctes de f et e1 , . . . , en des
vecteurs propres associés. La famille (e1 , . . . , en ) est une base de E diagonalisant
et donc P (v) se confond avec l’endomorphisme u précédemment introduit. f et les sous-espaces propres de f sont de dimension 1. Puisque f et g commutent,
ses sous-espaces propres de f sont stables par g et donc, pour tout k ∈ {1, . . . , n},
il existe µk tel que g(ek ) = µk ek . Considérons alors un polynôme interpolateur P
Exercice 159 : [énoncé] vérifiant
∀k ∈ {1, . . . , n} , P (λk ) = µk
a) Puisque f possède n valeurs propres en dimension n, il est diagonalisable et On a pour tout k ∈ {1, . . . , n},
ses valeurs propres sont simples. Les sous-espaces propres de f sont donc de
dimension 1. P (f )(ek ) = P (λk )(ek ) = µk ek = g(ek )
3
b) g ◦ f = g = f ◦ g.
Puisque f et g commutent, les sous-espaces propres de f sont stables par g. Puisque les applications linéaires P (f ) et g sont égales sur une base, on peut
Si x est vecteur propre de f associé à la valeur propre λ alors g(x) appartient conclure
au même sous-espace propre et puisque celui-ci est une droite et que x est P (f ) = g
non nul, g(x) est colinéaire à x. Ainsi x est vecteur propre de g.
c) Notons λ1 , . . . , λn les valeurs propres de f et considérons une base de
Exercice 161 : [énoncé]
vecteurs propres de f dans laquelle la matrice de f est
Soient λ ∈ Sp(u) et x ∈ Eλ (u) non nul. On a
D = diag(λ1 , . . . , λn )
v 3 (x) = u3 (x) = λ3 x
Un endomorphisme g de E vérifiant g 2 = f a une matrice diagonale dans la
Or v est diagonalisable donc, en notant µ1 , . . . , µp les valeurs propres de v, on a la
base de vecteurs propres de f précédente.
décomposition en somme directe
Résoudre l’équation g 2 = f revient alors à résoudre l’équation ∆2 = D avec
∆ la matrice diagonale p
∆ = diag(α1 , . . . , αn ) E = ⊕ Eµj (v)
j=1
Pp
On peut alors écrire x = j=1 xj avec xj ∈ Eµj (u). L’égalité v 3 (x) = λ3 x donne Par hypothèse de récurrence, il existe une matrice Q ∈ GLn−1 (C) telle que
Q−1 A0 Q et Q−1 B 0 Q sont triangulaires supérieures. Pour la matrice
p
X p
X
µ3j xj λ 3 xj
= 1 0
R=P × ∈ GLn (C)
j=1 j=1 0 Q
Les espaces Eµj (v) étant en somme directe, on peut identifier les termes de ces on obtient R−1 AR et R−1 BR triangulaires supérieures.
sommes Récurrence établie.
µ3j xj = λ3 xj
Si xj 6= 0E , on obtient µj = λ et donc µj xj = λxj .
Si xj = 0E , l’identité µj xj = λxj reste vraie. Exercice 164 : [énoncé]
On en déduit
v(x) = λx = u(x) a) Raisonnons par les endomorphismes u et v canoniquement associés aux
matrices A et B. Puisque le corps de base est C, l’endomorphisme u admet
Ainsi les endomorphismes v et u coïncident sur Eλ (u). Or, l’endomorphisme u au moins une valeur propre λ. Puisque u et v commutent, le sous-espace
étant diagonalisable, E est la somme des sous-espaces propres de u. Les propre de u associé à la valeur propre λ est stable par v. L’endomorphisme
endomorphismes v et u coïncident donc sur E. qui y est induit par v admet une valeur propre et le vecteur propre associé est
vecteur propre commun à u et v.
b) Par récurrence sur la taille n ∈ N∗ des matrices.
Exercice 162 : [énoncé] Pour n = 1, c’est immédiat !
Son polynôme caractéristique est scindé. Supposons la propriété vérifiée au rang n − 1 ≥ 1.
Soit A, B ∈ Mn (C) vérifiant AB = BA. Soit X1 un vecteur propre commun
aux matrices A et B associé aux valeurs propres λ et µ respectivement. Soit
Exercice 163 : [énoncé] P une matrice inversible dont la première colonne est X1 . Par changement de
base on a
−1 λ ∗ −1 µ ∗
a) Si B = On alors tout vecteur propre de A (et il en existe car le corps de base P AP = et P BP =
0 A0 0 B0
est C) est aussi vecteur propre de B.
Si B 6= On alors l’espace Im B est stable par B et il existe alors un vecteur Puisque AB = BA, un calcul par bloc donne A0 B 0 = B 0 A0 . Par hypothèse de
propre de B dans Im B. Puisque Im B ⊂ ker A car AB = On , ce vecteur récurrence, il existe une matrice Q ∈ GLn−1 (C) telle que Q−1 A0 Q et Q−1 B 0 Q
propre de B est aussi vecteur propre de A (associé à la valeur propre 0). sont triangulaires supérieures.
Pour la matrice
b) Par récurrence sur la taille n des matrices.
1 0
Pour n = 1, c’est immédiat. R=P × ∈ GLn (C)
0 Q
Supposons la propriété vérifiée au rang n − 1 ≥ 1.
Soit A, B ∈ Mn (C) vérifiant AB = On . Soit X1 un vecteur propre commun on obtient R−1 AR et R−1 BR triangulaires supérieures.
aux matrices A et B associé aux valeurs propres λ et µ respectivement. Soit Récurrence établie.
P une matrice inversible dont la première colonne est X1 . Par changement de
base on a
λ ∗ µ ∗ Exercice 165 : [énoncé]
P −1 AP = et P −1
BP =
0 A0 0 B0
Puisque AB = On on a λµ = 0 et A0 B 0 = On−1 . a) χA (X) = (X + 1)(X − 1)2 .
b) E−1 = Vect t 1 1 2 , E1 = Vect t 1 0 1 . et puisque
La matrice A n’est pas diagonalisable mais on peut la rendre semblable à la 0 0 0 0
matrice A 0 = −1 = 0 + −1
−1 0 0 1 2 1 1
T = 0 1 1
0 0 1 on a A = P T P −1 avec
t
On prend C1 = 1 1 2 , C2 = 1 0 1 .t
1 0 0 1 0 0
T = 0 1 1 et P = 0 −1 0
On détermine C3 tel que AC3 = C3 + C2 . C3 = t 0 −1 0 convient.
0 0 1 0 1 1
Pour
1 1 0
P = 1 0 −1
Exercice 168 : [énoncé]
2 1 0
Notons A la matrice étudiée.
on a P −1 AP = T . Après calcul, son polynôme caractéristique est χA = (X − 9)3 .
Celui-ci est scindé et par conséquent la matrice A est trigonalisable.
Après résolution
Exercice 166 : [énoncé] E9 (A) = Vect (1, 1, −1/2)
t
dim E9 (A) = 1 et X1 = 1 1 −1/2 est vecteur propre. Complétons ce vecteur
a) χA (X) = (X − 1)3 .
en une base et considérons la matrice de passage associée
b) E1 = Vect t 1 0 1 .
La matrice A n’est pas diagonalisable, mais on peut la rendre semblable à la 1 0 0
matrice P = 1 1 0
1 1 0 −1/2 0 1
T = 0 1 1
0 0 1 On a
9 −5 −2
P −1 AP = 0
t
On prend C1 = 1 0 1 . 12 −6
On détermine C2 tel que AC2 = C2 + C1 . C2 = t 0 1 0 convient. 0 3/2 6
On détermine C3 tel que AC3 = C3 + C2 . C3 = t 0 −1 1 convient. Considérons alors la sous matrice
Pour
12 −6
1 0 0 A0 =
P = 0 1 −1 3/2 6
1 0 1
de polynôme caractéristique (X − 9)2 car χA (X) = (X − 9)χA0 (X). Après
on a P −1 AP = T . résolution
E9 (A0 ) = Vect(1, 1/2)
Exercice 167 : [énoncé] Considérons la matrice de passage
Le polynôme caractéristique χA (X) = (X − 1)3 est scindé donc A est
1 0
trigonalisable. P0 =
1/2 1
On a
1 0 On a
E1 (A) = Vect 0 , −1 9 −6
(P 0−1 )A0 P 0 =
0 1 0 9
Inversement, si f ∈ L(E) vérifie la propriété proposée alors le sous-espace vectoriel Exercice 175 : [énoncé]
F = ⊕ Eλ (f ) étant stable par f , celui-ci admet un supplémentaire stable. Or
λ∈Sp f
f ne possède pas de vecteurs propres sur ce dernier et celui ne peut donc qu’être a) Par l’absurde supposons X et Y colinéaires. Il existe alors une colonne X0
{0} car ici le corps de base est C. Par suite F = E et donc f est diagonalisable. réelle telle que
E−1 (A) = Vect t (0, 0, 1, 0) , E2 (A) = Vect t (1, 1, 0, 1) et E1+i (A) = Vect t (i, −1, 0, 1)
Exercice 174 : [énoncé]
Si l’endomorphisme u possède une valeur propre alors la droite vectorielle Soit P un plan stable par f . Le polynôme caractéristique de l’endomorphisme
engendrée par un vecteur propre associé est évidemment stable par u. u induit par f sur ce plan divise le polynôme caractéristique de f tout en
Sinon, la matrice réelle A représentant u dans une base n’a que des valeurs propres étant réel et de degré 2. Ce polynôme caractéristique ne peut qu’être
complexes non réelles. Parmi celles-ci considérons en une que nous notons λ. Il
existe alors une colonne complexe Z non nulle telle que AZ = λZ. En écrivant (X + 1)(X − 2) ou X 2 − 2X + 2
λ = α + iβ et Z = X + iY avec α, β, X, Y réels, l’équation précédente donne
Dans le premier cas, 1 et 2 sont valeurs propres de u et les vecteurs propres
AX = αX − βY et AY = βX + αY associés sont ceux de f . Le plan P est alors
Considérons ensuite les vecteurs x et y de E représentés par les colonnes réelles X Vect {(0, 0, 1, 0), (1, 1, 0, 1)}
et Y . Les relations précédentes donnent
Dans le second cas, pour tout x ∈ P , on a par le théorème de Cayley
u(x), u(y) ∈ Vect(x, y) Hamilton
et donc le sous-espace vectoriel Vect(x, y) est stable par u. u2 (x) − 2u(x) + 2x = 0E
Or celui-ci n’est pas nul car Z 6= 0 et est donc de dimension 1 ou 2 (et en fait 2 et donc la colonne X des coordonnées de x vérifie
car l’absence de valeurs propres réelles dans le cas présent signifie l’absence de
droite vectorielle stable). X ∈ ker(A2 − 2A + 2I4 )
Les endomorphismes v et w prennent les mêmes valeurs sur une base, ils sont On en déduit
donc égaux.
En conclusion v ∈ K [u]. B 2 = A2 +a3,2 A3 +· · ·+ap−1,2 Ap−1 ,. . . , B p−2 = Ap−2 +ap−1,p−2 Ap−1 , B p−1 = Ap−1
De plus R(u) ◦ Q(u) = 0̃ et donc Im Q(u) ⊂ ker R(u). Exercice 200 : [énoncé]
Par la formule du rang P (A) ∗ O ∗
On a P (M ) = = et
dim Im Q(u) = dim E − dim ker Q(u) O P (B)
O ∗
Q(A) ∗ ∗ ∗
Q(M ) = =
et par la supplémentarité qui précède O Q(B) O O
O ∗ ∗ ∗
donc (P Q)(M ) = P (M )Q(M ) = = On .
dim E = dim ker Q(u) + dim ker R(u) O ∗ O O
Ainsi le polynôme P Q est annulateur de M .
donc
dim Im Q(u) = dim ker R(u)
et l’on peut conclure. Exercice 201 : [énoncé]
u ◦ (u − Id) ◦ (u + Id) s’annule sur ker(u ◦ (u − Id)) et sur ker(u ◦ (u + Id)) donc
sur ker(u ◦ (u − Id)) + ker(u ◦ (u − Id)) = E et ainsi u ◦ (u2 − Id) = 0.
Exercice 198 : [énoncé] Si x ∈ ker u alors x ∈ ker(u ◦ (u − Id)) ∩ ker(u ◦ (u + Id)) = {0} donc ker u = {0}
Les polynômes P et Q étant premiers entre eux, on peut introduire des polynômes et u ∈ GL(E).
V, W vérifiant Par suite u2 − Id = u−1 ◦ u ◦ (u2 − Id) = 0 et donc u2 = Id. Ainsi u est une
P V + QW = 1 symétrie vectorielle.
En évaluant en u, on obtient la relation
f (v) = f (x) − f (u) = f (x) + f 2 (Q(f )(x)) = P (f )(x) = 0 Exercice 205 : [énoncé]
Puisque u possède un polynôme annulateur, on a
et donc v ∈ ker f .
dim K [u] < +∞
donc
Exercice 209 : [énoncé]
a1 u(a) ∈ Im u2
Considérons B = A − In . On a B 2 = On .
puis x ∈ Im u2 . Soit u l’endomorphisme de Kn dont la matrice est B dans la base canonique.
Ainsi Im u2 = Im u On a u2 = 0̃ donc Im u ⊂ ker u.
Soit (e1 , . . . , ep ) une base de Im u complétée en (e1 , . . . , ep , ep+1 , . . . , eq ) base de Par suite
ker u. πA = (X − (a + b))(X − (a − b))
Pour tout j ∈ {1, . . . , p}, considérons εj ∈ E tel que u(εj ) = ej .
Supposons λ1 ε1 + · · · + λp εp + µ1 e1 + · · · + µq eq = 0. et les polynômes annulateurs de A sont les multiples de πA .
On appliquant u à cette relation, on obtient λ1 e1 + · · · + λp ep = 0 donc
λ1 = . . . = λp = 0.
La relation initiale devient µ1 e1 + · · · + µq eq = 0 qui entraîne µ1 = . . . = µq = 0. Exercice 212 : [énoncé]
Finalement la famille (ε1 , . . . , εp , e1 , . . . , eq ) est libre et puisque formée de On peut écrire Y
p + q = dim Im u + dim ker u = n vecteurs de E, c’est une base de E. Πf = (X − λ)αλ
La matrice de u dans la base (e1 , ε1 , . . . , ep , εp , ep+1 , . . . , eq ) a alors ses coefficients λ∈Sp(f )
tous nuls sauf p coefficients sur la sur-diagonale.
et
La matrice B est donc semblable à la matrice précédente et A = In + B est
E= ⊕ ker(f − λ Id)αλ
semblable à une matrice de la forme voulue. λ∈Sp(f )
P (f )(xλ ) = 0 ⇐⇒ ∀0 ≤ k < αλ , ak = 0
Exercice 211 : [énoncé]
A = P DP −1 avec D = diag(a + b, . . . , a + b, a − b, . . . , a − b) et Ainsi
P (f )(x) = 0 ⇐⇒ ∀λ ∈ Sp(f ), (X − λ)αλ | P
1 (0) 0 1 (0)
.. .. .. Enfin puisque les termes (X − λ)αλ sont premiers entre eux, on peut conclure
. . .
1 0 (0) 1
P (f )(x) = 0 ⇐⇒ Πf | P
P = 0 · · · 0 1 0 · · · 0
(0)
1 0 (0) −1
. . .
. . .
. . . Exercice 213 : [énoncé]
1 (0) 0 −1 (0)
a) Si ker(u − λ Id) = {0} alors Im(u − λ Id) = E car u − λ Id est inversible. et en évaluant
On en déduit que λ est séparable. Q(u)U (u)(x) + (u − λ Id)V (u)(x) = x
Par contraposée, si λ n’est pas séparable alors λ est valeur propre de u.
avec Q(u)U (u)(x) ∈ ker(u − λ Id) (car πu est annulateur) et
b) Si u est un endomorphisme diagonalisable alors pour tout scalaire λ, (u − λ Id)V (u)(x) ∈ Im(u − λ Id).
ker(u − λ Id) = ker(u − λ Id)2 . Ainsi λ est une valeur propre séparable.
Par suite Im(u − λ Id) ∩ ker(u − λ Id) = {0} et on en déduit que λ est Finalement les scalaires non séparables sont les racines multiples de πu .
séparable.
d) m(v) = u ◦ v, m2 (v) = u2 ◦ v,. . . P (m)(v) = P (u) ◦ v pour tout polynôme P .
Inversement, soit u un endomorphisme scindé dont toutes les valeurs propres
Par suite les endomorphismes m et u ont les mêmes polynômes annulateurs
sont séparables.
et donc le même polynôme minimal. Puisque les scalaires non séparables sont
Puisque le polynôme caractéristique de u est scindé, on peut écrire
les racines multiples du polynôme minimal, les endomorphismes u et m ont
χu = (−1)dim E
Y
(X − λ)mλ les mêmes valeurs séparables.
λ∈Sp u
Or, pour toute valeur propre λ, Im(u − λ Id) ∩ ker(u − λ Id) = {0} entraîne
ker(u − λ Id) = ker(u − λ Id)2 puis par le principe des noyaux itérés Exercice 215 : [énoncé]
ker(u − λ Id) = ker(u − λ Id)mλ . Par suite
a) Soit x un vecteur propre associé à la valeur propre λ. On a f (x) = λx avec
E= ⊕ ker(u − λ Id)
λ∈Sp u x 6= 0E . Par composition f n (x) = λn x puis P (f )(x) = P (λ)x. Or
P (f )(x) = 0E et x 6= 0E donc P (λ) = 0.
et donc u est diagonalisable
b) Le polynôme X 3 + 2X 2 − X − 2 est annulateur de f et 0 n’en est pas racine
c) Soit λ une valeur propre de u. Le polynôme minimal de u peut s’écrire donc 0 ∈
/ Sp f . Cela suffit pour conclure si l’espace est de dimension finie.
Sinon, on exploite
πu = (X − λ)α Q avec Q(λ) 6= 0
1 2 1 2
πu (u) = 0 donne f ◦ (f + 2f − Id) = (f + 2f − Id) ◦ f = Id
2 2
Im Q(u) ⊂ ker(u − λ Id)α
Si λ est une valeur propre séparable alors ker(u − λ Id) = ker(u − λ Id)α et pour conclure.
donc
Im Q(u) ⊂ ker(u − λ Id)
Exercice 216 : [énoncé]
puis le polynôme (X − λ)Q annule u. Par minimalité de πu , on conclut α = 1. ϕ2 = Id donc X 2 − 1 est annulateur de ϕ. Les valeurs propres de ϕ ne peuvent
Inversement, si λ est une racine simple du polynôme minimal, alors être que 1 et −1. En prenant pour f une fonction paire et une fonction impaire
non nulle, on montre que 1 et −1 sont effectivement valeurs propres de ϕ.
πu = (X − λ)Q avec Q(λ) 6= 0
et on en déduit
Exercice 221 : [énoncé]
1
u−1 = − un−1 + an−1 un−2 + · · · + a1 IdE ∈ K [u]
Par Sarrus
χA = X(X 2 + (a2 + b2 + c2 )) a0
a) Le polynôme caractéristique de f est un polynôme de degré n annulant f . a) Par le théorème de Cayley Hamilton, on a
Ainsi f n ∈ Vect(Id, f, . . . , f n−1 ). Par récurrence, on montre alors que pour
tout m ≥ n, f m ∈ Vect(Id, f, . . . , f n−1 ). χu (u) = 0̃
Par suite f n (x), . . . , f N −1 (x) ∈ Vect(x, f (x), . . . , f n−1 (x)) puis
E = Vect(x, f (x), . . . , f N −1 (x)) donne E = Vect(x, f (x), . . . , f n−1 (x)). La avec χu polynôme de coefficient constant det u 6= 0.
famille (x, f (x), . . . , f n−1 (x)) est alors génératrice et formée de n = dim E En écrivant
vecteurs de E, c’est donc une base de E. χu (X) = XP (X) + det u
b) Les polynômes en f commute avec f .
Inversement, supposons que g ∈ L(E) commute avec f . Puisque g(x) ∈ E, on le polynôme
peut écrire g(x) = a0 x + a1 f (x) + · · · + an−1 f n−1 (x). 1
Q(X) = − P (X)
Puisque f et g commute, on a encore det u
g(f k (x)) = a0 f k (x) + a1 f k+1 (x) + · · · + an−1 f n+k−1 (x) de sorte que les est solution.
endomorphismes g et a0 Id +a1 f + · · · + an−1 f n−1 coïncident sur une base de
b) Considérons l’endomorphisme v de K [X] qui envoie le polynôme P (X) sur
E et c’est donc égaux. Au final f est un polynôme en f .
P (X/2).
On vérifie aisément u ◦ v = v ◦ u = Id ce qui permet d’affirmer que u est
Exercice 225 : [énoncé] inversible d’inverse v.
Soit P = an X n + · · · + a1 X + a0 un polynôme de degré exactement n.
a) A2 M = AM B = M B 2 et ainsi de suite : Ap M = M B p pour tout p ∈ N. Par Si u(P ) = λP alors par identification des coefficients de degré n, on obtient
linéarité P (A)M = M P (B).
λ = 2n
b) Considérons P = χA . La relation P (A)M = M P (B) entraîne M P (B) = On .
Or M 6= On donc la matrice P (B) n’est pas inversible. Par suite puis on en déduit
det(P (B)) = 0. Or
Y n P = an X n
P = (X − λi )
La réciproque étant immédiate, on peut affirmer
i=1
avec λi valeur propre de A donc il existe i ∈ {1, . . . , n} telle que Sp u = {2n | n ∈ N} et E2n (u) = Vect(X n )
det(λi In − B) = 0
Si par l’absurde il existe Q ∈ K [X] tel que
Ainsi A et B ont une valeur propre commune.
u−1 = Q(u)
Exercice 226 : [énoncé] alors le polynôme non nul
Considérons T : P (X) 7→ P (X + 1). T est un endomorphisme de Rn−1 [X] qui est
XQ(X) − 1
annulé par son polynôme caractéristique de la forme
n−1
X est annulateur de u. Les valeurs propres de u sont alors racines de celui-ci ce
χT = X n + ak X k qui donne une infinité de racines.
k=0 C’est absurde.
Cela fournit directement la propriété voulue.
Exercice 228 : [énoncé] et celui-ci est annulateur de u. Par le lemme de décomposition des noyaux
L’implication directe est immédiate : elle découle de la stabilité par produit de
q
l’espace des matrices triangulaires supérieures. Inversement, supposons Ak E = ⊕ ker (u − λi IdE )
ni
de A et donc
P (X) = an X n + · · · + a1 X + det(A) q
X ni
dim E = dim ker (u − λi IdE )
Puisque celui-ci est annulateur de A, on peut écrire i=1
Or
an An + · · · + a1 A + det(A)In = On ni
dim ker (u − λi IdE ) ≤ ni
En multipliant la relation par A et en réorganisant et
q
X
−1 dim E = deg χu = ni
A= (a1 A2 + · · · + an An+1 )
det A i=1
Exercice 240 : [énoncé] a) La matrice A annule le polynôme X p − 1 qui est scindé simple dans C [X]
On a donc A est diagonalisable dans M2 (C).
(M 2 − 2In )2 = (t M )2 = t (M 2 ) = 2In − M b) Les valeurs propres α et β sont racines du polynôme annulateur donc
On en déduit le polynôme annulateur de M suivant αp = β p = 1. En particulier |α| = |β| = 1.
2
Puisque det A = αβ = 1, on a α = 1/β = β̄/ |β| = β̄.
X 4 − 4X 2 + X + 2 Enfin, trA = 2Re(α) ∈ Z et 2Re(α) ∈ [−2 ; 2] car |α| ≤ 1 donc
qui se factorise |Re(α)| ∈ {0, 1 | 2, 1}.
c) Selon la valeur de Re(α) et sachant |α| = 1, les valeurs possibles de α sont
X 4 − 4X 2 + X + 2 = (X − 1)(X + 2)(X − α)(X − β)
−1, j, i, −j 2 , 1
avec √ √
1+ 5 1− 5 et leurs conjuguées.
α= et β =
2 2 Dans tous les cas, on vérifie α12 = 1 et on a aussi β 12 = 1.
Puisque la matrice M annule un polynôme réel scindé à racines simples, cette Puisque A est semblable à la matrice diagonale D = diag(α, β) et que celle-ci
matrice est diagonalisable. vérifie D12 = I2 , on a A12 = I2 .
d) On vérifie aisément que G est un sous-groupe du groupe (GL2 (C), ×) et et la matrice P 0 (A) est semblable à
puisque 0
G = I2 , A, A2 , . . . , A11 P (λ1 ) (0)
0
P (D) =
..
G est un groupe monogène fini. .
(0) P 0 (λn )
∀λ ∈ Sp A, mλ (M ) = 2mλ (A)
a) Par récurrence et en exploitant AB = BA
k ce qui entraîne l’égalité suivante sur la dimension des sous-espaces propres
A kAk−1 B
k
M =
0 Ak ∀λ ∈ Sp A, dim Eλ (M ) = 2 dim Eλ (A)
puis on étend par linéarité. et enfin l’égalité de rang suivante
b) Si M est diagonalisable alors M annule un polynôme scindé simple P et les
calculs précédents montrent que A annule aussi ce polynôme. Par suite A est ∀λ ∈ Sp A, rg(M − λI2n ) = 2 rg(A − λIn )
diagonalisable semblable à une matrice
Or
λ1 (0)
A − λIn B
rg(M − λI2n ) = rg
.. O A − λIn
D=
.
(0) λn La matrice A étant diagonalisable, on peut écrire A = P DP −1 avec P inversible et
λ1 Iα1 (0)
avec λ1 , . . . , λn les valeurs propres de A qui sont racines de P .
D=
..
De plus, on a .
P 0 (A)B = On (0) λm Iαm
X 2 − (λ + µ)X + λµ = (X − λ)(X − µ)
Exercice 246 : [énoncé] La matrice M est donc diagonalisable et Sp(M ) ⊂ {λ, µ}.
Soit M solution. Il se peut que cette inclusion soit stricte, c’est le cas si M = λIp avec A = Ip
Puisque le corps de base est C, la matrice M est semblable à une matrice et B = Op .
triangulaire supérieure où figure sur la diagonale les valeurs propres de M En tout cas, le spectre n’est pas vide car M est diagonalisable.
comptées avec multiplicité.
Puisque tr(M ) = n, la somme des valeurs propres de M comptées avec
multiplicité vaut n. Exercice 248 : [énoncé]
Or les valeurs propres de M sont racines du polynôme X 5 − X 2 = X 2 (X 3 − 1), On remarque
elle ne peuvent donc qu’être 0, 1, j ou j 2 . Notons p, q, r et s les multiplicités de C 3 − C 2 = 3A + 3B = 3C
chacune ; on a tr M = q + rj + sj 2 = n. Puisque les parties réelles de j et j 2 valent
−1/2, la seule possibilité est que q = n, r = s = 0 et alors p = 0. La matrice C annule donc le polynôme
En particulier 0 n’est pas valeur propre de M et donc M est inversible.
La relation M 5 = M 2 donne alors M 3 = In et donc M est diagonalisable puisque X 3 − X 2 − 3X
M annule un polynôme scindé simple. Finalement M est semblable à In donc
On vérifie aisément que ce polynôme est scindé à racines simples et on peut donc
égale In car sa seule valeur propre est 1.
affirmer que C est diagonalisable. Or
Inversement, la matrice In est solution.
A = C 3 − 2C 2 et B = C + 2C 2 − C 3
Récurrence établie.
En posant u = z2 /z1 , on a alors (car z1 6= 0)
b) Si M ∈ Mn (C) vérifie M n = In et tr M = n alors cette matrice est
|1 + u| = 1 + |u| diagonalisable (car annule le polynôme scindé à racines simples X n − 1) et
ses valeurs propres λ1 , . . . , λn vérifient
En écrivant u = a + ib avec a, b ∈ R et en élevant au carré l’identité
précédente, on obtient λ1 + · · · + λn = n
p Or les valeurs propres vérifient aussi
(1 + a)2 + b2 = 1 + 2 a2 + b2 + a2 + b2
∀1 ≤ k ≤ n, λnk = 1
et cette identité est vérifiée si, et seulement si, a ∈ R+ et b = 0 ce qui permet
d’écrire z2 = α2 z1 avec α2 = a ∈ R+ . et elles sont donc de module 1. Nous sommes donc dans la situation où
Supposons la propriété établie au rang n ≥ 2.
|λ1 + · · · + λn | = |λ1 | + · · · + |λn |
Soient z1 , . . . , zn , zn+1 ∈ C avec z1 6= 0 tels que
n+1 n+1
Puisque λ1 6= 0, on peut écrire λk = αk λ1 pour tout k ≥ 2 avec αk ≥ 0. Or
X X tous les λk sont de module 1 donc les αk sont égaux à 1 et par suite
zk = |zk |
k=1 k=1 λ1 = . . . = λn
Par l’inégalité triangulaire Enfin puisque la somme des valeurs propres vaut n, on peut conclure
n+1 n n+1
X X X λ1 = . . . = λn = 1
zk ≤ zk + |zn+1 | ≤ |zk |
k=1 k=1 k=1 et finalement M = In car la matrice M est semblable à In .
La réciproque est immédiate.
et puisque les termes extrémaux sont égaux on a
n n
X X Exercice 250 : [énoncé]
zk = |zk |
k=1 k=1
a) Pour
donc par hypothèse de récurrence on peut écrire pour tout k ≥ 2
0 0 1
0 −1
A= et B = 1 0 0
zk = αk z1 avec αk ≥ 0 1 0
0 1 0
On en déduit
n on vérifie A4 = I2 et B 3 = I3 . On en déduit M 12 = I5 .
Puisque M annule le polynôme X 12 − 1 scindé simple sur C [X], la matrice
X
zk = (1 + α2 + · · · + αn )z1 6= 0
k=1
M est diagonalisable dans M5 (C).
b) Posons x = (1, 0, 1, 0, 0), on a m(x) = (0, 1, 0, 1, 0), m2 (x) = (−1, 0, 0, 0, 1), Exercice 252 : [énoncé]
m3 (x) = (0, −1, 1, 0, 0) et m4 (x) = (1, 0, 0, 1, 0). On vérifie aisément que la Posons
famille correspondante est une base de R5 en observant par exemple qu’elle 1 1
A=
est génératrice. 1 1
Puisque m5 (x) = (0, 1, 0, 0, 1), matrice de m dans cette nouvelle base est On obtient aisément Sp A = {0, 2}
0 0 0 0 1
a) Soit M une matrice solution de l’équation M 2 + M = A.
1 0 0 0 0 Si λ est valeur propre de M alors λ2 + λ est valeur propre de A et donc
0 1 0 0 1
0 0 1 0 −1
λ2 + λ = 0 ou λ2 + λ = 2
0 0 0 1 0
On en déduit
λ ∈ {0, −1, 1, −2}
b) On a (f − β Id) = (α − β)u et (f − α Id) = (β − α)v. avec r = dim F et s = dim G. La matrice de f sera dans une même
La relation (f − α Id) ◦ (f − β Id) = 0̃ donne v ◦ u = 0̃ et par un calcul décomposition par blocs de la forme
symétrique on obtient aussi u ◦ v = 0̃.
On en déduit u = u ◦ Id = u2 + u ◦ v = u2 et donc u est une projection A B
vectorielle. C D
De plus ker u = ker ((α − β)u) = ker(f − β Id) et
Im u = ker(Id −u) = ker v = ker(f − α Id). et par calcul la matrice de φ(f ) sera
n n n
c) Par récurrence f = α u + β v.
A −B
O O
Exercice 260 : [énoncé] Il est alors facile de résoudre les équations φ(f ) = λf pour λ = 0, 1, −1.
Par élimination de u, on a f 2 − αf = β(β − α)v et f 3 − αf 2 = β 2 (β − α)v. On obtient
Par élimination de v, on obtient f ◦ (f − α Id) ◦ (f − β Id) = 0̃. E0 (φ) = {f ∈ L(E) | Im f ⊂ G}
Ainsi P = X(X − α)(X − β) est annulateur de f .
Cas α 6= β et α, β 6= 0 E1 (φ) = {f ∈ L(E) | G ⊂ ker f et Im f ⊂ F }
f est diagonalisable car annule un polynôme scindé simple.
Cas α = β = 0 et
f est diagonalisable car f est l’endomorphisme nul. E−1 (φ) = {f ∈ L(E) | F ⊂ ker f et Im f ⊂ G}
Cas β = 0 et α 6= 0.
On a f 2 − αf = 0 donc f est diagonalisable car annule le polynôme scindé simple
X(X − α). Exercice 262 : [énoncé]
Cas α = 0 et β 6= 0.
Semblable.
Cas α = β 6= 0. a) On a
On a f = α(u + v) et f 2 = α2 (u + v) donc à nouveau f 2 − αf = 0. f (f (M )) = M + (2 + tr(AB)) tr(AM )B
Dans tous les cas, l’endomorphisme f est diagonalisable.
donc
P (X) = X 2 − (2 + tr(AB))X + 1 + tr(AB)
Exercice 261 : [énoncé] est annulateur de f . Les racines de ce polynôme sont 1 et 1 + tr(AB).
Si tr(AB) 6= 0 alors f est diagonalisable car annulé par un polynôme scindé
a) On a simple.
φ3 (f ) = p3 ◦ f ◦ s3 = p ◦ f ◦ s = φ(f ) Pour M appartenant à l’hyperplan défini par la condition tr(AM ) = 0, on a
f (M ) = M .
L’endomorphisme φ annule le polynôme X 3 − X = X(X − 1)(X + 1). Pour M ∈ Vect(B) 6= {0}, on a f (M ) = (1 + tr(AB))M .
Ce polynôme étant scindé simple, l’endomorphisme φ est diagonalisable. Ce qui précède détermine alors les sous-espaces propres de f .
b) Les valeurs propres possibles de φ sont 0, 1, −1. Si tr(AB) = 0 alors 1 est la seule valeur propre possible de f et donc f est
En raisonnant dans une base adaptée à la décomposition E = F ⊕ G, les diagonalisable si, et seulement si, f = Id ce qui donne la conditio
matrices de p et s sont de la forme
∀M ∈ Mn (R), tr(AM )B = On
Ir O Ir O
et Cette propriété a lieu si, et seulement si, A = On ou B = On .
O O O −Is
b) Si A = On ou B = On alors f = Id et donc Pour M matrice de l’hyperplan des matrices de trace nulle, f (M ) = λM avec
λ = tr(A). On en déduit que tr(A) est valeur propre de M et le sous-espace propre
dim C = n4 associé est de dimension au moins n2 − 1.
Dans le cas où tr(A) = 0, l’endomorphisme n’est pas diagonalisable et la
Si tr(AB) 6= 0 alors f est diagonalisable avec des sous-espaces propres de
dimension du sous-espace propre associé à la valeur propre tr(A) est exactement
dimensions 1 et n2 − 1. On en déduit
n2 − 1.
dim C = 1 + (n2 − 1)2 Dans le cas où tr(A) 6= 0, l’endomorphisme f est diagonalisable et donc la
dimension des sous-espaces propres des valeurs propres 0 et tr(A) sont
Il reste à étudier le cas complémentaire respectivement 1 et n2 − 1.
tr(AB) = 0 et A = On ou B = On
Exercice 264 : [énoncé]
Considérons une base de l’hyperplan de Mn (R) donnée par l’équation
tr(AM ) = 0 dont le premier éléments serait B. Complétons celle-ci en une a) p + q = Id, p ◦ q = 0 car (u − a Id)(u − b Id) = 0,
base de Mn (R). La matrice de f dans cette base est de la forme p = p ◦ Id = p ◦ p + p ◦ q = p ◦ p, aussi q ◦ q = q via q ◦ p = 0.
b) ker p = ker(u − a Id), ker q = ker(u − b Id) et (u − a Id)(u − b Id) = 0 donne
1 (0) λ
.. par le lemme de décomposition des noyaux, E = ker p ⊕ ker q.
. avec λ 6= 0
(0) c) u est diagonalisable car annule un polynôme scindé simple,
1 (0)
Sp(u) = {a, b}, Ea (u) = ker p, Eb (u) = ker q à moins que u = a Id ou u = b Id.
(0) 1
X 3 − 4X = X(X − 2)(X + 2)
Exercice 263 : [énoncé] scindé simple. Les valeurs propres de f figurent parmi {−2, 0, 2} et donc la trace
On observe de f qui est la somme de ses valeurs propres comptées avec multiplicité est paire.
Exercice 268 : [énoncé] n’y a donc qu’un nombre fini de racines de l’unité possibles pour les valeurs
Le polynôme propres de A ∈ En .
X 3 + X 2 + X = X(X − j)(X − j 2 ) On peut alors affirmer qu’il existe N ∈ N∗ tel que toutes les valeurs propres λ des
matrices A ∈ En vérifient λN = 1. On a alors aussi AN = 1 (car A est
annule la matriceA. Ce polynôme étant scindé à racines simples dans C, la
diagonalisable) et donc ω(A) ≤ N . Ainsi ω(En ) ⊂ J1 ; N K.
matrice A est diagonalisable dans Mn (C). De plus
Sp A ⊂ 0, j, j 2
Exercice 271 : [énoncé]
Puisque la matrice A est réelle, les valeurs propres j et j 2 ont même multiplicité f annule un polynôme scindé à racines simple et f|F aussi.
p ∈ N. La diagonalisation complexe de A comporte alors p nombres j et p
nombres j 2 sur la diagonale, les éventuels autres coefficients diagonaux étant nuls.
La matrice A est alors de même rang que cette matrice diagonale, c’est-à-dire 2p. Exercice 272 : [énoncé]
Le sous-espace vectoriel F = Vect(e1 , e2 ) est stable par u et l’endomorphisme
induit par u sur F a pour matrice
Exercice 269 : [énoncé]
1 1
La matrice A est diagonalisable car A annule un polynôme scindé simple.
0 1
Les racines complexes du polynôme caractéristique χA de A sont conjuguées et
valeurs propres de A donc racines du polynôme annulateur X n − 1. dans (e1 , e2 ).
Si les deux racines de χA sont réelles alors Sp A ⊂ {−1, 1} et A est semblable à Or cette matrice n’est pas diagonalisable donc l’endomorphisme induit par u sur
F n’est pas diagonalisable et donc u ne l’est pas non plus.
1 0 1 0 −1 0
, ou
0 1 0 −1 0 −1
a) Une base diagonalisant f diagonalise aussi f 2 et permet d’affirmer Or ker f 2 = ker f donc
f ◦ Q(f ) = 0
rg f = rg f 2 Ainsi, l’endomorphisme f annule le polynôme scindé à racines simples
2 2
Sachant ker f ⊂ ker f , on obtient ker f = ker f par égalité des dimensions. p
Y
b) Posons R=X (X − δi )(X + δi )
0 1 i=1
A=
0 0 On en déduit à nouveau f diagonalisable.
Un endomorphisme représenté par A n’est pas diagonalisable alors que son
carré est nul et donc diagonalisable.
Exercice 278 : [énoncé]
c) Soit P le polynôme minimal de f 2 . Celui-ci est scindé à racines simples car
f 2 est diagonalisable et 0 n’en est pas racine car f (et donc f 2 ) est inversible.
a) u est diagonalisable si, et seulement si, u annule un polynôme scindé à racines
On peut écrire
simples.
p
Y ou encore :
P = (X − λi ) avec ∀1 ≤ i ≤ n, λi 6= 0 u est diagonalisable si, et seulement si, le polynôme minimal de u est scindé à
i=1 racines simples.
Pour chaque λi , posons δi et −δi les deux solutions complexes de l’équation b) Si u est diagonalisable, il est clair que u2 l’est aussi.
Inversement, si u2 est diagonalisable alors son polynôme annulateur est
z 2 = λi
scindé à racines simples : (X − λ1 )...(X − λp ).
Considérons ensuite Puisque u ∈ GL(E) : ∀1 ≤ i ≤ p, λi 6= 0 car 0 n’est pas valeur propre de u.
p
Y Notons αi et βi les deux solutions de l’équation z 2 = λi .
Q= (X − δi )(X + δi ) Puisque (u2 − λ1 Id) ◦ . . . ◦ (u2 − λp Id) = 0 on a
i=1
(u − α1 Id) ◦ (u − β1 Id) ◦ . . . ◦ (u − αp Id) ◦ (u − βp Id) = 0.
Le polynôme Q est scindé à racines simples et Q(f ) = P (f 2 ) = 0. Ainsi u annule un polynôme scindé à racines simples. Par suite u est
On en déduit que f est diagonalisable. diagonalisable.
c) Si u est diagonalisable alors P (u) l’est aussi. De plus, puisque B est inversible, on peut supposer les λk tous non nuls.
Inversement, si P (u) est diagonalisable alors son polynôme minimal est Sachant B = Ap , le polynôme
scindé à racines simples (X − λ1 ) . . . (X − λp ) où les λi sont les valeurs m
propres de P (u).
Y
(X p − λk )
Le polynôme (P (X) − λ1 ) . . . (P (X) − λp ) est alors annulateur de u. k=1
Les facteurs P (X) − λi sont sans racines communes.
Le polynôme minimal M de u divise (P (X) − λ1 ) . . . (P (X) − λp ). est annulateur de A. Or ce dernier est scindé à racines simples car
Si ω est racine au moins double de M alors ω est racine au moins double de - les facteurs X p − λk et X p − λ` (avec k 6= `) ont des racines deux à deux
l’un des facteurs P (X) − λi donc racine de P 0 . distinctes ;
Or ω est aussi valeur propre de u donc P 0 (ω) = 0 est valeur propre de P 0 (u). - les racines de X p − λk sont toutes simples (car λk 6= 0).
Cependant P 0 (u) ∈ GL(E), c’est donc impossible. On en déduit que A est diagonalisable.
Par suite les racines de M sont simples et u est donc diagonalisable.
Exercice 281 : [énoncé]
Exercice 279 : [énoncé] a) A est semblable à une matrice triangulaire supérieure stricte T .
Soient λ1 , . . . , λn les valeurs propres deux à deux distinctes de P (u).
Posons b) On peut écrire A = P T P −1 donc
n
det(A + In ) = det(T + In ) = 1
Y
Q= (X − λk )
k=1
c) det(A + M ) = det(M ) det(AM −1 + In ).
Q est un polynôme annulateur de P (u) donc Puisque (AM −1 )n = An M −n = On , 0 est la seule valeur propre de AM −1 et
n
par l’étude qui précède det(A + M ) = det M .
Y
(P (u) − λk IdE ) = 0̃ d) Si A est solution alors pour tout λ 6= 0, det(A − λIn ) 6= 0 donc 0 est seule
k=1 valeur propre de A.
Qn
Posons Qk = P − λk . Le polynôme k=1 Qk est annulateur de u et les racines d’un
polynôme Qk sont distinctes de celles d’un polynôme Q` avec k 6= ` car λk 6= λ` . Exercice 282 : [énoncé]
De plus si α est racine multiple de Qk alors P (α) = λk et Q0k (α) = P 0 (α) = 0 ce Puisque le polynôme X 3 − X 2 = X 2 (X − 1) annule f le lemme de décomposition
qui est exclu par hypothèse. Q des noyaux donne
n
Par conséquent le polynôme k=1 Qk est scindé simple donc u est diagonalisable. R3 = ker f 2 ⊕ ker(f − Id)
Sachant dim ker(f − Id) = 1, on a dim ker f 2 = 2.
On ne peut avoir dim ker f = 0 et puisque ker f ⊂ ker f 2 , on a
Exercice 280 : [énoncé]
Si A est diagonalisable, on peut écrire A = P DP −1 avec P inversible et D dim ker f = 1 ou 2
diagonale. On a alors B = Ap = P −1 Dp P avec Dp diagonale et donc B est Si dim ker f = 2 alors
diagonalisable. R3 = ker(f − Id) ⊕ ker f
Inversement, si B est diagonalisable alors il existe un polynôme annulateur de B
scindé à racines simple de la forme et dans une base adaptée à cette supplémentarité, la matrice de f est
m 1 0 0
Y 0 0 0
(X − λk )
k=1 0 0 0
Si dim ker f = 1 alors considérons e3 ∈ ker f 2 \ ker f et e2 = f (e3 ). Par multiplicité des valeurs propres, leurs dimensions respectives sont 4 et n − 4.
On vérifie aisément que (e2 , e3 ) est une base de ker f 2 et en considérant un Ainsi A est semblable à
vecteur e1 ∈ ker(f − Id) non nul, on obtient une base (e1 , e2 , e3 ) dans laquelle la 2I4 + M 0
matrice de f est 0 On−4
1 0 0
0 0 1 avec M ∈ M4 (C) vérifiant M 2 = 0.
En raisonnant sur le rang, on montre que M est semblable à
0 0 0
0 0 0 1 0 1 0
0 0 0 0 0 0 0 1
Exercice 283 : [énoncé] O4 ,
0 0 0 0 ou
0 0 0 0
dim ker A = n − 2 donc 0 est valeur propre de A de multiplicité au moins n − 2. 0 0 0 0 0 0 0 0
Puisque χA est scindé, la trace de A est la somme des valeurs propres de A
comptées avec multiplicité. La réciproque est immédiate.
Si 0 est la seule valeur propre de A alors A est semblable à une matrice
triangulaire supérieure stricte et alors An = On ce qui est exclu.
Sinon A possède alors une autre valeur propre, puis deux car la somme des valeurs Exercice 286 : [énoncé]
propres est nulle. Par suite la somme des dimensions des sous-espaces propres de
A est au moins n et donc A est diagonalisable.
a) Puisque A est nilpotente, A ne peut avoir que des valeurs propres nulles. Les
valeurs propres étant les racines du polynôme caractéristique et ce dernier
Exercice 284 : [énoncé] étant scindé sur C, χA = X n .
Le polynôme b) Pour A ∈ Mn (R), on a aussi A ∈ Mn (C) et le polynôme caractéristique est
X 3 − 4X 2 + 4X = X(X − 2)2 calculé par la même formule dans les deux cas.
est annulateur de M .
On en déduit Sp M ⊂ {0, 2} et M trigonalisable (car M annule un polynôme
scindé). Exercice 287 : [énoncé]
Par suite tr M est la somme des valeurs propres de M comptées avec multiplicité
et puisque tr M = 0, seule 0 est valeur propre de M . a) Si A ∈ Mn (C) alors A est triangularisable et lors de cette triangularisation les
On en déduit que la matrice M − 2In est inversible et puisque valeurs propres de A apparaissent sur la diagonale. Or A est nilpotent donc 0
est sa seule valeur propre et la diagonale de la matrice triangulaire obtenue
M (M − 2In )2 = On est nulle. Le polynôme caractéristique de A ∈ Mn (C) est alors égal à X n .
on obtient b) Pour A ∈ Mn (R), on a aussi A ∈ Mn (C) et le polynôme caractéristique est
M = On calculé par la même formule dans les deux cas. Par suite le polynôme
caractéristique pour A ∈ Mn (R) est scindé et donc à nouveau A est
triangularisable avec des 0 sur la diagonale.
Exercice 285 : [énoncé]
Si A est solution alors P = X(X − 2)2 est annulateur de A et les valeurs propres
de A figurent parmi {0, 2}. Par la trace, on peut alors affirmer que 2 est valeur Exercice 288 : [énoncé]
propre de multiplicité 4. Puisque la matrice A est nilpotente, on a
Par le lemme de décomposition des noyaux, ker(A − 2 Id)2 et ker A sont
supplémentaires. An = On
et donc puisque A et B commutent La matrice A−1 N est alors semblable à une matrice triangulaire supérieure stricte
et la matrice In + A−1 N est semblable à une matrice triangulaire supérieure avec
(AB)n = An B n = On des 1 sur la diagonale.
On en déduit
On en déduit que la matrice AB est aussi nilpotente. Elle est alors semblable à det(In + A−1 N ) = 1
une matrice triangulaire supérieure stricte et donc
puis
tr(AB) = 0 det(A + N ) = det A
Exercice 290 : [énoncé] On ne retient que les m premières équations pour exprimer le système
On a
det(A + N ) = det(A) det(In + A−1 N ) λ12 α1 + λ22 α2 + · · · + λm
αm = 0
λ1 α1 + λ2 α2 + · · · + λ2m αm = 0
Puisque A et N commutent, il en est de même de A−1 et N . On en déduit que la ...
matrice A−1 N est nilpotente car N l’est.
m
λ1 α1 + λm m
2 α2 + · · · + λm αm = 0
Ce système peut se percevoir sous la forme matricielle V X = 0 avec Pour n = 1 : la propriété est immédiate.
X = t (α1 . . . αm ) et Supposons la propriété au rang n − 1.
λ1 λ2 · · · λm Considérons le polynôme
λ21 λ22 · · · λ2m
V = . P (X) = (X − λ1 ) . . . (X − λn )
.. ..
.. . .
λ1 λ2 · · · λm
m m
m En développant,
Le déterminant de la matrice V se calcule par déterminant de Vandermonde et est
non nul car λ1 , . . . , λm 6= 0. On en déduit P (X) = X n + an−1 X n−1 + · · · + a1 X + a0
Pn
∀1 ≤ i ≤ m, αi = 0 Comme P (λi ) = 0, on a i=1 P (λi ) = 0.
Or
ce qui est absurde car les αi étaient des multiplicités de véritables valeurs propres.
n
X n
X n
X n
X
P (λi ) = λni + an−1 λn−1
i + · · · + a1 λi + na0 = na0
i=1 i=1 i=1 i=1
Exercice 292 : [énoncé]
On en déduit a0 = 0 et donc 0 est racine de P .
a) Supposons qu’il existe p ∈ N∗ tel que f p = 0. Il existe alors i ∈ {1, . . . , n} tel que λi = 0.
X p est annulateur de f donc Sp(f ) ⊂ {0}. Or Sp(f ) 6= ∅ donc Sp(f ) = {0}. Par symétrie du problème, on peut supposer λn = 0.
Inversement, si Sp(f ) = {0} alors seule 0 est racine de son polynôme Par application de l’hypothèse de récurrence, on obtient λ1 = . . . = λn = 0.
caractéristique. Or χf est scindé dans C [X] donc χf = (−1)n X n puis f n = 0 La récurrence est établie.
en vertu du théorème de Cayley Hamilton. On en déduit que f est nilpotente.
b) Supposons f nilpotent.
Par l’étude ci-dessus, f est trigonalisable stricte et donc Exercice 293 : [énoncé]
k Si u possède une unique valeur propre λ alors celle-ci est la seule racine de son
∀1 ≤ k ≤ n, tr(f ) = 0
polynôme caractéristique qui est alors (X − λ)dim E . Ce dernier annulant u, on
car les puissances de f pourront aussi être représentées par des matrices peut affirmer u − λ IdE est nilpotent.
triangulaires strictes. Si u − λ IdE est nilpotent alors il existe p ∈ N tel que (X − λ)p soit annulateur de
Inversement, supposons u. Les valeurs propres de u étant racine de ce polynôme, elles ne peuvent qu’être
égale à λ. De plus λ est assurément valeur propre car un endomorphisme d’un
∀1 ≤ k ≤ n, tr(f k ) = 0 C-espace vectoriel de dimension finie possède au moins une valeur propre.
Celle-ci est à coefficients polynomiaux de degrés inférieurs à n. Puisque Or P2 (u) étant nilpotent, il est immédiat que
1, 2, . . . , 2n sont n + 1 racines distinctes de ces coefficients, ceux-ci sont tous nuls.
Q
l’endomorphisme λ∈Sp u (u − λ IdE ) l’est aussi.
On en déduit On en déduit que Y
An = On P2 = (X − λ)
λ∈Sp u
car les coefficients constants sont nuls, et
et ce polynôme est donc scindé simple.
B n = On Déterminons maintenons un polynôme R ∈ K [X] tel que pour Q = P2 R, on
ait P2 (u − Q(u)) = 0̃.
car les coefficients des termes X n sont aussi nuls. On en déduira que u − Q(u) est diagonalisable avec Q(u) ∈ I2 .
L’identité P2 (u − Q(u)) = 0̃ est obtenue dès que P1 divise le polynôme
Y
Exercice 295 : [énoncé] P2 (X − P2 (X)R(X)) = (X − λ − P2 (X)R(X))
Une matrice M ∈ Mn (C) nilpotente vérifie M n = On . Considérons la matrice λ∈Sp u
b) On remarque On a alors
∀i ≥ k, Ai = Ak χA = χA1 × X dim F et χA+M = χA1 χM2
et donc A2k = Ak ce qui assure comme au dessus que Ak est diagonalisable et Or M2 est une matrice nilpotente complexe, sa seule valeur propre étant 0,
k k on obtient
k k
X
i k k(k−i)+i
X
i k χM2 = X dim F
(A − A) = (−1) A = (−1) Ak = On
i i
i=0 i=0 et l’identité voulue est établie.
b) C’est le même raisonnement avec Im M ⊂ ker A et l’introduction d’un
sous-espace vectoriel F tel que
Exercice 301 : [énoncé]
Mn,1 (C) = ker A ⊕ F
a) Puisque H est un hyperplan et que In ∈
/ H, on a
On a alors
H ⊕ Vect(In ) = Mn (K)
−1 O A1 −1 M1 M2
P AP = et P MP =
Soit A une matrice nilpotente. On peut l’écrire A = B + λIn avec B ∈ H. La O A2 O O
matrice B n’étant pas inversible, il existe une colonne X non nulle telle que
BX = O et alors AX = λX. Le scalaire λ est une valeur propre de la matrice avec M1 nilpotente.
A. Or les seules valeurs propres d’une matrice nilpotente sont nulles. On en
déduit λ = 0 puis A = B ∈ H.
b) Les matrices élémentaires Ei,j avec i 6= j sont nilpotentes car de carrées Exercice 303 : [énoncé]
nulles ; elles sont donc toutes éléments de H et par combinaison linéaire la
matrice a) Notons qu’il est immédiat de vérifier que LA est une forme linéaire sur E.
0 1 (0) Par linéarité de la trace, on vérifie tr((λA + µB)M ) = λ tr(AM ) + µ tr(BM )
.. .. ce qui fournit la linéarité de l’application L.
. .
M = Puisque dim E = dim E ∗ < +∞, il suffit désormais de vérifier l’injectivité de
(0) . . . 1
L pour assurer qu’il s’agit d’un isomorphisme. Si LA = 0 (l’application nulle)
1 0 alors en particulier LA (t Ā) = 0 et donc tr(At Ā) = tr(t ĀA) = 0.
appartient à H. Cependant celle-ci est notoirement inversible. Or
Xn
t 2
tr( ĀA) = |ai,j |
i,j=1
Exercice 302 : [énoncé]
donc A = 0.
Puisque les hyperplans sont exactement les noyaux des formes linéaires non
a) Sachant M A = On , on a Im A ⊂ ker M . Introduisons F un sous-espace nulles, on peut assurer que pour tout hyperplan H de E, il existe A ∈ Mn (C)
vectoriel supplémentaire de ker M dans Mn,1 (C). En considérant une matrice non nulle telle que
de passage P traduisant un changement de base vers une base adaptée à la
supplémentarité H = {M ∈ Mn (C) | tr(AM ) = 0}
Mn,1 (C) = ker M ⊕ F
b) Pour tout matrice M ∈ Tn+ , le produit T M est triangulaire à coefficients
on obtient les écritures par blocs
diagonaux nuls donc tr(T M ) = 0. Ainsi Tn+ ⊂ H puis H ∩ Tn+ = Tn+ .
Concernant H ∩ Tn− , ou bien c’est un hyperplan de Tn− , ou bien c’est Tn−
A1 A2 O M1
P −1 AP = et P −1 M P = entier.
O O O M2
S’il n’y a pas de coefficient non nul dans le bloc supérieur strict de T alors T Soit Y = AX ∈ Im A
est diagonale et un calcul analogue au précédent donne H ∩ Tn− = Tn− (de Si ϕ(Y ) = 0 alors BAX = ABX = 0 donc X ∈ ker(AB) = ker A puis Y = 0.
dimension n(n − 1)/2) L’application linéaire ϕ est donc injective.
Sinon, on peut déterminer une matrice élémentaire dans Tn− qui n’est pas Or il existe p ∈ N∗ tel que B p = On et donc ϕp : Y → B p Y = On,1 est
dans H (si [T ]i,j 6= 0 alors Ej,i convient) et donc H ∩ Tn− est un hyperplan de l’application nulle.
Tn− (de dimension n(n − 1)/2 − 1). Sachant l’espace Im A non réduit à {0}, il y a absurdité et ainsi rg(AB) < rg A.
c) Les matrices triangulaire strictes sont bien connues nilpotentes. . . En revenant à l’énoncé initial, on montre alors par récurrence
Une base de Tn+ adjointe à une base de H ∩ Tn− fournit une famille libre (car
∀1 ≤ p ≤ n, rg(A1 A2 . . . Ap ) ≤ n − p
Tn+ et Tn− sont en somme directe) et celle-ci est formée d’au moins
n(n − 1)/2 + n(n − 1)/2 − 1 = n2 − n − 1 éléments. et en particulier rg(A1 A2 . . . An ) = 0.
d) Soit H un hyperplan de E. Il existe A ∈ Mn (C) non nulle telle que
H = {M ∈ Mn (C) | tr(AM ) = 0}
K = {N ∈ Mn (C) | tr(T N ) = 0}
On constate
M ∈ H ⇐⇒ ϕ(N ) ∈ K
Par l’isomorphisme ϕ, on transforme une famille de n2 − n − 1 matrices
nilpotentes linéairement indépendantes d’éléments de K en une famille telle
que voulue.