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Exercices sur les Matrices et Espaces Vectoriels

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EXs Lmla7

MOZEN

Exercice 1
Soit C une partie convexe d’un espace vectoriel E sur R. Un point x de C est dit extrémal
si
y+z
x= avec y ∈ C, z ∈ C =⇒ (y = z = x).
2
Soit E un espace euclidien. On note

C = {u ∈ L(E) | ∀x ∈ E, ∥u(x)∥ ≤ ∥x∥}.

Montrer que C est une partie convexe de L(E) et que l’ensemble de ses points extrémaux
est exactement le groupe orthogonal O(E).

Exercice 2
Soient A1 , . . . , Ap des matrices symétriques positives d’ordre n. Montrer que
 
1/p A1 + A2 + · · · + Ap
det(A1 A2 . . . Ap ) ≤ det .
p

Exercice 3
Soit A = (aij ) ∈ Mn (R) une matrice symétrique positive, telle que

∀(i, j) ∈ {1, . . . , n}2 , aij ̸= 0.

Soit la matrice B = (bij ), avec bij = a1ij . On suppose que la matrice B, qui est bien sûr
symétrique, est aussi positive. Montrer qu’il existe une matrice-colonne V à coefficients
tous non nuls telle que A = V t V .

Exercice 4
On note Sn le sous-espace vectoriel de Mn (R) formé des matrices symétriques, et Sn++ le
sous-ensemble des matrices symétriques définies positives.

1. Soit S ∈ Sn++ . Montrer qu’il existe une unique matrice symétrique A telle que
eA = S. On notera A = log S.
2. Soient S1 ∈ Sn++ , S2 ∈ Sn++ telles que S1 S2 = S2 S1 . Montrer que

log(S1 S2 ) = log(S1 ) + log(S2 ).

1
3. Soit S ∈ Sn dont toutes les valeurs propres appartiennent à l’intervalle ] − 1, 1[.
Montrer que In + S ∈ Sn++ et prouver la relation

X (−1)k−1 k
log(In + S) = S .
k=1
k

Exercice 5
Soit E un espace préhilbertien réel. Une famille (x1 , . . . , xp ) de vecteurs de E est dite
obtusangle si
i ̸= j =⇒ (xi |xj ) < 0.
1. Soit (x1 , . . . , xp ) une famille obtusangle. Démontrer l’inégalité
p p
X X
|λi ||xi | ≤ λ i xi .
i=1 i=1

2. Dans un espace euclidien de dimension n, montrer qu’une famille obtusangle a au


plus n + 1 éléments.
3. Soit E un espace euclidien de dimension n. Montrer que l’on peut construire une
famille (u1 , . . . , un+1 ) de vecteurs unitaires de E vérifiant (ui |uj ) = − n1 pour i ̸= j.
4. Soit E euclidien de dimension n. Montrer que le seul réel α différent de 1 pour
lequel il existe une famille (u1 , . . . , un+1 ) de vecteurs unitaires telle que (ui |uj ) = α
pour tout couple (i, j) avec i ̸= j, est α = − n1 .

Exercice 6
Notations : soit n un entier naturel non nul ; on note
• O(n) le groupe orthogonal d’ordre n,
• Sn+ l’ensemble des matrices symétriques positives d’ordre n,
• Sn++ l’ensemble des matrices symétriques définies positives d’ordre n,
• Si E est un espace euclidien et X = (x1 , . . . , xp ) une famille finie de vecteurs de E,
on note G(X) la matrice de Gram de la famille X, c’est-à-dire la matrice symétrique
d’ordre p, de coefficient général gij = (xi |xj ).
1. Soit A ∈ Mn (R). Montrer l’existence d’une matrice Ω ∈ O(n) et d’une matrice
S ∈ Sn telles que A = ΩS (on pourra commencer par supposer A inversible, puis
conclure en invoquant la compacité de O(n)).
2. Soit E un espace euclidien, soit B une base de E, soit f un endomorphisme de
E, de matrice M relativement à la base B. Montrer que f est un automorphisme
orthogonal de E si et seulement si
M t G(B)M = G(B).

3. Soit E un espace euclidien de dimension 2n, soient F et G deux sous-espaces


supplémentaires, chacun de dimension n. Montrer qu’il existe une symétrie or-
thogonale échangeant F et G.

2
Exercice 7
Soient p et q deux projecteurs orthogonaux dans un espace euclidien E, soit l’endomorphisme
f = pq.

1. Montrer que les valeurs propres de f appartiennent au segment [0, 1].

2. Montrer que f est diagonalisable. On pourra introduire l’endomorphisme g = pqp.

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