International Journal of Progressive Sciences and Technologies (IJPSAT)
ISSN: 2509-0119.
© 2022 Scholar AI LLC.
Vol. 33 No. 2 July 2022, pp. 13-19
Phase Pre-Analytique Des Prelevements Sanguins:
Connaissances, Attitudes Et Pratiques Du Personnel
Paramedical Du Chu-Jra En 2022
Miora Koloina Ranaivosoa1, Mahefa Rakotomalala1, Anjatiana Annick Raherinaivo2, Andry
Rasamindrakotroka3
1
Service de Biochimie, Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona, Antananarivo
Madagascar
2
Service d’Immunologie, Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona, Antananarivo
Madagascar
3
Service d’Immunologie, Laboratoire de Formation et de Recherche en Biologie Médicale-Antananarivo Madagascar
Résumé – La maîtrise de la qualité des analyses biologiques implique la maîtrise de la phase préanalytique. La phase pré-analytique se
déroule à l’extérieur comme à l’intérieur du laboratoire. Les objectifs de cette étude sont de décrire les caractéristiques
socioprofessionnelles des participants, d’identifier les besoins en formation, d’évaluer les connaissances des paramédicaux et d’identifier
les attitudes pratiques et relever les écarts par rapport à la norme. Il s’agit d’une étude prospective descriptive sur un mois allant de 20
Mars au 20 Avril. Nous avons tiré au sort de façon aléatoire les services participants. Tous les paramédicaux tirés au hasard ont été
inclus dans cette étude. La méthode choisie pour la collecte des données était des questionnaires. Sur l’ensemble des 76 questionnaires
distribués, le taux de réponse était de 84,2%. L’âge médian des participants était de 28 ans, avec des extrêmes allant de 21 ans à 48 ans,
un sex-ratio de 0.79. Le personnel provenant des services de réanimation chirurgicale occupait la première place (19%). Le besoin de
recevoir une formation dans la phase pré-analytique a été exprimé par 97% des participants. Comme matériels de prélèvements, 96,9%
ont répondu n’avoir utilisé que des seringues. Le motif évoqué était l’absence d’aiguille vacutainer® dans 81,2% des cas. L’ablation du
garrot après le remplissage en moins d’une minute était seulement envisagée par 9 participants. Relativement à l’ordre du remplissage
des tubes, 71,9% ont eu de réponses fausses. La majorité des participants a indiqué des tubes inappropriés pour le dosage de l’HbA1c.
Mots clés – Attitudes, CHU-JRA, connaissances, paramédicaux, pré-analytique
Abstract – Controlling the quality of biological analyzes involves controlling the preanalytical phase. The pre-analytical phase takes
place both outside and inside the laboratory. The objectives of this study are to describe the socio-professional characteristics of the
participants, to identify the training needs, to evaluate the knowledge of the paramedics and to identify the practical attitudes and to
note the deviations from the norm. This is a descriptive prospective study over a month from March 20 to April 20. We randomly
selected the participating services. All paramedics drawn at random were included in this study. The method chosen for data collection
was questionnaires. Of all the 76 questionnaires distributed, the response rate was 84.2%. The median age of the participants was 28
years old, with extremes ranging from 21 to 48 years old, a sex ratio of 0.79. Staff from surgical resuscitation services occupied the first
place (19%). The need to receive training in the pre-analytical phase was expressed by 97% of the participants. As sampling materials,
96.9% replied that they had only used syringes. The reason given was the absence of a vacutainer® needle in 81.2% of cases. Removal
of the tourniquet after filling in less than one minute was only considered by 9 participants. Regarding the order of filling the tubes,
71.9% had wrong answers. The majority of participants indicated inappropriate tubes for the HbA1c assay.
Keywords – Attitudes, CHU-JRA, knowledge, paramedics, pre-analytical.
Corresponding Author: Miora Koloina Ranaivosoa 13
Phase Pre-Analytique Des Prelevements Sanguins: Connaissances, Attitudes Et Pratiques Du Personnel Paramedical Du Chu-Jra En 2022
I. INTRODUCTION
La maitrise de la qualité des analyses biologiques implique la maitrise de la phase préanalytique. La phase préanalytique est une
phase complexe recouvrant l’ensemble des étapes qui se déroule depuis la prescription médicale jusqu’à la prise en charge des
échantillons pour la réalisation proprement dite de l’analyse [1]. La phase préanalytique se déroule à l’extérieur comme à
l’intérieur du laboratoire. Elle représente 57% du temps utilisé (20% hors laboratoire et 37% dans le laboratoire), elle est à
l’origine de 85% des erreurs et dysfonctionnement qui affectent les résultats d’analyses [2] et que plus de 2/3 de ces erreurs sont
attribuables à la phase externe au laboratoire [3,4] . Les objectifs de cette étude sont de décrire les caractéristiques
socioprofessionnelles des participants, d’identifier les besoins en formation, d’évaluer les connaissances des paramédicaux et
d’identifier les attitudes pratiques et relever les écarts par rapport à la norme
II. MÉTHODOLOGIE
Il s’agit d’une étude prospective descriptive sur une période de 1 mois allant de 20 Mars au 20 Avril 2022. Nous avons mené une
enquête sous forme de questionnaire auprès des personnels paramédicaux des services de soins du CHU-JRA afin d’évaluer leurs
connaissances. Nous avons tiré au sort de façon aléatoire 11 des 15 services de soins au CHU-JRA (environ 61,11% de l’effectif
total).
Les données ont été saisies et analysées sur le logiciel Excel. Tous les personnels paramédicaux des services tirés au hasard,
titulaires ou bénévoles, pratiquant ou ayant pratiqué des prélèvements sanguins ont été inclus dans l’étude. Ont été exclus les
personnels paramédicaux qui refusaient de répondre au questionnaire et les personnels paramédicaux n’ayant jamais effectué de
prélèvement sanguin.
La méthode choisie pour la collecte des données était des questionnaires. Une autorisation préalable a été obtenue par tous les
chefs de services cliniques tirés au sort. Les questionnaires ont été confiés aux majors des différents services. Cette phase a été
marquee par plusieurs difficultés dont le retard de remplissage des questionnaires, la non-compliance d’un certain nombre de
personnes, des questionnaires incomplètement ou mal remplis. La participation était volontaire et les participants pouvant se
retirer de l’étude à tout moment sans raison. Le retour du questionnaire rempli par les personnels participant a été considéré
comme un consentement éclairé.
III. RÉSULTATS
1. Caractéristiques socioprofessionnelles
Sur l’ensemble des 76 questionnaires distribués, le taux de réponse était de 84,2%. L’âge médian des participants était de 28
ans, avec des extrêmes allant de 21 ans à 48 ans. Les femmes étaient majoritaires (57,81%) avec un sex-ratio de 0.79. Selon le
statut, 46 des participants sont des infirmiers polyvalents (72%), suivis respectivement des sages femme 17 (27%) et d’un
anesthésiste (1%). Le personnel provenant des services de réanimation chirurgicale occupait la première place (19%) figure 1.
REANIMATION CHIRURGICALE 19%
11%
ONCOLOGIE 11%
9%
SERVICE
CHIRURGIE THORACIQUE 9%
9%
UROLOGIE A 8%
8%
Neurochirurgie 6%
5%
REANIMATION NEPHROLOGIQUE 5%
0 2 4 6 8 10 12 14
POURCENTAGE
Figure 1 : Répartition des personnels paramédicaux enquêtés selon les services
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L’ancienneté moyenne des participants étaient de 5,18 ans avec des extrêmes allant de 3 mois à 25 ans. Soixante pourcents des
participants avaient une ancienneté inférieur à 5 ans et 31% une ancienneté entre 5 à 10 ans. Neuf pourcents une ancienneté
supérieur à 10 ans
2. Informations génerales
Parmi les 64 personnels enquetés, 54 personnes ont affirmé avoir recu une formation en phase pré-analytique. Le besoin de
recevoir une formation dans la phase pré-analytique a été exprimé par 97% des participants. Suivant la fréquence des
prélèvements effectués par les participants, 23% effectuent des prélèvement tous les jours, 25% realisent des prélevements
hébdomadairement, et 39% font des prélevements rarement. Selon le nombre de prélevement quotidien, 60.9% des personnels ont
déclaré faire moins de 5 prélevements et 39.1% entre 5 à 15 prélevements par jour.
3. Procédés et pratiques d’identification des patients par les préleveurs
La demande orale du nom et prénom du patient était réalisée de manière permanente par 81.30% du personnel. Cette demande
orale n’est jamais réalisée par 3.1% des personnels enquetés. La demande d’une pièce d’identité des patients est toujours effectuée
par 12.50% des personnels
100,00%
85,90% 87,50%
90,00% 81,30%
80,00%
70,00%
57,80%
60,00% Toujours
50,00% 43,80%
Souvent
40,00%
25%25% Parfois
30,00% 23,40%
20,00% 12,50% 15,60% 15,50% Jamais
10,90% 10,90%
4,70% 3,10% 6,30% 3,10%0%
10,00% 0% 0%
0,00%
Orale 1 2
Pièce d’identité 3
Connaissance 4
Pas de vérification 5
Autre moyens
Figure 2 : Répartition des fréquences d’utilisation des différents procédés d’identification des patients avant le prélevement
4. Renseignements devant figurer sur la demande d’examen
Quatre vingt dix huit virgule cinq pour cent des personnes ont répondu que les nom et prénom des patients doivent figurer sur
une préscription de bilan biologique.
Tableau I : Répartition des données devant figurer sur la demande d’examen selon les personnels participants
Données Nombre de réponse positives Pourcentage
Nom et prénom 63 98,4%
Date de naissance 48 75,0%
Age 62 96,9%
Genre 56 87,5%
Date de prélevement 62 96,9%
Service 56 87,5%
Heure du prélevement 57 89,1%
Numero de dossier 18 28,1%
Rensignement clinique 55 85,9%
Cachet du medecin 62 96,9%
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5. Conduite devant la constatation de l’abscence de renseignements cliniques sur la demande d’examen
Devant la constatation de l’absence des données cliniques sur la demande d’analyse médicale, le recours au médecin préscripteur
était toujours effectué par 42 participants (65,6%). Le prélèvement est toujours effectué par 3 participants (4,7%) même en
absence des renseignements cliniques.
90,0% 82,8%
80,0%
70,0% 65,6% 65,6%
59,4%
60,0%
50,0%
Toujours
40,0%
Souvent
30,0% 26,6%
20,3% 21,9% Parfois
20,0% 14,1%
9,4% Jamais
10,0% 6,3% 7,8% 6,3% 4,7%
7,8%
1,6% 0,0%
0,0%
1 2 Fait quand3 Ne
4 fait pas attention
Demande au médecin Rédaction des RC même le prélèvement
Figure 3 : Proportion et fréquence des attitudes devant la constatation de l’absence des renseignements cliniques sur la demande
d’analyse
6. Matériels utilisés pour le prélèvement
Par rapport au matériel de prélèvement utilisé par le personnel, 96,9% ont répondu n’avoir utilisé que des seringues alors
que 3,12 % ont utilisé l’aiguille vacutainer®. Le motif évoqué était l’absence d’aiguille vacutainer® 81,2% , l’habitude d’utiliser
des seringues pour 11%, le reste n’a pas répondu.
A propos de la correspondance de la couleur du bouchon au type d’additif, 48,9% des participants ont eu des réponses
incorrectes.
Pour réaliser un prélèvement pour le dosage des électrolytes, 68,8% des participants ont coché sur le tube vert, 31,3% des
personnels ont coché sur d’autres tubes.
Pour effectuer un prélevement pour une glycémie, 73,4% ont coché sur le tube gris.
Pour la réalisation du dosage de l’HbA1c, 21,9% ont eu des réponses exactes (tube violet), 78,1% ont eu des réponses fausses.
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100%
90% 23,4%
31,30% 26,6% 26,6%
80%
70%
60% 78,1%
50%
40% 76,6%
68,80% 73,4% 73,4%
30%
20%
10% 21,9%
0%
ionnogramme
1 Glycémie
2 hémostase
3 NFS4 HbA1C
5
Series1 Series2
VRAI FAUX
Figure 4 : Répartition des réponses des participants concernant la correspondance des paramètres aux types de tubes
recommandés
Relativement à l’ordre du remplissage des tubes, 71,9% ont eu de réponses [Link] multitude de combinaison a été observée.
Soixante dix neuf virgule sept pour cent des participants (n=51) ont déclaré avoir toujours utilisé le garrot lors des prélèvements.
L’ablation du garrot après le remplissage du dernier tube était toujours de mise selon 35 participants. L’ablation du garrot après le
remplissage en moins d’une minute était seulement envisagée par 9 participants.
IV. DISCUSSION
Les participants à cette étude sont majoritairement des jeunes de sexe féminin (58%) dont la médiane d’âge est de 28 ans. La
plupart des participants sont des infirmiers polyvalents (72%). Dans 60% des cas, leur ancienneté ne dépasse pas 5 ans. Une autre
étude a également fait ces constats avec une predominance feminine à 64% et médiane d’âge de 30 ans [5]
Le besoin de recevoir une formation dans la phase préanalytique a été exprimée par 97% des participants, contre 93% dans une
autre étude [5].
Plus de 80% des participants ont rapporté la pratique recommandée de toujours demander oralement le nom et le prénom du
malade. Cette attitude est celle recommandée par les référentiels qualité en biologie médicale [6]. Cette demande orale n’a jamais
été réalisée par 3,1% des personnes enquêtées. Une étude suédoise réalisée en 2008 par Wallin O et al. a rapporté que 91% des
participants à l’étude procède toujours par la demande orale du nom et du prénom du patient pour l’identification, et que 83% des
participants revérifient toujours oralement l’identité du patient même dans le contexte de connaissance préalable de celui-ci [7].
Les participants ont indiqué, dans 65,6% des cas de toujours recourir au médecin prescripteur devant la constatation d’un manque
des renseignements cliniques sur le bon d’examen.. Le prélèvement est toujours effectué par 3 participants (4,7%) même en
absence des renseignements cliniques. Il faut noter que tout biologiste devrait être informé par le contexte clinique pour
interpréter les résultats des analyses biologiques et s'assurer qu'ils sont en cohérence avec la situation observée.
Plusieurs études ont rapporté un manque très important dans les informations devant figurer sur la fiche de demande des tests
biologiques. Une étude africaine a montré que les renseignements cliniques manquaient sur 22,7% demandes d’examen de
biologie médicale [8]. Dans une autre étude, réalisée en Inde, les renseignements cliniques et le diagnostic manquaient dans
61,2% des cas [9].
Par rapport au matériel de prélèvement utilisé par le personnel, 96,9% ont répondu n’avoir utilisé que des seringues alors que 3,12
% ont utilisé l’aiguille vacutainer®. Le motif évoqué était l’absence d’aiguille vacutainer® 81,2% , l’habitude d’utiliser des
seringues pour 11%.
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Le veinoject est le dispositif recommandé actuellement par toutes les référentielles qualités en biologie médicale pour ses
multiples avantages dont le remplissage direct des tubes, la maîtrise de la quantité du sang à prélever selon le vide dans le tube,
l’éviction de l’hémolyse et le respect des mesures d’asepsie [10,11]. L’usage de la seringue est à l’origine de nombreuses
anomalies durant le prélèvement dont essentiellement la majoration des risques d’accident d’exposition au sang, l’hémolyse de
l’échantillon prélevé et le non-respect ratio anticoagulant- échantillon approprié aux dosages demandés [12].
Dans la présente enquête, 48,9% des participants n’ont pas pu établir la correspandance entre la couleur du bouchon du tube et le
type d’additif. Pour réaliser un prélèvement pour le dosage des électrolytes, 68,8% des participants ont coché sur le tube vert,
31,3% des personnels ont coché sur d’autres tubes. L’erreur la plus fréquente était la correspondance du tube à bouchon bleu avec
le Citrate. Ceci met l’accent sur un manque important en informations relatives à la nature des additifs et anticoagulants, leurs
mécanismes d’action et la signification des codes-couleurs des bouchons des tubes. Par conséquent, beaucoup de prélèvements
seraient réalisés sur des tubes contenant des additifs inaptes pour la réalisation des tests requis. Ceci aurait pour conséquence de
refaire d’autres prélèvements avec des pertes considérables en coût économique, en temps et en personnel contraint à reprendre
tout le processus. Aussi, des retards considérables seraient enregistrés dans la prise en charge des patients en termes de diagnostic,
de traitement et/ou de suivi [13].
Relativement à l’ordre du remplissage des tubes, 71,9% n’ont pas pu donner le bon ordre. Compte tenu de leurs mécanismes
d’actions différents, les additifs et les anticoagulants entrainent des modifications importantes au niveau du spécimen recueilli
dans un tube donné. Aussi, le préleveur doit être avisé du risque considérable de contamination d’un tube à l’autre du fait des
additifs et doit veiller à minimiser les interférences liées à la ponction veineuse. [14,15].
Soixante dix neuf virgule sept pour cent des participants (n=51) ont déclaré avoir toujours utilisé le garrot lors des prélèvements.
L’ablation du garrot après le remplissage du dernier tube était toujours de mise selon 35 participants. L’ablation du garrot après le
remplissage en moins d’une minute était seulement envisagée par 9 participants
Au CHU-JRA, 79,7% des participants ont déclaré utiliser le garrot lors de la réalisation des prélèvements. Seules 11 personnes ont
déclaré toujours retirer le garrot en moins d’une minute. Cinquante-quatre virgule soixante huit pour cent des sujets enquêtés ont
déclaré maintenir le garrot jusqu’à la fin du prélèvement. La pose du garrot facilite la recherche de la veine. D'une manière
générale, la pose et le maintien d'un garrot n'ont pratiquement pas d'influence si la durée est inférieure à 1 minute [16]; ceci n'est
pas le cas lorsque le prélèvement s'avère difficile: le biologiste doit alors en être informé. Suite à une pose prolongée du garrot, la
concentration sanguine de certains analytes augmente par fuite des liquides et des composés de faible masse moléculaire [17]. La
maîtrise de la pression appliquée et de la durée de pose du garrot sont indispensables pour avoir un échantillon de bonne qualité.
Une stase veineuse prolongée et/ou une pression trop forte impliquent inéluctablement une fuite des liquides vers le secteur
interstitiel et une hémolyse importante, elles-mêmes, sources d’effets biologiques très délétères [18].
V. RECOMMANDATIONS
Au terme de ce travail, il parait logique que des mesures correctives et curatives doivent être entreprises pour améliorer les
connaissances du personnel paramédical en matière de conditions et de recommandations préanalytiques des tests biologiques et
également pour promouvoir les bonnes pratiques d’exécution des prélèvements biologiques. Des sessions de formation pratique et
théorique pour l’ensemble du personnel du CHU doivent être entreprises en collaboration avec les chefs des services cliniques
selon un programme consensuel. L’élaboration et la diffusion d’un manuel de prélèvement pour le préleveur et le prescripteur
s’avèrent une priorité absolue pour mettre à la disposition du personnel un guide simplifié, accessible et adapté au contexte du
CHU-JRA.
VI. CONCLUSION
La phase préanalytique est complexe. Les résultats de ce travail ont élucidé une insuffisance profonde dans les connaissances
relatives aux conditions et recommandations préanalytiques des tests biologiques. Des écarts importants ont été relevés par
rapport aux règles de bonnes pratiques des prélèvements sanguins. La maîtrise de la phase préanalytique est une démarche
essentielle dans le processus d’amélioration de la qualité.
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