) L’hydro-distillation
C’est la méthode la plus ancienne. Pour ce faire, on charge la cuve d’un alambic en plantes aromatiques
auxquelles on ajoute une quantité d’eau correspondant à
deux, et jusqu’à six fois la quantité d’eau en matières
premières. On porte l’ensemble à la température nécessaire à la production de vapeur d’eau, en restant
toutefois en-dessous de 100°C.
2) Distillation par entraînement à la vapeur d’eau
La méthode la plus récente de distillation par entrainement à la vapeur d’eau, se base sur le même
principe que l’hydro-distillation si ce n’est que la vapeur d’eau est injectée depuis une chaudière
distincte de l’alambic de distillation. Cela permet d’éviter les altérations hydrolytiques (particulièrement
des esters) liées à l’ancien procédé de distillation ; ce qui constitue une nette amélioration quant à la
qualité des huiles essentielles obtenues.
L’essence aromatique, devenue huile essentielle en raison des transformations liées aux paramètres de
la distillation (oxygène, eau, vapeur d’eau et température), et l’eau distillée, circulant dans le serpentin de
l’alambic, s’écoulent et se séparent dans l’essencier, un récipient muni de deux orifices. Celui du haut
permet de recueillir l’huile essentielle, en général plus légère que l’eau, et celui du bas laisse
s’écouler l’hydrolat
3) La percolation ou hydro-diffusion
C’est une méthode également récente, qui fonctionne à l’inverse de la distillation. En effet, on injecte
la vapeur d’eau de haut en bas, au lieu de bas en haut. Cette méthode présente, pour certaines plantes
(les conifères par exemple ou encore la cannelle), l’avantage d’être plus rapide et, par conséquent, moins
susceptible de transformer la qualité des huiles essentielles recueillies. Les substances obtenues sont
chargées en composants non volatils, on parle alors dans ce cas d’essences de percolation et non
d’huiles essentielles.
Les étapes de l’extraction des huiles essentielles d’origines végétales restent identiques quelque soit le «
type » d’extraction utilisé. Il est nécessaire dans un premier temps d’extraire de la matière végétale les
molécules aromatiques constituant l’huile essentielle, puis dans un second temps de séparer ces
molécules du milieu par distillation comme cela est explicité dans la figure II.1.
L’hydrodistillation, qui est la méthode la plus classique et la plus utilisée pour l’extraction des huiles
essentielles se décompose en effet selon ces deux étapes. Le chauffage d’une grande quantité d’eau
dans laquelle se trouve plongée la matière végétale permet de modifier le végétal dans le but de libérer
les cellules d’huiles essentielles. Une fois libérée, ces molécules aromatiques sont séparées de la matrice
végétale par entraînement à la vapeur d’eau crée par le chauffage du mélange « eau-matériel végétal ».
Cette seconde étape de distillation est généralement réalisée par un montage particulier en verre de
type « Clevenger ».
Cependant l’hydrodistillation possède des limites. En effet, un chauffage prolongé et trop puissant
engendre une détérioration de certains végétaux et la dégration de certaines molécules aromatiques.
C’est ainsi que pour certains végétaux fragiles, comme par exemple les pétales de fleurs, une technique
d’extraction plus appropriée est utilisée. Il s’agit de la « distillation dite sèche ». Cette technique
ancestrale, utilisée autrefois par les alchimistes arabes47 consiste à extraire les huiles essentielles de
plantes fragiles à l’aide d’un alambic par l’effet de la chaleur du soleil. Plus récemment, en
Herzégovine11, une technique toute proche a permis l’extraction d’une huile essentielle de rose de très
grande qualité, cependant cette technique, possède elle aussi ses limites. En effet, technique écologique
par excellence, le chauffage par les rayons du soleil est très faiblement productif car plusieurs jours sont
nécessaires pour extraire les précieuses gouttelettes d’essences de rose.
Principe hydrodistilation
Principe :
1/ La masse végétale est mélangée à plusieurs fois
son volume d’eau.
2/ Ce mélange est chauffé dans l’alambic jusqu’à
ébullition.
3/ Les vapeurs se concentrent au niveau du col de
cygne de l’alambic puis s’acheminent par un
serpentin refroidi dans un circuit d’eau.
4/ Les vapeurs d’eau et les huiles essentielles se
condensent et sont recueillies dans un vase florentin
(ou essencier)
5/ La séparation entre eau et huile essentielle se fait
par différence de densité, ce qui permet de
récupérer facilement l’huile essentielle.