Première Enseignement de Spécialité
DS2 – 2024
Données :
• M I = 126,9 gmol
-1
Calculatrice autorisee
• MK = 39,1 gmol
-1
Duree 2H
• MFe = 55,8 gmol -1
• MS = 32,1 gmol -1
.
Exercice 1 : Réaction d’oxydoréduction
2+
On introduit dans un bécher de 200 mL un volume V1 d’une solution aqueuse S1 contenant des ions ferreux Fe à la concentration
C1 = 0,25 mol/L avec un volume V2 = 60 mL d’une solution aqueuse S2 de permanganate de potassium à la concentration C2.
On observe alors la réaction d’oxydoréduction suivante : 8 H (aq) 5 Fe2 (aq) MnO4 (aq) 4 H2O( L) 5 Fe3 (aq) Mn2 (aq)
2-
Données : • les ions MnO4 sont violets
2+
• les ions Fe sont vert pâle
• les autres entités présentes dans le milieu réactionnel sont toutes incolores
(B) 1. Ecrire la demi-équation électronique associée à l’ion permanganate. Préciser s’il s’agit d’une oxydation ou d’une
réduction.
(B) 2. Sachant que le milieu réactionnel de départ contient alors 10 mmol d’ions ferreux et 2,7 mmol d’ions permanganate,
calculer
le volume V1 et la concentration C2.
(A) 3. Compléter le tableau d’avancement ci-dessous et préciser le nom du réactif limitant.
Etat du système Avancement 8 H (aq) 5 Fe2 (aq) MnO4 (aq) 4 H2O( L) 5 Fe3 (aq) Mn2 (aq)
initial x=0 Excès Excès
intermédiaire x Excès Excès
final xmax Excès Excès
(C) 4. En déduire la couleur du milieu réactionnel à la fin de la réaction. Justifier clairement.
3+
(C) 5. Calculer la concentration finale des ions ferriques Fe .
Exercice 2 : Dosage d’un produit phytosanitaire
On cherche à vérifier la concentration d’un produit phytosanitaire à base de sulfate de fer II de formule
2+ 2- 11
chimique Fe (aq) + SO4 (aq). Pour ce faire, on réalise un dosage colorimétrique à l’aide d’une solution de
+ 2-
dichromate de potassium de formule 2 K (aq) + Cr2O7 (aq).
On place précisément V = 20,0 mL de solution phytosanitaire dans un erlenmeyer. On y ajoute avec
précaution quelques gouttes d’acide sulfurique concentré et un barreau aimanté.
Dans une burette propre et sèche, on place la solution de dichromate de potassium de concentration
-3 12
précisément connue et égale à CD = 2,0010 mol/L.
Après avoir placé l’erlenmeyer sur l’agitateur magnétique on procède au dosage. À l’équivalence du dosage,
l’aspect de la burette, graduée en mL, est donné ci-contre.
2-
On précise que l’ion Cr2O7 est orange en solution aqueuse. La coloration des autres entités présentes est négligeable.
(A) 1. Expliquer pourquoi ce dosage peut être qualifié de dosage colorimétrique.
(A) 2. Comment fait-on précisément pour repérer le moment de l’équivalence lors de ce dosage ?
(A) 3. Du fait de son rôle pendant ce dosage, quel nom donne-t-on à la solution de dichromate de potassium placée dans la
burette ?
(A) 4. Quelle verrerie doit-on utiliser pour placer les 20,0 mL de solution phytosanitaire dans l’erlenmeyer ?
2- 2+ + 3+ 3+
(A) 5. L’équation support de ce dosage s’écrit : Cr2O7 (aq) + 6 Fe (aq) + 14 H (aq) → 6 Fe (aq) + 2 Cr (aq) + 7 H2O(liq)
En déduire l’égalité que l’on obtient au moment de l’équivalence du dosage entre la quantité nD de dichromate versée et la
2+
quantité n d’ions ferreux Fe disponible au début du dosage.
(C) 6. À l’aide de l’aspect de la burette donné ci-dessus, déterminer le volume VD de dichromate versé à l’équivalence.
(B) 7. En déduire la concentration C en fer du produit phytosanitaire dosé.
(C) 8. Déterminer alors la masse de sulfate de fer contenue dans un litre de ce produit phytosanitaire.
Exercice 3 : Structure moléculaire
1. (B) Soit les 3 molécules planes suivantes :
Molécule A : BF3
Molécule B : CH2O Molécule C : C2H4
Pour chacune de ces trois molécules, définir de manière claire et concise si elle est polaire ou apolaire.
On donne : (B) = 2,04 (H) = 2,20 (C) = 2,55 (F) = 3,98 (O) = 3,44
2. Dans la molécule d’éthanal donnée ci-contre, définir la
structure géométrique des atomes de carbone et
.
Exercice 4 :
- 3+
On souhaite fabriquer un volume V = 200 mL d’une solution aqueuse de nitrate (NO3 ) d’aluminium (Al ) nonahydraté de formule
Al(NO3)3,9H2O de masse molaire 375,1 g/mol et avec une concentration massique égale à t = 42,7 g/L.
1. (B) Déterminer la masse m de soluté à préparer.
2. (B) Calculer la concentration en quantité de matière en soluté apporté notée C.
3. (A) Ecrire avec rigueur l’équation de la dissolution de ce composé dans l’eau.
4. (B) Pour une solution de nitrate d’aluminium de concentration en soluté apporté égale à C = 0,150 mol/L, déterminer la
concentration en quantité de matière de chaque ion libéré par la dissolution de ce composé ionique dans l’eau.
5. (C) A l’aide de la masse molaire donnée dans l’énoncé, retrouver la masse molaire de l’élément aluminium.
Exercice 5 : Modèle de Lewis
1. (A) Déterminer le nombre d’électrons de valence de l’atome de phosphore P sachant que son numéro atomique est égal à 15.
2. (A) Donner la formule de Lewis du phosphore.
3. (A) Donner la structure électronique de l’atome d’oxygène avec Z = 8.
4. (A) En déduire l’écriture conventionnelle complète de l’ion que donne un atome d’oxygène possédant 10 neutrons.
5. (A) Quel nom donne-t-on à un doublet d’électrons présent sur un atome et qui ne fait pas de liaison entre deux atomes ?
6. (A) Quel nom donne-t-on à une liaison simple qui s’établit entre deux atomes lors d’un partage d’électrons ?
Exercice 6 : E3C
Réalisation d’une végétation métallique (10 points)
En chimie, une végétation métallique est un type de dendrites produites par certaines
transformations chimiques. La découverte de ces « feuillages métalliques » est
attribuée à des alchimistes au Moyen-Age, qui croyaient y voir un phénomène
magique. L’alchimie, malgré son statut de pseudoscience (c’est à dire de « fausse »
science), a eu un rôle important dans le développement, au cours du XVIIIe siècle,
de la chimie en tant que discipline scientifique s’appuyant sur des faits
expérimentaux.
Figure 1. Un des premières publications d'une végétation chimique par Athanase Kircher,
dans Mundus subterraneus en 1660 (d’après : [Link]/Athanasius- Kircher-Mundus-
[Link])
On s’intéresse dans cet exercice à la modélisation du phénomène de « végétations
métalliques » à l’aide des outils de la chimie moderne, en s’interrogeant notamment
sur la nature de ce métal qui se dépose comme les feuilles d’un arbre.
Données :
- Couples oxydant/réducteur
- couple ion argent/argent : Ag+/Ag ;
- couple ion cuivre/cuivre : Cu2+/Cu.
- Couleurs des solutions aqueuses :
- les ions cuivre Cu2+(aq) donnent une couleur bleue aux solutions aqueuses ;
- les ions argent Ag+(aq) et les ions nitrate NO -(aq)3 sont incolores en solution
aqueuse.
- Masses molaires atomiques :
M(Cu) = 63,5 g/mol, M(O) = 16,0 g/mol, M(Ag) = 107,9 g/mol,
M(N) = 14,0 g/mol.
- Électronégativités selon l’échelle de Pauling : O : 3,2 , C : 2,6 , H : 2,2.
Les alchimistes décrivent l’arbre de Diane comme une végétation d’argent se
déposant sur un tronc fait en cuivre.
On souhaite fabriquer un arbre de Diane au laboratoire. Pour ce faire, on place un fil
de cuivre, de masse initiale m’ = 5,6 g dans un bécher contenant V = 220 mL d’une
solution de nitrate d’argent à la concentration en quantité de matière égale à
c = 0,10 mol.L-1.
1. Préparation de la solution métallique pour réaliser l’arbre de Diane
Pour les chimistes, l’eau est un solvant très utilisé. Ses propriétés sont utilisées dans
la réalisation de la végétation métallique car l’eau est capable de dissoudre le nitrate
d’argent AgNO3 (s) et les autres ions intervenant dans le phénomène.
1.1 Donner le schéma de Lewis d’une molécule d’eau
1.2 justifier sa forme coudée
1.3 indiquer ses propriétés en lien avec les électronégativités des atomes qui la
constituent.
.
2. Modélisation de la transformation chimique intervenant dans l’arbre de
Diane
On réalise l’expérience, et on prend en photos le système chimique dans son état
initial et dans son état final. Dans l’état initial, la solution est incolore (photographie
de gauche ci-après). Après plusieurs heures, la solution se colore progressivement
en bleu, et le fil de cuivre se recouvre d’un solide brillant déposé sous forme de
« feuillage métallique », qui porte le nom d’«arbre de Diane» (photographie de droite
ci-après).
État initial État final (après plusieurs heures)
2.1. Justifier qu’une transformation chimique a bien eu lieu.
2.2. Identifier les couples mis en jeu lors de la formation d’un arbre de Diane et écrire les
deux demi-équations correspondantes.
2.3. En déduire que l’équation de la réaction modélisant la formation de l’arbre deDiane
s’écrit : 2Ag+ (aq) + Cu (s) → 2Ag (s) + Cu2+ (aq)
2.4. Avec la méthode de votre choix, montrer que le cuivre est en excès. Laquantité
initiale n d’ions argent sera prise égale à 2,2x10-2 mol.
2.5. Avec la méthode de votre choix, déterminer la masse d’argent qui se formesur le fil de
cuivre si l’avancement maximal est atteint.
3. Prévision de l’état final à l’aide d’un script en Python
Le programme suivant, écrit en langage Python, permet de calculer la masse d’argent
déposée sur le fil de cuivre.
Ce programme permet aussi de s’assurer que le cuivre est bien introduit en excès : dans
le cas contraire, le fil, qui joue aussi le rôle de support, risquerait de casser et l’on
perdrait la végétation métallique qui met plusieurs heures à se former.
On exécute le programme. Tout d’abord on indique les conditions expérimentales
initiales de l’expérience décrites précédemment. On obtient l’écran suivant :
Écrire la ligne qui apparaîtrait dans la console d’exécution à la suite de la saisie des
données initiales ci-dessus. Justifier.