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Comprendre le concept de 'id en Islam

Phoenix

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Comprendre le concept de 'id en Islam

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Écrit et traduit par : Ilyas abou Roumayssa


A) La definition du mot ‘id
• La définition dans la langue arabe
L’origine du mot ‘id vient des trois lettres : ‘Ayn (‫)ع‬, Waw (‫)و‬, Dal
(‫ )د‬qui forment le verbe ‘Aada (‫عا َد‬
َ ) qui signifie revenir à une
chose, retourner.1
Quant au mot ‘id (‫ ) ِعيد‬il signifie fête, car une fête est une chose
récurrente. Il s’agit d’un endroit ou une période qui est célébrée
de manière répétée.2

• La définition dans le jargon islamique

La définition du mot ‘id dans le jargon islamique est la même que


celle de la langue arabe. C’est-à-dire, célébrer une période ou un
endroit de manière récurrente.3
B) Ce qu’il faut savoir sur le ‘id en
islam

• Les fêtes des musulmans

L’islam a légiféré deux fêtes qui sont connues de tous les


musulmans. Ils les attendent avec impatience, ils se retrouvent en
famille et entre amis et y accomplissent les sunnah que le
prophète nous a enjoint à faire durant ces jours.
ْ ‫)عيد ال أ‬
- ‘idoul Adha (‫ض أحى‬

Il s’agit de la fête qui a lieu durant le pèlerinage des musulmans,


le dixième jour du mois de dhull hijja. Dans ces meilleurs de
l’année, les musulmans évoquent leur seigneur, œuvrent encore
plus que d’habitude et implorent le pardon du tout
miséricordieux. Ceux qui en ont la capacité sacrifient une bête
pour se rapprocher d’Allah et appliquer la sunna de leur prophète.
- ‘idoul fitr (‫) ِعيد ا ْل ِف ْطر‬

Il s’agit de la fête qui a lieu à la fin du mois de ramadan, c’est-à-


dire le premier du mois de Chawwal. Les musulmans donnent de
la nourriture en aumône aux nécessiteux afin que tous les
musulmans puissent se réunir avec leur famille ou leurs amis
autour d’un repas après avoir jeuné durant un mois complet.4

• La prière du vendredi est une fête pour les


musulmans
Il ne fait aucun doute que lorsque nous faisons allusion aux fêtes
des musulmans nous pensons immédiatement aux deux fêtes
connues par tous les musulmans. Cependant, il ne faut pas oublier
que la prière du vendredi est également une fête pour les
musulmans. Durant ce jour, le musulman se lève tôt, se pare de
ses plus beaux habits, se parfume pour se rendre à la mosquée et
écouter des paroles bénéfiques qui augmenteront sa foi et lui
permettront de s’améliorer dans l’adoration d’Allah.

D’après ibn ‘Abbas, le prophète a dit : « Ce jour-ci est un ‘id


qu’Allah a placé pour les musulmans. Celui donc, qui se rend au
joumou’a qu’il se lave (ghusl), qu’il se parfume s’il possède du
parfum et utilisez le siwak. » [Ibn Majah : 1098]
• L’interdiction de fêter les fêtes des
mécréants
Contredire les mécréants est un fondement en islam. L’islam
appelle à contredire chaytan qui est la tête des mécréants, mais
également les juifs, les chrétiens et tous les autres associateurs et
mécréants. La contradiction se fait évidemment dans la pratique
religieuse : « à vous votre religion, et à moi ma religion », mais
également dans les choses connues comme étant spécifiques à
eux.5

D’après Ibn Omar, le prophète a dit : « contredisez les


associateurs ! Laissez pousser vos barbes et diminuez vos
moustaches » [Boukhari : 5892]

D’après Abou Hourayra, le prophète a dit : « les juifs et les


chrétiens ne se teignent pas les cheveux et la barbe.
Contredisez-les. » [Boukhari : 3462]

D’après Chaddad Ibn aws, le prophète a dit : « contredisez les


juifs ! Ils ne prient pas avec leurs sandales et leurs khouff. »
[Abou Daoud : 652]
À travers ces hadiths il est évident pour celui qui est doué de
raison qu’il n’est pas permis pour le musulman de fêter les fêtes
des mécréants telles que Noël, le Nouvel An, la fête des Mères, les
anniversaires, la Saint-Valentin ou toutes les autres fêtes qui n’ont
rien à voir avec l’islam et qui n’ont pas été fêtés par notre
exemple, le prophète Mohammed.
Anas ibn Malik a dit : lors de l’arrivée du prophète à Médine, il
trouva les médinois avec deux jours de fête où ils jouaient et se
détendaient. Le prophète leur demanda : « quels sont ces deux
jours ? » Ils ont dit : « Il s’agit de deux jours où nous avions
l’habitude de nous amuser dans la jahiliya. » Le prophète
rétorqua : « Certes Allah vous a remplacé ces deux jours par
deux choses meilleures encore : le jour d’Al Adha et le jour d’Al
Fitr. [Abou Daoud :1134]
Dans ce noble hadith, le prophète a enjoint les nouveaux
musulmans de Médine à délaisser leurs fêtes pour adopter celles
de l’islam.
Abdellah ibn ‘Abbas a dit : « Lors de l’arrivée du prophète à
Médine, il trouva les juifs jeuner le jour de ‘Achoura. Il leur
demanda : quel est ce jour dans lequel vous jeunez ? » Les juifs
répondirent : « Il s’agit d’un jour immense ! Le jour où Allah
sauva Moussa et son peuple et noya Pharaon et son peuple.
Moussa décida donc de jeuner ce jour-là en guide de
remerciement à Allah. Nous jeunons donc également ce jour-là »
le prophète leur répondit : « Nous sommes plus légitimes de
suivre Moussa que vous ne l’êtes ! Le prophète ordonna donc
aux musulmans de jeuner ce jour-là. » [Mouslim :1130]
Abdellah ibn ‘Abbas a dit : « Le prophète a jeûné le jour de
‘Achoura et a enjoint les musulmans à jeuner ce jour-là. On lui a
ensuite dit : « Ô messager d’Allah ! Il s’agit d’un jour que les juifs
et les chrétiens immensifient. Le prophète dit ensuite : « L’année
prochaine si Allah le veut nous jeunerons un jour avant
accompagné de ce jour. » [Mouslim : 1134]

Il y a énormément de bienfaits à tirer de ces hadiths. Parmi eux :

- Il n’y a pas de mal à être en accord avec les


mécréants sur la vérité :
Lorsque le prophète a appris la raison du jeune des juifs le jour de
achoura il a ordonné aux musulmans de jeuner ce jour afin de
suivre la sunna de notre prophète Moussa. Ce hadith montre que
la contradiction des mécréants est dans le faux ou ce qui leur est
spécifique. Donc si toutes les femmes mécréantes se mettaient à
porter le voile et que tous les hommes mécréants se laissaient
pousser la barbe et se raser la moustache nous devrions les
contredire dans cela. Il s’agit de la sunna du prophète et une
vérité venant d’Allah que le musulman ne doit pas contredire.
- L’importance de contredire et chercher à se
démarquer des mécréants. :
Malgré le fait que le prophète a imité les juifs dans le fait de
jeuner le jour de Achoura, il est a contredit dans le fait de jeuner
un jour avant pour se différencier d’eux.

- Contredire les mécréants était une chose


connue des compagnons
Lorsque le prophète ordonna de jeuner le même jour que les juifs,
les compagnons se sont étonnés et lui ont fait savoir que ce jour
était un jour immensifié par les juifs et les chrétiens. C’est à ce
moment-là que le prophète les incita à jeuner l’année suivante un
jour avant le jour de Achoura afin de les contredire et ne pas leur
ressembler dans cela.

• L’interdiction d’assister aux fêtes des


mécréants.
Comme nous l’avons dit précédemment, il est obligatoire pour le
musulman de contredire les mécréants dans des choses qui leur
sont spécifiques. Il n’est donc évidemment pas permis pour le
musulman de fêter ou participer à leur fête. Il n’est également pas
permis pour le musulman d’aider à la préparation de fête innovée
par certains musulmans comme le mawlid ou la célébration du
voyage nocturne du prophète.
‫ﭽﮄ ﮅ ﮆ ﮇ ﮈ ﮉ ﮊ ﮋ ﮌ ﮍ ﮎ‬

‫ﮏﮐ ﮑ ﮒﮓﮔ ﮕﮖﮗﭼ‬


Et quiconque se repent et accomplit une bonne œuvre c'est
vers Allah qu'aboutira son retour. Ceux qui ne regardent pas
le faux ; et qui, lorsqu'ils passent auprès d'une frivolité, s'en
écartent noblement [25 : 71-72]
L’imam Si’di a dit à propos de ce verset : « Il s’agit de ceux qui
n’assistent pas au faux. C’est-à-dire les paroles et les actes
interdits. Ils s’éloignent de toute assise comportant des paroles
ou actes haram, comme ceux qui pataugent dans les versets
d’Allah, ceux qui débattent dans le faux, la médisance, la
calomnie, l’insulte, la moquerie, la musique, la consommation
d’alcool, ceux qui façonnent des images ou autre. Et s’ils
n’assistent pas au faux, a fortiori ils ne le prononcent pas et ne le
font pas. »6
Ce verset nous montre clairement qu’il est formellement interdit
au croyant d’assister à des actes et des paroles haram. Entre dans
cela assister à des fêtes de mécréance comme la fête qui célèbre
selon certains la naissance de dieu sur terre le 25 décembre. Des
fêtes qui sont des innovations religieuses comme le mawlid. Ou
encore des fêtes comportant des choses haram comme de la
musique, de la mixité ou encore de l’alcool.
• L’interdiction d’aider les mécréants dans la
préparation de leurs fêtes

Comme nous l’avons dit précédemment, il n’est pas permis de


fêter une fête qui ne fait pas partie de l’islam. Celui qui célèbre
une fête qui n’appartient pas à l’islam aura désobéi à Allah et son
messager. Il n’est donc pas permis pour le musulman d’aider
quelqu’un à désobéir à Allah et son messager.

‫ﭽ ﯭ ﯮ ﯯ ﯰﯱ ﯲ ﯳ ﯴ ﯵ ﯶﯷ ﯸ‬

‫ﯹﯺ ﯻ ﯼ ﯽ ﯾ ﯿ ﭼ‬
Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et
de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la
transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en
punition ! [5 : 2]
L’imam Si’di a dit à propos de la parole « et ne vous entraidez
pas dans le péché et la transgression. » : Cela consiste à aider
ou motiver quelqu’un à faire des péchés. La transgression
consiste à dépasser les limites concernant le sang, les biens ou
l’honneur de la personne. Il est obligatoire pour le serviteur
de s’éloigner de toute désobéissance ou injustice et d’aider les
autres à s’en éloigner. »7
• Est-il permis d’accepter les cadeaux des
mécréants pour leur fête

Avant de répondre à cette question. Il est important pour le


musulman d’avoir en tête que les sentences religieuses doivent
s’appliquer en prenant en considération le contexte de la
situation. Il y a le jugement religieux d’une chose qui est prouvé
par le coran, la sunna ou le consensus. Mais pour appliquer ce
jugement en question sur nous ou sur les autres, il faut
absolument prendre en considération le contexte de la personne.
Il y a donc quatre points importants à maitriser pour ne pas se
tromper dans cette question.

❖La permission d’accepter les cadeaux des


mécréants en dehors de leur fête
Il est important de savoir que l’origine dans l’acceptation des
cadeaux du mécréant est la permission. Le prophète Mohammed
acceptait la nourriture des juifs de Médine et les cadeaux que
certains rois mécréants lui faisaient. Le problème de cette
question n’est donc pas dans le fait qu’un mécréant nous offre un
cadeau.
❖La permission d’offrir un cadeau à un mécréant
Il également important de savoir qu’il est permis d’offrir un
cadeau aux mécréants. Il est rapporté de plusieurs compagnons
que lorsqu’ils sacrifiaient une bête, ils en donnaient à leur voisin
juif. Il est également permis d’offrir des cadeaux à un mécréant
dans le but d’ouvrir son cœur à l’islam.

❖L’interdiction de prendre un cadeau venant


d’une fête non islamique
Il s’agit ici de l’origine du problème. Accepter un cadeau qui est
pour l’occasion d’une fête non islamique n’est pas permis. La
cause de l’interdiction est donc le fait que ce cadeau soit en
l’occasion d’une fête non islamique. Nous ne regardons pas la
religion de celui qui offre le cadeau mais la raison pour laquelle on
offre ce cadeau. S’il s’agit d’un cadeau de Noël, un cadeau
d’anniversaire ou un cadeau pour le mawlid. Il n’est pas permis au
musulman d’accepter ce cadeau. Il doit bien évidemment être
courtois et dire à la personne : « J’accepte des cadeaux de toi
toute l’année mais pas ce jour-là, ni en l’occasion d’une fête qui
n’appartient pas à ma religion ».
❖ La permission de prendre un cadeau venant d’une
fête non islamique pour celui qui craint un plus
grand mal

Dans certains pays, un musulman peut malheureusement être


taxé d’extrémiste ou de radical pour une parole toute simple ou
un acte banal. Si le musulman sait que refuser un cadeau pour
l’occasion d’une fête non islamique pourrait lui causer du tort et
qu’un plus grand mal pourrait le toucher. Alors il est permis pour
lui d’accepter ce cadeau. Mais il doit s’en désavouer et ne pas
jouir de ce cadeau et l’utiliser. Il accepter ce cadeau dans le but
d’éviter un mal et non dans le but d’en profiter.8

C) Réponses aux ambiguïtés


• « Tout est autorisé jusqu’à preuve du
contraire »
Certaines personnes voulant permettre aux musulmans de fêter
les fêtes des mécréants s’argumentent d’une règle connue en
islam pour prétendre qu’il n’y a pas de mal à fêter son
anniversaire ou la fête des Mères. Ils disent :
L’origine dans les choses mondaine est la permission.
Celui qui vient interdire une chose mondaine doit
rapporter une preuve.
Cette règle est tout à fait correcte et nous sommes d’accord avec
elle. Nous disons qu’il est interdit de fêter des fêtes non
musulmanes, car c’est Allah et son messager qui nous interdit
cela. Il n’y a pas une preuve sur l’interdiction de fêter les fêtes des
mécréants mais plusieurs. Nous demandons donc à ces gens
d’appliquer la règle qu’ils ont eux-mêmes utilisée en interdisant
une chose mondaine qui a été interdite par les textes.

• « Cette fête n’a plus de dimension


religieuse mais est uniquement culturelle »
Ceux qui veulent fêter les fêtes des mécréants disent que des
fêtes comme noël, la saint sylvestre ou pacques n’ont plus rien de
religieux aujourd’hui. Il ne s’agit que de fête culturelle ou
commerciale.
Nous répondons à ces gens : qui a dit que la cause de
l’interdiction concernait les fêtes religieuses ? Il n’est pas permis
pour le musulman d’imiter les mécréants dans ce qui est leur
spécifique et donc leur fête. Si cette fête a une connotation
religieuse qui contredit la croyance, ceci est pire et celui qui fête
cela ne fait qu’augmenter son égarement et ses péchés. Donc le
fait que Noël soit devenu selon eux juste une fête pour vendre
des cadeaux aux enfants ne change rien pour le musulman. Il
s’agit d’une fête qui n’a rien à voir avec l’islam et le musulman
doit donc s’éloigner de cela.
De plus, prétendre que certaines fêtes ne sont plus religieuses est
faux. Les messes de Noël sont célébrées dans toutes les églises de
France et il en est de même pour la messe de Pâques. Prétendre
que ces fêtes n’ont plus rien de religieux contredit ce que nous
voyons chaque année.

• « Nous ne fêtons pas noël ! c’est juste un


repas »
Certains musulmans prétendre ne pas fêter noël, car ils ne croient
pas en la naissance de Jésus le 25 décembre. Ils disent qu’ils font
seulement un repas et offre des cadeaux aux enfants sans croire
et adopter l’aspect religieux. Et donc selon eux, cela n’est pas
fêter Noël.
Nous répondons à ces gens que ce qu’ils font est la définition
même du ‘id. Ils se réunissent de manière récurrente, c’est-à-dire
tous les ans, autour d’une période précise, c’est le 24 décembre
au soir. Nous disons à ceux qui prétendent ne pas fêter Noël alors
qu’ils se réunissent tous les ans le 24 décembre : pourquoi ne pas
laisser le 24 décembre et faire un repas le 21 avril ou le 16 aout ?
Ils n’accepteront pas, car ce qu’ils visent en réalité est la date du
24 décembre, 31 décembre ou du 14 février… Il ne fait aucun
doute que ceux qui font cela fêtent Noël, le Nouvel An ou la Saint-
Valentin. Ne pas croire à la croyance qui se trouve derrière
n’enlève en rien le caractère interdit de fêter les fêtes des
mécréants.
Remarque :
À noter que certains musulmans se réunissent le 25 ou le
26 décembre au soir en pensant ne pas fêter Noël. Cela ne les
fait pas sortir de l’interdiction, car comme nous l’avons dit, une
fête en islam consiste à se réunir de manière récurrente lors
d’une date précise ou un endroit précis. En se réunissant tous les
ans le 26 décembre, ils ont pris ce jour pour fête. Et il n’est pas
permis au musulman de prendre d’autres fêtes en dehors de ce
que l’islam a légiféré.

• « Les non-musulmans nous souhaitent


également bonne fête ! ce n’est que de la
politesse et de la courtoisie »

Certaines personnes qui égarent les musulmans par ignorance


ou volontairement, prétendent qu’il n’y a pas de mal à
souhaiter de bonnes fêtes aux mécréants. Ils prétendent que
cela fait partie de la politesse, car certains non musulmans
souhaitent de bonnes fêtes au musulman et que cela fait partie
de la bonne entente mutuelle. Pour répondre à cela, il est
important de comprendre une chose que beaucoup de
musulmans ignorent malheureusement.
Ce qui est haram pour le musulman est également haram pour
le mécréant et il sera châtié pour cela.

‫ﭽﮉ ﮊ ﮋ ﮌ ﮍ ﮎ ﮏ ﮐ ﮑ ﮒ‬

‫ﮓ ﮔﭼ‬
Et malheur aux Associateurs ; qui n'acquittent pas la Zakat et
ne croient pas en l'au-delà ! [41 : 6-7]
Dans ces nobles versets, Allah menace et blâme les associateurs
pour ne pas donner la zakat. Comme nous l’avons dit dans la
vidéo sur l’adoration, le fait qu’Allah menace signifie que cela est
haram et que la personne mérite le châtiment pour cela.

‫ﭽﰖ ﰗ ﰘ ﰙ ﰚ ﰛ ﰜ ﰝ ﰞ ﰟ ﰠ ﰡ ﰢ ﰣ‬

‫ﰤﰥﰦﰧﰨ ﰩ ﰪﰫﰬﰭ ﰮ‬

‫ﰯﭼ‬
« Qu'est-ce qui vous a acheminés à Saqar ? [le Feu] » Ils
diront : « Nous n'étions pas de ceux qui faisaient la prière, et
nous ne nourrissions pas le pauvre, et nous nous associions à
ceux qui tenaient des conversations futiles, et nous traitions
de mensonge le jour de la Rétribution [74 : 42-46].
Ce noble verset nous informe que le jour du jugement Allah
demandera aux mécréants ce qui les a conduits au feu. Ils
répondront qu’ils ne faisaient pas la prière ou qu’ils ne
nourrissaient pas le pauvre. Toutes ces choses sont obligatoires
pour le musulman et le mécréant sera châtié pour avoir
délaissé les obligations comme la prière, le ramadan, le
pèlerinage ou la zakat. Il sera également châtié pour avoir
accompli des actes interdits comme la fornication, l’usure,
l’insulte ou fêter des fêtes qui contredisent la législation
d’Allah.
Donc, si nous avons en tête que ce qui est interdit pour le
musulman est également interdit pour le mécréant. Nous
comprenons qu’il est interdit pour le mécréant de fêter des
fêtes de mécréance qui insulte Allah et qui contredisent la
bonne croyance. Il est donc évident pour celui qui est doué de
raison qu’il n’est pas permis de féliciter ou souhaiter une bonne
fête alors que cette fête est haram et que celui qui fait cela est
sous la menace du châtiment.
En ce qui concerne le bon comportement, il ne fait aucun doute
que le musulman doit avoir un bon comportement, car le coran
et la sunna du prophète ont appelées à cela. Cependant, le
musulman doit avoir un bon comportement vis-à-vis d’Allah en
premier lieu. Il n’est pas permis de désobéir à Allah au nom du
bon comportement. Le musulman fournit des efforts dans le
bon comportement, car il s’agit d’un ordre d’Allah et le
musulman cherche la satisfaction d’Allah et non des créatures.
Donc, faire un acte qu’Allah et son messager ont interdit
n’entre pas dans le bon comportement. C’est Allah et son
messager qui nous ont indiqué ce qu’est le bon comportement
et ce qu’il ne l’est pas. Et les textes nous indiquent que
participer aux fêtes des mécréants, les aider dans cela ou leur
souhaiter bonne fête n’est pas permis. Cela ne fait en aucun cas
partie du bon comportement islamique.

Remarque :
Ne pas souhaiter bonne fête aux mécréants n’implique pas
d’être impoli, irrespectueux et sévère. Si un mécréant vous
souhaite un joyeux Noël ou un joyeux anniversaire, il ne
convient pas de l’ignorer et lui tourner le dos. Il suffit de lui
expliquer qu’en islam cela ne fait pas partie de nos fêtes et
que par conséquent nous ne la fêtons pas et nous ne
souhaitons pas de bonne fête. Tout cela accompagné d’un
sourire et il n’y a pas de raison que la personne en face de
vous ne comprenne pas cela Insha Allah.

Concernant le fait de dire que les mécréants nous souhaitent


une bonne fête, nous disons qu’il n’y a aucun mal à être accord
avec les mécréants sur la vérité.
Références
1- « Maqayis lugha », Ibn Faris, tome 4/page 181.
2- « Al Mawsou’atoul fiqhiya al kouwaytia », tome 31/page 114
3- « Al Mawsou’atoul fiqhiya al kouwaytia », tome 31/page 114
4- « Al Mawsou’atoul fiqhiya al kouwaytia », tome 31/page 114
5- «’idoul oumm! Hal tahtafil ? », chahana Mohammed Saqr,
page 3.
6- “Tafsir Si’di”, Abderahman Si’di, page 587.
7- “Tafsir Si’di”, Abderahman Si’di, page 218.
8- Voir : « Qaboul hadiyatil kafir li ajli ‘idihi », Soulayman Ar-
Rouhayli, ➔CLIQUER ICI ; « Hukm qaboul hadiyatil kafir »,
Salih al ‘Outhaymin, ➔ CLIQUER ICI.

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