0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
22 vues51 pages

Modélisation de la nappe de Tanoubert

Transféré par

Sami Karim
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
22 vues51 pages

Modélisation de la nappe de Tanoubert

Transféré par

Sami Karim
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

1
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Sommaire
Dédicaces 2
Résumé 3
Liste des figures 4
Liste des tableaux 5
Liste des photos 5
Introduction 6
Chapitre 1 : Présentation et généralités sur la zone d’étude 7
1.1 Situation géographique 7
1.2 Contexte socio-économique 7
1.3 Occupation du sol 8
1.4 Climat 8
1.5 Géologie 9
1.6 Hydrologie 20
1.7 Hydrogéologie 26
Chapitre 2 : Collecte des données et recherche bibliographique 27
2.1 Données du Ministère Délégué Chargé de l’Eau 27
2.2 Données de l’ONEE-Branche Eau 30
2.3 Données de l’ABHBCH 30
Chapitre 3 : Mission de terrain 34
3.1 Déroulement 34
3.2 Résultat 38
Chapitre 4 : Présentation et description hydrogéologique de l’aquifère
alluvial de Tanoubert 40
4.1 Type d’aquifère 40
4.2 Topographie 42
4.3 Substratum 44
4.4 Géometrie de l’aquifère 46
4.5 Paramètres hydrodynamiques 48
4.6 Piézométrie 56
4.7 Régime de la nappe 58
4.8 Entrée de la nappe 59
4.9. Sorties de la nappe 63
4.10 Bilan de la nappe 70
Chapitre 5 : Elaboration du modèle 71
85
Références bibliographiques 86
Annexes

2 1
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Dédicaces Résumé

A nos très chers parents Notre travail de PFE a pour objectif d’actualiser les connaissances
hydrogéologiques de la nappe de Tanoubert (Province de Khémisset) et
Pour votre immense soutien, votre grand amour, vos sacrifices et vos prières. d’établir son bilan. A cette fin, une synthèse bibliographique des différents
documents traitant de cette nappe sera réalisée, des données collectées de
Vous méritez tout éloge, vous qui avez fait de nous ce que nous sommes, On ne plusieurs organismes de gestion des ressources hydriques serviront à ressortir
peut le reconnaître en quelques lignes. Aucun mot ne saurait exprimer à sa juste les caractéristiques de l’aquifère alluvial de Tanoubert qu’on représentera sous
valeur de dévouement, le respect qu’on vous porte. On espère être à la hauteur de forme de cartes thématiques. Finalement on élaborera un modèle afin que l’agence
l’image que vous vous êtes faites de nous et puisse Dieu vous accorder une longue puisse s’en servir comme outil d’aide à la décision vers une gestion optimale des
vie. réserves en eau de cette nappe.
A tous ceux qui nous sont chers,

A tous ceux qui nous aiment et qu’on aime,


On dédie ce modeste travail.

Alilou Ayoub & Seck Ibrahim

2 3
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Liste des figures Figure 43 : Carte de la rivière importée sur PMwin 79


Figure 44 : Conductivité du lit de la rivière 79
Figure 1: Variations des précipitations et des températures moyennes de la zone d’étude 9 Figure 45 : Carte des prélèvements importée sur PMwin 80
Figure 2 : Carte géologique de la nappe de Tanoubert 10-11 Figure 46 : Démarrage de MODFLOW 81
Figure 3 : Carte d’emplacement des coupes 12-13 Figure 47 : Esquisse de résultat : lignes de courant 81
Figure 4: Coupe géologique Nord-Sud A-B 14-15 Figure 48 : Esquisse de résultat : Carte piézométrique 82
Figure 5: Coupe géologique SWW-NE E-F 14-15 Figure 49 : Résultats de la simulation 82
Figure 6 : Coupe géologique Ouest-Est C-D 14-15
Figure 7 : Schéma structural des terrains mésozoïques et paléozoïques au 1/100 000 16-17
Figure 8: Schéma structural des terrains cénozoïques au 1/100 000
Figure 9: Modèle numérique du terrain
18-19
20-21
Liste des tableaux
Figure 10: Bassin hydrologique de la zone d’étude 22-23
Tableau 1 : Données de températures et de précipitations de la zone d’étude 12 8
Figure 11: Réseau hydrographique de la nappe de Tanoubert 24-25
Tableau 2 : Forages du ministère 27
Figure 12 : Colonne lithologique des formations rencontrées 26
Tableau 3 : caractéristiques géométriques de la nappe 48
Figure13 : Carte des emplacements des forages 28-29
Tableau 4 : Localisation du puits de Maaziz 48
Figure 14 : Emplacement des sondages géophysiques 32-33
Tableau 5 : Lithologie du forage 48
Figure 15 : Carte des puits inspectés 38-39
Tableau 6 : Essai de pompage de longue durée 48
Figure 16 : Ancienne limite de la terrasse alluviale 41
Tableau 7 : Statistiques RT 52
Figure 17 : Nouvelle limite de la terrasse alluviale 41
Tableau 8 : Statiques du champ de transmissivité 53
Figure 18 : Carte topographique 42-43
Tableau 9 : Statistiques du champ de perméabilité 55
Figure 19 : Carte des isohypses du substratum 44-45
Tableau 10 : Bilan hydrologique de Thornwaite 60
Figure 20 : Carte des épaisseurs des alluvions 46-47
Tableau 11 : Coefficient de correction en fonction de la latitude 61
Figure 21 : Graphe Temps-Rabattement 49
Tableau 12 : Méthode de Coutagne 62
Figure 22 : Carte de la résistance transversale de la nappe 50-51
Tableau 13 : Méthode de Turc 62
Figure 23 : Carte du champ des transmissivités de l’aquifère de Tanoubert. 52-53
Tableau 14 : Récapitulatif des résultats 63
Figure 24 : Carte de perméabilité 54-55
Tableau 15 : Fiche culturale des courges 70
Figure 25 : Carte piézométrique 56-57
Tableau 16 : Fiche culturale de la pomme de terre 70
Figure 26 : Historique piézométrique 58
Tableau 17 : Besoins en eau d’agriculture 70
Figure 27 : Image SPOT 64-65
Tableau 18 : Bilan en eau de la nappe 70
Figure 28 : Carte du NDVI 66-67
Figure 29 : Carte des zones agricoles de la nappe de Tanoubert
Figure 30 : Fiche d’information du logiciel
Figure 31 : Paramètres de maillage
68-69
71
72
Liste des photos
Photo 1 : Plan de situation 7
Figure 32 : Type d’aquifère 72 Photo 2 : Siège du ministère 27
Figure 33 : Carte géologique sur maillage 73 Photo 3 : Siège de l’agence 31
Figure 34 : Modèle numérique du terrain généré manuellement 74 Photo 4 : Véhicule 4x4 de l’agence 34
Figure 35 : Modèle discrétisé du terrain 74 Photo 5 : GPS utilisé lors de la mission 35
Figure 36 : MNT importé sur PMwin 75 Photo 6 : Flore de la région 35
Figure 37 : Modèle numérique du substratum 75 Photo 7 : Faune de la région 36
Figure 38 : Substratum importé sur PMwin 76 Photo 8 : La sonde 36
Figure 39 : Paramètres temporels 76 Photo 9 : Mesure du niveau d’eau dans un puits 36
Figure 40 : Carte piézométrique importée sur PMwin 77 Photo 10 : Relevé des données relatives à chaque puits 37
Figure 41 : Carte de perméabilité importée sur PMwin 78 Photo 11 : Utilisation de la carte géologique lors de la mission 37
Figure 42 : Paramétrage de MODFLOW 78

4 5
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Introduction Chapitre 1 : Présentation et généralités sur la zone d’étude


La nappe de Tanoubert se trouve dans la zone d’action du bassin hydraulique de Bouregreg 1.1 Situation géographique
et de la Chaouia, elle constitue une ressource stratégique puisqu’elle assure en dépit de sa petite
surface la quasi-totalité des besoins en eau de la population locale pour différents usages (AEP, Eau La nappe alluviale de Tanoubert sujet de notre étude se trouve au niveau de la région de
d’irrigation…). Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, plus précisément dans la province de Khémisset. S’étendant sur une
quarantaine de km2. Elle a une population de près de 12 500 habitants concentrés essentiellement
Les connaissances sur la nappe de Tanoubert sont très réduites, en effet le PDAIRE (Plan dans le centre urbain : Maaziz se trouvant au Sud-Ouest de Khémisset.
d’Aménagement Intégré des Ressources en Eau) ne fournit que des généralités sur la nappe L’image ci-dessous prise à l’aide du logiciel Google Earth permet une meilleure localisation
accompagné d’une description sommaire de ses caractéristiques. C’est dans ce contexte que de notre zone d’étude.
l’Agence du Bassin Hydraulique de Bouregreg et de la Chaouia ABHBC a proposé un projet de fin
d’étude PFE en partenariat avec l’Ecole Hassania des Travaux Publics EHTP afin d’actualiser nos
connaissances sur l’aquifère de Tanoubert et d’établir son bilan jusque-là ignoré, ceci permettra une
gestion optimale de ses ressources en eau notamment à l’aide d’un modèle établie au cours de la
présente étude.

Le présent rapport rend compte du travail de synthèse bibliographique et de collecte


de données effectué, de l’exploitation de ces données dans le but de ressortir les différentes
caractéristiques de la nappe (Transmissivités, Epaisseur de la zone saturé…) et d’établissement de son
bilan. La dernière partie du rapport décrit les différentes étapes de la construction du modèle et de
son calage et explique son intérêt dans la prévision de différents scénarios d’exploitation de la nappe.

En guise de conclusion, nous suggérons quelques pistes à approfondir lors de prochaines études
portant sur la nappe de Tanoubert.

Photo 1 : Plan de situation.


1.2 Contexte socio-économique

La population est concentrée au niveau du centre urbain Maaziz (près de 12 500 habitants),
elle est principalement active dans le domaine de l’agriculture. En effet notre zone d’étude est une
plaine dont les terrains sont propices à la culture de différents légumes (courges, pomme de terre…)
plusieurs exploitants y sont installées pour fournir le marché nationale.
Le commerce représente la deuxième activité de la région (épiceries, restaurants, boucherie…) il est
destiné à pourvoir les besoins de la population locale.

6 7
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

1.3 Occupation du sol

La province de Khémisset une province agricole par excellence, en effet, les SAU (Surfaces
agricoles utiles) s’élèvent à 48% de sa superficie.
Notre visite de terrain nous pousse à affirmer que ce pourcentage-là est d’autant plus élevé ou
du moins équivalent au niveau de la nappe de Tanoubert puisque les parcelles recensés au cours de
la mission (128 hectares environ) se trouvent éparpillés dans toute notre zone d’étude, celles-ci ne
comprennent pas les surfaces non irriguées (généralement des cultures de céréales).
Pour plus de précision, nous faisons appel à la télédétection dans le chapitre 4, 4.7 en
exploitant l’imagerie satellitaire fournie par SPOT 4.

1.4 Climat :

L’analyse des données pluviométriques montre que le régime des précipitations est de type
méditerranéen. La période humide dure du mois d’octobre au mois de mai, la période sèche s’étale du
mois de juin au mois de septembre. La précipitation moyenne mensuelle est de 38,03 mm. Les mois
de novembre et décembre sont en général les plus arrosés, alors que les mois de juillet et août sont les
plus secs, avec, cependant, des averses orageuses très concentrées et brutales pouvant déclencher un
important ruissellement dans les vallées sèches.

L’étude de la variabilité climatique interannuelle de 1974 à 2003 montre que la pluviométrie


annuelle se caractérise par une forte fluctuation régionale et entre cycles hydrologiques ; la
précipitation moyenne annuelle est de 456,41 mm. L’écart entre le minimum et le maximum
pluviométrique est important, il est de l’ordre de 690 mm.
Figure 1: Variations des précipitations et des températures moyennes de la zone d’étude (réf biblio 1)
Sept Oct. Nov. Déc. Janv. Févr. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août AL-KHARRAZ Zabeen Al Bahri A., CHAKIRI S., MRIDEKH Abdelaziz et al. Impact de la structuration
P (mm) 12,14 41,18 54,23 66,73 62,88 60,61 59,21 55,51 28,7 9,01 2,29 3,92 tectonique sur la circulation des eaux de surface (cas de la province de Khémisset, Maroc central hercynien),
ScienceLib Editions Mersenne, 2012, Volume 4, N ° 120803, ISSN 2111-4706.
T (°C) 22,5 18 14 10,8 9,9 11 12,95 14,6 17,5 22 24,7 24,9
Tableau 1 : Données de températures et de précipitations de la zone d’étude (réf biblio 1)
AL-KHARRAZ Zabeen Al Bahri A., CHAKIRI S., MRIDEKH Abdelaziz et al. Impact de la structuration 1.5 Géologie
tectonique sur la circulation des eaux de surface (cas de la province de Khémisset, Maroc central hercynien),
ScienceLib Editions Mersenne, 2012, Volume 4, N ° 120803, ISSN 2111-4706. La zone d’étude (nappe de Tanoubert) se situe dans le maseta centrale marocaine. Dans le
secteur de Maaziz, trois formations géologiques sont observables :
La figure ci-dessous montre les variations des précipitations et des températures moyennes de Les formations triasiques (basaltes et argiles)
la zone d’étude : Les formations miocènes
Les formations alluviales.

Nous nous basons dans notre synthèse géologique sur la carte géologique de Khémisset
ci-dessous à l’échelle 1 : 100 000

8 9
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Figure 2 : Carte géologique de la nappe de Tanoubert

10 11
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Les formations triasiques correspondent à la pénéplanation


(phénomène géologique de réalisation d’une pénéplaine par réduction
continue des interfluves vers une surface limite, faiblement vallonnée,
qui s’appuie sur le profil d’équilibre des cours d’eau et un niveau de
base général) succédant aux mouvements orogéniques hercyniens du
carbonifère (Westaphalien Autunien). Des formations continentales
s’installent alors en discordance dans la dépression formée la
synclinorium NE-SW à cœur carbonifère de Marchand-Oullalda.

La pénéplaine triasique est de nouveau submergée lors de la


transgression miocène au Vindobonien (d’après H. Termier 1939).
Elle s’arrête sur la bordure de l’anticlinorium de Kouribgha-Oulmès
et sur la bordure occidentale de la falaise du Causse liasique. Il faut
noter la présence dans la partie orientale de la vallée creusée par l’oued
Tanoubert, d’une légère pente du Miocène vers le Sud-Est. Cette pente
abaisse le contact Trias/Miocène, il passe de 315 mètres d’altitude à 290
mètres dans le secteur évoqué. Des ondulations dans la série miocène
sont également observables, elles fûrent évoquées par H. Termier (1939)
qui les a observées de Maaziz à Bataille.

Morphologie

Le cour d’eau principal du secteur, le Bou-Ragrag s’écoule vers


le Nord-Nord-Ouest, son affluent, l’oued Tanoubert suit un tracé
Est-Ouest avant de se déverser dans le Bou-Ragrag. Ces cours d’eau
inséquents i.e. établi dans des régions dont les couches horizontales
n’orientent pas le cours. entaillent un paysage tabulaire et présentent un
tracé lâche et méandriforme au sein des formations argileuses du Trias.
Les plateaux armés par les formations miocènes sont peu entaillés et
plans. Les flancs de collines triasiques en revanche, sont vigoureusement
entaillés et présentent un paysage de bad-lands (désigne un paysage
ruiniforme des terrains marneux ou argileux, raviné par les eaux du
ruissellement. Ces terres sont en général impropres à l’agriculture) Figure 3 : Carte de positionnenment des coupes

Descriptions lithologiques

Les formations lithologiques décrites dans cette partie sont


représentées dans les coupes lithologiques ci-dessous :
Les fiches de forages du ministères délégué de l’eau ainsi que les résultats
de la campagne géophysique (en annexe) réalisée en 2000 par le bureau
d’étude GéoAtlas ont servis de support à la réalisation des coupes

12 13
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Cette coupe Nord-Sud réalisée grace au forage 1168/21 et


aux sondages géophysique(5TN8-5TN7 et 1TN7) décrit la zone
du resserment de la terrasse alluviale au niveau de la commune
de Ait Ali Ou lahcene.
Les terrains cénozoiques (alluvions, sables et grès) se
déposent sur une couche d’argiles rouges (du mésozoiques)
et affleure dans le Sud en contactant les marnes bleues (du
Miocène).

Figure 4: Coupe géologique A-B

Figure 5: Coupe géologique E-F

Du SWW vers le NE, la formation basaltique du groupe Rommani sert de substratum aux alluvions qui viennent se déposer au dessus pour etre remplacé par les argiles rouges dans le « bras » nord de la terrase
alluviale.

Cette coupe démontre encore une fois que la couche


d’argile rouge représente le substratum de la terrasse alluviale dans
la quasi-totalité de la nappe.

Figure 6 : Coupe géologique C-D

14 15
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Formations géologiques:

Formations triasiques :
Les termes lithologiques attribués au Trias
présents dans le secteur d’étude correspondent
à un stade d’érosion et une sédimentation en
milieu continental et confiné.
Le Trias est caractérisé par la présence de
dépôts continentaux, des argiles rouges et du sel
(gypse) avec des coulées basaltiques intercalées
dans la série argileuse. Seule la partie médiane à
supérieure de cette formation est visible dans le
secteur, les faciès conglomératiques de la base du
Trias ne sont pas affleurant.
Les affleurements de basaltes triasiques
montrent parfois trois à quatre coulées se
superposant localement. Elles atteignent alors
une puissance estimable entre dix mètres et
quinze mètres. A l’affleurement, ces coulées se
présentent sous la forme d’une roche verdâtre
pulvérulente. Ceci indique l’état avancé de
l’altération de la roche. Cet état de fait empêche
toute identification plus précise de la roche.
Il faut noter dans les fractures la présence de
précipitations de sels issues des circulations de
fluides.
Le schéma structural ci-dessous des terrains
mésozoïques et paléozoïques à l’échelle 1 :100
000 renseigne sur la disposition régionale des
terrains triasiques.

Figure 7 : Schéma structural des terrains mésozoïques et paléozoïques au 1/100 000


Carte géologique du Maroc Khemisset 1 :100 000, Département de l’énergie et des mines,
Direction de la géologie, Editions du service géologique du Maroc, Notes et Mémoires N°398
(Maquette achevée en 1995-Carte publiée en 2002)

16 17
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert
Formations miocènes :

Le miocène est une série de pseudotabulaire


transgressive et discordante sur le Trias, de soixante-
dix mètres de puissance maximale. Plusieurs faciès
ont été observés et identifiés dans cette formation.
De manière générale, la transgression miocène est
caractérisée à sa base par des poudingues. Il s’agit
de grès conglomératiques à ciments siliceux dont les
éléments font en général de trois à huit centimètres
maximum de longueur, des basaltes, des grès et
des quartzites sont distinguables à l’intérieur de ces
grès. Le terme de base de cette série mesure entre
cinq et huit mètres de puissance, avec des bancs de
quarante à soixante centimètres.
Un terme lithologique, conglomératique
à matrice argileuse rosâtre de un à deux mètres
maximum précède localement les dépôts décrits
précédemment.
Aux termes de basaltes de la séquence
transgressive succède une série de grès beiges
glauconieux à bioclastes, à nummultidés et
pectinidés. Des sables fins (0.5 à 1 mm) blanchâtres
légèrement glauconieux surmontant ces grès. Ces
sables montrent une puissance au plus décamétrique
sur le secteur d’étude. Une matrice carbonatée
lie localement les grains de cette formation
lithologique.
Latéralement, ces sables passent à des carbonates.
Il s’agit de calcaires sublithographiques de teinte
rosâtre à patine beige sans stratification visible.
Le schéma structural ci-dessous des terrains Figure 8: Schéma structural des terrains cénozoïques au 1/100 000
cénozoïques à l’échelle 1 :100 000 renseigne sur la Carte géologique du Maroc Khemisset 1 :100 000, Département de l’énergie et des mines,
disposition régionale de ces terrains au niveau de Direction de la géologie, Editions du service géologique du Maroc, Notes et Mémoires N°398
notre zone d’étude en encadré. (Maquette achevée en 1995-Carte publiée en 2002)

Formations alluviales :
Les deux cours principaux de la région de Maaziz, l’oued Tanoubert et l’oued Bouragrag sont caractérisés par le développement d’un système de terrasses alluviales qui occupe le fond des vallées.
Pour ces raisons pratiques, seul deux terrasses alluviales ont été distinguées sur la carte géologique, les anciennes terrasses alluviales indifférenciées et la terrasse alluviale actuelle qui correspond au lit de ces
cours d’eau. Un ressaut topographique séwpare les deux systèmes de terrasses, il oscille entre 1 et 2 mètres de hauteur.
Une réactivation récente a provoqué un creusement des anciennes terrasses alluviales. Ces terrasses topographiquement plus élevées se caractérisent en surface par un glacis alluvial composé d’un sol limoneux
à galets divers.
Les terrasses plus récents et le cours d’eaux s’identifient par la présence de dépôts limoneux et conglomératiques. Ces dépôts fluviatiles organisés en séquence de crue et de décrue comprennent des éléments de
tailles différentes, au granoclassement inverse allant de silts aux galets. La matrice silteuse présente dans les conglomérats est de nature sablo-argileuses.
Les dépôts conglomératiques sont polygéniques, les éléments compris dans les terrasses alluviales proviennent de deux sources différentes :
Eléments du socle hercynien situé en amont, auxquelles sont attribués les quartzites, les grès colorés, les gneiss, et les galets de quartz laiteux.
Des éléments plus récents, du Miocène érodés provenant majoritairement des reliefs encaissant les vallées. Dans ces éléments plus récents sont également rangés des basaltes présents parfois de façon
abondante dans les dépôts alluviaux.

18 19
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

1.6 Hydrologie

La zone d’étude se trouve dans le bassin de Bouragrag-Chaouia. Le modèle numérique du terrain est obtenu à partir du satellite SPOT qui fournit une résolution de trente mètre. Après une projection Lambert
conique conforme avec le système de coordonnées Maroc Zone I, nous répartissons les altitudes en cinq classes comme montré sur la figure 8 ci-dessous : les altitudes passent graduellement de valeurs supérieures à
350 m autour de la terrasse alluviale pour atteindre des valeurs de 200 à 250 m au niveau de la plaine. Au Nord-Ouest, les altitudes sont inférieures à 200 m, elles avoisinent les hauteurs de l’Oued Bouragrag.

Figure 9: Modèle numérique du terrain

20 21
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Grace au logiciel ArcGis, nous générons le bassin hydrologique contenant notre zone d’étude (figure 9 ci-dessous).

Grace au logiciel ArcGis, nous générons le sous bassin


hydrologique contenant notre zone d’étude (figure 9 ci-
dessous) en suivant les étapes suivantes :

1. Dans l’Arctoolbox (boite à outils d’ArcGIS) nous


faisons appel aux outils d’analyse spatiale (Spatial analyst
tools) plus précisément ceux regroupés dans « Hydrology
».

2. On commence en introduisant le MNT de notre zone


d’étude comme input à l’outil Fill, l’on obtient comme
Output un MNT corrigé ou les valeurs d’élévation
aberrantes sont nivelées.

[Link]’outil « Flow direction » permet de déterminer la


direction de ruissellement entre une cellule sur le MNT et
les cellules voisines. Son input est le MNT traité par l’outil
Fill.

4. L’outil Flow accumulation crée un raster de flux cumulé


dans chaque cellule en se basant sur les résultats de
direction de flux obtenu dans l’étape 4.

5. L’outil « Basin » permet de créer un raster délimitant


tous les bassins de drainage.

6. Grace à l’outil Clip dans Geoprocessing, nous obtenons


un raster de notre bassin de drainage.

7. Afin de générer l’oued de Bouregreg et ses affluents


principaux, nous devons choisir un seuil d’accumulation
de flux qui nous le permettra. Dans les outils d’analyse
spatiale, l’outil Raster Calculator permet d’effectuer des
calculs sur les différents rasters déjà générés pour en créer
de nouveaux, après plusieurs essais, nous choisissons
comme seuil d’accumulation de flux 10000.

8. L’outil Raster to Polyline dans Conversion Tools, le


résultat de l’étape 7 est converti en vecteur.
Figure 10: Bassin hydrologique de la zone d’étude
9. Nous représentons finalement une carte des limites du
bassin de drainage, de son réseau hydrographique ainsi
que des élévations du terrain.

22 23
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Le réseau hydrographique du bassin au niveau de la nappe est indiqué dans la figure 11, sa grande ressemblance avec le réseau hydrographique de la carte topographique (chapitre 4) démontre que la modélisation par ArcGis est
satisfaisante

Figure 11: Réseau hydrographique de la nappe de Tanoubert

24 25
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

1.7 Hydrogéologie : Chapitre 2 : Collecte des données


Le Trias ne possède pas et recherche bibliographique
d’intérêt hydrogéologique. Les
formations argileuses le composant 2.1 Données du ministère :
majoritairement n’ont aucun intérêt
de par leur nature même, de plus elles Une première collecte de données a été effectuée au niveau de ministère délégué de l’énergie
confinent du sel. des mines de l’eau et de l’environnement dans le service hydrogéologie. A son issue, nous nous som-
Les formations basaltiques mes procurés :
présentent un intérêt hydrogéologique La carte topographique de Tiddas.
dont la mesure ou leur altération poussée Fiches de forages creusés dans la région.
suggère une forte perméabilité. Elles
sont toutefois à écarter : la présence
de sel dans les fractures constitue un
facteur limitant d’emblée leur intérêt
hydrogéologique. Si ces formations
renferment de l’eau, elle se révélera
fortement chargée en sels ou carrément
impropre à sa consommation.
Les différentes lithologies observées
dans les dépôts miocènes laissent
présumer un intéressant potentiel
hydrogéologique. En effet, certains
des termes présentent des bonnes Photo 2 : Siège du Ministère délégué chargé de l’eau.
caractéristiques de réservoirs aquifères Notre première mission a été de délimiter la nappe sur la carte de Tiddas et ce, selon la carte
néanmoins, l’absence de données géologique obtenu de L’ABHBC, ensuite nous avons cherché tous les points d’eau s’y trouvant, aussi
concrètes et surtout l’absence de des points à l’extérieur de la nappe mais qui sont proches de celle-ci dans la vue d’une éventuelle
résurgences (source) à l’interface Trias/ ré-délimitation de la nappe.
Miocène ne permettent pas d’étayer cette Nous présentons en annexe quelque unes à titre indicatif.
Figure 12 : Colonne lithologique des formations rencontrées assertion et de préciser la potentialité de Le Tableau 2 ci-dessous synthèse les informations collectées des fiches de forage :
Bureau d’Etude GéoAtlas, Etude par prospection électrique ces formations. Indice IRE X (m) Y (m) Z (m) Profondeur Sol/eau (m) Profondeur totale (m)
Nappe de Tanoubert Province de Khemisset Marché Seules les formations alluviales
409/21 412140 343130 210 8 9
68-99/2000, LOT 1. présentent un fort potentiel
411/21 412350 343400 0 0 40
hydrogéologique, déjà mis en évidence
par l’exploitation de la nappe phréatique effectuée par la population locale. 412/21 412250 343600 0 0 14
Cette nappe phréatique représente la seule ressource en eau de ce secteur hormis le Bouragrag 701/21 420050 345150 0 0 13
(le seul à être en eau de façon pérenne). Outre une faible profondeur des ouvrages de collecte (puits, 702/21 416825 336950 0 0 40
forages), un bon débit des ouvrages est constaté (Réf biblio 2). 1052/21 418857 340924 253 0 211
1161/21 419500 347600 0 15 54
1163/21 415200 342300 217 6 13
1164/21 415500 341600 214 3 18
1165/21 415350 340800 230 11 25

Tableau 2 : Forages du ministère

26 27
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Nous présentons dans la carte ci-dessous la disposition de ces forages :

Indice X (m) Y (m) Z Profondeur Profondeur


IRE (m) Sol/eau (m) totale (m)
1166/21 416650 341100 237 18 25
1167/21 417100 341900 225 14 32
1168/21 417900 342300 227 10 27
1169/21 418800 342200 227 5 24
1170/21 419850 341500 239 4 15
1171/21 419750 342600 231 6 24
1172/21 421250 341050 237 2 10
1173/21 418600 343000 230 6 21
1174/21 416250 342750 225 8 24
1175/21 414200 342000 210 3 26
1179/21 414200 346700 341 16 69
1518/21 411250 335950 315 27 85
1519/21 413200 345700 396 0 94
1555/21 415300 336925 375 9 42
1567/21 408200 338650 365 6 88
1568/21 418325 342775 228 1 51
1569/21 414500 341650 219 15 50
1583/21 413400 346500 370 0 74
1616/21 415200 336800 340 0 70
1630/21 419100 342100 230 0 70
1680/21 408600 347700 390 0 73
1697/21 420900 336400 290 5 62
1699/21 421400 347600 320 7 89
1720/21 419520 347695 370 16 51
1885/21 414600 346500 370 40 114
1909/21 411750 346500 260 5 64
1910/21 409900
Tableau 445900
2 : Forages 210 3 (suite)
du ministère 80
1911/21 410500 343200 220 10 74

Figure 13 : Carte des emplacements des forages

28 29
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

2.2 Données de l’ONEP Lors de l’établissement du modèle conceptuel, nous avons pu nous procurer de l’agence les

Notre mission de collecte de données nous a amenés à visiter le troisième organisme étatique
responsable des ressources hydrique au Maroc à savoir l’Office National de l’Eau Potable : ONEP, vu
que la mission principale de cet établissement est la production de l’eau potable. Nous avons sollic-
ités de la division des forages tous les essais de pompage effectués dans la zone de notre étude, nous
avons reçu ceux relatifs au puits 2/414 qui alimente la population locale en eau.
Nous traitons l’essai dans le chapitre 4.

Photo 3 : Siège de l’ABHBC


2.3 Données de l’ABHBC données suivantes :
Pluie journalière enregistrée de la station Tsalat.
Au fur et à mesure que l’on avançait dans notre projet de fin d’étude, Monsieur Slimani notre Débit jaugée au niveau de la station Tsalat
encadrant externe a tenu à nous communiquer toutes les données dont nous avions besoin et ce dès Pluie journalière enregistrée de la station Lalla Chafia.
que nous le demandions. Débit jaugée au niveau de la station Lalla Chafia.
Notre travail dans les mois de Mars et Avril sur les caractéristiques de la nappe (Géométrie,
délimitation, perméabilité…) n’aurait pas pu aboutir sans les données de géophysique dont dispo- Nous présentons dans la carte ci-dessous la disposition des sondages géophysiques
saient l’agence et qui ont été collectées lors d’une campagne en l’an 2000 réalisée par le bureau d’étude
GéoAtlas et ce, dans le cadre du marché 68-99/2000 LOT 1. Les résultats de la campagne ont été
synthétisés sous forme d’un rapport intitulé « Etude par prospection électrique Nappe de Tanoubert
Province de Khémisset » et des planches suivantes :

Plan de position.
Carte piézométrique de la nappe phréatique de Tanoubert.
Carte des conductivités de la nappe phréatique de Tanoubert.
Carte de la résistivité apparente en AB = 40 m
Carte de la résistivité apparente en AB = 100 m
Coupes électriques de sondages.
Carte des épaisseurs des alluvions.
Carte des isohypses du toit du substratum conducteur Cs.
Carte de la résistivité transversale.
Carte de synthèse.

30 31
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Figure 14 : Emplacement des sondages géophysiques.

32 33
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Un GPS afin de déterminer les


Chapitre 3 : Mission de terrain coordonnées X Y et Z des puits.

Dans le cadre de notre étude, nous étions amenés à effectuer une visite du terrain le 27,
28 et le 29 Avril 2015 afin de mieux comprendre le contexte (géologique, topographique, hydro-
graphique…) de notre zone d’étude et actualiser nos connaissances sur la nappe de Tanoubert en
inspectant :
Les niveaux piézométriques des puits de la nappe.
Etat des lieux de l’occupation des sols.
Les prélèvements.
La wqualité des eaux.

3.1. Déroulement de la mission :

Accompagnés d’un technicien de l’agence, nous nous sommes déplacés pendant trois jours
(durée de la mission) entre Rabat et Maaziz. Nous avions à notre disposition les moyens matériels
suivant :
Un véhicule du type 4×4 de l’agence à l’image de celle-ci :

Photo 5 : GPS utilisé lors de la mission

Photo 4 : Véhicule 4x4 de l’agence

Photo 6 : Flore de la région

34 35
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Photo 7 : Faune de la région


Une sonde pour déterminer le niveau de l’eau par rapport au sol ainsi que le repère du puits

Photo 10 : Relevé des données relatives à chaque puits


Confrontation de la carte géologique à la réalité du terrain.

Photo 8 : La sonde

Photo 9 : Mesure du niveau d’eau dans un puits Photo 11 : Utilisation de la carte géologique lors de la mission

36 37
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

3.2 Résultats de la mission :

Dans l’espace de trois jours, près de 90 puits ont été inspectés dont la localisation peut être visualisé dans la figure suivante :
Les régions à l’ouest ne sont pas des régions agricoles, on y trouve que très peu de puits destinés aux besoins domestiques des particuliers.
Nous présentions en annexe un tableau des différentes informations recueillis lors de la mission

Figure 15 : Carte des puits inspectés.

38 39
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Chapitre 4 : Présentation et description hydrogéologique


de l’aquifère alluvial de Tanoubert

4.1 Type d’aquifère :

4.1.1 Définition d’une nappe alluviale :

Une nappe alluviale est un cas particulier de nappe libre. Une nappe libre est une nappe peu profonde
située sous une formation perméable.
Les nappes alluviales sont des nappes qui circulent dans les dépôts de cours d’eau superficiels. Elles se
trouvent à faible profondeur et sont donc relativement faciles d’accès pour des prélèvements d’eau.
Une nappe alluviale est le plus souvent la nappe d’accompagnement d’un cours d’eau, avec lequel
elle communique jusqu’à rencontrer une barrière géologique imperméable : si le niveau de la rivière s’élève
rapidement (en période de crue), une partie de l’eau s’infiltrera pour recharger la nappe, tandis qu’au
contraire en cas d’étiage, le débit du cours d’eau sera augmenté par l’écoulement de la nappe qu’il draine.
Les puits et forages en nappe alluviale permettent d’obtenir une eau de meilleure qualité que celle de la
rivière, ayant été filtrée par le sous-sol, et abondante si le débit de la rivière est élevé. Si ce débit est plus faible,
des prélèvements importants dans sa nappe d’accompagnement auront pour effet d’aggraver l’étiage de la
Figure 16 : Ancienne limite de la terrasse alluviale
rivière, voire de l’assécher.
La géophysique nous ont permis de redéfinir les limites de l’aquifère à la surface et ce en tenant en
compte l’ancienne terrasse alluviale constitué de sables jaunâtres à intercalations de grès de conglomérats et
4.1.2 Cas de la nappe de Tanoubert :
de calcaires bioclastiques. La formation de sable et de grès du cénozoïque a été annexée à la terrasse alluviale
La nappe de Tanoubert doit son existence à l’oued de Bouragrag. Il coule du Nord vers l’Ouest pour
vu qu’il s’agit d’anciens dépôts sédimentaires.
se déverser dans l’océan atlantique, son affluent l’oued Tanoubert qui suit un tracé Est-Ouest, ces cours d’eau
La nouvelle délimitation de la terrasse alluviale est exposée dans la figure 17 ci-dessous :
inséquents (i.e. sa pente est différente de celle de la couche des alluvions) entaillent un paysage tabulaire et
présente un tracé méandriforme, leurs point de confluence se trouve au Nord-Ouest du centre urbain Maaziz.

4.2 Délimitation de l’aquifère:

Une première approche serait de repérer les limites des sédiments déposés par les oueds Boureagrag
et l’oued Tanoubert en se référant à la carte géologique et des données des puits et forages existants. Ces
données indiquent que les alluvions sont limitées par les basaltes du secondaire à l’Ouest et par des sables et
des grès du miocène par le sud et par les argiles (terrains mésozoïques) de ses autres cotés.

Ces limites sont indiquées dans la Fig. 16 ci-dessous.

Figure 17 : Nouvelle limite de la terrasse alluviale


40 41
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

4.2 Topographie :

Nous avons travaillé dans un premier temps sur la carte topographique de Tiddas à l’échelle 1/50000. La terrasse alluviale est facilement repérable dans le Nord-Ouest de la région (voire carte topographique dans la figure 18
ci-dessous). Cette carte confirme le modèle numérique du terrain (Figure 8, chapitre I) en matière d’élévations, et comporte des informations concernant le réseau routier, bâtiments, zones agricoles…toutefois, ces informations ne sont
pas toutes exploitables vu leurs ancienneté (la carte date de 1989).

Figure 18 : Carte topographique

42 43
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

4.3 Substratum:

L’exploitation de la carte géologique du Chapitre 1 1.5 que le substratum de l’aquifère est constituée par les basaltes du trias dans la partie Ouest de la nappe et par des argiles et gypse dans le reste de la plaine. Ce résultat est
confirmé par les données indiquées dans les fiches des forages réalisés dans la zone d’étude. Sur la base de ces données ainsi que ceux de la campagne géophysique, nous générons une carte des isohypses du substratum (Fig.19)

Figure 19 : Carte des isohypses du substratum

44 45
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

4.4 Géométrie

A partir de la carte topographique et celle du substratum, nous avons élaboré la carte des épaisseurs totales des alluvions (Fig.20).
La plaine alluviale possède une forme concave, en effet les épaisseurs tendent à s’agrandir au niveau du « ventre » de la terrasse alluviale avec des épaisseurs qui restent supérieurs à onze mètres (en jaune et bleu sur la
Fig.20) représentant ainsi le creux de la terrasse.

Figure 20 : Carte des épaisseurs des alluvions

46 47
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Nous donnons dans le tableau N°3 quelques données caractérisant la géométrie de notre
aquifère (épaisseur totale) :
Epaisseur Epaisseur Epaisseur Epaisseur Volume Réserve en eau (zone
maximale minimale moyenne médiane saturée de 3.82 m)
22.00 m 3.00 m 9.53 m 9.00 m 0.37 Km3 152 Mm3
Tableau 3 : caractéristiques géométriques de la nappe

4.5 Paramètres hydrodynamiques :

Transmissivité :
Définition :
Afin de combiner les valeurs de conductivité à celles de l’épaisseur des formations et ainsi obtenir
une valeur de la capacité d’un aquifère à mobiliser l’eau qu’il contient, on utilise les paramètres
de la transmissivité et de la diffusivité. La transmissivité T [m²s-1], correspond, en représentation
bidimensionnelle, au produit de la conductivité K par l’épaisseur de l’aquifère e.
T=eK
Détermination de la transmissivité de la nappe par essai de pompage :
Nous disposons d’un essai de pompage réalisé pour le compte de l’ONEP dans son puits Maaziz.
Localisation
Région ABH Province Localité X Y Z Carte Direction régionale Figure 21 : Graphe Temps-Rabattelment du puits de Maaziz
Rabat Sale Zemmour Oum Khémisset Maaziz 417330 342350 225 1/100.000 Direction Provinciale Bureau d’Etude GéoAtlas, Etude par prospection électrique Nappe de Tanoubert
Zaer Khémisset Er Rbia Khémisset De Khémisset Province de Khemisset Marché 68-99/2000, LOT 1.
Tableau 4 : Localisation du puits de Maaziz La transmissivité T est la pente de la ligne ajustant les points sur la courbe des rabattements
Lithologie en fonction du Log du temps de pompage.
De (m) A (m) Type de roche Nous l’estimons à T = 2.4810-03 m2/s
0 8 Limon
8 12 Alluvions Estimation de la transmissivité de l’aquifère à partir de la résistance transversale :
Tableau 5 : Lithologie du forage La résistance transversale s’exprime par :
Essai RT= ρ*e
Type Cote de descente de la pompe Niveau permanent Date Où :
Longue durée 11.5 m 4.7 m 30/04/2014 RT est la résistance transversale.
Tableau 6 : Essai de pompage de longue durée du puits de Maaziz
ρ : La résistivité.
Données e : Epaisseur saturée de l’aquifère.
Les données de pompage de longue durée sont présentées en annexe .
Calcul de la transmissivité : On constate l’analogie avec l’expression de la Transmissivité, Une corrélation entre les deux
Nous traitons du cas d’une nappe libre ou le ratio rabattement sur l’épaisseur initiale de l’aquifère paramètres pourrait donc nous fournir une relation liant les deux.
reste inférieur à 0.1, Nous pouvons donc utiliser la solution de Cooper-Jacob en utilisant des Une telle corrélation a été établie par Professeur Mohamed Sinan dans sa thèse de Doctorat d’Etat
rabattements corrigés qui s’expriment comme suit : (2000) et dans son article publié dans la revue des sciences de l’eau sous l’intitulé : « Estimation
du champ de transmissivité d’un aquifère alluvial fortement hétérogène à partir de la résistance
sc=s - (s²)/b0 transversale. Application à la nappe du Haouz de Marrakech (Maroc) » La relation proposée est
S : Rabattement indiqué ci-dessous :
sc : Rabattement corrigé.
b0 : Epaisseur initiale.
Le graphe Temps-Rabattement est indiqué dans la Fig. 22 suivante :
Tcorr=0.1845*R0.7342
Sinan M. Estimation du champ de transmissivité d’un aquifère alluvial fortement hétérogène à partir
de la résistance transversale. Application à la nappe du Haouz de Marrakech (Maroc) Revue des
sciences de l’eau / Journal of Water Science, vol. 19, n° 3, 2006, p. 221-232.

48 49
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Etant donné la grande ressemblance entre la lithologique de la nappe du Haouz (à l’origine de l’équation ci-dessus) et la nappe alluviale de Tanoubert. Nous estimons qu’il est possible d’utiliser cette même
formule pour estimer le champ des transmissivités de la nappe à partir de ses valeurs de la résistance transversale. Mesurées lors de la campagne géophysique de 2000 réalisée par le bureau d’étude GéoAtlas pour le
compte de l’Agence du Bassin hydraulique du Bouragrag et de la Chaouia ABHBC, la carte des mesures de la résistance transversale est présentée dans la Fig. 23 ci-dessous :

Figure 22 : Carte des résistances transversales

50 51
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert
D’après la formule établie précédemment, la carte de champ de transmissivité est indiquée dans la Fig.25 ci-dessous :

Figure 23 : Carte du champ des transmissivités de l’aquifère de Tanoubert

Une synthèse statistique de valeurs de résistance Selon l’interpolation des valeurs de transmissivités obtenues par régression, Une synthèse statistique de valeurs de transmissivités
transversale RT est indiquée dans le tableau 7 ci-dessous : cinq classes de valeurs peuvent être identifiées comme montré dans la Fig.25, les T est indiquée dans la Tableau 8 ci-dessous :
fortes transmissivités se concentrent au centre de la nappe, ceci peut être expliqué T maximale 5.5E-3 m²/s
RT maximale 2371.00 Ohm.m²
par les fortes épaisseurs des alluvions dans cette zone. T minimale 1.90E-4 m²/s
RT minimale 24.00 Ohm.m²
La zone Est de la terrasse alluviale est tout aussi transmissive même si les T moyenne 2.03E-3 m²/s
RT moyenne 668.55 Ohm.m² épaisseurs des alluvions sont comprises entre 5 et 8 m contrairement à une épaisseur
RT médiane 501.00 Ohm.m² T médiane 1.80E-3 m²/s
moyenne de 9.53 m dans la plaine, ceci ne peut être imputée qu’à de grandes valeurs
Ecart type 454.11 Ohm.m² de perméabilité, en effet les alluvions de cette zone sont plus récents et une porosité Ecart type 1.1E-3 m²/s
Tableau 7 : Statistiques RT plus importante. Tableau 8 : Statiques du champ de transmissivité

52 53
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Perméabilité :
La carte des perméabilités est un élément dans toute étude de modélisation hydrogéologique. Partant de la carte de transmissivité et sachant que la perméabilité K est liée à la transmissivité T par la formule :
K=T/e
Avec T : la transmissivité K : la perméabilité. e : l’épaisseur saturée.
La carte de perméabilité obtenue est indiquée dans la figure 24 :

Une synthèse statistique


de valeurs de perméabilité K
est indiquée dans la Tableau 9
ci-dessous :

K maximale 8.36E-4 m/s


K minimale 2.79E-5 m/s
K moyenne 2.20E-4 m/s
K médiane 1.83E-4 m/s
Ecart type 1.07E-4 m/s

Tableau 9 : Statistiques du champ de


perméabilité

Figure 24 : Carte de perméabilité

54 55
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

4.6 Piézométrie

Trois campagnes piézométriques ont été effectuées au niveau de la nappe de Tanoubert, l’une en 2000 dans le cadre d’un projet de fin d’étude (71 points) la deuxième en 2000 toujours par GéoAtlas et s’est a inclus une
trentaine de puits et finalement celle réalisée pour la présente étude.
Quatre-vingt-dix puits ont été inspectés, les données suivantes recueillies :
Niveau piézométrique par rapport au repère. Objet d’utilisation du puits (Agriculture, AEP….) Surface irrigué.
Repère du puits par rapport au sol Pompe (axiale, turbine…) Débit prélevé.
La carte piézométrique actuelle Fig.25 est indiquée ci-dessous. Le sens général de l’écoulement est de l’est vers l’ouest avec des charges piézométriques qui baissent de 266 m vers 190 m dans ce sens.

Figure 25 : Carte piézométrique

56 57
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

4.7 Régime de la nappe : 4.8 Estimation des entrées :

Afin de déterminer le régime de la nappe de Tanoubert, il est important de faire appel aux
historiques piézométriques disponibles au niveau de la zone d’étude, la figure 26 ci-dessous retrace Le bilan hydrologique d’une nappe est le bilan des eaux qui alimentent la nappe, des eaux
les charges piézométriques de quatre puits implantés dans la terrasse alluviale entre Septembre 2011 qui la quittent et de la variation totale du volume de cette dernière. S’il est évident qu’une nappe est
et Décembre 2015 avec un pas de temps mensuel. alimentée - par exemple par la pluie - et qu’elle perde de l’eau par pompage ou au niveau des sources,
Les charges piézométriques fluctuent autour de valeur constante pour les quatre puits ce qui il est moins évident d’imaginer les variations du volume d’une nappe.
prouve que la nappe est sous un régime permanent. La surexploitation des nappes est un exemple frappant des variations du volume dans le
temps : si l’on exploite de manière intensive sur plusieurs années une nappe, son volume finira par
être réduit de manière permanente. Un autre bon exemple est celui de la variation saisonnière des
nappes phréatiques : en été du fait de la forte consommation d’eau et de la faible pluviosité le volume
des nappes est abaissé par rapport à son niveau hivernal.

4.8.1 Pluie efficace :


Définition de la pluie efficace :
On désigne par la pluie efficace la fraction de pluie de précipitation qui atteint la nappe après
évapotranspiration et ruissellement. Rigoureusement elle est synonyme d’infiltration efficace.
Estimation de la pluie efficace au niveau de la nappe de Tanoubert :
Nous devons estimer tout d’abord la fraction de précipitation qui s’infiltre dans la plaine
de Tanoubert. Pour ce faire, nous appliquerons plusieurs méthodes telles que celle de Turc de
Thornthwaite et de Coutagne.
Les données de température et de précipitations représentent des moyennes mensuelles sur
la période allant de 1974 à 2003 (les données ont été recueillies de cinq stations météorologiques
relevant du Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification Il s’agit
des stations de Tiliouine, Aïn Kheul, Sebt Aït Ikkou, Aïn El Harrak et Tifelt entourant notre zone
d’étude).

Nous négligeons dans ce qui suit le ruissellement vu les faibles pentes de la plaine.
Méthode de Thornwaite :
Reposant sur une année hydrologique représentative, la méthode utilise tout d’abord la notion
Figure 26 : Historique piézométrique d’évapotranspiration potentielle i.e. « l’évaporation d’une pelouse rase suffisamment étendue, en bon
ABHBCH état et convenablement alimentée en eau » (Penman 1956) et celle de réserve facilement utilisable
RFU.
En utilisant cette méthode nous obtenant le résultat suivant :

58 59
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

P ETP RFU ETR I


Janv. 62.88 17.5 60.00 17.5 44.24
Févr. 60.61 26.7 60.00 26.7 33.91
Mars 59.21 33.9 60.00 33.9 25.31
Avr. 55.51 51.7 60.00 51.7 3.81
Mai 28.7 71.9 16.80 71.9 0.00
Juin 9.01 115.6 0.00 25.81 0.00
Juil. 2.29 132.6 0.00 2.29 0.00
Août 3.92 134 0.00 3.92 0.00
Sept 12.14 100.20 0.00 12.14 0.00
Oct. 41.18 64.9 0.00 41.18 0.00
Nov. 54.23 38.6 15.63 38.6 0.00
Déc. 66.73 23.5 58.86 23.5 0.00
Total 456.41 811.1 331.29 349.14 107.27
Tableau 10 : Bilan hydrologique de Thornwaite

Le calcul de l’évapotranspiration potentielle s’effectue par le biais des formules suivantes :


Avec :
Ej : évapotranspiration mensuelle (en mm)
Tj : température (en °C)
a = 6,75.10-7 I3 - 7,71.10-5 I2 + 1,79.10-2 I +0,49
Fλ : correction liée à la latitude (durée maxi de l ‘ensoleillement) → cf. abaque de calcul
I : somme des 12 indices thermiques mensuels

Tableau 11 : Coefficient de correction en fonction de la latitude


Université virtuelle Environnement et Développement Durable, Université du Maine.
[Link]

60 61
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Estimation de la pluie efficace par la formule de Coutagne : Récapitulatif :


Formule de Coutagne :
Méthode Thonthwaite Turc Coutagne Moyenne
Avec : ETR 349.14 426.41 322.17 365.91
D : déficit d’écoulement [mm] (l’évapotranspiration dans notre cas) Infiltration 110.27 33.00 137.24 93.50
P : pluie annuelle [mm]
Pourcentage 24.16% 7.23% 30.07% 20.5%
m= 1/(0.8 + 0.16 T) : coefficient régional
Tableau 14 : Récapitulatif des résultats
Dans notre cas :
Année représentative
Nous adopterons donc un coefficient d’infiltration de 20.5% i.e. 93.50 mm de pluie.
P 456.41
T 16.25 4.8.2 Recharge :
m 0.3 L’irrigation des zones agricoles ne se fait pas de manière groupée (canaux d’irrigation per-
D 322.17 mettant la recharge de la nappe) donc aucune recharge artificielle n’est en place pour le moment. Par
Infiltration 134.24 rencontre nous considérons que 20% des eaux prélevées pour l’irrigation retournent à l’aquifère par
Pourcentage d’infiltration 29% infiltration.
Tableau 12 : Méthode de Coutagne.
4.9 Estimation des sorties :
Estimation de la pluie efficace par la formule de Turc :
Notre zone d’étude est principalement agricole, aussi elle est hôte du centre urbain Maaziz (12 500
personnes). Nous nous intéresserons d’abord aux surfaces agricoles (types de cultures, mode d’irri-
gation…) pour se focaliser par la suite aux volumes destinées à l’alimentation en eau potable de la
région.

Formule de Turc : 4.9.1 Besoin en eau d’irrigation :


Avec : La visite de terrain que nous avons effectué fin de mois d’Avril nous a permis de tirer des con-
D : déficit d’écoulement [mm], clusions très importantes quant à l’activité agricole de la région.
P : pluie annuelle Celle-ci est très dépendante de l’eau de la nappe et est organisé en petites parcelles (de un à deux
T : température moyenne annuelle [°C]. hectares) concentrées dans la partie centrale de la nappe. La courge est de loin le produit le plus
L = 300 + 25 T + 0.05 T3 cultivés de la région (90% des parcelles à peu près) suivit de la pomme de terre et plus rarement des
Dans notre cas : orangers.
Année représentative Afin de localiser les zone agricole, nous avons fait appel au service de la télédétection et ce
pour deux raisons :
P 456.41
La zone d’étude est assez vaste (une quarantaine de Km²). Faire l’inventaire des surfaces agricoles
T 16.25 prendrait énormément de temps et est n’est pas l’objet principale de la mission de terrain.
L 920.8 La Télédétection reste un moyen fiable pour l’estimation des surfaces agricoles.
D 426.41 Nous nous sommes procuré tout d’abord une image satellitaire de notre zone fournie par le satellite
Infiltration 30.00 SPOT.
Pourcentage 7%
Tableau 13 : Méthode de Turc

62 63
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Figure 27 : Image SPOT

64 65
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Nous l’avons par la suite traitée grâce à


l’outil Image Analysis du logiciel Arcgis pour
obtenir une carte de l’indice de végétation
par différence normalisée plus connus sous
l’acronyme NDVI (Normalized Difference
Vegetation Index).

Le NDVI a pour expression :


Avec :
: Réflectance dans la bande rouge.
: Réflectance dans la bande proche
infrarouge.
L’avantage de cet indice réside dans
le fait qu’il garde une valeur constante
indépendamment de l’éclairement global, ce
qu’il fait qu’il est insensible aux variations
atmosphérique.
Il peut prendre des valeurs entre -1 et 1

Figure 28 : Carte du NDVI

66 67
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Les surfaces agricoles correspondent aux valeurs entre 0.1 et 0.7. Ils sont montrés en bleu sur la carte ci-dessous.

Figure 29: Carte des zones agricoles de la nappe de Tanoubert

68 69
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Le calcul de ces surfaces donne une valeur d’à peu près 8 Km².
Fiche culturale des courges : Chapitre 5 : Application de MODFLOW
Temps de culture 4 mois (De Avril/Mai à Aout/Septembre)
Espacement longitudinal 3m à la nappe De Tanoubert
Espacement transversal 1
[Link]ésentation du logiciel :
Densité 0.30 courge/m²
Besoin en eau 30 m3/ha/jr PMWIN (PROCESSING MODFLOW for Windows) est un logiciel pour modéliser l’écoulement et
Tableau 15 : Fiche culturale des courges le transport de polluants dans une nappe d’eau souterraine à l’aide des modèles MODFLOW et MODPATH
(ou PMPATH) pour l’écoulement, MT3D pour le transport et PEST (parameter estimation program) pour la
Fiche culturale de la pomme de terre : calibration.
Temps de culture 4 mois (Mars-Juin)
Espacement longitudinal 0.80 m
Espacement transversal 0.80 m
Densité 1.44 PdT/m²
Besoin en eau 200 m3/ha/an
Tableau 16 : Fiche culturale de la pomme de terre

Nous estimons les besoins en eau destinés à l’agriculture ainsi comme :


Type Superficie en hectares Besoin en eau en m3
Courge 798 890 568
Pomme de terre 89 178 000
Total 1 068 568
Tableau 17 : Besoins en eau d’agriculture

4.9.2 Besoin en eau d’AEP :


Les besoins en eau sont assurés par un puits de l’ONEP dont le débit d’exploitation est de
30l/s, la quantité d’eau prélevée sur une année est donc : 0.95 Mm3.

4.10 Bilan :

Nous présentons donc le bilan de la nappe pour une année hydrologique représentative
comme suit :
Figure 30 : Fiche d’information du logiciel
La préparation des données est faite par l’utilisation du logiciel SIG ArcGIS
Bilan
Le traitement des données est fait à l’aide du logiciel Excel
Entrée Sortie
La simulation (Modflow) est réalisée par le logiciel PMWIN 5.3
Infiltration efficace : Irrigation :
2,69 Mm3 1.69 Mm3 [Link] :
Retour d’eaux d’irrigation : AEP :
0.39 Mm3 0.95 Mm3 [Link]éation d’un répertoire de simulation.
Excédent de : 0.54 Mm3
Tableau 18 : Bilan en eau de la nappe

70 71
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

2.2.Définition du maillage : [Link] conditions aux limites :


Grid Mesh size : 100 colonnes et 60 lignes soit des mailles carrées de 200 m de côté. Soit une Les conditions aux limites vis-à-vis la perméabilité est extraite à partir de la carte géologique
superficie de 240 Km², qui englobera tout l’aquifère qui, géo-référencée au modèle, offre une vision claire sur la lithologie dans chaque maille

Figure 31 : Paramètres de maillage


[Link] d’aquifère :
à nappe libre (unconfined)

Figure 33 : Carte géologique sur maillage

Conformément au chapitre 4, Nous considérons les mailles contenant la couche d’alluvions


ainsi que celle contenant la couche de sables et de grès comme étant des mailles perméables, alors
que toutes les autres sont imperméables.
Pour des soucis de visibilité, le modèle présente les mailles imperméables en couleur grise,
tandis que les mailles perméables ont une couleur blanche, et les mailles à potentiels fixé de couleur
bleue.

Figure 32 : Type d’aquifère

72 73
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

[Link] de l’aquifère :
Après une discrétisation du MNT selon la résolution fixée précédemment (200 m par pixel) et
l’extraction des données (x, y, z) à l’aide du SIG : ArcGIS sous format texte (ASCII), les données sont
importées dans la boite de dialogue TOP of layer (élévations du toit)

Figure 36 : MNT importé sur PMwin


2.6.L’élévation du substratum :
Suite à une campagne géophysique réalisée par Géo Atlas en 2000, une carte des épaisseurs
des alluvions a été générée (voir les annexes)
Figure 34 : Modèle numérique du terrain généré manuellement On en engendre une couche de points contenant comme information la hauteur du
substratum par rapport au niveau de la mer (en retranchant les épaisseurs des alluvions des hauteurs
topographiques) et puis, en usant l’interpolation par l’inverse des distances (IDW) des profondeurs
des élévations du substratum en obtient :

Figure 35: Modèle discrétisé du terrain


Figure 37 : Modèle numérique
du substratum

74 75
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

[Link] valeurs initiales de la charge :


Ces valeurs sont nécessaires pour démarrer le modèle, mais restent toujours modifiables lors
de son calage. Nous prenons comme référence la carte piézométrique établie en 2000 par GéoAtlas
(voir les annexes).
Après digitalisation, interpolation et extraction par masque, la carte piézométrique est
importée sur PMwin.

Figure 38 : Substratum importé sur PMwin

[Link] paramètres de simulation :


Temps : unités et régime de simulation, pour le régime permanant.

Figure 40 : Carte piézométrique importée sur PMwin

Nous remarquons qu’une partie de l’aquifère (zone sud)ne contient pas d’eau vu qu’elle se
trouve en hauteur, où le substratum se trouve à des hauteurs arrivant à 320m, supérieurse même
aux élévations de la rivière durant sa traversée de la plaine, cependant, elle demeure un partie de
l’aquifère qui alimente la nappe par les précipitations et peut la contenir en période de crue. Elle est
donc considérée comme une limite perméable.
Cette zone constitue néamoins une zone de recharge vu qu’elle alimente la nappe par
l’infiltration efficace et par le retour des eaux d’irrigation sur toute sa surface.

Figure 39 : Paramètres temporels


76 77
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

[Link] conductivité hydraulique : Recharge :


Les valeurs de conductivité hydraulique vont servir par la suite au calage des résultats du La nappe se charge à partir de :
modèle à la carte piézométrique. Les valeurs de conductivité ont été calculées comme cité précédem- la rivière
ment au chapitre IV. les eaux pluviales.
Nous avons conclu prendre en considération les valeurs extrapolées pour établir quatre plages Le retour des eaux d’irrigation
de valeurs. Les données de l’échange entre la nappe et la rivière sont exprimées sous l’onglet River, et le retour des
eaux d’irrigation peut être comptabilisé directement sur les prélèvements agricoles. Il suffit donc de rentrer
les précipitations annuelles comme terme de recharge, qui est estimé à 456,5 mm.
Rivière
Pour rentrer les données matricielles de la rivière à savoir : la conductivité du lit, élévation du lit et de
la charge.

Figure 41 : Carte de perméabilité importée sur PMwin


[Link] de la simulation :
Paramètres spécifique à MODFLOW : dans notre cas c’est River, Recharge et WELL

Figure 43 : Carte de la rivière importée sur PMwin


Le calcul de la conductivité du lit de rivière se fait par la méthode suivante :

Figure 42 : Paramétrage de MODFLOW Figure 44 : Conductivité du lit de la rivière


78 79
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Avec : [Link] de la simulation :


K : Perméabilité du lit de la rivière ici estimée à 10-6 m/s.
L : Longueur de la rivière dans une maille. (165 m en moyenne)
W : Largeur de la rivière dans une maille. (5 m)
M : Epaisseur du lit de la rivière (0.3 m)

Puits (well)
Pour cette étape, on doit rentrer l’estimation des prélèvements qui atteint 2.64 Mm3 ainsi que le posi-
tionnement des puits des puits privés, et du puits de l’Onep qui pompe à un débit de 0.9 Mm3

Figure 46 : Démarrage de MODFLOW


Nous nous assurons que le modèle converge vu que les résidus d’interploations sont de l’ordre
de 10 pour les charges et 10-1 pour les flux
-7

2.12.Résultat de la simulation :

Figure 45: Carte des prélèvements importée sur PMwin

Figure 47: Esquisse de résultat : lignes de courant

80 81
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Les charges fixées à l’aval forcent la nappe à suivre le sens du courant et avoir une carte pié-
zométrique de forme comparable à la carte piézométrique introduite. Cependant, on remarque que
même si le niveau piézométrique de référence est compris entre 190m et 280m, on a comme résultat
des niveaux piézométriques compris entre 190 et 420. Ce résultat rudimentaire nous prouve que le
bilan hydraulique n’est pas nul, ce qui est expliqué en détail par le budget hydraulique calculé par le
modèle. Le bilan calculé par le module, bien que négatif et très proche de 0, comptabilise un pom-
page de 24.38 Mm3 à l’aval de la nappe grâce aux charges qui y sont fixées. Ce surplus d’eau crée de
hauts niveaux en parcourant la nappe, et diminue critiquement à l’approche des points fixés comme
le montre la carte piézométrique générée

Figure 48: Esquisse de résultat : Carte piézométrique

Figure 49: Résultats de la simulation

82 83
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Références
bibliographiques :
AL-KHARRAZ Zabeen Al Bahri A., CHAKIRI S., MRIDEKH Abdelaziz et al. Impact de la
structuration tectonique sur la circulation des eaux de surface (cas de la province de Khémisset,
Maroc central hercynien), ScienceLib Editions Mersenne, 2012, Volume 4, N ° 120803, ISSN 2111-
4706.

Bureau d’Etude GéoAtlas, Etude par prospection électrique Nappe de Tanoubert Province de
Khemisset Marché 68-99/2000, LOT 1.

Carte géologique du Maroc Khemisset 1 :100 000, Département de l’énergie et des mines, Direction
de la géologie, Editions du service géologique du Maroc, Notes et Mémoires N°398 (Maquette
achevée en 1995-Carte publiée en 2002)

Carte topographique de Topographique de Tiddas 1 :50 000, Ministère de l’Agriculture et de la


Réforme Agraire, Direction de la conservation foncière et des Travaux Topographiques, Division de
la Topographie, Rabat, 1989.

Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, Laboratoire d’Ecohydrologie.


[Link]

Sinan M. Estimation du champ de transmissivité d’un aquifère alluvial fortement hétérogène à partir
de la résistance transversale. Application à la nappe du Haouz de Marrakech (Maroc) Revue des
sciences de l’eau / Journal of Water Science, vol. 19, n° 3, 2006, p. 221-232.

Site de l’agence du bassin hydraulique de Bouragrag et de la Chaouia.


[Link]

Université virtuelle Environnement et Développement Durable, Université du Maine.


[Link]

84 85
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Annexes
Exemple de fiche de forage (fiche 1179/21)

86 87
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

88 89
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

Tableau synthétisant les données relevé es lors de la mission de terrain :


Puits X Y Z NP Repère Charge Utilisation Surface (ha) Culture Equipement
P’1 414726 342164 226.33 6.73 0.4 219.2 Irrigation 3 Courgettes Axiale
P’2 415497 342395 225.2 5.35 0.55 219.3 Irrigation 3 Courgettes Axiale
P’3 415549 342428 228.73 5.53 0.45 222.75 Irrigation 2 Courgettes Axiale
P’4 417583 343168 224.59 13.59 0.4 210.6 Irrigation 1 Courgettes Axiale
P’5 414331 342303 2218.5 4.9 0 2213.6 Irrigation 2 Courgettes Turbine
P’6 414542 342506 223.99 6.35 0.2 217.44 Irrigation 0.5 - -
P’7 415583 342425 224.87 6.27 0.9 217.7 Irrigation 1.5 Courgettes Sans
P’8 415523 342389 211.48 6.78 0 204.7 Irrigation 1.5 Courgettes Sans
P’9 414560 341911 208.97 4.57 0 204.4 Irrigation 1 - -
P’10 414560 341941 216.13 4.23 0 211.9 Irrigation 2 Courgettes Turbine
P’11 415503 342150 215.35 4.65 0 210.7 Irrigation 4 Céréales Turbine
P’12 415324 342087 213.74 4.74 0 209 Irrigation 2 Courgettes Axiale
P’13 415398 341796 216.2 3.3 0 212.9 Irrigation 3 Courgettes Axiale
P’14 415413 341711 215.9 2.9 0 213 AEP - - -
P’15 415380 341574 210.92 2.7 0.22 208 Irrigation 2 Céréales Turbine
P’16 415496 341701 227.25 4.05 0.6 222.6 Irrigation 1 Céréales Turbine
P’17 415105 341934 224.51 3.71 0 220.8 Irrigation 4 Courgettes Axiale
P’18 415667 342563 238.3 8 0 230.3 Irrigation 4 Courgettes Axiale
P’19 415664 342487 232.3 6 0 226.3 AEP - - -
P’20 415725 342513 236.75 6.25 0 230.5 Irrigation 1 Courgettes Turbine
P’21 415941 342571 234.83 7.13 0 227.7 Irrigation 3 Pommes de terre -
P’22 416080 342658 230.77 11.07 0 219.7 Irrigation 1.5 Courgettes Axiale
P’23 416228 342655 225.15 4.75 0 220.4 Irrigation 0.5 Courgettes Axiale
P’24 416489 342760 229.58 9.08 0 220.5 Puit ONEP - - -
P’25 416853 342910 229.3 8.75 0.35 220.2 Irrigation 1.5 Courgettes -
P’26 417077 342958 219.6 7.4 0 212.2 Irrigation 3 Courgettes -
P’27 417243 342987 221.7 8.9 0 212.8 Irrigation 1.5 Courgettes -
P’28 417350 342993 221.12 8.92 0 212.2 Irrigation 1.5 Courgettes -
P’29 415008 341391 216.52 4.2 0.32 212 Irrigation 4.5 Courgettes Axiale
P’30 415274 341330 218.87 4.62 0.65 213.6 AEP - - -
P’31 415181 341348 216.25 1.75 0 214.5 Irrigation 1.5 Courgettes Turbine
P’32 415238 341244 224.5 8.1 0 216.4 Irrigation 2 Courgettes -
P’33 415987 341722 219.37 4.1 0.27 215 Irrigation 1 Pommes de terre -
P’34 415987 341749 - 3.22 0.58 216.5216.5 abandonné - - -
P’35 416139 341756 219.22 2.94 0.58 215.7 Irrigation 2 Courgettes Axiale
P’36 416232 341760 219.85 3.85 0.5 215.5 Irrigation 2 Courgettes -
P’37 416340 341557 220.85 5.3 0.1 215.45 Irrigation 3 Courgettes Axiale
P’38 416288 341705 218.65 3.85 0.2 214.6 Irrigation 2 Courgettes Axiale
P’39 416390 341666 219.3 3.8 0.4 215.1 abandonné - - -
P’40 416438 341597 221.6 5.2 0 216.4 Irrigation 4 Céréales Axiale

90 91
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

P’41 416458 341602 221.14 5.3 0.54 215.3 Irrigation - - -


P’42 416722 341690 224.9 7.5 0 217.4 Irrigation 3 Courgettes Axiale
P’43 416545 341945 218.67 4.5 0.37 213.8 Irrigation 1 Courgettes Axiale
P’44 416538 341918 235.95 4.25 0.3 231.4 Irrigation - - -
P’45 416563 342060 227.47 4.37 0 223.1 Irrigation 3 Courgettes Axiale
P’46 416527 342235 225.17 2.87 0 222.3 Irrigation 1 Courgettes Axiale
P’47 416834 341690 234.04 8.64 0 225.4 Irrigation 1 Courgettes Axiale
P’48 416846 342046 240.11 5.03 0.78 234.3 Irrigation 3 Orangiers Axiale
P’49 417038 342061 231.63 4.27 0.36 227 Irrigation 2 Courgettes -
P’50 414981 342595 232.12 5.42 1.2 225.5 Préfecture Maaziz - - -
P’51 418576 340751 247.81 25.61 0 222.2 Irrigation 3 Courgettes -
P’52 418460 341995 231.05 6.23 0.22 224.6 AEP - - -
P’53 418483 342297 228.71 5.12 0.59 223 Irrigation - - -
P’54 418923 342344 224.13 3.63 0 220.5 Irrigation 0.2 Courgettes Axiale
P’55 420095 341991 225.95 5.45 0 220.5 Irrigation 3 Courgettes Axiale
P’56 419297 342816 221.52 4.67 0.45 216.4 Irrigation - - -
P’57 419221 342824 226.63 4.73 0.2 221.7 Irrigation 2 Courgettes/Pom- -
mes de terre
P’58 419010 342821 225.61 4.49 0.32 220.8 Irrigation 1.5 Courgettes Axiale
P’59 418502 342619 219.6 4.37 0.43 214.8 Irrigation 2.5 Courgettes Axiale
P’60 418454 342875 217.27 2.38 0.39 214.5 Irrigation 2.5 Courgettes Axiale
P’61 418107 342010 208.69 4.82 0.27 203.6 Irrigation 2 Courgettes Axiale
P’62 417499 342346 208.03 4.98 0.45 202.6 Irrigation 1 Courgettes Axiale
P’63 417322 342327 197.85 4.8 0.25 192.8 Irrigation 2 Courgettes Axiale
P’64 416891 341720 203.07 10.1 0.07 192.9 Irrigation 4 Courgettes/Pom- -
mes de terre
P’65 417602 341889 198.9 5.06 0.24 193.6 Irrigation 1 Courgettes -
P’66 417175 341885 199.72 5.2 0.52 194 Irrigation 4 Courgettes -
P’67 416657 342162 209.7 5.02 0.68 204 Irrigation 3 Courgettes -
P’68 416651 342324 238.17 2.87 0.3 235 Irrigation 2.5 Courgettes
P’69 412484 343049 261.1 7.15 0.15 253.8 abandonné - - -
P’70 412167 343104 273.64 7.24 0 266.4 Irrigation 1 Courgettes -
P’71 411941 342913 249.82 4.42 0.7 244.7 Irrigation 1 Courgettes -
P’72 410291 344603 249.12 3.8 0.32 245 abandonné - - -
P’73 410259 344132 250.65 11.45 0.2 239 abandonné - - -
P’74 410840 343562 246.3 8.4 0 237.9 AEP - - -
P’75 411022 343323 241 6 0 235 AEP - - -
P’76 411088 342131 224.75 12.55 0.7 211.5 Forage 1918/21 - - -
P’77 419954 340516 256.05 21.65 0 234.4 AEP - - -
P’78 421503 339192 242.27 5.37 0.8 236.1 - - - -
P’79 421369 338087 246.73 4.93 0.8 241 AEP - - -
P’80 423623 339476 245.24 2.77 0.47 242 abandonné - - -

92 93
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

P’81 423646 339463 245.93 2.27 0.66 243 abandonné - - -


P’82 424638 340699 249.04 4.6 0.44 244 - - - -
P’83 422576 340261 248.28 3.1 0.18 245 Irrigation 4 Courgettes Axiale
P’84 421839 341084 247.83 1.58 0.25 246 - - - -
P’85 421415 340387 251.2 4.2 0 247 Irrigation 0.2 Courgettes Turbine
P’86 414639 341585 245.65 10.05 0.6 235 Forage 1569/21 - - -
P’87 414911 342246 254.45 5.07 0.38 249 AEP - - -
P’88 416147 344078 257.75 7.33 0.42 250 Irrigation 0.2 Courgettes Turbine
P’89 416139 344436 258.19 6.92 0.27 251 Irrigation 0.2 Courgettes -

Données de pompage du puits de MAAZIZ: 09H00 4.78 4.70 - 0.08 33.00


09H10 4.78 4.70 - 0.08 33.00
Essai de pompage Puit MAAZIZ
09H20 4.79 4.70 - 0.09 33.00

09H30 4.79 4.70 - 0.09 33.00

L’Essai de longue Durée Le: 30/03/2014 09H40 4.79 4.70 - 0.09 33.00
La déscente de le pompe à la côte 11,5 m 09H50 4.80 4.70 - 0.10 33.00
N.P = 4,70m 10H00 4.80 4.70 - 0.10 33.00
10H15 4.80 4.70 - 0.10 33.00

30/03/2014
Date Temps N.D (m) N.P (m) Rabattement (m) Débit (l/s) 10H30 4.81 4.70 - 0.11 33.00
08H01 4.72 4.70 - 0.02 33.00 10H45 4.10 4.70 0.60 33.00
08H02 4.72 4.70 - 0.02 33.00 11H00 4.82 4.70 - 0.12 33.00
08H03 4.73 4.70 - 0.03 33.00 11H30 4.82 4.70 - 0.12 33.00
08H04 4.73 4.70 - 0.03 33.00 12H00 4.83 4.70 - 0.13 33.00
08H05 4.73 4.70 - 0.03 33.00 12H30 4.83 4.70 - 0.13 33.00
08H06 4.74 4.70 - 0.04 33.00 13H00 4.83 4.70 - 0.13 33.00
08H07 4.74 4.70 - 0.04 33.00 14H00 4.84 4.70 - 0.14 33.00
08H08 4.74 4.70 - 0.04 33.00 15H00 4.84 4.70 - 0.14 33.00
30/03/2014

08H09 4.74 4.70 - 0.04 33.00 16H00 4.84 4.70 - 0.14 33.00
08H10 4.75 4.70 - 0.05 33.00 17H00 4.84 4.70 - 0.14 33.00
08H12 4.75 4.70 - 0.05 33.00 18H00 4.85 4.70 - 0.15 33.00
08H14 4.75 4.70 - 0.05 33.00 19H00 4.85 4.70 - 0.15 33.00
08H16 4.75 4.70 - 0.05 33.00 20H00 4.85 4.70 - 0.15 33.00
08H18 4.76 4.70 - 0.06 33.00 22H00 4.86 4.70 - 0.16 33.00
08H20 4.76 4.70 - 0.06 33.00 00H00 4.86 4.70 - 0.16 33.00

30/03/2014
08H25 4.76 4.70 - 0.06 33.00 02H00 4.86 4.70 - 0.16 33.00
08H30 4.76 4.70 - 0.06 33.00 04H00 4.86 4.70 - 0.16 33.00
08H35 4.77 4.70 - 0.07 33.00 06H00 4.86 4.70 - 0.16 33.00
08H40 4.77 4.70 - 0.07 33.00 08H00 4.87 4.70 - 0.17 33.00
08H45 4.77 4.70 - 0.07 33.00 10H00 4.87 4.70 - 0.17 33.00
08H50 4.78 4.70 - 0.08 33.00 12H00 4.88 4.70 - 0.18 33.00
08H55 4.78 4.70 - 0.08 33.00 14H00 4.88 4.70 - 0.18 33.00
16H00 4.92 4.70 - 0.22 33.00

94 95
Rapport de projet de fin d’études Etude hydrogéologique et modélisation de la nappe de Tanoubert

18H00 4.92 4.70 - 0.22 33.00


Missions de terrain (Photos) :
20H00 4.94 4.70 - 0.24 33.00
22H00 4.97 4.70 - 0.27 33.00
00H00 5.02 4.70 - 0.32 33.00
02H00 5.10 4.70 - 0.40 33.00
01/04/2014
04H00 5.12 4.70 - 0.42 33.00
06H00 5.18 4.70 - 0.48 33.00
08H00 5.21 4.70 - 0.51 33.00
10H00 5.26 4.70 - 0.56 33.00
12H00 5.31 4.70 - 0.61 33.00
14H00 5.39 4.70 - 0.69 33.00
16H00 5.47 4.70 - 0.77 33.00
18H00 5.55 4.70 - 0.85 33.00
20H00 5.64 4.70 - 0.94 33.00
22H00 5.76 4.70 - 1.06 33.00
00H00 5.83 4.70 - 1.13 33.00
02/04/2014

02H00 5.88 4.70 - 1.18 33.00


04H00 5.89 4.70 - 1.19 33.00
06H00 5.90 4.70 - 1.20 33.00
08H00 5.90 4.70 - 1.20 33.00 Puits équipé d’une pompe axiale

Oued Tanoubert

96 97
Rapport de projet de fin d’études

Terrain argileux salinifère, les puits sont exclusivement réservés à l’irrigation de

Piézométrique automatisé
98

Vous aimerez peut-être aussi