69: Pourquoi utiliser les réseaux sociaux ?
Easy French Podcast
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Intro
Hélène:
[0:18] Bonjour tout le monde !
Judith:
[0:20] Bonjour Hélène !
Hélène:
[0:21] Comment ça va ?
Judith:
[0:23] Ça va très bien !
Hélène:
[0:24] Super ! Ben moi aussi, ça va. Alors aujourd'hui, on va vous parler d 'un sujet très actuel.
Bon, très actuel depuis plusieurs années, même peut-être plusieurs décennies déjà.
Judith:
[0:39] Mais qui reste d 'actualité.
Hélène:
[0:41] C'est ça, et qui touche la majorité des gens, je pense. En tout cas, tout le monde a une
opinion sur la question.
Judith:
[0:48] Ok, intriguant, bah c'est parti !
Hélène:
[0:50] Allez, on y va !
Le sujet de la semaine
[0:56]Donc le sujet dont je voulais parler aujourd'hui avec vous les amis et avec toi Judith, c'est
les réseaux sociaux.
Judith:
[1:04] Vaste sujet.
Hélène:
[1:06] Oui, très vaste. Donc pour commencer un peu à parler du sujet, je voulais te demander
quels sont les réseaux sociaux que toi tu utilises ?
Judith:
[1:15] Les réseaux sociaux que j'utilise régulièrement ?
Hélène:
[1:18] Oui.
Judith:
[1:18] Est-ce que YouTube compte comme un réseau social ?
Hélène:
[1:21] Alors, je n'y avais pas pensé, mais effectivement, je pense que oui, dans un sens, parce
que c'est une plateforme où, certes, tu regardes des vidéos, mais tu peux aussi quand même
échanger avec les autres utilisateurs. Tu peux écrire des commentaires. Donc oui, je pense
qu'on peut considérer ça comme un réseau social.
Judith:
[1:38] Alors, je dirais YouTube, et je pense que c'est réellement le principal réseau social que
j'utilise. WhatsApp.
Hélène:
[1:46] Oui.
Judith:
[1:46] Je communique plus que par WhatsApp.
Hélène:
[1:48] Oui, moi aussi.
Judith:
[1:49] Sauf avec les personnes âgées.
Hélène:
[1:51] Oui, voilà, à peu d'exceptions près, moi aussi, j'utilise WhatsApp pour communiquer, oui.
Judith:
[1:56] J'utilise très, très, très peu Instagram.
Hélène:
[1:58] Pareil de mon côté, j'ai eu une petite période où j'utilisais Instagram tous les jours.
Judith:
[2:04] Oui, moi aussi.
Hélène:
[2:05] Mais ça n'a pas duré très longtemps et aujourd'hui, je ne l'utilise vraiment presque plus
du tout, en fait. En tout cas, le compte personnel, après le compte Easy French, c'est autre
chose, mais mon compte personnel, je l'utilise très, très peu.
Judith:
[2:19] Ouais, pareil. Je communique aussi via Messenger, donc la messagerie de Facebook.
Hélène:
[2:24] Ouais, pareil.
Judith:
J'utilise un peu Facebook, mais franchement, très, très, très, très peu. Parfois, j'ai raté
[2:24]
des anniversaires parce que j'ai pas vu que l'invitation s'était faite sur Facebook.
Hélène:
[2:34] Ah ouais, non, mais moi j'en raterais aussi dans ce cas-là, parce que pareil, Facebook, je
l'ouvre, je ne sais pas, deux fois par mois.
Judith:
[2:41] Ouais, ça doit être peut-être une fois par semaine, mais pas plus. Et je crois que j'ai fait le
tour, figure-toi.
Hélène:
[2:46] Ouais, donc tu n'utilises pas, par exemple, Twitter ?
Judith:
[2:50] Je n'ai jamais utilisé Twitter. J'ai peut-être un compte Twitter parce que pour voir le tweet
de quelqu'un, on m 'a forcée à créer un compte Twitter. D'ailleurs, Twitter, qui maintenant
s'appelle X. Et j'avoue que je n'avais déjà pas envie d'utiliser Twitter avant, mais maintenant
que ça appartient à Elon Musk, j'ai encore moins envie de l'utiliser. Mais Twitter, je n'ai jamais
adhéré au concept et je sais qu'il y a beaucoup d 'influenceurs et beaucoup de YouTubeurs
que je suivais qui se sont fait harceler ou qui ont été victimes de déferlantes de haine sur
Twitter. Donc, je ne veux pas participer à ça.
Hélène:
[3:21] Oui, en fait, c'est vrai. Moi, c'est un peu la même chose aussi. Je n'ai jamais été sur
Twitter ou X. Je n'ai même pas créé de compte, vraiment. C'est un monde qui m'est
totalement étranger, vraiment. Le seul contact que j'ai avec cette plateforme, c'est quand des
gens m'envoient des captures d'écran de gens qui ont tweeté. Voilà. Mais vraiment, je n'ai
jamais été sur cette plateforme. Je n'ai jamais voulu y aller. Je pense que je ne voudrai jamais y
aller, dans le futur aussi. Et pareil comme toi, je trouve que ça a l'air d'être une plateforme où il
y a beaucoup de choses négatives, beaucoup de haine, beaucoup de gens qui s'expriment de
manière très violente.
Judith:
[4:00] Tout est permis sur Twitter.
Hélène:
[4:01] C'est ça, c'est vraiment ça. On dirait que c'est comme un monde parallèle où il n'y a
aucune limite.
Judith:
[4:06] Et puis, surtout sur Twitter, il y a le fait que tout soit permis. Tout le monde dit n'importe
quoi. Et puis, il y a des groupes de propagande qui ont plusieurs... des chatbots qui propagent
des messages de haine, de faux comptes. Enfin, vraiment, c'est n'importe quoi. Et moi, il y a
TikTok aussi. Je n'ai jamais adhéré à TikTok. J'ai essayé, mais pour mon bien-être mental, j'ai
enlevé l'application de mon téléphone parce que je ne sais pas si tu as déjà été sur TikTok,
mais en fait, il n'y a pas de fin. C'est-à-dire que tu peux faire défiler à l'infini, il n'y a pas un
moment où il y a une pause ou quoi que ce soit. Et donc ça, je pense que quand on est sujet à
la procrastination comme moi, c'est le mal absolu.
Hélène:
[4:42] Ouais.
Judith:
[4:43] Toi, tu utilises TikTok ?
Hélène:
[4:44] J'ai essayé, je pense que je l'ai utilisé pendant un mois peut -être, et en fait je me suis
vraiment lassée. Moi, ce n'est même pas parce que je pense que c'est mauvais, c'est vraiment
je me suis lassée, j'ai trouvé ça ennuyeux. Vraiment, parfois tu vois des vidéos un peu drôles,
ok, mais je ne sais pas, pour moi, ce n'était pas suffisant pour me maintenir intéressée, en fait.
Judith:
[5:03] C'est génial parce que, pour le coup, cette application, elle est faite pour t'envoyer des
shoots de dopamine dans le cerveau et tu restes scotché comme ça sur l'application à faire
défiler des vidéos qui n'ont aucun sens, juste parce que c'est amusant ou en tout cas attractif.
Hélène:
[5:20] Ouais, mais c'est vrai que je l'ai fait plusieurs fois. J'ai passé, je ne sais pas, 20 minutes à
regarder des vidéos sur TikTok, mais très vite, je m'en suis lassée en fait, parce que je me
rendais compte qu'en fait c'était ni vraiment suffisamment drôle pour vraiment que tu passes
un bon moment, comme en regardant par exemple une vidéo YouTube justement d'un
humoriste que tu connais, que tu aimes et tu rigoles vraiment, tu vois, ça je trouve ça sympa,
mais je trouve que les vidéos TikTok, moi ça me fait pas suffisamment rire en fait, c'est... OK,
c'est un peu amusant, mais je ne vais pas éclater de rire. Et surtout, comme ça s'enchaîne très
vite, tu n'as pas vraiment le temps de passer un bon moment devant une vidéo comme tu
peux le faire sur YouTube, par exemple. Donc, pour moi, ce n'était vraiment pas intéressant. Et
puis pareil, le contenu qui se veut informatif sur TikTok, je le trouvais toujours trop bref et trop
superficiel. Et finalement, tu penses que tu peux apprendre quelque chose dans une vidéo
TikTok... Je suppose que c'est possible. Peut-être que je n'ai juste pas vu les bonnes vidéos
TikTok. Mais en tout cas, moi, de mon expérience, je n'ai pas eu l 'impression d'apprendre
vraiment des choses avec cette application.
Judith:
[6:25] Moi, je n'ai jamais rien vu à caractère informatif sur cette application.
Hélène:
[6:30] Il y a des choses quand même, comme sur Instagram, il y a des comptes, par exemple,
tout dépend de tes intérêts, mais moi, je tombais parfois sur du contenu diffusé par des
psychologues, des neurobiologistes... Mais en tout cas, ce que moi, j'ai vu, ça restait assez
superficiel et ça ne m'apportait pas vraiment de connaissances, en fait.
Judith:
[6:50] C'est anecdotique, en fait.
Hélène:
[6:51] Oui, c'est ça.
Judith:
[6:52] Oui, on ne peut pas apprendre les choses en 15 secondes, ça se saurait. Non, mais c 'est
vrai, c'est vrai, parce que ça me fait penser... Pardon, je dévie du sujet. Mais ça me fait penser
à une application qui existe pour les enfants qui ont un téléphone et qui doivent, par exemple,
réviser de l'histoire-géographie. Et ils peuvent télécharger une application qui fait qu'à chaque
fois qu'ils se connectent, par exemple sur Instagram, ils ont une petite question d'histoire-géo.
Hélène:
[7:15] Ah, c'est sympa.
Judith:
[7:16] Oui, c'est sympa, mais c'est pas comme ça qu'on apprend.
Hélène:
[7:19] Non.
Judith:
[7:19] Parce qu'il y a un moment où il faut se poser sur un cours, se concentrer, il faut y donner
du temps. J 'ai un peu du mal avec ces choses un peu... On apprend vite et bien, quoi. Pour
moi, c 'est pas possible.
Hélène:
[7:31] Ouais, je suis un peu du même avis. Bon, ça se trouve, il y a plein de gens parmi vous, les
amis, qui nous écoutez, qui apprenez plein de français sur TikTok. Alors, n'hésitez pas à nous
dire, à nous envoyer des messages pour commenter, si vous connaissez des comptes super
sympas pour apprendre plein de choses, notamment du français, n'hésitez pas à partager, tout
le monde peut avoir son avis sur la question. Mais sinon, du coup, toi, dans quel but tu utilises
les réseaux sociaux ?
Judith:
[7:57] Bonne question. Alors, pour les réseaux sociaux, à visée de communication, ceux-là,
c'est vraiment pour communiquer avec les proches. Si on considère YouTube comme un
réseau social, beaucoup pour me divertir. Et beaucoup, tu vas peut-être trouver ça gonflé de
ma part, mais pour élargir mes horizons.
Hélène:
[8:15] Non, moi, je comprends.
Judith:
[8:17] Pour me confronter à des opinions, à des gens que je verrai jamais dans la vraie vie. En
tout cas, dans ma vie à moi.
Hélène:
[8:24] Oui, des gens que tu ne croiserais pas au travail ou dans ton cercle d'amis, même élargi.
C'est intéressant. C'est drôle parce que pour moi, c'est plutôt pas l'inverse, mais sur YouTube,
j'aime bien regarder des choses qui vraiment coïncident avec ce que je pense. Et c'est vrai,
c'est un peu bête.
Judith:
[8:42] Non, non, pas du tout. Je vois très bien ce que tu veux dire.
Hélène:
[8:45] J'aime bien plutôt écouter des gens qui pensent des choses similaires à ce que moi, je
pense et qui ont des idées similaires aux miennes et d'approfondir, en fait, des choses que je
pense déjà en écoutant des gens qui s'y connaissent mieux. Mais je n'irais pas écouter des
gens qui pensent des choses complètement opposées à moi, je ne pense pas.
Judith:
[9:04] Non, mais bien sûr que je n'irais pas écouter les vidéos de personnes d'extrême-droite
pour m'informer et pour élargir mes horizons. Mais je pense qu'on a tous des idées assez
arrêtées sur des sujets et que c'est en partie parce qu'on côtoie des personnes qui pensent
exactement comme nous.
Hélène:
[9:20] Ça, c'est vrai.
Judith:
[9:20] Et donc, on se conforte un peu dans ça. Et voilà, parfois, voir comment des gens qui ont
des vies différentes pensent, parce qu'on pense aussi en fonction de l'expérience qu'on a de
la vie, eh bien, ça permet un peu de s'ouvrir un peu l'esprit.
Hélène:
[9:32] Ah mais ouais, je trouve ça génial de penser comme ça. Et ça m'inspire.
Judith:
[9:36] Ouais, c'est gentil.
Hélène:
[9:38] Bon, si vous voulez bien, les amis, on va continuer avec notre section suivante et on va
rester sur le même sujet, mais on va parler plus spécifiquement des Français.
Judith:
[9:47] Ah, les Français...
La minute culture
Hélène:
[9:51] Alors dans cette minute culture, j'aimerais parler du réseau social ou des réseaux sociaux
préférés des Français. Alors déjà, je voulais te demander ce que tu en penses. À ton avis, quel
est le réseau social le plus utilisé par les Français ?
Judith:
[10:08] Ah là là, mais oui, mais du coup, c'est toutes classes d'âge confondues.
Hélène:
[10:12] C'est ça, toute classe d'âge, toute classe sociale, vraiment les Français.
Judith:
[10:16] Alors je dirais, mais vraiment parce que c'est toutes classes d'âge confondues,
Facebook.
Hélène:
[10:20] Ouais, c'est ça.
Judith:
[10:21] C'est vrai ?
Hélène:
[10:22] Et de loin, 73, 3 % des Français utilisent Facebook.
Judith:
[10:28] OK, mais il me semble que chez les jeunes, c'est plus si populaire que ça, non ?
Hélène:
Oui, vraiment. Je pense que la génération juste après nous a commencé à décliner,
[10:31]
vraiment. Mais je suppose peut-être qu'il y a encore beaucoup de gens, même beaucoup plus
jeunes, qui ont un compte Facebook, mais qui ne l'utilisent pas, tu vois. Donc, peut-être que
ça fausse un peu les données.
Judith:
[10:46] Possible.
Hélène:
[10:47] Voilà mon opinion d'experte.
Judith:
[10:49] Ah ah ah ah ah ah !
Hélène:
[10:50] Ouais, donc Facebook en premier. Et donc, est-ce que tu saurais dire les deux autres
qui sont dans le top trois ?
Judith:
[10:57] Est-ce que ça compte WhatsApp, etc.? (Oui.) D'accord. Je dirais Facebook, WhatsApp,
Instagram.
Hélène:
[11:03] C'est exactement ça.
Judith:
[11:05] Non, c 'est vrai ?
Hélène:
[11:06] Ouais. Bravo.
Judith:
[11:08] J'ai pas triché. En fait, j'ai pensé par rapport à moi et les gens que je connais.
Hélène:
[11:11] Ouais, bah en fait, ça marcherait pour moi aussi, effectivement. C'est les trois réseaux
sociaux que j'utilise plus ou moins. Donc, Facebook, c 'est 73, 3 %. WhatsApp, c 'est 59, 8 %
des Français qui l 'utilisent. Et Instagram, 58, 6 %. Et juste après, il y a Facebook Messenger.
Donc, en fait, ce n 'est même pas inclus dans Facebook. (OK.) Facebook Messenger, c'est très
proche de Instagram. On est à 57, 8 %.
Judith:
[11:38] D 'accord.
Hélène:
[11:39] Donc, Facebook est encore vraiment très dominant.
Judith:
[11:41] C'est dingue, mais effectivement, je pense qu'il y a plein de gens qui ont un compte,
mais qui ne s'en servent plus.
Hélène:
[11:46] Oui.
Judith:
[11:46] Parce que je fais partie de ces gens qui regardent leur compte vraiment, histoire d'être
sûre que je n'ai rien raté de très important dans les groupes, les invitations, mais je ne l'utilise
plus. En fait, c'est devenu une espèce de défilement de memes et d'images rigolotes. Donc,
non, c'est vrai.
Hélène:
[12:03] Ouais, mais c'est vrai que je pense que la génération, peut-être au dessus de nous,
l'utilise encore beaucoup.
Judith:
[12:08] Ouais, pour communiquer, pour partager des photos de vacances.
Hélène:
[12:11] Ouais. Donc, c'était ça. Voilà le palmarès des réseaux sociaux en France. On passe à la
section suivante ?
Judith:
[12:18] Allez !
Au défi
Hélène:
[12:21] Dans cette section, j'ai pensé faire quelque chose d'un peu drôle. J'ai trouvé une page
Internet où il y a, pour chaque signe astrologique, un réseau social correspondant et une petite
explication. (D'accord.) Et j'ai trouvé ça un peu drôle. (OK.) Donc, je voulais essayer de te faire
deviner, en te donnant trois options, laquelle correspond à ton signe astrologique.
Judith:
[12:42] D'accord. Moi, je suis Cancer.
Hélène:
[12:44] Cancer, c'est ça. Donc, je vais t'en donner trois et tu vas me dire lequel, à ton avis,
correspond au signe Cancer. T'es prête ?
Judith:
[12:51] Je suis prête.
Hélène:
[12:52] Allez, LinkedIn. Vous n'avez pas de temps à perdre sur les réseaux sociaux. Si vous en
utilisez un, il doit être utilitaire.
Judith:
[13:00] Ça, ça ne peut pas être moi. C'est ni moi, ni aucun Cancer, ça !
Hélène:
[13:07] Je continue. Twitch. Vous aimez partager vos passions, mais gardez un angle compétitif.
Vous voulez partager vos victoires et défaites avec le monde. Et enfin, Twitter. Vous êtes émotif
et le monde mérite de connaître votre opinion sur tout et rien. Aucune de vos pensées
n'échappe à un gazouillis.
Judith:
[13:30] C'est marrant, le mot gazouillis.
Hélène:
[13:32] Ouais, gazouillis, c'est le petit bruit que fait un oiseau.
Judith:
[13:35] De manière assez évidente, c'est Twitter, du coup. (Ouais.) Vous êtes émotif et tout le
monde doit le savoir parce que les Cancers sont très émotifs. Mais ça me fait quand même
rebondir sur Twitch.
Hélène:
[13:45] Ouais.
Judith:
[13:46] Parce que j'ai eu une période où je voulais absolument que sur la chaîne Easy French,
on fasse des lives sur Twitch. Pendant un moment, c'était mon obsession.
Hélène:
[13:54] Ah !
Judith:
[13:55] Je trouvais ce concept incroyable, en fait, un réseau social avec des lives. Je trouvais ça
génial.
Hélène:
[14:01] Ouais. Ben moi, je connais pas trop, mais c 'est vrai que je sais qu'il y a beaucoup de
Youtubers qui sont aussi sur Twitch, effectivement.
Judith:
[14:07] Ouais, je trouvais ça cool. Après, je crois que ça a été créé à la base pour les jeux vidéo,
pour les gens qui jouent en live aux jeux vidéo pour montrer leur partie, etc. Et c'est en train de
se diversifier un petit peu. Mais donc, ouais, les Cancers très émotifs et donc Twitter. Même si
je ne suis pas du tout sur Twitter et que je n'ai pas du tout envie de faire savoir mes émotions à
tout le monde, mais c'est rigolo. Et alors pour toi ?
Hélène:
[14:28] Du coup, pour moi qui suis Poissons, c'était Tumblr. Je ne sais même pas si je le
prononce correctement.
Judith:
[14:33] Ouais, c'est ça.
Hélène:
[14:34] Vous êtes hipster, vous tenez dur comme fer à garder votre esthétique de 2005. Malgré
la désuétude du site, vous ne passerez à autre chose qu'une fois la plateforme effacée pour de
bon. En attendant, vous réécoutez Surnaturel pour la quinzième fois.
Judith:
[14:50] Tu connais Surnaturel ?
Hélène:
[14:51] Non. Mais ça doit être une chanson de 2005.
Judith:
[14:57] Ok, mais moi je ne connais pas. Tumblr, je crois que c 'est des posts de blog, non ?
Hélène:
[14:59] Oui, c'est ça. Avec une esthétique un peu.
Judith:
[15:01] C'est vrai que ça te ressemblerait un petit peu.
Hélène:
[15:03] Mais je n'ai jamais utilisé Tumblr. Bon, c'était rigolo en tout cas.
Judith:
[15:07] Merci beaucoup Hélène.
Hélène:
[15:09] De rien. Allez, on passe à la section suivante ?
Judith:
[15:11] Ma préférée.
Je râle, tu râles, nous râlons
Hélène:
[15:17] Pour râler, les réseaux sociaux, c'est quand même un bon sujet, je pense. Donc, qu'est-
ce qui t'agace sur les réseaux sociaux ? Qu'est-ce que vraiment tu n'aimes pas ?
Judith:
[15:27] Alors, ce que je déteste sur les réseaux sociaux et qui est une des raisons pour
lesquelles je ne suis pas sur X ou Twitter ou ce genre de choses, c'est que toutes les opinions
se valent sur ces réseaux sociaux. Que l'on soit novice d'un sujet ou expert, tout le monde
peut dire ce qu'il pense sur tout. Et ce qui m'agace, c 'est qu'il y a maintenant même des
journaux, Le Monde, Le Point, Libération, tout ce qu'on veut, des journaux en France qui vont
citer des tweets, comme s'ils avaient interviewé des gens dans la rue. Alors que les tweets, ça
peut être n'importe qui derrière son ordinateur, qui pense ou non ce qu'il dit, ou, comme je
disais tout à l 'heure, des faux comptes, juste des gens qui sont là pour propager de la haine.
Et donc, ça a vraiment le don de m'agacer énormément.
Hélène:
[16:09] Ouais, je n'y avais pas pensé, mais c'est vrai que ça, c'est un gros problème.
Judith:
[16:13] Non, mais c'est vrai, tout le monde peut dire ce qu'il veut et c'est à valeur égale avec
des spécialistes d'un sujet. Alors, je ne dis pas qu'il n'y a que les gens qui sont spécialistes
d'un sujet qui ont le droit d'émettre une opinion sur ce sujet.
Hélène:
[16:24] Bien sûr, mais il faut distinguer quand même.
Judith:
[16:28] Voilà. Et toi, qu'est-ce qui t'énerve sur les réseaux sociaux ?
Hélène:
[16:31] Alors, moi, je pensais plutôt à Instagram parce que vraiment récemment, j'ai quasiment
complètement arrêté Instagram parce qu'il y a plein de choses qui m'énervent, notamment au
début où j'ai commencé à utiliser Instagram, c'était pour voir des tutos beauté ou des tutos sur
les cheveux, sur les soins de visage, des choses comme ça. J'aimais bien regarder des
comptes où il y avait des influenceuses qui montraient un peu des soins naturels, des
techniques et tout ça. Et en fait, je me suis rendue compte que même des influenceuses qui
sont un peu naturelles, qui parlent de choses bio, etc., finalement, ça revient toujours au
même. Ces tutos, ce n'est pas tellement pour apprendre des techniques aux gens, mais c'est
vraiment pour leur vendre des produits. Et ça, vraiment, ça m'énerve en fait. Parce qu'au
début, vraiment, j'étais là, ah, c'est super, je peux trouver plein de personnes qui ont le même
type de cheveux que moi, le même type de peau, et donc qui vont pouvoir m'expliquer des
choses sur mes cheveux, sur ma peau, je vais pouvoir vraiment apprendre des choses. Et en
fait, je me suis rendue compte que ce n'était pas ça, quoi. C'est vraiment des personnes qui te
vendent des produits. Et donc, certes, parfois, tu peux apprendre quelques petites techniques
et tout ça, mais finalement, c'est juste de la pub, en fait.
Judith:
[17:43] Ouais. Tu vois, à ce sujet, je suis très contente que la loi se soit durcie, parce qu'en fait,
maintenant, il y a une vraie obligation à toujours mentionner. Même quand un produit a été
reçu gratuitement, même si la personne n'est pas payée pour en faire de la pub, elle doit
mentionner, c'est légal, elle doit mentionner que le produit a été reçu gratuitement. Et en fait,
on se rend compte comme ça que même des influenceurs qui ont peut-être 5, 10 000
abonnés, quasiment à chaque fois quand ils mentionnent un produit, il a au moins été reçu
gratuitement ou alors il est payé pour en parler.
Hélène:
[18:12] Ouais, donc vraiment, pour moi, c'était une déception un peu d'Instagram. Donc voilà,
c'est pour ça que... Principalement pour ça que j'ai arrêté. Et aussi, je n'aime pas toujours le
côté un peu... pas prétentieux, mais voilà, on veut toujours se montrer sous son meilleur jour,
ce qui est normal, mais de voir toujours les photos magnifiques des gens, de leurs belles
vacances, c'est pas toujours agréable quand toi t'as l'impression que tu pars pas en vacances,
que tu fais pas grand chose, et que tu vois plein de photos de gens qui ont l'air d'être tout le
temps en voyage, et tout le temps dans des endroits différents et tout ça. C'est vrai que
parfois c'est un peu agaçant parce qu'on se sent obligé de se comparer et c'est rarement à
notre avantage.
Judith:
[18:56] C'est vrai, même quand on sait qu'une grande partie de ces posts sont parfois
mensongers. J'arrête pas de te dire que maintenant que je suis rentrée dans le monde de la
maternité et de la parentalité, c'est vrai que moi, j'ai des amis proches, donc je sais de quoi je
parle, qui vont poster une image toute mignonne de leur petit bébé tout propre, tout beau. Et je
vais les avoir au téléphone 15 minutes après, en pleurs, en larmes, parce que le bébé, il arrête
pas de pleurer, parce qu'il a déjà vomi trois fois, parce que le parent, il est au bout du rouleau.
Et en fait, voilà, je me rends compte que tout ce qu'on voit sur les réseaux sociaux, c'est soit
complètement exagéré de la réalité, soit complètement un mensonge.
Hélène:
[19:34] Ouais, ouais. Ou alors, c'est qu'une petite partie de la réalité.
Judith:
[19:39] Voilà. La réalité qu'on veut bien montrer.
Hélène:
Mais c'est vrai que du coup, parfois, ça fait un peu compétitif. Compétition des
[19:40]
meilleures vies, des vies les plus photogéniques. Et c'est vrai que ce n'est pas hyper sain.
Judith:
[19:53] Oui, je suis d 'accord.
Hélène:
[19:54] Bon, on parle des choses positives ?
Judith:
[19:56] S'il le faut.
Les ondes joyeuses
Hélène:
[20:03] Alors, il y a quand même des choses qu'on aime bien sur les réseaux sociaux, puisqu'on
les utilise quand même un peu. Qu'est-ce que toi, tu aimes bien ?
Judith:
[20:09] C'est ce que je te disais tout à l'heure, c'est la possibilité que ça donne d'élargir ses
horizons et d'être confronté à des choses auxquelles on ne serait pas confronté dans sa vie,
dans sa toute petite vie à soi. Surtout que moi, je vis dans un monde où tout le monde me
ressemble énormément. C'est le cas, c'est la vérité, c'est comme ça, c'est un fait. J'en suis
pas spécialement fière, mais ce n'est pas de ma faute.
Hélène:
[20:30] Mais je pense que c'est le cas pour la plupart des gens. On est entouré souvent de
personnes qui nous ressemblent plus ou moins, qui ont des idées similaires, des métiers
similaires ou, en tout cas, qui ont un niveau social similaire au nôtre. Je pense que c'est le cas
de la majorité des gens.
Judith:
[20:47] C'est vrai. Après, moi, j'ai été dans un lycée privé. Après, je suis allée en école de
médecine. Tu vois, c'est vraiment... J'ai toujours été avec des clones, presque. C'est un peu
bizarre à dire, mais vraiment, les gens que je côtoie se ressemblent tous énormément. C'est
tous des gens aisés qui pensent d'une certaine manière, tous pareils. Et je n'en avais pas
conscience, en fait. Quand je parlais de mes amis, je disais « Oh là là, mais ils sont tous
tellement différents ! ». Et c'est en fait, quand j 'ai compris qu'entre guillemets, il y avait des
gens beaucoup plus différents de moi que ce que j'imaginais, que j'ai compris que tous les
gens que je côtoyais étaient tous absolument pareils. Ce qui n'est pas une critique en soi,
c'est vraiment un constat. Et donc voilà, c'est vrai que moi, YouTube, ça m'a permis de voir
des gens et du monde entier, et de tous bords politiques, de plein de milieux sociaux
différents. Je pense que toute ma vie, je dirai que c'est YouTube qui m'a élevée, vraiment,
YouTube m'a éduquée.
Hélène:
[21:39] À la diversité.
Judith:
[21:41] Ouais, ouais, vraiment. Et toi, qu'est -ce que t'aimes dans les réseaux sociaux ?
Hélène:
[21:44] Alors, moi, j 'aime bien qu'on trouve quand même du contenu qu'on ne trouve pas sur
des médias plus traditionnels. On va avoir des choses un peu alternatives, parfois. Il n'y en a
pas beaucoup, mais ça existe. Et ça, on le trouve plus facilement sur les réseaux sociaux que
sur les médias traditionnels. Sinon, j 'aime bien aussi... Alors, j'aimais bien à une époque,
maintenant, je ne l'utilise plus tellement, mais les groupes Facebook. Je trouve que c 'était
utile pour trouver plein d'infos un peu de l'intérieur, tu vois, quand t'as vraiment une question
sur un sujet et que tu trouves pas d'infos sur Internet, c'est souvent dans des groupes comme
ça que tu peux trouver des infos de la part de gens qui ont déjà vécu cette expérience,
notamment par exemple la première fois quand je suis allée en Éthiopie, j'arrivais pas à avoir
de visa et du coup j'ai été sur un groupe Facebook de gens qui avaient voyagé en Éthiopie et
j'ai pu avoir comme ça des infos de comment ça fonctionne, et des infos vraiment de
l'intérieur.
Judith:
[22:39] Que tu n'aurais jamais eues sur les sites gouvernementaux.
Hélène:
[22:42] Jamais, jamais. (C'est fou.) Ouais, et pareil pour... Alors, complètement différent, en fait,
mais quand je regardais aussi des trucs sur les cheveux, etc., des recettes naturelles pour
prendre soin de ses cheveux, j'avais trouvé un groupe Facebook où il y avait des filles qui
partageaient, pour le coup, des choses vraiment naturelles. Ce n'étaient pas des filles qui
étaient influenceuses et qui faisaient des pubs. C'était vraiment, ah, moi, j'ai testé l'eau de riz
sur mes cheveux, ça marche comme ça, ça fait ça, qui montrait des photos, et t'en as une qui
disait « moi j'ai testé le thé », et voilà.
Judith:
[23:12] C'est génial.
Hélène:
[23:13] Et du coup, tu trouves vraiment des conseils vraiment de personnes qui n'ont aucun but
lucratif. C'est vraiment pas des gens qui veulent te vendre des choses, mais c'est plus, voilà,
de l'entraide, et ça je trouve ça assez sympa.
Judith:
[23:26] Moi, ça a été pareil pour l'allaitement.
Hélène:
[23:28] Ah ouais.
Judith:
[23:28] J'en reviens toujours à ça, mais c'est vrai que des questions sur l'allaitement, j'en ai eu
un millier. Et les pédiatres, les sages-femmes n'ont pas forcément toujours les réponses. Et sur
les groupe Facebook qui concernent l'allaitement, effectivement, on trouve des femmes qui
sont dans des situations toutes plus dingues les unes que les autres. Et on trouve forcément
quelqu'un qui vit la même chose que nous et qui a trouvé des solutions.
Hélène:
[23:50] C'est ça.
Judith:
[23:51] Et ça, ça aide beaucoup.
Hélène:
[23:52] Ouais. C'est ça. C'est un peu comme parler, en fait, dans ton entourage, mais sauf que
c'est à beaucoup plus grande échelle. Tu vas avoir beaucoup plus de chances de trouver
quelqu'un qui a expérimenté une problématique similaire et qui va bien vouloir t'aider. Et
ouais... ça fait un peu un effet comme un grand groupe d'amis ou comme, je ne sais pas, à
l'époque, quand les gens, ils parlaient aux gens de leur village.
Judith:
[24:13] Non, c'est vrai, c'est vrai.
Hélène:
[24:15] Donc, ouais, ce côté solidaire un peu que tu peux trouver dans certains groupes sur les
réseaux sociaux, c'est vraiment sympa.
Judith:
[24:21] Et c'est vrai que parfois, quand tu es un peu dans la merde, c'est souvent auprès de
gens que tu ne connais pas, que tu trouves sur des réseaux sociaux n'importe où, qui vont
t'aider plus que les gens autour de toi qui sont tellement étrangers à ce que tu es en train de
vivre, qui n'ont aucun moyen de t'aider. Et parfois, il y a des amitiés qui naissent comme ça,
juste de papotage sur des réseaux sociaux, sur des forums. Et c'est chouette.
Hélène:
[24:44] Ouais, c'est vraiment super. Ça porte bien son nom de forum, quoi.
Judith:
[24:47] C'est ça, c'est vrai.
Hélène:
[24:48] Tout le monde se retrouve, se rejoint, peut participer aux discussions et c'est vraiment
sympa.
Judith:
[24:54] C'est chouette de finir sur des ondes positives.
Hélène:
[24:56] Et quand même, c'est bien qu'on ait réussi à trouver des choses positives à dire sur le
sujet, parce que j'ai l'impression qu'on était parties un peu, pas négatives, mais avec
beaucoup de critiques. Donc, c'est bien qu'on ait pu nuancer tout ça. Bon, on arrive déjà à la
fin.
Judith:
[25:10] On a bien traité le sujet cette semaine.
Hélène:
[25:13] Ouais. J'espère que ça vous a plu, les amis, et que vous avez pu réfléchir au sujet en
même temps que nous. Voilà, n'hésitez pas, si vous avez des commentaires à nous faire, bien
sûr.
Judith:
[25:23] Oui, toujours. C'est le petit onglet "Vos questions", sur le site [Link]. Et en tout
cas, on vous dit à la semaine prochaine. On a hâte de vous retrouver.
Hélène:
[25:33] Oui, et pour ceux qui sont membres, on vous dit à tout de suite pour le bonus.
Judith:
[25:37] Au revoir.
Hélène:
[25:38] À bientôt.