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EXPOSÉ MÉMOIRE
Monsieur le Président, honorable membres du jury
Je vous remercie de m’accorder l’opportunité de présenter notre projet de
recherche intitulé « étude de la qualification de la répression de l’infraction
d’adultère en droit congolais »
Le droit pénal, en tant que branche fondamentale du droit, vise à
réglementer les comportements au sein de la société et à sanctionner ceux qui
transgressent les normes établies. Parmi les infractions qui touchent au domaine
de la famille et des mœurs, l’adultère occupe une place particulière en raison de
ses implications à la fois juridiques, morales et sociales. Dans le contexte
congolais, où la famille est perçue comme le socle de la société, la répression de
l’adultère soulève des questions complexes liées à la préservation des valeurs
sociales et à l’équilibre entre tradition et modernité.
Le Code pénal congolais, influencé par des principes coutumiers et des
dispositions juridiques modernes, qualifie l’adultère comme une infraction
passible de sanctions. Toutefois, cette qualification soulève des problématiques
majeures, notamment en matière d’égalité entre les sexes, de respect des droits
fondamentaux et d’interprétation juridique.
Cette étude se propose d’examiner la qualification de l’infraction
d’adultère en droit congolais sous l’angle de sa répression. Elle vise à analyser le
cadre légal en vigueur, ses implications pratiques et les défis qu’il pose dans une
société en constante évolution. Pour ce faire, nous aborderons successivement
les fondements juridiques de cette infraction, les procédures répressives prévues
par la législation congolaise, et les débats contemporains autour de son maintien
ou de sa réforme.
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Ainsi, cette réflexion permettra d’éclairer la pertinence et les limites de la
répression de l’adultère en République démocratique du Congo, tout en ouvrant
des perspectives pour une meilleure harmonisation entre les valeurs sociales et
les principes universels des droits humains..
C’est pourquoi nous sommes allés plus loin de ce posé deux questions
dans la problématique à savoir :
Vu son expansion dans notre société, l'adultère est devenu un mot qui ronge les
différents couples aujourd'hui. Ainsi, En quoi l'infraction d'adultère nécessite
pour sa commission? Et quels sont les causes de la commission de cette
infraction ? et nous avons donné des réponses provisoire dans
l’hypothèse.
Pour arriver aux résultats de cette rédaction scientifique nous avons recourir à la
méthode Méthode analytique et Méthode descriptives ainsi que les techniques,
d’observation libre, technique documentaire et la technique d’entretien
Il a été question d'établir une égalité entre l'homme et la femme dans la
répression d'adultère pour mettre fin à la répression discriminatoire à l'égard de
la femme. L'autre problème c'est de recourir à la technologie pour établir
l'infraction d'adultère ; et ces modes de preuves sont d'application dans certains
pays occidentaux notamment. C'est ainsi que notre étude est partitionnée en trois
chapitres précédés d'une introduction qui nous a amené à présenter différents
problèmes et questions liées à l'infraction d'adultère.
Le premier chapitre a été consacré aux considérations générales. Nous
sommes efforcés de donner certaines définitions de mots clés ;
Deuxième chapitre est axé sur l’établissement l’infraction d’adultère ;
Chapitre troisième qui est même l’épine dorsale de notre travail traite
quant à lui nous aborderons les problèmes de la répression de l'adultère en droit
congolais.
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Face à toutes ces péripéties, notre apport est celui de demander au législateur
congolais de pouvoir mettre à jour la loi spéciale qui prévoit et réprime
l’infraction d’adultère dans notre pays notamment dans sa qualification et sa
répression. En effet le monde actuel connait une évolution remarquable de la
technologie ; et cela pousse à dire que les appels téléphoniques, les sms, les
réseaux sociaux et autres soient considérés comme les modes de preuve de
l’adultère parce que ces modes vont permettre à l’époux victime de pouvoir
utiliser d’autres moyens pour établir l’infidélité de l’autre époux ; l’apparition
du téléphone et de l’internet est favorable quant à ceux ; nous pensons
également que ces modes ne heurtent pas la loi congolaise et ne troublent pas
l’ordre public congolais. L’autre apport que nous apportons dans cette étude,
c’est l’établissement de l’égalité dans la répression d’adultère par la loi n°16/008
du 15juillet 2016 modifiant et complétant le code de la famille de 1987 qui avant
sa modification réprimait l’adultère de manière discriminatoire à l’égard de la
femme. Ce qui nous pousse à dire que le législateur avait imiter celui de du
décret du 25 juin 1948 que nous considérons comme la loi spéciale de l’adultère
qui réprime l’adultère de la femme très sévèrement par rapport à celui de
l’homme, ce pour cela que nous exigeons sa modification étant donné que le
code de la famille ne parle pas de manière détaillée l’adultère ; pour preuve, ce
code ne définit pas l’adultère moins encore de la qualification de cette infraction
et autres.
Monsieur le Président du jury, chers membres je reste à votre disposition pour
toute question ou éclaircissement
Je vous remercie de votre attention.
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CHOIX DU SUJET
D'emblée, signalons que ce sujet est le fruit d'une préoccupation issue de l'observation. Son
choix a été motivé par le souci d'attirer l'attention de l'opinion de cette infraction que d'aucun
n'arrive pas à dénoncer ; certains la considère comme un sujet tabou, et pourtant l'adultère
constitue l'arme redoutable de destruction des différents ménages dans la société actuelle.
HYPOTHESES
En réponse aux questions posées dans la problématique, nous allons émettre
certaines hypothèses dont la véracité sera établie ou non tout au long de ce
travail.
Pour sa commission, l’infraction l’adultère nécessite l’existence du
mariage non dissout et de la consommation de l’acte sexuel entre une
personne mariée avec une autre personne que son partenaire. Cette
conception provient de l’article 1er du décret du 25 juin 1948 relatif à la
répression de l’adultère et de la bigamie en cas de mariage de droit civil
ou assimilé, qui qualifie l’adultère, comme étant « l’union sexuelle d’une
personne mariée selon les règles du droit écrit et dont le mariage n’est pas
encore dissout avec une autre personne que son conjoint » 1. Et du
professeur LIKULIA BOLONGO, qui considère l’adultère comme « une
violation de la foi conjugale commise par une personne mariée qui a des
relations intimes ou sexuelles avec une autre personne que son conjoint
»2. A noter que le mariage dont il question, doit être célébrer dans le
1
LIKULIA [Link] pénal spécial zaïrois, 2eme édition, LGDJ, paris, 1985
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respect de la procédure établie par la loi et doit se passer devant l’officier
de l’état civil.
Les causes de l’adultère sont nombreuses, mais par rapport aux enquêtes
que nous avons menées, il s’avère que parmi les raisons qui poussent les
époux à commettre l’adultère, on peut citer la mauvaise communication
dans le ménage ; les déceptions ; l’insatisfaction sexuelle de l’un ou de
l’autre époux, les difficultés conjugales cumulées, le manque d’attention
et de tendresse, tromper sans raison, tromper par vengeance, il y a aussi
les tentations sur internet ainsi que la perte de désir sexuel dans un couple.
D’autres encore commettent l’adultère pour des raisons des chances, des
fétiches, des magies et autres…
2
LUKOO MUSUBAO R. la jurisprudence congolaise en droit pénal, vol1, éd on s'en sortira,
Kinshasa, 2006