Digital Skills en Formation Professionnelle
Digital Skills en Formation Professionnelle
المملكة المغربية
Je dédie ce mémoire à :
Mon cher frère Ahmed, pour son soutien constant et son amour fraternel qui
m'ont encouragée à persévérer.
Mon cher mari Othmane, pour son amour, son encouragement et son soutien
sans faille tout au long de ce parcours.
Et à toutes les personnes que je ne peux citer par manque de place, pour
leur encouragement, leurs conseils ainsi que pour l’intérêt qu’elles ont
porté à la réussite de mes études.
Abréviations :
DS : Digital Skills
IT : Infrastructure Technique
Tableau 7 : Connaissance des Digital Skills par les acteurs de l’OFPPT -------------------- 57
professionnelle : ----------------------------------------------------------------------------------------------- 60
Tableau 11 : Niveau des obstacles spécifiques entravant l’intégration des Digital skills
Tableau 13 : Dégrée d’efficacité dans les stratégies actuellement utilisées pour faciliter
l’intégration des Digital Skills dans les programmes e formation professionnelle : ------ 64
Liste des figures :
Figure 3 : Classement des Soft Skills selon les résultats de la matrice des compétences
numériques ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 31
Figure 10 : Niveau de connaissance des Digital Skills par les acteurs de la formation
professionnelle. ------------------------------------------------------------------------------------------------ 57
Figure 13 : La dimension des défis rencontrés par les acteurs de l’OFPPT pour
La transformation vers une formation professionnelle axée sur les digital skills est devenue
une priorité pour les établissements éducatifs cherchant à former des professionnels
compétents et adaptés aux exigences du monde numérique. L'intégration efficace des digital
skills dans les programmes de formation nécessite une réflexion stratégique et une gestion
appropriée des obstacles rencontrés. Les acteurs de la formation professionnelle qui
parviennent à adapter avec succès leurs méthodes d'enseignement et leurs programmes de
formation aux digital skills peuvent bénéficier d'une amélioration significative de la qualité
de leur enseignement et de la pertinence de leurs diplômes sur le marché du travail.
En effet, les digital skills jouent un rôle central dans l'adaptation des acteurs de la formation
professionnelle aux exigences du monde numérique. Ils offrent des avantages tangibles en
termes d'amélioration de l'employabilité des diplômés, de développement de compétences
recherchées par les employeurs et d'alignement des programmes de formation sur les besoins
du marché du travail. Cependant, cette transition nécessite une gestion appropriée des défis
liés à la résistance au changement, à la conception de programmes de formation pertinents et
à l'intégration efficace des technologies éducatives.
Concepts clés :
In the realm of professional training, the ascendancy of digital skills has underscored the
need for adaptation among key stakeholders. Amidst this landscape, the integration of digital
skills has become imperative to meet the evolving demands of the job market. This
dissertation aims to explore the pivotal role of digital skills in shaping the adaptation of
professional training actors, alongside the requisite adjustment strategies needed to address
this challenge.
The shift towards professional training centered on digital skills has become paramount for
educational institutions striving to equip competent professionals tailored to the digital era's
requirements. Effectively integrating digital skills into training programs necessitates
strategic deliberation and adept management of encountered barriers. Professional training
actors who successfully align their teaching methods and training programs with digital skills
can significantly enhance the quality of instruction and the relevance of their qualifications in
the job market.
Indeed, digital skills play a central role in aligning professional training actors with the
demands of the digital world. They yield tangible benefits in enhancing graduates'
employability, cultivating skills sought by employers, and aligning training programs with
labor market needs. Nonetheless, this transition demands adept management of challenges
related to resistance to change, the design of pertinent training programs, and the effective
integration of educational technologies.
Key Concepts:
Dédicace : .................................................................................................................................. 2
Remerciement : ........................................................................................................................ 3
Abréviations : ........................................................................................................................... 4
Résumé :.................................................................................................................................... 8
Abstract ..................................................................................................................................... 9
Sommaire :.............................................................................................................................. 10
Chapitre I : État des lieux des digital skills dans la formation professionnelle : ............... 6
Webographie : ........................................................................................................................ 82
Bibliographie : ........................................................................................................................ 83
Annexes : ................................................................................................................................. 86
Introduction générale :
Cette étude vise à explorer l'importance des digital skills et des compétences managériales
à l'OFPPT, en mettant l'accent sur les stratégies et les pratiques nécessaires pour relever les
défis actuels et futurs. Dans cette introduction, nous aborderons les principaux points qui
seront explorés dans cette recherche :
1
travers des périodes de changement. Les gestionnaires de l'OFPPT doivent posséder un
leadership visionnaire, une capacité à prendre des décisions stratégiques et une aptitude à
mobiliser les ressources pour répondre aux défis posés par les évolutions technologiques et
les changements du marché du travail.
Défis et opportunités pour l'OFPPT : L'OFPPT est confronté à plusieurs défis, notamment la
nécessité de moderniser ses infrastructures et ses méthodes d'enseignement, de former son
personnel aux digital skills et de s'aligner sur les besoins du marché du travail. Cependant,
ces défis offrent également des opportunités pour renforcer la qualité et la pertinence de la
formation professionnelle dispensée par l'OFPPT.
En résumé, cette étude examinera de manière approfondie l'importance des digital skills
et des compétences managériales à l'OFPPT, en mettant en lumière les défis, les
opportunités et les meilleures pratiques pour assurer le succès continu de cette institution
dans un environnement en constante évolution.
Dans le contexte de l'adaptation aux évolutions technologiques et aux digital skills, l'OFPPT
est confronté à des défis complexes et multidimensionnels. Afin d'explorer ces enjeux de
manière approfondie, nous posons la problématique suivante :
1. Objectifs de la recherche :
2- Identifier les défis spécifiques auxquels font face les managers de l'OFPPT dans ce
contexte.
2
2. Méthodologie de la recherche :
La première partie se consiste à élaborer une revue littérature afin d’explorer les
travaux de recherche antérieurs et cadrer notre problématique. A cet effet, on se
basera sur une approche systémique qui repose sur la construction d’un corpus
conceptuel autour de la problématique ainsi que le choix des concepts qui
constitueront les variables de la recherche qui se présente sous la forme de l'objet
de la première partie.
La deuxième partie est empirique ont va la réaliser on se basant sur la distribution
du questionnaire élaboré aux acteurs de l’OFPPT afin de collecter les données
nécessaires pour réaliser notre projet.
Dans un contexte où les compétences numériques sont essentielles pour la compétitivité sur
le marché du travail, les acteurs de la formation professionnelle, l'OFPPT, doivent s'adapter
aux exigences de l'environnement numérique. Notre recherche explore comment ces
compétences influencent positivement le fonctionnement des organisations éducatives, en
améliorant les processus administratifs et l'engagement des apprenants. L'objectif est
d'évaluer les compétences managériales actuelles en digital skills à l'OFPPT, d'identifier les
défis spécifiques et de formuler des stratégies d'ajustement pour une intégration réussie du
numérique dans la formation professionnelle.
Pour notre projet de fin d'études sur les "Digital Skills : Adaptation des Acteurs de la
Formation Professionnelle et Stratégies d'Ajustement", nous utiliserons principalement le
mode de raisonnement : déductif.
3
• Raisonnement Déductif
Nous utiliserons un raisonnement déductif pour tester des hypothèses spécifiques sur
l'impact des compétences numériques. Par exemple, nous poserons l'hypothèse que
l'intégration des digital skills améliore l'efficacité des formations professionnelles et
confronterons cette hypothèse à des données empiriques collectées. Nous élaborerons des
modèles théoriques sur la manière dont les compétences numériques peuvent transformer les
processus éducatifs et évaluerons leur pertinence par rapport aux réalités observées.
• Approche de l'Étude :
Pour notre projet de fin d'études sur "Les Digital Skills : Adaptation des Acteurs de la
Formation Professionnelle et Stratégies d'Ajustement", nous avons adopté une approche
d’enquête par questionnaire, en utilisant un questionnaire élaboré et diffusé aux acteurs de la
formation professionnelle.
Évaluer les défis et obstacles rencontrés dans l'intégration des digital skills.
Recueillir des perceptions et des attentes concernant les stratégies d'ajustement nécessaires
pour une meilleure adaptation.
4
• Analyse des Résultats :
Les réponses recueillies vont être analysées pour dégager des tendances générales et des
insights spécifiques sur les points suivants :
5
Chapitre I : État des lieux des digital
skills dans la formation
professionnelle :
6
Introduction du chapitre :
Nous analyserons comment l’évolution rapide de ces technologies a crée de nouveau besoin
en compétences numériques, à la fois pour les apprenants dans leurs parcours de formation et
pour les formateurs dans leur rôle d’enseignement. De plus, nous examinerons les initiatives
de l’OFPPT visant à intégrer les outils numériques dans ses programmes de formation, afin
de mieux préparer les apprenants à réussir dans un environnement professionnel de plus en
plus numériser, tout en fournissant aux formateurs les ressources et les formations nécessaires
pour utiliser efficacement ces outils dans leur enseignement.
Dans la deuxième section, « Défis et lacunes actuelles dans l’adaptation des acteurs de
formation professionnelle », nous aborderons les obstacles spécifiques auxquels sont
confrontés les apprenants et les formateurs dans cette transition vers une formation plus
numérique.
Nous examinerons les défis liés à l’acquisition de compétences numériques pour les
apprenants, tels que l’accès aux technologies, la maitrise des outils numériques et l’adaptation
aux nouvelles méthodes d’apprentissage.
De même, nous analyserons les défis auxquels sont confrontés les formateurs dans leur
intégration des outils numériques dans leur enseignement, y compris la nécessité de
développer de nouvelles compétences et méthodes pédagogiques, ainsi que les obstacles
institutionnels et culturels à surmonter.
7
Enfin, nous identifierons les lacunes persistantes dans la préparation des apprenants aux
exigences du marché du travail numérique, en mettant en évidence les domaines où des
améliorations sont nécessaires pour garantir une transition réussie vers une formation
professionnelle plus adaptée aux réalités numériques.
En combinant ces deux sections, nous visons à fournir une vision sur l’état actuel des
compétences numériques chez les jeunes et les formateurs de l’OFPPT, tout en identifiant les
défis et les opportunités pour une adaptation réussie à un environnement de plus en plus
numérique.
Les compétences numériques peuvent être divisées en plusieurs catégories, telles que :
Compétences de base en informatique : maîtrise des logiciels de base tels que les
traitements de texte, les tableurs et les présentations, ainsi que la connaissance des principes
de base du fonctionnement des ordinateurs.
8
personnelles et professionnelles, ainsi que pour se prémunir contre les menaces en ligne telles
que les virus et les attaques de phishing.
Les compétences numériques sont devenues de plus en plus importantes dans le contexte
professionnel, où la numérisation croissante des processus et des tâches nécessite que les
travailleurs possèdent un niveau de compétence adéquat pour réussir dans leurs rôles. De
même, les compétences numériques sont devenues essentielles dans la vie quotidienne, où
l'utilisation des technologies numériques est devenue omniprésente dans divers aspects de la
vie moderne. En conséquence, le développement et l'acquisition des compétences numériques
sont devenus des priorités dans l'éducation et la formation, ainsi que dans le développement
professionnel continu.
Les chercheurs québécois proposent deux idées qui permettent de produire une définition plus
complète et représentative du concept multidimensionnel des compétences numériques. Selon
eux :
9
cognitive — doivent être évaluées en fonction du contexte organisationnel dans
lequel les personnes font l’apprentissage des TIC et les utilisent.
Les compétences numériques sont es cours d'informatique de base couvrent les usages les
plus courants d'un ordinateur, y compris la majorité ou la totalité des éléments suivants:
comprendre les notions de base de la manipulation informatique; gestion de fichiers
informatiques, traitement de texte, utilisation de feuilles de calcul et de bases de données;
créer des présentations; recherche d'informations et communication à l'aide d'ordinateurs; et
être conscient des implications sociales et éthiques de l'utilisation d'Internet.
b) La formation Professionnelle :
Il existe diverses définitions de la formation professionnelle, chacune d'elles essayant au
mieux de nous éclaircir sur ce concept. Nous retiendrons cependant, celles qui intègrent la
relation entre l'entreprise et l'employeur, tout en mettant en exergue l'acquisition des
connaissances et la poursuite d'un certain nombre d'objectifs.
10
Jean-Marie PERRETI
« La formation est l'action de se doter de moyens pour permettre l'acquisition de savoir par
une personne ou un groupe, dans une perspective contractuelle, en lien avec un contexte
donné en vue d'atteindre un objectif. »
Thierry Ardouin
Alain Meignant
Du début du XX ème siècle jusqu'à la fin des années 1950 : Comme toutes les autres
principales activités de la gestion, c'est après la deuxième guerre mondiale que la formation
(Training Withing Industrie. TWI) apparait aux pays européens, toutefois. Jusqu'à la fin de la
décennie 1950, un individu pouvait envisager de faire carrière avec ce qu'il avait acquis à
l'école ou comme apprenti avec son entrée définitive sur le marché du travail.
Les années 60 : L’accélération de l'innovation technologique dès le début des années 1960 a
créé des difficultés d'adaptation dans les organisations, cette accélération a changé l'état des
rapports de force, car elle a vite dépassé les compétences des salariés. Former les salariés se
révéla être pour l'organisation la seule façon de faire face au changement technologique. Les
années 1960 représentent une époque de réflexion pour tous les agents économiques des pays
industrialisés.
11
La décennie 1970-1980 : La décennie a servi à consolider la nécessité de la formation
professionnelle dans la plupart des pays industriels. Les salariés étudient de diverses façons
(par exemple en offrant des cours par correspondance). Dans les organisations de grandes
tailles, les salariés ont eu des possibilités des programmes spécifiques de formation
permanente, permettant ainsi à certains d'entre eux d'obtenir des promotions.
Dès les débuts de la décennie 1980, d'énormes bouleversements ont affecté le milieu de
travail, le déséquilibre entre l'offre et la demande de la main-d’œuvre, s'est trouvé
considérablement augmenté depuis ce temps. On peut affirmer que la qualité du savoir et du
savoir-faire d'un individu se croit à un rythme sérieux d'année en amène pour la majorité
profession exercée.
Aujourd'hui : A présent, tous les agents économiques voient dans la formation un espoir,
celui que chaque salarié diversifie ses compétences afin de s'adapter aux changements de son
environnement et à l'évolution technologique précisément.
Le contexte des compétences numériques dans la formation professionnelle est marqué par
l'évolution rapide des technologies de l'information et de la communication (TIC) et leur
impact sur le marché du travail. Dans un monde de plus en plus numérisé, les compétences
numériques sont devenues indispensables pour réussir dans de nombreux métiers et secteurs
d'activité. Les entreprises recherchent activement des travailleurs capables de s'adapter aux
nouvelles technologies et de tirer parti des outils numériques pour améliorer leur productivité
et leur efficacité.
12
Les compétences numériques enseignées dans le cadre de la formation professionnelle
peuvent inclure l'utilisation de logiciels spécialisés, la navigation sur Internet, la
communication en ligne, la sécurité informatique, la création de contenu numérique et le
développement de compétences en programmation et en codage. Les apprenants doivent
également être sensibilisés aux enjeux éthiques et légaux liés à l'utilisation des technologies
numériques.
13
Réduction du fossé numérique : Alors que de nombreuses industries adoptent de plus
en plus les technologies numériques, il existe un risque de creuser le fossé entre ceux qui
maîtrisent les outils numériques et ceux qui ne le font pas. Il est donc crucial que la
formation professionnelle aborde ce problème en fournissant à tous les apprenants les
compétences numériques de base nécessaires pour réussir dans un environnement de plus
en plus numérique.
14
Section2 : Défis et lacunes actuelles dans l’adaptation des acteurs
de la formation professionnelle :
Durant cette partie, nous explorons les obstacles que la formation professionnelle fait face
en intégrant les Digitals Skills dans les programmes de cette dernière :
L'un des principaux défis auxquels sont confrontés les établissements de formation
professionnelle est le manque d'accès à des équipements informatiques suffisants. Dans de
nombreuses régions, en particulier dans les zones rurales ou défavorisées, les écoles et les
centres de formation manquent d'ordinateurs, de tablettes ou d'autres dispositifs nécessaires
pour permettre aux apprenants d'acquérir et de pratiquer des compétences numériques. Cette
pénurie d'équipements limite considérablement la capacité des établissements à dispenser une
formation numérique de qualité et crée un fossé numérique entre les apprenants qui ont accès
aux technologies et ceux qui n'en ont pas.
15
En outre, l'accès à Internet haut débit est un autre obstacle majeur dans de nombreuses
régions. Sans une connexion Internet fiable et rapide, les apprenants et les formateurs peuvent
rencontrer des difficultés pour accéder aux ressources en ligne, participer à des cours en ligne
ou télécharger des logiciels et des contenus numériques essentiels à leur formation. Cette
lacune en matière d'infrastructure limite les opportunités d'apprentissage numérique et
entrave la capacité des établissements à offrir une formation moderne et pertinente.
Sont des éléments essentiels pour garantir une intégration réussie des compétences
numériques dans les programmes de formation professionnelle. Cependant, cette dimension
comporte également son lot de défis, nécessitant une analyse approfondie pour identifier les
meilleures stratégies d'adaptation.
L'un des principaux défis est le besoin de programmes de formation continue axés
spécifiquement sur les compétences numériques pour les formateurs. Nombreux sont ceux
parmi eux qui ont été formés dans un contexte où les technologies numériques n'étaient pas
aussi omniprésentes qu'aujourd'hui. Par conséquent, ils peuvent manquer de compétences
numériques essentielles pour enseigner efficacement ces compétences à leurs apprenants. Les
programmes de formation continue doivent donc être conçus pour combler ces lacunes en
fournissant aux formateurs une formation pratique sur l'utilisation des outils numériques
pertinents pour leur domaine d'enseignement.
De plus, il est également crucial de renforcer les compétences pédagogiques des formateurs
dans le domaine numérique. En effet, l'enseignement des compétences numériques exige
16
souvent des approches pédagogiques différentes de celles utilisées pour d'autres sujets. Les
formateurs doivent être en mesure de concevoir des activités d'apprentissage interactives et
engageantes, d'évaluer efficacement les progrès des apprenants dans l'acquisition de
compétences numériques et de fournir un soutien personnalisé lorsque cela est nécessaire.
Cela nécessite un développement professionnel continu axé sur l'amélioration des
compétences pédagogiques spécifiques au contexte numérique.
17
travail (OFPPT)57. « Ces projets ont pour objectif d’offrir une formation de qualité selon de
nouveaux critère matériels et pédagogiques qui garantissent une certaine, convergence entre
la formation dispensée et les besoins réels du marché du travail et contribuent à la promotion
de l’image de la formation professionnelle comme levier de développement, d’emploi et
d’inclusion sociale ».
En février 2020, le Roi Mohammed VI a lancé les travaux de construction de la Cité des
Métiers et des Compétences dans la région Souss-Massa. Il s’agit d’une offre diversifiée,
orientée vers les nouveaux métiers, qui comprend 60% de nouveaux secteurs et 40% de
secteurs restructurés. Les principaux métiers sélectionnés concernent les secteurs de
l’industrie (21 branches/760 stagiaires par an), du numérique et de l’offshoring (12
branches/520 stagiaires par an), de la gestion & du commerce (5 branches/240 stagiaires par
an), du tourisme et de l’hôtellerie (10 branches/515 stagiaires par an), et de la construction (5
branches/180 stagiaires par an). Les secteurs de la santé (7 branches/260 stagiaires), de
l’agriculture (7 branches/145 stagiaires par an), de la pêche (7 branches/220 stagiaires par
an), de l’agro-industrie (10 branches/420 stagiaires par an) et de l’artisanat (4 branches/160
stagiaires par an) sont également couverts. En septembre 2020, l’Office a lancé les travaux de
construction de sa 5e cité à Laâyoune. Toutes les cités qui ont entamé les travaux de
construction sont prévues pour le début de l’année de formation 2021-2022. L’accord entre
l’OFPPT et la société Orange est un autre exemple de partenariat public-privé. L’objectif est
d’élaborer un programme de formation professionnelle autour de l’installation et la
maintenance du réseau en fibre optique nécessaire pour connecter un million de foyers au
réseau sur une période de quatre ans58. Au moment de la signature, en avril 2019, le Maroc
ne comptait que 400 techniciens et 50 ingénieurs spécialisés dans les réseaux de fibre optique
pour un marché qui aurait besoin de 2.500 créations d’emplois par an pendant les cinq
prochaines années59.
Stratégie numérique basée sur les outils web, la téléphonie et les médias numériques.
Un portail Internet propose divers services liés à l’intermédiation sur le marché du travail,
notamment l’enregistrement des demandeurs d’emploi et des offres d’emploi, ainsi que des
pages personnalisées pour les employeurs et les demandeurs d’emploi. Les sites web
18
fournissent des informations générales sur le marché du travail et des informations plus
spécifiques pour le travailleur indépendant et sur les possibilités offertes aux demandeurs
d’emploi d’améliorer leur employabilité.
Principales initiatives :
Malgré de nombreuses initiatives visant à intégrer les compétences numériques dans les
écoles et des institutions de la formation professionnelle, de nombreuses études ont montré
que l’appropriation par les élèves et les stagiaires reste très limitée62. Des obstacles
structurels ont été identifiés dans la nature du système éducatif marocain, la stratégie et la
mise en œuvre des programmes de TIC ainsi que les compétences et le développement
professionnel des enseignants. Bien que l’infrastructure soit l’un des obstacles, elle peut être
plus facilement surmontée que la barrière culturelle liée aux évolutions des rôles des
étudiants et enseignants.
19
Tableau 1 : Les différentes visions de l’adaptation des compétences numériques dans le système de
formation et d’éducation au Maroc
Source : Compétences numériques chez les futurs enseignants marocains en formation initiale : enjeux
épistémologiques , Mourad BENALI, Toufik AZZIMANI et Mehdi KADDOURI
20
Conclusion du chapitre :
En conclusion de ce chapitre sur l'état des lieux des compétences numériques dans la
formation professionnelle, nous avons mis en évidence les transformations significatives
induites par la numérisation dans ce secteur.
Dans la deuxième section, nous avons exploré les défis et les lacunes actuelles dans
l'adaptation des acteurs de la formation professionnelle aux compétences numériques. Nous
avons identifié les principaux défis rencontrés par les établissements de formation
professionnelle, tels que le manque de ressources, la résistance au changement, et les
insuffisances en termes de formation des formateurs. En outre, nous avons examiné comment
les programmes de formation professionnelle doivent s'adapter pour intégrer efficacement les
compétences numériques, en mettant en lumière la nécessité de moderniser les curricula et
d'adopter des approches pédagogiques innovantes.
Ainsi, ce chapitre a permis de dresser un état des lieux détaillé des compétences
numériques dans la formation professionnelle, en soulignant à la fois leur importance
croissante et les obstacles à surmonter pour une intégration réussie. Les concepts et analyses
présentés fournissent une base solide pour les chapitres suivants, où nous approfondirons les
stratégies et les solutions pour améliorer l'intégration des compétences numériques dans les
programmes de formation professionnelle.
21
En conclusion, les compétences numériques sont devenues incontournables dans un
monde de plus en plus connecté et numérisé. Les acteurs de la formation professionnelle
doivent s'adapter à ces nouvelles réalités et développer les compétences nécessaires pour tirer
parti des opportunités offertes par la numérisation. Cela implique d'adopter une approche
stratégique, de former les formateurs et les apprenants aux compétences numériques
nécessaires, et de promouvoir une culture de collaboration, d'innovation et d'adaptabilité.
22
Chapitre II : Stratégies d'ajustement pour
une meilleure adaptation aux compétences
numériques
23
Introduction au chapitre :
Dans un monde en constante évolution, caractérisé par des avancées technologiques rapides,
l'adaptation des programmes de formation professionnelle aux compétences numériques est
devenue un impératif pour assurer la pertinence et la compétitivité des apprenants sur le
marché du travail. Cette nécessité a été largement reconnue par les chercheurs et les
praticiens de l'éducation au cours des dernières décennies, avec un intérêt croissant pour
l'intégration des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans
l'enseignement et l'apprentissage.
Depuis les années 2000, avec la montée en puissance de l'Internet et l'avènement des médias
sociaux, les discussions sur l'importance des compétences numériques dans l'éducation ont
gagné en traction. Des auteurs comme Prensky (2001) ont popularisé le terme de "natifs du
numérique", soulignant la nécessité d'adapter les méthodes d'enseignement pour répondre aux
besoins des apprenants qui ont grandi dans un environnement numérique.
Au fil du temps, des études ont mis en évidence les lacunes dans l'adaptation des
programmes de formation professionnelle aux compétences numériques, soulignant des défis
tels que le manque de formation des formateurs (Bingimlas, 2009), le manque de contenu
pertinent (Bates, 2019), et les infrastructures technologiques insuffisantes (Guri-Rosenblit,
2017).
Face à ces défis, des efforts ont été déployés pour élaborer des stratégies d'ajustement visant
à améliorer l'intégration des compétences numériques dans l'éducation. Des initiatives telles
que le développement de programmes de formation continue pour les formateurs,
l'élaboration de contenu de cours numériques interactifs et l'investissement dans des
infrastructures technologiques de pointe ont été proposées comme des moyens de surmonter
ces obstacles et d'améliorer l'adaptation des programmes de formation professionnelle aux
exigences du monde numérique.
24
Dans ce chapitre, nous explorerons en détail ces stratégies d'ajustement, en examinant leurs
avantages, leurs limites et leur applicabilité dans différents contextes éducatifs. En analysant
les travaux de recherche existants et les meilleures pratiques en matière d'intégration des
compétences numériques, nous pourrons mieux comprendre comment les établissements de
formation peuvent relever le défi de l'adaptation aux compétences numériques et préparer
efficacement les apprenants à réussir dans un monde du travail en constante évolution.
25
Section1 : Les approches pédagogiques innovantes pour
l'enseignement des compétences numériques :
Au cours des dernières décennies, des chercheurs et des éducateurs ont exploré de nouvelles
méthodes d'enseignement visant à maximiser l'efficacité de l'acquisition des compétences
numériques. Ces approches vont au-delà des méthodes d'enseignement traditionnelles pour
exploiter le plein potentiel des outils numériques et favoriser un apprentissage interactif,
collaboratif et centré sur l'apprenant.
L’approche par projet est une méthode de pédagogie active qui mobilise l’étudiant dans la
construction de ses apprentissages par la réalisation de projets, le plus souvent en groupe,
sous la supervision d’un ou plusieurs enseignants. Elle s’inscrit dans une perspective
socioconstructiviste et constitue un moyen d’appréhender la complexité du monde
professionnel.
Cette approche met l'accent sur l'apprentissage pratique en encourageant les apprenants à
travailler sur des projets concrets liés aux compétences numériques. Par exemple, les
apprenants pourraient être chargés de concevoir et de développer un site web, de créer une
application mobile ou de réaliser une campagne de marketing numérique. Cela leur permet
d'acquérir des compétences pratiques tout en travaillant sur des projets réels.
26
Figure 1 : Processus de l’approche par projet :
L'apprentissage hybride
L’apprentissage Hybride est également connu sous le nom d'apprentissage mixte ou «
blended learning » en anglais. Il peut se dérouler dans des salles de classe et dans des
environnements professionnels.
Exemple :
27
OFPPT ACADEMY est une plateforme à caractère global qui regroupe des contenus de
formation de tous les secteurs d’activité et répond d’une manière permanente aux besoins du
marché et aux attentes des entreprises avec comme force l’adaptation aux nouvelles situations
économiques nationales et internationales (le cas du covid).
Source : [Link]
28
Pédagogie inversée (flipped classroom) :
Dans un modèle de classe inversée, les apprenants étudient le contenu du cours à domicile à
l'aide de ressources en ligne, puis utilisent le temps en classe pour des activités pratiques et
collaboratives. Cela permet aux enseignants de consacrer plus de temps à des discussions en
profondeur, à des projets pratiques et à des activités de résolution de problèmes liés aux
compétences numériques.
La classe inversée vise à inverser les étapes d’enseignement, afin de donner le rôle actif à
l’étudiant. Ce qui était traditionnellement fait en classe est fait à la maison et vice versa. La
classe inversée comprend donc aussi deux étapes :
En classe : De retour en classe, l’enseignant propose des activités, des projets de groupe et
des échanges permettant de développer des compétences basées sur le contenu étudié à la
maison. Ces exercices ont pour but de mettre en pratique l’apprentissage et de vérifier la
compréhension. Ils doivent permettre aux étudiants d’interagir entre eux, de s’aider
mutuellement, de communiquer. Tout le travail de compréhension, c’est-à-dire
l’apprentissage actif, est fait en classe, en présence et avec l’aide de l’enseignant.
Dans la classe inversée, l’enseignant joue un rôle de guide et de facilitateur, non pas celui de
« guru du savoir » qui transfère de l’information
29
Section 2 : L’importance des compétences non techniques
sur le marché du travail numérique :
Complétant les compétences générales, les « soft skills » font référence à une combinaison
de traits de personnalité et d’attributs sociaux qui permettent à une personne de réussir dans
un rôle professionnel, de communiquer avec les autres et d’atteindre ses objectifs personnels.
Selon les recruteurs et les opérateurs dans les TIC, la seule possession de compétences
techniques numériques ne suffit plus sur le marché du travail actuel. En fait, les compétences
non techniques sont désormais des compétences spécialisées « hard skills », tant pour les
diplômés que pour les professionnels des TIC. Des attributs personnels tels que la capacité à
communiquer, à gérer un projet et à interagir correctement au sein de binômes ou de la
hiérarchie, ainsi que l’esprit de résolution de problèmes, l’esprit d’équipe, l’attitude
proactive, l’organisation, le sens des affaires et les compétences de présentation sont tout
aussi nécessaires pour réussir dans le domaine des TIC.
Le « sens des affaires » peut donc être défini comme une combinaison de compétences telles
que la gestion, le droit, la comptabilité, la finance et l’économie, le marketing, l’esprit
d’entreprise ou la gestion des ressources humaines, nécessaires pour diriger une entreprise
avec succès, traiter des questions commerciales clés et être capable d’atteindre les objectifs
de l’organisation.
Notre enquête sur les talents numériques révèle ainsi que le manque de sens des affaires est
l’une des principales raisons pour lesquelles les étudiants et les diplômés en numérique ne se
lancent pas dans la création d’entreprises. De plus, selon 28 % des DRH, les compétences en
matière de sens commercial doivent être renforcées dans les programmes universitaires.
30
programmes en prenant en considération la classification mondiale intitulée « International
Standard Classification of Education (ISCED) ». La première étape s’est concentrée sur
l’identification des 11 compétences non techniques les plus pertinentes, suivie d’une analyse
croisée des données brutes de la matrice avec les résultats des enquêtes CATI et en ligne.
Cette approche a permis d’obtenir une vue d’ensemble détaillée de la perception et des
attentes des DRH et des employés en matière de compétences non techniques.
Figure 3 : Classement des Soft Skills selon les résultats de la matrice des compétences
numériques
31
Intégration des Compétences Numériques et de la Responsabilité
Sociétale dans la Formation Professionnelle à l'OFPPT
Sensibilisation à la RSO et aux digital skills : L'OFPPT organise des formations et des
séminaires pour sensibiliser les formateurs et le personnel à l'importance de la RSO et des
compétences numériques. Ces sessions couvrent des sujets tels que l'éthique numérique,
l'inclusion numérique et l'impact environnemental des technologies.
Intégration de la RSO dans les curricula : Les programmes de formation incluent désormais
des modules sur la responsabilité sociétale, abordant des thèmes comme le développement
durable, la gestion éthique des technologies et l'impact social des innovations numériques.
Approche interdisciplinaire : Les compétences numériques sont enseignées en lien avec des
concepts de RSO, permettant aux apprenants de comprendre comment utiliser les
technologies de manière responsable et bénéfique pour la société.
3. Infrastructures Technologiques
32
Accessibilité et inclusion : Développement de plateformes d'apprentissage en ligne
accessibles à tous, y compris aux personnes en situation de handicap, afin de promouvoir une
éducation inclusive.
Compétences non techniques : Inclusion de modules sur les compétences non techniques (soft
skills) essentielles pour le RSO, telles que la communication éthique, la gestion de projet
durable et le leadership responsable.
6. Suivi et Évaluation
33
Communautés de pratique : Création de communautés de pratique où les formateurs, les
apprenants et les partenaires peuvent partager leurs expériences et leurs meilleures pratiques
en matière de RSO et de compétences numériques.
34
Conclusion du chapitre :
En conclusion de ce deuxième chapitre sur les stratégies d'ajustement pour une meilleure
adaptation aux compétences numériques, nous avons exploré diverses approches pour
optimiser l'enseignement et la formation dans un contexte de numérisation croissante.
Dans la première section, nous avons examiné les approches pédagogiques innovantes pour
l'enseignement des compétences numériques. Nous avons mis en avant l'apprentissage
hybride, qui combine les avantages de l'enseignement en présentiel et à distance, offrant ainsi
une flexibilité et une accessibilité accrues. L'apprentissage par projet a été identifié comme
une méthode efficace pour permettre aux apprenants d'acquérir des compétences pratiques et
de résoudre des problèmes réels, favorisant ainsi l'engagement et la motivation. Enfin, la
pédagogie inversée a été discutée comme une technique permettant de maximiser le temps en
classe pour des activités interactives et de laisser les apprenants gérer l'acquisition de
connaissances de base de manière autonome.
35
En conclusion, l'adaptation aux compétences numériques requiert une combinaison de
techniques d'enseignement innovantes et le développement de compétences non-techniques
essentielles. Les acteurs de la formation professionnelle doivent intégrer ces stratégies et
compétences dans leurs programmes pour préparer efficacement les apprenants aux défis et
opportunités du marché du travail numérique. Cela implique de continuer à innover dans les
approches pédagogiques et de valoriser les compétences interpersonnelles et cognitives pour
garantir une préparation complète et équilibrée des futurs professionnels.
36
Chapitre III : méthodologie de recherche
37
Section 1 : Méthodologie de recherche :
1. Eléments de la problématique :
Dans ce contexte, notre recherche vise à explorer les liens entre l'adaptation des acteurs de la
formation professionnelle aux compétences numériques et le fonctionnement global des
organisations éducatives. En identifiant ces liens et en comprenant comment les compétences
numériques peuvent influencer positivement le fonctionnement organisationnel, nous
pourrons formuler des stratégies d'ajustement efficaces pour garantir une intégration réussie
du numérique dans la formation professionnelle.
38
Nos objectifs de recherche est d’:
2- Identifier les défis spécifiques auxquels font face les managers de l'OFPPT dans ce
contexte.
39
Le positionnement épistémologique
Définition de l’épistémologie
« L'épistémologie a pour objet l'étude des sciences. Elle s'interroge sur ce qu'est la science
en discutant de la nature, de la méthode et de la valeur de la connaissance ». (Perret &
Séville, 2003) L’épistémologie c’est « l’étude critique de la connaissance, de ses fondements,
de ses principes, de ses méthodes, de ses conclusions et des conditions d’admissibilité de
ses propositions ». (Legendre, 1993, p549)89. D’une manière générale, l’épistémologie
permet au chercheur d’apporter des réponses à ces questions : « qu’est que la connaissance
? Comment est-elle constituée ou engendrée ? Et comment apprécier sa valeur ou sa
validité ? » (Le Moigne, 1995, p4).
L’épistémologie est traversée dans chaque champ scientifique par des paradigmes
différents. Le paradigme est l’ensemble des croyances partagées par des communautés de
chercheurs sur ce qu’est la connaissance (Baumard, Ibert, 1999). Girod-Séville et Perret
(1999) identifient trois paradigmes épistémologiques en sciences de gestion, à savoir : le
positivisme, l’interprétativisme et le constructivisme.
Le positivisme :
40
Le positivisme trouve ses racines dans les travaux de Comte (1798-1857). Il est souvent
présenté comme le paradigme le plus dominant en sciences de l’organisation. C’est un
courant classique de la recherche qui vérifie la réalité préétablie en recherchant des liens de
causalité entre des faits. Le positivisme est un « courant épistémologique érige le réalisme,
ainsi que la recherche du vrai par l’étude de faits au moyen de méthodes qui visent à situer
le chercheur en position d’extériorité par rapport à l’objet de son étude, de manière à
assurer son objectivité et sa neutralité, en pierres angulaires de la démarche scientifique,
contestant ainsi la place des connaissances a priori dans le processus scientifique » (Gavard-
Perret et al, 2008)
Hypothèse 1 :
Le positivisme se base sur l’hypothèse dite ontologique, selon laquelle la réalité a une
existence en soi. Elle possède donc une essence propre et est gouvernée par des lois
immuables et quasi invariables (Perret et Séville, 2003). Il existe donc, pour les positivistes,
un réel objectif, unique, connaissable (l’objectif des positivistes étant d’identifier les causes
des observations effectuées), et le chercheur sera capable non seulement de l’étudier et de le
cerner, mais aussi de le connaître en toute neutralité, puisque ce réel est indépendant de lui.
Toutefois, le seul réel considéré par les positivistes est le réel observable, et on est donc dans
une ontologie réaliste empirique uniquement. Dans cette perspective paradigmatique, la vérité
repose sur l’isomorphisme des énoncés établis par le chercheur avec le réel. Elle est obtenue
par l’observation.
Hypothèse 2
Selon cette hypothèse, qu’il existe une certaine forme de détermination interne propre au réel
existentiel. Ainsi que l’avait déjà précisé Comte : il convient de « substituer partout, à
l’inaccessible détermination des causes proprement dites, la simple recherche des lois, c’est-à
dire des relations constantes entre les phénomènes observés » (August Comte, 2000). C’est
pourquoi cette hypothèse est dite une hypothèse de détermination naturelle. Une démarche
scientifique positiviste permet, en observant les faits de manière empirique, d’établir des lois
invariables décrivant des relations immuables entre des faits observables et mesurables
scientifiquement. Pour les positivistes. Il ne s’agit donc pas de rechercher les causes
profondes (le « pourquoi »), mais uniquement les lois des phénomènes (le « comment »).
Le chercheur peut donc chercher à connaître cette réalité extérieure à lui, puisqu’il y a
indépendance entre l’objet (la réalité) et le sujet qui l’observe ou l’expérimente. Ce
41
paradigme, propose trois critères de validité du modèle de chercheur, à savoir la vérifiabilité,
la confirmabilité, et enfin la réfutabilité (Anne, Choix méthodologiques en Sciences de
gestion : pourquoi tant de chiffres ? 2010). Le premier critère nécessite de pouvoir vérifier
empiriquement la proposition faite, la confirmabilité vise à pouvoir affirmer qu’une
proposition est vraie universellement, mais qu’elle est probable, alors que le troisième
signifie que si l’on ne peut jamais affirmer qu’une théorie est vraie, on peut affirmer l’inverse
Hypothèse 3
Selon cette hypothèse le chercheur doit se placer en position d’extériorité par rapport au
phénomène étudié (l’épistémologie objectiviste dualiste). Il le peut puisque l’observateur et
l’objet étudié sont supposés être deux entités clairement séparables dans le processus de
connaissance. Il doit alors prendre des précautions pour rester détaché et distant de son objet
d’étude (un état fréquemment appelé dualisme objet-sujet). Faisant preuve d’objectivité, de
neutralité et travaillant dans des conditions contrôlées (en particulier par observation et
expérimentation), le chercheur est en mesure d’exclure toute considération de valeur
susceptible de l’influencer. De même, le postulat d’indépendance entre l’observateur et son
objet d’étude permet de considérer que, sous certaines conditions, le chercheur n’influence
pas l’objet étudié.
Le constructivisme
Le courant constructivisme défend l'idée selon laquelle l'individu est tout à fait central dans la
construction du réel. Selon ce paradigme, la réalité est relative, puisque de multiples réalités
sociales différentes existent, que nous pouvons remettre en cause par la suite, tout en étant en
mesure d’en expliquer les différentes interprétations.
42
• Hypothèse téléologique : Non seulement le comportement cognitif du sujet
connaissant s’interprète plus volontiers en termes de causes finales qu’en termes de causes
efficientes mais surtout la détermination et la transformation de ces finalités semblent très
souvent devoir être interprétées en termes endogènes, auto produite par le sujet lui-même.
Pour (Piaget, 1967), la connaissance est un processus de construction de connaissances avant
d’être un résultat, et l’esprit humain, dans son activité cognitive, ne sépare pas aisément le
connu et le connaissant. Dans son livre l’intelligence chez l’enfant, Piaget disait que
l’intelligence organise le monde en s’organisant. La conception de la connaissance que
proposent les épistémologies constructivistes est une conception que l’on caractérise par
l’hypothèse de faisabilité cognitive (raisonnabilité).
L’interprétativisme :
L’interprétation est « une attribution de sens, le sens étant à son tour un contexte de
compréhension, celle-ci venant à l’existence lorsque des liens entre les choses ou les
événements deviennent visibles et/ou familiers, et/ou prévisibles, et/ou logiques, et/ou
plausibles, et/ou fonctionnels ». (Paillé, 2006) Pour le paradigme interprétativiste, les
données sont des interprétations de la réalité qui peut être considérée comme objective ou
subjective. En fait, le chercheur doit aboutir à des représentations de la réalité soit à travers
les représentations des acteurs ou par sa propre interprétation des données la plus proche
possible de la façon dont les acteurs perçoivent eux-mêmes la réalité. Ainsi, les phénomènes
sociaux sont interprétés d’une manière différente par chacun des acteurs (y compris par le
chercheur lui-même (Lincoln & Guba, 1985).
Dans l’interprétativisme, le chercheur tente à comprendre la réalité, ceci par le biais des
interprétations effectuées avec les acteurs. Dans une approche subjective, le chercheur devra
considérer les intentions des acteurs, leurs attentes, leurs motivations, leurs raisons ou encore
leurs croyances, qui porteront donc davantage sur les pratiques que sur les faits. Pour les
interprétativistes, la réalité n’est pas indépendante de l’observateur et des sujets eux-mêmes
qui constituent cette réalité. (Avenier Marie- José & Gravard-Perret Marie laure, 2012)
43
La question de la subjectivité de la connaissance reste très abordée par les recherches
interprétativistes. Selon (Miles & Huberman, 1991), le chercheur interprétativiste interprète
des faits mesurés par des données objectives. Cette interprétation rend les données plutôt
subjectives. Le chercheur peut aussi interpréter des données issues des représentations
subjectives des individus qui interprètent eux-mêmes le phénomène étudié (Miles &
Huberman, 1991).
Autrement dit :
Mode de raisonnement :
44
L’induction et la déduction sont deux modes de raisonnement distincts qui doivent
être compris comme étant plus complémentaires qu’antagonistes. Ces raisonnements portent
sur les mêmes objets théoriques (concept, hypothèse, modèle, théorie).
Dans ce raisonnement déductif, (1) et (2) sont les prémisses et (3) la conclusion. Il
n’est pas possible que (3) soit faux une fois que l’on se donne (1) et (2) pour vrai. Ce schéma
suit le raisonnement logique suivant : tout A est B, or C’est A, donc C’est B.
L’induction :
« Si un grand nombre de A ont été observés dans des circonstances très variées, et si
l’on observe que tous les A sans exception possèdent la propriété B, alors tous les A ont la
propriété B. […] Supposons, par exemple, que j’ai observé un grand nombre de corbeaux dans
des circonstances fort variées ; ayant constaté que tous ceux observés jusqu’à ce jour étaient
noirs, j’en conclus : tous les corbeaux sont noirs. C’est une inférence inductive parfaitement
légitime.
Mais la logique n’offre aucune garantie que le prochain corbeau que j’observerai ne
sera pas rose ». De façon classique, on considère qu’un raisonnement déductif va du général
45
au particulier, alors qu’un raisonnement inductif est marqué par la volonté de progresser du
particulier au général. Cependant, selon Festinger (1957), il y a trois types de raisonnement, en
plus du raisonnement inductif et déductif, il ajoute un troisième raisonnement, il s’agit du
raisonnement abductif.
L’abductif :
« L’abduction est un processus inférentiel (en d’autres termes, une hypothèse) qui
s’oppose à la déduction, car la déduction part d’une règle, considère le cas de cette règle et
infère automatiquement un résultat nécessaire ».
L’approche qualitative : Pour Miles et Huberman (2003.p 11), « les données qualitatives
[…] se présentent sous forme de mots plutôt que de chiffres ». Elles correspondent « aux
essences, aux gens, aux objets et aux situations ». Elles sont des « expériences "brutes" »
converties sous forme de mots. Ces mots peuvent prendre une forme narrative tout comme ils
peuvent se traduire par des formes imagées (forme visuelle). Toutefois, la nature de la donnée
ne dicte pas forcément un mode de traitement identique. Le chercheur peut très bien procéder,
par exemple, à un traitement statistique et, par conséquent, quantitatif avec des variables
nominales.
46
Selon Evrard et al. (2009.p28), « les données qualitatives correspondent à des variables
mesurées sur des échelles nominales et ordinales (c’est-à-dire non métriques) ».
Cette méthode recourt à des techniques de recherche qualitatives pour étudier des faits
particuliers (études de cas, observation, entretiens semi-structurés ou non-structurés, etc.).
L’entretien est une des méthodes de recherche qualitatives qui « a pour objet de recueillir les
traces des comportements, les interactions sociales et les perceptions par le discours des
acteurs » (Wacheux, 1996, p.205). L’objectif est de collecter le maximum d’informations
riches et diversifiées permettant d’examiner et d’explorer un phénomène à étudier. Le mode
qualitatif fournit des données de contenu, et non des données chiffrées
L’approche quantitative : Selon Evrard et al. (2009.p28), « les données quantitatives sont
collectées avec des échelles d’intervalles (ou cardinales faibles) et de proportion (cardinales
fortes ou encore ratio). Ces échelles peuvent être hiérarchisées en fonction de la qualité de
leurs propriétés mathématiques ».
Dans le cadre des méthodes quantitatives, les données prennent des valeurs numériques.
Comme leur nom l'indique, les méthodes quantitatives visent la quantification. Si les données
ont valeur numérique, la méthode porte sur les traitements statistiques de ces dernières, et a
fortiori sur les impératifs de rigueur et de précision des traitements statistiques. La méthode
quantitative repose sur le recours à un certain type d’outils comme la collecte de données
chiffrées et l’exploitation statistique.
L’approche mixte : Cette méthode est une combinaison entre les deux précédentes. Elle
permet au chercheur de mobiliser aussi bien les avantages du mode quantitatif que ceux du
47
mode qualitatif. Cette conduite aide à maitriser le phénomène dans toutes ses dimensions.
Winter (1984, p.19) souligne que l’enjeu essentiel ou principal de la combinaison des deux
approches : « au-delà de l’opposition factice entre qualitatif et quantitatif, ayant écarté
l’illusion d’un compromis hybride entre deux modes d’enquête hétérogènes, il s’agit de
promouvoir des systèmes d’investigation dans lesquels chaque mode d’approche, chaque type
d’investigation, garde sa spécificité mais valide l’autre ». Les deux approches ne s’opposent
donc pas. Elles se complètent : l’approche qualitative, par observation, par entretien, par
protocoles (etc.…) permet de récolter énormément d’informations, et l’approche quantitative
repose sur un corpus théorique qui permet de poser des hypothèses.
Dans cette section, nous allons énoncer dans un premier temps, le positionnement
épistémologique et le mode de raisonnement choisi. En second lieu, nous allons détailler
notre design méthodologique avec l’approche méthodologique retenue, en explicitant notre
problématique, les questions et les objectifs de la recherche.
Compte tenu de la tradition de recherche observée dans les études sur l'adaptation aux
compétences numériques et les stratégies d'ajustement dans la formation professionnelle, la
position ontologique adoptée est positiviste puisque la plupart des chercheurs se concentrent
sur l'étude des relations causales auxquelles l'analyse empirique donne un sens. Nous
inscrivons notre projet de recherche dans le courant dominant positiviste, car il vise à traduire
une vision objectiviste du monde (les phénomènes existent naturellement indépendamment de
nos expériences), à comprendre et expliquer des observations empiriques en mobilisant des
48
théories positivistes. Étant donné que notre étude porte sur la manière dont l'adaptation aux
compétences numériques peut contribuer à une meilleure formation professionnelle, nous
avons tout naturellement adopté une posture positiviste. En effet, cette posture est la mieux
adaptée à la nature de l'objet de recherche que nous nous proposons d'étudier. Elle permet
l'explication de la réalité d'une manière objective. Ainsi, la nature de notre étude nécessite une
posture épistémologique positiviste, impliquant un mode de raisonnement déductif et un mode
de prélèvement quantitatif. Notre étude a été réalisée en deux phases. Le schéma ci-dessus
représente la démarche de notre recherche.
La première phase consiste à élaborer une revue de littérature afin d’explorer les travaux de
recherche antérieure et cadrer notre problématique. A cet effet, nous nous sommes appuyés
sur l’approche systémique qui repose, tout d’abord, à établir un corpus conceptuel autour de
la problématique, et ensuite choisir les concepts qui constitueront les variables de notre
recherche. Ces variables ont fait l’objet de la première partie.
La deuxième phase est empirique. Nous l’avons réalisée en deux temps : Dans un premier
temps, nous avons arrêté notre problématique sur la base de la revue de littérature. Dans un
49
deuxième temps, nous avons mené une étude empirique auprès des acteurs de la formation
professionnelle.
Etude quantitative :
L’étude quantitative a pour objectif de tester les hypothèses et le modèle de recherche. Pour
recueillir les données quantitatives, le choix s’est porté sur l’enquête par questionnaire.
Nous pouvons schématiser le processus que nous avons suivi pour la recherche quantitative
de la façon suivante :
Mode de traitement des données : L’analyse statistique a été réalisée par le logiciel
google Forme, Ce package est utilisé pour le traitement des données quantitatives.
50
Chapitre IV : Présentation, analyse et
discussions des résultats :
51
Section 1 : présentation et interprétation des résultats :
Figure 6 : Tranche d’âge
55 ans et plus 0 0%
Total 59 100%
52
L'analyse montre une forte concentration de répondants dans les tranches d'âge jeunes à
intermédiaires (25-44 ans), représentant 88,1% des réponses. Cette répartition pourrait
indiquer que les compétences numériques sont perçues comme cruciales pour les
professionnels en début et en milieu de carrière, qui sont probablement plus engagés dans la
mise à jour de leurs compétences pour rester compétitifs sur le marché du travail.
En revanche, les tranches d'âge plus avancées sont nettement moins représentées, ce qui peut
soulever des questions sur l'inclusion des compétences numériques dans les programmes de
formation continue pour les professionnels plus âgés. Cela pourrait également souligner un
besoin accru de stratégies d'ajustement spécifiques pour encourager l'adoption des
compétences numériques dans cette population.
53
Figure 7 : Figure du Genre des acteurs
Le tableau révèle une participation inégale entre les genres, avec une majorité masculine.
Pour les acteurs de la formation professionnelle, ces données soulignent l'importance de
développer des stratégies d'ajustement qui prennent en compte les différences de genre afin
de promouvoir une participation équilibrée et inclusive. En reconnaissant et en adressant ces
disparités, les initiatives de formation peuvent être mieux adaptées pour répondre aux besoins
de tous les participants, favorisant ainsi une meilleure intégration des compétences
numériques dans la formation professionnelle.
54
Figure 8 : Poste occupé
Manager 27 45,8 %
Formateur 32 54,2 %
Total 59 100 %
Le tableau révèle une répartition équilibrée entre les managers et les formateurs parmi les
répondants. Cela souligne l'importance d'une approche collaborative pour l'adaptation des
compétences numériques dans la formation professionnelle. Les stratégies d'ajustement
doivent prendre en compte les besoins et les perspectives des deux groupes pour être
efficaces. Cette collaboration renforcée entre gestion et enseignement est essentielle pour
garantir que les programmes de formation professionnelle soient bien adaptés aux exigences
numériques modernes et pour maximiser l'impact de ces initiatives sur l'ensemble du système
éducatif.
55
Figure 9 : Ancienneté à l’OFPPT
Le tableau met en évidence une répartition équilibrée entre les différents niveaux
d'ancienneté parmi les acteurs de la formation professionnelle. Cette diversité d'expérience
est un atout pour l'intégration et l'adaptation des compétences numériques. Il est crucial de
développer des stratégies de formation ciblées pour chaque groupe, en s'assurant que les
nouveaux arrivants sont rapidement opérationnels et que les employés plus expérimentés
continuent à évoluer avec les nouvelles technologies. Une approche inclusive et continue de
la formation professionnelle garantira une adaptation efficace et durable aux exigences
numériques actuelles.
56
Figure 10 : Niveau de connaissance des Digital Skills par les acteurs de la formation
professionnelle.
La majorité des participants ont une opinion neutre à positive sur la compétence ou
performance évaluée. Plus de la moitié la jugent moyenne, ce qui indique une perception
d'acceptabilité mais aussi un besoin d'amélioration. Une proportion notable la trouve bonne,
ce qui est un point fort, tandis que très peu la considèrent comme très bonne. Le faible
pourcentage de réponses négatives (faible et très bon) montre qu'il n'y a pas de grandes
lacunes perçues, mais il y a clairement une opportunité d'augmenter le niveau de satisfaction
globale en ciblant des améliorations spécifiques.
57
Figure 11 : Niveau de sensibilisation des formateurs et managers de l’OFPPT aux
compétences numériques
58
Figure 12 : L’importance des Digital Skills
La majorité des répondants ont évalué la caractéristique comme étant importante à très
importante, ce qui suggère une reconnaissance générale de son impact. Cependant, il est
important de noter que certaines personnes ont jugé cette caractéristique comme moins
importante, ce qui indique une diversité d'opinions parmi les participants. Ces résultats
peuvent aider à orienter les priorités et les décisions dans le cadre du sujet étudié.
59
Figure 13 : La dimension des défis rencontrés par les acteurs de l’OFPPT pour s’adapter aux
compétences numériques
Tableau 10 : L’ampleur des défis rencontrés par les acteurs de la formation professionnelle :
La plupart des répondants ont évalué la caractéristique comme étant moyenne à élevée, avec
quelques-uns la percevant comme faible ou très élevée. Cela suggère une diversité d'opinions
parmi les participants, mais dans l'ensemble, la variable semble être perçue comme
importante ou au-dessus de la moyenne. Ces résultats peuvent être utiles pour évaluer la
pertinence et l'importance de la caractéristique dans le contexte de l'étude.
60
Figure 14 : Niveau des obstacles spécifiques entravant l’intégration des Digital Skills dans les
programmes de la formation professionnelle.
Tableau 11 : Niveau des obstacles spécifiques entravant l’intégration des Digital skills dans
les programmes de la formation professionnelle :
Ce tableau montre la répartition des réponses des participants concernant l'évaluation d'une
certaine caractéristique ou variable, sur une échelle allant de "Très faible" à "Très élevé".
La majorité des participants (47,5%) ont évalué cette caractéristique comme moyenne, suivie
par une proportion significative (40,7%) l'évaluant comme élevée. Seules quelques personnes
ont jugé la caractéristique comme très faible (1,7%) ou très élevée (1,7%). Cela suggère une
diversité d'opinions parmi les participants, mais dans l'ensemble, la plupart perçoivent la
caractéristique comme moyenne à élever.
61
Figure 15 : L’importance de la formation supplémentaire ou des ressources supplémentaires
pour améliorer l’adaptation aux compétences numériques.
La majorité des participants (42,4%) ont évalué cette caractéristique comme importante,
suivie par une proportion significative (25,4%) la considérant comme très importante. Un
nombre plus petit de participants l'a jugée comme peu importante (6,8%) ou moyennement
62
importante (23,7%). Cela suggère une diversité d'opinions parmi les participants, mais dans
l'ensemble, la plupart perçoivent la caractéristique comme importante à très importante.
63
Figure 16 : le dégrée d’efficacité des stratégies actuellement utilisées pour faciliter
l’intégration des Digital Skills dans les programmes de la formation professionnelle :
Tableau 13 : Dégrée d’efficacité dans les stratégies actuellement utilisées pour faciliter
l’intégration des Digital Skills dans les programmes e formation professionnelle :
Ce tableau illustre la répartition des réponses des participants concernant l'évaluation d'une
certaine caractéristique ou variable, sur une échelle allant de "Très faible" à "Très bon".
La majorité des participants (44,1%) ont évalué cette caractéristique comme bonne, suivie par
une proportion significative (30,5%) la considérant comme moyenne. Un nombre plus petit
de participants l'a jugée comme faible (15,3%) ou très bonne (8,5%), tandis qu'une minorité
l'a trouvée très faible (1,7%). Cela suggère une diversité d'opinions parmi les participants,
mais dans l'ensemble, la plupart perçoivent la caractéristique comme bonne à moyenne.
64
Section2 : Analyse des résultats obtenus :
Dans le cadre de notre étude sur "Les Digital Skills : Adaptation des acteurs de la formation
professionnelle. Nous avons observé des retours globalement positifs des participants,
semble être liée à la capacité des organismes à intégrer de manière innovante les compétences
numériques dans leurs programmes. Ce chapitre final a pour objectif d'approfondir notre
analyse des attentes des acteurs de la formation professionnelle vis-à-vis des compétences
numériques. Nous cherchons à déterminer s'il existe un lien significatif entre l'adaptation aux
des principaux résultats obtenus, tandis que la dernière section abordera les limitations de
notre recherche et les défis rencontrés lors de la collecte et de l'analyse des données.
65
Echantillant de questionnaire :
Une étude scientifique est principalement basée sur la réalisation d’un échantillonnage,
celui- ci s’intéresse à une sous population qui réfère aux caractéristiques de la population
mère choisie.
Son utilisation nous a permis d’interroger directement notre cible en impliquant le choix
d’un échantillon de la population qui a été dans notre cas les acteurs de la formation
l’OFPPT.
Le questionnaire que nous avons élaboré comprend des questions sur l’adaptation des
Notre étude c’est donc faite sur un échantillon de la taille de 59 personnes et avec une marge
de confiance de 99%.
choisir une réponse placée entre deux valeurs données, pour la marge d’erreur de confiance,
les pourcentages choisis miroitent l’opinion de la population globale ; plus cette marge est
faible plus on est susceptible d’avoir une réponse exacte et reflétant réellement l’avis de la
cible.
avons reçus une cinquantaine de réponses sur cent questionnaire envoyés- l’outil de notre
choix a été le Logiciel Microsoft Excel qui nous a permis de calculer les pourcentages ; les
66
taux et distribuer les réponses sous forme de plusieurs types de graphe pour une, meilleure
• Identifier les défis spécifiques auxquels font face les managers de l'OFPPT dans ce
contexte.
✓ Quels sont les principaux obstacles rencontrés par l'OFPPT dans l'adaptation de ses
programmes de formation aux évolutions technologiques et aux besoins du marché du
travail en matière de digital skills ?
L’objectif de recherche :
L'objectif de votre sujet est de proposer des solutions pour que l'OFPPT puisse s'adapter
efficacement aux exigences croissantes des compétences numériques dans ses programmes de
67
compétences dans les programmes de formation existants, et de former le personnel de
Ce chapitre est structuré comme suit : nous commencerons par présenter la nature de notre
échantillon, en expliquant la méthode suivie pour le calculer ainsi que ses caractéristiques
démographiques et professionnelles. Ensuite, nous analyserons les principaux résultats
obtenus à travers les graphiques et tableaux élaborés. Enfin, nous aborderons les limites de
notre recherche et les difficultés rencontrées lors de cette enquête.
68
L'objectif est de fournir une analyse détaillée qui mette en lumière les liens entre
l'acquisition des compétences numériques et le fonctionnement des organisations de
formation professionnelle, tout en proposant des pistes pour améliorer les stratégies
d'ajustement et de formation continue.
La majorité des répondants (59.3%) sont âgés de 25 à 34 ans, ce qui indique une population
jeune et probablement plus adaptable aux compétences numériques. Les tranches d'âge 34-44
ans et 45-54 ans représentent chacune 28.8% des participants, suggérant une diversité d'âge
avec une bonne proportion de professionnels expérimentés. Aucune réponse n'a été reçue de
la part des individus âgés de 55 ans et plus, ce qui peut refléter une moindre participation ou
une présence réduite de cette tranche d'âge dans le secteur.
La majorité des répondants sont des hommes (64.4%), tandis que les femmes représentent
35.6%. Cette disparité pourrait influencer les dynamiques d'adaptation aux compétences
numériques, où des stratégies de formation adaptées pourraient être nécessaires pour
équilibrer les compétences entre les sexes.
Les formateurs représentent une légère majorité (54.2%) par rapport aux managers
(45.8%). Cette répartition est essentielle pour comprendre les besoins en compétences
numériques, car les formateurs sont en première ligne pour intégrer et diffuser ces
compétences auprès des apprenants, tandis que les managers doivent promouvoir et soutenir
cette intégration au niveau organisationnel.
La plupart des répondants ont une ancienneté de 1 à 5 ans (40.7%), suivis de ceux ayant
moins d’un an (25.4%). Une proportion significative (22%) a une ancienneté de 5 à 10 ans.
Ces résultats montrent une diversité d'expérience parmi les répondants, ce qui peut influencer
leur adaptation aux nouvelles compétences numériques. Les moins expérimentés peuvent être
69
plus flexibles et ouverts à l'apprentissage de nouvelles compétences, tandis que les plus
expérimentés peuvent apporter une perspective précieuse basée sur leur expérience.
La plupart des répondants ont une ancienneté de 1 à 5 ans (40.7%), suivis de ceux ayant
moins d’un an (25.4%). Une proportion significative (22%) a une ancienneté de 5 à 10 ans.
Ces résultats montrent une diversité d'expérience parmi les répondants, ce qui peut influencer
leur adaptation aux nouvelles compétences numériques. Les moins expérimentés peuvent être
plus flexibles et ouverts à l'apprentissage de nouvelles compétences, tandis que les plus
expérimentés peuvent apporter une perspective précieuse basée sur leur expérience.
Près de la moitié des répondants (47.5%) évaluent leur niveau d'adaptation aux
compétences numériques comme moyen, tandis que 40.7% le jugent élevé. Cela montre que,
bien qu'il y ait une reconnaissance de l'importance des compétences numériques, une
proportion significative des répondants estime qu'ils ont encore un chemin à parcourir pour
atteindre un niveau élevé d'adaptation.
La majorité des répondants (44.1%) jugent les initiatives numériques de leur organisation
comme bonnes, avec 8.5% les trouvant très bonnes. Cependant, 30.5% estiment que ces
initiatives sont moyennes, et 15.3% les trouvent faibles. Ces résultats montrent qu'il y a une
marge d'amélioration dans les initiatives numériques des organisations pour atteindre une
satisfaction plus élevée parmi les acteurs de la formation professionnelle.
70
Les tableaux analysés révèlent que les compétences numériques sont perçues comme
importantes par la majorité des acteurs de la formation professionnelle, avec une
reconnaissance significative de leur impact sur le fonctionnement organisationnel.
Cependant, il existe une diversité dans le niveau d'adaptation et de satisfaction à l'égard des
initiatives numériques actuelles. Cela souligne la nécessité pour l'OFPPT de développer des
stratégies de formation plus ciblées et d'améliorer les initiatives numériques pour répondre
aux attentes et besoins des professionnels. L'adaptation continue et l'ajustement des stratégies
numériques seront cruciaux pour garantir la pertinence et l'efficacité des programmes de
formation professionnelle dans un environnement de plus en plus digitalisé.
71
Section 3 : Fiabilité des questions de recherche :
Quels sont les principaux obstacles rencontrés par l'OFPPT dans l'adaptation de
ses programmes de formation aux évolutions technologiques et aux besoins du
marché du travail en matière de digital skills ?
L'intégration des compétences numériques dans les programmes de formation nécessite des
investissements substantiels. Les ressources financières allouées à l'OFPPT peuvent être
insuffisantes pour couvrir les coûts liés à :
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La réticence de certains formateurs à adopter des technologies nouvelles et à
modifier leurs méthodes d'enseignement traditionnelles.
Le besoin constant de mise à jour des compétences des formateurs pour suivre les
évolutions technologiques rapides.
Une partie du personnel et des étudiants peut être réticente à abandonner les méthodes
traditionnelles.
Les inégalités d'accès aux technologies peuvent affecter l'efficacité des programmes de
formation numérique :
• Les étudiants issus de milieux défavorisés peuvent ne pas avoir un accès suffisant à
Internet ou à des dispositifs numériques de qualité.
• Il peut y avoir des disparités régionales dans l'accès aux infrastructures
technologiques, rendant l'intégration des compétences numériques plus difficile
dans certaines zones géographiques.
73
6. Évaluation et Certification des Compétences
74
Comment l'OFPPT peut-il améliorer sa capacité à anticiper et à répondre
rapidement aux changements technologiques et aux demandes du marché en
matière de compétences numériques ?
Mise en place d'une cellule de veille technologique : Créer une équipe dédiée à la
surveillance des évolutions technologiques et des tendances du marché. Cette cellule pourrait
collaborer avec des institutions de recherche, des universités, et des entreprises
technologiques pour rester informée des dernières avancées.
Partenariats avec des experts : Collaborer avec des experts et des consultants en
technologies numériques pour obtenir des insights précieux sur les futures tendances et les
compétences requises.
Établir des partenariats stratégiques : Renforcer les liens avec les entreprises et les industries
technologiques pour comprendre leurs besoins en compétences numériques. Ces partenariats
peuvent inclure des programmes de formation en alternance, des stages, et des projets
collaboratifs.
Formation continue des formateurs : Investir dans la formation continue des formateurs
pour qu'ils restent à jour avec les nouvelles technologies et méthodes pédagogiques.
75
Organiser des ateliers, des séminaires et des certifications spécifiques aux technologies
émergentes.
Collecte et analyse de données : Utiliser des outils d'analyse de données pour recueillir des
informations sur les tendances du marché du travail, les besoins en compétences et les
performances des anciens étudiants. L'analyse prédictive peut aider à anticiper les
changements futurs.
Feedback des employeurs et des anciens élèves : Mettre en place des systèmes de feedback
réguliers avec les employeurs et les anciens élèves pour évaluer la pertinence des
programmes de formation et identifier les compétences manquantes.
6. Innovation Pédagogique
Projets et hackathons : Organiser des projets pratiques et des hackathons pour encourager
les étudiants à travailler sur des problèmes réels et à développer des solutions innovantes.
76
exigences du marché du travail moderne, en mettant l'accent sur les compétences numériques
indispensables.
77
Conclusion du chapitre :
L'étude menée sur l'adaptation des acteurs de la formation professionnelle aux compétences
numériques a mis en lumière plusieurs aspects cruciaux pour comprendre les défis et les
opportunités dans ce domaine. À travers une analyse approfondie des réponses obtenues et
des données collectées, nous avons pu tirer des conclusions significatives sur l'état actuel et
les perspectives.
Les résultats montrent que les acteurs de la formation professionnelle sont conscients de
l'importance des compétences numériques. Cependant, le niveau d'adaptation varie
considérablement. Alors que certains formateurs et managers montrent une bonne intégration
des digital skills, d'autres restent à des niveaux moyens ou faibles. Cette hétérogénéité
indique un besoin urgent de formations ciblées et continues.
3. Obstacles à l'Adaptation
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Stratégies d'Ajustement :
Pour améliorer l'adaptation, il est essentiel de renforcer les capacités des formateurs par des
programmes de formation continue et des ateliers pratiques sur les technologies émergentes.
Investir dans des infrastructures technologiques modernes et accessibles est crucial pour
permettre une meilleure intégration des digital skills dans les programmes de formation.
La création de programmes modulaires flexibles, qui peuvent être facilement mis à jour pour
refléter les dernières tendances technologiques, est une stratégie efficace pour maintenir la
pertinence des formations.
4. Partenariats Stratégiques
Établir des partenariats avec des entreprises technologiques et des experts du secteur permet
d'accéder à des ressources, des connaissances et des outils indispensables pour une formation
de qualité.
Adopter une approche proactive : L'OFPPT doit anticiper les évolutions technologiques et
adapter ses programmes en conséquence.
En conclusion, l'adaptation des acteurs de la formation professionnelle aux digital skills est
un processus complexe qui nécessite des efforts coordonnés et soutenus. L'OFPPT, en
79
adoptant les recommandations issues de cette étude, peut jouer un rôle clé dans la préparation
des professionnels aux exigences du marché du travail moderne, en mettant l'accent sur
l'innovation, la flexibilité et la collaboration. L'objectif ultime est de garantir que les
apprenants soient équipés des compétences nécessaires pour réussir dans un environnement
de plus en plus digitalisé, contribuant ainsi au développement socio-économique global.
80
Conclusion Générale :
Les compétences numériques, ou digital skills, sont devenues essentielles dans notre société
de plus en plus digitalisée, touchant tous les secteurs, y compris la formation professionnelle.
Cette étude a exploré l'adaptation des acteurs de la formation professionnelle aux
compétences numériques et les stratégies d'ajustement nécessaires pour optimiser cette
intégration.
L'analyse a révélé que l'intégration des digital skills dans la formation professionnelle
présente de nombreux avantages, notamment l'amélioration de l'efficacité des processus
administratifs, la qualité de l'enseignement et l'engagement des apprenants. Cependant, cette
transition n'est pas sans défis. Les obstacles incluent la résistance au changement, le manque
de formation adéquate des formateurs, et l'insuffisance des infrastructures technologiques.
Pour surmonter ces défis, il est crucial de développer des stratégies d'ajustement adaptées.
Parmi les recommandations, la formation continue des formateurs en compétences
numériques apparaît comme une priorité. De plus, l'adoption d'approches pédagogiques
innovantes, telles que l'apprentissage hybride et la pédagogie inversée, peut favoriser une
meilleure assimilation des compétences numériques par les apprenants.
81
Webographie :
[Link]
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es%20modulesdigitalis%C3%[Link]
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0200022021/original/[Link]
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amme%20CMC%20VF_0.pdf
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82
Bibliographie :
Fondation.
Institute.
Programme des cités des métiers et des compétence », Dossier de presse OFPPT.
83
Table des matières :
Dédicace : .................................................................................................................................. 2
Remerciement : ........................................................................................................................ 3
Abréviations : ........................................................................................................................... 4
Résumé :.................................................................................................................................... 8
Abstract ..................................................................................................................................... 9
Sommaire :.............................................................................................................................. 10
84
Chapitre II : Stratégies d'ajustement pour une meilleure adaptation aux compétences
numériques ............................................................................................................................. 23
Webographie : ........................................................................................................................ 82
Bibliographie : ........................................................................................................................ 83
Annexes : ................................................................................................................................. 86
85
Annexes :
1.Âge :
- Moins de 25 ans
- 25-34 ans
- 34-44 ans
- 45-54 ans
- 55 ans et plus
2. Sexe :
-Féminin
- Masculin
3-Poste actuel :
-Manager
-Formateur
86
4-Anciénneté à l’OFPPT :
-Moins d’un an
-1an -5ans
-5ans -10ans
-10ans -15ans
-Plus de 15ans
5- Sur une échelle de 1 à 5, évaluez votre niveau de connaissance des "Digital Skills" dans
le contexte de la formation professionnelle :
1 : Très faible
2 : Faible
3 : Moyen
4 : Bon
5 : Très bon
6-Sur une échelle de 1 à 5, évaluez l'importance des Digital Skills dans le contexte de la
formation professionnelle
2 : Peu important
3 : Moyennement important
4 : Important
5 : Très important
7- Sur une échelle de 1 à 5, évaluez l'ampleur des défis rencontrés par les formateurs et
managers de l'OFPPT dans l'adaptation aux compétences numériques :
1 : Très faible
2 : Faible
87
3 : Moyen
4 : Élevé
5 : Très élevé
1 : Très faible
2 : Faible
3 : Moyen
4 : Élevé
5 : Très élevé
2 : Peu important
3 : Moyennement important
4 : Important
5 : Très important
10-Sur une échelle de 1 à 5, évaluez l'efficacité des stratégies actuellement utilisées pour
faciliter l'intégration des Digital Skills dans les programmes de formation professionnelle :
1 : Très faible
2 : Faible
3 : Moyenne
4 : Bonne
5 : Très bonne
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