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Digital Skills en Formation Professionnelle

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Fatima-Zahra Zaanoun
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Royaume du MAROC

‫المملكة المغربية‬

Université Mohammed V de Rabat ‫جامعة محمد الخامس بالرباط‬

Faculté des Sciences de l'éducation ‫كلية علوم التربية‬

Master : Management et Leadership Éducatifs

Les Digital Skills : Adaptation des acteurs de la


formation professionnelle et stratégies d’ajustement.

Mémoire de fin d’étude présenté pour l’obtention du


diplôme de Master

Réalisée par : Encadrée par :

ZAANOUN Fatima-Zahra Pr : Mme BOUAROUROU


Sanaa

Année Universitaire 2023 / 2024


Dédicace :

Je dédie ce mémoire à :

L'âme de mon cher père, dont l'esprit continue de m'inspirer et de me guider


à chaque étape de ma vie.

Ma chère mère, pour son amour inconditionnel, son soutien indéfectible et sa


patience infinie.

Mon cher frère Ahmed, pour son soutien constant et son amour fraternel qui
m'ont encouragée à persévérer.

Mon cher mari Othmane, pour son amour, son encouragement et son soutien
sans faille tout au long de ce parcours.

En témoignage de mon profond amour et respect pour leurs grands sacrifices.

Et à toute ma famille, et à tous ceux que j'aime.


Remerciement :

Je remercie Dieu le Tout-Puissant.

Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance à ma directrice de recherche,


Madame Sanaa BOUAROUROU, ainsi qu'à la professeure Madame Sanaa
BOUKHARI, coordinatrice de notre master, pour avoir créé cette
opportunité d'étudier tout en travaillant. Leur engagement et leur soutien
ont été essentiels pour la réussite de ce travail.

Un grand merci à l'ensemble des acteurs de la formation professionnelle au


Maroc, et surtout à ceux de la région Fès-Meknès, ainsi que de la région
Rabat, Salé, Kenitra pour leur aide précieuse.

Je présente mes remerciements, mon respect et ma gratitude aux personnes


qui ont assuré le soutien affectif de ce travail : ma famille.

Et à toutes les personnes que je ne peux citer par manque de place, pour
leur encouragement, leurs conseils ainsi que pour l’intérêt qu’elles ont
porté à la réussite de mes études.
Abréviations :

CAO : Conception Assisté par Ordinateur

DS : Digital Skills

GRH : Gestion des Ressources Humaines

IT : Infrastructure Technique

OFPPT : Office de la Formation Professionnelle et de la promotion du Travail.

RSO : Responsabilité Sociétale des Organisations

TIC : Technologie d’information et de communication


Liste des Tableaux :

Tableau 1 : Les différentes visions de l’adaptation des compétences numériques dans le

système de formation et d’éducation au Maroc ----------------------------------------------------- 20

Tableau 2 : synthèse sur les postures épistémologiques ------------------------------------------- 44

Tableau 3 Tranche d’âge de la cible ------------------------------------------------------------------- 52

Tableau 4 : Tableau du genre : --------------------------------------------------------------------------- 54

Tableau 5 : Poste actuel : ---------------------------------------------------------------------------------- 55

Tableau 6 : Ancienneté à l’OFPPT : -------------------------------------------------------------------- 56

Tableau 7 : Connaissance des Digital Skills par les acteurs de l’OFPPT -------------------- 57

Tableau 8 : Niveau de sensibilisation des formateurs et managers de l’OFPPT aux

compétences numériques : --------------------------------------------------------------------------------- 58

Tableau 9 : L’importance des Digital Skills : -------------------------------------------------------- 59

Tableau 10 : L’ampleur des défis rencontrés par les acteurs de la formation

professionnelle : ----------------------------------------------------------------------------------------------- 60

Tableau 11 : Niveau des obstacles spécifiques entravant l’intégration des Digital skills

dans les programmes de la formation professionnelle : ------------------------------------------- 61

Tableau 12 : L’importance de la formation supplémentaire pour améliorer l’adaptation

aux compétences numériques : --------------------------------------------------------------------------- 62

Tableau 13 : Dégrée d’efficacité dans les stratégies actuellement utilisées pour faciliter

l’intégration des Digital Skills dans les programmes e formation professionnelle : ------ 64
Liste des figures :

Figure 1 : Processus de l’approche par projet : ----------------------------------------------------- 27

Figure 2 : Plateforme de l’OFPPT ----------------------------------------------------------------------- 28

Figure 3 : Classement des Soft Skills selon les résultats de la matrice des compétences

numériques ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 31

Figure 4: Schéma représentatif de la démarche de la recherche ------------------------------- 49

Figure 5: Processus de l’étude quantitative ---------------------------------------------------------- 50

Figure 6 : Tranche d’âge ----------------------------------------------------------------------------------- 52

Figure 7 : Figure du Genre des acteurs ---------------------------------------------------------------- 54

Figure 8 : Poste occupé ------------------------------------------------------------------------------------- 55

Figure 9 : Ancienneté à l’OFPPT ------------------------------------------------------------------------ 56

Figure 10 : Niveau de connaissance des Digital Skills par les acteurs de la formation

professionnelle. ------------------------------------------------------------------------------------------------ 57

Figure 11 : Niveau de sensibilisation des formateurs et managers de l’OFPPT aux

compétences numériques ----------------------------------------------------------------------------------- 58

Figure 12 : L’importance des Digital Skills----------------------------------------------------------- 59

Figure 13 : La dimension des défis rencontrés par les acteurs de l’OFPPT pour

s’adapter aux compétences numériques --------------------------------------------------------------- 60


Figure 14 : Niveau des obstacles spécifiques entravant l’intégration des Digital Skills

dans les programmes de la formation professionnelle. -------------------------------------------- 61

Figure 15 : L’importance de la formation supplémentaire ou des ressources

supplémentaires pour améliorer l’adaptation aux compétences numériques. ------------- 62

Figure 16 : le dégrée d’efficacité des stratégies actuellement utilisées pour faciliter

l’intégration des Digital Skills dans les programmes de la formation professionnelle : - 64


Résumé :

La montée en puissance des compétences numériques dans le domaine de la formation


professionnelle a fait émerger de nouveaux impératifs pour les acteurs de ce secteur. Dans ce
contexte, l'adaptation aux digital skills est devenue essentielle pour répondre aux besoins
évolutifs du marché du travail. Cette dissertation se propose d'explorer le rôle crucial des
digital skills dans l'adaptation des acteurs de la formation professionnelle, ainsi que les
stratégies d'ajustement nécessaires pour relever ce défi.

La transformation vers une formation professionnelle axée sur les digital skills est devenue
une priorité pour les établissements éducatifs cherchant à former des professionnels
compétents et adaptés aux exigences du monde numérique. L'intégration efficace des digital
skills dans les programmes de formation nécessite une réflexion stratégique et une gestion
appropriée des obstacles rencontrés. Les acteurs de la formation professionnelle qui
parviennent à adapter avec succès leurs méthodes d'enseignement et leurs programmes de
formation aux digital skills peuvent bénéficier d'une amélioration significative de la qualité
de leur enseignement et de la pertinence de leurs diplômes sur le marché du travail.

En effet, les digital skills jouent un rôle central dans l'adaptation des acteurs de la formation
professionnelle aux exigences du monde numérique. Ils offrent des avantages tangibles en
termes d'amélioration de l'employabilité des diplômés, de développement de compétences
recherchées par les employeurs et d'alignement des programmes de formation sur les besoins
du marché du travail. Cependant, cette transition nécessite une gestion appropriée des défis
liés à la résistance au changement, à la conception de programmes de formation pertinents et
à l'intégration efficace des technologies éducatives.

Concepts clés :

Digital Skills - Formation Professionnelle - Adaptation - Stratégies d'Ajustement


Abstract

In the realm of professional training, the ascendancy of digital skills has underscored the
need for adaptation among key stakeholders. Amidst this landscape, the integration of digital
skills has become imperative to meet the evolving demands of the job market. This
dissertation aims to explore the pivotal role of digital skills in shaping the adaptation of
professional training actors, alongside the requisite adjustment strategies needed to address
this challenge.

The shift towards professional training centered on digital skills has become paramount for
educational institutions striving to equip competent professionals tailored to the digital era's
requirements. Effectively integrating digital skills into training programs necessitates
strategic deliberation and adept management of encountered barriers. Professional training
actors who successfully align their teaching methods and training programs with digital skills
can significantly enhance the quality of instruction and the relevance of their qualifications in
the job market.

Indeed, digital skills play a central role in aligning professional training actors with the
demands of the digital world. They yield tangible benefits in enhancing graduates'
employability, cultivating skills sought by employers, and aligning training programs with
labor market needs. Nonetheless, this transition demands adept management of challenges
related to resistance to change, the design of pertinent training programs, and the effective
integration of educational technologies.

Key Concepts:

Digital Skills - Professional Training - Adaptation - Adjustment Strategies


Sommaire :

Dédicace : .................................................................................................................................. 2

Remerciement : ........................................................................................................................ 3

Abréviations : ........................................................................................................................... 4

Liste des Tableaux : ................................................................................................................. 5

Liste des figures : ..................................................................................................................... 6

Résumé :.................................................................................................................................... 8

Abstract ..................................................................................................................................... 9

Sommaire :.............................................................................................................................. 10

Introduction générale : ............................................................................................................ 1

Chapitre I : État des lieux des digital skills dans la formation professionnelle : ............... 6

Chapitre II : Stratégies d'ajustement pour une meilleure adaptation aux compétences


numériques ............................................................................................................................. 23

Chapitre III : méthodologie de recherche ........................................................................... 37

Chapitre IV : Présentation, analyse et discussions des résultats :.................................... 51

Conclusion Générale :............................................................................................................ 81

Webographie : ........................................................................................................................ 82

Bibliographie : ........................................................................................................................ 83

Table des matières : ............................................................................................................... 84

Annexes : ................................................................................................................................. 86
Introduction générale :

L'adaptation aux évolutions rapides des technologies numériques représente un défi


majeur pour les organisations, en particulier dans le domaine de la formation
professionnelle. L'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail
(OFPPT) au Maroc, en tant qu'acteur clé chargé de la formation et de l'insertion
professionnelle, est confronté à la nécessité de développer des compétences managériales
solides et de s'ajuster aux digital skills pour demeurer pertinent et efficace dans un
environnement en constante mutation.

Cette étude vise à explorer l'importance des digital skills et des compétences managériales
à l'OFPPT, en mettant l'accent sur les stratégies et les pratiques nécessaires pour relever les
défis actuels et futurs. Dans cette introduction, nous aborderons les principaux points qui
seront explorés dans cette recherche :

Contexte et importance de la formation professionnelle : La formation professionnelle


revêt une importance cruciale dans le développement économique et social d'un pays en
dotant les individus des compétences nécessaires pour s'épanouir sur le marché du travail.
L'OFPPT, en tant qu'acteur majeur de la formation professionnelle au Maroc, doit s'adapter
aux besoins changeants du marché et aux avancées technologiques pour garantir la
pertinence et l'efficacité de ses programmes de formation.

Évolutions technologiques et impact sur la formation professionnelle : Les progrès


technologiques, tels que l'intelligence artificielle, la réalité virtuelle, l'apprentissage
automatique et les plateformes d'apprentissage en ligne, transforment radicalement les
méthodes d'enseignement et d'apprentissage. Ces technologies offrent de nouvelles
opportunités pour améliorer l'accessibilité, l'efficacité et la pertinence de la formation
professionnelle, mais nécessitent également une adaptation rapide de la part des
institutions éducatives.

Compétences managériales et leadership dans un environnement en mutation : Les digital


skills sont devenues essentielles pour guider et diriger efficacement une organisation à

1
travers des périodes de changement. Les gestionnaires de l'OFPPT doivent posséder un
leadership visionnaire, une capacité à prendre des décisions stratégiques et une aptitude à
mobiliser les ressources pour répondre aux défis posés par les évolutions technologiques et
les changements du marché du travail.

Défis et opportunités pour l'OFPPT : L'OFPPT est confronté à plusieurs défis, notamment la
nécessité de moderniser ses infrastructures et ses méthodes d'enseignement, de former son
personnel aux digital skills et de s'aligner sur les besoins du marché du travail. Cependant,
ces défis offrent également des opportunités pour renforcer la qualité et la pertinence de la
formation professionnelle dispensée par l'OFPPT.

En résumé, cette étude examinera de manière approfondie l'importance des digital skills
et des compétences managériales à l'OFPPT, en mettant en lumière les défis, les
opportunités et les meilleures pratiques pour assurer le succès continu de cette institution
dans un environnement en constante évolution.

Dans le contexte de l'adaptation aux évolutions technologiques et aux digital skills, l'OFPPT
est confronté à des défis complexes et multidimensionnels. Afin d'explorer ces enjeux de
manière approfondie, nous posons la problématique suivante :

Comment l'OFPPT peut-il développer des compétences managériales adaptées aux


évolutions technologiques et promouvoir l'acquisition des digital skills au sein de ses
programmes de formation, tout en garantissant la pertinence et l'efficacité de ses initiatives
de formation professionnelle ?

1. Objectifs de la recherche :

1- Évaluer les compétences managériales actuelles des cadres de l'OFPPT en matière de


digital skills, en mettant l'accent sur leur capacité à comprendre, à adopter et à
diriger l'intégration des nouvelles technologies dans les programmes de formation
professionnelle.

2- Identifier les défis spécifiques auxquels font face les managers de l'OFPPT dans ce
contexte.

2
2. Méthodologie de la recherche :

Durant cette étude on va s’organiser on deux parties essentielles :

La première partie se consiste à élaborer une revue littérature afin d’explorer les
travaux de recherche antérieurs et cadrer notre problématique. A cet effet, on se
basera sur une approche systémique qui repose sur la construction d’un corpus
conceptuel autour de la problématique ainsi que le choix des concepts qui
constitueront les variables de la recherche qui se présente sous la forme de l'objet
de la première partie.
La deuxième partie est empirique ont va la réaliser on se basant sur la distribution
du questionnaire élaboré aux acteurs de l’OFPPT afin de collecter les données
nécessaires pour réaliser notre projet.

3. Mode de raisonnement et Posture :

Dans un contexte où les compétences numériques sont essentielles pour la compétitivité sur
le marché du travail, les acteurs de la formation professionnelle, l'OFPPT, doivent s'adapter
aux exigences de l'environnement numérique. Notre recherche explore comment ces
compétences influencent positivement le fonctionnement des organisations éducatives, en
améliorant les processus administratifs et l'engagement des apprenants. L'objectif est
d'évaluer les compétences managériales actuelles en digital skills à l'OFPPT, d'identifier les
défis spécifiques et de formuler des stratégies d'ajustement pour une intégration réussie du
numérique dans la formation professionnelle.

Pour notre projet de fin d'études sur les "Digital Skills : Adaptation des Acteurs de la
Formation Professionnelle et Stratégies d'Ajustement", nous utiliserons principalement le
mode de raisonnement : déductif.

3
• Raisonnement Déductif

Nous utiliserons un raisonnement déductif pour tester des hypothèses spécifiques sur
l'impact des compétences numériques. Par exemple, nous poserons l'hypothèse que
l'intégration des digital skills améliore l'efficacité des formations professionnelles et
confronterons cette hypothèse à des données empiriques collectées. Nous élaborerons des
modèles théoriques sur la manière dont les compétences numériques peuvent transformer les
processus éducatifs et évaluerons leur pertinence par rapport aux réalités observées.

• Approche de l'Étude :

Pour notre projet de fin d'études sur "Les Digital Skills : Adaptation des Acteurs de la
Formation Professionnelle et Stratégies d'Ajustement", nous avons adopté une approche
d’enquête par questionnaire, en utilisant un questionnaire élaboré et diffusé aux acteurs de la
formation professionnelle.

• Collecte de Données par Questionnaire

Nous avons conçu un questionnaire détaillé destiné aux formateurs, gestionnaires, et


directeurs des établissements de formation professionnelle. Ce questionnaire visait à :

Identifier les compétences numériques actuelles des acteurs de la formation professionnelle.

Évaluer les défis et obstacles rencontrés dans l'intégration des digital skills.

Recueillir des perceptions et des attentes concernant les stratégies d'ajustement nécessaires
pour une meilleure adaptation.

4
• Analyse des Résultats :

Les réponses recueillies vont être analysées pour dégager des tendances générales et des
insights spécifiques sur les points suivants :

Niveaux de compétence en digital skills parmi les différents acteurs.

Problèmes fréquents rencontrés lors de l'intégration des compétences numériques.

5
Chapitre I : État des lieux des digital
skills dans la formation
professionnelle :

6
Introduction du chapitre :

Dans le cadre de l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion de Travail


(OFPPT) au Maroc, tant les apprenants que les formateurs jouent des rôles essentiels dans le
processus d’adaptation aux compétences dans la formation professionnelle, en mettant en
lumière à la fois les défis et les opportunités rencontrées par les apprenants et les formateurs
dans cette transition vers une formation plus numérique.

La première section de ce chapitre, « Contexte et enjeux des compétences numériques dans


la formation professionnelle », explorera l’impact des technologies de l’information et de la
communication (TIC) sur les apprenants et les formateurs.

Nous analyserons comment l’évolution rapide de ces technologies a crée de nouveau besoin
en compétences numériques, à la fois pour les apprenants dans leurs parcours de formation et
pour les formateurs dans leur rôle d’enseignement. De plus, nous examinerons les initiatives
de l’OFPPT visant à intégrer les outils numériques dans ses programmes de formation, afin
de mieux préparer les apprenants à réussir dans un environnement professionnel de plus en
plus numériser, tout en fournissant aux formateurs les ressources et les formations nécessaires
pour utiliser efficacement ces outils dans leur enseignement.

Dans la deuxième section, « Défis et lacunes actuelles dans l’adaptation des acteurs de
formation professionnelle », nous aborderons les obstacles spécifiques auxquels sont
confrontés les apprenants et les formateurs dans cette transition vers une formation plus
numérique.

Nous examinerons les défis liés à l’acquisition de compétences numériques pour les
apprenants, tels que l’accès aux technologies, la maitrise des outils numériques et l’adaptation
aux nouvelles méthodes d’apprentissage.

De même, nous analyserons les défis auxquels sont confrontés les formateurs dans leur
intégration des outils numériques dans leur enseignement, y compris la nécessité de
développer de nouvelles compétences et méthodes pédagogiques, ainsi que les obstacles
institutionnels et culturels à surmonter.

7
Enfin, nous identifierons les lacunes persistantes dans la préparation des apprenants aux
exigences du marché du travail numérique, en mettant en évidence les domaines où des
améliorations sont nécessaires pour garantir une transition réussie vers une formation
professionnelle plus adaptée aux réalités numériques.

En combinant ces deux sections, nous visons à fournir une vision sur l’état actuel des
compétences numériques chez les jeunes et les formateurs de l’OFPPT, tout en identifiant les
défis et les opportunités pour une adaptation réussie à un environnement de plus en plus
numérique.

Section1 : Contexte et enjeux des compétences numériques


dans la formation professionnelle :

1. Définition des concepts :


a) Les compétences numériques :
Les compétences numériques, souvent appelées "Digital Skills" en anglais, font référence à
un ensemble de compétences liées à l'utilisation efficace des technologies de l'information et
de la communication (TIC) dans divers contextes. Les compétences numériques englobent la
capacité à utiliser et à comprendre les outils numériques, ainsi que la compétence à naviguer
et à communiquer dans un environnement numérique.

Les compétences numériques peuvent être divisées en plusieurs catégories, telles que :

Compétences de base en informatique : maîtrise des logiciels de base tels que les
traitements de texte, les tableurs et les présentations, ainsi que la connaissance des principes
de base du fonctionnement des ordinateurs.

Compétences en navigation sur Internet : capacité à rechercher des informations en ligne,


à évaluer la crédibilité des sources et à utiliser efficacement les moteurs de recherche et les
navigateurs web.

Compétences en communication numérique : utilisation efficace des courriels, des réseaux


sociaux et d'autres plateformes de communication en ligne pour interagir avec d'autres
individus et groupes.

Compétences en sécurité informatique : compréhension des risques liés à l'utilisation des


technologies numériques, et adoption de bonnes pratiques pour protéger les données

8
personnelles et professionnelles, ainsi que pour se prémunir contre les menaces en ligne telles
que les virus et les attaques de phishing.

Compétences en création de contenu numérique : capacité à produire et à partager du contenu


sous forme numérique, que ce soit des textes, des images, des vidéos ou des présentations.

Compétences en programmation et développement web : capacité à coder et à développer


des sites web, des applications et d'autres solutions logicielles.

Les compétences numériques sont devenues de plus en plus importantes dans le contexte
professionnel, où la numérisation croissante des processus et des tâches nécessite que les
travailleurs possèdent un niveau de compétence adéquat pour réussir dans leurs rôles. De
même, les compétences numériques sont devenues essentielles dans la vie quotidienne, où
l'utilisation des technologies numériques est devenue omniprésente dans divers aspects de la
vie moderne. En conséquence, le développement et l'acquisition des compétences numériques
sont devenus des priorités dans l'éducation et la formation, ainsi que dans le développement
professionnel continu.

Les compétences numériques – c'est-à-dire la capacité à utiliser les TIC de manière


efficace et autonome – et leur mode de construction, nos travaux se réfèrent à une typologie
de ces compétences élaborée par des chercheurs hollandais

Jan Steyaert et Jos De Haan (2001)

Les compétences numériques représentent un continuum allant des compétences de base


aux compétences intermédiaires, avancées et hautement spécialisées.

Les chercheurs québécois proposent deux idées qui permettent de produire une définition plus
complète et représentative du concept multidimensionnel des compétences numériques. Selon
eux :

• L’idée de compétences numériques renvoie effectivement aux habiletés techniques


des personnes, mais elle tient aussi compte des dimensions collaboratives et
cognitives de leurs capacités. Ces trois dimensions — technique, collaborative et

9
cognitive — doivent être évaluées en fonction du contexte organisationnel dans
lequel les personnes font l’apprentissage des TIC et les utilisent.

• Compétences numériques et capacité numérique organisationnelle ne sont pas


synonymes. Les compétences sont aux individus ce que la capacité est à
l'organisation. Cette capacité de l'entreprise de faire usage du numérique est tributaire
certes des actifs en place mais aussi, des compétences numériques de ses employés

Les compétences numériques sont es cours d'informatique de base couvrent les usages les
plus courants d'un ordinateur, y compris la majorité ou la totalité des éléments suivants:
comprendre les notions de base de la manipulation informatique; gestion de fichiers
informatiques, traitement de texte, utilisation de feuilles de calcul et de bases de données;
créer des présentations; recherche d'informations et communication à l'aide d'ordinateurs; et
être conscient des implications sociales et éthiques de l'utilisation d'Internet.

Guide de mesure pour l'intégration des technologies


de l’information et de la communication (TIC) en
éducation (ISU).

b) La formation Professionnelle :
Il existe diverses définitions de la formation professionnelle, chacune d'elles essayant au
mieux de nous éclaircir sur ce concept. Nous retiendrons cependant, celles qui intègrent la
relation entre l'entreprise et l'employeur, tout en mettant en exergue l'acquisition des
connaissances et la poursuite d'un certain nombre d'objectifs.

Le processus d'apprentissage qui permet à un individu d'acquérir le savoir et les savoir-


faire (capacité et aptitude) nécessaire à l'exercice d'une activité professionnelle. C'est aussi «
l'ensemble des moyens pédagogiques offerts aux salariés, pour qu'ils développent leur
comportement au travail, dans le but de maintenir de l'employabilité et une adaptation
permanente des compétences disponibles et requises. Elle permet à l'employeur d'assurer
l'adaptation de ses salariés à l'évolution de leurs emplois ».

10
Jean-Marie PERRETI

« La formation est l'action de se doter de moyens pour permettre l'acquisition de savoir par
une personne ou un groupe, dans une perspective contractuelle, en lien avec un contexte
donné en vue d'atteindre un objectif. »

Thierry Ardouin

Parler de formation professionnelle, c'est « Disposer à temps, en effectifs suffisants et en


permanence, des personnes compétentes et motivées pour effectuer le travail nécessaire en les
mettant en situation de valoriser leurs talents avec un niveau élevé de performance et de
qualité, à un coût salarial compatible avec ses objectifs économiques et dans le climat social
le plus favorable possible. »

Alain Meignant

La formation professionnelle au sein des organisations remonte à très longtemps, il faut


remonter jusqu'au Moyen-âge pour trouver les prémices de formation, dans le système des
corporations définissant des règles de perfectionnement des compagnons, les premières traces
d'une formation liée à l'activité professionnelle.

Du début du XX ème siècle jusqu'à la fin des années 1950 : Comme toutes les autres
principales activités de la gestion, c'est après la deuxième guerre mondiale que la formation
(Training Withing Industrie. TWI) apparait aux pays européens, toutefois. Jusqu'à la fin de la
décennie 1950, un individu pouvait envisager de faire carrière avec ce qu'il avait acquis à
l'école ou comme apprenti avec son entrée définitive sur le marché du travail.

Les années 60 : L’accélération de l'innovation technologique dès le début des années 1960 a
créé des difficultés d'adaptation dans les organisations, cette accélération a changé l'état des
rapports de force, car elle a vite dépassé les compétences des salariés. Former les salariés se
révéla être pour l'organisation la seule façon de faire face au changement technologique. Les
années 1960 représentent une époque de réflexion pour tous les agents économiques des pays
industrialisés.

11
La décennie 1970-1980 : La décennie a servi à consolider la nécessité de la formation
professionnelle dans la plupart des pays industriels. Les salariés étudient de diverses façons
(par exemple en offrant des cours par correspondance). Dans les organisations de grandes
tailles, les salariés ont eu des possibilités des programmes spécifiques de formation
permanente, permettant ainsi à certains d'entre eux d'obtenir des promotions.

Dès les débuts de la décennie 1980, d'énormes bouleversements ont affecté le milieu de
travail, le déséquilibre entre l'offre et la demande de la main-d’œuvre, s'est trouvé
considérablement augmenté depuis ce temps. On peut affirmer que la qualité du savoir et du
savoir-faire d'un individu se croit à un rythme sérieux d'année en amène pour la majorité
profession exercée.

Aujourd'hui : A présent, tous les agents économiques voient dans la formation un espoir,
celui que chaque salarié diversifie ses compétences afin de s'adapter aux changements de son
environnement et à l'évolution technologique précisément.

c) Les compétences numériques : un axe de la formation professionnelle à privilégier :

Le contexte des compétences numériques dans la formation professionnelle est marqué par
l'évolution rapide des technologies de l'information et de la communication (TIC) et leur
impact sur le marché du travail. Dans un monde de plus en plus numérisé, les compétences
numériques sont devenues indispensables pour réussir dans de nombreux métiers et secteurs
d'activité. Les entreprises recherchent activement des travailleurs capables de s'adapter aux
nouvelles technologies et de tirer parti des outils numériques pour améliorer leur productivité
et leur efficacité.

Dans le contexte de la formation professionnelle, les compétences numériques sont


devenues un élément essentiel des programmes de formation. Les établissements de
formation professionnelle cherchent à intégrer les outils numériques dans leurs programmes
afin de mieux préparer les apprenants aux réalités du marché du travail moderne. Cela
implique souvent de repenser les méthodes d'enseignement traditionnelles et d'adopter des
approches plus interactives et axées sur la technologie.

12
Les compétences numériques enseignées dans le cadre de la formation professionnelle
peuvent inclure l'utilisation de logiciels spécialisés, la navigation sur Internet, la
communication en ligne, la sécurité informatique, la création de contenu numérique et le
développement de compétences en programmation et en codage. Les apprenants doivent
également être sensibilisés aux enjeux éthiques et légaux liés à l'utilisation des technologies
numériques.

L'objectif de l'intégration des compétences numériques dans la formation professionnelle


est de permettre aux apprenants de développer les compétences nécessaires pour réussir dans
un environnement de travail de plus en plus numérisé. Cela comprend la capacité à utiliser
efficacement les outils numériques, à résoudre des problèmes complexes, à collaborer en
ligne et à s'adapter aux innovations technologiques en constante évolution. En fin de compte,
l'acquisition de compétences numériques joue un rôle crucial dans l'amélioration de
l'employabilité des individus et dans la promotion de la croissance économique et de
l'innovation.

2. Les enjeux cruciaux des compétences numériques dans la formation


professionnelle :

Les enjeux des compétences numériques dans le cadre de la formation professionnelle


sont multiples et revêtent une importance croissante dans un monde de plus en plus
numérisé. Voici quelques-uns de ces enjeux :

Adaptation aux évolutions technologiques : Les technologies évoluent rapidement, et


les compétences numériques doivent suivre le rythme pour rester pertinentes sur le
marché du travail. Les programmes de formation professionnelle doivent donc être
constamment mis à jour pour intégrer les dernières avancées technologiques et préparer
les apprenants aux compétences demandées dans le monde professionnel.

13
Réduction du fossé numérique : Alors que de nombreuses industries adoptent de plus
en plus les technologies numériques, il existe un risque de creuser le fossé entre ceux qui
maîtrisent les outils numériques et ceux qui ne le font pas. Il est donc crucial que la
formation professionnelle aborde ce problème en fournissant à tous les apprenants les
compétences numériques de base nécessaires pour réussir dans un environnement de plus
en plus numérique.

Augmentation de l'employabilité : Les compétences numériques sont devenues


essentielles pour de nombreux emplois, et les employeurs recherchent activement des
candidats capables de s'adapter aux technologies et de les utiliser de manière efficace. Par
conséquent, une formation professionnelle qui intègre des compétences numériques peut
augmenter l'employabilité des individus en leur fournissant les compétences nécessaires
pour réussir sur le marché du travail moderne.

Amélioration de la productivité et de l'efficacité : Les compétences numériques


permettent aux travailleurs d'accomplir des tâches plus rapidement et plus efficacement,
ce qui peut entraîner une amélioration de la productivité dans de nombreux secteurs. La
formation professionnelle qui met l'accent sur les compétences numériques peut donc
contribuer à accroître la compétitivité des entreprises en leur permettant d'exploiter
pleinement les avantages des technologies numériques.

Promotion de l'innovation : Les compétences numériques sont souvent associées à la


capacité à innover et à trouver des solutions créatives aux problèmes. Par conséquent, une
formation professionnelle qui encourage le développement de compétences numériques
peut contribuer à promouvoir l'innovation dans les entreprises et les industries, en aidant
les travailleurs à adopter de nouvelles technologies et à développer de nouvelles idées.

14
Section2 : Défis et lacunes actuelles dans l’adaptation des acteurs
de la formation professionnelle :

1. Défis rencontrés par les établissements de formation professionnelle dans


l'intégration des compétences numériques :

L'intégration des compétences numériques dans les programmes de formation


professionnelle représente un impératif incontournable à l'ère de la numérisation croissante de
nos sociétés. Toutefois, ce processus d'adaptation ne se déroule pas sans heurts, et les
établissements de formation professionnelle sont confrontés à une série de défis dans leur
quête pour moderniser leurs programmes et préparer efficacement les apprenants aux
exigences du marché du travail numérique.

Durant cette partie, nous explorons les obstacles que la formation professionnelle fait face
en intégrant les Digitals Skills dans les programmes de cette dernière :

Infrastructures technologiques insuffisantes :

L'intégration réussie des compétences numériques dans les programmes de formation


professionnelle est étroitement liée à la disponibilité et à la qualité des infrastructures
technologiques dans les établissements d'enseignement. Toutefois, de nombreux
établissements sont confrontés à des difficultés majeures dans la mise en place
d'infrastructures adéquates pour soutenir une formation numérique efficace.

L'un des principaux défis auxquels sont confrontés les établissements de formation
professionnelle est le manque d'accès à des équipements informatiques suffisants. Dans de
nombreuses régions, en particulier dans les zones rurales ou défavorisées, les écoles et les
centres de formation manquent d'ordinateurs, de tablettes ou d'autres dispositifs nécessaires
pour permettre aux apprenants d'acquérir et de pratiquer des compétences numériques. Cette
pénurie d'équipements limite considérablement la capacité des établissements à dispenser une
formation numérique de qualité et crée un fossé numérique entre les apprenants qui ont accès
aux technologies et ceux qui n'en ont pas.

15
En outre, l'accès à Internet haut débit est un autre obstacle majeur dans de nombreuses
régions. Sans une connexion Internet fiable et rapide, les apprenants et les formateurs peuvent
rencontrer des difficultés pour accéder aux ressources en ligne, participer à des cours en ligne
ou télécharger des logiciels et des contenus numériques essentiels à leur formation. Cette
lacune en matière d'infrastructure limite les opportunités d'apprentissage numérique et
entrave la capacité des établissements à offrir une formation moderne et pertinente.

De plus, l'acquisition et la maintenance de logiciels spécialisés représentent également un


défi financier pour de nombreux établissements de formation professionnelle. Les logiciels
nécessaires pour enseigner des compétences numériques spécifiques, tels que la conception
assistée par ordinateur (CAO), la programmation informatique ou la modélisation 3D,
peuvent être coûteux à acheter et à mettre à jour régulièrement. Les établissements doivent
donc souvent faire face à des contraintes budgétaires qui limitent leur capacité à fournir les
outils et les ressources nécessaires pour une formation numérique de qualité.

La formation et le développement professionnel des formateurs :

Sont des éléments essentiels pour garantir une intégration réussie des compétences
numériques dans les programmes de formation professionnelle. Cependant, cette dimension
comporte également son lot de défis, nécessitant une analyse approfondie pour identifier les
meilleures stratégies d'adaptation.

L'un des principaux défis est le besoin de programmes de formation continue axés
spécifiquement sur les compétences numériques pour les formateurs. Nombreux sont ceux
parmi eux qui ont été formés dans un contexte où les technologies numériques n'étaient pas
aussi omniprésentes qu'aujourd'hui. Par conséquent, ils peuvent manquer de compétences
numériques essentielles pour enseigner efficacement ces compétences à leurs apprenants. Les
programmes de formation continue doivent donc être conçus pour combler ces lacunes en
fournissant aux formateurs une formation pratique sur l'utilisation des outils numériques
pertinents pour leur domaine d'enseignement.

De plus, il est également crucial de renforcer les compétences pédagogiques des formateurs
dans le domaine numérique. En effet, l'enseignement des compétences numériques exige

16
souvent des approches pédagogiques différentes de celles utilisées pour d'autres sujets. Les
formateurs doivent être en mesure de concevoir des activités d'apprentissage interactives et
engageantes, d'évaluer efficacement les progrès des apprenants dans l'acquisition de
compétences numériques et de fournir un soutien personnalisé lorsque cela est nécessaire.
Cela nécessite un développement professionnel continu axé sur l'amélioration des
compétences pédagogiques spécifiques au contexte numérique.

En outre, la résistance au changement peut constituer un obstacle significatif dans le


développement professionnel des formateurs. Certains formateurs peuvent être réticents à
adopter de nouvelles technologies ou méthodes d'enseignement, préférant les approches
traditionnelles avec lesquelles ils sont plus familiers. Il est donc essentiel de mettre en place
des programmes de sensibilisation et de soutien pour aider les formateurs à surmonter cette
résistance et à s'adapter aux exigences du contexte numérique.

En conclusion, la formation et le développement professionnel des formateurs représentent


un défi majeur dans l'adaptation des acteurs de la formation professionnelle aux compétences
numériques. Pour surmonter ces défis, il est nécessaire de mettre en place des programmes de
formation continue ciblés sur les compétences numériques, de renforcer les compétences
pédagogiques des formateurs dans le domaine numérique et de fournir un soutien adéquat
pour surmonter la résistance au changement. En investissant dans le développement
professionnel de ses formateurs, un établissement de formation professionnelle peut garantir
une intégration réussie des compétences numériques dans ses programmes et offrir une
formation de qualité à ses apprenants.

2. L’adaptation des programmes de formation professionnelle aux compétences


numériques :

En 2019, le Roi Mohammed VI a annoncé la création de « Cités des métiers et des


compétences ». L’idée est de définir pour chacune des 12 régions du pays une feuille de route
de l’emploi et d’identifier les secteurs d’excellence qui devraient être développés dans ces
régions, afin de favoriser l’insertion professionnelle du vivier de talents locaux. Selon
Loubna Tricha directeur de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du

17
travail (OFPPT)57. « Ces projets ont pour objectif d’offrir une formation de qualité selon de
nouveaux critère matériels et pédagogiques qui garantissent une certaine, convergence entre
la formation dispensée et les besoins réels du marché du travail et contribuent à la promotion
de l’image de la formation professionnelle comme levier de développement, d’emploi et
d’inclusion sociale ».

En février 2020, le Roi Mohammed VI a lancé les travaux de construction de la Cité des
Métiers et des Compétences dans la région Souss-Massa. Il s’agit d’une offre diversifiée,
orientée vers les nouveaux métiers, qui comprend 60% de nouveaux secteurs et 40% de
secteurs restructurés. Les principaux métiers sélectionnés concernent les secteurs de
l’industrie (21 branches/760 stagiaires par an), du numérique et de l’offshoring (12
branches/520 stagiaires par an), de la gestion & du commerce (5 branches/240 stagiaires par
an), du tourisme et de l’hôtellerie (10 branches/515 stagiaires par an), et de la construction (5
branches/180 stagiaires par an). Les secteurs de la santé (7 branches/260 stagiaires), de
l’agriculture (7 branches/145 stagiaires par an), de la pêche (7 branches/220 stagiaires par
an), de l’agro-industrie (10 branches/420 stagiaires par an) et de l’artisanat (4 branches/160
stagiaires par an) sont également couverts. En septembre 2020, l’Office a lancé les travaux de
construction de sa 5e cité à Laâyoune. Toutes les cités qui ont entamé les travaux de
construction sont prévues pour le début de l’année de formation 2021-2022. L’accord entre
l’OFPPT et la société Orange est un autre exemple de partenariat public-privé. L’objectif est
d’élaborer un programme de formation professionnelle autour de l’installation et la
maintenance du réseau en fibre optique nécessaire pour connecter un million de foyers au
réseau sur une période de quatre ans58. Au moment de la signature, en avril 2019, le Maroc
ne comptait que 400 techniciens et 50 ingénieurs spécialisés dans les réseaux de fibre optique
pour un marché qui aurait besoin de 2.500 créations d’emplois par an pendant les cinq
prochaines années59.

La stratégie numérique du Maroc pour la promotion de l’emploi des


jeunes :

Stratégie numérique basée sur les outils web, la téléphonie et les médias numériques.

Un portail Internet propose divers services liés à l’intermédiation sur le marché du travail,
notamment l’enregistrement des demandeurs d’emploi et des offres d’emploi, ainsi que des
pages personnalisées pour les employeurs et les demandeurs d’emploi. Les sites web

18
fournissent des informations générales sur le marché du travail et des informations plus
spécifiques pour le travailleur indépendant et sur les possibilités offertes aux demandeurs
d’emploi d’améliorer leur employabilité.

Outre un service de messagerie textuelle et un centre d’appel, l’ANAPEC utilise divers


médias sociaux et applications mobiles pour diffuser des informations et du matériel
d’apprentissage en ligne. Un deuxième projet a été lancé pour la période 2020-2023 en
partenariat avec l’Agence belge de développement (Wehubit), la Fondation marocaine de
l’éducation pour l’emploi, la Fundación Educación para el Empleo, Accenture España, Dell
Technologies Maroc et MEDZ (groupe CDG). Doté d’un budget d’un peu plus de 300.000
euros, le projet promeut une croissance économique inclusive et stimule la compétitivité de
l’économie numérique marocaine grâce à une formation axée sur la demande de compétences
des jeunes demandeurs d’emploi, directement liée aux possibilités d’emploi rémunéré dans le
secteur informatique. Ce projet sera réalisé grâce à un programme de formation mixte
composé d’une formation numérique en ligne et de compétences générales en classe, ainsi
que d’une formation technique en programmation informatique

Principales initiatives :

Malgré de nombreuses initiatives visant à intégrer les compétences numériques dans les
écoles et des institutions de la formation professionnelle, de nombreuses études ont montré
que l’appropriation par les élèves et les stagiaires reste très limitée62. Des obstacles
structurels ont été identifiés dans la nature du système éducatif marocain, la stratégie et la
mise en œuvre des programmes de TIC ainsi que les compétences et le développement
professionnel des enseignants. Bien que l’infrastructure soit l’un des obstacles, elle peut être
plus facilement surmontée que la barrière culturelle liée aux évolutions des rôles des
étudiants et enseignants.

19
Tableau 1 : Les différentes visions de l’adaptation des compétences numériques dans le système de
formation et d’éducation au Maroc

Source : Compétences numériques chez les futurs enseignants marocains en formation initiale : enjeux
épistémologiques , Mourad BENALI, Toufik AZZIMANI et Mehdi KADDOURI

20
Conclusion du chapitre :
En conclusion de ce chapitre sur l'état des lieux des compétences numériques dans la
formation professionnelle, nous avons mis en évidence les transformations significatives
induites par la numérisation dans ce secteur.

La première section a permis de contextualiser et de comprendre les enjeux des


compétences numériques. Nous avons clarifié les concepts clés et défini les compétences
numériques comme un ensemble de capacités essentielles pour naviguer et exceller dans un
environnement de plus en plus digitalisé. Cette section a également souligné que les
compétences numériques sont devenues un axe privilégié de la formation professionnelle,
démontrant comment elles peuvent améliorer la performance, l'adaptabilité et l'employabilité
des professionnels.

Dans la deuxième section, nous avons exploré les défis et les lacunes actuelles dans
l'adaptation des acteurs de la formation professionnelle aux compétences numériques. Nous
avons identifié les principaux défis rencontrés par les établissements de formation
professionnelle, tels que le manque de ressources, la résistance au changement, et les
insuffisances en termes de formation des formateurs. En outre, nous avons examiné comment
les programmes de formation professionnelle doivent s'adapter pour intégrer efficacement les
compétences numériques, en mettant en lumière la nécessité de moderniser les curricula et
d'adopter des approches pédagogiques innovantes.

Ainsi, ce chapitre a permis de dresser un état des lieux détaillé des compétences
numériques dans la formation professionnelle, en soulignant à la fois leur importance
croissante et les obstacles à surmonter pour une intégration réussie. Les concepts et analyses
présentés fournissent une base solide pour les chapitres suivants, où nous approfondirons les
stratégies et les solutions pour améliorer l'intégration des compétences numériques dans les
programmes de formation professionnelle.

21
En conclusion, les compétences numériques sont devenues incontournables dans un
monde de plus en plus connecté et numérisé. Les acteurs de la formation professionnelle
doivent s'adapter à ces nouvelles réalités et développer les compétences nécessaires pour tirer
parti des opportunités offertes par la numérisation. Cela implique d'adopter une approche
stratégique, de former les formateurs et les apprenants aux compétences numériques
nécessaires, et de promouvoir une culture de collaboration, d'innovation et d'adaptabilité.

22
Chapitre II : Stratégies d'ajustement pour
une meilleure adaptation aux compétences
numériques

23
Introduction au chapitre :

Dans un monde en constante évolution, caractérisé par des avancées technologiques rapides,
l'adaptation des programmes de formation professionnelle aux compétences numériques est
devenue un impératif pour assurer la pertinence et la compétitivité des apprenants sur le
marché du travail. Cette nécessité a été largement reconnue par les chercheurs et les
praticiens de l'éducation au cours des dernières décennies, avec un intérêt croissant pour
l'intégration des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans
l'enseignement et l'apprentissage.

Depuis les années 2000, avec la montée en puissance de l'Internet et l'avènement des médias
sociaux, les discussions sur l'importance des compétences numériques dans l'éducation ont
gagné en traction. Des auteurs comme Prensky (2001) ont popularisé le terme de "natifs du
numérique", soulignant la nécessité d'adapter les méthodes d'enseignement pour répondre aux
besoins des apprenants qui ont grandi dans un environnement numérique.

Au fil du temps, des études ont mis en évidence les lacunes dans l'adaptation des
programmes de formation professionnelle aux compétences numériques, soulignant des défis
tels que le manque de formation des formateurs (Bingimlas, 2009), le manque de contenu
pertinent (Bates, 2019), et les infrastructures technologiques insuffisantes (Guri-Rosenblit,
2017).

Face à ces défis, des efforts ont été déployés pour élaborer des stratégies d'ajustement visant
à améliorer l'intégration des compétences numériques dans l'éducation. Des initiatives telles
que le développement de programmes de formation continue pour les formateurs,
l'élaboration de contenu de cours numériques interactifs et l'investissement dans des
infrastructures technologiques de pointe ont été proposées comme des moyens de surmonter
ces obstacles et d'améliorer l'adaptation des programmes de formation professionnelle aux
exigences du monde numérique.

24
Dans ce chapitre, nous explorerons en détail ces stratégies d'ajustement, en examinant leurs
avantages, leurs limites et leur applicabilité dans différents contextes éducatifs. En analysant
les travaux de recherche existants et les meilleures pratiques en matière d'intégration des
compétences numériques, nous pourrons mieux comprendre comment les établissements de
formation peuvent relever le défi de l'adaptation aux compétences numériques et préparer
efficacement les apprenants à réussir dans un monde du travail en constante évolution.

25
Section1 : Les approches pédagogiques innovantes pour
l'enseignement des compétences numériques :

Dans un monde en mutation rapide, caractérisé par une omniprésence croissante de la


technologie, les approches pédagogiques traditionnelles ne suffisent plus à préparer
efficacement les apprenants aux défis du monde du travail moderne. L'enseignement des
compétences numériques exige donc des approches pédagogiques innovantes et adaptatives
qui intègrent pleinement les technologies de l'information et de la communication (TIC) dans
le processus d'apprentissage.

Au cours des dernières décennies, des chercheurs et des éducateurs ont exploré de nouvelles
méthodes d'enseignement visant à maximiser l'efficacité de l'acquisition des compétences
numériques. Ces approches vont au-delà des méthodes d'enseignement traditionnelles pour
exploiter le plein potentiel des outils numériques et favoriser un apprentissage interactif,
collaboratif et centré sur l'apprenant.

Apprentissage par projet :

L’approche par projet est une méthode de pédagogie active qui mobilise l’étudiant dans la
construction de ses apprentissages par la réalisation de projets, le plus souvent en groupe,
sous la supervision d’un ou plusieurs enseignants. Elle s’inscrit dans une perspective
socioconstructiviste et constitue un moyen d’appréhender la complexité du monde
professionnel.

Cette approche met l'accent sur l'apprentissage pratique en encourageant les apprenants à
travailler sur des projets concrets liés aux compétences numériques. Par exemple, les
apprenants pourraient être chargés de concevoir et de développer un site web, de créer une
application mobile ou de réaliser une campagne de marketing numérique. Cela leur permet
d'acquérir des compétences pratiques tout en travaillant sur des projets réels.

26
Figure 1 : Processus de l’approche par projet :

Source : approche_par_projet.pdf, Université de Loren

L'apprentissage hybride
L’apprentissage Hybride est également connu sous le nom d'apprentissage mixte ou «
blended learning » en anglais. Il peut se dérouler dans des salles de classe et dans des
environnements professionnels.

Avec l'avènement des technologies de l'information et de la communication, de nombreuses


institutions proposent des cours en ligne ou hybrides pour enseigner les compétences
numériques. Ces cours offrent une flexibilité aux apprenants en leur permettant d'accéder au
contenu à tout moment et de n'importe où, tout en intégrant des éléments interactifs tels que
des discussions en ligne, des vidéos éducatives et des exercices pratiques.

L’OFPPT a mis à la disposition de ses stagiaires des plateformes d'apprentissage gratuites


pour accéder à une multitude de ressources didactiques parfaitement adaptées à l’architecture
des programmes de formation.

Exemple :

27
OFPPT ACADEMY est une plateforme à caractère global qui regroupe des contenus de
formation de tous les secteurs d’activité et répond d’une manière permanente aux besoins du
marché et aux attentes des entreprises avec comme force l’adaptation aux nouvelles situations
économiques nationales et internationales (le cas du covid).

Figure 2 : Plateforme de l’OFPPT

Source : [Link]

28
Pédagogie inversée (flipped classroom) :
Dans un modèle de classe inversée, les apprenants étudient le contenu du cours à domicile à
l'aide de ressources en ligne, puis utilisent le temps en classe pour des activités pratiques et
collaboratives. Cela permet aux enseignants de consacrer plus de temps à des discussions en
profondeur, à des projets pratiques et à des activités de résolution de problèmes liés aux
compétences numériques.

La classe inversée vise à inverser les étapes d’enseignement, afin de donner le rôle actif à
l’étudiant. Ce qui était traditionnellement fait en classe est fait à la maison et vice versa. La
classe inversée comprend donc aussi deux étapes :

À la maison : Le cours commence à la maison, non en classe. L’enseignant met à la


disposition de l’étudiant des ressources à consulter de façon autonome. En d’autres mots,
l’étudiant apprend son cours chez lui (ou hors de la salle de classe) à l’aide de ressources
fournies par l’enseignant. Il s’agit dans la plupart des cas de capsules vidéo, mais on peut
aussi se limiter à des lectures, des applications numériques, des recherches Internet, etc.,

En classe : De retour en classe, l’enseignant propose des activités, des projets de groupe et
des échanges permettant de développer des compétences basées sur le contenu étudié à la
maison. Ces exercices ont pour but de mettre en pratique l’apprentissage et de vérifier la
compréhension. Ils doivent permettre aux étudiants d’interagir entre eux, de s’aider
mutuellement, de communiquer. Tout le travail de compréhension, c’est-à-dire
l’apprentissage actif, est fait en classe, en présence et avec l’aide de l’enseignant.

Dans la classe inversée, l’enseignant joue un rôle de guide et de facilitateur, non pas celui de
« guru du savoir » qui transfère de l’information

29
Section 2 : L’importance des compétences non techniques
sur le marché du travail numérique :

Complétant les compétences générales, les « soft skills » font référence à une combinaison
de traits de personnalité et d’attributs sociaux qui permettent à une personne de réussir dans
un rôle professionnel, de communiquer avec les autres et d’atteindre ses objectifs personnels.

Selon les recruteurs et les opérateurs dans les TIC, la seule possession de compétences
techniques numériques ne suffit plus sur le marché du travail actuel. En fait, les compétences
non techniques sont désormais des compétences spécialisées « hard skills », tant pour les
diplômés que pour les professionnels des TIC. Des attributs personnels tels que la capacité à
communiquer, à gérer un projet et à interagir correctement au sein de binômes ou de la
hiérarchie, ainsi que l’esprit de résolution de problèmes, l’esprit d’équipe, l’attitude
proactive, l’organisation, le sens des affaires et les compétences de présentation sont tout
aussi nécessaires pour réussir dans le domaine des TIC.

Le « sens des affaires » peut donc être défini comme une combinaison de compétences telles
que la gestion, le droit, la comptabilité, la finance et l’économie, le marketing, l’esprit
d’entreprise ou la gestion des ressources humaines, nécessaires pour diriger une entreprise
avec succès, traiter des questions commerciales clés et être capable d’atteindre les objectifs
de l’organisation.

Notre enquête sur les talents numériques révèle ainsi que le manque de sens des affaires est
l’une des principales raisons pour lesquelles les étudiants et les diplômés en numérique ne se
lancent pas dans la création d’entreprises. De plus, selon 28 % des DRH, les compétences en
matière de sens commercial doivent être renforcées dans les programmes universitaires.

Ainsi, le renforcement de ce domaine sera essentiel au moment où les organisations se


lancent dans le processus de l’économie numérique. Par ailleurs, en parlant le « langage des
affaires », les talents numériques pourraient comprendre les défis des entreprises et traduire
efficacement leurs objectifs en projets à forte valeur ajoutée grâce à l’esprit d’entreprendre.
Ce changement améliorerait l’écosystème numérique marocain et accélérerait le processus de
transformation digitale.

Respectant l’approche méthodologique utilisée pour la cartographie des compétences


techniques, l’analyse des « Soft Skills » menée porte sur les compétences acquises par les

30
programmes en prenant en considération la classification mondiale intitulée « International
Standard Classification of Education (ISCED) ». La première étape s’est concentrée sur
l’identification des 11 compétences non techniques les plus pertinentes, suivie d’une analyse
croisée des données brutes de la matrice avec les résultats des enquêtes CATI et en ligne.
Cette approche a permis d’obtenir une vue d’ensemble détaillée de la perception et des
attentes des DRH et des employés en matière de compétences non techniques.

Figure 3 : Classement des Soft Skills selon les résultats de la matrice des compétences
numériques

Source : Guépard Group - Digital Skills Matrix - DTR 2020

31
Intégration des Compétences Numériques et de la Responsabilité
Sociétale dans la Formation Professionnelle à l'OFPPT

L'intégration des compétences numériques au sein de l'OFPPT ne se limite pas à


l'amélioration des capacités techniques et professionnelles de ses formateurs, du personnel
administratif et des apprenants. Elle s'inscrit également dans une perspective plus large de
responsabilité sociétale des organisations (RSO).

1. Formation et Sensibilisation des Formateurs et du Personnel

Sensibilisation à la RSO et aux digital skills : L'OFPPT organise des formations et des
séminaires pour sensibiliser les formateurs et le personnel à l'importance de la RSO et des
compétences numériques. Ces sessions couvrent des sujets tels que l'éthique numérique,
l'inclusion numérique et l'impact environnemental des technologies.

Certifications RSO et compétences numériques : Des certifications spécifiques en RSO et en


compétences numériques sont proposées, garantissant que les formateurs possèdent les
connaissances nécessaires pour enseigner de manière responsable et durable.

2. Modernisation des Programmes de Formation

Intégration de la RSO dans les curricula : Les programmes de formation incluent désormais
des modules sur la responsabilité sociétale, abordant des thèmes comme le développement
durable, la gestion éthique des technologies et l'impact social des innovations numériques.

Approche interdisciplinaire : Les compétences numériques sont enseignées en lien avec des
concepts de RSO, permettant aux apprenants de comprendre comment utiliser les
technologies de manière responsable et bénéfique pour la société.

3. Infrastructures Technologiques

Technologies durables : L'OFPPT investit dans des infrastructures technologiques durables,


favorisant l'utilisation d'équipements à faible consommation d'énergie et de logiciels open
source pour réduire l'empreinte carbone.

32
Accessibilité et inclusion : Développement de plateformes d'apprentissage en ligne
accessibles à tous, y compris aux personnes en situation de handicap, afin de promouvoir une
éducation inclusive.

4. Projets et Initiatives Spécifiques

Partenariats responsables : Collaboration avec des entreprises et des organisations qui


partagent les valeurs de RSO. Par exemple, travailler avec des partenaires qui s'engagent à
réduire les inégalités numériques et à promouvoir des pratiques durables.

Projets communautaires : Encouragement des apprenants à participer à des projets


communautaires utilisant les digital skills pour résoudre des problèmes sociaux ou
environnementaux locaux.

5. Développement des Soft Skills

Compétences non techniques : Inclusion de modules sur les compétences non techniques (soft
skills) essentielles pour le RSO, telles que la communication éthique, la gestion de projet
durable et le leadership responsable.

Ateliers sur le RSO : Organisation d'ateliers et de séminaires axés sur la responsabilité


sociétale, permettant aux apprenants de développer une compréhension approfondie de leur
rôle en tant que citoyens numériques responsables.

6. Suivi et Évaluation

Évaluation de l'impact sociétal : Mise en place de systèmes d'évaluation pour mesurer


l'impact des compétences numériques et des initiatives de RSO sur les apprenants et la
communauté.

Feedback et amélioration continue : Collecte de feedback sur les programmes de formation


pour s'assurer qu'ils répondent aux objectifs de RSO et ajustement des contenus en fonction
des besoins et des suggestions des parties prenantes.

7. Promotion de la Culture de la RSO

Campagnes de sensibilisation : Lancement de campagnes de sensibilisation à la RSO et aux


digital skills, soulignant l'importance de l'éthique et de la durabilité dans l'utilisation des
technologies.

33
Communautés de pratique : Création de communautés de pratique où les formateurs, les
apprenants et les partenaires peuvent partager leurs expériences et leurs meilleures pratiques
en matière de RSO et de compétences numériques.

8. Adaptation aux Évolutions Technologiques et Sociétales

Veille technologique et sociétale : Suivi des évolutions technologiques et sociétales pour


intégrer de nouvelles compétences numériques et des pratiques de RSO dans les programmes
de formation.

Flexibilité et innovation : Adoption d'une approche flexible et innovante pour s'adapter


rapidement aux changements et intégrer de nouvelles technologies et pratiques responsables.

En intégrant la RSO dans ses initiatives de développement des compétences numériques,


l'OFPPT s'efforce non seulement de préparer ses formateurs, son personnel et ses apprenants
à maîtriser les technologies modernes, mais aussi de les sensibiliser à l'importance d'une
utilisation responsable et éthique de ces technologies pour le bien de la société et de
l'environnement.

34
Conclusion du chapitre :

En conclusion de ce deuxième chapitre sur les stratégies d'ajustement pour une meilleure
adaptation aux compétences numériques, nous avons exploré diverses approches pour
optimiser l'enseignement et la formation dans un contexte de numérisation croissante.

Dans la première section, nous avons examiné les approches pédagogiques innovantes pour
l'enseignement des compétences numériques. Nous avons mis en avant l'apprentissage
hybride, qui combine les avantages de l'enseignement en présentiel et à distance, offrant ainsi
une flexibilité et une accessibilité accrues. L'apprentissage par projet a été identifié comme
une méthode efficace pour permettre aux apprenants d'acquérir des compétences pratiques et
de résoudre des problèmes réels, favorisant ainsi l'engagement et la motivation. Enfin, la
pédagogie inversée a été discutée comme une technique permettant de maximiser le temps en
classe pour des activités interactives et de laisser les apprenants gérer l'acquisition de
connaissances de base de manière autonome.

La deuxième section a souligné l'importance des compétences non-techniques, ou soft


skills, sur le marché du travail numérique. Nous avons reconnu que des compétences telles
que la communication, la collaboration, la pensée critique et la résolution de problèmes sont
cruciales pour une performance optimale dans un environnement de travail digitalisé. Ces
compétences non-techniques complètent les compétences techniques et sont essentielles pour
naviguer efficacement dans le paysage numérique moderne.

Ainsi, ce chapitre a mis en lumière les stratégies pédagogiques et les compétences


nécessaires pour une meilleure adaptation aux exigences du marché du travail numérique. Les
approches pédagogiques innovantes présentées fournissent des outils efficaces pour améliorer
l'enseignement des compétences numériques, tandis que l'accent mis sur les compétences
non-techniques souligne leur importance complémentaire pour le succès professionnel dans
un monde de plus en plus digitalisé.

35
En conclusion, l'adaptation aux compétences numériques requiert une combinaison de
techniques d'enseignement innovantes et le développement de compétences non-techniques
essentielles. Les acteurs de la formation professionnelle doivent intégrer ces stratégies et
compétences dans leurs programmes pour préparer efficacement les apprenants aux défis et
opportunités du marché du travail numérique. Cela implique de continuer à innover dans les
approches pédagogiques et de valoriser les compétences interpersonnelles et cognitives pour
garantir une préparation complète et équilibrée des futurs professionnels.

36
Chapitre III : méthodologie de recherche

37
Section 1 : Méthodologie de recherche :
1. Eléments de la problématique :

Dans un contexte où la demande de compétences numériques est devenue essentielle pour


rester compétitif sur le marché du travail, les acteurs de la formation professionnelle sont
confrontés à des pressions similaires à celles rencontrées dans d'autres secteurs. L'adaptation
aux exigences croissantes de l'environnement numérique est devenue une priorité pour ces
acteurs, tout comme elle l'est pour les entreprises soucieuses de leur efficacité et de leur
compétitivité.

En effet, les avancées technologiques ont profondément transformé le paysage de la


formation professionnelle, affectant non seulement les méthodes d'enseignement et
d'apprentissage, mais également les processus de gestion et de coordination au sein des
organisations éducatives. Dans ce contexte, l'intégration du numérique dans la formation
professionnelle vise non seulement à améliorer l'efficacité et l'efficience des processus, mais
aussi à favoriser une meilleure diffusion des informations et des pratiques managériales au
sein des institutions éducatives.

Les avantages potentiels de l'adoption des compétences numériques dans la formation


professionnelle sont nombreux. Ils incluent notamment la possibilité de rationaliser les
processus administratifs, d'améliorer la qualité des informations disponibles et de renforcer la
transparence au sein des organisations éducatives. De plus, en permettant aux apprenants
d'interagir directement avec les ressources numériques, les outils et les plateformes en ligne,
l'adoption du numérique peut également contribuer à accroître l'engagement des apprenants et
à améliorer leur expérience d'apprentissage.

Dans ce contexte, notre recherche vise à explorer les liens entre l'adaptation des acteurs de la
formation professionnelle aux compétences numériques et le fonctionnement global des
organisations éducatives. En identifiant ces liens et en comprenant comment les compétences
numériques peuvent influencer positivement le fonctionnement organisationnel, nous
pourrons formuler des stratégies d'ajustement efficaces pour garantir une intégration réussie
du numérique dans la formation professionnelle.

38
Nos objectifs de recherche est d’:

1- Évaluer les compétences managériales actuelles des acteurs de l'OFPPT en matière


de digital skills, en mettant l'accent sur leur capacité à comprendre, à adopter et à
diriger l'intégration des nouvelles technologies dans les programmes de formation
professionnelle.

2- Identifier les défis spécifiques auxquels font face les managers de l'OFPPT dans ce
contexte.

La question de recherche est la suivante :

- Comment l'OFPPT peut-il développer des compétences managériales adaptées aux


évolutions technologiques et promouvoir l'acquisition des digital skills au sein de ses
programmes de formation, tout en garantissant la pertinence et l'efficacité de ses initiatives de
formation professionnelle ?

39
Le positionnement épistémologique

La « réflexion épistémologique s’impose à tout chercheur soucieux d’effectuer une


recherche sérieuse car elle permet d’assoir la validité et la légitimité d’une recherche » (R-
A, 1999).

La posture épistémologique de tout travail de recherche est l’un des éléments


fondamentaux de la validité d’une recherche. Le choix d’un positionnement
épistémologique pertinent et adéquat à l’objet de recherche, permet de mettre en lumière
la voie de réflexion, et d’apporter une contribution significative dans les éléments de
réponse à la question de départ. A cet égard, le positionnement épistémologique apporte
une légitimité à la recherche.

En Sciences de Gestion, et plus globalement en Sciences Sociales, nous retrouvons


notamment trois principaux paradigmes épistémologiques : Le positivisme,
l'interprétativisme, et le constructivisme. Chacun de ces paradigmes épistémologiques
s’appuie sur une certaine vision de la réalité, un certain statut de la connaissance et son
mode de production. Nous cherchons à travers ce paragraphe, de définir le concept de
l’épistémologie et de présenter les trois courants épistémologiques.

Définition de l’épistémologie

« L'épistémologie a pour objet l'étude des sciences. Elle s'interroge sur ce qu'est la science
en discutant de la nature, de la méthode et de la valeur de la connaissance ». (Perret &
Séville, 2003) L’épistémologie c’est « l’étude critique de la connaissance, de ses fondements,
de ses principes, de ses méthodes, de ses conclusions et des conditions d’admissibilité de
ses propositions ». (Legendre, 1993, p549)89. D’une manière générale, l’épistémologie
permet au chercheur d’apporter des réponses à ces questions : « qu’est que la connaissance
? Comment est-elle constituée ou engendrée ? Et comment apprécier sa valeur ou sa
validité ? » (Le Moigne, 1995, p4).

L’épistémologie est traversée dans chaque champ scientifique par des paradigmes
différents. Le paradigme est l’ensemble des croyances partagées par des communautés de
chercheurs sur ce qu’est la connaissance (Baumard, Ibert, 1999). Girod-Séville et Perret
(1999) identifient trois paradigmes épistémologiques en sciences de gestion, à savoir : le
positivisme, l’interprétativisme et le constructivisme.

Le positivisme :

40
Le positivisme trouve ses racines dans les travaux de Comte (1798-1857). Il est souvent
présenté comme le paradigme le plus dominant en sciences de l’organisation. C’est un
courant classique de la recherche qui vérifie la réalité préétablie en recherchant des liens de
causalité entre des faits. Le positivisme est un « courant épistémologique érige le réalisme,
ainsi que la recherche du vrai par l’étude de faits au moyen de méthodes qui visent à situer
le chercheur en position d’extériorité par rapport à l’objet de son étude, de manière à
assurer son objectivité et sa neutralité, en pierres angulaires de la démarche scientifique,
contestant ainsi la place des connaissances a priori dans le processus scientifique » (Gavard-
Perret et al, 2008)

Les hypothèses fondatrices du paradigme épistémologique sont les suivantes :

Hypothèse 1 :

Le positivisme se base sur l’hypothèse dite ontologique, selon laquelle la réalité a une
existence en soi. Elle possède donc une essence propre et est gouvernée par des lois
immuables et quasi invariables (Perret et Séville, 2003). Il existe donc, pour les positivistes,
un réel objectif, unique, connaissable (l’objectif des positivistes étant d’identifier les causes
des observations effectuées), et le chercheur sera capable non seulement de l’étudier et de le
cerner, mais aussi de le connaître en toute neutralité, puisque ce réel est indépendant de lui.
Toutefois, le seul réel considéré par les positivistes est le réel observable, et on est donc dans
une ontologie réaliste empirique uniquement. Dans cette perspective paradigmatique, la vérité
repose sur l’isomorphisme des énoncés établis par le chercheur avec le réel. Elle est obtenue
par l’observation.

Hypothèse 2

Selon cette hypothèse, qu’il existe une certaine forme de détermination interne propre au réel
existentiel. Ainsi que l’avait déjà précisé Comte : il convient de « substituer partout, à
l’inaccessible détermination des causes proprement dites, la simple recherche des lois, c’est-à
dire des relations constantes entre les phénomènes observés » (August Comte, 2000). C’est
pourquoi cette hypothèse est dite une hypothèse de détermination naturelle. Une démarche
scientifique positiviste permet, en observant les faits de manière empirique, d’établir des lois
invariables décrivant des relations immuables entre des faits observables et mesurables
scientifiquement. Pour les positivistes. Il ne s’agit donc pas de rechercher les causes
profondes (le « pourquoi »), mais uniquement les lois des phénomènes (le « comment »).

Le chercheur peut donc chercher à connaître cette réalité extérieure à lui, puisqu’il y a
indépendance entre l’objet (la réalité) et le sujet qui l’observe ou l’expérimente. Ce
41
paradigme, propose trois critères de validité du modèle de chercheur, à savoir la vérifiabilité,
la confirmabilité, et enfin la réfutabilité (Anne, Choix méthodologiques en Sciences de
gestion : pourquoi tant de chiffres ? 2010). Le premier critère nécessite de pouvoir vérifier
empiriquement la proposition faite, la confirmabilité vise à pouvoir affirmer qu’une
proposition est vraie universellement, mais qu’elle est probable, alors que le troisième
signifie que si l’on ne peut jamais affirmer qu’une théorie est vraie, on peut affirmer l’inverse

Hypothèse 3

Selon cette hypothèse le chercheur doit se placer en position d’extériorité par rapport au
phénomène étudié (l’épistémologie objectiviste dualiste). Il le peut puisque l’observateur et
l’objet étudié sont supposés être deux entités clairement séparables dans le processus de
connaissance. Il doit alors prendre des précautions pour rester détaché et distant de son objet
d’étude (un état fréquemment appelé dualisme objet-sujet). Faisant preuve d’objectivité, de
neutralité et travaillant dans des conditions contrôlées (en particulier par observation et
expérimentation), le chercheur est en mesure d’exclure toute considération de valeur
susceptible de l’influencer. De même, le postulat d’indépendance entre l’observateur et son
objet d’étude permet de considérer que, sous certaines conditions, le chercheur n’influence
pas l’objet étudié.

Le constructivisme

Le constructivisme est un courant de pensée qui s'est constitué en opposition au courant


positiviste. Alors que le positivisme considère que l'individu n'a aucun poids sur le réel,

Le courant constructivisme défend l'idée selon laquelle l'individu est tout à fait central dans la
construction du réel. Selon ce paradigme, la réalité est relative, puisque de multiples réalités
sociales différentes existent, que nous pouvons remettre en cause par la suite, tout en étant en
mesure d’en expliquer les différentes interprétations.

Le constructivisme vise la construction de la réalité : un objet existe si on est capable de le


construire, d’en exhiber un exemplaire ou de le calculer explicitement. Deux hypothèses de
ce paradigme se sont succédés (Moigne J., 1995)

• Hypothèse phénoménologique : Irréversibilité de la cognition, le statut du temps de


l’action, et plus spécifiquement son irréversibilité. Ainsi, le sujet connaissant au rôle décisif
dans la construction de la connaissance.

42
• Hypothèse téléologique : Non seulement le comportement cognitif du sujet
connaissant s’interprète plus volontiers en termes de causes finales qu’en termes de causes
efficientes mais surtout la détermination et la transformation de ces finalités semblent très
souvent devoir être interprétées en termes endogènes, auto produite par le sujet lui-même.
Pour (Piaget, 1967), la connaissance est un processus de construction de connaissances avant
d’être un résultat, et l’esprit humain, dans son activité cognitive, ne sépare pas aisément le
connu et le connaissant. Dans son livre l’intelligence chez l’enfant, Piaget disait que
l’intelligence organise le monde en s’organisant. La conception de la connaissance que
proposent les épistémologies constructivistes est une conception que l’on caractérise par
l’hypothèse de faisabilité cognitive (raisonnabilité).

Cette épistémologie non cartésienne conteste le primat méthodologique du réductionnisme


dans l’élaboration de la connaissance. Avec une telle position épistémologique, la recherche
en gestion focalise son attention sur l'explication des phénomènes et non sur leur prédiction.

L’interprétativisme :

L’interprétation est « une attribution de sens, le sens étant à son tour un contexte de
compréhension, celle-ci venant à l’existence lorsque des liens entre les choses ou les
événements deviennent visibles et/ou familiers, et/ou prévisibles, et/ou logiques, et/ou
plausibles, et/ou fonctionnels ». (Paillé, 2006) Pour le paradigme interprétativiste, les
données sont des interprétations de la réalité qui peut être considérée comme objective ou
subjective. En fait, le chercheur doit aboutir à des représentations de la réalité soit à travers
les représentations des acteurs ou par sa propre interprétation des données la plus proche
possible de la façon dont les acteurs perçoivent eux-mêmes la réalité. Ainsi, les phénomènes
sociaux sont interprétés d’une manière différente par chacun des acteurs (y compris par le
chercheur lui-même (Lincoln & Guba, 1985).

Dans l’interprétativisme, le chercheur tente à comprendre la réalité, ceci par le biais des
interprétations effectuées avec les acteurs. Dans une approche subjective, le chercheur devra
considérer les intentions des acteurs, leurs attentes, leurs motivations, leurs raisons ou encore
leurs croyances, qui porteront donc davantage sur les pratiques que sur les faits. Pour les
interprétativistes, la réalité n’est pas indépendante de l’observateur et des sujets eux-mêmes
qui constituent cette réalité. (Avenier Marie- José & Gravard-Perret Marie laure, 2012)

43
La question de la subjectivité de la connaissance reste très abordée par les recherches
interprétativistes. Selon (Miles & Huberman, 1991), le chercheur interprétativiste interprète
des faits mesurés par des données objectives. Cette interprétation rend les données plutôt
subjectives. Le chercheur peut aussi interpréter des données issues des représentations
subjectives des individus qui interprètent eux-mêmes le phénomène étudié (Miles &
Huberman, 1991).

Pour le paradigme interprétativiste, la réalité n’est pas extérieure au chercheur. Il ne s’agit


plus d’expliquer cette réalité, mais de la comprendre au travers des interprétations qu’en font
les acteurs. Un résumé des différentes réponses apportées par chacun des paradigmes est
présenté dans le tableau ci-après : SOURCE : (SMAHANE, 2016)

Autrement dit :

Tableau 2 : synthèse sur les postures épistémologiques

Posture épistémologique Signification


Positivisme Interroger les faits pour rechercher des
régularités ou mettre à l’épreuve des
hypothèses
Constructivisme Développer un projet de connaissance
Interprétativisme Comprendre en profondeur un phénomène

Mode de raisonnement :

L’objet de cette partie est de répondre à la question « Comment je cherche ? » Cette


partie explicite les deux grands processus de construction des connaissances : l’exploration et
le test. Nous appelons exploration, la démarche par laquelle le chercheur a pour objectif la
proposition de résultats théoriques novateurs. Le terme tester se rapporte à la mise à l’épreuve
de la réalité d’un objet théorique ou méthodologique. Par conséquent, Explorer se réfère à une
démarche de type inductive alors que tester fait appel à une démarche de type déductive.

Nous allons présenter les caractéristiques des modes de raisonnement propres à


chacun de ces processus (déduction et induction).

44
L’induction et la déduction sont deux modes de raisonnement distincts qui doivent
être compris comme étant plus complémentaires qu’antagonistes. Ces raisonnements portent
sur les mêmes objets théoriques (concept, hypothèse, modèle, théorie).

• Déduction : La déduction est avant tout un moyen de démonstration (Grawitz,


2000). Elle se caractérise par le fait que, si les hypothèses formulées initialement
(prémisses) sont vraies, alors la conclusion doit nécessairement être vraie. Exemple –
une déduction classique, le syllogisme de Socrate
- Tout homme est mortel.
- Socrate est un homme.
- Socrate est mortel.

Dans ce raisonnement déductif, (1) et (2) sont les prémisses et (3) la conclusion. Il
n’est pas possible que (3) soit faux une fois que l’on se donne (1) et (2) pour vrai. Ce schéma
suit le raisonnement logique suivant : tout A est B, or C’est A, donc C’est B.

La déduction est donc le raisonnement qui fonde la démarche hypothéticodéductive.


Cette démarche consiste à élaborer une ou plusieurs hypothèses et à les confronter ensuite à
une réalité. Le but est alors de porter un jugement sur la pertinence de l’hypothèse initialement
formulée.

L’induction :

Par définition, l’induction est « une inférence conjecturale », qui conclut : De la


régularité observée de certains faits à leur constance ; De la constatation de certains faits à
l’existence d’autres faits non donnés mais qui ont été liés régulièrement aux premiers dans
l’expérience antérieure ».

« Si un grand nombre de A ont été observés dans des circonstances très variées, et si
l’on observe que tous les A sans exception possèdent la propriété B, alors tous les A ont la
propriété B. […] Supposons, par exemple, que j’ai observé un grand nombre de corbeaux dans
des circonstances fort variées ; ayant constaté que tous ceux observés jusqu’à ce jour étaient
noirs, j’en conclus : tous les corbeaux sont noirs. C’est une inférence inductive parfaitement
légitime.

Mais la logique n’offre aucune garantie que le prochain corbeau que j’observerai ne
sera pas rose ». De façon classique, on considère qu’un raisonnement déductif va du général

45
au particulier, alors qu’un raisonnement inductif est marqué par la volonté de progresser du
particulier au général. Cependant, selon Festinger (1957), il y a trois types de raisonnement, en
plus du raisonnement inductif et déductif, il ajoute un troisième raisonnement, il s’agit du
raisonnement abductif.

L’abductif :

La connaissance se construit encore par interaction entre la théorie et les données


empiriques. Il s’agit d’un procès réversible où les résultats sont toujours impliqués aux causes
et vice-versa. Le chercheur cherche les causes des situations.

« L’abduction est un processus inférentiel (en d’autres termes, une hypothèse) qui
s’oppose à la déduction, car la déduction part d’une règle, considère le cas de cette règle et
infère automatiquement un résultat nécessaire ».

La dichotomie (exploration et test) proposée ici trouve sa justification relativement


aux modes de raisonnement caractéristiques de ces deux voies. Pour explorer, le chercheur
adopte une démarche de type inductive et/ou abductive alors que pour tester, celui-ci fait appel
à une démarche de type déductive ou hypothético-déductive.

Approche méthodologique de la recherche :


Le choix d’une approche qualitative, quantitative ou mixte, est une étape très importante pour
le chercheur afin de déterminer la manière avec laquelle il va aborder la dimension empirique
de sa recherche. Dans cette partie nous allons définir les trois approches méthodologiques :
qualitative, quantitative et mixte et puis nous allons déterminer le choix approprié à notre
présente étude.

L’approche qualitative : Pour Miles et Huberman (2003.p 11), « les données qualitatives
[…] se présentent sous forme de mots plutôt que de chiffres ». Elles correspondent « aux
essences, aux gens, aux objets et aux situations ». Elles sont des « expériences "brutes" »
converties sous forme de mots. Ces mots peuvent prendre une forme narrative tout comme ils
peuvent se traduire par des formes imagées (forme visuelle). Toutefois, la nature de la donnée
ne dicte pas forcément un mode de traitement identique. Le chercheur peut très bien procéder,
par exemple, à un traitement statistique et, par conséquent, quantitatif avec des variables
nominales.

46
Selon Evrard et al. (2009.p28), « les données qualitatives correspondent à des variables
mesurées sur des échelles nominales et ordinales (c’est-à-dire non métriques) ».

Cette méthode recourt à des techniques de recherche qualitatives pour étudier des faits
particuliers (études de cas, observation, entretiens semi-structurés ou non-structurés, etc.).
L’entretien est une des méthodes de recherche qualitatives qui « a pour objet de recueillir les
traces des comportements, les interactions sociales et les perceptions par le discours des
acteurs » (Wacheux, 1996, p.205). L’objectif est de collecter le maximum d’informations
riches et diversifiées permettant d’examiner et d’explorer un phénomène à étudier. Le mode
qualitatif fournit des données de contenu, et non des données chiffrées

L’approche quantitative : Selon Evrard et al. (2009.p28), « les données quantitatives sont
collectées avec des échelles d’intervalles (ou cardinales faibles) et de proportion (cardinales
fortes ou encore ratio). Ces échelles peuvent être hiérarchisées en fonction de la qualité de
leurs propriétés mathématiques ».

Dans le cadre des méthodes quantitatives, les données prennent des valeurs numériques.
Comme leur nom l'indique, les méthodes quantitatives visent la quantification. Si les données
ont valeur numérique, la méthode porte sur les traitements statistiques de ces dernières, et a
fortiori sur les impératifs de rigueur et de précision des traitements statistiques. La méthode
quantitative repose sur le recours à un certain type d’outils comme la collecte de données
chiffrées et l’exploitation statistique.

Les techniques utilisables en recherche quantitative sont : questionnaire, observation et


méthode expérimentale. Cette méthode aboutit à des données chiffrées qui permettent de faire
des analyses descriptives, des tableaux et graphiques, des analyses statistiques de recherche
de liens entre les variables ou facteurs, des analyses de corrélation ou d’association, etc.

Ces méthodes quantitatives consistent à collecter un nombre important d’observations afin de


décrire et/ou d’expliquer un phénomène ou un comportement. Il s’agit de faire un constat
chiffré d’une situation prédéterminée et de préciser en mettant en évidence des relations
causales entre des variables choisies.

L’approche mixte : Cette méthode est une combinaison entre les deux précédentes. Elle
permet au chercheur de mobiliser aussi bien les avantages du mode quantitatif que ceux du

47
mode qualitatif. Cette conduite aide à maitriser le phénomène dans toutes ses dimensions.
Winter (1984, p.19) souligne que l’enjeu essentiel ou principal de la combinaison des deux
approches : « au-delà de l’opposition factice entre qualitatif et quantitatif, ayant écarté
l’illusion d’un compromis hybride entre deux modes d’enquête hétérogènes, il s’agit de
promouvoir des systèmes d’investigation dans lesquels chaque mode d’approche, chaque type
d’investigation, garde sa spécificité mais valide l’autre ». Les deux approches ne s’opposent
donc pas. Elles se complètent : l’approche qualitative, par observation, par entretien, par
protocoles (etc.…) permet de récolter énormément d’informations, et l’approche quantitative
repose sur un corpus théorique qui permet de poser des hypothèses.

Le choix de notre posture épistémologique et méthodologique :

Dans cette section, nous allons énoncer dans un premier temps, le positionnement
épistémologique et le mode de raisonnement choisi. En second lieu, nous allons détailler
notre design méthodologique avec l’approche méthodologique retenue, en explicitant notre
problématique, les questions et les objectifs de la recherche.

En fait, la posture épistémologique de tout travail de recherche, permet de mettre en


lumière la voie de réflexion, et de rendre légitime les résultats du travail. Dans un travail de
recherche, faire un choix épistémologique et méthodologique est indispensable, pour pouvoir
déterminer la démarche scientifique de la recherche.

Il était important de présenter les trois postures épistémologiques (positiviste,


constructiviste et interprétativisme), ainsi que les trois modes de raisonnement (déductif,
inductif et abductif), et les approches méthodologiques de la recherche (qualitative, quantitative
et mixte) avant de faire le choix de notre posture propre à notre sujet de recherche.

Compte tenu de la tradition de recherche observée dans les études sur l'adaptation aux
compétences numériques et les stratégies d'ajustement dans la formation professionnelle, la
position ontologique adoptée est positiviste puisque la plupart des chercheurs se concentrent
sur l'étude des relations causales auxquelles l'analyse empirique donne un sens. Nous
inscrivons notre projet de recherche dans le courant dominant positiviste, car il vise à traduire
une vision objectiviste du monde (les phénomènes existent naturellement indépendamment de
nos expériences), à comprendre et expliquer des observations empiriques en mobilisant des

48
théories positivistes. Étant donné que notre étude porte sur la manière dont l'adaptation aux
compétences numériques peut contribuer à une meilleure formation professionnelle, nous
avons tout naturellement adopté une posture positiviste. En effet, cette posture est la mieux
adaptée à la nature de l'objet de recherche que nous nous proposons d'étudier. Elle permet
l'explication de la réalité d'une manière objective. Ainsi, la nature de notre étude nécessite une
posture épistémologique positiviste, impliquant un mode de raisonnement déductif et un mode
de prélèvement quantitatif. Notre étude a été réalisée en deux phases. Le schéma ci-dessus
représente la démarche de notre recherche.

Figure 4: Schéma représentatif de la démarche de la recherche

La première phase consiste à élaborer une revue de littérature afin d’explorer les travaux de
recherche antérieure et cadrer notre problématique. A cet effet, nous nous sommes appuyés
sur l’approche systémique qui repose, tout d’abord, à établir un corpus conceptuel autour de
la problématique, et ensuite choisir les concepts qui constitueront les variables de notre
recherche. Ces variables ont fait l’objet de la première partie.

La deuxième phase est empirique. Nous l’avons réalisée en deux temps : Dans un premier
temps, nous avons arrêté notre problématique sur la base de la revue de littérature. Dans un

49
deuxième temps, nous avons mené une étude empirique auprès des acteurs de la formation
professionnelle.

Outils de collecte des données quantitatives :

Etude quantitative :

L’étude quantitative a pour objectif de tester les hypothèses et le modèle de recherche. Pour
recueillir les données quantitatives, le choix s’est porté sur l’enquête par questionnaire.

Nous pouvons schématiser le processus que nous avons suivi pour la recherche quantitative
de la façon suivante :

Figure 5: Processus de l’étude quantitative

Mode de traitement des données : L’analyse statistique a été réalisée par le logiciel
google Forme, Ce package est utilisé pour le traitement des données quantitatives.

50
Chapitre IV : Présentation, analyse et
discussions des résultats :

51
Section 1 : présentation et interprétation des résultats :
Figure 6 : Tranche d’âge

Tableau 3 Tranche d’âge de la cible

Réponses Effectifs Pourcentages

Moins de 25 ans 5 8,5%

25-34 ans 35 59,3%


34-44 ans 17 28,8%

45-54 ans 2 28,8%

55 ans et plus 0 0%

Total 59 100%

52
L'analyse montre une forte concentration de répondants dans les tranches d'âge jeunes à
intermédiaires (25-44 ans), représentant 88,1% des réponses. Cette répartition pourrait
indiquer que les compétences numériques sont perçues comme cruciales pour les
professionnels en début et en milieu de carrière, qui sont probablement plus engagés dans la
mise à jour de leurs compétences pour rester compétitifs sur le marché du travail.

En revanche, les tranches d'âge plus avancées sont nettement moins représentées, ce qui peut
soulever des questions sur l'inclusion des compétences numériques dans les programmes de
formation continue pour les professionnels plus âgés. Cela pourrait également souligner un
besoin accru de stratégies d'ajustement spécifiques pour encourager l'adoption des
compétences numériques dans cette population.

53
Figure 7 : Figure du Genre des acteurs

Tableau 4 : Tableau du genre :

Réponses Effectifs Pourcentages


Féminin 21 35,6
Masculin 38 64,4
Total 59 100%

Le tableau révèle une participation inégale entre les genres, avec une majorité masculine.
Pour les acteurs de la formation professionnelle, ces données soulignent l'importance de
développer des stratégies d'ajustement qui prennent en compte les différences de genre afin
de promouvoir une participation équilibrée et inclusive. En reconnaissant et en adressant ces
disparités, les initiatives de formation peuvent être mieux adaptées pour répondre aux besoins
de tous les participants, favorisant ainsi une meilleure intégration des compétences
numériques dans la formation professionnelle.

54
Figure 8 : Poste occupé

Tableau 5 : Poste actuel :

Réponses Effectif Pourcentage

Manager 27 45,8 %

Formateur 32 54,2 %

Total 59 100 %

Le tableau révèle une répartition équilibrée entre les managers et les formateurs parmi les
répondants. Cela souligne l'importance d'une approche collaborative pour l'adaptation des
compétences numériques dans la formation professionnelle. Les stratégies d'ajustement
doivent prendre en compte les besoins et les perspectives des deux groupes pour être
efficaces. Cette collaboration renforcée entre gestion et enseignement est essentielle pour
garantir que les programmes de formation professionnelle soient bien adaptés aux exigences
numériques modernes et pour maximiser l'impact de ces initiatives sur l'ensemble du système
éducatif.

55
Figure 9 : Ancienneté à l’OFPPT

Tableau 6 : Ancienneté à l’OFPPT :

Réponses Effectif Pourcentage


Mois d’un an 15 25,4¨%
1-5 ans 24 40,7%
5-10 ans 13 22%
10-15 ans 4 6,8%
Plus de 15 ans 3 5,1 %
Total 59 100 %

Le tableau met en évidence une répartition équilibrée entre les différents niveaux
d'ancienneté parmi les acteurs de la formation professionnelle. Cette diversité d'expérience
est un atout pour l'intégration et l'adaptation des compétences numériques. Il est crucial de
développer des stratégies de formation ciblées pour chaque groupe, en s'assurant que les
nouveaux arrivants sont rapidement opérationnels et que les employés plus expérimentés
continuent à évoluer avec les nouvelles technologies. Une approche inclusive et continue de
la formation professionnelle garantira une adaptation efficace et durable aux exigences
numériques actuelles.

56
Figure 10 : Niveau de connaissance des Digital Skills par les acteurs de la formation
professionnelle.

Tableau 7 : Connaissance des Digital Skills par les acteurs de l’OFPPT

Réponses Effectif Pourcentages


Très faible 0 0%
Faible 3 5,1%
Moyen 32 54,2 %
Bon 23 39 %
Très bon 1 1,7%
Total 59 100%

La majorité des participants ont une opinion neutre à positive sur la compétence ou
performance évaluée. Plus de la moitié la jugent moyenne, ce qui indique une perception
d'acceptabilité mais aussi un besoin d'amélioration. Une proportion notable la trouve bonne,
ce qui est un point fort, tandis que très peu la considèrent comme très bonne. Le faible
pourcentage de réponses négatives (faible et très bon) montre qu'il n'y a pas de grandes
lacunes perçues, mais il y a clairement une opportunité d'augmenter le niveau de satisfaction
globale en ciblant des améliorations spécifiques.

57
Figure 11 : Niveau de sensibilisation des formateurs et managers de l’OFPPT aux
compétences numériques

Tableau 8 : Niveau de sensibilisation des formateurs et managers de l’OFPPT aux


compétences numériques :

Réponses Effectif Pourcentages


Très faible 1 1,7%
Faible 2 3,4%
Moyen 37 62,7%
Bon 16 27,1%
Très bon 3 5,1%
Total 59 100%

La majorité des participants considèrent que la compétence ou performance évaluée est


moyenne, avec une portion significative la jugeant bonne. Cependant, il y a également des
perceptions de faiblesse (très faible et faible) qui indiquent des domaines où des
améliorations peuvent être nécessaires. L'analyse de ces résultats peut servir de base pour
identifier les points forts et les points faibles et élaborer des stratégies d'amélioration.

58
Figure 12 : L’importance des Digital Skills

Tableau 9 : L’importance des Digital Skills :

Réponses Effectif Pourcentages


Pas du tout important 0 0%
Peu important 1 1,7%
Moyennement important 12 20,3%
Important 29 49,2%
Très important 17 28,8%
Total 59 100%

La majorité des répondants ont évalué la caractéristique comme étant importante à très
importante, ce qui suggère une reconnaissance générale de son impact. Cependant, il est
important de noter que certaines personnes ont jugé cette caractéristique comme moins
importante, ce qui indique une diversité d'opinions parmi les participants. Ces résultats
peuvent aider à orienter les priorités et les décisions dans le cadre du sujet étudié.

59
Figure 13 : La dimension des défis rencontrés par les acteurs de l’OFPPT pour s’adapter aux
compétences numériques

Tableau 10 : L’ampleur des défis rencontrés par les acteurs de la formation professionnelle :

Réponses Effectif Pourcentages


Très faible 0 0%
Faible 4 6,8 %
Moyen 29 49,2%
Elevé 24 40,7%
Très élevé 2 3,4%
Total 59 100%

La plupart des répondants ont évalué la caractéristique comme étant moyenne à élevée, avec
quelques-uns la percevant comme faible ou très élevée. Cela suggère une diversité d'opinions
parmi les participants, mais dans l'ensemble, la variable semble être perçue comme
importante ou au-dessus de la moyenne. Ces résultats peuvent être utiles pour évaluer la
pertinence et l'importance de la caractéristique dans le contexte de l'étude.

60
Figure 14 : Niveau des obstacles spécifiques entravant l’intégration des Digital Skills dans les
programmes de la formation professionnelle.

Tableau 11 : Niveau des obstacles spécifiques entravant l’intégration des Digital skills dans
les programmes de la formation professionnelle :

Réponses Effectif Pourcentages


Très faible 1 1,7%
Faible 5 8,5%
Moyen 28 47,5%
Elevé 24 40,7%
Très élevé 1 1,7%
Total 59 100%

Ce tableau montre la répartition des réponses des participants concernant l'évaluation d'une
certaine caractéristique ou variable, sur une échelle allant de "Très faible" à "Très élevé".

La majorité des participants (47,5%) ont évalué cette caractéristique comme moyenne, suivie
par une proportion significative (40,7%) l'évaluant comme élevée. Seules quelques personnes
ont jugé la caractéristique comme très faible (1,7%) ou très élevée (1,7%). Cela suggère une
diversité d'opinions parmi les participants, mais dans l'ensemble, la plupart perçoivent la
caractéristique comme moyenne à élever.

61
Figure 15 : L’importance de la formation supplémentaire ou des ressources supplémentaires
pour améliorer l’adaptation aux compétences numériques.

Tableau 12 : L’importance de la formation supplémentaire pour améliorer l’adaptation aux


compétences numériques :

Réponses Effectif Pourcentages


Pas du tout important 1 1,7%
Peu important 4 6,8%
Moyennement important 14 23,7%
Important 25 42,4%
Très important 15 25,4%
Total 59 100%

Ce tableau représente la répartition des réponses des participants concernant l'importance


d'une certaine caractéristique ou variable, sur une échelle allant de "Pas du tout important" à
"Très important".

La majorité des participants (42,4%) ont évalué cette caractéristique comme importante,
suivie par une proportion significative (25,4%) la considérant comme très importante. Un
nombre plus petit de participants l'a jugée comme peu importante (6,8%) ou moyennement

62
importante (23,7%). Cela suggère une diversité d'opinions parmi les participants, mais dans
l'ensemble, la plupart perçoivent la caractéristique comme importante à très importante.

63
Figure 16 : le dégrée d’efficacité des stratégies actuellement utilisées pour faciliter
l’intégration des Digital Skills dans les programmes de la formation professionnelle :

Tableau 13 : Dégrée d’efficacité dans les stratégies actuellement utilisées pour faciliter
l’intégration des Digital Skills dans les programmes e formation professionnelle :

Réponses Effectif Pourcentages


Très faible 1 1,7%
Faible 9 15,3%
Moyen 18 30,5%
Bon 26 44,1%
Très bon 5 8,5%
Total 59 100%

Ce tableau illustre la répartition des réponses des participants concernant l'évaluation d'une
certaine caractéristique ou variable, sur une échelle allant de "Très faible" à "Très bon".

La majorité des participants (44,1%) ont évalué cette caractéristique comme bonne, suivie par
une proportion significative (30,5%) la considérant comme moyenne. Un nombre plus petit
de participants l'a jugée comme faible (15,3%) ou très bonne (8,5%), tandis qu'une minorité
l'a trouvée très faible (1,7%). Cela suggère une diversité d'opinions parmi les participants,
mais dans l'ensemble, la plupart perçoivent la caractéristique comme bonne à moyenne.

64
Section2 : Analyse des résultats obtenus :

Dans le cadre de notre étude sur "Les Digital Skills : Adaptation des acteurs de la formation

professionnelle et stratégies d'ajustement", notre approche quantitative vise à évaluer l'impact

des compétences numériques sur le fonctionnement des organismes de formation

professionnelle. Nous avons observé des retours globalement positifs des participants,

mettant en avant l'importance accordée aux compétences numériques dans l'efficacité et le

climat de travail au sein de ces établissements. La satisfaction des acteurs de la formation

semble être liée à la capacité des organismes à intégrer de manière innovante les compétences

numériques dans leurs programmes. Ce chapitre final a pour objectif d'approfondir notre

analyse des attentes des acteurs de la formation professionnelle vis-à-vis des compétences

numériques. Nous cherchons à déterminer s'il existe un lien significatif entre l'adaptation aux

compétences numériques et le fonctionnement de ces organismes. Nous examinerons

également si ces compétences numériques contribuent à répondre aux défis identifiés

précédemment et à confirmer ou infirmer nos hypothèses de recherche. Ce chapitre sera

organisé en trois sections : la première décrira en détail la composition de notre échantillon et

la méthodologie utilisée pour sa sélection, la deuxième présentera une analyse approfondie

des principaux résultats obtenus, tandis que la dernière section abordera les limitations de

notre recherche et les défis rencontrés lors de la collecte et de l'analyse des données.

65
Echantillant de questionnaire :

Une étude scientifique est principalement basée sur la réalisation d’un échantillonnage,

celui- ci s’intéresse à une sous population qui réfère aux caractéristiques de la population

mère choisie.

Son utilisation nous a permis d’interroger directement notre cible en impliquant le choix

d’un échantillon de la population qui a été dans notre cas les acteurs de la formation

professionnelle ; nous avons administré le questionnaire aux formateurs et managers de

l’OFPPT.

Le questionnaire que nous avons élaboré comprend des questions sur l’adaptation des

acteurs de la formation professionnelle aux compétences numériques, et un volet en début de

questionnaire permet de recueillir les caractéristiques sociodémographiques des répondants.

Notre étude c’est donc faite sur un échantillon de la taille de 59 personnes et avec une marge

de confiance de 99%.

Pour la marge de confiance indique le niveau de certitude avec lequel la population va

choisir une réponse placée entre deux valeurs données, pour la marge d’erreur de confiance,

les pourcentages choisis miroitent l’opinion de la population globale ; plus cette marge est

faible plus on est susceptible d’avoir une réponse exacte et reflétant réellement l’avis de la

cible.

NB : pour traiter les données obtenues à la suite de l’administration du questionnaire nous

avons reçus une cinquantaine de réponses sur cent questionnaire envoyés- l’outil de notre

choix a été le Logiciel Microsoft Excel qui nous a permis de calculer les pourcentages ; les

66
taux et distribuer les réponses sous forme de plusieurs types de graphe pour une, meilleure

interprétation et lecture de cette étude.

Rappel : objectifs et questions de recherche

A la lumière de ce qui précède, l’objectif de notre recherche est de : Identifier les


compétences numériques essentielles pour les acteurs de la formation professionnelle dans un
environnement en constante évolution. Notre objectif de recherche est de :

• Évaluer les compétences managériales actuelles des cadres de l'OFPPT en matière de


digital skills, en mettant l'accent sur leur capacité à comprendre, à adopter et à diriger
l'intégration des nouvelles technologies dans les programmes de formation
professionnelle.

• Identifier les défis spécifiques auxquels font face les managers de l'OFPPT dans ce
contexte.

Les questions de recherche sont les suivantes :

✓ Quels sont les principaux obstacles rencontrés par l'OFPPT dans l'adaptation de ses
programmes de formation aux évolutions technologiques et aux besoins du marché du
travail en matière de digital skills ?

✓ Comment l'OFPPT peut-il améliorer sa capacité à anticiper et à répondre rapidement


aux changements technologiques et aux demandes du marché en matière de
compétences numériques ?

L’objectif de recherche :

L'objectif de votre sujet est de proposer des solutions pour que l'OFPPT puisse s'adapter

efficacement aux exigences croissantes des compétences numériques dans ses programmes de

formation. Cela implique d'identifier les lacunes actuelles en matière de compétences

numériques au sein de l'organisme, de développer des stratégies pour intégrer ces

67
compétences dans les programmes de formation existants, et de former le personnel de

l'OFPPT aux nouvelles technologies et pratiques numériques. En outre, l'objectif est de

garantir que les initiatives de formation professionnelle de l'OFPPT restent pertinentes et

efficaces dans un environnement en évolution rapide, tout en répondant aux besoins du

marché du travail numérique.

Discussions des résultats obtenus :

Dans le contexte actuel de transformation numérique, les compétences digitales sont


devenues essentielles pour les professionnels de tous secteurs. La formation professionnelle,
en particulier, doit s'adapter rapidement à ces évolutions pour rester pertinente et efficace. Ce
chapitre explore comment les acteurs de la formation professionnelle, notamment l'OFPPT
(Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail), peuvent adapter leurs
stratégies pour développer des compétences numériques (digital skills) et mettre en place des
stratégies d'ajustement adaptées.

Notre étude s'appuie sur un questionnaire diffusé aux acteurs de la formation


professionnelle, visant à comprendre leur perception et leur niveau d'adaptation aux
compétences numériques. Nous avons recueilli des données quantitatives qui nous permettent
de mesurer l'impact des compétences numériques sur le fonctionnement organisationnel et de
déterminer les principaux défis et opportunités liés à cette transformation.

Ce chapitre est structuré comme suit : nous commencerons par présenter la nature de notre
échantillon, en expliquant la méthode suivie pour le calculer ainsi que ses caractéristiques
démographiques et professionnelles. Ensuite, nous analyserons les principaux résultats
obtenus à travers les graphiques et tableaux élaborés. Enfin, nous aborderons les limites de
notre recherche et les difficultés rencontrées lors de cette enquête.

68
L'objectif est de fournir une analyse détaillée qui mette en lumière les liens entre
l'acquisition des compétences numériques et le fonctionnement des organisations de
formation professionnelle, tout en proposant des pistes pour améliorer les stratégies
d'ajustement et de formation continue.

La majorité des répondants (59.3%) sont âgés de 25 à 34 ans, ce qui indique une population
jeune et probablement plus adaptable aux compétences numériques. Les tranches d'âge 34-44
ans et 45-54 ans représentent chacune 28.8% des participants, suggérant une diversité d'âge
avec une bonne proportion de professionnels expérimentés. Aucune réponse n'a été reçue de
la part des individus âgés de 55 ans et plus, ce qui peut refléter une moindre participation ou
une présence réduite de cette tranche d'âge dans le secteur.

La majorité des répondants sont des hommes (64.4%), tandis que les femmes représentent
35.6%. Cette disparité pourrait influencer les dynamiques d'adaptation aux compétences
numériques, où des stratégies de formation adaptées pourraient être nécessaires pour
équilibrer les compétences entre les sexes.

Les formateurs représentent une légère majorité (54.2%) par rapport aux managers
(45.8%). Cette répartition est essentielle pour comprendre les besoins en compétences
numériques, car les formateurs sont en première ligne pour intégrer et diffuser ces
compétences auprès des apprenants, tandis que les managers doivent promouvoir et soutenir
cette intégration au niveau organisationnel.

La plupart des répondants ont une ancienneté de 1 à 5 ans (40.7%), suivis de ceux ayant
moins d’un an (25.4%). Une proportion significative (22%) a une ancienneté de 5 à 10 ans.
Ces résultats montrent une diversité d'expérience parmi les répondants, ce qui peut influencer
leur adaptation aux nouvelles compétences numériques. Les moins expérimentés peuvent être

69
plus flexibles et ouverts à l'apprentissage de nouvelles compétences, tandis que les plus
expérimentés peuvent apporter une perspective précieuse basée sur leur expérience.

La plupart des répondants ont une ancienneté de 1 à 5 ans (40.7%), suivis de ceux ayant
moins d’un an (25.4%). Une proportion significative (22%) a une ancienneté de 5 à 10 ans.
Ces résultats montrent une diversité d'expérience parmi les répondants, ce qui peut influencer
leur adaptation aux nouvelles compétences numériques. Les moins expérimentés peuvent être
plus flexibles et ouverts à l'apprentissage de nouvelles compétences, tandis que les plus
expérimentés peuvent apporter une perspective précieuse basée sur leur expérience.

La majorité des répondants (42.4%) considèrent les compétences numériques comme


importantes, et 25.4% les trouvent très importantes. Seul un faible pourcentage (1.7%) estime
que ces compétences ne sont pas du tout importantes. Ces résultats indiquent une
reconnaissance généralisée de l'importance des compétences numériques parmi les acteurs de
la formation professionnelle, soulignant la nécessité d'intégrer ces compétences dans les
programmes de formation.

Près de la moitié des répondants (47.5%) évaluent leur niveau d'adaptation aux
compétences numériques comme moyen, tandis que 40.7% le jugent élevé. Cela montre que,
bien qu'il y ait une reconnaissance de l'importance des compétences numériques, une
proportion significative des répondants estime qu'ils ont encore un chemin à parcourir pour
atteindre un niveau élevé d'adaptation.

La majorité des répondants (44.1%) jugent les initiatives numériques de leur organisation
comme bonnes, avec 8.5% les trouvant très bonnes. Cependant, 30.5% estiment que ces
initiatives sont moyennes, et 15.3% les trouvent faibles. Ces résultats montrent qu'il y a une
marge d'amélioration dans les initiatives numériques des organisations pour atteindre une
satisfaction plus élevée parmi les acteurs de la formation professionnelle.

70
Les tableaux analysés révèlent que les compétences numériques sont perçues comme
importantes par la majorité des acteurs de la formation professionnelle, avec une
reconnaissance significative de leur impact sur le fonctionnement organisationnel.
Cependant, il existe une diversité dans le niveau d'adaptation et de satisfaction à l'égard des
initiatives numériques actuelles. Cela souligne la nécessité pour l'OFPPT de développer des
stratégies de formation plus ciblées et d'améliorer les initiatives numériques pour répondre
aux attentes et besoins des professionnels. L'adaptation continue et l'ajustement des stratégies
numériques seront cruciaux pour garantir la pertinence et l'efficacité des programmes de
formation professionnelle dans un environnement de plus en plus digitalisé.

71
Section 3 : Fiabilité des questions de recherche :

➢ Réponses aux questions spécifiques de la recherche :

Quels sont les principaux obstacles rencontrés par l'OFPPT dans l'adaptation de
ses programmes de formation aux évolutions technologiques et aux besoins du
marché du travail en matière de digital skills ?

L'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) joue un rôle


crucial dans le développement des compétences professionnelles au Maroc. Cependant,
l'adaptation de ses programmes de formation aux évolutions technologiques et aux besoins du
marché du travail en matière de digital skills pose plusieurs défis majeurs. Voici une analyse
détaillée des principaux obstacles rencontrés :

1. Insuffisance des Ressources Financières et Matérielles

L'intégration des compétences numériques dans les programmes de formation nécessite des
investissements substantiels. Les ressources financières allouées à l'OFPPT peuvent être
insuffisantes pour couvrir les coûts liés à :

L'achat et la mise à jour de matériel informatique et de logiciels.


L'installation d'infrastructures technologiques modernes.
La création et la maintenance de plateformes de formation en ligne.

2. Formation et Qualification des Formateurs

Pour enseigner efficacement les compétences numériques, les formateurs eux-mêmes


doivent posséder une expertise approfondie dans ce domaine. Les obstacles incluent :

La nécessité de former et de certifier les formateurs sur les nouvelles technologies et


les méthodes pédagogiques numériques.

72
La réticence de certains formateurs à adopter des technologies nouvelles et à
modifier leurs méthodes d'enseignement traditionnelles.
Le besoin constant de mise à jour des compétences des formateurs pour suivre les
évolutions technologiques rapides.

3. Résistance au Changement et Culture Organisationnelle

L'intégration des compétences numériques implique un changement significatif dans les


méthodes d'enseignement et d'apprentissage. Cependant, la résistance au changement peut
être un obstacle majeur :

Une partie du personnel et des étudiants peut être réticente à abandonner les méthodes
traditionnelles.

La culture organisationnelle de l'OFPPT doit évoluer pour embrasser pleinement la


transformation numérique, ce qui peut être un processus long et complexe.

4. Accès et Inclusion Numérique

Les inégalités d'accès aux technologies peuvent affecter l'efficacité des programmes de
formation numérique :

• Les étudiants issus de milieux défavorisés peuvent ne pas avoir un accès suffisant à
Internet ou à des dispositifs numériques de qualité.
• Il peut y avoir des disparités régionales dans l'accès aux infrastructures
technologiques, rendant l'intégration des compétences numériques plus difficile
dans certaines zones géographiques.

5. Alignement sur les Besoins du Marché du Travail

Le marché du travail évolue rapidement, et les compétences numériques demandées


changent fréquemment. Les obstacles incluent :

La difficulté à anticiper et à intégrer les compétences numériques émergentes dans


les programmes de formation en temps opportun.
La nécessité de collaborations étroites avec les industries pour aligner les
programmes de formation sur les besoins actuels et futurs du marché du travail.
L'adaptation des programmes de formation pour répondre non seulement aux besoins
actuels mais aussi aux compétences futures requises par les entreprises.

73
6. Évaluation et Certification des Compétences

L'évaluation et la certification des compétences numériques posent des défis uniques :

• La mise en place de systèmes d'évaluation fiables et validés pour mesurer les


compétences numériques de manière précise.
• La reconnaissance des certifications par les employeurs et leur acceptation dans le
marché du travail.

7. Développement de Contenus Pédagogiques

La création de contenus pédagogiques adaptés aux compétences numériques requiert :

• Le développement de modules de formation spécifiques aux compétences


numériques, ce qui peut être coûteux et chronophage.
• L'intégration de méthodes pédagogiques innovantes, telles que l'apprentissage en
ligne, la réalité augmentée et les simulations, nécessitant des expertises et des
ressources spécifiques.

L'adaptation des programmes de formation de l'OFPPT aux évolutions technologiques et


aux besoins en digital skills est un processus complexe et multidimensionnel. Les obstacles
financiers, humains, culturels, et logistiques doivent être surmontés pour réussir cette
transformation. Une approche holistique, impliquant la collaboration avec les parties
prenantes, l'engagement envers l'innovation et la flexibilité dans l'adaptation des programmes,
est essentielle pour surmonter ces défis et préparer les étudiants aux exigences du marché du
travail moderne.

74
Comment l'OFPPT peut-il améliorer sa capacité à anticiper et à répondre
rapidement aux changements technologiques et aux demandes du marché en
matière de compétences numériques ?

Pour améliorer sa capacité à anticiper et à répondre rapidement aux changements


technologiques et aux demandes du marché en matière de compétences numériques, l'OFPPT
peut mettre en place plusieurs stratégies et initiatives. Voici quelques-unes des mesures clés :

1. Veille Technologique et Analyse de Tendances

Mise en place d'une cellule de veille technologique : Créer une équipe dédiée à la
surveillance des évolutions technologiques et des tendances du marché. Cette cellule pourrait
collaborer avec des institutions de recherche, des universités, et des entreprises
technologiques pour rester informée des dernières avancées.

Partenariats avec des experts : Collaborer avec des experts et des consultants en
technologies numériques pour obtenir des insights précieux sur les futures tendances et les
compétences requises.

2. Collaboration avec l'Industrie

Établir des partenariats stratégiques : Renforcer les liens avec les entreprises et les industries
technologiques pour comprendre leurs besoins en compétences numériques. Ces partenariats
peuvent inclure des programmes de formation en alternance, des stages, et des projets
collaboratifs.

Comités consultatifs sectoriels : Créer des comités consultatifs composés de représentants


de l'industrie, d'experts technologiques et de formateurs pour guider la mise à jour des
programmes de formation.

3. Flexibilité et Adaptabilité des Programmes de Formation

Curricula modulaires et évolutifs : Développer des programmes de formation modulaires qui


peuvent être facilement adaptés et mis à jour en fonction des évolutions technologiques. Cela
permet de réviser rapidement certains modules sans avoir à reformer l'ensemble du
programme.

Intégration de l'apprentissage en ligne : Utiliser des plateformes d'apprentissage en ligne


pour offrir des cours sur les compétences numériques les plus récentes. Les plateformes en
ligne permettent une mise à jour rapide du contenu et une accessibilité accrue.

4. Développement Professionnel Continu des Formateurs

Formation continue des formateurs : Investir dans la formation continue des formateurs
pour qu'ils restent à jour avec les nouvelles technologies et méthodes pédagogiques.

75
Organiser des ateliers, des séminaires et des certifications spécifiques aux technologies
émergentes.

Programmes d'échange et de stage : Permettre aux formateurs de participer à des


programmes d'échange avec des entreprises technologiques pour acquérir une expérience
pratique des nouvelles compétences numériques.

5. Utilisation des Données et de l'Analyse Prédictive

Collecte et analyse de données : Utiliser des outils d'analyse de données pour recueillir des
informations sur les tendances du marché du travail, les besoins en compétences et les
performances des anciens étudiants. L'analyse prédictive peut aider à anticiper les
changements futurs.

Feedback des employeurs et des anciens élèves : Mettre en place des systèmes de feedback
réguliers avec les employeurs et les anciens élèves pour évaluer la pertinence des
programmes de formation et identifier les compétences manquantes.

6. Innovation Pédagogique

Incorporation de technologies émergentes : Intégrer des technologies comme l'intelligence


artificielle, la réalité virtuelle et augmentée, et l'Internet des objets dans les programmes de
formation pour offrir une expérience d'apprentissage immersive et pratique.

Projets et hackathons : Organiser des projets pratiques et des hackathons pour encourager
les étudiants à travailler sur des problèmes réels et à développer des solutions innovantes.

7. Politiques et Stratégies de Soutien

Support gouvernemental et financement : Travailler avec les autorités gouvernementales


pour obtenir un soutien financier et politique pour les initiatives de formation numérique. Les
subventions et les incitations fiscales peuvent aider à financer les mises à jour
technologiques.

Stratégies de communication et de sensibilisation : Développer des campagnes de


communication pour sensibiliser les entreprises et les étudiants à l'importance des
compétences numériques et aux opportunités offertes par les programmes de l'OFPPT.

En adoptant une approche proactive et flexible, l'OFPPT peut améliorer sa capacité à


anticiper et à répondre rapidement aux changements technologiques et aux demandes du
marché. Une combinaison de veille technologique, de partenariats stratégiques, de
programmes de formation modulaires, de développement professionnel continu, et
d'utilisation de l'analyse de données peut garantir que les programmes de formation restent
pertinents et efficaces. Ces mesures permettront de préparer efficacement les apprenants aux

76
exigences du marché du travail moderne, en mettant l'accent sur les compétences numériques
indispensables.

77
Conclusion du chapitre :

L'étude menée sur l'adaptation des acteurs de la formation professionnelle aux compétences
numériques a mis en lumière plusieurs aspects cruciaux pour comprendre les défis et les
opportunités dans ce domaine. À travers une analyse approfondie des réponses obtenues et
des données collectées, nous avons pu tirer des conclusions significatives sur l'état actuel et
les perspectives.

Synthèse des Résultats

1. Profil des Répondants

L'analyse des caractéristiques sociodémographiques des répondants a révélé une diversité en


termes d'âge, de genre, et de statut professionnel. Cette diversité reflète la variété des acteurs
impliqués dans la formation professionnelle et souligne la nécessité d'adopter des approches
adaptées à différents groupes.

2. Niveau d'Adaptation aux Compétences Numériques

Les résultats montrent que les acteurs de la formation professionnelle sont conscients de
l'importance des compétences numériques. Cependant, le niveau d'adaptation varie
considérablement. Alors que certains formateurs et managers montrent une bonne intégration
des digital skills, d'autres restent à des niveaux moyens ou faibles. Cette hétérogénéité
indique un besoin urgent de formations ciblées et continues.

3. Obstacles à l'Adaptation

Plusieurs obstacles ont été identifiés, notamment :

Manque de ressources et d'infrastructures : De nombreux répondants ont souligné le


déficit en infrastructures technologiques adéquates pour l'enseignement des compétences
numériques.

Résistance au changement : Une certaine réticence à adopter de nouvelles technologies et


méthodes pédagogiques a été observée, principalement en raison d'un manque de formation et
de sensibilisation.

Déficit en compétences des formateurs : La nécessité de former les formateurs eux-mêmes


aux compétences numériques a été un point récurrent.

78
Stratégies d'Ajustement :

1. Renforcement des Capacités

Pour améliorer l'adaptation, il est essentiel de renforcer les capacités des formateurs par des
programmes de formation continue et des ateliers pratiques sur les technologies émergentes.

2. Amélioration des Infrastructures

Investir dans des infrastructures technologiques modernes et accessibles est crucial pour
permettre une meilleure intégration des digital skills dans les programmes de formation.

3. Développement de Programmes Modulaires

La création de programmes modulaires flexibles, qui peuvent être facilement mis à jour pour
refléter les dernières tendances technologiques, est une stratégie efficace pour maintenir la
pertinence des formations.

4. Partenariats Stratégiques

Établir des partenariats avec des entreprises technologiques et des experts du secteur permet
d'accéder à des ressources, des connaissances et des outils indispensables pour une formation
de qualité.

Implications pour l'OFPPT :

Pour l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT), ces


conclusions soulignent la nécessité de :

Adopter une approche proactive : L'OFPPT doit anticiper les évolutions technologiques et
adapter ses programmes en conséquence.

Encourager la collaboration : Travailler étroitement avec les entreprises, les institutions


académiques et les experts pour co-créer des programmes pertinents.

Promouvoir une culture d'innovation : Encourager l'innovation au sein de l'organisation et


chez les formateurs pour surmonter les résistances et intégrer efficacement les compétences
numériques.

En conclusion, l'adaptation des acteurs de la formation professionnelle aux digital skills est
un processus complexe qui nécessite des efforts coordonnés et soutenus. L'OFPPT, en

79
adoptant les recommandations issues de cette étude, peut jouer un rôle clé dans la préparation
des professionnels aux exigences du marché du travail moderne, en mettant l'accent sur
l'innovation, la flexibilité et la collaboration. L'objectif ultime est de garantir que les
apprenants soient équipés des compétences nécessaires pour réussir dans un environnement
de plus en plus digitalisé, contribuant ainsi au développement socio-économique global.

80
Conclusion Générale :

Les compétences numériques, ou digital skills, sont devenues essentielles dans notre société
de plus en plus digitalisée, touchant tous les secteurs, y compris la formation professionnelle.
Cette étude a exploré l'adaptation des acteurs de la formation professionnelle aux
compétences numériques et les stratégies d'ajustement nécessaires pour optimiser cette
intégration.

L'analyse a révélé que l'intégration des digital skills dans la formation professionnelle
présente de nombreux avantages, notamment l'amélioration de l'efficacité des processus
administratifs, la qualité de l'enseignement et l'engagement des apprenants. Cependant, cette
transition n'est pas sans défis. Les obstacles incluent la résistance au changement, le manque
de formation adéquate des formateurs, et l'insuffisance des infrastructures technologiques.

Pour surmonter ces défis, il est crucial de développer des stratégies d'ajustement adaptées.
Parmi les recommandations, la formation continue des formateurs en compétences
numériques apparaît comme une priorité. De plus, l'adoption d'approches pédagogiques
innovantes, telles que l'apprentissage hybride et la pédagogie inversée, peut favoriser une
meilleure assimilation des compétences numériques par les apprenants.

En outre, la collaboration entre les institutions de formation professionnelle et les acteurs du


secteur technologique est essentielle pour assurer une mise à jour constante des contenus et
des méthodes pédagogiques. Il est également important de sensibiliser les décideurs
politiques et les administrateurs aux bénéfices à long terme des investissements dans les
infrastructures numériques.

En conclusion, l'adaptation aux compétences numériques est un processus continu qui


nécessite des efforts concertés de la part de tous les acteurs de la formation professionnelle.
Les stratégies d'ajustement doivent être dynamiques et évolutives pour répondre aux
exigences changeantes du marché du travail et des technologies émergentes. En adoptant une
approche proactive et collaborative, les établissements de formation professionnelle peuvent
non seulement améliorer leur performance, mais aussi mieux préparer les apprenants aux
défis et aux opportunités du monde numérique.

81
Webographie :

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es%20modulesdigitalis%C3%[Link]

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0200022021/original/[Link]

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amme%20CMC%20VF_0.pdf

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82
Bibliographie :

➢ « 100 Propositions pour un modèle de développement national durable, juste, inclusif

et innovant », Institut Amadeus (Juillet 2019)

➢ « Colloque International sur l’innovation pédagogique dans le système éducatif

marocain », Ministère de l’éducation national et de la formation professionnelle de

l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

➢ « Compétences Numériques : Des compétences nécessaires pour soutenir le passage

au numériques des PME », Réalisation du Cefrio, (synthèse Juin 2016)

➢ « La formation professionnelle en milieu professionnel », European Training

Fondation.

➢ « Le système national d’innovation au Maroc », Battistina Cugusi (Janvier 2008)

➢ « Les compétences numériques et le déficit de compétences », CCF et Diversity

Institute.

➢ « Nouvelle feuille de route pour le développement de la formation professionnelle :

Programme des cités des métiers et des compétence », Dossier de presse OFPPT.

➢ Formation Professionnelle et aide emploi au Maghreb Réformes et processus sociaux,

« Aicha Benamar, Benghabrhit Remaoun et Zoubida Senouci »

➢ Revue de l’Entrepreneuriat et de l’Innovation « Comment le digital réinvente la

formation dans un contexte fort d’innovation ? » Sofia SMIRES

83
Table des matières :

Dédicace : .................................................................................................................................. 2

Remerciement : ........................................................................................................................ 3

Abréviations : ........................................................................................................................... 4

Liste des Tableaux : ................................................................................................................. 5

Liste des figures : ..................................................................................................................... 6

Résumé :.................................................................................................................................... 8

Abstract ..................................................................................................................................... 9

Sommaire :.............................................................................................................................. 10

Introduction générale : ............................................................................................................ 1

1. Objectifs de la recherche : ........................................................................................................ 2


2. Méthodologie de la recherche : ................................................................................................ 3
3. Mode de raisonnement et Posture : ......................................................................................... 3
Chapitre I : État des lieux des digital skills dans la formation professionnelle : ............... 6

Introduction du chapitre : ....................................................................................................... 7

Section1 : Contexte et enjeux des compétences numériques dans la formation


professionnelle : ...................................................................................................................... 8

1. Définition des concepts : ........................................................................................................... 8


a) Les compétences numériques : ................................................................................................... 8
b) La formation Professionnelle : .................................................................................................. 10
c) Les compétences numériques : un axe de la formation professionnelle à privilégier : ............. 12
2. Les enjeux cruciaux des compétences numériques dans la formation professionnelle : .. 13
Section2 : Défis et lacunes actuelles dans l’adaptation des acteurs de la formation
professionnelle : .................................................................................................................... 15

1. Défis rencontrés par les établissements de formation professionnelle dans l'intégration


des compétences numériques : ....................................................................................................... 15
2. L’adaptation des programmes de formation professionnelle aux compétences
numériques : .................................................................................................................................... 17
Conclusion du chapitre : ........................................................................................................... 21

84
Chapitre II : Stratégies d'ajustement pour une meilleure adaptation aux compétences
numériques ............................................................................................................................. 23

Introduction au chapitre : ..................................................................................................... 24

Section1 : Les approches pédagogiques innovantes pour l'enseignement des compétences


numériques : ................................................................................................................................... 26
Section 2 : L’importance des compétences non techniques sur le marché du travail
numérique :..................................................................................................................................... 30
Conclusion du chapitre : ....................................................................................................... 35

Chapitre III : méthodologie de recherche ........................................................................... 37

Section 1 : Méthodologie de recherche : .................................................................................... 38


Le positionnement épistémologique ..................................................................................... 40

Mode de raisonnement : ........................................................................................................ 44

Approche méthodologique de la recherche : ....................................................................... 46

Chapitre IV : Présentation, analyse et discussions des résultats :.................................... 51

Section 1 : présentation et interprétation des résultats : ....................................................... 52


Section2 : Analyse des résultats obtenus :................................................................................ 65
Echantillant de questionnaire : ............................................................................................. 66

Les questions de recherche sont les suivantes : ................................................................... 67

L’objectif de recherche : ....................................................................................................... 67

Discussions des résultats obtenus : ....................................................................................... 68

Section 3 : Fiabilité des questions de recherche : .................................................................... 72


➢ Réponses aux questions spécifiques de la recherche : ................................................. 72

Conclusion du chapitre : ....................................................................................................... 78

Conclusion Générale :............................................................................................................ 81

Webographie : ........................................................................................................................ 82

Bibliographie : ........................................................................................................................ 83

Table des matières : ............................................................................................................... 84

Annexes : ................................................................................................................................. 86

85
Annexes :

Questionnaire adresser aux acteurs de la formation professionnelle :

Les Digital-Skills : Adaptation des acteurs de la formation professionnelle et stratégies


d’ajustement :

De nos jours, la digitalisation est devenue indispensable et incontournable. Dans le cadre de


la réalisation de mon mémoire de fin d'études en Master de recherche portant sur les
compétences numériques ("digital skills") et l'adaptation des acteurs de la formation
professionnelle aux évolutions technologiques, j'ai l'immense plaisir de solliciter votre
participation à un questionnaire destiné aux professionnels de la formation. Votre
contribution est essentielle pour comprendre comment les compétences numériques sont
intégrées et valorisées dans les programmes de formation professionnelle, ainsi que pour
identifier les stratégies d'ajustement efficaces face aux défis technologiques actuels.

Toutes les informations collectées sont restées sont anonymes.

1.Âge :

- Moins de 25 ans

- 25-34 ans

- 34-44 ans

- 45-54 ans

- 55 ans et plus

2. Sexe :

-Féminin

- Masculin

3-Poste actuel :

-Manager

-Formateur

86
4-Anciénneté à l’OFPPT :

-Moins d’un an

-1an -5ans

-5ans -10ans

-10ans -15ans

-Plus de 15ans

5- Sur une échelle de 1 à 5, évaluez votre niveau de connaissance des "Digital Skills" dans
le contexte de la formation professionnelle :

1 : Très faible

2 : Faible

3 : Moyen

4 : Bon

5 : Très bon

6-Sur une échelle de 1 à 5, évaluez l'importance des Digital Skills dans le contexte de la
formation professionnelle

1 : Pas du tout important

2 : Peu important

3 : Moyennement important

4 : Important

5 : Très important

7- Sur une échelle de 1 à 5, évaluez l'ampleur des défis rencontrés par les formateurs et
managers de l'OFPPT dans l'adaptation aux compétences numériques :

1 : Très faible

2 : Faible

87
3 : Moyen

4 : Élevé

5 : Très élevé

8-Sur une échelle de 1 à 5, évaluez le niveau d'obstacles spécifiques entravant l'intégration


des Digital Skills dans les programmes de formation professionnelle :

1 : Très faible

2 : Faible

3 : Moyen

4 : Élevé

5 : Très élevé

9-Sur une échelle de 1 à 5, évaluez l'importance de la formation supplémentaire ou des


ressources supplémentaires pour améliorer l'adaptation aux compétences numériques :

1 : Pas du tout important

2 : Peu important

3 : Moyennement important

4 : Important

5 : Très important

10-Sur une échelle de 1 à 5, évaluez l'efficacité des stratégies actuellement utilisées pour
faciliter l'intégration des Digital Skills dans les programmes de formation professionnelle :

1 : Très faible

2 : Faible

3 : Moyenne

4 : Bonne

5 : Très bonne

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