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Signal binaire et échantillonnage numérique

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ÉLECTRONIQUE NUMÉRIQUE

1. Le CD audio
Sa première commercialisation a eu lieu en 1982. Sa durée maximale est de 74 min et a été choisie afin que la
plus longue symphonie de Beethoven, la neuvième (interprétation dirigée par Wilhelm Furtwängler en 1951 au
festival de Bayreuth), loge sur un seul CD !
La fréquence d’échantillonnage a été fixée à 44 100 Hz. Il y a deux signaux enregistrés pour une reproduction
en stéréo et chaque échantillon est codé sur 16 bits.
1) Quelle doit être la capacité maximale d’un CD en Mo ?
2) Le spectre sonore va de 20 Hz à 20 kHz. Les microphones captent sur un domaine de fréquences plus grand.
Quelles sont les fréquences captées par le microphone, susceptibles d’être repliées dans le domaine sonore ?
3) Quelle opération doit être effectuée avant l’échantillonnage ? Pourquoi a-t-on choisi f e  44100 Hz et pas 40 kHz ?

réponse : 1) 783 Mo.

2. Convertisseur analogiquenumérique flash 3 bits


Le but du système ci-dessous est de transformer un signal analogique e(t) en un signal binaire.
e(t) est une tension variant entre 0 et 8 V envoyée sur 7 A.L.I en parallèle. Le potentiel de référence vaut Vréf  8,0 V .

Le décodeur binaire envoie la sortie numérique sur 3 bits : s  a2 a1a0


1) Déterminer la tension de sortie de chaque A.L.I selon la valeur de e.
2) Tracer la courbe donnant la sortie numérique s en fonction de l’entrée analogique e. De quel type de quantification s’agit-il ?
3) Combien d’A.L.I faudrait-il pour quantifier un signal sonore sur 16 bits afin d’enregistrer un CD audio. Commenter.

réponse : 1) par exemple 011 si 2,5 V  e(t )  3,5 V 2) quantification linéaire centrée.

ÉLECTRONIQUE NUMÉRIQUE
3. Convertisseur numériqueanalogique
Le but d’un tel système est de transformer un signal binaire issu d’un ordinateur en un signal analogique.
b
1) Un signal analogique est codé en binaire de la manière suivante : si N est un entier, N  
j 0
j 2 j avec  j  0 ou 1 et b  1

le nombre de bits nécessaires pour coder N. Que vaut N si son code binaire est 1 0 0 1 1 0 1 1 ?
 7  6  5  4  3  2 1  0
2) On considère le dipôle AB ci-dessous. Quelle doit être la valeur de R pour que la résistance du générateur de Norton équivalent
à AB soit R0 ? Déterminer alors le courant électromoteur i AB de ce générateur.

3) Par transformations successives du circuit suivant, déterminer U en fonction de i1 , i 2 , i 3 et R0 , R ayant la valeur trouvée au
2).

4) Dans le circuit suivant, R ayant toujours la valeur trouvée au 2), déterminer U en fonction des i k , k  1,..., m et de R0 :

On a i k   k i 0 avec  k  0 ou 1. Exprimer U en fonction des  k , k  1,..., m , de R0 et de i 0 .


b
5) Soit un entier N codé en binaire, N  
j 0
j 2 j , comment choisir les  k , k  1,..., m et m pour que U soit proportionnel à N ?

Que vaut le coefficient de proportionnalité ? Comment procéder dans la pratique ?

m
i0 i i  ik NR0i0
réponse : 2) R  2R0 ; i AB 
2
c) U  R0  1  2  i3  4) U  R0
4 2  k 1
2mk
5)  k   k 1 ; m  b  1 alors U 
2b
.

4. Bonne utilisation d’un oscilloscope numérique


On fournit quelques données sur un oscilloscope :
— fréquence maximale d’échantillonnage : 2GS/s (soit 2 GHz : S/s signifie « échantillon par seconde »)
— taille d’un échantillon : 1 octet
— taille de la mémoire : 2 Mo
— format de l’écran : 10 divisions verticales, 8 divisions horizontales.

1) Quelle gamme de sensibilités horizontales doit-on utiliser pour que la fréquence d’échantillonnage soit de 2 GHz ?

2) On envoie un signal sinusoïdal de fréquence 100 MHz et d’amplitude 6,25 V.


Quelle base de temps utiliser pour qu’il soit bien échantillonné ?
Quelle sensibilité verticale en V/div doit-on utiliser pour que la quantification induise une incertitude de moins de 1% sur la
mesure de l’amplitude ?

réponse : 1) il faut une sensibilité inférieure à 100 µs/div, donc observer le signal sur une durée  1 ms 2) Il faut une sensibilité
inférieure à 1 ms/div et une sensibilité verticale inférieure (en fait égale) à 2 V/div.

ÉLECTRONIQUE NUMÉRIQUE
5. FFT d’un signal sinusoïdal
On effectue plusieurs essais d’analyse spectrale d’un signal sinusoïdal de fréquence 1 kHz et d’amplitude 1V. Il y a N  2 p
échantillons prélevés pendant une durée Ta .

1) On fixe Ta  10 ms et on fait varier p :

Interpréter les spectres affichés. Trouver la valeur de p manquante.


2) On fixe p  8 et on fait varier Ta :

Calculer à chaque fois la résolution fréquentielle et interpréter les spectres affichés.


3) On fixe p  8 et on fait varier légèrement Ta .

Dans le troisième cas on a appliqué une fenêtre de Hanning dont l’effet sur le signal
temporel est donné sur la figure ci-contre :
Interpréter les spectres affichés.

4) Conclure sur l’attitude à adopter pour afficher le spectre le plus proche du


« vrai » spectre du signal dans les deux cas suivants :
— oscilloscope numérique : le nombre de points est fixe ( N  211  2048 ),
l’analyse est faite sur les 8 divisions centrales, le fenêtrage est performant.
— logiciel d’acquisition : on peut choisir le nombre de points, la durée d’acquisition
puis affiner en définissant la portion de courbe à analyser (point de départ et point
d’arrivée) ; le fenêtrage est peu performant.

réponse : 1) p  5 : repliement 2) amélioration de la résolution si Ta  mais attention au repliement si N reste constant


3) discontinuités de la périodisée.
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6. Multiplexage temporel téléphonique
On fournit quelques données techniques sur les transmissions téléphoniques :
Bande passante du signal à coder : 300 Hz – 3400 Hz
Fréquence d’échantillonnage : 8000 Hz
Quantification sur 8 bits.
Nombre de communications à transmettre simultanément : 30 + 2 signaux (« verrouillage de trame » et « signalisation »).

1) Quelles sont les fréquences perçues par l’oreille ? Que penser de la qualité spectrale du signal sonore transmis ?
2) La numérisation introduit un bruit de quantification, or la dynamique d’une communication téléphonique peut atteindre 40
dB. Déterminer le rapport minimal signal / bruit dans le cas d’une quantification uniforme.
Afin d’améliorer le rapport signal/bruit des signaux faibles on utilise un pas de quantification différent pour les faibles amplitudes
et les fortes. Dans quel cas doit-il être réduit ? Justifier.
3) Déterminer le débit (en Mbits/s) des communications téléphoniques.

 signal 
réponse : 2)    2,56 3) N  2,05 Mbits/s .
 bruit min

Compétences fondamentales :
● dominer les notions d’échantillonnage et de quantification, connaître l’intérêt de la numérisation.
● connaître le critère de Shannon. Savoir trouver les fréquences affichées en cas de repliement de spectre.
● connaître l’influence de la durée d’acquisition sur la résolution fréquentielle.
● savoir calculer le bruit de quantification.

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